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 Les errances d'un cerf [Clos]

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Frey Ocrefond
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MessageSam 26 Jan 2013 - 21:03

    Le ciel couvert laissait choir une nouvelle fois des larmes qui pénétraient par le trou béant dans la toiture de mon refuge. Une dizaine de jours s’étaient écoulés depuis mon arrivée à Elament, et son accueil n’avait pas été celui escompté. Les rêves que j’avais nourri à son égard s’étaient instantanément dissipés alors que je ne voyais que mort et ruines dans ses rues gorgées de sang, de larmes et de débris. Les splendeurs de la cité que Cendrelacs m’avait dépeintes avaient disparu en même temps que lui. Dépité et désorienté, j’avais parcouru à grandes enjambées les rues de la ville chimérique avec le vain espoir de trouver une justification à mon voyage, mais rien ne me vint, et pire encore je compris vite être devenu le captif, par la force des événements, de cette monstrueuse métropole agonisante...

    Dans une petite ruelle éloignée des grandes artères de la ville, une maison à demi en ruines m’avait paru être l’abri temporaire idéal pour retrouver mes forces perdues dans la désillusion et la fatigue que mon voyage haletant avait occasionné. Le seul luxe que je cherchais était la tranquillité, et sur ce point je ne fus pas déçu. L’étroite ruelle avait été proche du cataclysme échoué sur la cité, et nombre des habitations qu’elle comprenait n’étaient plus que gravats jonchant le sol. Je pensais sans cynisme que les habitants alentours avaient soit péri dans la bataille, soit jugé que le plus simple était encore de quitter ces lieux insalubres.
    Ainsi je ne fus dérangé qu’en deux occasions par une jeune enfant. Elle était venue un après-midi, à bout de souffle, et avait jeté un regard plein d’espoir dans ma retraite, qui fut vite remplacé par un air de profonde déception. Son second passage fut encore plus bref, et c’est à peine si elle franchit le seuil de l’entrée. Peut-être avait-elle vécu ici avec sa famille et recherchait-elle les siens, ou peut-être connaissait-elle les anciens locataires... En tout cas je ne la revis plus par la suite, et parfois je me demande si elle a réussi à trouver ceux qui lui manquaient...

    La maison était de pierres blanches et crêmes qu’une couche de poussière salissait. Le fronton de l’entrée ainsi que les linteaux des fenêtres étaient ornés de fins bas-relief aux motifs floraux qui convergeaient en leur centre avec une grâce qui paraissait surréelle, et se fondaient dans la chevelure en cascade d’une nymphe en haut-relief à l’apparence juvénile et rieuse. Je trouvais ironique alors que ces symboles de vie décorent désormais les murs d’une demeure moribonde.
    Il ne faisait aucun doute que cette demeure eut abrité des gens d’humble condition. Les pièces étaient au nombres de 4, bien que l’effondrement du toit pendant la catastrophe coupa l’accès à deux d’entre elles. L’entrée se faisait immédiatement dans ce qui devait être le salon, lequel était presque totalement exposé à la rue et aux intempéries désormais. Par souci de confort, j’avais fait de la pièce restante mon lieu de repos en y trainant une couche ramassée dans une autre maison de la rue. Ce n’était pas la plus luxueuse des chambres, mais loin d’être la pire que j’eus connu en même temps.
    Depuis quelques jours, j’y passai presque le plus clair de mon temps, plongé dans les remous de mon éffarement quant à la situation qui était mienne aujourd’hui, et luttant également contre la rage qui affluait sans décroître dans mon esprit. Et ce vent qui sifflait sans discontinuer à mes oreilles ne faisait rien pour m’apaiser. Incapable de supporter davantage les plaintes de cette maison ramassée sur elle-même, je décidai de prendre la route.

    Le spectacle de la ville me laissait une nouvelle fois un goût amer en bouche. Pour palier à leur malheur, les habitants s’activaient à la reconstruction de leur chère cité en une agitation pathétique qui faisait peine à voir. Le deuil marquait encore leur mine sombre, même si je saluai leurs efforts pour y plaquer un masque d’espoir. Au moins avaient-ils un but... Qu’avais-je, moi? La mort de Cendrelacs avait anéanti mes chances de comprendre mon état, et les vagues explications qu’il m’avait fourni sur la magie ne m’étaient guère utiles maintenant...
    À mon arrivée, j’avais relégué toutes ces questions au second plan pour privilégier ma survie. En revendant quelques unes de mes herbes médicinales, je m’étais assuré un stock de provisions suffisant pour quelques semaines, et mon abri provisoire m’assurait une couche décente. Au bout d’une poignée de jours en Elament, repartir m’avait paru une solution inévitable. Mais au souvenir de ma traversée des bois environnant, grouillant de créatures néfastes et tapies dans les ombres, j’avais repoussé cette idée. Il me fallait me préparer si je voulais fuir l’enceinte de la cité, mais je ne savais comment, ni contre quoi d’ailleurs. De plus, mon instinct de Cerf me sussurait que partir maintenant n’était que pure folie. Il s’était passé quelque chose à mon arrivée ici, une quelconque catastrophe qui avait bouleversé l’équilibre naturel de la région, je le ressentai en longeant les abords de la ville. L’ouragan qui soufflait en moi devenait plus instable encore, et j’eus grand peine la première fois que je m’étais approché des limites de la ville à ne pas m’évanouir. C’était comme si une force mystérieuse et puissante étendait ses bras autour des murailles d’Elament, et brisait mon esprit dès lors que je souhaitai m’en échapper.

    Au cours de mes sorties, j’avais plus ou moins appris le cours des événements qui avaient conduit Elament à la ruine, mais ceux-ci étaient si fantastique que je me demandais alors si ce n’étaient pas que pures élucubrations et récits illusoires. Les gens prétendaient qu’une guerre avait été menée, et remportée au prix de la chute de rien de moins qu’une île suspendue dans les airs, laquelle aurait provoqué une transformation majeure dans la magie de la région! Cendrelacs m’avait montré bien des tours pendant notre voyage, et ses récits étaient incroyables pour la plupart, mais une île flottante s’écrasant sur une ville? Qui aurait pu admettre ce fait de but en blanc? Les chimères d’Elament devenaient de plus en plus épaisses et j’étais bien incapable de marcher avec confiance dans le brouillard que ses mystères alimentaient. Il me fallait néanmoins en apprendre d’avantage sur ces secrets si je voulais reprendre mon chemin un jour.
     Mais depuis le début, j’avais repoussé cette inévitable éventualité. Je ne saurai dire avec exactitude la raison. Peut-être que les bizarreries et les horreurs avec lesquelles Elament m’avait accuilli m’avaient refroidis? Peut-être que malgré mon espoir initial, je ne souhaitai pas affronter véritablement le coeur de mon problème? Peut-être que lutter contre l’attirance que l’édifice exerçait sur moi me permettait de me sentir plus vivant que les habitants mornes de cette cité? Que de bêtises! J’avais mis sur un piédestal cette fichue école de magie, et mes pas refusaient de m’y conduire désormais par crainte de ne pas y trouver l’objet de ma quête, ou pire encore, d’en sortir transformé! Les anomalies dont j’avais été témoin s’étaient immiscées dans ma raison, et je m’imaginais toutes sortes de choses sur une simple pièce d’architecture! Que je sois maudit si cette mascarade se poursuit plus longtemps!

    L’édifice, imposant, était tel que me l’avait décrit mon défunt protecteur, et bien plus encore. La blancheur nâcrée de ses murs lui conférait une aura de pureté qui me laissait sans voix. Il semblait irradier dans le gris du ciel, et sa lumière diffuse était comme la voie vers un autre monde à la fois serein et inébranlable. Chaque pas que je faisais sur ses pavés lumineux me semblaient vibrer à l’unisson avec une force tapie tout au fond de mon être, comme si la pierre elle-même entrait en une muette résonnance avec mon âme. Pour la première fois depuis mon arrivée, je me sentais comme... appaisé. Non, le mot était mal choisi. L’impact que cette magistrale pièce d’architecture avait produite me laissait tout simplement dans une calme hébétude, et il me fallut un moment avant de reprendre mes esprits et ma route.
    Bien décidé à ne pas sombrer dans les délices illusoires que provoquait l’atmosphère, je me ressaisi et avançai d’un pas rapide vers l’arche gigantesque qui marquait l’entrée de l’école. Les portes béantes me permettaient d’entr’apercevoir le hall lumineux dans lequel s’affairaient des dizaines de personnes d’âge et de race diverses; étudiants en magie, professeurs, chercheurs, ou que sais-je encore. La vue de ces gens me fit l’effet d’une douche glacée tant ils avaient l’air dans leur monde. J’avoue, je les enviai tous. Ils avaient accès à ce savoir qui me faisait défaut, ce savoir que je recherchai, et les voir ainsi, si... banals dans leur maintien et leurs occupations, avait fait naître en moi un sentiment de profonde injustice et de la colère caractèristique qui souvent va de pair.
Lentement, je fis quelques pas en arrière, avant de m’en retourner carrément. Je dévalai les quelques marches de l’escalier en état de complète déroute, mais m’arrêtai en bas. Après avoir fait tout ce chemin, allais-je seulement m’en aller? Mon amour-propre me commandait de claquer violemment la porte à tous les mages de cette cité et de reprendre mes voyages, mais si près du but je défaillai. Incapable de me décider, je m’assis sur le muret à proximité, bordant le jardin en friche, et me perdis dans mes réflexions et mes choix tout en détaillant d’un oeil absent l’architecture de l’édifice...


Dernière édition par Frey Ocrefond le Mer 10 Sep 2014 - 9:44, édité 1 fois
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Frey Ocrefond
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MessageLun 2 Juin 2014 - 14:06

Je restais assis ainsi plusieurs heures durant sur ce muret de l’école de magie, attendant que quelqu’un daigna enfin remarquer ma présence. Mais les étudiants et professeurs, ou quel que soit leur statut, traversaient l’allée à bon pas sans me voir. Quelqu’un de normal aurait ressenti une pointe d’agacement à cette indifférence, je vous laisse imaginer la colère qui tourbillonnait en moi. Cependant et en toute logique, je ne pouvais leur reprocher cette conduite. Les événements récents et leurs conséquences désastreuses avaient priorité.
Et tandis que le soleil déclinait, je voyais l’école se vider de toute vie. Le vent charriait une fraîcheur qui me glaçait de plus en plus, aussi était-il temps de prendre congé de ce lieu en repos, non sans laisser un peu de ma rage s’exprimer sur l’édifice dans des termes qu’il ne serait pas bien vu de répéter ici.

Les jours suivants, je continuai à explorer la cité, ou plutôt ce qu’il en restait. La population s’activait à rebâtir, reprenant l’ancien pour refaire du neuf, tel des fourmis accumulant de la terre et des pierres pour construire une fourmilière. Mais les elamentiens avaient leur manière de procéder qui me subjuguait; ils usaient de leurs pouvoirs pour accomplir plus facilement les tâches les plus complexes ! Soulever de lourdes pierres à l’aide du vent, déblayer un terrain en forçant la terre à se retirer, nettoyer les eaux salies en un murmure... Cela me rappelait l’aisance de Cendrelacs à manipuler son élément, et quelque part j’en ressentais de l’envie. De mon côté, mes tentatives pour déblayer un peu mon repère s’étaient soldés par de lourds efforts inutiles et finalement un désintéressement total de la tâche. Mon confort se réduisait au strict minimum, et cela me suffisait pour le moment. Après tout, la cité comptait désormais une population bien plus à plaindre que moi...

La mémoire adore les événements ponctuels. On se souvient souvent des batailles, des faits d’armes ainsi que des tragédies importantes. Mais l’histoire oublie souvent de mentionner la misère et les problèmes qui naissent des grandes batailles. Dans le feu de l’action et les jours suivant, les blessés s’accumulent, souvent soignés à la hâte par des volontaires inexpérimentés pour la plupart. Les maladies et les infections se répandent beaucoup plus rapidement dans les conditions insalubres laissées par les affrontements. Elament, en dépit de sa glorieuse aura et sa population de mystiques, ne faisait pas exception. Je voyais les gens se presser dans les infirmeries de fortune, quémandant des soins et des médicaments pour tel parent ou ami souffrant. Les malades étaient entassés dans de vastes pièces où résonnaient leurs plaintes incessantes. Il fallait un estomac bien accroché pour supporter les odeurs de pourriture rance concentrées en ces lieux. Certains mouraient de leur condition et n’étaient évacués que des heures plus tard: il n’y avait pas assez de personne pour surveiller ce monde agonisant.
La compassion ne fait pas partie de mes qualités, néanmoins le sens du devoir me poussa à faire quelques gestes en faveur de ces malheureux. Je leur apportai un peu d’aide sous la forme de décoctions en provenance de mon stock personnel d’herbes médicinales. Ce n’était pas grand chose, mais ce fut suffisant pour apaiser certains patients et attirer l’attention d’un soigneur d’une dizaine d’année mon aîné, du nom de Daïbu.
Notre relation était surtout professionnelle. Il comprit assez rapidement que je ne désirais pas m’étendre en anecdotes autobiographiques, et que mon caractère était incertain. En revanche, j’en appris beaucoup plus sur Elament à son contact, et je commençai à croire aux événements fantastiques qui avaient eu lieu à mon arrivée. Mais les réponses éclairées qu’il me prodiguait ne m’enchantaient guère. Je savais maintenant que la cause de mes malaises en dehors de la cité provenait de perturbations magiques. Les adeptes pouvaient aller et venir à leur guise à condition de restreindre leur utilisation de la magie, mais mon cas était plus compliqué. La magie présente en moi s’exprimait continuellement, indomptée. Si je voulais un jour sortir de cette cité déclinante, je devrai d’abord me plier à ses règles, et apprendre à maîtriser ce qui tourmentait mon âme. Je devais trouver un maître Aera qui m’enseignerait les rudiments de son art.

Ainsi me voilà de nouveau devant l’édifice nacré de l’école de magie. Sa splendeur semble renouvelée à chaque clignement de mes paupières. Alors que la cité panse encore ses plaies, l’atmosphère sacrée qui baigne en ce lieu m’ouvre à l’évidence. Ce n’est pas un simple édifice, une pièce d’architecture irradiante de majesté. C’est un symbole de pouvoir, d’espoir et de vie. Les mages qu’ils soient étudiants, professeurs ou maîtres, sont les piliers d’Elament, les garants de sa force et sa prospérité. Tous les efforts déployés ces dernières semaines n’étaient pas guidés par le désir de cacher la déchéance de leur ville abattue, ni par un primitif instinct de survie. Les forces en œuvres ici ont des motivations bien plus élevées et plus nobles. Tous ont ressentis la chute de leur cité si chère comme un déchirement au plus profond de leur cœur. Des civilisations se sont éteintes avant eux face à de telles catastrophes. Mais le cœur des elamentiens est plus vaillant que cela, et l’attachement qu’ils éprouvent pour leur ville et leurs pairs a des racines profondes que nul ne pourra jamais arracher. Et comme les arbres qui meurent à l’hiver glaçant pour renaître plus majestueux au printemps, Elament la grande connaîtra une vie nouvelle bâtie sur les fondations de son glorieux passé. Elle est une partie importante de la vie de chacun de ses habitants, et aucun ne pourra la laisser à l’abandon.
Cette pensée qui me traverse comme un éclair déchirant le ciel affermit ma motivation. Si l’exemple des elamentiens doit m’apprendre une chose, c’est bien de lutter pour ses convictions et agir pour concrétiser ses objectifs. Je leur envie leur passion et leur volonté, moi qui n’ai fait qu’agir à l’instant présent et pour mes propres intérêts. Mais on ne change pas un caractère d’une belle pensée, et le mien est particulièrement versatile. Mon esprit bouillonne maintenant, et alors que je monte les quelques marches menant à l’entrée de l’école, seule subsiste la volonté de rencontrer un maître Aera pour commencer mon apprentissage. Peu importe la manière.
D’un pas résolu et fracassant, je pénètre dans le hall sublime de l’édifice qui se fait l’écho de ma marche forcenée. Quelques personnes tournent la tête à mon arrivée, mais cela m’est complètement égal. Ces dernières semaines à piétiner vainement sont venues à bout de ma patience, et je sens mon visage prendre les plis contractés de la colère. Je m’approche vivement de la première personne à ma portée, bien qu’elle me tourne encore le dos, et lui saisit vivement le bras en lui posant la question qui me brûle les lèvres, prononcée avec force:
- Dites-moi où puis-je trouver un maître Aera ?
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Asgel
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MessageSam 16 Aoû 2014 - 1:18


Bien mon petit Asgel te voilà à nouveau dans ces murs, oui bon si on compte pas quand je suis arrivé puis après quand il a fallut que je m'y repère. Tellement préoccupé par toute l'effervescence de la ville que j'ai même pas pris le temps tous simplement de me retrouvé dans le hall pour posé mes yeux sur ces symboles magiques qui représente tellement de choses pour Elament, pour nous autres ... Puis bon normalement les recueillements, ce genre d'échange spirituel tout ça c'est pas ton truc ... En plus voila maintenant que je me parle devant des colonnes beau travail ...

En effet ces derniers jours qu'il avait pris afin de faire son "territoire" et de trouve le bureau qui lui allait ne lui avait pas donné l'occasion de trouve le temps pour profité de cet instant. La vue de la bannière l'emplissait de fierté et de tristesse à la fois car il n'avait pas put partager cela avec eux mais dorénavant ce n’était plus le sujet. La décoration apportait un message tellement simple et fort on ne pouvait pas enlevé ça a celui qui s'en était occupé. Il fallait repartir sur une nouvelle base, utilisé cette force de vie vacillante afin de faire naitre de nouvelles plantes, c'est ce qu'aurait dit Garyane enfin il aurait put se trompé a quelque mot près. A cette dernière pensé il lâcha un petit rire alors qu'une jeune demoiselle s'étalait de tous son long devant lui, il croisa son regard et compris bien vite qu'elle se sentait visé tandis que ses yeux s'écarquillaient. La tuteur passa un petit moment pénible alors qu'il s’étalait en plate excuse, essayant de justifié qu'il ne l'avait pas remarqué étant trop occupé par ses propres pensées. C'est comme un jeune adolescent tous penaud qu'il fit l'effort de la raccompagner afin d'adoucir ce premier contact. De retour dans le hall il affichait encore cette attitude et cet air gêné alors qu'il sentit une poigne brusque le tiré en arrière.

Citation :
- Dites-moi où puis-je trouver un maître Aera ?


Il n'avait pas vraiment fait attention à ce que cette personne disait ni au ton de la voix persuadé que c'était toujours sa jeune demoiselle en détresse qui avait encore quelque chose à lui dire. Et tous en se grattant l'arrière de la tête qu'il gardait penché d'ailleurs pour ne pas croisé son regard. Décidément elle avait plus de poigne et de rancœur a déversé mais bon que pouvait on dire les journées n'étaient pas toujours facile. Il n'était pas dur d'imaginer qu'un évènement aussi anodin soit il lui avait donné plus de raison de se plaindre qu'il ne paraissait. Ce genre d'explosion de sentiment n'était pas chose rare et il fallait usé de diplomatie pour évité trop d'effusion car ce n’était pas sain de se vengé sur le premier passant qui vous regarde de travers.

Oh mince je t'ai déjà dit que je m'excusais ...

Asgel se rendit compte de sa méprise et tous se ressaisissant il prit la peine de lever les yeux vers son interlocuteur. Ce dernier portait tous les attributs d'un garde, homme d'arme, mercenaire au choix et son air grave et crispé laissait présagé qu'il y avait un problème. Le roing pris le temps de dégagé son bras tous en détaillant l’œuvre qui ornait le visage de cet homme. Il expira un tous petit instant afin de reprendre. Son ton était plus posé et son allure plus calme.

Excusez moi je vous ai pris pour quelqu'un d'autre. Pouvez vous répétez votre question et s'il y a un problème je veux bien vous aidez ?

Après réflexion et bref inspection de son flair, il y avait quelque chose de plus avec cet homme. Et cet air qu'affichait son visage lui rappelait un sentiment familier. Le roing croisa les bras sur son torse et attendait une explication avec un air circonspect. De plus si c'était une catastrophe le messager ne se serait pas arrêté par ici non ? Peut être était il nouveau et ne savait pas à qui le présenter ?
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Frey Ocrefond
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MessageDim 17 Aoû 2014 - 12:01

La colère et l’impatience qui avaient guidés les gestes du Cerf firent place soudainement à un sentiment plus primitif, l’instinct.
Le contact de cet homme éveilla en Frey ses sens naturels comme un coup de bâton. Son expression se modifia légèrement, passant de la crispation à la méfiance, mais l’homme ne sembla pas s’en rendre compte ou en tout cas rien ne l’indiquait dans son comportement. Par réflexe, son corps prit une distance d’un pas et une posture défensive.

Frey décortiqua rapidement l’inconnu du regard. Son physique et ses cicatrices apparentes soulignaient tacitement son aura guerrière. Ses vêtements aux teintes terreuses pouvaient indiquer une nature humble et calme, néanmoins son col de fourrure jaillissait fièrement telle la roue d’un paon, suggérant la confiance en soi, et pouvait au besoin se révéler intimidant. Le chaos régnant dans sa chevelure ne laissait en revanche aucun doute quant à l’absence de frivolité dans le caractère de cet homme. Son regard n’avait pas non plus de trace d’arrogance, et encore moins de défi.
Pourtant il y avait quelque chose de caché derrière ce visage affable, une nature prédatrice que l’instinct de cervidé de Frey avait immédiatement senti. Aussi prit-il une posture plus commode pour engager la conversation, sans toutefois baisser sa garde.

J’ai besoin de rencontrer un maître Aéra, c’est tout. Si vous pouvez m’indiquer où en trouver un, je vous en saurais gré, sinon je trouverai bien une autre personne pour me renseigner.

Frey savait ses mots durs et prononcés avec une pointe de froideur, mais ils étaient vrais. Il s’était écoulé des semaines depuis son arrivée à Elament. Il avait vu la ville se reconstruire, les habitants dépasser leur traumatisme, la vie reprendre son cours. Mais lui n’avait pas avancer sur son propre chemin. Chaque lever de soleil, chaque changement de lune passé dans cet immobilisme nourrissait sa colère. Son temps n’était plus aux fausses solutions ni aux échanges inutiles. Si une rencontre n’alimentait pas le moulin de ses objectifs, il n’aurait qu’à l’abandonner.
Telle était sa motivation désormais, pressante et implacable, comme les rouages du destin.
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Asgel
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MessageDim 24 Aoû 2014 - 15:19

Citation :
- J’ai besoin de rencontrer un maître Aéra, c’est tout. Si vous pouvez m’indiquer où en trouver un, je vous en saurais gré, sinon je trouverai bien une autre personne pour me renseigner.

Eh bien a priori notre homme était du genre direct voir pressé et c'était respectable mais il ne pouvait pas juste lui indiqué la direction à suivre comme ça tel un panneau de rue. Asgel avait besoin d'un peu plus d'argument pour pouvoir accéder à sa requête. De plus le léger recule mis par son interlocuteur ne faisait pas franchement confiance. Il pris le temps de le détaillé de haut en bas, sans s'en cacher d'ailleurs ce n'était pas son genre, afin de chercher ne serait ce qu'un indice mais les déductions ce n'était pas son fort non plus. Resserrant les bras et fronçant les sourcils il repris d'un ton plus sec, tous dans ton attitude venait de se refermé. Il voulait bien être aidant mais pas sans rien. Eh bien quoi Elament n'était pas un moulin après tous non ?

Je serai ravi d'accédé à cette demande mais seuls les personnes qui ont un lien avec cette école cherche un professeur ou bien il se passe quelque chose, êtes vous l'un de ceux là ? Je ne demande pas que vous me racontiez votre vie mais un peu plus que cela serait appréciable.

Asgel semblait surpris lui même de ce qu'il venait de dire et ne pas croire ce que ces oreilles venait d'entendre. C'était un de ces moments ou la parole allait plus vite que la pensée et il n'avait même pas eut le temps de se dire de tourner sept fois la langue dans sa bouche. Là il se retrouvait crispé la mâchoire bloqué face à sa propre stupidité. Si il connaissait les lieux ce visiteur n'aurait pas posé cette question et il cherchait seulement de l'aide. Comment pouvait il être idiot et se buté à la première personne qu'il rencontrait a cause de quelques mots mal placés ? Il fallait montré de l'ouverture et de l'écoute si on voulait que la cité reparte après avoir touché le fond. Juste après une petite seconde qui semblait pour lui un blanc interminable il se racla la gorge et se détendit. Affichant clairement de meilleur intention il planta son regarde dans celui de la personne d'en face.

Pardonnez mon ton un peu sec, il est vrai qu'avec tous cela on finit pas se vexer et voir le mal partout. Mais ce n'est pas ce que nous voulons vous comme moi non ? Bon ... Reprenons sur une nouvelle base, je m'appel Asgel. Si vous cherchez pour des cours et que c'est la première fois que vous venez il va falloir d'abord vous inscrire sinon je peux vous conduire à son bureau je ne sais pas s'il est là.

Par réflexe il frotta sa main d'abord sur son pantalon avant de la tendre en avant afin de salué, il avait complètement lâché son attitude de chien de garde et se permit même un sourire, timide certes mais un sourire quand même. Un rayon de lumière entrant venant frappé son visage au même instant le faisait plissé légèrement le regard lui donnant de petites fossettes rieuse aux coins des yeux. Cela faisait deux fois qu'il faisait un impair dans cette journée et il ne fallait pas fâché son karma du coup le roing avait bien l'intention de faire son possible pour rattrapé cette nouvelle méprise.
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Frey Ocrefond
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MessageLun 25 Aoû 2014 - 21:03

Frey fit un effort de volonté considérable pour ne pas exploser au ton sec employé par son interlocuteur. La faute était aussi sienne: il n’avait pas été plus affable envers le roing qui maintenant lui tendait une main amicale. Il l’avait appris maintes fois durant ses voyages pourtant, la politesse ne répond jamais au dédain le plus odieux. Asgel, comme il se présentait, connaissait sans doute cette leçon également sinon il n’aurait pas ouvert la voie à un échange plus cordial. Son attitude relâchée calma l’instinct sauvage du Cerf tapi en Frey. Ce dernier saisit la main qui lui était tendue et mit un peu trop de force dans l’échange à son goût. Sa lutte intérieure l’empêchait de maîtriser totalement ses muscles aussi crispés que l’expression sur son visage. Il parvint péniblement à desserrer ses mâchoires pour se présenter à son tour:

Je suis Frey Ocrefond.

Un léger silence s’abattit après cet échange tandis que les deux hommes relâchaient l’étreinte de leurs mains. Asgel attendait toujours des explications sur les motivations de Frey. Le Cerf prit une profonde inspiration d’où il puisa un air apaisant. Il n’était jamais à l’aise quand les conversations déviaient sur lui, et particulièrement quand cela impliquait de dévoiler ses sentiments envers quelque chose ou quelqu’un. Dans le cas d’Elament, il s’agissait de surcroît de ressentiments. Frey mit de côté ses états d’âme et entreprit de raconter la bribe de son passé qui intéresserait Asgel, sans entrer dans les détails:

Un Aasimar nommé Cendrelacs m’a conduit ici afin de me former à la maîtrise de l’Aéra, débita-t-il machinalement. Malheureusement, nous sommes arrivés en plein cœur d’une bataille sanglante au cours de laquelle il perdit la vie, me laissant livré à moi-même. Il y a bien longtemps que j’aurai tourné mes talons à Elament si ce que vous appelez «le miasme» ne m’empêchait pas d’en sortir.
Le Cerf marqua une courte pause qu’il utilisa pour froncer les sourcils.
Dès que je m’éloigne de l’enceinte de la cité, ce don d’aéra, ou cette malédiction selon moi, se déchaîne violemment au point de me causer de terribles nausées et vertiges, me plongeant à la limite de l’inconscience. Il est évident que tant que je n’aurai pas réussi à maîtriser ce vent, je resterai prisonnier de votre cité.

Frey aurait pu s’en tenir là. Ces quelques phrases avaient exposées suffisamment sa situation pour que le roing accède à sa demande. Mais parler du passé ne se fait jamais sans remontée d’émotions, qu’importe la volonté que l’on y met. Et celle de Frey, en l’instant, était loin d’être inébranlable. Il se souvenait parfaitement des promesses de Cendrelacs. L’odeur putride des rues jonchées de cadavres revenait à ses narines. Les plaintes des victimes bruissaient encore à ses oreilles. Elament lui avait beaucoup demandé, beaucoup imposé, sans rien donner en retour. Et cela le Cerf ne pouvait l’accepter docilement. Sa langue claqua dans sa bouche, annonciatrice de la harangue qui suivit.

Maintenant que vous comprenez ma situation, Asgel, laissez-moi ajouter ceci: Elament a une dette envers moi. Depuis mon arrivée, j’ai aidé vos blessés, j’ai soigné vos malades, mon savoir d’herboriste a sauvé quelques vies. L’effort collectif prévalait en ce temps, mais cette heure sombre pour Elament est maintenant passée. Votre cité se reconstruit pas à pas. Votre peuple peut de nouveau s’adonner à ses motivations égoïstes, aussi je ne me sens pas honteux d’en faire de même. Je dois voir un maître aéra pour apprendre à contrôler cette magie, et le plus vite sera le mieux.

La fermeté de son ton faisait écho à sa résolution. Bien sûr il avait conscience qu’Asgel n’était pour rien dans tout cela, mais le roing s’était posé en représentant de l’école. La surprise qu’affichait son visage indiquait nettement qu’il s’attendait à gérer un étranger perdu ou un nouvel arrivant, vierge de toute expérience en Elament. Celles qu’avait vécu Frey étaient de surcroît teintées d’amertume et de désespoir, rendant nécessaire son souhait de se libérer de la cité dans les délais les plus brefs. De fait, il tiqua sur le terme «inscription». Sa captivité était déjà physique, fallait-il en plus qu’elle devienne officielle ?  Cela demandait des éclaircissements.

Vous semblez connaître le fonctionnement de ce lieu, êtes-vous élève vous-même ? Comment s’inscrit-on, et qu’est-ce que cela implique ? Je pensais que cette formation se ferait individuellement, de maître à élève...
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Asgel
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MessageMar 9 Sep 2014 - 20:26

C'était un bon début, Asgel pouvait désormais mieux mesuré ce que Frey voulait et ça demande était plutôt clair. Tous dans sa manière d'agir et de de s'exprimer ne cessait de faire écho a une pensée qu'il avait vis a vis du novice, c'était un brave, il y avait ce petit quelque chose de fier et pure qui transparaissait et le tuteur appréciait cela, même le respectait. Malgré la poignée de main plus virile que nécessaire et les propos Asgel n'en perdait pas moins son sourire, il perdit quelques secondes à se remémorer sa propre arrivée. Tous en finissant d'écouter il chercha un rebord de pierre pour se posé gardant les mains au contact de la pierre taillé. Il aimait cette sensation, être proche de la Mère ça ne valait pas un contact avec un arbre mais il arrivait à la sentir en chaque chose qui venait de son corps ... Il laissa échappé un petit moment de calme une fois que son interlocuteur eut fini afin de mettre en ordre sa propre réponse car il allait devoir faire un effort. Manque de chance pour lui mais Frey n’était pas tombé sur le plus loquace des habitants qu'il aurait put trouvé et tous cela méritais une bonne explication.

J'entend et je comprend tous ce que tu es en train de me dire mais je dois éclaircir un premier point : la cite ne te dois rien. Ce que tu as fait pour ces gens je t'en remercie sincèrement mais pour ce qui est de la maitrise de ta magie personne ne t'enseignera par gratitude mais parce que tu recherche vraiment a maitrise ton don un point c'est tous. Pour ma part je ne vais pas pouvoir t'aider car Aera ne s'est pas penché sur mon berceau ... Pour ce qui est de l'inscription en elle même tu dois posé ta main sur le piédestal qui correspond au vent, dit toi que c'est une sorte de rituel afin de validé ton arrivé. Cela signifie rien de plus que le fait que tu reconnais être un novice qui cherche à être guidé. Quant au souci lié aux vents qui se déchainent autour de toi tu devrais pouvoir finir par t'en sortir avec, tu as l'air déterminé ça ne devrait pas te posé de problème très longtemps une fois que tu auras commencé. Écoutes tu n'arrives pas au meilleur moment ... Enfin l'occupation de la ville par les Démons était bien pire ... Tout ça pour dire qu'Elament a connu de belles heures mais tu ne peux pas le savoir quand on voit ce que ça donne dehors, en tout cas essaye de lui donné une chance tu pourrais être surpris de ce que tu vas y trouver.


Asgel n'avait jamais eut a présenté Elament auparavant, en effet ses fonctions il les tenait que depuis peu et Frey devait être le premier élève a qui il s'adressait de la sorte. C'était à la fois gratifiant et complètement terrifiant. Il espérait pas mal de choses de cette échange, il ne savais pas s'il avait la fibre enseignante mais en tout cas le roing pensait que s'il s'adressait a eux de la même manière que si il était a leur place il ne pouvait pas se tromper. En tout cas c'est ce qu'il aimait pensé.

Oh si tu t'inscrit et que tu te laisse guide tu n'a plus besoin de moi pour l'instant ... A l'occasion on pourra se recroiser si tu le désires, ça pourrait être intéressant. Si tu me cherches va du coté du Bestiaire ou demande le tuteur Terra ...

Asgel commençait à tourné les talons tous en disant cela faisant un signe de la main pour appuyé son départ. Il avançait d'un pas tranquille vers la sortie si jamais il avait encore quelque chose à dire c'était le moment avant qu'il disparaisse au coin d'un pilier.
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Frey Ocrefond
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MessageMer 10 Sep 2014 - 9:43

Frey demeurait dans le hall, les membres crispés par la vexation. La réponse directe d’Asgel le laissa songeur et éveilla une affaire de conscience. Il ne manqua pas toutefois de remercier son interlocuteur pour ses indications et ses conseils d’un hochement bref de la tête, alors qu’il clôturait leur bref échange et s’en retournait à ses propres affaires.

Bien sûr, personne n’avait demandé à Frey son aide pour soigner les blessés. Il avait pris cette charge spontanément sans penser prétendre à une quelconque compensation par la suite. Ses années d’errance taciturne n’avaient pas complètement effacé l’altruisme de ses jeunes années, alors que jadis il ne désirait rien de plus que mettre son bras au service d’autrui. La rancœur toutefois a ce tort de changer un acte de foi en revendication.
Asgel avait mis le doigt sur un point crucial: personne n’était en dette de Frey pour ses choix.  Le regard du Cerf se perdit à travers les vitraux multicolores tandis qu’il se livrait tout entier à une introspection inopinée.
Quelque part, il s’était accroché à une Elament sublimée qui l’avait conduit à croire naïvement qu’il lui suffisait d’atteindre la cité pour que son fardeau s’évanouisse de lui-même. Mais cette cité valait toutes les autres; chacun y trace son chemin au jour le jour, sans savoir ce que l’avenir offrira. Ou ôtera.
Les Cerfs de Blanchelivrée avaient coutume de dire «Le totem ne rend grâce qu’aux actes». Ils se battent pour trouver leur place et se rendre utiles, car rien ne peut être acquis de naissance. Les dons n’existent pas, il n’y a que des talents qui n’ont de valeur qu’à la condition d’être polis comme de riches matériaux.
Frey était né avec une âme d’Aera, cela il ne pouvait s’en défaire. Mais il avait la possibilité de la dompter afin de ne plus en être le souffre-douleur. Atteindre Elament n’était pas l’aboutissement de sa quête, seulement le commencement. Et Asgel lui en avait indiqué la prochaine étape.

Frey s’approcha de la plaque d’inscription qui présidait sur le piédestal indiqué, de l’autre côté du hall. Il posa fermement sa main sur le symbole du vent, qui eut pour effet de faire apparaître une série de questions spectrales flottante dans l’air. Il ne lui fallut que quelques minutes pour y répondre, après quoi le formulaire s’effaça dans un souffle.

fiche d'inscription:
 


Il se sentit idiot d’avoir attendu quelque chose de plus. Personne ne vint à sa rencontre: ni secrétaire pour l’accueillir, ni tuteur pour le guider. Cette formalité était simplement administrative et il devrait attendre qu’elle soit traitée. Mais comment se déroulerait la suite ? Devait-il revenir le lendemain ? Son tuteur viendrait-il à lui ? Nulle part il n’avait été question de son lieu d’habitation.
Quelques murmures suivis d’une vive clameur dans le hall le firent reprendre conscience de son environnement. Les gens aux alentours lui prêtaient une nouvelle attention en souriant amicalement. Les échos et l’agitation sous les arches de l’entrée lui firent comprendre que quelque chose s’était produit dehors.
Les gens regardaient et commentaient avec enthousiasme un objet surplombant l’école. Frey mit sa main en visière et découvrit en levant les yeux le même symbole Aera que celui de la rune d’inscription, intensément brillant. Ainsi, les nouveaux élèves étaient annoncés de cette manière, à la vue de toute la ville. Frey fronça les sourcils. Il n’aimait pas être au centre du spectacle, surtout à ses dépends. Mais au moins tout le monde savait qu’un élève attendait sa formation, son futur maître compris. Puisque c’est ainsi que les choses allaient dans cette ville, autant leur laisser cette fantaisie.
Frey décida qu’il en avait fini avec l’école pour aujourd’hui. Il reprit donc le chemin de ses quartiers en pensant à part lui-même: laissons faire la magie, pour l’heure.
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