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 De sang et de lait [PV]

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MessageVen 30 Jan 2009 - 15:03

L'Enceinte des Plaisirs était un lieu à part dans les Enfers, c'était le seul endroit à posséder cette atmosphère lourde et sombre, ces relents de luxure mêlés d'un soupçon de barbarie. Un endroit idéal en somme. Poslan avait traversé le Marché des Lueurs pour parvenir devant l'arche rouge aux grigris macabres. Tout ce monde rassemblé dans la caverne lumineuse mettait toujours le Drewoor mal à l'aise. Ce n'était pas de la crainte, mais il trouvait le fond sonore et odorant trop disparate. Pour un être habitué à l'extérieur, aux grands espaces, ce n'était pas un lieu confortable. Quoi qu'il en soit, il avait traversé le marché avec calme, résigné à passer par là pour atteindre sa destination. Le fait d'être un Chevalier démoniaque faisait que beaucoup de marchands tentaient d'attirer son attention, pensant par son biais s'attirer une clientèle plus haut placée que les démons moyens habituels. Raté. Poslan n'avait besoin de rien qui se trouvait sur les étalages et il progressait sans dévier ses regards de son but.

Les deux colosses de l'arche rouge laissèrent passer le cavalier sans moufter et le Drewoor arriva dans l'Enceinte. Il y avait peu de monde, ça n'en était que plus appréciable, même si cette caverne n'était jamais vraiment vide. Il fallait dire que la nuit était tombée dehors, et beaucoup de démons en avaient profité pour quitter les Enfers, à la recherche de ce qu'ils ne pouvaient trouver qu'à l'air libre. Ou en tout cas de ce qui était gratuit là bas, comme une victime, une proie... La grande estrade aux quatre pilonnes était vide, et le duo cheval/homme la traversa, toutes attentions dirigées vers son but. Il ne s'agissait pas d'un débit de boissons, ou d'un lieu pour assouvir ses besoins sexuels, mais plutôt d'un lieu de détente, le seul endroit où il pourrait, en toute sécurité, délasser son corps humain si fragile, mis à l'épreuve par la rudesse des éléments de l'hiver. Il fallait dire que si sa forme animale était capable de s'adapter à un peu tous les milieux, sa fourrure l'isolant du froid, du vent et des souillures diverses, la peau fragile de l'humain, sous son armure métallique, était mise à mal par le temps. Surtout maintenant que les frimas étaient installés, il appréciait de pouvoir en prendre un peu soin. Et il avait un établissement de prédilection pour ça.

Le Drewoor avait monté plusieurs marches, arrivant à mi-hauteur d'amphithéâtre, et il dut mettre pied à terre pour passer sous la porte de l'établissement. Une Matel, toujours la même, gardait l'entrée, et elle le laissa passer avec un hochement de tête. Le Chevalier était un habitué, même si ses visites se faisaient rares, et il venait toujours à ces heures là où les piscines privées étaient libres. Un couloir s'offrait à lui, brut, taillé dans la pierre, et à droite et à gauche il y avait de nombreuses portes. Poslan alla jusqu'au bout et choisit la dernière à droite, son habituelle. Le cheval dut baisser la tête pour passer, et l'homme referma la porte derrière eux. Après un coup d'œil pour vérifier qu'il n'y avait personne, l'humain, plus habile de ses doigts, entreprit de délester les deux corps des différents vêtements et pièces d'armures qu'ils trimballaient toujours...

La pièce était grande, étonnamment raffinée tout en restant fonctionnelle et sobre. Si le couloir brut taillé à même la roche faisait un peu barbare, cette pièce là était le reflet de la bonne position hiérarchique des démons qui l'utilisaient. Car n'importe qui ne rentrait pas dans cet établissement. Les pierres au sol et sur les murs étaient de la même couleur rouge sombre que l'amphithéâtre de l'Enceinte, mais on les avait polies pour les rendre le plus lisse possible. Leur surface renvoyait la lumière des délicats globes de verre pendus au plafond. La pièce était rectangulaire, sur deux niveaux. On entrait d'abord dans un petit sas qui se terminait par des escaliers vers la partie la plus grande. Au milieu de cette zone là on avait creusé une fosse, rectangulaire elle aussi, de profondeur variable et des marches avaient été créées pour y accéder. On ne pouvait voir le fond de la fosse puisqu'elle était remplie d'un étrange liquide opaque d'une teinte de rose très pâle au dessus duquel flottaient quelques fumeroles. Il fallait dire que "Les Bains de la Mère" étaient réputés pour leurs piscines remplies de liquides variés, et Poslan avait un faible pour celle ci, remplie d'un mélange (assez macabre, certes) de lait et de sang. Ces deux liquides étaient produits par les Bains eux mêmes, et le cheptel composé d'humanoïdes uniquement était assez grand pour remplir la fosse à ras bord... En bon Drewoor, Poslan redoutait l'eau, mais ce liquide là, même si il avait rechigné à y entrer au départ, était ce qu'il connaissait de plus efficace pour recharger ses batteries et détendre ses articulations roides.

Une fois débarrassé de tout métal ou tissu, les deux parties de la créature démoniaque se dirigèrent vers la fosse. Si le cheval n'y mit que les sabots, se contentant d'y boire de tout son saoul, l'homme, lui s'immergea jusqu'à la taille dans la piscine opaque. Le liquide était chaud mais pas trop, assez épais pour ne pas ressembler à de l'eau, mais assez fluide pour glisser en gouttes fines entre les doigts. Il fit quelques pas dans le sens de la pente, s'immergeant jusqu'aux épaules. Le fait d'être dans la piscine détendait les muscles de ses jambes trop longtemps contraints par sa position de cavalier qu'il gardait 90% du temps. Pouvoir se laisser flotter était un délice. Ses longs cheveux formaient comme une toile arachnéenne autour de lui. Prenant sa respiration, l'homme mit la tête sous l'eau, disparaissant complètement dans le liquide rosâtre. Le cheval, lui, n'avait pas bougé. Les naseaux au ras de la surface, il aspirait lentement des gorgées du fluide au rythme de son souffle animal.
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Sybaris
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MessageVen 30 Jan 2009 - 22:07

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Au moins deux jours c'était bien écoulés depuis qu'elle avait quitté les enfers pour une petite balade en forêt à la recherche de son repas. Elle n'aimait pas spécialement la nature, mais elle ne la dérangeait pas et quand on est une démone des plaisirs il faut ce qu'il faut. Les habitants de la cité n'étaient pas tous crétins au point de venir dans les terres désolées qui bordaient les enfers, pour nourrir les démons.
Elle était allé déambuler dans le coeur de la forêt Darke et c'était faite aborder par un étrange hybride phoenix. C'était flagrant que leur rencontre n'avait pas été uniquement le fruit du hasard, mais ce n'est pas aux vieilles démones que l'on apprend à faire la grimasse. Ca sentait le traquenard, le chasseur de prime ou quelque chose dans le même genre. Mais rapidement les choses avaient tournés en sa faveur. Lorsque la nuit était tombée elle l'avait fait sien. Cet étrange créature avait eu pour effet de lui redonner un peu de sa puissance, une infime quantité mais elle l'avait senti couler dans son ventre, remontant dans ses veines. Il est vrai que les succubes avaient une étrange manière de se nourrir.
Elle l'avait suivie au petit jour jusqu'à la Lagune où il l'enferma dans une geôle sombre et humide. Ho bien sur elle n'avait pas attendu longtemps pour voir le commanditaire de sa capture, qui faut signaler, avait été faite sans la moindre résistance. Il s'agissait d'une sorte de chien étrange, avec un démon ailé. Elle n'en savait pas plus de toute façon ils étaient amenés à se rencontrer de nouveau. Après tout, ne lui avaient ils pas proposés de lui offrir la place de la haute reine?
Ce n'était pas tombé dans l'oreille d'une sourdre, cela dit elle n'était pas tout à fait stupide pour accepter sans en savoir un peu plus sur les desseins de son compère.

Quoi qu'il en soit ce soir elle était de retour, elle laissait aux autres habitants des enfers le soin de sortir se nourrir. Elle, elle l'avait déjà fait dans l'après midi en revenant ici.
Ce dont elle rêvait était un bon bain et quoi de mieux de que ceux de l'Enceinte des Plaisirs?
Cet endroit n'avait pas changé toujours aussi bruyant et fréquenté. C'était un lieu qu'elle affectionnait particulièrement. On y retrouvait l'ambiance caractéristique des enfers. Sombre lourd, parfois glauque, étouffante, le vice, le luxe se sentait ici, c'était des odeurs familières pour Sybaris. Les parfums se mêlaient les uns aux autres pour créer une senteur qui vous prenait à la gorge, il était possible pourtant de s'en accommoder, il suffisait pour ça de regarder les vendeurs et autres démons qui se trouvaient ici. Parmi ces gens bons nombres étaient des clients à la Confidente Infernal et elle avait toujours le meilleur des accueils lorsqu'elle foulait le sol de cet endroit si particulier. Espéraient ils récupérer leur dû en sang ou en pièce d'elamentias avec lesquelles ils s'offraient ses services? Si c'était le cas, ils se mettaient le doigt dans l'oeil jusqu'à la rondelle, sans vouloir être vulgaire.

De nouveau elle se trouvait devant les colosses gardant l'arche carmin. Elle leur adressa un sourire et un signe de la main, alors qu'elle glissait félinement entre eux pour continuer son chemin. Leur regard ne la quitta pas jusqu'à ce qu'elle soit hors de leur champ de vision. Ils devaient sans doute se demander si leur choix était le bon, devaient ils vraiment la laisser passer ou non? Pourtant jamais une fois ils ne l'avaient arrêté, jamais une fois ils ne s'étaient montrer agressif pour sa personne. N'était elle pas Haute Courtisane des enfers? Bien sûr que si! C'était sans doute la raison pour laquelle elle avait accès à cet endroit si délectable. Plus elle s'approchait de l'édifice plus elle se sentait guillerette. Enfin elle allait pouvoir prendre son bain temps et temps désiré. L'impression désagréable de sentir le sous bois lui levait quelque peut le coeur, c'est pourquoi elle pressa un peu le pas, sans pour autant se mettre à marcher rapidement.

L'amphithéâtre ou du moins un bâtiment qui y ressemblait ne lui avait jamais parue aussi beau. Quelques colonnades ornées de runes et de gravures, elle gravit rapidement les marches pour arriver à la porte de l'établissement thermale. À l'entrer la Matel, créature étrange et mystérieuse. Elles apparaissaient comme ça sans compter qu'elles ne donnaient naissance cas des femmes. Leur anatomie était également des plus étrange, c'était une des rare créature qui dérangeait quelques peu la succube.
Elles se regardèrent toutes deux. Une rousse insolente sur un visage de prédatrice au regard azuré, l'autre roux cuivré au visage d'ange parsemé de tache de rousseur. Un simple signe de tête en guise de salut, signe qu'on elle lui rendit. Sybaris fut l'objet d'une inspection minutieuse, malgré cela au bout de quelques minutes qui lui parurent interminable elle eut l'autorisation d'entrer. Ce n'était pourtant pas la première fois qu'elle venait ici, mais à croire que toutes d'eux ne s'aimaient pas vraiment.

Devant elle, un couloir des plus sommaire aux pierres apparentes, un peu partout des portes menant à diverses salles. Elle savait où elle allait, elle savait où se trouvait la porte qu'elle cherchait. Il n'y avait pas trente-six milles salles comme celle ci. Elle n'en connaissait qu'une et elle était là. Arrivée au bout du couloir, sa main se posa sur la poignée du battant de droite.
D'un petit pas elle pénétra en ce lieu sans le moindre problème. Elle n'était pas très grande, ni très petite, juste à la bonne taille debout ou à genoux. D'une tape du bout du pied elle referma la porte derrière elle. Personne ne semblait être venu ici parfait, enfin elle n'avait rien remarqué trop occuper à retirer ses linges. Elle retira le ruban de sa robe et le laissa tomber au sol. La salle était raffinée comparée au couloir plus spartiate. Un lieu pour "la haute" du domaine infernal. Elle se tapait quand même le culot de venir barboter et détendre ses muscles ici. Elle n'avait vraiment aucun mais alors vraiment aucun scrupule. Cet endroit était harmonieux, la pierre avait été polie et rendu, si bien qu'elles scintillaient de leur plus bel éclat cramoisi que celle du bâtiment qu'on pouvait voir depuis l'extérieur. L'éclairage donnait une touche plus intime et personnel ici. D'un pas léger elle descendit les quelques marches les yeux plissées savourant son plaisir de se prélasser dans ce bassin.

Sa joie se stoppa net quand sa peau entra en contact avec le sol froid, voir glacial. Les bras écartés arrêter net dans le geste qu'elle faisait pour retirer sa robe, les yeux grands ouvert, stupéfaite de voir un cheval devant bain de lait et de sang. Il semblait entrain de boire ce mélange, il est vrai que cette couleur rosé pouvaient en surprendre plus d'un quand on ne si attendait pas. Mais le lait des femmes retenues ici et leur sang étaient réputés pour leurs vertus nutritives et apaisantes pour la peau. Après où étaient les victimes elle ne le savait pas et plus les cadavres "morts" ce n'était pas vraiment son truc. Encore un cadavre "vivant" elle ne voyait aucun problème, mais son alimentation était loin d'être nécrophage. Elle préférait les êtres comme ses petits élamentiens, ça allait très bien ça en amuse bouche. Quoi qu'il en soit, elle était stupéfaite devant cet étalon ébène.

*Un canasson ici? C'est quoi ça une nouvelle race de démons?*

Elle n'avait pas fait de bruit, non pas qu'elle voulait être discrète mais elle n'avait juste pas fait de bruit et puis pieds nues ce n'était pas difficile, pourtant elle vit les oreilles de animal frémir lorsque le son du tissu glissant au sol se fit entendre. Il n'y a pas c'était une belle bête. Les plaies sur son corps était ravissante tout comme la parure de clou qui était incrusté dans ses sabots. Un démon sans doute, l'air était si froid, qu'elle ne chercha pas à aller à sa rencontre ou autre, avec grâce en quelques bons elle entra dans ce liquide opaque mais fluide pour s'éloigner de cet créature étrange.
Elle avait de "l'eau jusqu'au pubis, puis allant de plus en plus loin, sa poitrine se vit recouvert par cette matière. Elle ne voulait qu'un coin tranquille où elle pourrait se reposer.
Elle n'avait pas remarqué les affaires de Polsan, encore moins sa présence dans le bassin. Elle était appuyée contre la roche les yeux mi clos soupirant de bien être et de contentement. Quoi de mieux pour se détendre totalement.. En économisant le maximum de mouvement elle retira son aiguille qu'elle déposa sur le rebord et laissa tomber en cascade sa chevelure flamboyante.

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MessageLun 2 Fév 2009 - 13:12

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Un bruit de pas légers et d'une porte qu'on actionne attira l'attention de Poslan alors que sa part humaine venait à peine de mettre la tête sous la surface du liquide. C'était un pas léger, certainement pas celui d'une créature imposante, plutôt celui d'un être de taille raisonnable. Le rythme était léger, un pas de femme? Etais-ce une des Matel qui gérait les bains? Poslan ne s'inquiétait pas outre mesure, quoi que ce soit qui soit entré, il saurait gérer sa présence, même si se savoir dérangé était quelquepeu désagréable. Le bruit d'une étoffe légère qui tombe au sol et les oreilles du cheval se tournèrent encore vers l'entrée. Ah, il ne s'agissait pas que de quelqu'un de passage. Alors qui? Cette personne là envisageait elle de prendre un bain? Pourtant ses affaires posées sur le côté montraient que cette pièce n'était pas vide.

Le cheval continuait à boire, mais il vit du coin de l'œil la silhouette d'une femme descendre les marches. De là où il était installé, sa vue n'était gênée que par une touffe de crinière, aussi eut il le loisir de la détailler. Rousse, les yeux verts, oreilles pointues. Plutôt belle femme et des vêtements de qualité. N'étais-ce pas une succube? Il lui semblait l'avoir déjà entrevue. Etre le Messager des Enfers avait ses avantages, et surtout celui d'en connaître pas mal sur l'organisation interne du royaume. La tête de la majorité des courtisans ne lui était pas inconnue... Et cette succube là en faisait partie. Sous la surface, son corps humain retenait toujours sa respiration, yeux fermés et muscles immobiles, il se laissait porter dans le liquide opaque, choisissant de ne pas refaire surface tant que ses poumons n'étaient pas sur le bord de l'explosion.

Comme tous les Drewar, les deux corps de Poslan étaient séparés, indépendants, mais fusionnels. Peut être encore plus que les autres, chevaliers démoniaques, qui étaient des "reconstitués", Poslan était un Drewoor pur, il n'avait jamais été séparé, et cela se ressentait sur son mental. Très instinctif, c'était dans son corps animal que se trouvait la majorité de son intelligence ainsi que la grande partie de ses besoins primaires : manger, boire, dormir... et son être en entier profitait de l’énergie produite par ce qu’ingurgitait le cheval. Ce même corps abritait la source de son pouvoir magique, et le froid ne provenait que de lui. Son corps humain, lui, possédait des capacités plus spécifiques, surtout basées sur la communication et la relation envers les autres. Il ne se nourrissait presque jamais à travers ce corps, ne l'exposait pas aux coups, par contre il était la marionnette si peu expressive qu'il présentait au monde, le masque obligatoire qu'il devait porter pour communiquer. C'était également dans son corps d'homme que se concentraient les instincts de la reproduction. Assurer la pérennité de la race, quand un Drewoor cheval mâle rencontrait, par exemple, un Drewoor femelle serpent, aurait été bien difficile si leurs parties humaines n'avaient pas eu de rôle à jouer là dedans.

La succube avait continué son chemin et pénétrait dans la piscine, s'immergeant rapidement jusqu'à la taille puis jusqu'aux épaules. Poslan-cheval avait redressé la tête, du liquide dégoulinant de ses naseaux. Il observait la jeune femme tout en léchant sur ses babines le reste de lait et de sang. Sa langue, noire, épaisse, longue et bifide, n'avait rien à voir avec celle d'un cheval normal. La jeune femme venait de s'adosser au rebord, et profitait de ce moment de détente, se débarrassant de son pic à cheveux... Poslan-homme se mit à bouger, gardant les yeux fermés dans le liquide à travers duquel il n'aurait de toute façon rien vu. Ses yeux d'animal le guidaient. Doucement, pour ne pas faire de vagues et révéler sa présence, il s'approcha de l'intruse qui troublait son moment de détente...

Ses deux bras se refermèrent au niveau des cuisses de la demoiselle et il appuya des jambes sur le bord afin de l'en éloigner. Il ne voulait pas non plus quelle s'assomme sur la margelle en pierre dure... Son poids aidant, il plongea la jeune femme entièrement sous la surface, la faisant tourner pour qu'elle soit vers le fond, et lui au dessus. Dans ce fluide, on ne voyait pas où se trouvaient le haut et le bas, elle serait certainement désorientée. Son visage était à la hauteur de ses hanches, aussi il s'autorisa à la pincer, mordant avec assez peu de forces pour ne pas la faire saigner, son instinct animal lui ayant ordonné ce geste quelquepeu bestial. Puis avec un coup de reins, il la lâcha et s'échappa, glissant sur le côté et s'éloignant rapidement vers l'autre côté du bassin, le plus profond. Si le corps humain faisait tout cela à l'aveuglette, le corps animal arrivait à déterminer sa position avec les vagues.

La tête humaine émergea de la surface et prit une grande et salvatrice inspiration. Ses cheveux, teintés par le liquide, étaient plaqués sur son visage, ne lui dégageant pas même un œil. Encore une fois, c'était sa vision animale qui analyserait la situation pour deux.
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Sybaris
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MessageLun 2 Fév 2009 - 21:21

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Elle était bien, ses muscles avaient commencés à se relâcher. Les tentions disparaissaient doucement, partant des trapèzes supérieurs, moyens, puis inférieurs, passant par les deltoïdes courant sur les triceps, pour partir par les muscles extenseurs des avants bras. Cela dit tout son dos se détendit, les grands et petits ronds, les infra-épineux et rhomboïdes sans oublier les grands dorsaux ainsi que les lombaires. Elle sentait les noeuds se défaire doucement. Elle était vraiment bien dans son cocon de douceur. Même le cheval qui l'observait elle avait réussi à en faire abstraction. Ses cheveux autour d'elle formait une toile arachnide.

Elle était bien loin de se douter de ce qui se trouvait dans ce bassin, et encore plus loin de comprendre que le cheval était une partie de cet être dissimulé êtres envahisseurs.
Combien de temps avait elle rêvé d'un bon bain comme ça.
S'il était possible de faire entrer des animaux, la prochaine fois, elle viendrait avec sa petite manticore. Une créature adorable obéissant à tout ordre donner par sa mère, sa maîtresse, sa dominante. De doux clapotis du liquide contre la paroi la berçait doucement. Elle avait relâché sa garde. Que pouvait elle craindre d'un animal à l'endroit aussi profond que celui où elle se trouvait. Elle ne vit pas non plus les légères, très légères ondulations de l'eau, puisqu'elle avait fermé ses beaux yeux vert-azuré.

D'un coup ce fut le choc. Deux bras enserrèrent les cuisses de la succube. Elle écarquilla de grand yeux, aussi grand que ceux si pouvaient être fins à leur habitude. Sa bouche c'était entrouverte pour émettre un petit cri de surprise avant de se refermer sur une bouffée d'air se voyant happée dans les profondeurs du bain. Ca c'était passé si vite, elle n'avait pas eu le temps de réagir. On l'aurait attaqué pour la tuer, elle serait déjà morte à l'heure qu'il était.
Elle se traita intérieurement d'idiote, il ne fallait jamais relâcher sa vigilance et sa méfiance.
Mais quelle était la créature qui venait de l'attraper ? Ca se comportait de bras humanoïdes au toucher de sa peau ressentait, après ça pouvait être bon nombre de choses.
Elle fut changé de position sans doute pour qu'elle se noie au fond du bassin. Il était impossible dans cette opacité de percevoir la surface du sol. Mais dans cette perspective, il était simple pour elle de deviner qu'elle descendait. Quelque chose la frôla au niveau des hanches, à peu près la même sensation que ses cheveux contre sa peau, donc cette bestiole n'était pas chauve puis

*Aiiiiieuuuh*

Elle venait de se faire pincer, enfin mordiller. Non pas qu'elle n'aimait pas mais ça surprenait se genre de ... geste alors qu'on vous coule. Un jeune démon qui voulait jouer ?
Si c'était le cas Tâta Sybaris allait lui apprendre bon nombre de jeu. Une impulsion de la part de son agresseur et elle fut libre, continuant de glisser vers le bas. Elle ne chercha pas à remonter. Du moins pas tout de suite. Elle nagea même jusqu'au fond, arriver en bas, en appuyant fort sur ses jambes, la pression lui redonna de la puissance et de la force pour remonter à la surface.
Là, elle ouvrit grand la bouche pour prendre une inspiration conséquente. Le liquide rosé lui arrivait au niveau du dessus de la poitrine la où elle était ressortit. Les mains en dehors de l'eau, les cheveux collés, sur un côté de son visage, "l'eau" qui dégoulinait, les yeux fermer pour l'instant. Elle secoua ses fines et graciles menottes pour retirer le plus possible de mélange sans et lait, avant de s'essuyer d'une main le visage, histoire de pouvoir à nouveau voir.
Elle ouvrit un oeil encore un peu englué par cette substance, alors que sa langue faisait comme le cheval quelques minutes auparavant. Ce qu'elle eut devant les yeux la laissa sans voix.
Un ... truc .... oui il n'y avait pas d'autre mot, qui était un peu plus loin d'elle. C'était ça qui l'avait attrapé ?
Elle était septique, mais la bienséance voulait qu'elle présente ses excuses. C'était sans doute la chose propriétaire du canasson.


"-Hum, pardonnez moi si je vous ai dérangé, je ne pensais pas voir quelqu'un autre à part ce cheval."

Voilà c'était chose faite, mais qu'on ne compte pas sur elle, pour sortir. Le bassin était bien assez grand. Mais une question trottait dans sa tête; pourquoi l'avoir mordillé?

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MessageMar 3 Fév 2009 - 15:34

La jeune femme ne s'était pas débattue, elle n'avait pas cherché à se libérer, ou ne serais-ce qu'à griffer la créature invisible qui l'avait attirée au fond du bassin. Ca aurait pourtant été une réaction tout à fait normale et compréhensible : dans les Enfers, on ne pouvait jurer de rien, et parfois, même la p'tite bête tentait de croquer la grosse. Si un quelconque carnassier avait décidé de s'installer dans la fosse, au chaud, il aurait été bien difficile de déceler sa présence dans le liquide opaque. Mais cette éventualité était quand même faible : les Matels prenaient grand soin d'entretenir convenablement leur établissement. Quoi qu'il en soit, la tête de la jeune femme n'émergea pas tout de suite après qu'il l'eut laché, et les yeux de sa part animale scrutaient la surface, à la recherche de la moindre petite vaguelette qu'elle aurait produite en cherchant à se venger de son agresseur. Mais non, la succube réapparaissait. Trempée, un peu essoufflée, mais pas en colère. Etrange, il aurait plutôt pensé que ça l'aurait mise d'une humeur de dogue...

Devant elle, la tête de sa part humaine émergeait à peine, masse informe engluée de liquide, sachant qu'il ne sortait que jusqu'à la pointe du menton. C'était vrai que vu de l'extérieur, ça n'avait pas vraiment de forme. Ses cheveux collaient à son visage, c'était une sorte de protubérance chevelue... Pas très présentable. Ca ne démontait pas la Succube, qui se mit à parler au "truc", posément, humblement. Elle avait remis la fierté exacerbée de pimbêche de la plupart des succubes au placard, et ça n'en était que plus appréciable. Personne d'autre que ce cheval?

"Mais il n'y a bien personne d'autre."

La voix était sortie de sa bouche humaine, de la gorge de "truc", donc. Ce n'était pas une voix désagréable à entendre, grave, à peine rauque. Et son ton était posé, mesuré... Un peu plat en fait. Poslan aimait bien mettre la logique de ses interlocuteurs à mal avec ce paradoxe que les drewoors représentaient : une seule entité, 2 corps. Il n'y avait bien qu'une seule personne dans la pièce, il n'y avait qu'un seul drewoor. Mais deux corps, certes... Tout dépendait de comment on interprétait sa phrase, elle pouvait avoir raison, comme avoir tort. Ah, les bonheurs de la rhétorique...

Poslan commençait à en avoir assez de ne voir la scène que d'un seul point de vue, celui de l'animal. Il avait pris l'habitude de voir sous plusieurs angles, aussi il était temps de ressembler sa part humaine à autre chose que "truc". Là où il était, il n'avait pas pied, mais il lui suffisait de se rapprocher un peu du bord. Faisant deux brasses vers la zone moins profonde, il s'approchait en même temps de la Succube, qui restait quand même hors de portée, et enfin, il était là où il fallait. Poslan-homme posa ses pieds sur le fond du bassin, se redressant sur ses jambes roides à force de rester dans la même position. Le liquide le portait, faisait enfin travailler ses muscles trop souvent bloqués. Ses épaules sortirent du liquide jusqu'à mi poitrine. Il avait déjà plus allure humaine. Puis sa main droite de leva et il écarta le rideau de cheveux longs de son visage, faisant basculer les mèches lourdes et mouillées derrière sa tête.

Ah, enfin, la double vision. De trois quart dos de la part du cheval, de face de la part de l'homme, leurs regards braqués ne laissaient échapper aucun détail visible du corps de la Succube. Le cheval gardait aussi à l'oeil le pic à cheveux qu'elle avait déposé sur la margelle, au cas où... Si il devait faire quelques pas en urgence pour poser son sabot dessus, et protéger sa si fragile (tout est relatif) apparence humaine, il était prêt. Comme d'habitude, son corps animal resta muet alors que son corps humain se mettait à parler.

"Je ne pensais pas que les Matels laisseraient entrer quelqu'un d'autre dans cette salle. Il y en a d'autres, qui étaient certainement vides, mais certes moins attrayantes. Enfin, une haute courtisane a sans nul doute un rang assez élevé pour ce bassin là."

Oui, il savait quel était le rang de la démone. Elle, par contre, savait elle qui il était? Pas certain. Ses séjours en Enfers étaient toujours brefs. Il ne restait que le temps nécessaire aux fins et départs de mission. Son univers à lui, c'était l'extérieur, le grand air. Cette dame là, par contre, était plus du genre Beauté de Salon...
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Sybaris
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MessageMar 3 Fév 2009 - 19:04

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Alors cette chose pouvait parler, et quel voix, rien que ça suffit à donner une bouffé de chaleur à la succube. Voilà ce qui arrivait quand on la taquinait et lui parlait après avec une voix suave, grave voir légèrement rauque. Il semblait calme et réfléchit.

*Il n'y a que le cheval donc Oo hum? Dois-y avoir un truc là...*


"-Si j'ai bien comprit il y a deux être mais une entité ? C'est un phénomène peu courant et sujet à de bon mal de tête."

Il commençait a se mouvoir, en quelques brasse il se rapprochait de la succube bien que la distance qui les séparaient étant encore importante. Voila il avait pied et le haut de son corps sortit de l'eau jusqu'à mi poitrine, ses mains écartèrent le rideau de cheveux, les rejetant en arrière, dévoila un visage agréable à regarder et sûrement à toucher.

Son regard se posa sur le cheval celui ci devait sans doute la surveillé depuis son entrer elle suivit le regard de l'équidé jusqu'à son pic à cheveux. Elle esquissa un sourire. Elle n'était pas folle. Les seuls êtres qui étaient deux et un en même temps étaient la garde rapprochée des Haut Souverains. Être une confidente et avoir les oreilles qui trenait un peu partout était un avantage. On pouvait comparer les actes de la demoiselle à ceux d'un espion et pour cause elle avait pratiquement les mêmes procéder.


Spoiler:
 

"Moins attrayantes c'est le mot juste. Mmm me voilà démasqué, disons que j'aime prendre soin de moi. Je suis une habituer en quelque sort. Et vous ne seriez vous pas un des membres de la garde rapproché de mon seigneur ? "

Elle prit son menton dans sa main caressant du bout des doigts ses lèvres signe qu'elle réfléchissait.
C'est dommage elle n'avait pas son calepin elle était persuadée d'avoir entendu parler d'un drewoor cheval, tout comme un avec un corps étrange de chien toujours suivit d'un ailé, celui là correspondait plus à celui qui l'avait ouvert dans la lagune et une femelle lupus également. Elle avait noté les prénom dans son carnet. Mais comme ça de tête deux nom lui revenait à l'esprit.


"Il me semble avoir entendu parler d'un messager monter sur son cheval. J'hésite mais je dirais messire Polsan par déduction. Vu que j'ai déjà rencontré l'un d'entre vous et que d'après les informations que je détiens la dernière et une femme / femelle."

Deux gardes en l'espace de peu de temps, quelle rencontre fortuite. Il se pourrait qu'un jour ce beau mâle soit à son service. Cet idée lui plaisait assez. Mais pour ça il fallait qu'elle accède au trône. Qu'il ne si trompe pas, Sybaris n'était pas comme toutes les autres succubes, elle était bien plus ambitieuse, fourbe que les autres et bien plus vieille. Elle avait déjà connu bon nombre de chose et en plus de 330 ans elle avait apprit que la vanité et fierté ne servait à rien dans se monde si ce n'est à écourté son espérance de vie.
En revanche lui savait qu'elle était la Haute Courtisane, il devait sans doute connaître son prénom. Elle avança lentement vers le bord du bassin et prit doucement son pic à cheveux, ses mouvement étaient lent pour le rassurer, l'humain comme le cheval. D'un geste circulaire elle releva sa chevelure en chignon dégageant ainsi son cou et son visage.


"-C'est agréable de voir correctement enfin. "

Elle était maintenant plus proche de Polsan cheval et le froid ce faisait à nouveau sentir. Il ne lui fallut que peu de temps pour s'en éloigner et reprendre une distance respectable avec l'animal, mais pour ce qui est de l'homme elle ne l'avait plus en visuel et ne savait pas si il avait bouger ou pas.

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MessageMar 10 Fév 2009 - 15:55

Poslan avait laissé la Succube extrapoler sur son énigme rhétorique, et elle avait immédiatement visé juste, prouvant qu'elle avait un minimum de culture sur les races démoniaques. Les Drewar étaient plus ou moins une race courante, mais surtout comptaient dans leurs rangs des personnages qu'une Haute Courtisane avait toutes les chances d'avoir déjà vus : des Chevaliers Démoniaques. Que trois Drewar aient accédé à ce poste, sachant que les places étaient limitées et chères, cela faisait pour leur race une assez bonne publicité. Inoÿ et Swa étaient tout de même différents de lui. Ils étaient recomposés alors que lui était un "modèle d'origine". Mais qu'importe, ils restaient des Drewar, des êtres uniques en deux parties.

La jeune femme avait bien saisi le manège de son corps animal, qui observait, ou plutôt gardait à l'œil, la seule pseudo arme qu'elle avait à peu près à portée de main. Elle en sourit. Elle semblait à l'aise, nullement agacée de se savoir surveillée. Malgré la petite agression potache dont elle avait été victime, elle conservait son calme, affichait même de l'amusement. Un autre démon de son rang aurait fait un scandale. C'était une courtisane de qualité alors : elle savait contenir ses émotions, rester aimable et souriante... disponible, quels que soient ses états d'âmes. Pas étonnant qu'elle appartienne au clan du Trône...

En songeant au royal piédestal, le Chevalier eut une pensée pour Celenya. Cette dernière était en place depuis plusieurs jours déjà, et son intronisation était maintenant connue, ferme et claire, suivant les décisions du symbole du pouvoir. Lui même se retrouvait sous ses ordres, même si il trouvait cela paradoxalement gênant. Et il semblait aussi qu'il n'était pas le seul. Même dans le cercle des dix Chevaliers Démoniaques, ça jasait pas mal. D'autant plus que selon les dires de la Nouvelle Reine, elle ne serait pas seule sur le Trône... Un royaume bicéphale, drôle d'idée, connaissant les démons, c'était le mieux pour créer la zizanie.

Les deux têtes du Drewoor oscillèrent en même temps, alors qu'il chassait de son esprit ces pensées vagabondes. Il y aurait un temps pour penser à cela, mais pour le moment il était dans un bain chaud avec une charmante créature. La Succube continuait de parler et de toute évidence elle connaissait son identité. Le menton dans la main, elle prenait une pose réfléchie un peu exagérée, soulignant sa recherche par cette mimique un peu trop forcée pour être naturelle. Quoi que... Poslan n'était pas la plus expressive des créatures, alors les gestes dans ce genre lui semblaient toujours forcés...

Malgré l'immobilité habituelle de ses traits, le visage humain de Poslan afficha une très légère surprise quand elle cita son nom, avoua avoir déjà rencontré Swa, et... une femelle? Un petit ricanement sortit de sa gorge. Non, Inoÿ n'était pas une femelle, enfin, pas totalement. Son corps humain de substitution l'était, mais le réceptacle de son intelligence, son corps animal, était celui d'un mâle. De ce fait, Poslan ne l'avait jamais considéré comme autre chose qu'UN Drewoor, même si sa partie humaine était attachante à sa façon... Bah, autant laisser la Succube dans cette croyance. Elle n'aura qu'à éclaircir ce point d'elle même le jour où elle rencontrera le Chevalier Démoniaque aux deux sexes.

Alors qu'il songeait à ceci, la courtisane s'était rapprochée du bord, sous le regard attentif du cheval. Ses gestes étaient lents, elle se savait observée et jaugée, ses intentions scrutées pour prévenir tout geste malheureux. Elle avait tourné le dos à son corps humain, se rapprochant de la cavale, et elle prit d'immenses précautions pour relever sa crinière rousse. L'animal n'avait pas bougé, la laissant ramasser son pic à cheveux. C'était à son autre partie de s'occuper de ce cas à présent.

Une main blanche mais aux phalanges écorchées par les pièces d'armures de ses gants de métal saisit doucement le pic, entre le pouce et l'index. Il ne tira pas dessus de suite, prenant la pose pour laisser à Sybaris le temps de comprendre le geste. Il n'aimait pas voir une démone avec une arme sur elle si proche de sa dépouille humaine dévêtue. Poslan homme aurait peut être pu se défendre d'elle, mais il avait son instinct pour lui, et cette voix très forte de prédaté dans son crâne qui lui disait qu'être prévenant ne coûtait rien, après tout... La principale caractéristique de Poslan était sa rapidité étonnante, et son déplacement n’avait même pas immédiatement créé de vagues à la surface du fluide. Il avait fendu le liquide et les ondulations de lait et de sang qui auraient dû le précéder n'arrivaient que maintenant à leur hauteur, caressant leurs dos. Son torse n'était qu'à une longueur d'avant bras du dos de la Succube.

"Je préfèrerai que vous vous débarrassiez de cet instrument... Mademoiselle Sybaris."

Il tira dessus, laissant la crinière rousse retomber à nouveau sur les épaules de la jeune femme. Elle voulait les retenir ? Elle se ferait une tresse. Oui, il savait son nom. Elle était de son clan, de la caste des dirigeants aussi, et lui était un messager. Pour tout dire, il avait mit quelques minutes à s'en souvenir, mais c'était revenu. C'était bien son prénom, il en était certain. Sa main qui tenait le pic s'élevait au dessus de la jeune femme, et à profondeur de bac égale, la taille de Poslan était bien supérieure à celle de la courtisane. A part si elle savait sauter haut, elle ne l'atteindrait pas. C'était puéril comme petit jeu...

"Si vous le faisiez tomber dans cette fosse, l'opacité du liquide ne vous permettrait pas de le retrouver facilement."

La belle excuse. Il se fichait qu'elle le perde, et peut être s'en fichait elle aussi. Il voulait surtout qu'elle éloigne son arme... Paranoïa quand tu nous tiens... Ses doigts jouaient avec le stylet, feignant de le laisser tomber... Et puis d'un geste vif du bras, il l'envoya voler au loin. On avait pas l'impression que le geste était aussi fort parceque les pupilles n'auraient pas pu suivre son poignet, mais le stylet avait été projeté avec assez de force pour aller se planter dans une des colonnes de la pièce avec un bruit mat. Il n'était pas coincé à mort, n'empêche qu'il avait fissuré la fine dalle de marbre qu'il avait transpercé, en projetant des petits éclats au sol. Maintenant qu'il avait les mains libres, Poslan mourrait d'envie de plonger ses doigts dans les cheveux roux, de les enrouler, de les faire glisser sur ses paumes... Lui même aimait bien jouer avec ses propres crinières : la noire, et la blonde. Mais... Senno Ekto Gamat. Une sorte de retenue instinctive l'empêchait encore à s'abaisser à cette forme de familiarité... Son visage toujours impassible, il fixait des yeux l’amas de mèches orangées.
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MessageMar 10 Fév 2009 - 21:10

Alors qu'elle avait remit son pic dans ses cheveux elle sentit une présence derrière elle, une main posée sur cette accessoire qui lui permettait de mettre en place ses cheveux. Elle mit quelques secondes à réalisé qu'il s'agissait de l'homme dans le bain avec elle. Comment pouvait il être si près d'elle, le liquide dans lequel elle était n'avait pas oscillé d'un pouce. Sa stupeur se lisait sur son visage puisqu'étonné. Elle avait les sourcils un peu plus haut, les yeux à l'affût du moindre geste mouvement l'entourant. Alors qu'elle était entrain de faire cette remarque, elle sentit les ondes caresser son dos nu.
Etait il aussi rapide que cela? Il ne devait pas être bien loin d'elle pour ainsi avoir poser sa main sur son aiguille d'argent finement ciselée.


Spoiler:
 

Encore cette voix. Une nouvelle bouffé de chaleur partie du bas de ses reins pour remonté teinté très légèrement ses joues. Il avait un bel organe. Grave, légèrement rauque. La manière qu'il avait de formulé ses phrases...Tiens d'ailleurs elle avait vu juste, il connaissait son prénom. Elle était toujours de dos, n'avait pas bougé, son regard était rivé sur l'animal alors que sur ses lèvres un sourire s'étira doucement effaçant la stupeur de l'acte. Elle sentit l'action, les doigts enserrer d'avantage l'objet qui doucement se voyait délogé de son emplacement. Alors que ses cheveux commençait a retomber sur ses épaules elle se retourna pour faire face à l'humain. Son regarde se posa déjà sur la moitié du torse qu'elle voyait avant de lever ses yeux vert-azuré vers le visage de Polsan. Il était bien plus grand qu'elle et la dépassait largement. Mais qu'avait ils tous avec son pic à cheveux?
A l'origine ce n'était pas une arme, elle avait ses griffes et son corps pour se défendre c'était amplement suffisant.


"-Vous connaissez mon prénom? Vous m'en voyez flatté. Je ne pensais pas qu'une personne aussi important que vous retiendrait le prénom d'une simple courtisane"

Simple courtisane était totalement faut, puisqu'elle était l'oreille attentive des enfers et le bouche à oreilles fonctionnait bien pour ses affaires. Il avait élevé l'objet au dessus de Sybaris et l'agitait. Un jeu un peu puéril pour un garde du corps du Trône. Mais qu'importe elle était joueuse et c'était toujours une bonne excuse pour effacer un peu de distance entre eux.

Spoiler:
 

Elle n'en doutait pas et fit mine de s'intéresser à son pic à cheveux. Elle essaya de l'attraper déjà comme ça, puis posa une main sur le torse de Polsan les yeux toujours sur ce qu'il tenait dans la main elle avait ainsi prit appui sur lui pour se sortir un peu plus de l'eau, jusqu'au début des côtés mais retomba bien vite gracieusement dans le liquide. D'ailleurs son pic alla se nicher non sans une certaine dégradation d'un pilier. Bah qu'importe elle en avait d'autre, ce n'était pas un bien unique en soit. Cet "homme" semblait bien plus rapide et puissant qu'il n'y paressait. Alors qu'elle regardait la fissure elle n'avait pas retirer sa main du torse de drewoor. En réalité ce n'est pas qu'elle le faisait exprès ou autre, c'est juste que la chaleur qu'avait suscité se contact avait disparut et qu'elle ni faisait plus attention. La même chose que lorsque vous garder la même position, ou lorsque vous êtes concentrer sur quelque chose de bien précis.
Elle réalisa en quelques secondes qu'elle était toujours "attacher" à lui et retira soudainement ça main.


"Je vous demande pardon, je n'aurais sans doute pas du..."

Son regard se porta une dernière fois sur son pic avant qu'un nouveau sourire s'affiche sur ses lèvres pulpeuses.

"Pas grave j'ai son petit frère dans mes appartements"

Elle reporta toute son attention sur se Chevalier Démoniaque. Elle ne savait pas si elle devait être plus entreprenante, le laisser faire. Ce genre de personne assez inexpressif n'était pas vraiment son lot habituel. La plus part des démons et autres créatures avait des tempéraments plus expressif. Certains étaient passifs et ça se lisait sur leurs visage, d'autre aimait la dominance et la plus part du temps il était du genre survolté. De par sa nature, Sybaris tirait sur la deuxième catégorie bien qu'elle ne soit pas toute noir, ou toute blanche mais en nuance de gris.
Elle était mutine, joueuse et extrêmement ambitieuse. Ce n'est pas un vulgaire "serpent" qui allait la terrifié. De plus l'un des chevaliers chaotique désirait l'asseoir sur le trône. Ils étaient peut-être plusieurs à ne pas apprécié cette reine d'opérette.
Elle n'avait pas reculé, ni avancer plus que la distance qu'elle avait brisé entre eux. Mais chassé le naturel et il revient au galop, elle avait beau essayé d'être sage, c'était contre sa nature.


"-Vous semblez tendu messire, aimeriez vous un massage du dos, histoire de détendre vos muscle sans doute endolorie par votre position... cavalière. Après tout, je peut mettre mes talents au profit des gardes du corps du trône. "

Si il attendait une proposition de sa part c'était chose faite. Après tout il n'avait plus grand chose à craindre d'elle vu qu'elle n'était plus armée enfin s'en doute pour lui.
Ses armes étaient ses ongles, mais pas que ça, surtout ses phéromones qu'elle ne contrôlaient qu'instinctivement.

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MessageLun 16 Fév 2009 - 13:16

Citation :
"Je ne pensais pas qu'une personne aussi importante que vous retiendrait le prénom d'une simple courtisane"

Le cheval émit un petit renâclement amusé. Ah, ces courtisanes, ça se complaisait à user et abuser de la flatterie. Ca marchait certainement sur pas mal de monde, mais Poslan y était peu sensible. Il n'était pas un Chevalier Démoniaque Alpha, n'était pas le plus fort d'entre eux et connaissait ses faiblesses. Il ne se considérait pas comme un être surpuissant, après tout, son rôle n'avait jamais été d'être en première ligne. Son visage humain restait quand à lui impassible, le pic toujours au bout des doigts alors qu'elle tentait de l'attraper, mais une décharge lui parcourut le dos, et surtout le ventre lorsqu'elle posa la main sur lui. Le pic venait de voler, se plantant dans le mur, mais ses yeux d'hommes oscillaient entre le visage de la Succube et cette main chaude en contact avec son épiderme. Certains désirs s'éveillaient au fond de lui...

La jeune femme gardait sa main contre lui, et il savourait ce contact. Ca n'était pas si souvent que quelqu'un pouvait le voir sans son armure, encore moins jusqu'à oser le contact. Non, ça n'était pas la première femelle qu'il fréquentait, mais jamais ça avait été le cas dans une situation comme celle là. Lorsqu'elle retira sa main, vivement elle se pensait être en train de commettre une faute, il en ressentit un violent sentiment de frustration. Elle regarda encore une fois son pic à cheveux, alors que c'était devenu la moindre des préoccupations de Poslan. Il s'en fichait complètement de savoir qu'elle en avait d'autres, maintenant. Sybaris semblait avoir comprit son trouble, ou pas... En tout cas elle fixait maintenant sa partie humaine qui restait immobile, seuls ses yeux gris parcouraient ses traits, détaillaient son cou gracile, ses épaules fines...

De son côté le corps du cheval se mit à marcher, faisant claquer ses fers sur le marbre, et monta les quelques marches menant à l'avant salle. Il se mit dans le passage, s'arrêtant en haut des marches, là ou il verrait au cas où elle tenterait un sale coup, mais où il pourrait aussi empêcher les petits plaisantins de rentrer les déranger. Oui, par déduction, il empêchait aussi la Succube de filer en se postant là... Son intellect animal s'occuperait de surveiller la zone, de subvenir à son besoin quasi obsessionnel de sécurité, le corps humain, lui, pourrait se tourner vers d'autres préoccupations. Ainsi, il se prévenait aussi d'un autre danger potentiel : les charmes chimiques de la Succube. Avec son corps pensant, du moins celui qui abritait la plus grande partie de sa conscience, loin de la scène, il était moins exposé aux réactions inconsidérées qu'auraient pu lui faire faire les phéromones de la demoiselle.

Poslan homme ne répondit pas lorsqu'elle lui proposa un massage, mais braqua son regard dans les yeux verts de la Succube. Ce qu'elle lui proposait était bien alléchant. Au delà du massage, Poslan envisageait une autre possibilité. Après tout, les "talents" d'une haute courtisane ne s'arrêtaient certainement pas aux simples gratouillis dans le dos. Sa main droite se leva, sortant de sous la surface du liquide, et s'approcha, doucement pour ne pas la faire reculer, de la démone. Ses doigts entrèrent en contact avec les boucles cuivrées de cette chevelure qui attirait son regard depuis plusieurs minutes. Son index s'enroula dans les mèches, il fit glisser sa paume dans la crinière, l'enfonça dans l’amas de fils de soie rousse, caressant la nuque gracile...

Ses doigts se refermèrent, empoignant les mèches au dessus de la nuque de la jeune femme. Rabaissant son bras, il la força à pencher sa tête en arrière, lui faisant lever le menton. Poslan n'était pas le plus expressif des démons, il semblait toujours trop calme, presque trop sérieux, mais c'était tout de même un mâle, et il appréciait de pouvoir prendre le contrôle des évènements qui l'arrangeaient. Il ne laisserait pas le choix à Sybaris d'accepter ou de refuser la danse. Elle était venue, elle était restée malgré l'avertissement qu'avait été sa morsure. Si elle hurlait (sait-on jamais...) on ne viendrait quand même pas les déranger, les Matels ne se seraient pas permis d'intervenir. Et si un plaisantin, un quelconque preux gentilhomme (même si ça ne courait pas les cavernes en Enfer) se ramenait, le corps de cheval le ferait déguerpir sans tarder...

Même si il doutait qu'elle cherche réellement à fuir ([hrp]NdlA : ah, les hommes et leurs certitudes... :p[/hrp]), il craignait tout de même un peu qu'elle se rebiffe violemment, par exemple en griffant sa peau fragile avec ses jolis ongles délicats mais acérés, mais il s'arrangerait dans ce cas là pour la rendre plus docile. Par la force ou par la magie, au choix. Il plia le bras, la faisant se rapprocher de lui alors que lui même faisait un pas vers elle. Son corps collé contre le sien, elle ne manquerait pas de se rendre compte du trouble qu'il ressentait, de l'envie qui l'assaillait... Il se pencha ensuite en avant et de ses lèvres, et de ses dents, il se mit à "dévorer" avec avidité les lèvres délicates et pulpeuses de sa camarade de jeu...
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MessageLun 16 Fév 2009 - 16:22

Les oreilles de la démone frémirent au son de sabot ferrés martelant le sol marbré. Au bruit il s'éloignait et allait vers la porte. Que faisait il ? voulait il prévenir en cas d'intrusion pour leur laisser une intimité? Voulait il lui couper toute retraite? Si c'était la deuxième solution il se trompait lourdement. Jamais une succube quelque qu'elle soit fuirait la lutte qui se présageait avec un si bel adversaire.
Alors que ses oreilles frémissaient subtilement elle n'avait pas décrocher son regard de ses iris grises. Il avait quelque chose de fascinant. Quand à elle, elle semblait être sujet à un examen poussé, cela dit, ça ne la dérangeait absolument pas. Attirer le regard était un des principaux très de caractère de sa race.

Dans cette immensité glaciale qu'était les yeux de son comparse elle arrivait à y voir un certain trouble, mais à y lire ça c'était une autre paire de manche. En était elle la cause, si oui elle en était plus que flatté. Les chevaliers chaotiques n'étaient ils pas réputés pour être imperméable à toutes choses? Qu'importe c'était un homme, elle une femme fallait il plus de raison pour laisser plané une atmosphère tiède, tendu mais agréable, énigmatique et voluptueuse.
Sa proposition de massage ne reçu commune réponse. Pourtant à la manière dont il avait de la regarder elle ne s'en sentait pas offenser, au contraire il devait avoir d'autres idée qu'un massage du dos. Peut-être préférait il un intégral?
Cette pensée lui arracha un sourire taquin. Il est vrai qu'elle avait une palette de talents, n'était elle pas une haute courtisane des enfers et succube de surcroît?
Bien sur que si, c'est la raison pour laquelle, elle avait cette place. La perversion est un talent qu'il faut tout le temps entretenir, sans avoir peur d'y ajouter une once d'imagination et être totalement ouverte.... à toutes propositions sans oublier la nouveauté.

La main droite de cet "homme" sortit doucement du sang et du lait pour venir s'enrouler autour des quelques boucles rouquines de sa chevelure. Ce geste eu pour effet de faire penché délicatement la tête de Sybaris sur le côté pour apprécier d'avantager ce contact implicite puisque par direct avec sa peau. Il enroulait son index autour des mèches rebelles avant de la glisser dans cette cascade enflammée pour arriver près de sa nuque qu'il caressa. Lorsque soudain la prise se raffermissait sur les cheveux à la basse de sa peau, il rabaissa rapidement son bras qui fit automatiquement penché sa tête en arrière, elle n'avait pas le choix que de subir son bon vouloir pour le moment. Le geste en lui même l'avait surprise puis qu'il paraissait relativement calme. Conclusion: Polsan était un dominant la joute allait être amusante, elle n'aimait pas spécialement jouer la soumission sauf si elle le lisait dans les yeux de son partenaire, de plus elle partait du principe qu'avoir une poupée qui se plie à vos désir sans la moindre protestation devait être frustrant. Sa ne devait ressembler qu'as un tas de viande. Aucune émotion, aucune initiative rien.... elle aurait été un homme elle se serait embêter ferme. Mais pour le moment elle se tenait sage, le laissant aller au bout de sa manoeuvre. Si il voulait la faire crié ce n'était pas assez, en revanche elle avait lâcher un petit hoquet de surprise qui avait terminer dans un soupire infime.

Pourquoi fuir alors que sa soirée semblait prendre une tournure des plus agréable. Elle aimait les défis et cet homme en était un. Maintenant toujours sa prise l'obligeant à avoir le menton relever, elle le regardait dans les yeux. Aucune peur, juste de l'amusement et de la curiosité pour ce qui allait suivre. De son autre bras qu'il passa dans le creux de ses reins il l'obligea à se rapprocher de lui, il avait également fait un pas pour rompre la distance. Maintenant leur corps se touchaient, sa poitrine aplatit contre le torse musculeux de ce cavalier. Elle pouvait sentir tout le trouble qu'elle avait fait naître en lui.
Il se pencha sur elle et s'empara de ses lèvres avec avidité que ce soit avec les siennes ou avec ses dents. Qu'il la morde, qu'il la caresse, qu'il l'aime autant qu'il allait sans doute la détesté, ça lui était totalement égale, du moment qu'il la désir. Elle répondit avec fouge à ses baisers cruels, alors que ses mains qui jusqu'alors étaient resté sages, effleurèrent les jambes de Polsan, remontant le long de ses hanches, de ses flancs, pour venir enserré son dos, et lui rendre la pareilles, en jouant avec quelques mèches presque blanches qui coulaient le long de son dos puissant. De par cette étreinte elle l'obligea à se serrer plus contre elle.
Son pied menu, remontait doucement contre le tibia du drewoor. Le contact en était que plus agréable grâce à ce fluide rendu doux en raison du lait, dans lequel ils baignaient tout deux.


*Il est trop tard pour reculer cher messager... je vais te soulager de tes troubles et te rendre la sérénité... Un moment de plénitude dans cette agitation infernal...*

Elle ne connaissait rien de mieux que ce jeu subtile et brutal pour oublier ses problèmes, faire le vide et retrouver une certaine paix et un esprit apaiser. A chaque fois elle se sentait ragaillardit.

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MessageLun 9 Mar 2009 - 14:54

Poslan était connu parmi ses semblables pour être quelqu'un de calme. Trop calme diraient certains. Il n'était pas prompt à s'enflammer dans les débats qui jetaient normalement le trouble dans l'assemblée des chevaliers démoniaques. C'était souvent lui qui était le garde fou. Le bruit et la fureur n'étaient pas dans ses habitudes, il préférait la réflexion, quitte à se taire, à ne parler qu'à bon escient. Lors de ses sorties hors des Enfers, il restait prudent, laissant toujours ses instincts de prédaté l'emporter sur ses coups de sang. Même lorsqu'il chassait il préférait le vite fait bien fait aux longues heures d'agonie. Mais il y avait des fois ou ce caractère taciturne laissait la place à une bête d'un tout autre genre. En Amours, il pouvait être beaucoup plus "démoniaque" que d'habitude, laissant ressortir ses plus bas instincts. Ce désir de contrôle égoïste était à l'opposé de son mutisme normal, et avait de quoi surprendre.

Si Poslan-homme semblait plus éveillé, plus conscient de la réalité, plus vivant encore que d'habitude, de son côté, le corps de cheval avait la tête basse, les yeux mi-clos, il semblait endormi. Dans ce genre d'occasions, la majorité de la conscience du Drewoor se reportait sur sa partie humaine, ne laissant dans son corps animal qu'un reliquat de conscience. Lui n'aurait pas à se mêler de ce qui se passait dans le bassin. Ca n'était que l'affaire des deux bipèdes.

Sybaris se tenait sage pour le moment, le laissant faire, ne cherchant pas à se dérober. De toute façon pourquoi une succube se serait elle retenue? Elle répondait avec autant de fougue que lui à ses assauts et ses mains encerclaient son dos, comme pour ne pas le laisser partir. Son pied menu remontait le long de la jambe du drewoor, invitation à la luxure de la peau contre la sienne. Et il ne se ferait pas prier. Prenant appui sur le fond du bassin, il déclencha une autre de ses accélérations subites, et elle se retrouva en une fraction de seconde le dos contre le bord de la piscine. Heureusement, il avait décéléré avant le contact, rendant celui ci juste un peu dur, sinon il aurait quasiment pu lui briser la colonne contre le rebord de pierre. Non, il n'allait pas casser son jouet si vite quand même.

Comme elle l'avait suggéré par sa gestuelle, Poslan saisit le genoux de la succube, le remontant au niveau de sa propre taille. Son autre bras autour des hanches de la jeune femme, il la porta afin de la hisser à sa hauteur. Elle était légère et le fluide qui les portait facilitait encore plus ses mouvements. Il ne disait rien, se contentait de braquer son regard sur toutes les courbes de ce joli corps qu'il avait dans les bras. Mais dans le fond de ses pupilles il n'y avait pas de tendresse, juste ce besoin d'assouvir ses envies. Maintenant qu'ils étaient là tous les deux, il comptait bien prendre son temps, mais dans la joute physique qui allait les opposer, il refusait de laisser sa place de dominant. C'était comme sa, sa nature de mâle ne laissait pas la place dans ce jeu à une autre volonté que la sienne pour lui imposer ses gestes. Elle pouvait toujours essayer de reprendre la main, leur tango n'en serait que plus intéressant, mais il ne se laisserait pas faire.


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MessageMer 11 Mar 2009 - 20:06

Il ne semblait pas refuser l'invitation parfait alors qu'elle allait remonter ses mains sur le haut de ses épaules musculeuses, il prit une impulsion sur le fond du bassin, utilisant la même chose que quelques minutes paravent. Il était si rapide.
Elle ouvrit les yeux d'étonnement avant de retrouver leur position initiale : mi clos.
Un regard de prédateur, aguicheur, remplie de promesse. Personne ne pouvait se trompé sur ce qu'il se passait dans ce bassin, c'était tout sauf de l'amour et de la tendresse. L'amour elle ne savait pas ce que c'était, quand à la tendresse c'était bien inutile de la feindre avec les démons, surtout ceux là qui avait une part bien plus animal qu'on aurait put le croire.
Elle, tout son être était un appel au viole, et plus encore quand elle laissait les phéromone la submergé totalement. Malgré tout elle était une "sang pur" et son côté masochiste n'en était que plus grand encore. Elle adorait le danger, si bien que la dominance de ce mâle serait éprouver à chaque seconde. Qu'il s'impose si il le pouvait, qu'il lui fasse mal, qu'il l'aime et la déteste aussi tôt pour mieux replonger dans ses abysses.

Il prit le genoux de la succube et le remonta aux niveaux des ses hanches. Il la souleva doucement ce qu'il lui permit de nouer ses pieds autour de la taille du Drewoor. Son regard était ce qu'elle aimait voir, rien d'autre qu'un besoin, une envie, une pulsion. Mais elle savait comment rendre un démon dépendant d'elle.
Et pas toujours en utilisant son contrôle. Alors qu'il jugeait sans doute de la qualité de la marchandise, c'est à dire, des rondeurs généreuses, des courbes fines et délicates, des pentes vertigineuses, une chevelure semblable à un feu de forêt et des yeux vert-azuré, d'une couleur assez difficile à décrire et malgré la pupille féline ils restaient terriblement envoûtants et plaisant à contempler.
Elle était l'incarnation de la luxure, du pêcher originel, celui de la chair.
Sybaris esquissa un sourire amuser, puis approcha sa main de son visage elle sortit la griffe de son petit doigt et s'entailla la langue juste assez pour faire couler le sang sur celle ci, puis le long de sa lèvre inférieur avant de l'embrasser fougueusement se penchant délicieusement sur lui, laissant ses mains courir sur son torse.
Elle prit d'ailleurs appui sur lui pour se conduire à cette "blessure" si délicieuse, se laissant glissé sur cette excroissance qu'elle avait réveillé. Ses joues se teintèrent d'un léger rouge quand elle fut parfaitement installée, mais son regard n'avait rien perdu de sa perversité. Elle passa ses bras autour du cou du mâle qui se voulait dominant. Elle aimé être libre de ses mouvements mais qu'importe si il voulait s'imposer à elle, il aurait du choisir une autre approche parmi toutes celles qui existait dans le livre de chevet de la succube.

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MessageVen 10 Avr 2009 - 10:17

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Dans la grande famille des Démons, les drewar faisaient partie de ceux qui étaient les plus instinctifs. De part leur côté animal, ils avaient leurs propres façons de penser et d’agir, plus sauvage. Poslan avait toujours écouté ses instincts, il avait trop longtemps vécu dehors pour s'être totalement approprié les manières de leur civilisation démoniaque. Alors pour ce qui était des raffinements des succubes... Dans les jeux de la chair, il savait ce qu'il voulait, avait ses idées et n'aimait pas en démordre. Bref, il aimait mener la danse, et fort heureusement (pour elle? Ou pour lui ?) Sybaris ne cherchait pas à le contredire. Un conflit de dominance n'aurait pas refroidi ses ardeurs, mais il n'en avait pas envie à ce moment là.

Il avait savouré avec délice les offrandes de sa partenaire, qu'elles soient de chair ou de sang, appréciant sa fougue et son expérience. Leurs jeux de hanches avaient occupé leur esprit, alors qu'ils baignaient encore tous deux dans la tiédeur du bain de lait et de sang. Poslan restait muet, ses yeux humains braqués sur le visage de Sybaris dont il aimait le rouge aux joues. La petite moue qu'elle faisait lorsque soupirs et gémissements faisaient vibrer ses cordes vocales le ravissait, comme un jeu, qui guidait ses mouvements. Ca n'était pas parcequ'il voulait avoir le dessus qu'il n'avait aucune considérations pour le plaisir de sa camarade de jeu!

Par chance, personne ne vint les déranger. Il fallait dire que la présence de Sybaris, déjà, dans une salle occupée par un Chevalier Démoniaque qui, fait connu, appréciait la tranquillité n'était pas totalement normale, alors les Matels n'allaient pas rabaisser leur attention une seconde fois. De toute façon, si un importun avait ouvert la porte, il se serait trouvé nez à nez avec le corps de cheval qui lui bloquait l'accès, en bon gardien de ses propres ébats.

Lorsque le temps fut venu, la pièce retomba dans le silence, la surface du liquide encore agitée par quelques ondes circulaires qui se rependaient dans tout le bassin. Le visage enfoui dans le cou de la succube, ses mèches presque blanches se mêlant au roux des siennes, il s'accordait quelques secondes d'immobilité, comme un repos salutaire après ces efforts. Et puis sans un dernier regard à la jeune femme, il se détacha d'elle. Calmement, il sortit de la piscine de lait et de sang, passant ses mains dans ses cheveux. Il était nu, mais qu'importe? En tout cas, il était délassé, et satisfait, et c'était bien les seules choses qui l'intéressaient.

Prenant une des grandes pièces de tissus que les Matels laissaient à disposition de leurs clients, il entreprit de consciencieusement débarrasser sa peau de toute humidité restante. Ses yeux d'homme ne regardaient plus la succube, son regard de cheval avait pris le relai, de loin, au cas ou. On ne pouvait jamais faire complètement confiance à un démon... Même après un rapprochement de ce genre. La serviette finit en boule au sol, tachée de rose pâle, la couleur du mélange dans lequel les amants occasionnels s'étaient prélassés, et puis les deux corps du drewoor se rejoignirent près des pièces d'armure qui n'attendaient que d'être remises à leur place. Le patient travail d'harnachement et de sanglage commença. C’était fastidieux, mais grâce à son habitude, cela ne prendrait que quelques minutes.
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Sybaris
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MessageMar 14 Avr 2009 - 21:03

Spoiler:
 

Polsan avait se côté bestial et sauvage qui plaisait tout particulièrement à la succube, quoi de mieux qu'une bête un mâle un vrai de vrai qui sais ce qu'il veux pour toucher du bout des doigts le ciel le plus doux qu'elle connaisse. Beaucoup de monde pensait que les succubes étaient raffinées... ils n'avaient pas trot mais dans le jeu des corps entre mêler il n'y avait pas de raffinement, juste un désir cuisant. Le Drewoor semblait savoir ce qu'il voulait, parfait elle n'en attendait pas moins d'un chevalier démoniaque, les premières secondes elle avait opposer une certaine résistance à sa domination, le laissant finalement prendre les reines, il s'agissait de pas froisser un démon qui pourrait toujours lui être utile plus tard ou même voir mieux la servir au nom du trône. Il menait la danse de main de maître, chaque mouvement était un supplice et une délivrance. Ses pas de deux étaient d'une sensualité mélanger à une sauvagerie sans nom. Il était vaillant et le peu d'énergie qu'elle prenait ne le fatiguait même pas, il ne le sentirait même pas. C'est une chose indolore, mais quitte à ce qu'il est la dominance autant qu'elle grignoté en même temps, de plus ça lui permettait de prolonger cet affrontement ainsi que d'encaisser les assauts cruel de Polsan.

Elle avait décider de s'offrir, tout son petit être était à la merci du cavalier, au moindre de ses caprices, aux moindres des ses envies. Son corps que se soit sa peau nacré ou le liquide au goût cuivré qui coulait dans ses veines, elle lui donnait tout. Elle lui communiquait son envie et lui faisait profiter de l'expérience qu'elle c'était forgé en plus de trois cent trente ans d'activité au sein des enfers. Après tout elle était sans doute bien plus vieille qu'une bonne partie des enfers. Personne ne savait les siècles qu'elle cumulait derrière elle, personne sauf peut-être une... et encore ce n'était qu'une supposition. Nombreux étaient ceux qui avait oublier son existence, elle la succube sceller, celle craint de ses soeurs, celle dont l'appétit de chair et de connaissance fut plus grand que ce qu'il était permit. Combien étaient ils à se rappeler de cette légende qui était venue un mythe. Un poignée sans doute quoi que rien n'était moins sur. Du haut des ses six cent soixante ans elle avait apprit bon nombre de chose. Quand le corps dort, l'esprit ne l'ai pas forcement. Le sang dit bon nombre de chose que les gens on oublier ou ne savent décrypter.
Les mouvements de bassin, les hanches qui s'active, les courbes qui se dessines, se dévoilent prenait une place des plus importante en cet instant dans l'esprit des deux protagoniste.
Lui restait muet, pas un mot, pas un gémissement, pas un soupire soit elle le ferait pour deux. Ses yeux braquer sur son corps semblant frêle, qui pourtant laissait dessiner une musculature parfaite, une poitrine généreuse, une taille fille et des hanches marqués, sans parler de ses jambes qui entouraient de temps en temps les hanches du chevalier, la grisait encore. C'était c'est sur son visage que la majorité du temps ses pupilles étaient braquées. Elle, elle avait les joues rougies par le plaisir offert. Si sur le visage de son partenaire on ne lisait aucune expression sur celui de Sybaris il y en avait autant qu'on en voulait.
Cette expression mi boudeuse mi importante sur son visage à chaque fois qu'un soupire ou qu'un gémissement franchissait la barrière de ses lèvres entrouvertes ou bien celle excise lorsque qu'elle rejetait en arrière sa chevelure flamboyante lorsqu'elle les piques de plaisir était plus intenses, c'était le combat des corps se livrant le plus dur des corps à corps qui faisait son quotidien. Polsan avait devant lui une experte en la matière. Sa voix était chaude, suave exquise lorsque qu'elle se faisait entendre dans un souffle court.
Elle laissait son partenaire guider ses mouvements elle faisait ce qu'il attendait d'elle, mais le le plaisir de ce jeu était visiblement partager des deux côtés.

Personne ne vint perturbé leur dur lutte et qu'importe si ça avait été le cas, elle n'aurait pas bouger, quoi que si peut -être pour tuer l'importun, à moins que le cheval ou le cavalier ne le fasse avant elle? Mais non personne n'avait pousser la lourde porte devant laquelle se tenait l'équidé. Une belle bête, mais elle ne s'en serait pas approcher plus que ça, le froid qu'il dégageait était nullement naturel et ce genre de pouvoir avait le dos de la déranger quelque peu.

Même les meilleurs choses on une fin, c'est pour ça qu'on les savoure autant lorsque ça se produit. Le messager avait fait preuve d'une grande endurance et de beaucoup de goût quand au choix de ses poses tactique. Elle n'était pas mécontente de l'avoir laisser guider leur progression... Rapidement le silence se fit dans la grande salle, juste le bruit de leurs respiration quelques peut essouffler. Le liquide dans lequel ils baignait se voyait encore agiter par quelques ondulation faite plus tôt.
Il avait enfouit son visage dans le cou de Sybaris, étrange agissements, elle ne c'était pas attendu du tout à ce moment de répit. C'était plutôt agréable elle entortillait doucement les quelques fines mèches blonde presque blanche de Polsan autour de son index, alors que son autre main était poser sur le haut de l'épaule de ce dernier. Puis il se dégagea et s'éloigna sans un regard. Et bah voilà, là sa ressemblait à un vrai démon méchant. Encore dans se mélange de lait et de sang elle regardait d'un air approbateur se corps avec lequel elle avait jouer sortir de "l'eau" et se sécher avant d'entreprendre de se rhabiller.
Elle leva un main et regarda le bout qui commençait à se flétrir signe qu'il était tant de sortir. Elle avait fait assez mumuse pour aujourd'hui ici.
Tout comme le cavalier elle prit un linge mi à disposition et se sécha rapidement. Prit sa robe et l'enfila, passant un pant sur l'autre, avant de fermer avec agilité le tout par un ruban. autant dire qu'elle était prête bien avant Polsan. D'un sourire amuser elle se permit un dernier geste familier mais pas sur l'humanoïde.
C'est en sortant juste avant de refermer la porte qu'elle donna une petite tape sur la croupe du cheval comme elle aurait passer la main au fesse à l'homme et sourit tout en refermant la porte sur un:


"-Jolie croupe"

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