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 [unique] Faite d'os... et de chair.

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MessageDim 28 Nov 2010 - 22:41

[HRP : Ce rp prend part quelques jours après la rencontre avec Janus par Labiatta. ]








Nom : Scar Ecrow
Race : Liche
Pouvoir : Nécromancie


Maigre à faire peur, Scar passe le plus clair de son temps enfermé dans la ou les bibliothèques de la cité. Très instruit il n’en reste pas moins une liche assoiffée de connaissance. Il a décidé de se perfectionné dans l’art de la nécromancie pour (ré) utiliser ses serviteurs, esclaves, ennemis plus longtemps.
Généralement vêtue de aillons il se bat avec des aiguilles et des seringues, ils les utilisent pour faire pénétrer quelques poisons ou sérum de son inventions. Si le cobaye meurt il le ressuscite pour réessayer un contrepoison, ou un remède. Il porte souvent un masque de peau sur le visage, cachant ainsi son identité, au cas où quelqu’un essayerai de le retrouver. Il n’est pas particulièrement puissant mais il est connut des démons pour être celui qui « ose » certaines expériences risquées.



C’était l’heure.
Scar regarda sa montre à gousset et la fit tourner entre ses doigts machinalement.
Son client était en retard. La fameuse succube rousse, qu’on disait qu’elle était du grand monde, lui avait donné rendez-vous ici même à ce moment, ce jour pour une affaire urgente à régler. La liche détestait attendre. Il amorçait un mouvement vers l’une des sorties de ce lieu, inutile pour lui d’y rester plus longtemps.

Il se trouvait dans la bibliothèque. Et alors qu’il posait une main sur la serrure pour sortir un souffle rauque l’arrêta. Lorsqu’il se retourna il put apercevoir son client… ou plutôt « ses ». Pendant plusieurs minutes il observa l’étrange duo devant lui.
Constitué d’une jeune femme, assez belle au premier abord mais quand on regardait de plus près elle devenait rapidement laide. Et un étrange squelette, celui d’un varan géant.
La liche souri sous son masque de peau et fit craquer les articulations de ses doigts, il devinait qu’allait être son travail ce soir.

Pendant toute la journée ils réunirent ensemble, tous les trois Scar, Labiatta et Labiatta ; des documents, des sources, des ingrédients, nécessaires à leur petit labeur.
Intérieurement Scar jubilait, c’était la première fois qu’il allait exercé son pouvoir sur ce genre d’individu. Certes il avait déjà ramené plus gros animal, mais jamais un animal qui partageait une partie de son âme avec un vivant. Aucun livre n’expliquait comment réagir avec ce genre de situation. Scar se doutait que le coté « vivant » souffrirait lors de l’opération mais la drewoor semblait être d’accord avec cela.

Et puis vint le soir, la journée avait été longue pour le groupe et la liche venait à souhaiter que cette affaire se termine rapidement. Surtout que la succube avait parlé d’un magnifique paiement… Et il est vrai que, tout liche qu’il était, les courbes généreuses de Sybaris lui faisait tourner la tête. Il se reprit lorsque le varan, d’un mouvement de queue, renversa une caisse d’herbe.


"Attention !! Maudit divisé !"

Labiatta ne dirent rien et la blonde commença à ramasser les herbes tombées tandis que la liche traçait un pentacle au sol et le varan déposait une autre caisse au coté d’une table. Ils s’étaient rendus dans un coin isolé de la bibliothèque. Sous les ordres du nécromancien, Labiatta allumèrent des bougies et les disposèrent autour du pentacle.
Lorsque le tout fut près Scar fit signe au varan de se placer au centre du rituel. La blonde resta sur le coté, un temps soit peu inquiète.

Scar fit signe à Labiatta qu’il allait commencé. Debout devant le varan et le pentacle. Le démon commença à réciter la formule. Une odeur de brûler vint au narines de la blonde, elle observa alors les herbes, posées aux quatre points cardinaux, se consumées rapidement, semblant être absorber par les traits du pentacle. Une lueur bleutée vint rayonner alors depuis ces mêmes traits, le varan fit un pas en arrière mais un ordre de Scar l’arrêta. Quelques secondes après le nécromant, un livre sur le bras, ouvert à la page du rituel en cours, plongea sa main dans une caisse et en sortit différents cadavres de reptiles en tous genre : lézard commun, serpent de toutes taille, petit dragon, Ashwinder, mais aussi des clabberts et des crapauds buffles et des crabes faisaient partis des funestes trophées. Il les jeta négligemment aux pattes du varan qui regarda ces petits corps se liquéfié sous la lumière du pentacle. Scar continuait de réciter des phrases que Labiatta ne comprenaient pas tout en jetant toujours plus de cadavres. La blonde prenait garde qu’il ne manque pas de cadavres à jeter, remplaçant rapidement les caisse vides par des pleines.

Peu à peu la lumière bleue devint rouge et, d’un geste sec, Scar referma le livre et le tendit à la blonde qui recula pour le poser sur la table avoisinante.
Le nécromant tourna ses paumes vers le sol et scanda une nouvelle formule. Labiatta se raidirent lorsqu’elle vit la chair des sacrifices s’animer et monter, littéralement sur le corps du varan. Labiatta hurlèrent, cela ne semblait pas être agréable. Mais il n’y avait que la blonde qui hurlait, un cri déchirant, animal. Puis peu à peu, tandis que la chair se constituait sur le reptile et formait ses nouvelles cordes vocales, le cri devint plus fort, plus rauque… Labiatta pouvaient à nouveau parler.
Les caisses étaient vides, plus aucun sacrifices et Scar leva les bras, sa partie du travail n’était pas terminé. La chair continuait de recouvrir les derniers os du varan.

Calme, habitué, Scar alluma de nouvelles bougies pour chasser la mauvaise odeur de chair cuite et pourrie qui s’était installée mais aussi pour chasser l’autre fumée qui sortait d’entre les muscles de Labiatta. Il s’approcha de son « œuvre » et l’observa.
Le varan était allongé au sol, respirant rapidement et lourdement, quelques soubresauts venant troublé son immobilité. Ses yeux étaient grands ouverts, il ne reflétait rien d’autre que la lueur des bougies, aucune pupille n’était visible. Les muscles, les tendons et les fibres de sa chair étaient toute entièrement visibles.


"Etrangement, le rituel ne s’est pas terminé. Toute la chair est à vif. Il n’y a pas d’épiderme… Il y a du avoir une erreur quelque part…"

Scar fit demi-tour et retourna près du livre. Il ne donna pas une seconde d’attention à la blonde, allongée par terre, secouée de spasmes de douleur, les yeux exorbités et de l’écume aux lèvres. Il se saisit du manuscrit et en fit tourner les pages rapidement, ne se laissant pas distraire par le lourd mouvement derrière lui.


Tout leurs corps la faisaient souffrir. Puisant dans ses ressources Labiatta rapprochèrent leur corps et lorsque la main, certes gantée et en armure de la blonde, toucha les muscles du museau de la lézarde. Labiatta se sentirent plus forte, malgré la douleur du contact de la chair avec l’air, le métal et la pression de la blonde. Ëtre à nouveau ensemble, de chair et d’os engendrait une joie presque inconnue chez Labiatta.

Trop heureuses, elle se redressèrent et l’humanoïde monta sur les omoplates du varan. Elle trouva immédiatement un creux entre les muscles, plus besoin de chercher un équilibre entre les plaques osseuses de l’ancien squelette. Bien entendu le contact froid de l’armure heurta les épaules de Labiatta, mais elle l’acceptèrent. Tout à leurs retrouvailles le démon fut soudain réveillé par le bruit d’un papier froissé.
Elle tournèrent simultanément la tête vers Scar. Labiatta s’approchèrent dans son dos, elle entendirent quelques mots murmurés derrière son masque.

Le varan balança le poids de son corps vers l’arrière, se dressant sur ses pattes de derrière et tendis, lentement, une de ses pattes avant vers Scar.
Puis brusquement elle lui saisit le crâne, deux griffes au niveau du coup l’empêchait de prononcer un son, autre que quelques gargarismes ridicules et inefficace. Le livre, lâché par la surprise, tomba sur la table et les feuilles se tournèrent pendant quelques secondes.
Et puis vint cette voix, elle était grave, rauque, animale mais féminine…
Labiatta pouvait enfin et à nouveau parler.


"Merci unique. Grâce à toi nous sommes à nouveau de chair et d’os. Mais tu aurais du prendre garde à notre souffrance."

Puis un craquement sinistre mit fin au monologue.
Quelques heures plus tard un soquior chargé de la surveillance de cette section de la bibliothèque trouva l’endroit comme elle l’avait laissé :
Les bougies, éteintes, avaient coulées sur les pierres du sol, certaines étaient renversées. Les caisses de sacrifices étaient vides, ou presque, il restait quelques petits cadavres de taille ridicules et donc inutile pour ce à quoi il devait servir. Le livre, ouvert, gisait sur la table, ouvertes à une page qui n’expliquait pas ce qui s’était passé ici. Puis enfin Scar, le corps inanimé de la liche baignait dans une mare de sang noir, le crâne en grande partie broyé, la cervelle et le sang avait, depuis le moment du « drame » eus le temps de s’éparpillés.

Le soquior d’abord surpris, soupira et se dirigea vers la table pour récupérer le livre puis retourna sur ses pas, sans doute pour remettre l’ouvrage à sa place.




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