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 [Ex-Chef de la Milice] Faldres Melian - Aqua

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Melian
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Poste : Chef de la Milice
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MessageDim 8 Fév 2009 - 23:12

Spoiler:
 


Melian est une elfe calme, rêveuse, qui arbore la majorité des caractéristiques propres à sa race. Minutieuse, elle s'applique consciencieusement dans ses activités, qu'il s'agisse de défendre la cité, aider un habitant ou un élèves ou jouer de la musique. Elle ne fait jamais les choses à moitié, aussi durant l'apprentissage de son élément, elle était une élève attentive, discrète mais assidue. Elle ne reste jamais bien longtemps enfermée entre quartes murs, préférant de loin surveiller les alentours de la cité, surtout dans des endroits ou le chant de l'eau se fait entendre, car même le plus calme des cours d'eau chantera pour un elfe aquatique.

Elle n'est pas rancunière et estime que chacun à le droit à une deuxième (voire troisième chance), certain pourrait dire qu'il s'agit de naïveté sans doute. De part son côté pacifiste, elle n'arbore aucune arme, comptant sur sa seule maitrise de l'eau. A cause de ce même aspect de sa personne, elle eut beaucoup de mal à accepter son pouvoir et à apprendre à s'en servir à des fins plus ou moins violente, mais au contact de la vie de la cité, elle comprit très que c'était un mal nécessaire. La guerre fut pour elle une expérience terrible, son corps et son esprit furent mis à rude épreuve, son amour naturelle pour la vie fut piétiner et la tristesse de l'elfe fut telle qu'elle crut pendant un instant qu'elle allait en mourir.

C'est une jeune femme qui n'est solitaire ni sociale, son humeur change au gré des marées bien qu'elle reste une personne douce. Son côté "ailleurs" lui ne change pas, il n'est pas rare de la trouver assise sur un tronc d'arbre, à écouter on ne sait quelle mélopée envoutante, mélopée qu'elle reproduit souvent grâce à ses divers instruments se trouvant chez elle ou sur elle. Contrairement aux autres elfes, elle ne se considère en rien supérieur ou douée d'une certaine majesté, elle vit comme elle est sans se soucier du regard des autres. Enfin, elle reste très attachée au clan qui l'a vu naitre, étant la fille du meneur du groupe elle retourne régulièrement auprès des siens, s'absentant parfois plusieurs semaines. Loin d'eux, loin de l'eau qui l'a vu naitre, Melian est une jeune femme très, voir trop, mélancolique, ces visites sont pour elle une nécessité.

Après la prise de la cité par les démons :

Après la mort de son bébé et de son compagnon, le caractère de la Teleri à bien changé. Elle n'éprouve désormais plus aucune pitié pour les démons et n'hésitera pas à en tuer un maximum. Elle déteste toujours autant la violence, mais elle pense que c'est un moindre mal comparé aux démons. Elle est un peu plus dure et renfermée qu'auparavant mais elle parvient à rester douce et attentive avec les Elamentiens. Il lui arrive d'avoir parfois des moments de tristesses mais ils ne durent pas du moins pas en public. Elle pense toujours qu'elle doit aider les habitants, encore plus maintenant que leur foyer est aux mains des démons.

Après la chute de l'ile sur la cité :

Après une grande période de tristesse et de deuil causée à la mort de son enfant et à la disparition de l'amour de sa vie, Melian a enfin connu une période de bonheur intense. Malgré la situation désespérée des Elamentiens, elle a finalement retrouvé la joie de vivre grâce à Vell. La mélancolie fait toujours partie de sa façon d'être, trait de caractère propre à sa race, néanmoins, elle est moins présente qu’auparavant chez elle. Son désir ardent de vengeance s'est heureusement totalement apaisé et elle a retrouvé toute la douceur et la compassion pour ses pairs qu'elle avait perdue suite à l'invasion de la cité par les démons. Moins sociale qu'elle a pu l'être, elle apprécie à présent clairement la solitude mais ne se montrera pas désagréable avec un importun pour autant. Le véritable changement dans son comportement concerne l'aspect pacifique de son caractère. En effet, Melian n'hésite à présent plus à prendre les armes pour défendre ce qui lui est cher, son pouvoir a a présent atteint son apogée car la Teleri a compris qu'il lui fallait mettre sa pitié de côté lorsqu'elle combat. Sans aller jusqu'à dire qu'elle est devenue belliqueuse, avoir perdue tout ce qu'elle possédait une fois lui a suffit, elle se montre à présent plus prudente, lorsque cela est nécessaire, ses coups sont portés dans le but de tuer et non plus de blesser.



Melian répond ici encore aux stéréotypes de sa race:

Spoiler:
 

Effectivement elle possède une petite taille, 1 mètre 50, elle est aussi menue et gracile, dans ses gestes ont peu souvent percevoir sa douceur mais aussi la mélancolie qui habite les gens de son espèce. Sa peau est pâle, ses yeux et ses cheveux portent en eux la couleur de l'océan, variant selon l'humidité et la luminosité du bleu au vert. Rarement attachée, sa chevelure flotte légérement derrière elle et quiconque s'approche d'elle peux souvent humer un parfum de grand large, un parfum emplit se sel, marque d'une Teleri. Ces traits sont fins, pas forcément jolis, à dire vrai elle n'y a jamais véritablement prêté attention, ses oreilles comme celles de sa race sont pointues et s'échappent de sa chevelure. En bref, elle n'est pas un exemple de beauté fatale ou parfaite, son charme réside dans sa grâce, son aspect fragile, sa façon d'être, rêveuse et mélancolique.

Dernier point, autours de ses deux yeux, des taches de naissances demeurent, ne semblant pas s'atténuer malgré les années. A cet endroit, sa peau est légèrement plus foncé, ces traces ressemblent à des vieilles cicatrices (des griffures) mais il n'en est rien, il s'agit juste d'une marque caractéristique de son clan. Une énorme cicatrice marbre son ventre, souvenir de la lame d'un démon et de la perte de son bébé.






Peur(s) :

Ce n'est pas vraiment une peur, plutôt une appréhension mais Melian n'aime pas devoir tuer ni voir mourir quelqu'un, une de ses phrases fétiches "Une vie est une vie, je n'ai en aucun cas la nécessité de vous l'ôter". Elle est très attachée à son clan, encore plus à son père et elle ne craint qu'une chose, voir l'océan les emmener loin d'elle, ou qu'ils disparaissent. Vis à vis des élèves, elle se sent investit de la mission suivante: les protéger, aussi craint elle de mal faire son travail et de voir une élève se ou être blesser voir pire...

Melian a une grande peur suite aux récents évènements, manquer à la promesse qu'elle a faite à son compagnon, revoir un jour Elament vidée des démons. Elle a moins peur de voir mourir les autres, sans doute par habitude et n'a absolument plus peur de mourir (pourtant elle fera tout pour rester en vie jusqu'à ce que l'ennemi quitte la cité).

Après la chute de l'ile sur la cité :

Les peurs de Melian sont toujours les même, elle craint d'apprendre la mort de son Père ou d'un membre de son clan. Ses obligations à Elament l'empêche de leur rendre visite aussi souvent qu'elle le voudrait, elle ne peut donc pas s'assurer par elle même que tous se portent bien. Maintenant que Ellän, ou Vell, lui a été rendu, sa plus grande peur est de le perdre à nouveau. Elle ne sait pas si elle pourra retomber enceinte un jour mais l'idée de porter à nouveau un enfant la terrifie littéralement et peut parfois la bloquer lorsqu'elle est au côté de son perverti de compagnon. Enfin, ses nouvelles responsabilités de chef de la milice à l'égard de ce qu'il reste d'Elament pèse sur ses épaules et elle craint d'échouer à nouveau.

Niveau de maîtrise du pouvoir :

Petit résumé pour la compréhension général (la mienne aussi) Melian découvrit son pouvoir vers les 137 ans environ, à peu près 12 (à modifier) années plus tard (à 150 ans), elle arriva à Elament. A présent elle à 350 ans, cela fait donc 200 années qu'elle apprend à maitriser son don.

Ayant suivit les trois années d'études nécessaires aux acquisitions de base ainsi qu'ayant vécue plus de 200 années à Elament, son niveau est tout à fait satisfaisant, en tout cas en ce qui concerne l'utilisation de l'eau. La glace quand à elle, reste tout de même relativement étrangère à la Teleri (et bien oui, elle elle aime l'eau vive, il faut que ça bouge que ça coule, qu'il y est des vagues... en gros que ça s'apparente à la mer ou l'océan). Bien sur elle sait résister au froid et créer de la glace, mais cela lui demande vraiment beaucoup plus de concentration qu'en tant normal... De plus elle ne trouve pas ça naturel. La seule utilisation qu'elle fait de la vapeur en générale, c'est lorsqu'elle se sent en danger ou qu'elle cherche à repérer un intrus, elle utilise la vapeur et ses capacités naturelles de Teleri (se sentir parfaitement en osmose avec l'eau donc) pour pressentir si quelqu'un arrive ou se trouve déjà dans le périmètre. Enfin comme toute techniques il y à toujours des failles bien sur.

Majoritairement elle utilise donc l'eau, liquide, ou compacte (plus compacte d'ailleurs). Ses pouvoirs sont généralement utilisés pour bloquer l'ennemi, parfois parer. Ainsi, elle à pour habitude de solidifier l'eau présente dans le corps de son adversaire, l'empêchant ainsi de se déplacer, elle utilise aussi des sortes de tentacules d'eau solide sortant de son dos pour protéger un périmètre autours d'elle ou attaquer quand le besoin s'en fais ressentir. Elle utilise des techniques de protection aussi, se servant d'une fine couche d'eau pour faire glisser le coup sur elle, comme des écailles, ou encore des petite billes d'eau solide qui, envoyées avec force peuvent percer la matière... Tout cela pour dire qu'elle a eu largement le temps d'expérimenter des choses.

Après la prise de la cité par les démons :

Son pouvoir est devenu plus puissant. Depuis la mort de Ellän elle s'entraîne plus régulièrement. La colère et le désir de vengeance sont un point important, elle a une immense motivation et grâce à elle, elle maîtrise de mieux en mieux le don de l'eau.

Après la chute de l'ile sur la cité :

Son pouvoir est à présent à son apogée. Son lien raciale avec l'eau étant un réel avantage, elle maîtrise son don comme elle respire, avec un naturel qui l’étonne souvent quand elle y pense. Voici plus de 200 ans qu'elle a commencé à étudier à Elament, elle commence à ressentir le sentiment d'avoir atteint son but en venant y vivre. Bien entendue, elle n'est pas sans faille, la fatigue, le stress ou la joie intense sont des paramètres qui entre en compte lors de tout combat, il semble d'ailleurs qu'elle ait plus de mal à se concentrer à proximité de Vell, surtout lorsque ce dernier fait absolument tout pour la rendre chèvre.

Le fait que les pouvoirs des Elamentalistes ne soient plus fiables autours de la cité est une vraie claque pour elle qui avait l'habitude d'user de son don avec un naturel et une habitude déconcertante. Elle qui conchiait les armes plus que tout en portent désormais continuellement sur elle, même lorsqu'elle n'est pas à proprement en service et n'hésite pas à s'en servir avec dextérité et rapidité.

Particularité(s) :

Autours de ses deux yeux, des taches de naissances demeurent, ne semblant pas s'atténuer malgré les années. A cet endroit, sa peau est légèrement plus foncé, ces traces ressemblent à des vieilles cicatrices (des griffures) mais il n'en est rien, il s'agit juste d'une marque caractéristique de son clan.

Elle a deux grandes cicatrices, une qui par du haut de son ventre jusqu'à ses hanches et l'autre dans son dos, légèrement plus petite faites par la lame qui l'a transpercée.




Dernière édition par Melian le Ven 23 Nov 2012 - 15:40, édité 20 fois
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MessageMar 10 Fév 2009 - 15:13


Chapitre 1: Le début:

Une enfance banale:


Mon histoire est commune, elle est celle que toute Teleri aurait pu avoir... Ou presque. Elle débute comme toute les autres histoires, par une naissance, ma naissance, et elle débute un soir de tempête, sur une plage de sable gris, trempée par la pluie et les vagues. Ma mère était une Teleri qui aimait sentir le sable sous ses pieds, qui aimait vivre près de l'eau mais toujours en gardant sous ses pas la terre, Mon père lui, aime voguer et naviguer. Vivre sur le sol ne le dérange pas mais son cœur lui reste sur les bateaux de notre peuple. Ma mère m'a donc mis au monde sur la plage, près de l'eau, éclaboussée et parfois recouvertes par les vagues, Cirdan, mon père à ses côtés lui tenait la main et l'aidait du mieux qu'il pouvait. Je me souviens que ma mère disait quand j'étais plus petite que l'océan lui même l'avait aidé à me mettre au monde. Voila donc je suis née, petite chose legerement fripée, rose aux oreilles pointues, une petite touffe de cheveux sur la tête et déjà les yeux de ceux de mon peuple. Les hurlements de la tempête cachaient mes cris de nouveau né parait il.

Pour que mon histoire soit compris, il va me falloir vous expliquer le cadre de ma vie. Chez les Teleri, nous vivons en "clan" des sortes de grandes familles avec un guide. Mon clan est composé d'environ une trentaine d'individus, en général nous nous connaissons tous. Le guide est un elfe relativement âgé, il est celui qui fait vivre le reste du clan en fait. Car chez nous, chaque clan est spécialisé dans un domaine. Le mien construit des bateaux, mon père Cirdan, est le meilleurs charpentier au monde, il est le plus connut en tout cas, c'est pour cette raison qu'il est le guide de la tribu. Mon clan à une particularité, nous vivons sur les bateaux que nous construisons, jamais on ne s'éloigne beaucoup des côtes, nos bateaux voguent, paisibles sur les mers calmes ou agités. Et nous nous arrêtons sur des plages ou des côtes, nous faisons le pleins de provisions, prenons des nouvelles du monde, vendons quelques bateaux, en construisons d'autres... Parfois nous restons amarrés très longtemps, mais toujours nous repartons sur nos bateaux blancs.

La coutume veut que chez nous, les premières semaines d'un nourrisson se fassent sur la terre ferme, cela évite certains dangers de l'eau. Des dangers? Oui, nous avons beaux aimer et respecter l'océan, les fleuves et les rivières, nous n'en sommes que plus conscient de leur force et de leur rage. Une petite cérémonie s'apparentant à un baptême eut lieu, ma famille pria Ulmo, un de nos Dieux, le maitre des eaux. Mon père ne m'a jamais raconté le miens, mais tous se ressemblent plus ou moins. Le nouveau né est tout simplement présent à la plus grande étendue d'eau possible, pour moi il s'agissait de l'océan, on le plonge dans l'eau (et oui, nous savons respirer sous l'eau nous autres) pendant un instant, en priant Ulmo de prendre soin de cet enfant, tout simplement. S'en suit une soirée vraiment très agréable, nous nous racontons des histoires près de l'eau, nous jouons de la musique, nous riions... Un nouveau né est toujours bien accueillis, nous respectons la vie, celle d'un des nôtres comme celle d'un "étranger".

J'ai donc grandit parmi les miens, sans soucis, sauf un léger bémol qui n'en était pas vraiment un. Ma mère petit à petit commença à se lasser de la vie sur la mer, elle qui préférait sentir ses pas s'enfoncer dans le sable des plages. Un jour, nous avons accosté dans un endroit magnifique, une crique splendide, je crois que ma mère est tombée amoureuse de ce lieu. Lorsque nous sommes repartis, sa santé commença à se dégrader, puis elle sembla perdre le gout de vivre, elle maigrit considérablement. J'étais jeune alors, huuum, je devais avoir 64 ans environ. Afin de ne pas voir ma mère dépérir, mon père décida de retourner à cet endroit. Elle et quelques membres de la familles décidèrent de rester la bas, nous repartîmes donc au bouts de quelques semaines, saluant nos amis et parents restés sur le sable. Au fil des années, nous nous sommes souvent arrêté dans ce lieu, je retrouvais ma mère, en bonne santé et heureuse. Notre vie nous convenait comme ça, nous étions je pense, vraiment heureux.


A part ce léger détail:


Puis un jour, il m'arriva la seule chose qui distingue ma vie de celle d'une autre Teleri de mon clan. J'avais 137 ans, je m'occupais à cette époque des enfants du clans lorsque nous nous arrêtions sur la terre ferme (sais on jamais les dangers qui rodent... nous autres Teleri sommes vraiment prudent). Je jouais au bord de l'eau avec les trois enfants à ma charge, des être adorables d'ailleurs. J'étais un monstre marin qui devait enlever la princesse, je courrais donc avec dans mes bras, la poupée d'une petite elfe qui riait et criait en me courant après. J'avançais sans me retourner quand j'entendis des cris. Je me suis retournée... Je ne comprenais pas les enfants ne m'avaient pas suivis, ils étaient restés sur le bord de l'eau et me disait de revenir. Le bord de l'eau? Soudain je jetais un œil à mes pieds, hallucinée, j'ai levé mon pied gauche, je l'ai reposé, relevé... Jusqu'à ce que la vérité ne puisse plus m'échapper. Aux lieux de m'enfoncer dans l'eau, mes pieds flottaient, l'eau semblait compact et je marchais dessus. Relativement effrayée, je revint vers le sable, les enfants riaient, étonnée de cet exploit. Pour ma part je m'interrogeais et je ne comprenais pas ce que j'avais fait.

Nous rentrâmes au camps près des bateaux, je n'osais pas parler de ce qui venais de se passer à mon père mais les enfants, dans leur innocence propre à leur age s'empressèrent de hurler dans tout le campement que "Melian à fait de la magiiiie"... Tout les regards se tournèrent vers moi, sceptique, mon père m'entraina à part avec les enfants et nous demanda de tout lui raconter. Chose faite, un silence plana quelques instants, le visage legerement creusé par les rides et le vent marin de Cirdan s'éclaira d'un léger sourire, il demanda aux enfants de retourner jouer et passa un de ses bras autours de mes frêles épaules. Pendant un long moment il me parla, m'expliqua que parfois parmi les nôtres, un Teleri était touché par le pouvoir d'Ulmo et obtenait un étrange pouvoir sur l'eau. Cette explication (que je sais aujourd'hui en partie fausse, car c'est le don d'Aqua qui m'a touché, Ulmo le Dieu de mon peuple n'a rien à voir avec tout ça) me laissa pantoise, je décidais de demander à mon père de garder tout ça secret, de dire que les enfants avaient rêvé...

Pourtant, à plusieurs reprise, ma famille s'interrogea sur moi. Avais je oui ou non reçu le don d'Ulmo? Car, plusieurs fois je fit étalage de mon pouvoir accidentellement, manquant parfois de créer des catastrophes. Je ne maitrisais rien et cela me rendais... Oui me rendais malade. J'avais peur et je me sentais totalement impuissante. Heureusement, les miens sont des êtres incroyablement bons et jamais je ne fut lésé à cause de mon don. Pendant 10 ans, je vécue avec ce pouvoir que je ne dominais pas, j'avais peur de moi même. Et puis un jour, alors que nous rendions visite à ma mère, Cirdan, mon père, décida de lui en parler. Une longue conversation s'ensuivit et c'est le sourire aux lèvres qu'elle m'apprit que, non loin, vivait un elfe qui lui avait reçu le don de Aulë, le don du feu et qu'il pourrait peut être m'aider. Je partit donc à sa rencontre, voyageant seule pour la première fois. Heureusement, cet elfe vivait à à peine un jour de marche du campement, aussi je fus vite à ses côtés. C'était un sylvain, un elfe des bois, il semblait âgé et très sage. Nous discutâmes longtemps, pendant plusieurs jours. Il était charmant en y repensant d'ailleurs, il me parla avec tant de gaieté d'Elament que je ne put qu'aimer cette cité avant d'y mettre les pieds. Il m'expliqua qu'il ne s'agissait ni d'Ulmo ni de Aulë mais d'autres Dieux qui avaient existé longtemps auparavant. Il me parla de la 1ere guerre, de l'histoire de la cité (qui à l'époque n'était pas vraiment très vieille). Dans son immense générosité, il me proposa de me raccompagner chez les miens et ensuite de m'emmener en Elament.


Un départ et une nouvelle vie


Il fallait que j'en parle à Cirdan, aussi acceptais je la première partie de sa proposition. Plusieurs soirs, nous négociâmes, mon père craignait de me laisser partir loin de lui. Finalement, ce fut ma mère qui finit pat le convaincre. Mon paquetage fait et ma famille embrassait, le sylvain et moi partîmes en direction de cette fabuleuse cité. Fort heureusement, le voyage se déroula sans encombre, l'elfe me racontait sa vie passée la bas et moi je lui parlais de mon peuple. Notre périple dura quelques semaines (2 ou 3 tout au plus). Nous arrivâmes exténués aux abords de la cité. C'est à l'âge de 150 ans que mes pas franchirent pour la première fois les lourdes portes de cette ville. Je découvris lentement la vie qui s'offrait à moi, mon ami sylvain resta avec moi pendant un moment. Quand j'y réfléchis je me dit que ma vie la bas ne fut pas trépidante au début, et pourtant, en 200 ans, il a dut s'en passer des choses. Et bien, pour résumer, j'ai vu la vie changée, les professeurs être remplacés par d'autres professeurs, qui à leur tour partaient au bout de quelques années. Je vis Layna gérer la cité d'une main de maitre, avec tout ses assistants et amis. Puis mon ami repartit, la vie continua. Je suivit les trois années de formations, mes résultats étaient tout à fait correct. Je retournais régulièrement voir ma mère et parfois mon père dans la petite crique que j'avais quitté des années plus tôt. Une fois mes études terminaient, je n'avais aucune envie de quitter Elament, aussi décidais je de m'installer la bas, j'aidais comme je pouvais, servant de guide parfois. Puis les années ont passé et mon contrôle sur mon pouvoir s'intensifia au fil des années.

Je vis passer des élèves brillants et des professeurs fabuleux, des gens qui avait un réel potentiel et qui apprirent à dominer leur pouvoir bien plus vite que je ne l'avais fait. Puis, les années noires arrivèrent. Les démons pullulaient, et bien sur, la guerre frappa les portes de la cité. J'y étais, et tout ce que je vis est gravé dans ma mémoire. Pour une Teleri, un être à priori pacifique, voir tant de massacre, tant de haine et de mort... c'est quelque chose que je n'oublierai jamais. Mais je me suis battue moi aussi et j'ai tué moi aussi, pour défendre cette cité, cet idéal de paix que je voulais voir perdurer. Encore maintenant, il m'arrive de rêver la nuit, de me réveiller en regardant mes mains que je sais tachées de sang. Mais il le fallait. Les pertes furent lourdes, pour chacun de nous. Nous avons vu périr Layna, notre protectrice qui avait tant fait pour nous et Ruby aussi, qui grâce aux Dieux, nous revint plus forte et plus belle que jamais. Nos amis, nos amants, des élèves et des professeurs étaient morts, certains nous avaient trahis, pourtant, il fallait reconstruire ces murs. Voila pourquoi depuis quelques temps, je suis au poste de surveillant. Je fais de mon mieux pour guider avec l'aide des professeurs les jeunes élèves de notre belle cité. Voici 200 ans que j'arpente cette cité et bien que je ne détruirais jamais une vie sans raison, jamais je ne laisserai un démon briser impunément mon idéal, l'idéal de la cité...

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Dernière édition par Melian le Jeu 22 Nov 2012 - 0:17, édité 4 fois
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Shin
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MessageVen 20 Fév 2009 - 13:59

Je ne vois pas de réels soucis par rapport à cette fiche. Une administratrice viendra valider cette fiche et te donner ton rang. Je te donne 687/1000 en puissance
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Ruby
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MessageVen 20 Fév 2009 - 15:41

Rah pitain, c'est Triiiiiiiste T__T (t'as un style qui fait chialer, parfois)

Zou, Fiche Validée !
Ecoute Shin, c'est la voix de la raison aujourd'hui.

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Melian
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MessageJeu 21 Oct 2010 - 20:16

Chapitre 2: La suite de l'histoire:

"Il y a quelque temps, Ruby m’a confié une sorte de mission. Vous vous souvenez de la petite humaine qui était tombé sur la cité ? Celle la même que Ruby m’avais chargé de protéger. Oui, c’est ça. Celle qui est morte, assassinée devant moi, devant ma maison… Par ma faute. Suite à cet événement, quelque chose s’est brisée en moi. Ajouté à cela la mort de plusieurs élèves, tués par une sale petite démon, je suis entrée en catalepsie. Refusant de me nourrir, je ne dormais plus. Je ne sais même plus combien de temps j’ai passé enfermée chez moi, immobile assise par terre. Je ne voyais pas les regards inquiets de mes amis et voisins, je ne les entendais plus entrer dans ma maison. On dit que les elfes ne peuvent mourir de vieillesse mais de chagrin oui. Je serais morte s’il n’avait pas pris soin de moi.

J’ai appris plus tard de sa bouche qu’il était venu chaque jour pour me laver, me forcer à me nourrir. Je n’en ai aucun souvenir. A dire vrai, il y a un immense noir à partir de la mort de l’humaine. Quoi qu’il en soit, lentement mais surement je revins à la lumière grâce à lui. Un jour j’ouvris les yeux et il était la. Je n’étais plus dans ma maison mais dans la sienne et cela faisait plusieurs jours que je ne bougeais plus. Il me souriait. Son sourire… Jamais je ne l’oublierai. Soleil de mes jours et musique de mes nuits. Petit à petit il me rapprit à vivre, puis lentement à sourire. Il prenait soin de moi comme jamais personne ne l’avais fait. Notre relation devint rapidement intense et complice. Dieux, que ces jours heureux ont passés vite. Je donnerai tout pour retourner à cette époque. Emprisonnée de mes souvenirs. Mon amour… Ellän. Grand, brun, la peau usée par le soleil. C’était un terra, un elfe sylvains. Il m’apprit l’amour de la terre et des cultures et en échange, je lui transmis l’amour de mon peuple pour l’océan et la musique. Malgré la tension palpable dans la cité du à l’activité des démons, notre maison raisonnait de rires et nous apprîmes que nous allions être parents.


La Perte

Malheureusement, les démons ne nous laissèrent pas profiter de cette bonne nouvelle. Des heures de combats, de sang, de meurtre et de folie. La cité vomit nos ennemis de son ventre, nous emplissant tous d’effroi. Combien d'entre nous ont trouvés la mort? Pour combien de ces créatures tués? Je ne sais pendant combien de temps nous avons essayé de tenir. Ellän à mes côté, nous nous croyions invulnérable. Jamais l’eau et la terre n’avait été aussi complémentaire l’un et l’autre. Puis il nous a fallut accepter, accepter notre défaite, accepter la perte de celle qui nous avait abrité pendant tant d’année. En quelques heures j’ai vu réduit à néant 200 ans de mon histoire, cette cité si chère à mon cœur fut prise. Une image me reste, la dernière que j'ai emporté de la cité. Je me souviens m'être retourné et avoir vu à travers les larmes salés emplissant mes yeux, de grandes ombres se déployant sur notre mère nourricière et des flammes, immenses et meurtrières, réduisant en cendre nos espoirs et nos rêves. Nous voulions que notre enfant grandisse dans cette cité... La fuite de la cité fut une vraie débandade. L'odeur de cadavre me réveille encore, l'odeur de carcasses enflammée, la pourriture apportée par les démons, la nécrose et la corruption au sein même d'Elament. Jamais nous n'aurions imaginé que cela puisse être. Ellän et moi nous réfugiâmes avec d’autres dans la forêt. Nous n'y sommes pas restés longtemps, assez pour voir que les démons ne comptaient pas s'arrêter la. Les bois étaient devenus plus dangereux que jamais.

Ellän, les autres et moi trouvâmes refuge dans l'île, auprès de nos frères et sœur Elamentiens. Nous y avons pansé nos blessures et léchés nos plaies. Puis lentement, nous avons apprit de nouveau à espérer. Nous étions utiles la bas. Il faisait pousser les récoltes avec l'aide d'autre terra, nous les aqua, faisions tomber la pluie pour leur venir en aide. Une résistance s'organisa et tous à notre échelle pouvions servir. Notre enfant grandissait, blottit au creux et moi et tout les soirs après une dur journée de labeur, Ellän rentrait chez nous, épuisait mais satisfait. Nous nous battions pour notre avenir, pour l'avenir de notre petit. Ensemble nous pouvions tous reconstruire nos vies. J'avais foi en l'avenir. L'île n'était pas des plus hospitalière mais qu'importe puisque nous étions ensemble. Ma douce moitié... Comme j'aimais voir ses mains travailler le sol et faire pousser toute sorte de plante. Le soir prêt d'un feu, nous chantions avec nos amis. Nous chantions pour Elament, notre mère restée bien seule la bas. Nous chantions notre force et nos désirs de vengeance. Mais nous chantions aussi notre amour envers la vie, car vivants, nous l'étions et nous savions qu'un jour Elament serait de nouveau à nous.

Rapidement, Ellän pris en charge les livraisons de récoltes dans nos repères. Mon ventre commençaient à s'arrondir et je le voyais partir à chaque fois avec déchirement. Il n'était jamais absent bien longtemps et revenait parfois avec un jouet taillé dans un beau morceau de bois. Pendant quelques temps notre vie continua ainsi à suivre son cours. Jusqu'à cette livraison. Il était partit depuis trop longtemps, mon cœur se serrait en attendant son retour. Je sentais notre enfant s'agitait dans mon ventre et mon inquiétude grandissait de jours en jours. N'y tenant plus je décidais un matin de partir le retrouver. Il devait livrer la planque des falaises et devait donc toujours s'y trouver. Ce n'est qu'en cours de route que l'odeur de brulé parvint à mes narines. Une épaisse fumée noire s'élevaient au dessus des arbres. Je me souviens avoir courut, courut jusqu'à ce que l'air dans mes poumons me brule.

Retour à la solitude



C'est ce jour la que j'ai perdu mon compagnon et notre enfant. A peine arrivé aux alentours de la planque, je vis les combats autours de moi. Une voix cria mon nom, suivit d'un hurlement déchirant. Un épais liquide rouge coula à la commissure de mes lèvres et mes yeux se portèrent sur mon ventre, transpercé par l'arme d'un démon. Ma vision se troubla et je tombais par terre. Les bras de Ellän se refermèrent sur moi. Je sais qu'il se battit avec un immense courage. Je me souviens qu'il me confia à un élamentien lui ordonnant de me conduire à l'île. Je ne vis qu'à peine les ténèbres l'engloutirent et dévorer ses chairs mais j'entendis avec distinctement son hurlement de douleur. Je ne revis plus jamais l'homme que j'aimais. Moi, j'ai survécu, je ne sais pas comment mais quand je me suis réveillée j'étais sur l'île. La douleur était insoutenable et en voyant mon corps ensanglanté je sus que notre enfant était mort lui aussi. Cette bataille fut la plus dur. Survivre. Mais pourquoi?

Puis un jour, j'ouvris et les yeux en sursautant. Un cri, le nom de l'amour de ma vie franchit mes lèvres. Des regards inquiets se posèrent sur moi de nouveau et l'on tenta de m'expliquer ce qu'il s'était passé avec des voix tremblantes. On me conduisit à la tombe vide de Ellän. A côté, une tombe plus petite celle la, renferme le corps de notre bébé."




Une goutte d'eau salée tomba sur les pages du carnet, auréolant et diffusant légèrement l'encre à peine fraiche. Melian la Teleri grimaça et porta la main à son ventre entouré de bandage. Elle glissa tendrement le livre dans un sac et se leva non sans difficulté. Elle marcha lentement puis s'arrêta, seule, devant les deux tombes. Elle s'allongeant tendrement sur la plus grande, enlaçant la pierre marqué du nom de l'elfe Sylvain. Les yeux dans le vide elle pleura et pleura encore, pendant des heures, des jours... Sa voix rauque, casser par la peine brisa le silence un matin. En portant la main à la tombe de leur enfant elle sourit.

"Les femmes m'ont dit que c'était une petite fille. Ellän, tu te rend compte? Nous aurions eu une petite fille" Sa voix trembla "Tu désirais une fille plus que tout mon amour".

Elle s'assit et regarda tendrement les tombes. "Je ne vous oublie pas. Non, mais je dois vivre." Elle regarda derrière elle "Ils ont besoin de moi" Ses mains se portèrent à son ventre. Elle sursauta, surprise de n'y trouver que des bandages puis sourit tristement. "Je dois me lever pour être plus forte... Tout ira bien" Elle déposa un baiser sur sa main et effleura les deux tombes. En se levant elle grimaça et repartit, boitillant vers les vivants. Elle se retourna une dernière fois.

"Attendez moi mes amours, je vous rejoindrai très bientôt" Elle sourit et partit faire son devoir. Il lui faudrait du temps. Du temps pour guérir, du temps pour reconstruire et du temps pour anéantir ceux qui avait brisés sa vie. La Teleri bienveillante était morte, le sang bouillait dans les veines de l'elfe et elle se jura d'anéantir tout les démons qu'elle croiserai... Marchant près de l'eau, elle commença à réfléchir à la meilleure façon de les tuer, tous...

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Melian
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MessageVen 23 Nov 2012 - 15:39

Chapitre 3 : La chute de l'ile:

"Tant de choses se sont passés depuis la dernière fois... Je n'ai pas ouvert ce livre depuis des mois, y consigner les événements de Elament pour mon clan est devenu fatiguant, à la limite du supportable. Que pouvais je écrire? La façon dont les Elémentalistes se comportaient comme les démons et les bêtes féroces? Narrer la manière dont la résistance usa et abusa de la torture, souillant et maltraitant les idéaux de notre bien aimé Cité? Ou peut être aurais je du tout simplement raconter la vérité, que nous étions alors un peuple fou et désespéré, pour qui la fin justifiait les moyens. Non, décidément je ne pouvais me résoudre à coucher dans ce livre les abominations causées par mes pairs. Nous avons tué plus que nécessaire, plus uniquement pour survivre, nous avons torturé, et mutilé. Nous avons brulé, arraché, découpé et déchiré, nous sommes devenu des ombres, usant des dons des Dieux comme le dernier des démons. Oh bien sur, d'aucun diront que c'était un mal nécessaire, qu'il nous fallait nous défendre et reprendre la Cité par la force aux démons, par n'importe quel moyen. Comme si mon souhait le plus cher n'avait pas été, moi aussi, pendant un temps du moins, de reprendre Elament la belle, Elament la corrompue, des mains de ses assaillants. Comme si, moi, je n'avais pas promis sur la tombe de mon enfant de reprendre cette cité, dussé-je y laisser la vie. Comme si, même moi, Teleri, après plus de 350 années d'existences, je ne m'étais pas laissé envahir par la rage, la haine et le désespoir, comme tout les autres. Quel Elémentaliste n'a pas alors gouté à ce même désespoir?

Mais la vie a été la plus forte, et la perte de notre bien aimé Elament concerne un autre chapitre, il m'est inutile de revenir dessus... Je ne blâme pas mes pairs, j'ai moi même failli me perdre dans cette débauche de hargne. Il ne faut jamais pardonner la brutalité, mais on peut parfois l'endurer, afin de la subjuguer et de briser un cercle infinie de violence et de mort. Parler ainsi m'est facile, je n'oublie pas, je n'oublie rien. Il serait injuste de dire que l'on ne m'a pas aidé à laisser cette ombre passer. J'ai fini par retrouver sagesse, calme et tranquillité... en même temps que l'amour.

J'étais fatiguée, à bout de force et de patience. J'avais décidé de ne plus croire en rien, Ellän et notre enfant m'avait été enlevé, morts... Tout les deux. L'un engouffré par les ténèbres lors d'une énième bataille, l'autre transpercé par la lame d'un démon dans mon ventre... Lame qui me traversa, entra dans les chairs tendres de mon ventre, et transperça mon dos, évitant de peu la colonne vertébrale. Mon corps survécut mais mon esprit lui, parut se briser. Bien que mes chairs commençaient à guérir, la vie sur l'ile loin de Ellän me sembla alors insupportable, sa tombe, vide, me narguait et je ne pouvais me résoudre à abandonner son corps parmi des cadavres de démons. Je retournais donc sur les lieux du combat, espérant trouver une trace, un signe... Mais un épais tapis de neige avait tout recouvert et je ne trouvais pas ce que j'étais venue chercher. A cet instant je crois que j'aurais pu mourir. Je connus la langueur dont parle mon peuple, une lassitude extrême que rien ne semblait pouvoir combler, à part la mort. Mais le destin, les Dieux ou quelque chose d'autre en avaient apparemment décidé autrement et je fis une rencontre qui bouleversa tout.


Ellän n'était pas mort, son corps avait survécut à son passage dans les ténèbres. Mais son esprit avait été annihilé sous les coups, la torture et la corruption. Il m'avait oublié, il avait tout oublié. Quelques brides semblaient lui rester, mais il n'était plus le même. Il était devenu Vell, un corrompu, un larbin de l'armée des démons, un simple soldat qui vivait au jour le jour, fréquentait assidument les succubes et buvait à en vomir. Oublie et vit, telle était sa nouvelle devise. Je me suis battue pendant des jours, cherchant une solution, cherchant à le ramener à la lumière, à ramener Ellän, allant jusqu'à supporter le spectacle affreux de la Faux, générale de l'armée démoniaque, torturée dans les geôles de la Forteresse. Mes efforts ne furent pas totalement vain mais je ne parvint pas à retrouver totalement Ellän. Néanmoins, tout deux bien décidés à profiter de cette nouvelle chance, nous n'avons pas baissés les bras et j'appris tout doucement à aimer le nouvel Ellän. Un Vell aussi désespérément agaçant que charmant, aux attentions touchantes et pleines de tendresse. Il m'arrive bien sur de retrouver Ellän en lui, néanmoins, tout est différent maintenant.

Un problème demeure encore à ce jour. Léger, sans importance... Ou presque. Nous sommes ennemis. Lui fait partie des troupes démoniaques et je reste fidèle à Elament, protégeant toujours mes semblables de mon mieux. Oh bien sur, il serait facile de nous taxer tout deux de traitres, si nous étions découverts il ne faudrait pas longtemps aux Elémentalistes pour me broyer et pour Vell... Cela ne vaut guère mieux, les démons ne sont pas connus pour leur magnanimité. Néanmoins je ne considère pas avoir trahis qui que ce soit. Je reste fidèle à mes pairs ainsi qu'à mes idéaux. Lorsque nous nous retrouvons, nous sommes en terrain neutre. Peut être qu'un jour, l'un de nous rejoindra l'autre dans sa faction mais chacun de nous craint plus que tout voir l'autre torturé et tué alors en attendant qu'une solution s'offre à nous, nous patientons... Craignant de nous croiser un jour sur un champ de bataille, craignant de retrouver le cadavre de l'autre, encore chaud...

Puis un jour... Tout s'enchaina très vite. Trop vite. J'étais sur l'ile lorsque celle ci s'éleva. De par mes absences répétées pour retrouver Vell et combattre l'avancée des démons dans les terres, je n'avais que trop peu suivit le cours des choses... En étions nous arrivés la? J'observais alors, à la fois terrifiée et fascinée. Et le pire arrivea... L'ile s'écrasa sur Elament, l'ancienne beauté, ravagée par les démons subit un nouvel et dernier assaut, menée par ses enfants eux même, les Elémentalistes. Figée à l'idée que Vell ait pu se trouver à cet instant dans la cité, je regardais une nouvelle bataille débuter, les bras ballants. Puis mes yeux s'ouvrirent de stupeur et l'état de ce qui restait de notre belle cité me donna la nausée. Elament la sombre, Elament la corrompu. Partout régnait l'odeur de la mort, de l'esclavagisme. Des corps tombaient autours de moi, alliés, ennemis... Enfin je repris mes esprits et mon allégeance se porta une fois encore à mon peuple, je fis alors appel à toute ma puissance pour clairsemer les rangs ennemis, cherchant au passage la présence de Vell, sans résultat.

Cette fois, la bataille fut vite menée et les pertes du côté des démons furent énormes. Terrorisés, le peu restant prirent la fuite. Nous avions vaincus, nous étions rentrés chez nous. Mais partout ou nos yeux se posaient il ne restait que débris et destruction. Une gloire ternie et souillée, par les démons, mais aussi par notre faute, Elémentalistes, enfant de cette cité. Nous l'avions reconquis mais à quel prix? Après nous être parjurés dans la haine et la vengeance, nous venions de détruire ce qui, pour beaucoup d'entre nous, était notre seul foyer. Et avec l'ile c'était la sépulture de notre enfant qui avait était détruite. Le choc a était rude, mais après toute les épreuves traversée, j'ai décidé de garder foi en la vie et en l'espoir. Ce qui a été détruit peut être reconstruit, nous sommes en vie et même si notre foyer est en cendre, nous sommes chez nous...

Je posais mes yeux sur ce qui m'entourait et je voyais de la peur ainsi que de la solitude. Cela faisait alors plus de 200 ans que je vivais à Elament, pouvais je rester sans rien faire? La cité, ces habitants, tous avaient besoin d'aide. Il fallait que certaines personnes veillent. Aussi, lors de la mise en place d'une milice, je décidais tout naturellement de proposer mon aide. On me chargea alors du titre de "Chef" de la milice. A l'intérieur comme à l'extérieur de la ville, le chaos ambiant est affolant... Et pour ne rien simplifier, les éléments semblent même se rebeller contre nous à l'extérieur de la cité... Je ne fut pas vraiment surprise lorsque nous apprîmes que la magie était devenue un outil dangereux à l'extérieur de la ville. A mes yeux, nous avions fauté. Le don des Dieux... nous l'avions utilisés pour la vengeance, pour la cruauté, pour la haine. Et pour finir nous avions détruit notre refuge, bouleversant ainsi une magie ancestrale. Il va falloir apprendre à vivre autrement et nous racheter je crois, j'espère voir l'école rouvrir et Elament retrouver sa splendeur d'autrefois. Je ferrais tout ce qui est en mon pouvoir pour."


D'un geste vif, la Teleri posa sa plume et fit sécher l'encre. Elle leva la tête, regardant autours d'elle. Assise contre des débris qui avait du être un pan de mur auparavant, elle regardait la vie de la cité reprendre. Voila, elle avait fait ce qu'elle devait, elle pouvait reprendre ses activités à présent, elle ferma le livre et le glissa dans sa sacoche de cuir élimé. Se redressant, elle s'étira, réajusta sa sacoche ainsi que la dague à sa ceinture. Ses yeux se portèrent vers l'extérieur de la cité, légèrement mélancolique, elle se demanda si Vell allait bien... Elle craignait qu'il n'ai été tué lors de la reconquête de la cité...

*Pourtant je sens en moi qu'il est la, quelque part*

Certains démons étaient retournés dans les enfers à ce que l'on disait et la Teleri avait bon espoir que Vell ait pu s'échapper de la cité et soit aussi en sécurité que l'on pouvait l'être la bas...

Elle esquissa un léger sourire, persuadée de la retrouver bientôt, étira ses bras puis jeta un oeil sur la reconstruction de la ville... Oui il y avait beaucoup à faire. Mais le courage et la détermination ne manquait pas. Ils pouvaient le faire...

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