Partagez | .
 

 [NOVICE] Aisling Olosta - Aera

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aisling Olosta
Novice
avatar
Nombre de messages : 7
Race : Sylphe
Poste : Novice
Magie Contrôlée : Arcanes de l'Air

Feuille de personnage
Puissance:
90/1000  (90/1000)
MessageVen 20 Fév 2015 - 9:22


Image de base de l'avatar : Grey ocean by Algenpfleger
Spoiler:
 

Nom :  Ungwe, ce fut le nom que sa mère porta et qu'Aisling porta pendant plus d'un siècle. Cependant, après avoir quitté son arbre de naissance, elle reprit le nom de son « père », c'est-à-dire Olosta. Elle se nomme donc désormais Aisling Olosta.

Prénom : Aisling, prénom donné par sa mère et signifiant «Souffle d'esprit» dans un ancien dialecte sylphe. Par ses congénères, elle est surnommée la « Démunie ». Reste à savoir comment elle sera  surnommée par les élamentiens

Âge : 161 ans, soit 16 ans d'apparence

Race : Née de mère Sylphe (nymphe de l'air), mais de père Aasimar issu d'Aera

Rang/Rôle : Novice

Pouvoir contrôlé : Air. J'ai toujours affectionné le ciel et le vent : l'air est un élément qui peut se montrer aussi versatile que stable. Il est présent partout autour de nous, et nécessaire à la vie. Il peut paraître simple, en apparence, car il n'est pas visible : mais la complexité de l'air en fait, pour moi, un composant du monde des plus polyvalents (ce qui le rend encore plus intéressant à mes yeux). Il couvre pleins de domaines différents (vent pur, éléctricité, tout ce qui est en lien avec l'esprit...) que j'aimerais faire découvrir à mon personnage et qui sont en lien direct avec la psychologie de celui-ci. De plus, il est impossible pour une sylphe de posséder un autre élément, alors j'ai choisi l'air.



Aisling est une jeune sylphe qui a toujours vécu en hauteur, dans un village de sa race, où régnait l'entraide et le respect. La nymphe aérienne fit connaissance avec une préceptrice, Lyndia, archiviste, et seule bibliothécaire de la ville, qui devint une confidente durant toute sa vie dans l'arbre. Cependant, les mœurs d'Aisling différaient des autres sylphes. Sa soif de voyages l'a trahie lorsque, alors âgée de 60 ans, la fillette descendit de son arbre et se fit agresser par des braconniers, qui lui arrachèrent ses ailes atrophiées.
Par la suite la sylphe fut surnommée la « Démunie » par ses congénères. Elle dut apprendre à remarcher, ré apprendre à vivre, même. Elle grandit, peu à peu, et aidait de plus en plus sa cité, notamment dans les domaines de la protection du climat et à la bibliothèque. Mais un jour, lorsqu'elle classait des ouvrages avec Lyndia, et qu'elle était très fortement énervée par sa propre maladresse, des violents coups de vents se sont levés. Le soir, en rentrant chez elle, la sylphe a réitéré l'expérience, et par une mauvaise manipulation, s'est soi-même étouffée.
A son réveil, elle eut une longue discussion avec Lyndia, qui lui permit d'y voir plus clair. Elle était une manipulatrice de l'air et en avait un contrôle imparfait. C'était une élémentaliste, une Aera. A la fin de cet entretien, sa décision était prise ; elle se rendrait en Kalmastre chercher des informations concernant l'emplacement de la cité.
Son départ bouleversa ses habitudes ; jamais la sylphe n'avait vu de foules ou d'hommes, ni d'autres personnes que ses congénères. Elle était seule désormais, et gagnait de jour en jour autonomie, indépendance et assurance.
En accompagnant un convoi, la jeune femme atteignit Kalmastre, le Joyau du Nord. Là-bas, contre des services rendus à la ville, elle put loger dans une chambre et recevoir un enseignement, principalement en langues et diplomatie. Au bout de quelques temps, il est vrai qu'Aisling avait quelque peu oublié les raisons de sa présence ici, mais un événement fut là pour lui rappeler. Un soir, au cours d'une altercation avec un homme dans un salon, elle fit appel à son élément. Une femme, une nymphe des glaces, Aqua de surcroît, avait assisté à cette scène. Celle-ci lui a proposé de la conduire au plus près d'Elament.
Elles firent donc la route ensemble, trouvèrent un bateau pour Thyr Makrozar en Magyar, marchèrent et l'accompagnatrice d'Aisling, qui refusait de dévoiler son nom, la laissa là, à quelques minutes des remparts.  


       
Spoiler:
 


Quelqu'un croisant l'Aera dans la rue lui trouverait un air secret, celui d'une jeune femme (très jeune femme), sage et savante, tout en étant un brin rêveuse.
Aisling, sur de nombreux points, est à l'image de son élément  : changeante, versatile, instable, à l'aspect fragile mais ayant une réelle force. La nymphe possède une multitude de facettes (issues de son ascendance Aasimar, Sylphe ou de par son Don sur l'Air) qu'il est important de détailler. Imaginez-vous une toile, composée de dizaines de couleurs différentes, qui forment un tout. Et bien, Aisling est cette œuvre ; si on lui retire une teinte, on lui arrache son harmonie, on la dénature.  
Aisling est une nymphe aérienne. Mais la sylphe est réellement difficile à cerner : à un moment donné, calme, elle peut facilement et d'une seconde à l'autre sombrer dans une rage profonde, comme le vent peut se muer en tempête. C'est d'ailleurs une des principales caractéristiques de la nymphe : impulsive, celle-ci peut très bien s’énerver pour peu si on critique quelque chose à laquelle elle s'attache, qui la blesse ou la touche. En général, ça n'avait pas lieu d'être avec les sylphes, celles-ci étant d'une rare douceur dans leur propos ; mais elle considère toutes les autres races comme des brutes, alors Aisling n'hésitera pas à vous faire remarquer, subtilement, vos erreurs si vous en faites.
L'Aera demeure, comme toutes ses consœurs, une éternelle rêveuse, observatrice chevronnée des cieux. Car on apprend aux Sylphes, très jeunes, quel est leur rôle : protéger la nature, ou plus précisément, veiller sur les airs et les vents. Les nymphes s'acquittent de cette tâche, en général, à cœur joie et avec dévouement : après tout, n'ont-elles pas été créées à cette finalité ? Aisling est de cet avis : « La protection du territoire prime sur la vie : le sacrifice est parfois nécessaire pour retrouver un équilibre perdu », dit-elle. Sentir les courants, scruter, observer l'aube, le crépuscule et le firmament fait partie intégrante de son quotidien.
De par sa race, son lieu d'origine, Aisling a pris de nombreuses caractéristiques spécifiques : ayant toujours vécu parmi les sylphes, elle possède une légère tendance à la xénophobie, mais étonnamment, pas à la misandrie (haine et peur des hommes). Cependant, à l'inverse de ses sœurs, l'Aera est avide de voyages et de découvertes, ce qui lui a d'ores et déjà causé du tort. Mais la jeune femme s'en moque : ce qu'elle y gagne est bien plus précieux que tout le reste. L'innovation, les trouvailles, l'initiation donnent accès au savoir : et de savoir, Aisling en est insatiable. Les bibliothèques sont ses temples, et les livres, des écrits des Dieux sur le monde, des portes sur la connaissance. Car la nymphe le sait : le savoir est illimité, et encore... Nous savons peu de choses. Ainsi, Aisling est guidée par cette doctrine prometteuse, qui, couplée à sa faculté d'apprentissage rapide, lui permettra certainement de faire des miracles.
Autre fait marquant, la nymphe réfléchit toujours trop, a toujours trop tendance à vouloir planifier à la seconde près toutes ses actions et ses paroles, détestant, voire méprisant l'imprévu. De la même manière, dans la liste de ses défauts, on trouvera tout en haut, fierté et orgueil.  Aisling a une haute opinion d'elle-même, elle se sent toujours capable de tout faire, et ce, mieux que les autres (mais bien sûr, elle ne vous le dirait pour rien au monde). Par extension, elle sera peu indulgente envers ceux qui échouent, ou ceux qui essuient un échec, et cela est valable autant pour elle-même que pour les autres. Aussi, la sylphe se montre bornée, avoir tort ne se trouve pas dans son vocabulaire, ou du moins, pas en parlant d'elle-même. Pour vous croire, si vous êtes un simple gentilhomme, elle aura besoin de multiples preuves, et ce faisant, peut-être aurez-vous sa reconnaissance. Mais peut-être vous évincera-t-elle seulement grâce à son sens de la diplomatie et sa rhétorique toute neuve.
Aisling est une nymphe, qui, par ses quelques voyages et ses recherches intensives, a acquis une culture du monde assez vaste, une culture cependant qui manque d'expérience ; comme une carte, pleine de couleurs, mais à laquelle il manque encore du relief. Si vous croyez, alors, à tort qu'elle n'est ni mature, ni préparée à affronter la vie, il vous suffit de la regarder. Son expression n'affiche pas les rêves qu'elle abrite, son expression est figée, sérieuse, magnétique.
Quand on lui parle, donc, elle est une oreille attentive.  Ce qui peut paraître agréable, et il faut le savoir ; la nymphe est d'une écoute posée. Cela ne signifie pas systématiquement qu'elle comprend ce que vous lui dites (même si, la plupart du temps, c'est le cas) : mais c'est déjà un bon début, non ? Si vous arrivez néanmoins à piquer sa curiosité, vous verrez apparaître dans ses yeux l'Etincelle, et sa voix se fera calme et profonde, traduisant son admiration et sa curiosité.
Quand je vous avais dit qu'elle avait pleins de facettes, celle-là !


Tout l'être d'Aisling n'est qu'un camaïeu de couleurs pâles ; il se dégage d'elle une aura magnétique de beauté et de légèreté qui semble être le propre des nymphes aériennes.
L'une des choses que l'on peut remarquer chez Aisling est qu'elle manque de hauteur, atteignant à peine le mètre 60. Il en a toujours été ainsi ; petite de nature, la nymphe ne s'en est jamais plainte. Ironique, quand on y pense, pour une personne dont l'aspiration est de s'élever vers les cieux...
Aisling, c'est un corps dont les formes à peine ébauchées oscillent entre la femme et l'enfant, dont la finesse hésite entre la douceur et la force des éléments. Son âge n'empêche pas sa beauté : les airs et les vents ont taillé son corps comme on taillerait le cristal, le diamant ou l'améthyste. Ils l'ont creusée, affinée, sublimée sans rien lui enlever de sa prestance, de ses courbes et traits brutes et sauvages : une beauté farouche qui n'est pourtant pas l'apanage des sylphes en général. Aucun muscles ne vient troubler l'harmonie des lignes du corps. L'Aera ne possède pas la force de soulever de lourdes charges, et elle est de surcroît dotée d'une résistance et d'une endurance exécrables mais compense ces désagréments par sa souplesse et son agilité plutôt développées, qui lui permettent de se mouvoir avec aisance, de grimper aux arbres et d'effectuer des figures en tout genre.
La peau est blanche, non pas d'un blanc si pur que la neige paraît terne en comparaison, non : c'est un blanc qui teinte la peau de nacre, de reflets vivants, couleur de chair. Le milieu de son dos est barré d'une ligne nacrée, stigmate placé là où aurait dû être ses ailes. Leur absence résulte d'un malencontreux incident survenu lors de l'enfance de la nymphe.
Que peut-on dire de la chevelure d'Aisling ? On pourrait la comparer à un drapeau, toujours à onduler sur l'air comme les vagues ondoient sur l'eau. D'innombrables fils blancs, peut-être légèrement argentés, se massent en une épaisse crinière, désordonnée, en bataille, qui demeure très longue, arrivant jusqu'au creux des reins de la nymphe. Parfois tressés, piqués de plumes ou perles, ses cheveux restent cependant le plus souvent totalement détachés, se confondant alors dans les mouvements du zéphyr.
Les traits de son visage sont fins, mais dégagent une expression indomptée, comme si l'air l'avait faite à son image : magnifique, parfois douce et fragile, mais toujours libre. Sur ce joli minois peut s'afficher une moue sérieuse, intéressée ou parfois rêveuse, mais jamais dure : Aisling ne connaît pas la brutalité des gestes et du verbe, ou du moins ne l'applique pas, ou pas encore. Sous un front large d'albâtre, deux yeux, deux iris luisant dans la semi-pénombre, que n'importe qui considérerait comme sublimes. Comme si un fragment de la voûte céleste avait été arraché pour orner un regard, le teintant d'irréalité. La couleur est celle du ciel à l'aurore, ou au crépuscule : deux prunelles qui rassemblent toutes les nuances de violet possibles, la lumière les sublimant. Aisling a ce genre de regard onirique et intelligent qui semble voir au-delà de l'âme, comme détaillant votre vie, en un seul coup d’œil. Des pommettes étonnamment hautes soulignent ces  deux joyaux de mauve et d'indigo, donnant au visage un peu plus de dureté et de sauvagerie, qui semblerait plus appropriée sur une amazone ou même une cristalléenne. Sous un nez aquilin, une bouche rieuse peu charnue mais parfaitement dessinée, ne troublant pas les lignes triangulaires des joues et du menton de la jeune femme.
Le reste de son corps suit aussi cette idée. Sa corpulence est celle d'une adolescente entrain de devenir femme : une poitrine menue, une ébauche de hanches, une taille fine, des épaules étroites, en bref, des formes naissantes. En revanche, tous ses membres sont gracieux et graciles jusqu'au bout des ongles. Ses mains par exemple, ne semblent guère faites pour la manipulation des armes, pais paraîtraient plus adaptées dans un cadre intellectuel, voire magique.. Notre regard peut aussi être attiré par ses pieds, élément généralement occulté car disgracieux. Chez Aisling, en revanche, ses pieds sont aussi fins que ses mains, mais ont acquis la dureté de longues et récentes escapades  forestières.
Même la démarche d'Aisling a subi l'influence de son ascendance aérienne : sa manière de déambuler est éthérée, évanescente, souple et légère, mais pas féline, étonnamment, plutôt empreinte du magnétisme qui semble nimber entièrement la nymphe, comme si ses pieds ne touchaient pas terre. Ses mouvements sont amples, teintés de grâce, comme ils peuvent l'être dans l'eau, mais le sont dans l'air, ses membres semblant à la fois se fondre et lutter contre la matière... Elle a un port qui peut sembler altier, mais il n'en est rien ; le port de tête est juste haut, digne, et peut prendre des airs sacrés parfois quand l'Aera se prend d'un élan théâtral. Souvent, une expression tout ce qu'il y a de plus neutre est peinte sur le visage d'Aisling, mais à quelques occasions, les traits prennent un masque de solennité et de millénaire réflexion. La nymphe est nimbée d'une aura de mysticité, sûrement due à sa race.
Aisling n'attache que peu d'importance aux possessions matérielles, sauf aux vêtements. Elle considère ceux-ci comme un miroir de l'âme, un gage de notre condition, de notre tenue, et donc, un objet qui peut-être dupeur, trompeur mais tout aussi bien révélateur, bien que sa principale utilité étant de couvrir ou d'embellir. La sylphe se vêt d'atours, souvent courts, dont elle exige seulement qu'ils lui permettent l'amplitude des gestes. Les étoffes qu'elle utilise sont dans des tons neutres, comme le noir, le gris ou l'argent, mais peuvent être brodés ou un peu colorés : la fantaisie n'a jamais effrayé Aisling, même si ce n'est pas sa préférence. La nymphe marche toujours pieds nus : elle ne voit seulement pas l’intérêt d'enfermer cette partie du corps, en contact permanent avec le sol.
Vous l'aurez compris ; Aisling est une adolescente, mais c'est aussi la fille de l'air dont elle est l'avatar, la gardienne et la représentante.  


Aisling est à la limite de la xénophobie : elle n'a pas peur des autres races, mais s'en méfie toujours dans un premier temps. Elle refusera toujours, au début, l'aide d'une personne qui n'est pas une nymphe. Ce n'est pas difficile à comprendre : depuis son plus jeune âge, elle n'a vécu qu'avec des représentants de sa race. Mais depuis son arrivée à Elament, toute récente, elle commence à voir les choses différemment.
Aisling craint les espaces clos et étriqués, où l'air ne circule pas librement. Elle se rapproche d'une claustrophobe, même si son cas est différent : ce n'est pas tellement une peur, mais une nécessité pour elle de voir le ciel ou de sentir le vent. Cela est due à la vie qu'a menée Aisling jusqu'à présent, très souvent à l'air libre.
Au niveau des faiblesses physiques, l'Aera n'a pas de force, est très peu endurante et résistante physiquement. De plus, elle ne semble pas talentueuse avec tout ce qui concerne les armes.


Aisling n'a pas d'ailes. Cela résulte d'un incident survenu lors de son enfance : la sylphe descendit un jour de l'Arbre sans l'autorisation de ses consœurs. Des personnes malintentionnées (et de toute évidence, stupides) lui ont arrachés ses ailes atrophiées, duveteuses et douces de leurs plumes blanches. A quelle fin ? On ne le sut jamais vraiment. Mais quand les autres nymphes sont arrivées, elles ont trouvé Aisling dans un état pitoyable.
La sylphe détient un sac en bandoulière en cuir et une dague. Elle possède également un sac de toile dans lequel on peut trouver des vieilles tuniques, quelques pièces et babioles.


Aisling ne maîtrise pas son élément. Elle commence tout juste à l'appréhender sérieusement, essayant d'avoir une part de contrôle sur lui. L'Aera sait vulgairement, pour l'instant , diriger le vent, peut-être en l'accroissant ou le diminuant, en utilisant celui déjà présent ou en générant le sien. Dans tous les cas, cela restera très aléatoire, d'autant plus si elle subit des émotions fortes.


Ce RP se déroule à la fin de l'histoire, au moment où Aisling se réveille et voit que « Helena » est partie, jusqu'au moment où elle atteint la cité.

Aisling ouvrit ses yeux. Elle ouvrit ses yeux, et ses pupilles, tout son visage afficha une expression de la stupéfaction la plus totale. Elle était... Consternée, c'était le mot. A aucun moment elle ne s'était doutée du départ de son accompagnatrice, qu'elle avait secrètement surnommé Helena. Celle-ci ne s'était pas montrée assez éloquente au sujet de ses expériences personnelles durant le voyage, du moins à son goût. Il émanait d'elle une aura de calme, de plénitude, saine, une aura givrée. Oui, givrée, dans tous les sens du termes. De Kalmastre, jusqu'aux abords d'Elament, elle n'avait porté en tout et pour tout qu'une chemise qui couvrait l’essentiel, là où Aisling était emmitouflée dans tous les vêtements dont elle avait la possession. . Elle connaissait la réputation des nymphes des glaces, et de leur résistance, mais voir de ses propres yeux le divin prendre forme (chez une autre personne qu'elle) était une autre paire de manches. Et le visage glacé d'Helena ne montrait comme seule expression que la froideur d'un devoir à accomplir.
A aucun instant pourtant, Aisling n'avait montré sa dévotion et son admiration, seulement son respect. C'étaient des émotions rares chez elles, des émotions qu'elle réservait aux personnages les plus importants de la société, ou au moins aux gens qui devant elle ont démontré leur intelligence et leur expérience. La sylphe avait plutôt l'habitude de vilipender en silence, sur les innocentes femmelettes qu'elle avait l'occasion d'apercevoir, ou des personnes qui, non contents de se taire, soulevaient des interrogations stupides et sans intérêt, qui ne feraient nullement évoluer le monde.
Aisling s'est levée. Près de sa couverture, un bout de parchemin, comme une feuille d'arbre tombée au combat, agonisante. La sylphe mis fin à son supplice en s'en saisissant. C'était, assurément, une note d'Helena, la fameuse, lui commandant de se nourrir des dernières vivres restantes, de se diriger au plus vite vers Elament, mais surtout, d'être prudente.
La nymphe aérienne, suivant le premier et dernier ordre de son accompagnatrice, goba pratiquement les quelques baies, racines et lanières de viande séchée qui subsistaient. Par la suite, elle rangea ses affaires, et constata avec surprise qu'Helena avait laissé des vêtements, des babioles et des pièces qu'elle pourrait à son aise troquer dans la ville.
Aisling s'est levée, son sac en bandoulière en travers de son buste. Elle prit une bouffée d'air frais, et entreprit de démêler sa chevelure à la hâte. C'était tôt. Le soleil commençait tout juste son ascension dans le ciel matinal, nimbant l'horizon de nuances parme, roses et orangées. La voûte céleste était masquée d'un brouillard fin, qui persistait après la rosée de l'aube. Ce jour-là, l'air était léger, et il y flottait une fragrance humide et végétale, comme celle de l'herbe venant tout juste d'être coupée.
La sylphe se mit en route. A quelques minutes seulement d'Elament, pourquoi s'en priver ? Le chemin de terre était confortable pour les pieds d'Aisling, dont la plante était désormais durement cornée par les longs voyages et les escapades. Des touffes d'herbe bordaient le sentier, et au-delà, se trouvait la forêt. Les arbres d'ici étaient différents, les senteurs étaient différentes et même les cris et chants des oiseaux qui portaient jusqu'aux oreilles de la nymphe étaient différents. Cela n'effrayait pas Aisling, au contraire. Elle avait constaté en Magyar comme une majesté, une grandeur palpable par tous les temps, de nuit comme de jour, sous la pluie ou le soleil. Magyar, comme lieu de contes où tous les songes prennent vie, rêves comme cauchemars.
Bientôt, les remparts de la cité mythique se profilèrent à l'horizon. Le pas d'Aisling s’accéléra. Arrivée à hauteur de la grande porte, la sylphe pris le temps d'observer la scène, comme pour la graver dans sa mémoire à jamais. Les murailles étaient hautes et mêlant matériaux nobles et pierres noircies. Il lui avait même semblé apercevoir du sang séché. Helena l'avait mise en garde sur les événements récents, et sur l'état de désolation de la ville. Mais cela n'a pas semblé perturber Aisling outre mesure. S'approchant un peu plus de la porte colossale, elle a posé sa main sur le symbole de son élément, l'air.

_________________________________________________________


De gauche à droite : Nike by kaicreator, Magic forest by selenada et Chase by noiprox
Revenir en haut Aller en bas
Tyrol
Régent
avatar
Nombre de messages : 378
Âge : 294
Race : Elfe (Solan)
Poste : Régent
Magie Contrôlée : Air

Feuille de personnage
Puissance:
910/1000  (910/1000)
MessageMar 3 Mar 2015 - 10:25

♪ Pluuuus près de voussss, déitéééés, plus prèèès de vouuuus ♫

OHAI.
Et bienvenue Very Happy

Comme tu as pu le remarquer, nous sommes un peu sur le forum-vacances ! Chacun·e poste quand le temps le lui permet... Mais les engagements sont tenus Very Happy Si tu es toujours motivé·e pour cela, alors je me ferais un devoir de te faire la pub nécessaire pour te trouver un·e partenaire de jeu aussi motivé·e que toi ! Tu peux déjà tenter de démarcher les autres membres sur ce sujet et de secouer l'arbre pour faire tomber un·e volontaire Very Happy

Concernant ta fiche, elle est vraiment très jolie, très bien présentée et bien écrite. Je n'ai rien relevé de particulier autre que les ailes arrachées : Les sylphes ont de naissance des moignons d'ailes, vestiges de leur héritage, mais étant donné l'ascendance Aasimar d'Aisling, on peut considérer que des ailes divines peuvent avoir traîné dans les gènes Very Happy

VA-LI-DAY.
Indicateur de puissance : 90

_________________________________________________________

"Combattre une armée d'archers, c'est comme lancer une
pierre dans un nid de guêpes : je ne souhaite l'expérience à personne !"
(
Tyrol)

http://sforzanda.deviantart.com/
Revenir en haut Aller en bas
 Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

La Cité d'Elament :: Forum RPG Médiéval-Fantastique École  :: Le Commencement :: Fiches de Personnages-

 Sujets similaires

-
» Aisling Saule
» Galerie d'un novice
» Petite partie de chasse entre novice [Libre et Nuage Nocturne]
» Un jeune PRODIGE de la norvège de 10 ans
» Sonnez hautbois, résonnez musettes...