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 [Novice] Ewarthynn Ered - Terra

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Ewarthynn
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MessageMar 13 Nov 2012 - 13:39

Nom : Ered

Prénom : Ewarthynn

Âge : 18 ans (180 ans)

Race : Oréade

Rang/Rôle : Novice

Elément contrôlé : la Terre

Histoire : Ewarthynn est née par une journée brumeuse d'automne dans un petit village caché dans les montagnes. Benjamine d'une fratrie de trois filles, elle a toujours été mise à l'écart, comme invisible entre sa sœur aînée et la cadette. Solitaire et indépendante, elle a donc appris très tôt à se débrouiller seule. Sentimentalement, elle a également, par conséquent, su se suffire à elle-même et ne chercher ni approbation, ni marques d'amour dans son entourage, même si elle demeure sensible sous sa carapace. Agile, elle a appris à grimper dans les montagnes, et à chasser à l'arc ou grâce à des pièges, pour rapporter de la nourriture à sa famille. Elle ne rate d'ailleurs que très rarement sa cible. Bien entendu, étant donné sa grande affection pour les animaux, elle ne chasse que lorsque cela est réellement nécessaire et préfère se nourrir de quelques baies ou de fruits qu'elle cueille dans la forêt, à un jour de marche de son village. De par son caractère, elle apprécie les longs voyages seule. La seule compagnie qu'elle aime est celle des êtres à quatre pattes, à plumes, à poils, voire à écailles. Sa connaissance de la région est parfaite, grâce aux nombreuses escapades qu'elle y a faites.

La veille de ses quinze ans, c'est-à-dire après 150 années humaines de vie, alors qu'elle était partie chasser sous une pluie torrentielle qui durait depuis des jours, une rivière longeant les montagnes entra en crue.  Sous le poids du liquide déchaîné, un barrage, déjà vieux, construit par certaines de ses ancêtres, et qui retenait tout ce flot pour préserver la forêt qui s'était étendue autour, céda dans un craquement sinistre que la jeune fille entendit, bien qu'elle en fut assez éloignée. L'eau s'engouffrait partout, le niveau montait et Ewarthynn pouvait voir des cerfs et des biches, des lapins, et toutes sortes d'animaux de la forêt qui s'enfuyaient à toute vitesse pour échapper au liquide devenu monstrueux et mortel. Des vagues se formaient, engloutissant tout le paysage sur son passage. La jeune nymphe se mit alors à courir aussi vite qu'elle le pouvait pour se réfugier dans les montagnes. Alors que les flots semblaient sur le point de la rattraper, elle atteignit enfin l'un des pics rocheux et entreprit de grimper. La roche lui offrait de nombreuses prises et elle parvint à se hisser jusqu'à une corniche sans trop de difficulté. La montagne se creusait quelque peu à cette hauteur et lui offrait un toit de fortune pour échapper à la pluie ; heureusement, cette corniche était en pente, de sorte que l'eau ruisselait avant de goutter sur les parois qu'Ewarthynn surplombait. Perchée sur son abri, elle pouvait voir l'eau se déchaîner, frapper la montagne de toute la force de ses flots, en vain. Comprenant qu'elle allait devoir rester ici jusqu'à ce que le niveau de la rivière revienne à la normale, elle fouilla dans son sac pour en sortir les quelques vivres qu'elle avait emportés, afin d'estimer combien de temps elle pourrait survivre sur cette corniche. Avec les trois ou quatre fruits, les reste de viande froide et son outre, qu'elle pourrait bien entendu remplir sans problème, elle compta qu'elle pourrait tenir pendant environ cinq jours avant de devoir redescendre urgemment. Elle était au moins soulagée de savoir que sa famille était parfaitement à l'abri, et que personne ne s'inquiéterait de son absence, puisque sa mère et ses sœurs s'étaient habituées à la voir disparaître parfois pendant plusieurs semaines.

Ces cinq jours passèrent avec une lenteur qu'Ewarthynn n'avait jamais connue et l'eau continuait de monter, comme si les nuages pleuraient tous les océans du monde. La jeune nymphe commençait sérieusement à ressentir la faim et la fatigue physique, liée à son manque de nourriture et d'exercice. Alors qu'elle dormait pour ne pas penser à son ventre qui la tiraillait, elle rêva qu'elle créait un buisson de baies juteuses qui poussait alors sur sa corniche ; les racines de la plante créaient une fissure dans la pierre, et semblaient se planter dans le sol, des dizaines de mètres plus bas. Alors qu'elle s'apprêtait à porter une baie qu'elle venait de cueillir à sa bouche, son estomac presque douloureux la réveilla. En ouvrant les yeux, elle s'aperçut qu'elle n'avait pas rêvé ; un buisson aux feuilles d'un vert presque irréel et parsemé de baies plus rouges que le sang se trouvait à ses pieds. Immédiatement, elle se jeta dessus pour cueillir de quoi manger ; de toute façon, elle n'avait pas le choix et elle ne songea pas même à se demander si ces baies étaient bien comestibles. Lorsqu'elle porta le précieux fruit à ses lèvres, elle eut l'impression de revivre ; il avait un délicieux goût sucré, un peu similaire à celui du raisin. Elle en mangea, encore et encore, jusqu'à ce que son estomac cesse enfin de crier famine. Chaque baie qu'elle cueillait semblait réapparaître à peine quelques secondes plus tard. Elle s'étonnait bien sûr de ce phénomène, mais l'abondance de nourriture combla autant son esprit que son ventre.

Le lendemain, la pluie cessa enfin. Le buisson était toujours là, il avait même grandi depuis la veille. Durant trois jours, Ewarthynn se contenta de ces baies qui ne cessaient d'apparaître. Sa faim contentée, elle réfléchissait à l'apparition étrange de cette plante. Elle se demandait si cela pouvait véritablement être naturel. Elle émit même l'hypothèse, qu'elle révoquait tout de suite après chaque fois qu'elle y pensait, que ce pouvait être elle-même, par la force de son rêve, qui avait fait apparaître ce buisson.

Lorsqu'enfin l'eau fut retournée d'où elle venait, Ewarthynn descendit de sa corniche et prit le chemin de la maison, non sans avoir fait provision d'un grand nombre de baies. Enfin arrivée chez elle, elle conta son aventure à sa mère et à ses sœurs, mais omis l'histoire du buisson.
Ne supportant pas le doute, elle décida un jour de vérifier qu'elle n'avait pas de pouvoir magique. Elle se rendit dans la forêt et dégagea un petit carré de terre. Elle s'assit, le cœur battant, et commença à se concentrer. Elle regardait ce sol avec une fixité presque douloureuse. Elle pensait à une plante qui poussait, croissait puis fleurissait, mais rien ne se passait. Elle allait abandonner, fatiguée de s'être autant concentrée, quand un mouvement attira son regard, sur le sol. Une minuscule pousse verte se dépliait, repoussant la terre, d'abord plus petite qu'un trèfle, puis prenant de la grandeur, jusqu'à attendre une dizaine de centimètres. Des feuilles commencèrent alors à se former de part et d'autre de la tige. Excitée par le prodige, Ewarthynn sentit son pouls s'accélérer et se prit à imaginer que sa création allait pousser jusqu'à devenir un buisson bien fourni, mais plus rien ne se passa. La petite plante cessa sa croissance. Elle resta à la contempler pendant plusieurs heures, n'en revenant toujours pas. Elle était maintenant certaine que le buisson était le fruit d'un pouvoir mystérieux qu'elle possédait. Elle n'en savait cependant pas plus et son expérience l'avait beaucoup fatiguée ; elle décida donc de reprendre le chemin de la maison, mais de ne rien dire de sa découverte à sa famille.

Durant les trois années suivantes, Ewarthynn s'entraîna, presque chaque jour, afin de parvenir à faire croître un buisson chaque fois qu'elle le désirait. Il lui arrivait toujours d'échouer, notamment lorsqu'elle était fatiguée, mais dans l'ensemble elle s'en sortait plutôt bien. Elle avait continué de garder son secret, et n'envisageait pas d'en parler à sa famille ; elle craignait d'être rejetée, d'être considérée comme anormale.

Un jour de l'année de ses dix-huit ans, une rumeur se fit connaître dans le village. Une des femmes aurait vu un homme rôder près des maisons, et cela chaque soir depuis près de trois jours. ; or, justement certaines des Oréades cherchaient à s'accoupler pour assurer la descendance du village. D'ordinaire, elles se rendaient jusqu'à la ville et enlevaient des hommes qu'elles tuaient ensuite. Mais, puisqu'un homme avait été assez imprudent pour s'approcher d'elles, autant en profiter ! On posa des pièges pour tenter de la capturer mais, conscientes qu'il ne serait probablement pas assez stupide pour tomber dedans, les femmes décidèrent, chaque soir, l'une d'entre elles monterait la garde à l'entrée du village et devrait donner l'alerte si elle apercevait cet homme.

Le soir de sa première veille, deux jours après cette décision, Ewarthynn se posta donc à l'entrée du village, et entreprit de faire le tour des maisons tous les quarts d'heures. Au bout de trois heures, la faim se fit sentir. Elle n'avait cependant rien prévu à manger et se félicita d'être capable de faire naître des baies, puisqu'on lui avait formellement interdit de quitter son poste pour retourner dans le village, sauf si elle s'apercevait de quelque chose de suspect. Elle se concentra donc et, au bout de quelques secondes à peine, elle vit avec fierté la terre se craqueler pour laisser une pousse grandir. Ewarthynn ne se lassait jamais de contempler ses créations et elle regarda avec un sentiment de fierté les petites branches se former, s'allonger, le feuillage se fournir et enfin, les fleurs devenir de belles baies bien rouges qui lui mirent l'eau à la bouche. Elle poussa un soupir de soulagement, heureuse d'avoir réussi, cette fois encore, et d'avoir de quoi manger.

Alors qu'elle tendait la main pour se saisir d'un des fruits, elle entendit un froissement derrière elle. Elle se retourna brusquement et posa la main sur son arc, qu'elle portait à l'épaule. Un homme, plutôt grand, à la peau et aux vêtements sombres la regardait. Malgré la nuit, elle pouvait voir, à la lueur de la lune, une expression amusée sur son visage et dans ses yeux. Méfiante, elle recula d'un pas et lui demanda :

«Qui êtes-vous ?»

Un sourire s'étendit sur le visage de l'inconnu et Ewarthynn s'étonna de cette réaction.

«Qu'est-ce qui vous fait rire ? lui cracha-t-elle entre ses dents.
- La jeunesse, répondit-il calmement. Les jeunes me font toujours rire ; ils pensent tout savoir, mais ils ne posent jamais les bonnes questions. Ce qui compte, ce n'est pas qui je suis, mais ce que tu es.»

Ewarthynn réprima un hoquet de surprise. Ce qu'elle était ? C'était évident, non ? Une jeune Oréade, comme toutes les femmes de ce village. La seule explication, c'était que l'homme l'avait vue faire naître son buisson et cette idée ne fut pas pour la rassurer.

«Que voulez-vous dire ?
- Je crois que tu sais très bien ce que je veux dire.»

L'homme s'approcha d'elle. La jeune femme recula encore, mais il ne s'intéressait pas à elle. Il s'agenouilla devant le buisson et cueillit une baie qu'il n'hésita pas à manger. Ewarthynn se maudit de ne pas avoir fait pousser des fruits empoisonnés.

«Eh bien, reprit-il, je vois que tu as déjà un certain talent. Tes fruits ont un goût excellent. Je suis certain qu'une fois bien entraînée tu feras des merveilles !
- Pour la dernière fois, qui êtes-vous ?»

L'homme poussa un soupir de lassitude. Ewarthynn se saisit de son arc alors qu'il se relevait et encocha une flèche.

«Je vous conseille de me répondre, je n'hésiterai pas à tirer.
- Très bien. Tu poses de mauvaises questions mais tu m'as l'air obstinée, or je ne tiens pas à ce que tu me fasses un trou dans la peau... Ca met trop de temps à cicatriser... Puisque tu insistes, je vais te dire qui je suis. Mon nom n'a aucune importance mais saches que je suis comme toi. J'ai moi aussi quelques pouvoirs comme les tiens.»

Ewarthynn étouffa un hoquet de surprise et relâcha son arc ; était-il réellement possible que cet homme soit comme elle ? Pouvait-il dans ce cas répondre à toutes les questions qu'elle se posait depuis des années ? D'où venait son pouvoir ? Pourquoi elle ? Combien y en avait-il d'autres, qui possédaient aussi ce pouvoir ?
Comme s'il avait entendu toutes ces questions silencieuses, l'homme lui intima d'un geste de la main de calmer son esprit pour l'écouter.

«Je sais que cela doit t'inquiéter ; j'imagine que tu dois te poser beaucoup de questions. Je suis là pour y répondre. Mais d'abord, je vais t'expliquer d'où je viens, et quel est ce monde auquel j'appartiens, et qui est prêt à t'accueillir. Tu n'es pas la seule à posséder de tels pouvoirs, loin de là. Nous sommes des milliers, éparpillés de par le monde. Nos pouvoirs viennent des quatre Dieux ; chacun d'entre eux contrôlait un élément, et, à leur mort, des particules de leur pouvoir se sont répandues sur Magyar. Certains d'entre nous, indépendamment des races, des sexes, des âges, ont été touchés par ces particules et ont développé des pouvoirs. Il semblerait que ce soit ton cas. Tu contrôle l'élément terre, comme tu as du t'en apercevoir. Je viens d'une cité appelée Elament, qui a été créée spécifiquement pour les gens comme toi et moi ; c'est une école, en quelque sorte. Je te propose de venir avec moi. Là-bas, tu pourras apprendre à maîtriser ton don, à augmenter tes pouvoirs. Tu es une élémentaliste, et tu ne pourras apprendre seule à dompter ton élément. Est-ce que cela t'intéresse ?»

Ewarthynn était perdue. Ses pensées tournaient dans sa tête à une vitesse folle. Evidemment, il était tentant de suivre cet homme ; il semblait en savoir tellement et il pourrait sûrement lui apporter toutes les réponses qu'elle cherchait depuis des années. Mais, d'un autre côté, pouvait-elle abandonner sa famille ? Partir avec un homme qu'elle ne connaissait pas ? Chez elle, c'était elle qui chassait, qui apportait la nourriture, pour éviter à sa famille de se ruiner chez les marchands. Elle s'assit, le regard dans le vide, et resta muette durant de nombreuses minutes, la tête posée sur les genoux.

Pendant ce temps, l'homme continua de goûter les baies que la jeune fille avait créées en laissant échapper de temps en temps des murmures d'approbation.  Soudain, il se tourna vers elle et, lui intimant d'un doigt sur la bouche de rester silencieuse, il tendit les bras devant lui et, les paumes tournées vers le haut, fit comme une coupole avec ses mains. Ewarthynn le regardait faire, ne sachant si elle devait avoir peur ou s'il était complètement fou. Alors qu'elle commençait à pencher pour la seconde solution, l'homme ferma les yeux. Aussitôt, une flamme naquit de ses mains ; une toute petite flamme, probablement pour ne pas se faire repérer par les femmes du village. La jeune Oréade n'en croyait pas ses yeux. Elle regardait danser la petite lueur jaune dans les paumes de l'homme. Son visage était éclairé par ces quelques flammes et ses yeux semblaient briller, d'excitation, peut-être d'admiration. Elle releva les yeux pour regarder ceux de l'homme et elle vit qu'il la regardait avec un sourire bienveillant.

«Tu contrôles la terre, je contrôle le feu, lui dit-il. D'autres contrôlent l'air, les derniers l'eau. Ainsi, tous ces pouvoirs se complètent. Si tu viens avec moi jusqu'à Elament, tu verras tous les jours des prodiges comme celui-ci, comme les tiens. Mais surtout, tu ne dois parler de tout ça à personne ; l'existence des élémentalistes doit rester secrète. Rentre chez toi, réfléchis à ma proposition et retrouve-moi ici demain soir au coucher du soleil.»

Il claqua ses mains l'une contre l'autre et la flamme disparut, plongeant de nouveau le monde dans les ténèbres.

Encore sous le choc de toutes ces informations, Ewarthynn ne vit même pas l'homme s'éloigner dans la nuit et disparaître. Elle décida de rentrer chez elle, malgré l'interdiction de retourner dans le village ; de toute façon, elle avait bien vu l'homme qui rôdait et de toute évidence, il n'était pas question qu'elle le capture ; c'était bien trop tard de toute façon. Elle avait échoué dans sa mission, mais au moins elle avait eu quelques réponses à ses interrogations, incessantes depuis trois ans. Une question lui traversa cependant l'esprit ; que faisait cet homme si loin de sa fameuse cité ? Etait-il venu la chercher ? Etait-elle quelqu'un d'exceptionnel ? Une certaine fierté lui réchauffa le ventre et elle entra dans sa maison avec un sourire sur les lèvres. Elle se coucha, mais le sommeil pris tout son temps pour arriver. Elle se tournait, se retournait, ressassant la proposition de l'homme, hésitant sur le choix qu'elle devait faire. Devait-elle le suivre ? Que deviendrait sa famille ? Mais pouvait-elle rater une occasion pareille ?

La journée du lendemain s'écoula avec une lenteur presque anormale. Ewarthynn avait pris sa décision : elle partirait le soir-même, elle suivrait cet homme mystérieux jusqu'à cette cité et y apprendrait la maîtrise de son pouvoir. Si l'homme disait vrai, elle était un cas rare, c'était un don, elle ne pouvait pas le laisser passer. Elle prépara son bagage discrètement, et se mêla à sa famille pour la dernière fois. En regardant les visages de sa mère et de ses soeurs, elle sentit son coeur se serrer ; même si cette famille était loin d'être affectueuse, ses membres s'aimaient sans se le montrer. Elle tenta de graver dans sa mémoire tout ce qui faisait ses proches, tout ce qui faisait que, malgré tout, elle les aimait. Plusieurs fois, les larmes lui montèrent aux joues mais elle s'interdit de les laisser couler ; ce n'était pas son genre de pleurer.

Enfin, l'heure fut venue pour elle de partir. Elle se refusait à partir sans rien laisser derrière elle ; elle n'avait pas la joie de savoir lire et écrire, pas plus que sa famille, et ne pouvait donc pas leur laisser de message. Elle laissa donc simplement sur une table quelques fleurs qu'elle avait fait pousser un peu plus tôt dans la journée. Elle espérait que quelqu'un comprendrait cette attention.

D'un pas décidé, elle franchit le seuil de cette maison dans laquelle elle avait toujours vécu et, sans un regard en arrière, le coeur lourd et l'estomac serré, elle sortit du village. Ses longs cheveux flottaient, portés par un vent léger mais froid. C'était une nuit fraîche d'automne, quelques jours à peine avant son anniversaire. A cette idée, elle sentit ses yeux brûler sous la chaleur des larmes ; elle ne fêterait même pas son passage au statut de femme avec sa famille, pour la naissance de sa dix-huitième année. Elle ne passerait pas le rituel habituel qui aurait fait d'elle une femme parmi les siennes. Elle espérait bien revenir un jour pour réparer cela.

Ses vêtements sombres la rendaient presque invisible dans la nuit ; ses cuissardes lui permettaient de marcher même dans la boue tout en gardant les pieds au sec. Elle avait pris un long manteau noir pour lutter contre le froid mordant, ce qu'elle ne regrettait pas lorsqu'elle sentait le vent s'engouffrer dans son cou. Elle rentra la tête dans les épaules, baissa les yeux, et se rendit au point de rendez-vous, juste à la sortie du village. Elle avait presque traversé celui-ci, sa maison se situant à l'opposé.

Lorsqu'elle arriva, l'homme était déjà là. Il était assis près d'un feu dont elle devina que c'était lui qui l'avait créé. Elle le regarda en se disant qu'il serait désormais tout ce qu'elle aurait, qu'il serait son avenir. Lorsqu'il l'aperçut, il lui sourit et lui dit simplement :

«Tu as fait le bon choix. Maintenant, suis-moi, un long chemin nous attend.»

Et il s'éloigna dans les montagnes. Elle lui emboîta le pas, songeuse au sujet de ce qui l'attendait. Elle tentait d'imaginer à quoi pourrait bien ressembler cette merveilleuse cité qui lui promettait tant.

Le voyage dura près de deux semaines. Deux semaines durant lesquelles ils ne s'arrêtaient que rarement pour manger ou dormir quelques heures. Ewarthynn se félicita de sa bonne condition physique et de sa capacité à marcher des heures durant sans fatiguer. C'était elle qui chassait ou qui créait quelques buissons de baies, tandis que l'homme, dont elle ne connaissait toujours pas le nom, faisait cuire leur nourriture. Chaque fois qu'elle utilisait la magie, il la regardait avec des yeux brillants, presque fiers. Elle finit tout de même par lui demander de nouveau son nom, lassée de devoir chaque fois l'interpeller par un «Hé !» qu'elle trouvait vulgaire.

«Appelle-moi Kaim, ça ira. Tu n'as pas besoin d'en savoir plus.»

Cette réponse suffisait à la jeune fille et elle fut satisfaite de pouvoir enfin l'appeler par son nom.

Enfin, un matin, ils arrivèrent en vue de la cité. Sous le choc, Ewarthynn s'arrêta et resta bouche bée. Durant des jours entiers, elle n'avait cessé d'imaginer une cité majestueuse, magnifique, immense. Elle voyait déjà des tours s'élever dans le ciel, de hautes murailles de pierre, peut-être quelques touches magiques de couleurs, le tout entouré d'une belle végétation entretenue par ceux qui, comme elle, maîtrisaient les plantes, ou encore posée au milieu d'un lac aux reflets chatoyants. Jamais elle n'aurait imaginé le paysage qui s'étendait devant elle : elle ne voyait rien d'autre qu'un champ de ruines. Effectivement, la cité avait du être magnifique ; il y a avait du y avoir de belle tours, de belles murailles. Mais aujourd'hui, tout cela ne formait qu'une masse de pierre, rongée par les plantes sauvages. La nature semblait avoir repris ses droits dans ce monde.

«Ne te fie pas aux apparences, Ewarthynn, lui dit Kaim. Malgré son piteux état, Elament demeure une cité majestueuse où tu pourras apprendre. Une guerre l'a ravagée mais elle renaîtra de ses cendres, il suffit d'un peu de temps. Heureusement, l'école est toujours debout, tu pourras donc commencer rapidement à prendre des cours.»

Ewarthynn était toujours choquée de l'état de la cité mais c'est confiante qu'elle suivit Kaim et mit les premiers pas en Elament.



Caractère : Ewarthynn a un caractère bien trempé ; elle ne se laisse pas marcher sur les pieds et n'apprécie pas qu'on lui manque de respect. Dotée d'un bon sens de la répartie, ses répliques brûlantes lui permettent de cacher sa susceptibilité et sa sensibilité. En effet, elle déteste montrer ses émotions et préfère se faire passer pour une nymphe sans cœur. Les rares personnes à l'avoir vue pleurer s'en souviennent encore... Comme d'une expérience douloureuse !
Préférant la solitude, fuyant même la société, la jeune femme aime passer du temps à la belle étoile, gambader dans la nature, faire de longs voyages. La seule présence qu'elle apprécie est celle des animaux, qu'elle ne se lasse jamais de contempler, de cotoyer, et de soigner lorsqu'ils sont malades.

Physique : grande et mince, elle a de long cheveux couleurs de feu qui lui arrivent jusque dans le bas du dos. Ses grands yeux bleu profond et sa bouche pulpeuse attirent souvent les regards masculins. Dotée d'une poitrine particulièrement opulente, elle souffre malheureusement de problèmes de dos. Elle va souvent peu vêtue, portant simplement une lanière de cuir pour cacher ses seins et un court short moulant, de cuir également. Pour mieux se fondre dans la nuit, elle ne porte que des habits sombres. Elle porte des cuissardes noires. Elle ne se sépare jamais de son arc en bois sombre, sur lequel elle a gravé des motifs de son clan. Très musclée, elle a de larges hanches qui ne sont pas non plus pour déplaire aux mâles.

Peurs : si elle a déjà affronté bien des dangers et que son courage n'est plus à prouver, Ewarthynn a cependant une peur panique… des araignées ! Elle ne supporte pas la vue de cet animal, et peut parfois tout laisser tomber pour s'enfuir en courant si elle a le malheur d'en apercevoir une.

Niveau de maîtrise du pouvoir : à force d'entraînement après la découverte de son pouvoir, elle arrive presque systématiquement à faire pousser des buissons de baies comestibles. Parfois, cependant, rien ne pousse ; il lui est aussi arrivé d'obtenir une plante qui a rendu toute sa famille malade ! Elle n'a aucune autre notion, pour le moment, de son pouvoir.

Particularités : Comme la plupart des femmes de sa race, Ewarthynn est très solitaire, trait de caractère qui s'est également développé par l'enfance qu'elle a eut. De par sa nature, c'est une redoutable chasseresse et elle est très caractérielle ; elle est très susceptible et habile au combat. De même, elle fait preuve d'une forte empathie naturelle envers les animaux.

Exemple de message :


Dernière édition par Ewarthynn le Jeu 12 Juin 2014 - 19:49, édité 3 fois
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Solis Oshan
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MessageLun 19 Nov 2012 - 16:07

Bonjour et bienvenue à toi !

Tout d'abord, merci de t'être inscrite. Lire ta fiche a été un réel plaisir, puisque visiblement tu possèdes un bon potentiel pour l'écriture. Mais il y a quelques petites choses à corriger, ou explicité suivant les cas. C'est rien de grave, ne t'en fais pas !

Alors...

First, la rivière en crue. Je ne suis pas une experte en rivière, et encore moins en crue, mais la façon dont tu le décris, on a un peu l'impression que d'un coup une grosse quantité d'eau arrive de nul part. Or le niveau de l'eau ne monte pas d'un claquement de doigt, mais se fait progressivement si c'est dû à une averse. Je te suggère donc de trouver quelque chose pour que ça puisse coller à ce que tu décris, comme par exemple un barrage qui cède ou je ne sais pas, libre à toi de trouver.

Ensuite, il est impossible d'apprendre à contrôler son pouvoir de soi-même. Tu dois forcément avoir eu un maître pour t'orienter, t'aider, etc. Mais apprendre seul à le maîtriser est juste... Impossible. Toutes les manifestations de magie avant ton arrivée à Elament sont normalement dû à des hasard, souvent lié à une forte émotion. Après libre à toi que ton personnage l'ait remarqué et en profite, mais sinon... Mener un apprentissage par sa seule volonté n'est pas possible normalement.

L'autre chose qui m'a interpelé, c'est la crainte du village par rapport à la présence d'un rôdeur. Ca c'est compréhensible, à la limite, bien que les nymphes ne soient pas une race craignant vraiment les hommes. Les mépriser, je veux bien, mais les craindre... Surtout un seul homme quoi.
Ce qui m'amène au second point par rapport à ça : le mec fait un feu dans la forêt et personne le remarque ni ne va essayer de le débusquer ? Ca me semble peu probable. Mais là je chipote.

Autre chose : la majorité à dix-huit ans me semble assez peu réaliste dans un monde médiéval-fantastique. Mais encore je chipote, donc pourquoi pas après tout.

Sinon tu n'as pas assez de lignes de caractère il me semble, et il serait bien d'ajouter le don des oréades à la catégorie particularité de la fiche.

Voilà, je pense n'avoir rien oublié !
Encore bienvenue et préviens-moi une fois que tu auras modifié ta fiche =)

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Ewarthynn
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MessageLun 19 Nov 2012 - 17:54

Bonjour,

Déjà merci d'avoir lu ma fiche, et merci pour le compliment ^^

Ensuite, effectivement pour la rivière sur le moment je me disais aussi que ce n'était pas très crédible mais je dois avouer que par la suite ça m'est sorti de la tête... L'idée du barrage n'est vraiment pas bête, je pense que je vais la reprendre !

Pour l'apprentissage seul du pouvoir, je pensais qu'il était possible de le contrôler un minimum, ce qui explique la suite de mon histoire, mais je vais faire en sorte de reprendre tout ça ^^

Enfin, je dois avouer que je suis assez peu familière, pour le moment, de tout ce qui fait le fond du jeu (d'où l'histoire de la majorité par exemple), et donc aussi du fait qu'un village de femmes puisse ne pas craindre un homme ; mais il est vrai que pour tout un village, un seul homme n'est peut-être pas très dangereux... Je n'ai pas du beaucoup réfléchir en écrivant lol Quant au feu, je n'avais tout simplement pas pensé que cela pourrait le faire remarquer... Mea culpa pour toutes ces bêtises, je vais de ce pas tenter de corriger tout ça, mais ça risque de me prendre un peu de temps du coup ^^

Encore merci en tout cas Smile

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Solis Oshan
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MessageLun 19 Nov 2012 - 18:38

Pas de soucis, c'est normal, encore plus quand on joue sur un univers inconnu Wink Bref, si tu as besoin d'aide, n'hésite pas à en demander, et pense à prévenir une fois toutes les modifications faites ! =)

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Ewarthynn
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MessageMer 21 Nov 2012 - 11:38

Voilà, j'ai modifié mon texte. J'ai mis en gras les points importants que j'ai modifiés, notamment ceux que tu avais abordés, Solis. J'espère que ça collera mieux au contexte et à l'univers du forum et qu'il y aura moins d'erreurs.

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Solis Oshan
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MessageMer 21 Nov 2012 - 11:41

Alors... Penses à ajuster aussi ton niveau de pouvoir pour que ça colle au reste de ton histoire du coup, et par particularité de race je pensais plus à l'empathie envers les animaux Wink

Ceci fait je te validerai =)

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Ruby
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MessageDim 25 Nov 2012 - 20:19

Fiche Validée mon enfant !

Indicateur de puissance : 110

Nous ne verrouillons pas les fiches afin que tu puisses y ajouter, tout au long de ton existence sur le forum, la liste de tes rps, ou un carnet de route des actions de ton personnage, ou ce que tu veux qui retrace de près ou de loin son histoire. Tu pourras faire la demande de l'augmentation de ta jauge de puissance après des RPs d'importance (combats épiques, luttes pour ta survie... ) ou après avoir pris des cours. Nous refusons rarement d'en augmenter le chiffre qui n'est qu'indicatif pour tes rps.

Si tu as des questions, nous sommes à ta disposition.
Bon jeu parmi nous ! Smile

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Ewarthynn
Novice
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Nombre de messages : 5
Âge : 25
Race : Oréade
Poste : Novice
Magie Contrôlée : Terre

Feuille de personnage
Puissance:
110/1000  (110/1000)
MessageLun 26 Nov 2012 - 14:12

Merci beaucoup Smile J'ai hâte de pouvoir commencer, même si je ne sais pas trop comment me lancer :S

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"J'aime la nature parce qu'elle est sage et silencieuse ; les hommes, eux, ne savent que trop dire leur bêtise."
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