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 Luscannian - [Quête Secondaire] Éclairs et Tempètes

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Joker
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MessageSam 23 Avr 2011 - 21:05

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C'était tout ce qu'ils avaient. Un poème et moins encore, quelques mots qui parlaient de lumière et d'éclat, qui parlaient de choses brèves et puissantes, de légendes anciennes... Dans ce monde, il semblait n'y avoir que ça, des légendes anciennes, des légendes venues d'époques que mêmes les plus vieux de ce monde ne connaissaient pas. Ou dont ils ne se rappelaient plus. Ils n'avaient que des contes pour se sauver. C'était dire la profondeur de leur désespoir, et la puissance de leur besoin.

Et la Matriarche les avait mandé, eux et aucun autre, pour cela. Pour une mission bien loin du pays, pour accomplir une chose qu'on chanterait probablement, sauf si le monde s'était effondré entre-temps. Luscannian. La Plaine du Cœur des Roches. Des noms si peu familier à leurs oreilles, probablement traduit d'une langue barbare quelconque. Et une question : comment la Dame avait su que ce qu'ils cherchaient se trouvait là ? Quels esprits excentriques pouvaient amasser autant d'informations sur si peu de choses, réunir les éléments, forger une logique autour d'une prophétie ?

On leur avait dit : Trouvez l'Éclair Originel. Il se trouve dans l'Œil de Siler, l'Ouragan premier, celui qui était né du premier souffle de Aera. Aaah.. Tout prenait son sens, ainsi. Il fallait trouver un phénomène naturel aléatoire, lui voler un éclair mythique et rentrer bien sagement, comme s'il s'agissait d'acheter du pain. Rien que cela. Mais il n'y avait rien d'autre à faire, alors, cela ou attendre de mourir, assis près d'un âtre froid... Le choix était rapide.

À son pouce, Logan de Brocaliande portait la bague de téléportation qu'on leur avait confié. Ils étaient parti depuis peu de l'Arche, une poignée de seconde, quelques battements de cœur et dans un maëlstrom de lumière, ils avaient atterrit sur un plateau rocailleux, en plein milieu de la nuit. Le plein midi avait pourtant embrassé leur départ...

Il n'y avait rien autour d'eux – sembla-t-il – à peine des tas de pierres, et au sol les restes d'un feu et d'une carcasse d'animal mort, à moitié dévorée. Il faisait extrêmement froid, pour une nuit de printemps, et plus encore pour une nuit passée dans cette partie du monde. Les étoiles n'étaient pas aux places qu'elles prenaient sagement en Magyar, et l'air lui-même revêtait un goût différent...

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MessageSam 26 Mai 2012 - 10:40

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Dernière édition par Ithrazekiel Ishraa le Mar 22 Jan 2013 - 22:53, édité 1 fois
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MessageDim 27 Mai 2012 - 11:17

Une douce lumière les avaient bercés jusqu’à maintenant, la lumière du printemps. La douceur du vent aussi. Puis plus rien. L’obscurité. Même la douce lumière des Lunes qui avaient bercés les nuits de la Cristaléenne ne pénétraient pas ici, un lieu lointain qui semblait irréel. Une carcasse, un reste de feu. Mauvais présage. L’odeur de chair brulée lui sauta au nez, l’étouffant quelques peu. La jeune femme était déjà affaiblie par le transport, mais ces longs voyages lui avaient appris que ces limites étaient bien plus loin encore. La voyageuse admira le paysage. Une plaine, la Plaine du Coeur des Roches. Cette Terre semblait infertile. Aucune trace de verdure. On aurait même pu se demander comment ces personnes, ayant dévoré cette bête, avait pu trouver un animal ici. Aucuns bruits. Juste celui du vent qui résonnait au loin contre les rochers.

Linaë ferma les yeux doucement et se mit à réfléchir. Elle n’écoutait qu’à moitié le Capitaine Ithrazekiel, qui semblait étrangement joyeux et impatient. Il la déconcentrait quelque peu, mais aucuns mots n’arrivèrent jusqu’à ces lèvres pour sommer le Capitaine de faire moins de bruits. Elle souhaitait juste voir ces flux magiques qui parcouraient l’île. Elle parvenait à les sentir, ne pouvant les voir, l’île se trouvant trop loin de cette plaine qui s’étendait à perte de vue. Vide et sombre.
Un craquement brutal, des os qui se brisent la tirèrent de son repos. Un sursaut brutal, elle rouvrit les yeux. Le Capitaine avait le pied planté dans la carcasse, ce qui avait provoqué un bruit épouvantable. La jeune femme ria un peu sous la vision de l’homme, stoic, regardant son pied planté dans la carcasse de l’animal, dévoré, exactement en son milieu.

- "Dois-je aussi vous avertir que nous risquons sans doute d'avoir de la compagnie ?"

Les braises fumaient encore légèrement, les pierres sentaient le sang. Rien de bien rassurant.

« Il fallait s’y attendre… »

Soupira-t-elle doucement de sa voix douce et presque inaudible qui attira les regards vers elle. La jeune femme observa se Capitaine, les bottes tachées de sang noir, s’avancer et partir un peu plus loin, comme s’il pouvait savoir où se rendait leurs hôtes… Un vent glacé souffla, accompagnant la voix de l’Ishraa.

- "Vous sentez cette odeur dans l'air n'est-ce pas ? Ce sel qui vous monte au nez, vous la connaissez, n'est-ce pas Monsieur Eldan ? La mer des Archipels ... est proche de Luscannian, il y fait plutôt chaud. »

Le vent avait cette odeur salée, ce souffle puissant de l’océan, la jeune Aera s’en imprégna, cette présence la rassurant où qu’elle aille, par sa force et sa beauté. Si on tendait l’oreille, on aurait sans doute pu entendre le grondement de la mer, résonnant avec le vent contre les montagnes, faisant entendre son mécontentement. Sa fureur.

- "Et rappelez-moi comment sont formés les ouragans chère maître Aera ?"

Cette phrase fit sortir la Cristaléenne de ces pensées qui l’enmennaient ailleurs. Un petit sursaut, les regards vers elle, et cette voix dans sa tête qui lui priait de se méfier de ces curieux… Elle déposat ces longs doigts contre ces lèvres sèches et répondit au Capitaine d’une voix froide mais hésitante :

« Je… Les Ouragans sont des phénomènes violents se créant dans l’océan… Pour faire simple, il faut que la température de l’océan élevée… Mais une température ambiante plus faible… Une grande humidité est nécessaire, ainsi qu’un vent constant en altitude… Bien entendu, il faut une abondance de nuages… Mais cet ouragan là… Est spécial. Mais j’imagine qu’en tant que Capitaine d’un navire, vous saviez déjà tout cela. »

Cependant, on l’avait écouté avec attention. Elle laissa les commentaires de ses compagnons sur cette étude superficielle se faire entendre, quelques peu gênée, ne sachant comment s’y prendre avec les êtres vivants désormais. Puis le Capitaine repris son idée originelle.

- "Je pense que nous aurons donc plus de chance de trouver ce fameux ouragan en nous dirigeant vers la côte des Plaines du Coeur des Roches, cependant il se fait déjà tard ... pour ma part, je suis habitué au changement de temps, je ne me sens pas particulièrement fatigué, si vous vous en sentez capables, nous pouvons partir de suite ... ou alors nous attendrons demain."

Ici, la douceur du printemps avait fait place au froid glacial de l’hiver. La voyageuse avait l’habitude également de ces chocs soudains et violents de températures, cependant, elle craignait pour le reste de l’équipe, plus particulièrement pour la jeune disciple que le capitaine avait amenée avec lui. Cependant elle préféra laisser les autres répondre, ne craignant de faire un mauvais choix.





Dernière édition par Linaë d'Okhota le Dim 17 Juin 2012 - 17:46, édité 1 fois
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Sumak Lys-Doré
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MessageDim 3 Juin 2012 - 10:26

Le passage d'une forte présence de lumière à l'absence quasi totale de celle-ci donna une impression de cécité à la halfling. Elle ne bougea pas en attendant de voir à nouveau quelque chose, rassurée de savoir que les autres étaient également présent. elle s'assit sur le sol aussi silencieusement que possible, et posa ses paumes dessus. Elle se concentra sur le sol, fermant les yeux. Une sensation de force l'emplie peu à peu, remontant le long des bras en un fourmillement, se propageant jusqu'à sa tête tandis qu'une image des environs lui apparut mentalement. Il semblait y avoir eut de l'activité il y a peu. Un peu plus loin, une chaleur anormale laissait sa marque, autre que celle laissée par le feu de camp. Les propos de Ithrazekiel confirmèrent. Ainsi que les gestes.

Sumak ne réprima pas un léger rictus en entendant les os de la carcasse craquer. Ce son si anodin écœurerait probablement la plupart des personnes, il était devenu synonyme de rire pour Sumak. Car seules les blessures qui étaient physiques pouvaient réellement cicatriser. Mais maintenant que l'animal était mort, il ne ressentait plus rien. D'où le simple rictus et non le rire. Puisse Ithrazekiel ne rien remarquer.

-" Rassurez-vous, vu le peu de chaleur restante sur le sol, il ne devait y avoir qu'une créature. Et comme elle est récente selon vous, elle ne devait pas être plus grande que l'un d'entre vous."

Gardant un sourire suite au bruit entendu, elle regarda autour d'elle maintenant que ses yeux étaient un tant soit peu habitués à la pénombre. Bien qu'elle ait eut une image mentale des alentours, sa vue lui permettait un meilleur constat que son maigre pouvoir. Mais une fois encore, sa taille était une tare. Elle leva la tête et détailla les pierres fichées dans le sol.

Détaillant ce qui ressemblait à des menhirs, elle s'approcha de l'un, et y apposa une main. De la mousse présente s'écoula un peu d'eau, comme si elle s'était serrer sur elle-même. La terra grimpa tant bien que mal malgré les petites prises qu'elle s'était faites. Heureusement que les autres discutaient du comment se forment les tempêtes. Si ils la regardaient, ce serait d'un œil distrait. Sumak était loin de s'être entraînée à l'escalade, ou autres sortes de disciplines sportives. Néanmoins, elle finit par arriver au sommet du rocher qu'elle avait choisit. Se tenant debout, elle regarda autour. Encore et toujours des rochers à perte de vue. Le capitaine proposa de se reposer, et tout le monde sembla, du point de vue de Sumak, se soumettre à se requête.

-"Dormez, s'il vous plait de faire ainsi. Je vais rester éveillé. On ne sait pas si cette créature peut revenir. Seule ou accompagnée. On ne sait rien d'elle à part qu'elle mange de la viande cuite. Il n'est pas impossible qu'on soit les prochains si on ne fait pas attention." Son nouveau sourire était dissimulé par la noirceur ambiante, heureusement pour elle. "J'espère que vous ne vous lèverez pas quand le soleil sera trop haut. Nous ne sommes pas ici pour passer du bon temps me semble.. Sur ce, bonne nuit à vous."

L'halfling se contenta de leur faire un signe de main rapide avant de s'assoir en tailleur sur le rocher qu'elle avait escaladé peu avant, et posa à plat ses deux mains dessus, et ne bougea presque plus. Mais ses yeux ternes n'étaient pas clos pour autant. Ils étaient toujours en alerte, allant d'un membre du groupe à un autre, puis en direction des éventuels bruits que la Terra entendait.
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MessageVen 22 Juin 2012 - 12:18

[Bonjour chers compagnons d'infortunes et désolé pour le délai de ma réponse. Ça ne se reproduira plus, I'm here babies. Y'a plein de FEMMES dans cette aventure, ça va être chouette ça. Donc, Capitaine, j'ai fait intervenir un truc à la fin, préviens moi si c'est trop brutal comme entrée.]

Ils étaient partis depuis à peine une poignée de minutes en plein jour à Magyar pour arriver en pleine nuit à l'autre bout du monde. En se téléportant. Si Aloïs n'était plus vraiment étonné par la magie (il avait vu des gens se transformer en eau, en glace, en feu, des plantes naître de la peau même d'une femme et il était lui-même capable de choses pas trop mal), il utilisait ce moyen de transport pour la première fois, et bien qu'il eut navigué sur des océans déchaînés et manqué mourir sur des vagues plus hautes que des montagnes, c'est avec difficulté qu'il empêcha son estomac de rendre son ragoût de blé de petit déjeuner.

Aussi, quand la femme avec des cheveux de sorcière-qui-a-trop-dormi-dans-la-forêt proposa de se reposer, il se laisse lentement tomber sur une pierre qui recueillit avec douceur son magnifique postérieur et sortit de la poche intérieure de sa chemise une pochette en cuir souple qui fleurait bon le tabac brun, ainsi qu'une pipe longue de sa besace.

C'est en tirant doucement sur les brins de tabac qu'il interrogea le Capitaine (que, par principe, il n'aimait pas (et bien oui, un marin ça n'aime pas les autres capitaines, en plus les Capitaines sont généralement autoritaires et Aloïs était, par esprit de contradiction, contre toute forme d'autorité (enfin ça dépendait des fois))) :
Si je résume bien, on doit attraper un éclair, donc ? Hahaha, moi qui pensait que ça allait être difficile... Puis il souffla la fumée de sa pipe par son nez, traçant dans le ciel des formes éthérées, des bateaux et des vagues, comme un certain magicien dans un monde parallèle.

Le goût de la drogue appaisant son palais et son estomac, il se sentit presque instantanément ragaillardit et détendu à la fois, et prit donc ses aises sur mon morceau de caillou, tendant ses jambes et affichant un sourire contenté. Ça s'annonçait pas trop mal pour le moment
.

On pourrait provoquer un orage artificiellement pour faciliter la capture de cet éclair ? A moins qu'il faille un orage très spécial naturel, auquel cas, on pourrait attendre pendant des jours, voire des semaines.

Le marin cacha à peine son trouble à la fin de sa phrase : Oh foutraille, non ! Il n'avait pas prévu assez de tabac pour des semaines loin de la civilisation ! Ni d'alcool ! Il avait tout juste de quoi tenir deux jours en bibine et une semaine en tabac ! Il fallait trouver cet éclair au plus vite ! On avait pas le temps de se reposer ou de se laisser aller. Ainsi, le marin se releva et se dirigea vers la carcasse.

Sa forme actuelle rendait la détermination de sa nature originelle impossible, et l'Aasimar était trop prudent pour se laisser aller à goûter cette chose pour en trouver la nature. Mais, non loin, une chose intéressante attira son regard. Il tendit légèrement la main et fit naître une sphère de faible luminosité - assez pour voir, suffisament peut pour se transformer en phrase au milieu d'une plaine hostile en pleine nuit à l'autre bout du monde - et observa les serpentins de cendre au sol.


Il y a des cadavres d'ashwinders ici... L'Aera releva les yeux et trouva non loin des traces infimes de coquilles. Prenant un air songeur, la pipe à la bouche et la fumée sortant par son nez, il se contenta de conclure d'un Le feu qui a fait ça n'était pas d'origine naturelle. Et précisa à ceux qui l'ignorait que les arswinders, en plus d'avoir un nom moche comme les fesses d'un Lamia, ne naissaient que des feux magiques, mourraient en donnant naissance à leurs oeufs et se transformaient en cendres dans leur dernier moment. Superbe existence.

Il y avait donc soit des nomades ignis autour, soit un monstre qui crachait du feu. Ou des démons. À choisir entre une tribu de démons et un dragon, l'Aasimar ne sut que prendre. Machinalement, il passa sa main sur le bandeau qui cachait une horrible cicatrice à son front - et qui lui donnait cet air si charmeur que les dames aimaient tant - et tira longtemps sur sa pipe. Mais, avant qu'il n'ait eu le temps de souffler avec délice l'onctueuse fumée acre, un froissement se fit entendre aux limites de son ouïe.

Il se tourna instantanément vers le Capitaine, puis vers la Sorcière qui siègeait son son petit piédestal, légèrement plus en hauteur qu'eux, les mains posées sur le sol, toute concentrée sur sa perception magique. La sphère de lumière qu'il avait fait naître auparavant se dirigea vers elle et, joignant son souffle à la lueur qui grossissait rapidement, Aloïs augmenta magiquement son haleine pour lui donner la texture du brouillard. Le nuage lumineux qui s'élevait au dessus de la sorcière laissa deviner brièvement - et avec de la chance, l'aveugla un peu - les contours bruts d'une créature que le marin ne voulait pas, absolument, jamais, jamais rencontrer.

Un putain de dragon.


[Sachant qu'on ne peut pas tuer un dragon. HAHAHAHAHAHA.]
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MessageLun 23 Juil 2012 - 16:35

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Dernière édition par Ithrazekiel Ishraa le Mar 22 Jan 2013 - 22:54, édité 1 fois
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MessageMer 25 Juil 2012 - 17:44


A sa grande surprise, la disciple ne semblait pas fatiguée, mais froide et distante, motivée à faire le guet. L’autre pirate lui tira un sourire, ces gestes lui rappelaient certains hommes de son village natal. La discutions entre l’équipe tournait quelque peu en rond, et Linaë se replongea dans ses souvenirs, écoutant la voix des hommes en débat. La petite voix dans sa tête résonna alors. « Tu vois.. ? Je te l’avais dit. » Elle rouvrit les yeux. Une lumière, derrière la disciple. Des nasaux. Le souffle de la bête faisait décoller les cheveux clairs de la halfling…

« À COUVERT ! »

Ses yeux s’écarquillèrent. Silence. La bête était immense. Le monde semblait gronder dans ses entrailles. Son grognement, terrible. Son souffle s’écrasait, soulevant la poussière, aveuglant la cristaléenne qui se protégeait alors les yeux de ses rafales ennemies. Son regard changea alors, bestial et violent. Le monstre soufflait… Une telle puissante en un si petit geste, un geste vital et si anodin. Frissons. Ces monstres… Immenses… Elle avait vu un combat contre un dragon une fois… Sans s’en être mêlé. Une attaque contre un village perdu en pleine forêt. Mais son devoir n’était pas de combattre, trop jeune, ces pouvoirs trop faibles… Comme aujourd’hui. Ces monstres que l’on ne peut tuer, dont le feu efface toute trace de vie… Elle ne pourrait pas s’en sortir seule. « TU VOIS ? ILS TE MÈNERONS A TA PERTE, LINAE !! » Elle hurla.

« JE N’AI PAS D’ORDRES A RECEVOIR DE TOI !! »

Elle ne pensa que plus tard que le capitaine aurait pu prendre ces mots pour lui. Mais pour l’instant, d’autres sentiments envahissaient son âme qui se voilait d’une noirceur intense. Violence. Haine. Elle la déconcentrait. Elle l’énervait. Ses doigts se déformaient, s’agitaient dans les airs, comme pris d’une pulsion folle. De quel droit lui dictait-elle ces actes ? Elle ne se laisserait pas faire… Non. Le vent s’écarta violemment, Linaë utilisant le souffle puissant de la respiration du dragon, ces mains l’attrapant, ce fil invisible, le lançant énergiquement en l’air… Vers la jeune Sumak. Elle tira d’un coup sec, son visage se déformant, comme pris d’un grand effort. La disciple décolla de son rocher d’un coup. Frayeur. Elle aurait tiré trop fort ? Encore une fois, ses mains se crispèrent dans un mouvement douloureux, une grimace de colère déformant les doux traits de son visage. C’est alors que ces mains monstrueusement déformée attrapèrent les vêtements de Sumak, en plein élan, allant pour s’écraser violemment sur le sol. Aucuns regards vers la Terra, un bon en arrière.

Le capitaine lançait un liquide étrange à la gueule du monstre… Gluant… Puis une autre. La glace emprisonna alors la bête. « Tu vois… ? Ils te prendront la vie comme à cette créature, Linaë… » Chut. Tais-toi. Tu ne sais rien deux. « Toi non plus. » La jeune femme se tenait le crane, ayant reposé l’invité du capitaine à terre… Ce n’était pas le moment d’avoir une dispute. Non. « Je serais toujours là, moi… Je te protégerais. » Linaë souffla, le vent l’englobât, une douce brise. Le bruit du vent couvrant les chuchotements de cette voix… Ces yeux se reposèrent sur la bête suffocante. Les pouvoirs du capitaine étaient effrayants, pourtant, la jeune femme avait conscience que cela n’était rien.

« Je crois qu'il est temps de lever l'ancre ! » Il partait en courant, sous les yeux de la cristaléenne. Elle recula, hésitante. Puis finit par se mettre à courir, suivant la course de ses camarades, remarquant la lenteur de la halfling, son esprit retrouva un peu de son bon sens. Sourire. Un petit geste, elle attrapa la disciple, dessinant d’un petit geste dans les airs quelques mots invisibles. Les pieds de la Terra s’englobant d’une rafale rapide, lui donnant une vitesse plus équivalente aux autres. Elle se calmait. Détestant utiliser ses pouvoirs qui avaient ôtés ces vies… Si elle pouvait aider d’autres grâce à eux, alors cela n’avait plus la même signification. Elle savait que sans cette équipe, elle ne survivrait pas en ces terres. « Alors va t-en. » Soupir. Elle courrait toujours, suivant les autres à leurs bruits de pas, la lumière émise par l’autre maître Aera s’étant coupée sous les ordres du capitaine…

Mais elle se heurta. Un dos. Celui de ce dernier maître. Plus personne ne bougeait. Sifflements. Des serpents. Une lame se dévoila, celle du capitaine. Il était temps de combattre et non de fuir. La jeune femme se recula doucement, sous les sifflements des serpents.
« Pas de charmeur de serpent parmi nous par hasard ? » Sourire. Linaë possédait bel et bien un instrument à vent. Mais la mélodie ne charmait jamais personne. Sa main glissa en silence dans son sac. Plus un bruit, le sifflement des serpents qui préparent l’assaut… CLIC.

Plus un bruit. La double hallebarde était entière. Les deux parties réunies, Linaë s’accroupie alors, tendant une jambe, une impulsion dans l’autre… Le vent s’incrusta alors dans les lames, se faufilant sur le métal glacé. Elle ne devrait jamais toucher ces lames, sa peau le prendrait comme un poison, héritage de sa race… Mais ces armes restaient ses fidèles amies. Créant des tempêtes. Les acrobaties de leur maitresse épousant le vent… Elles allaient pouvoir de nouveau se réjouir de communier avec leur élément. Rictus. Ses pieds dérapèrent sur le sol. Elle bondit. L’assaut était donné.


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Sumak Lys-Doré
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MessageSam 28 Juil 2012 - 21:31

Peu de temps passa entre le moment où Sumak dit vouloir rester éveillée et le moment où elle se retrouva propulsée en arrière en entendant le mot "dragon". Elle ne se fit pas prier pour commencer à courir dans la même direction que les autres. Cependant, un phénomène qu'elle ne comprit pas instantanément se produisit. Les pieds de la halfling touchaient à peine terre, et ses foulées étaient plus longues. En courant elle arrivait à se maintenir à la hauteur des autres. Quand elle arrêta de regarder ses pieds, elle vit l'aera qui la précédait de peu et la remercia dans un murmure inaudible.

Sentant soudainement le sol s'alourdir, Sumak se retourna pour apercevoir le dragon avec la gueule couverte de glace. Elle continua sa course, à peine rassurée des actions probablement dues au capitaine. Et la suite n'allait pas en s'arrangeant. Ils s'arrêtèrent net dans un bois, manquant de tous finir les uns contre les autres. Ithrazekiel s'empara de son coutelas et utilisa ses dons pour le transformer en une épée courte. S'il demandait l'aide d'un charmeur de serpent c'est qu'ils rencontraient quelques reptiles rampants.

"Pas de charmeur non... Mais un semblant de charmeuse.. Je suis terra, ne l'oubliez pas..."

Sumak préférait ne pas expliquer sa faiblesse pour les reptiles et en particulier les serpents. Elle avait réussit à développer une certaine empathie avec l'un d'eux durant ses cours. Mais son principal problème était le temps. Elle ne pouvait rien dire, juste agir comme le lui permettait ses maigres pouvoirs.

Après avoir fait pousser une liane à ses pieds, elle s'amusa à lui faire frapper le sol près du corps de l'un des reptiles, se rappelant que d'assez fortes vibrations pouvaient les faire fuir. Elle convoqua une deuxième liane et les enroula ensemble avant de leur faire frapper à nouveau le sol près du serpent.

"Il y a deux solution. Soit vous les tuez, soit vous arrivez à créer de fortes vibrations pour les faire fuir. De préférence à intervalle régulier, car ce n'est pas naturel."

Les yeux ternes de Sumak ne quittaient pas l'animal qui se tenait devant elle, lui qui essayait d'abord de passer outre ce végétal, puis qui commença à reculer à force de sentir les vibrations à intervalle trop réguliers pour lui. Ses confrères reptiliens ressentaient en amoindrit les pulsions que les lianes infligeaient au sol, et dans leurs mouvements, bien que continuant leur combat contre leur adversaire, ils semblaient moins sûr d'eux. D'autant que Sumak prenait presque plaisir à faire frapper sa liane une fois devant chaque serpent encore présent avant de recommencer inlassablement ce petit exercice rythmique.

"Qui voulait un charmeur de serpent déjà? je crois que nous avons mieux à faire que jouer de la flûte. Mais si quelqu'un m'apprend à jouer de cet instrument à vent, je promet de vous apprendre les bases du métier."

La terra souriait ironiquement. Elle profitait de cet instant qui serait probablement le seul de cette quête où elle pourrait se rendre utile.
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