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 "Hmmm, ca sent bon !"

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MessageMar 27 Jan 2009 - 21:19

May, suivie par Enayö, sautillait sur les pavés en chantonnant une chanson joyeuse parlant d'Halfelins, de Hoopaks et de sacoches pleines...
Elle cherchait une enseigne particulière parmi les boutiques et les auberges accueillantes, mais décida vite de se fier à son odorat. Fermant les yeux, elle reconnut l'odeur particulière du bâtiment qu'elle cherchait. Se faufilant parmi la foule nombreuse, elle en profita pour délester une femme richement vêtue de sa bourse aux fils dorés, tout en continuant de siffloter.
Les foules la rendaient euphorique. En effet, il était extrêmement simple pour elle de passer inaperçue avec sa petite taille, et elle pouvait ainsi sauver bon nombre d'objets de leurs possesseurs tyranniques sans se faire voir. Cependant, il lui revint à l'esprit qu'elle était aussi la guide d'Enayö. Dans ce cas de figure, sa petite taille était plutôt un inconvénient. Elle chuchota alors doucement à sa belette, qui se mit à voleter au dessus d'elle afin d'être sûre que son compagnon ne la perde pas de vue.
Ainsi assurée qu'il pourrait la suivre s'il le souhaitait, elle se faufila entre deux elfes pressés, et fit mine de tomber. Dans sa chute, sa main se posa alors malencontreusement à l'intérieur de la sacoche de l'un d'eux, et fit un rapide aller-retour entre celle-ci et la sienne. Avec un sourire d'excuse à l'elfe agacé, elle se releva et continua son chemin.
Quelques mètres plus loin, elle plongea la main dans son sac et en sortit une pierre couleur d'ambre enveloppée dans une fine étoffe. Bah, si elle n'avait aucune idée de la valeur de la pierre, le brocart qui l'enveloppait semblait être précieux. La Halfeline apprécia avec un sourire la douceur et les couleurs chatoyantes du tissu. S'arrêtant alors subitement, elle se retourna et regarda l'enseigne qui se trouvait face à elle. Elle était face au Palais des Palais, l'auberge qu'elle cherchait. Avec un sourire, elle constata que ses pas l'avaient guidée là sans qu'elle ait eu besoin de vraiment y penser.
May se délecta quelques instant de l'odeur alléchante qui émanait de la boulangerie qui y était accolée, puis chercha Enayö parmi la foule. Une fois qu'elle l'eût repéré, elle dissimula vite le tissu et la pierre qu'il enveloppait, et pointa l'enseigne avec un hochement de tête.

"Voilà, on est arrivés ! J'espère que tu n'as pas trop eu de mal à me suivre ! Allez, entrons ! Cette odeur me donne faim ..."

D'une tape amicale, elle le poussa à l'intérieur. Une fois entrés, elle se plaça face à lui, les mains sur les hanches, avec un air triomphant comme si elle était elle-même la bâtisseuse de l'auberge.

"Alors, qu'est ce que tu en penses ?"
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MessageLun 2 Fév 2009 - 17:14

Après avoir difficilement réussit à suivre May dans la foule, Enayö se retrouva dans une sorte d'auberge joliment décorée et à l'odeur plus qu'alléchante. Des souvenirs lointains refirent surface, l'odeur de cuisson lui rappelait des souvenirs de sa jeunesse, quand il aidait sa mère à préparer les commandes des clients de l'auberge familiale...
Il resta sur place, le regard perdu dans cette auberge, la tête pleine de flash de sa jeunesse perdu... Il ne remarqua pas May qui était fixé devant lui attendant une réponse à sa question... Il resta encore quelques secondes sans bouger, puis il se fit bousculé et reprit ses esprits.

Il chercha May du regard dans les individus devant lui, mais il ne la trouva pas, il se souvient que cette dernière était de petite taille et baissa la tête et la vit légèrement agacée.


"Excuse moi, j'avais l'esprit ailleurs. Cet endroit est très charmant, et l'odeur de la viande grillé m'a ouvert l'appétit. Allons donc à cette table."

Tout en parlant, Enayö faisait signe à l'aubergiste qui lui avait montré une table. Ils allèrent donc tout deux s'asseoir à la table. Une foi assis, Enayö passa sa main sur la table comme pour la caresser. La sensation du bois travailler sous sa main lui rappela encore des souvenirs. Ce n'était qu'une simple table en bois comme toutes les tables qu'il avait connu, mais cela faisait des années qu'Enayö n'avait pas touché et vu une simple table... Après quelque instant, il se redressa et regarda May...

"Désolé, je dois te paraitre bizarre mais j'ai été seul pas mal de temps, je retrouve la société... Tu veux quelque chose à boire ou à manger ? "
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MessageLun 23 Mar 2009 - 20:02

May, ayant suivi docilement Enayö à la table qu'on leur avait désignée, s'assit avec une moue de contentement. Elle était fatiguée et avait faim, et s'attabler dans cette auberge chaleureuse lui procurait un plaisir simple mais certain. Cependant, avant de se laisser aller, elle balaya lentement du regard la salle et dévisagea toutes les personnes présentes avec suspicion. A priori, il n'y avait aucune présence hostile. C'est seulement après avoir constaté cela qu'elle s'autorisa à se détendre, et elle émit un son qui pouvait être comparé à un roronnement de satisfaction.
Sa belette se posa alors sur le bord de la table, le poil se hérissant et montrant les dents au passage d'inconnus, comme si elle les mettait au défi de la mettre dehors. May, les coudes sur la table et le menton appuyé sur ses paumes, la regarda quelques secondes avec tendresse, puis détourna son regard vers Enayö. Il avait un regard vague depuis leur entrée, et semblait plongé dans ses pensées. Ainsi, quand il s'excusa, May rit.

"Aucun problème ! Je comprends l'effet que ca fait ... Mais quand même, pour quelle raison es-tu resté seul assez longtemps pour être troublé par le simple contact une table ?

Hum. C'est peut être trop indiscret, en fait."


May réfléchit à toute vitesse, et histoire de lui donner l'occasion de changer de sujet s'il le souhaitait, elle ne trouva rien de mieux que de sortir de sa sacoche sa plus récente trouvaille. Elle posa alors la pierre enveloppée de l'étoffe sur la table, mais regretta vite son geste. S'il lui demandait d'où celle-ci venait, que dirait-elle ? Contrairement à elle, les gens considéraient souvent ses actes comme des vols, et elle chercha vite une explication à fournir en cas de besoin. En ayant trouvé une, elle se recala sur sa chaise avec un peu plus d'assurance et se mit à caresser doucement la pierre. Elle avait au moins rattrapé sa bêtise : s'il décidait de ne pas parler de lui, elle venait de lui fournir l'occasion de changer de sujet. Il ne restait plus qu'à voir la réaction d'Enayö ... Avec un petit sourire, May cala a nouveau son menton dans les mains et le fixa, attentive. Comme c'était intéressant ! Essayerait-il oui ou non de détourner la conversation ?
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MessageMar 24 Mar 2009 - 16:16

Enäyo était intrigué par tous ce qui se passait autour de lui... Tous le monde autour de lui discutait, riait, criait, jouait le tout dans une bonne odeur de nourriture qui lui rappelait son enfance passée. Il était un peut déboussolé par tant de bouleversements si brusque. De plus la petite créature qu'il avait rencontré dès son arrivé lui paraissait jeune mais très maligne. Elle était souriante, comme beaucoup de gens dans la ici, Enäyo retrouvé enfin la société, retrouvé enfin la civilisation après tant de temps passé à errer dans la nature sans amis, sans repères, sans but... Mais il ne regrettait en rien, son passé, car après tout, c'est cela qui l'a forgé et endurcit. Pour ne pas paraitre désobligeant devant celle qui l'avait accueillit, il essaya de renflouer son passé au plus profond de lui même et de tout recommencer, de commencer une nouvelle vie...

Il se refusait de parler de son passé, après tout, ça ne devait pas vraiment intéresser May malgrès sa question, qui pour Enäyo était plus une formule de politesse qu'autre chose. Il se trompait peut être, mais ne la connaissant pas il décida de tout simplement éluder la question et de changer de sujet. May lui donna l'occasion de passer outre le résumé de sa vie en sortant et en posant quelque chose sur la table... Qui y avait il sous étoffe? Enäyo curieux de nature, commença à avancer sa patte vers ce que May venait de déposer. Mais à deux centimètres de l'objet, Enäyo eu ce qu'on pourrait appeler un sursaut de savoir vivre. Il recula très légèrement sa main, jeta un coup d'oeil rapide vers la belette de May puis la regarda...


Hum... Qu'est ce que c'est sous ce linge? Quelque chose que tu veux me montrer? J'ai une autre question à mes yeux plus important, comment fait on pour commander ici? C'est très probablement comme chez moi, mais dans le doute, je préfère demander...

Enäyo resta le regard figé sur May qui dégagé à ses yeux une certaine grâce. Mais malgrès tout, il restait sur ses gardes, on ne sait jamais les réelles intentions des personnes qu'on ne connait pas, ou alors très rarement... Elle ne lui faisait peur d'aucune façon, Enäyo était confiant s'il devait y avoir un combat singulier, mais cette petite créature lui paraissait maligne, très maligne; peut être même trop maligne... Ce qui dans un sens attiré Enäyo car il avait envie de savoir ce que May cachait, si ses craintes sont fondées ou si les années de solitude on l'ai fait devenir trop méfiant vis à vis des autres individus civilisés...
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MessageMer 25 Mar 2009 - 10:50

May avait regardé avec amusement les réactions successives qu'avait eu Enayö. Sa dérobade au sujet de son passé ne fit évidemment que faire bouillonner sa curiosité insatiable, mais elle prit sur elle et tenta de refouler les myriades de questions qui défilaient dans son esprit.
Elle fut cependant ravie de constater qu'il avait de la curiosité, ce qui était selon elle une qualité fondamentale chez les gens. Ainsi, lorsqu'il avança la patte vers son étoffe, elle ne fit aucun geste pour l'en empêcher, et sa belette se contenta de le regarder fixement, pour voir la suite des évènements. Ce qui surprit la Halfeline était qu'Enayö s'arrêta de lui-même, alors qu'il était visiblement intrigué par l'objet. May ne connaissait pas vraiment la notion de possession. Lorsqu'elle était intriguée par un objet, elle tentait tout simplement de s'en emparer. Ainsi, elle trouva extrêmement curieux qu'il se retienne de découvrir l'étoffe pour voir ce qui se cachait dessous. Elle nota alors dans un coin de sa tête cette réaction qu'elle ne comprenait pas, se rappelant de lui demander à l'occasion pourquoi il avait abandonné son geste. Mais cela n'était pas à l'ordre du jour.
Pour lui répondre, elle partit donc dans un de ses discours inutiles mais qu'elle aimait tant déclamer.

"Ben, pour commander quelque chose y'a plein de moyens !
Tu peux par exemple hurler "TAVERNIER ! A BOIRE !" en tapant la table du poing, mais pour cela il faut avoir la carrure d'un gros lourdaud, sinon ça marche pas vraiment Et tu risques de te faire aborder par un Troll qui se demande comment tu fais pour faire tant de bruit avec une si petite taille ... Quoique pour toi cela ne serait pas un problème.
Sinon, tu peux aussi aller suivre un serveur, lui tirer la manche avec des yeux larmoyants et lui dire que tu as faim. Mais dans ce cas-là, il faut avoir un air assez enfantin sinon on te prend juste pour un gros débile.
Autrement, tu peux aussi attendre qu'on vienne te demander ce que tu veux, mais vu le nombre de clients, j'dirais que tu risques d'attendre plutôt longtemps. Mais c'est approprié si tu as du temps et beaucoup de flemme.
Après, y'a un truc qui marche vachement bien ! Tu peux crier très fort et très aigu, et là tout le monde te demandera ce que tu veux pour que tu arrêtes. Mais bon, après tu n'es pas très bien vu par toute la salle, alors bon ...
Sinon, tu peux aussi héler - j'adore ce mot. Pas toi ? - une serveuse qui passe à côté. C'est la méthode la plus employée, quoique c'est aussi la moins originale ... Mais bon.
Fais comme tu veux !"


La Halfeline caressa pensivement sa belette, et sourit au souvenir de ses différents essais plus ou moins fructueux. Puis brusquement, passant du coq à l'âne, elle tendit la pierre enveloppée de l'étoffe vers Enayö.

"Dis moi ce que tu penses de ça. Tu crois que je pourrais en tirer un bon prix ?"
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MessageDim 3 Mai 2009 - 17:41

Enäyo trouvait amusante la petite créature qu'il avait rencontré dès son arrivée. Elle était joyeuse, paraissait insoucieuse... Cela faisait des années qu'il n'avait pas rencontré quelqu'un comme ça. Après ces années d'errance seul, cela lui réchauffer le coeur d'être tombé sur une personne comme elle. Cependant il était toujours légèrement méfiant, pour lui, quelqu'un ne pouvait pas être aussi accueillant sans espérer quelque chose... Mais Enäyo se disait que peut être il avait tord, que les gens étaient comme ça ici, tout un tas de questions tournoyaient dans sa tête.
Lorsque May prit la parole pour répondre à sa question, il eu un flash... Sa façon de s'exprimer, de ce lancer dans un long discours pouvant être résumé en une phrase, le refit tombé en enfance, lorsqu'il assisté à certaines pièces de théâtre joué par la compagnie du village... Il se reprit ses esprits rapidement...
Quand May eut finit de parler, il ouvrit la bouche pour lui répondre, mais elle ne lui laisse pas le temps de faire sortir le moindre son de sa bouche; qu'elle avait déjà enchainer sur quelque chose de totalement différent en lui montrant ce qui ce caché sous l'étoffe qu'elle avait sortie peut de temps auparavant... Enäyo découvrit une pierre semi précieuse, qui avec les lueurs des bougies de la taverne dégagé un éclat comme il en avait vu peut dans sa vie...


Et bien... J'ai rarement vu quelque chose comme ça, tu devrais la dissimulé, tu vas attiré la convoitise de beaucoup. Elle brille pas mal, tu peut en tirer un bon prix. Un très bon prix même.
Mais je n'y connais pas grande chose en pierre précieuse, alors je peut pas vraiment t'en dire plus...


Sur ces mots, Enäyo toucha la pierre du bout des doigts, et la renveloppa dans son étoffe. Une question démangé Enäyo, d'un côté cela ne le regardait pas, mais d'un autre il était intrigué... Il regarda May, lui fit un sourire et se lança...

Ne me répond pas si tu veux mais d'où vient cette pierre? Je veux dire, tu parais jeune, et ça me perturbe un peut de te voir avec quelque chose qui doit avoir une aussi grande valeur...
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MessageVen 29 Mai 2009 - 23:31

May perçut le trouble d'Enayö suite à sa longue déclamation, et se demanda avec orgueil s'il admirait ses qualités d'oratrice. Elle avait toujours été persuadée qu'un grand destin l'attendait, et que tôt ou tard elle serait reconnue à sa juste valeur pour ses talents. Oui, un jour on l'admirerait autant pour son habileté à crocheter des serrures - ce qu'elle considérait comme un art - que pour ses qualités de comédienne. Et voilà qu'enfin quelqu'un était sensible à ses paroles ! Elle se félicita d'avoir croisé sa route, alors que sa belette émettait un léger grognement de mise en garde.
Toute occupée à flatter son ego, la Halfeline n'entendit pas le début des paroles d'Enayö l'incitant à la prudence - notion étrangère à tout Halfelin. Cependant, elle se détacha de ses rêves de gloire lorsqu'elle l'entendit parler du prix qu'elle pouvait soutirer pour la pierre : Chaque chose en son temps. Pour le moment, sa priorité était de trouver comment se nourrir pour les jours qui allaient suivre, et la pierre pouvait l'y aider. Elle mit donc ses ambitions de côté pour donner toute son attention aux paroles de son interlocuteur.
Peut-être pourrait-elle en tirer un bon prix ?
Ainsi, May n'avait finalement pas perdu son temps à rendre service à cette pierre ! Son possesseur, un elfe grincheux, semblait réellement de mauvaise humeur à ce moment là. May avait simplement protégé la pauvre pierre de cette agressivité passagère.
En la revendant, l'argent que la Halfeline recevrait compenserait simplement le service qu'elle avait rendu à la pierre. Et si l'elfe tenait réellement à cette gemme, il pourrait facilement la retrouver au marché noir, une fois calmé. S'il ne la trouvait pas ... Ce serait donc qu'il n'était pas digne de l'avoir en sa possession ! Pure logique Halfeline.
Ainsi, quoi qu'il arrive la pierre serait heureuse. May sourit innocemment à la pensée de sa bonne action.
Elle regarda alors Enayö toucher la pierre pour ensuite la dissimuler. May ne comprit pas la raison de son geste, mais elle le laissa faire alors que sa belette tournait sur elle-même, affamée.
Elle fut alors déstabilisée par la question de son interlocuteur, mais dissimula sa surprise. Il était plutôt curieux celui-là ! May sourit à ce trait de caractère agréable, mais la belette grogna pour lui rappeler qu'il la mettait dans une situation difficile. En effet, elle appréciait Enayö, mais ne le connaissait que depuis peu. Pour gagner du temps, elle appela une serveuse et commanda deux assiettes du plat du jour. Sa belette, comprenant que de la nourriture allait sous peu être sur la table, couina de plaisir.
May réfléchit quelques instants. Devait-elle être franche avec lui ? Elle ne se souciait guère de la possibilité qu'il la dénonce : elle s'enfuirait alors par les toits comme toujours, et cela amènerait même un peu d'action. Ce qu'elle craignait en revanche, c'était la réaction d'Enayö lui-même. Allait-il la trouver méprisable, la considérer comme une vulgaire voleuse alors qu'elle agissait ainsi pour se nourrir ? Après réflexion, elle décida que si elle lui disait la vérité et qu'il révisait son jugement à la baisse, c'est qu'ils n'étaient de toute façon pas faits pour s'entendre. Elle prendrait donc congé poliment, tout simplement. May opta donc pour la franchise.

"Ban en fait, je ne la possède pas depuis plus de trois semaines mais seulement quelques heures, donc en théorie elle ne m'appartient pas. Elle était en fait à un elfe que nous avons croisé sur le chemin, et qui avait l'air plutôt énervé. J'ai permis à la pierre d'éviter de devoir subir la colère de son propriétaire. En échange, je gagnerai un peu d'argent en la revendant, et si l'elfe y tenait vraiment, il la retrouvera.
Je n'ai fait que rendre service à cette pierre, en somme."


Si besoin elle était prête, assise du côté de la porte d'entrée afin de s'enfuir plus facilement. May regarda alors Enayö droit dans les yeux et, curieuse, attendit sa réaction.
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MessageSam 6 Juin 2009 - 16:39

Enayö fronçât légèrement les sourcils, mais ne fut pas vraiment choqué, il avait lui même plusieurs fois voler pour continuer à vivre.

C'était pendant ses deux premières années d'errances, il était jeune et ne voulait absolument pas s'éloigner des villes. Il pensait que c'était la seule façon de survivre, que seule la richesse des villes pouvait l'aider à vivre. Il faisait pas mal de petits boulots ici et là, mais cela suffisait rarement, alors il volait de temps en temps pour subsister. Avant de s'éloigner définitivement des villes et de vagabonder dans la nature. Il en avait marre de l'ambiance et de la stupidité des gens, mais ce n'est pas ça qui l'avait fait quitter la civilisation. C'était les guerres incessantes et meurtrières que la civilisation commettait... Plusieurs fois, il se fit enroler de force dans les soldats de la défense de la ville, il tua des dizaines de personnes... Un jour il combattait pour l'un, l'autre jour pour l'autre. C'était un mercenaire en quelque sorte, mais en quelque sorte seulement, car il ne fut jamais payer pour ses faits d'armes. Mais il se fit bien malgrès lui une réputation de très bon guerrier, et à la fin, il devait s'infiltrer dans le camp ennemi et tuer les hautes personnalités afin de désorganiser les adversaires. Il ne se posa pas trop de question, il agissait point. Il aurait put faire de cet art son métier, mais il se sentait exclu, trop différent des autres... Sa réputation lui pesa et lui attira surtout des ennemis, qui cherchèrent à ce débarrasser de lui, à éliminer la menace qu'il représentait. Alors il décida de prendre congés de la civilisation, qui n'était en faite pas la sienne...

Après s'être égaré une nouvelle foi dans ses pensées, dans son passé, il repensa aux paroles de May... Il ne pouvait pas encore vraiment la jugé car il n'était pas tout blanc lui même. De plus, elle avait accueillit et avait était fort sympathique avec lui...


- Donc si je comprend bien, tu vol ? Pourquoi vol tu ? N'ai pas peur, je ne vais pas te balancer aux forces de l'ordre, après tout, c'est toi qui m'accueillit
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MessageVen 24 Juil 2009 - 23:04

May, le menton appuyé sur les mains et les coudes appuyés sur la table, observait Enayö qui, une fois de plus s'était égaré dans ses pensées.
Il était bien songeur, celui-là ! Elle sourit, mais le laissa se tirer lui-même de ses pensées, ne voulant pas le brusquer après sa révélation, quoique elle mourait d'impatience de voir ce qu'il allait finalement lui dire. Il ne semblait pas assez alarmé pour appeler qui que ce soit et la dénoncer, pour le moment du moins. Dans ce cas, allait il lui faire des reproches, ou bien la prendre en pitié comme cela arrivait parfois ?
La Halfeline n'avait jamais compris les élans de compassion qu'avaient parfois certaines personnes qui la voyaient voler, et ne la dénonçaient pas. Qu'y avait-il de si malheureux à vivre dans un éternel jeu ? Les règles étaient simples : elle devait voler pour vivre, et ne pas se faire prendre. Elle ne se lassait pas de guetter le moment où le marchand relâchait son attention de son étal, et adorait sentir son coeur battre plus vite lorsque elle devait se dissimuler face aux regards trop méfiants des passants qu'elle suivait. Et les poussées d'adrénaline qu'elle éprouvait lorsqu'elle passait à l'action et s'éloignait avec les fruits de ses larcins produisaient en elle une véritable euphorie. Ainsi, May ne parvenait pas à comprendre les regards compatissants. Elle était heureuse ainsi, pourquoi des inconnus se faisaient-ils du souci ?
May, qui s'attendait donc à soit des remontrances, soit à de la pitié, fut surprise lorsqu'Enayö lui posa tout simplement la question du "Pourquoi". Comment ca, "Pourquoi" ? Quelle question curieuse ! Personne ne voulait savoir cela, non, personne ne demandait jamais cela ! Déstabilisée, elle ne réussit pas à masquer son trouble. Il lui fallut quelques instants pour se remettre de sa surprise, et elle chercha ses mots. Pouvait-il comprendre l'impatience contenue qui la tenaillait lorsqu'elle serrait la main d'un inconnu, faisant doucement glisser la bague qu'il possédait ? La tension ressentie lorsqu'elle tendait doucement la main vers l'ouverture d'un sac d'un passant ? L'euphorie ressentie à chaque fois qu'elle s'éloignait tranquillement d'un étal, un objet dérobé caché dans les replis de ses manches ?
Alors, à la pensée de ces sensations qui la faisaient vivre, elle se mit à rire doucement, exprimant simplement sa complaisance. Relevant la tête elle dévisagea Enayö, très sérieux, qui lui assurait de ne pas la dénoncer. Pour la énième fois, elle pencha la tête sur le côté et sourit.

"C'est gentil de ne pas me dénoncer ! Bon je n'aurais pas été contre une petite course, mais c'aurait été dommage de ne pas avoir mangé avant."

Alors qu'elle parlait, une serveuse leur apporta justement deux assiettes fumantes et, à la vue de la viande et des légumes, May se demanda depuis combien de temps elle n'avait pas mangé de repas digne de ce nom, à table. Sa belette se précipita sur la viande, et se brûla le museau sur la nourriture brûlante. Elle couina, et se réfugia sous la table sans demander son reste. La Halfeline rit, et reporta son attention sur Enayö. Elle voulait essayer de répondre à sa question, mais elle qui d'habitude avait la langue bien trop pendue, ne trouvait alors pas les mots adéquats pour s'exprimer.

"Si je vole, eh bien c'est que ...
J'en ai besoin, et puis ...
Le noeud dans le ventre quand je suis sous tension.
La curiosité, se demander si je vais me faire attraper ou non ...
Aller jusqu'à la limite, faisant exprès de se faire remarquer parfois.
Le goût du risque.
... Et l'euphorie de la réussite !
J'aime.
Je crois que ... Je me sens plus vivante dans ces moments-là.

Pourquoi ? Et toi, comment fais-tu pour vivre ?"
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MessageVen 14 Aoû 2009 - 20:05

A la vue de l'arrivée des assiettes qu'ils avaient commandé, Enayö saliva et se lécha les babines; ses moustaches frétillaient à l'approche des plats, et lorsque la serveuse les déposa sur la table, il ne percuta pas, et ne la remercia même pas, il était trop hypnotisé par l'odeur des plats. Il allait enfin manger quelque chose de correct... Cela ne lui était pas arrivé depuis des années.

Il avait entendu les paroles de son hôte, mais une foi de plus, il était ailleurs, trop emballé par ce qu'il avait devant lui, c'est comme s'il revenait de naître, qu'il découvrait la vie. En réalité, il redécouvrait la civilisation. Il ne l'avait pas vraiment quitté, mais presque, il erra dans la nature de long moment, mais se baladait de temps à autres dans les bourgs qu'il croisait sur son chemin. Mais il rentré toujours la nuit, là où la majorité des gens sont au lit. De plus, il était toujours encapuchonné de façon à ce que personne ne remarque son vrai visage. Il évitait ainsi pas mal de problème. Dans tous les cas, il s'arrangeait pour éviter les gens quel qu'ils soient, et se dissimulait la plupart du temps. Pour rendre le temps moins long, et pour éviter de ressasser le passé, il avait trouver une occupation qui en faite ne changer pas trop par rapport aux moments qu'il passait dans la nature. En effet, il s'amusait à pister certaines personnes qu'il trouvait louche au détour d'une rue... Dans la nature, il traquait les animaux, en ville, il traquait qui bon lui semblait.
Il trouvait ça beaucoup plus distrayant. En effet, dans la nature, s'il traquait un animal c'était pour survivre, là pour le plaisir. De plus, c'est fou ce que l'on apprend sur les gens en les espionnant. Il était passé pro dans la traque; et au fil du temps, dans l'assassinat rapide et sans tâches. Sont ancienne expérience de guerrier lui servait encore et encore. Les trois quart des personnes qu'ils suivaient étaient en faite des personnes qui pour Enayö ne méritait pas de vivre... Ils étaient plongés dans la luxure, le vice, la corruption, le complot... Et donc au détour d'une rue, Enayö surprenait sa cible et lui donnait le coup de grâce avant de partir. Il ne remettait ensuite plus jamais les pieds dans les villes ou bourgs où il avait agit; et cela, dans le but bien sur, d'éviter les problèmes.

Les paroles de May raisonnèrent dans sa tête un instant... Il prit une cuillerée de ce qu'il avait dans son assiette, savoura quelques secondes. Son palet fut titillait de plusieurs saveur. Des saveurs qu'il avait perdu depuis bien longtemps, puis se décida à répondre...


Comment je fais pour survivre... Euh et bien, en réalité, j'ai pas mal errer dans la forêt et je suis devenu un très bon chasseur. Voilà comme j'ai survécu. Mais maintenant, il va falloir que je trouve un autre moyen.

Ma préoccupation première, est de trouver un toit pour cette nuit, et de visiter la cité...
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MessageLun 24 Aoû 2009 - 22:37

May ne put s'empêcher de rire en voyant l'évident bonheur d'Enayö devant l'assiette fumante qui lui était présentée. Ses moustaches frétillantes l'intriguèrent au plus haut point, et elle se demanda alors s'il les contrôlait réellement ou si elles remuaient par réflexe. Elle regarda sa belette bouger les siennes avec une aisance évidente, se demanda si elles étaient aussi sensibles pour Enayö, et essaya de faire bouger le haut de ses propres joues, agitant des moustaches invisibles.
Se rendant compte que d'un regard extérieur, elle ne faisait que loucher et remuer son nez, elle cessa aussitôt et recommença à manger l'air de rien. Peut-être ne l'avait-il pas vue.
Elle prêta alors attention à ses paroles. Un chasseur, hm ? S'il possédait les réflexes félins de ses pairs, il devait pouvoir se mouvoir silencieusement et attaquer de manière extrêmement rapide. Elle se rendit alors compte que malgré sa propre agilité, si par inadvertance elle s'attirait sa colère, il pourrait tout à fait la tuer en quelques instants. A cette pensée, May frissonna d'excitation. Il fallait qu'elle reste près de lui : Enayö était dangereux. Le danger amenait toujours des imprévus, et l'imprévisible était bien plus amusant.

"Il y a bien des moyens de gagner sa vie ici ! Tout dépend de si tu préfères être honnête, malhonnête, ou si tu estimes que tu as des valeurs qui ne se résument pas au "bien" et au "mal", et dans ce cas tu peux faire ce que bon te semble.
Si tu veux être honnête, tu as intérêt à rapidement prouver ta valeur, sans quoi tu n'auras pas beaucoup d'argent. Pour le reste ... Tous les coups sont permis, tant que toi tu penses que ça en vaut la peine.
Pour un toit, c'est bien plus facile ! La Cité en est recouverte ! Tout dépend de si tu veux dormir au dessus ou en dessous. Les nuits sont agréables, ici. Si tu cherches un toit sur lequel dormir, je peux te montrer les plus tranquilles, avec une jolie vue de surcroît ! En ce qui concerne les chambres en revanche, je n'ai jamais vraiment essayé."


May eut un sourire d'excuse. Elle n'avait jamais vraiment essayé de dormir dans un matelas, et trouvait ridicule de se borner à dormir sous un toit quand les étoiles offraient un spectacle si époustouflant. Aussi, elle n'avait jamais eu l'occasion ni l'envie de dormir dans une auberge, et n'y entrait que pour alléger le poids que devaient supporter les pauvres bourses des clients.
Sa belette, qui entre temps avait pris un bout de viande refroidi de l'assiette et s'était réfugiée sous la table pour entamer son festin, émit un grognement neutre. May se reprit. S'il choisissait de dormir sous un toit, elle risquait de le perdre de vue, et maintenant qu'elle avait trouvé ce personnage dangereux, elle ne souhaitait pas le laisser partir, lui et les distractions qu'il risquait d'attirer. C'est pourquoi elle ajouta avec précipitation :

"Cependant, je suis sûre que ce doit être très amusant et j'ai toujouuuurs voulu essayer de dormir dans une auberge ! Si tu souhaites un guide dans la cité, je peux t'aider. Je connais à peu près toutes les boutiques et les auberges ici, d'autant plus qu'en ce moment je n'ai rien à faire et je m'ennuie."

Ne sachant pas quoi ajouter pour tenter de le convaincre qu'elle l'accompagne, elle donna un énorme bout de viande à sa belette et se mit à manger. Bah ! S'il ne souhaitait pas qu'elle reste avec lui, elle essaierait de le suivre quelques jours, bien qu'elle doutât - s'il possédait les mêmes instincts que les félins - pouvoir passer longtemps inaperçue à ses sens aiguisés.
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