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 Chapitre Final : Sacrifice

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Ruby
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MessageDim 22 Juil 2012 - 20:27

Ils prirent la route au coucher du soleil, quand l'astre brillant, en suivant son chemin ascendant dans le ciel, plongeait le monde dans des nuances de cuivre et d'or, sublimant la silhouette amoureuse de l'horizon. Franchir la bras de mer jusqu'aux Falaises fut sûrement la partir la plus facile et, en tournant le dos pour voir l'île, la Maîtresse de l'Eau ne vit que le flou de l'océan et, plus loin, l'indigo du ciel.

Ils escaladèrent ensuite l'amont rocheux en suivant les voies déjà taillées par l'usage, ignorant les alcôves ensorcelées qui piquetaient ici et là la muraille de pierre de l'océan. Les biens qui sommeillaient étaient, d'après la légende, des rebuts des profondeurs, et malédiction à qui les convoitaient.

Il faisait presque noir quand ils pénétrèrent l'orée de la Forêt Darke, avalés par son manteau de feuilles que la lueur de la lune mourante ne perçait pas, n'oubliant pas non plus que c'était, dans la région, l'un des endroits les plus dangereux : il vivait dans ces bois des créatures plus vieilles que le monde, plus grande qu'une maison et dévorées de toutes sortes de maux.

Enveloppée dans sa cape, la Dame sentait sa respiration se faire de plus en plus profonde tandis que son pas réapprenait à arpenter les bois. Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas goûté leur saveur de l'humus, ni écouté le chant ancien de l'écorce, et la forêt de l'île avait sa propre voix, magique, trop artificielle pour répondre au cœur sauvage de la Maîtresse de l'Eau.

Ce n'était malheureusement pas pour son propre plaisir qu'elle piétinaient les feuilles intactes ou esquivait les branches traîtresses : il y avait derrière elle tout une équipée au sein de laquelle se trouvait une démone docile. Il leur fallait affronter les dangers des bois, que la plupart connaissait par expérience, pour accomplir quelque chose de grand, dont le souvenir porterait – avec de la chance – jusqu'aux prochains Âges.

Certains d'entre eux portaient des bagages de taille réduite, dans des coffres en bois ou enveloppés dans du tissus, contenant les artefacts nécessaires à la mise en place d'un sortilège puissant. Tous avaient ordre de le défendre sur leur vie et même après s'ils le pouvaient. Ils n'avaient pas été choisis pour leur force ou leur mérite, mais ils s'étaient essentiellement portés volontaires. On ne pouvait pas attendre d'un homme de remplir son devoir contre son gré.

Dans une prison comme celle-ci, sans ouverture sur le ciel, avec des murs plus anciens que la Cristalléenne elle-même, on ne pouvait pas voir venir le danger. On l'entendait parfois, quand le vent s'étouffait pour ne plus faire danser les branches entre elles et arrêtait de caresser les cîmes feuillues. Mais ce soir, le vent n'était pas un allié. Aussi virent-ils de 2 côtés.

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Sekhti d'Arden
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MessageLun 23 Juil 2012 - 15:25

L’appel du sang. La soif de gloire s’était peut-être par trop attardée dans les marécages de l’oubli et de l’amertume mais l’appel du sang était toujours là. Pulsant comme un second cœur. Se jetant contre les barreaux de la cage que formaient les os et la chair de la créature rouge qui patientait dans ce lieu de rêves...

Krymhild avait marché longtemps, épuisé son cheval d’entrelacs de Ténèbres, pour parvenir jusqu’ici. Heureusement pour son humeur, l’endroit était fidèle à l’image qu’on lui avait dépeinte. Sources bleues, vertes feuilles, soleil jaune, terre brune et moussue, fertile pour appâter les proies. Pourtant, inconsciemment, peut-être à cause du sang noir corrompu des Dieux qui coulait dans ses veines, elle sentait les fils invisibles qui masquaient le vrai visage de l’Artifice. Il portait bien son nom. Il y régnait un parfum de putréfaction et de bonheur moisis. De quoi ravir les sens de la démone majeure. Krymhild ne rêvait plus ces derniers temps. Plus de barrière de flammes, plus de mère en armure qui s’éloigne, plus de cri d’homme à l’agonie. Si son corps en manque de sommeil s’en réjouissait, l’esprit naturellement tourmenté de la Matel se refusait à perdre une voie qui lui ouvrait d’innombrables possibilités pour sa prestigieuse destinée. Les âmes murmurantes de l’Artifice lui rappelaient hélas sans cesse qu’elle avait perdu ses rêves.

Le chemin fut long jusqu’ici. Mais Krymhild d’Arden n’était pas déçue. Fatiguée de courir après des chimères, de sonder le cœur et les entrailles des Elémentalistes dans l’espoir d’en apprendre plus eux, même les jeux de rivalités entre sa Cour et les autres avaient perdu de leur saveur. Désormais, avec d’autres démons envoyés pour la mission, elle attendait. Attendait la fin de cet orage qui s’annonçait au loin depuis la capture de l’Intendante Infernale. Attendait pour l’embuscade et goûter au sang. Un sourire de lionne éclaira le visage de la Chevalière. Les autres démons, de n’importe quel rang, polissaient leurs armes, crocs et lames et virent avec elle l’apparition du précieux convoi.

Ils arrivent.

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" Il y a toujours l'odeur du sang...
Tous les parfums d'Arabie ne rendraient pas suave cette petite main ! "

Macbeth, Shakespeare


Dernière édition par Krymhild d'Arden le Lun 23 Juil 2012 - 21:28, édité 1 fois
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Calmcacil Aeglos
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MessageLun 23 Juil 2012 - 20:28

Le devoir. C'est ce qui a poussé Aeglos à prendre part à cette aventure, ou plutôt, à ce « sacrifice ». Il sentait, il savait, il en était sur : il avait le devoir de protéger l'île et ses habitants. Non parce qu'il y était forcé, mais parce qu'il le voulait.

Il avait avec lui un des artefacts nécessaire au sortilège qui allait leur amener la sécurité. Il marchait derrière ses camarades, tout en regardant la rêne des glaces, son mentor. Celle qui lui avait donner un but à son arrivée ici, parmi les élamentiennes et élamentiens.

Ils étaient presque arrivé à l'endroit où le sortilège allait être lancé. Dans cette forêt aussi noire que la nuit, et aussi silencieuse qu'une tombe. Des sueurs froides descendaient le long du dos d'Aeglos lorsqu'il essaya d'apercevoir le ciel ou ne serait-ce que la lune. La peur commença à l'envahir un petit peu... La peur de ne pas être à la hauteur...

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Invité
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MessageJeu 26 Juil 2012 - 16:00


Leur voyage les avait menés avec leur précieuse cargaison à explorer certaines terres que le regard de Linaë n’avait jamais foulé. Ce périple l’aurait ravit, si le danger n’était pas si grand. Aujourd’hui, elle ne faisait pas qu’observer, spectatrice silencieuse des âges et du temps. Non. Il était temps de se battre pour ce monde. Pour les siens. Pour ce peuple. Pour donner un nouveau monde, un monde meilleur… Et ce poids était sur leurs épaules. Leur réussite signifiait tout cela. Cet artéfact qu’elle gardait précieusement, dissimulé sur elle, signifiait tout cela. Cet objet précieux. Jamais elle ne devait le perdre.

Ils pénétrèrent alors dans cette forêt noire. Son cœur se serrait peut à peut. Le vent ne l’accompagnait plus. Ne jouait pas dans les cimes des arbres… Ne glissait pas contre sa peau. Son chant avait abandonné ces lieux… Depuis quand ? Ce souffle éternel qui parcourt le monde… Pourquoi avait-il abandonné ces lieux ? Laissant cette odeur immonde de mélancolie, de voile cramoisie, brulant sous un faux soleil… Un étrange bonheur. Une image figée. Et pourtant, cette atmosphère laissait une odeur de sang flotter, s’écraser contre les arbres, dans l’obscurité malsaine qui les englobait… Oui, un bonheur malsain. Une illusion. On pouvait sentir le poison vous sauter au visage, le poison de l’obscurité, du silence total qui accompagnait le convoi.

Linaë marchait auprès des siens, l’arme en main. Sa fidèle double hallebarde. Serrant son manche d’obsidienne contre son cœur, ses pieds nus frôlant l’herbe enveloppée dans toute cette noirceur, ces yeux voyageant entre les arbres, cherchant quelques intrus… Mais ce silence assourdissant perturbait son esprit. Une forêt de ce genre devrait renfermer un fourmillement de vie. Mais le temps s’était arrêté. L’astre du jour n’accompagnerait pas leur voyage, disparaissant, avalé par cette forêt qui avalait les rayons tendres du soleil, et la lumière glacée de la lune.

Ses oreilles venaient trouver la peur dans le cœur de ses camarades et dans le sien. La peur de ne pas réussir. Mais aussi la fougue du devoir. Soupir. Quelques bruits virent trahir des mouvements tout autours d’eux. Des soupirs, des tremblements. D’excitation.

Ils étaient encerclés.


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Sappho
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MessageSam 28 Juil 2012 - 21:49

Elle n'aurait pas dû venir.

Ces quelques mots tournaient dans son esprit embrouillé, cherchant un sens, une réponse, une question. Ombre derrière les siens, elle avançait toujours, alors qu'elle semblait aussi fragile qu'une brindille. La moindre bise devrait pouvoir la briser encore et encore. Pourtant, malgré le pas hésitant et la respiration sifflante, rien ne pouvait l'arrêter. Ni détermination, ni volonté, ni envie. Mais quelque chose l'appelait, il y avait une mince certitude au fond de son être, une étincelle ... d'espoir... Ah comme ce mot semblait dérisoire. On parlait d'un rassemblement de vermines, on racontait que les insectes avaient un espoir. La moindre rumeur tombait au creux de son oreille, et les dernières avaient un attrait savoureux. L'Artifice avait été nommé, ainsi que la Matriarche. Cependant, les informations étaient incohérentes, apparemment, il y avait anguille sous roche. Et en ce soir de lune nouvelle, des démons avaient pris la route, mais pas elle. Pas l'Intendante Infernale, qui était trop faible disait-on. Certains pensaient l'achever et prendre sa place. Les pauvres.

Et pourtant, elle était là. Par hasard ou par intuition, quelque chose l'avait poussée à venir jusqu'ici. Sappho n'avait pas peur, elle avait sa Faux, récupérée après une longue négociation avec un certain Capitaine. Elle n'avait pas peur du noir, elle n'avait pas peur de l'Artifice, ni des vermines qu'elle sentait d'ici, ni de la magie qui frémissait tout autour. Pour un être aussi sensible qu'elle à ses Ténèbres, surtout ici au coeur de la forêt, il n'y avait pas de doute : l'air, le feu, la terre et l'eau tremblaient. Les hurlements des morts errant dans l'Artifice ne lui parvenaient que trop bien. Quelque chose allait se produire. Et elle comptait bien le voir de son propre oeil...

Devant elle, ses troupes chuchotaient, insensibles au vacarme des éléments et des trépassés. Peut-être les plus sensibles d'entre eux percevaient-ils une tension, de même pour les élémentalistes. Qu'importe. La horde s'arrêta et prit position de chaque côté du chemin, en attente de l'approche des cafards nauséabonds. Faux huma l'air, le corps et le visage dissimulés sous une cape épaisse. Elle ne sentait que les siens, ils masquaient tout autre parfum. Sortant ses griffes, la petite succube escalada un arbre et passa entre les feuilles et les branches, d'arbre en arbre, se guidant à l'odeur. Ombre se perchant au dessus des siens, à quelques pas du sentier, observant silencieusement le convoi. Observant, stoïque, les vermines honnies. À nouveau, elle inspira profondément. Et stoppa net. Sappho reconnut une odeur. Des souvenirs vagues de dents et d'yeux de loup remplirent son esprit. Matriarche. Elle fixa la silhouette de sa... sauveuse... Un mince sourire éclaira son visage. Elle laissa choir sa cape, se redressa, une sucette à la main... et observa l'attaque, concert de cris et de coups sourds.

Mais ce n'était pas encore à son tour de frapper. Elle cherchait la seule personne ici capable de lui donner ce qu'elle voulait. Sans savoir que toutes ses questions, ses désirs et ses souhaits seraient bientôt inutiles. D'arbre en arbre, elle s'approchait de l'avant du convoi, son oeil brillant d'améthyste. Ses cheveux courts flottaient faiblement, son corps était quasiment dépourvu de bandages, juste recouvert d'une brassière et d'un pantalon court larges. L'enfant des rues, des bois et des démons, se jeta devant sa cible. Et resta immobile.

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Sumak Lys-Doré
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MessageDim 5 Aoû 2012 - 21:47

Ses pas suivaient ceux des autres élémentalistes. Elle avançait vite pour se maintenir à leur hauteur. Cela l'empêchait de s'adonner réellement au ressentit de cette forêt. Il en émanait une certaine puissance qui subjuguait la halfling, mais elle était également inquiète de ce qui pouvait en découler.

Repensant à ce qui l'avait amené ici, Sumak se revoyait en pleine réflexion avant qu'une pensée ne s'impose à elle. C'était son devoir d'élémentaliste de participer à cette quête. Elle s'était portée volontaire pour porter un artefact et l'emmener par de dangereux endroits avec ce groupe.

"Arte...fact..? Mais quelle imbécile je fais! J'ai complètement oubliée cette bague à remettre à la matriarche..."

Sumak commença à fouiller ses poches pour retrouver cet objet. Elle commença à paniquer, et refit, une par une, chaque poche.

"poche gauche... Rien... Poche droite... Rien... Manche droite.. Rien... Manche gauche... Rien, naturellement... Mon tour de cou! Non rien... Ishraa est de nature plutôt clémente, mais je doute qu'il me pardonnera cette erreur... Je suis une halfling morte..."

Elle laissa ses mains retomber mollement le long de son corps et ressentit une légère pression sur sa poitrine. "la poche intérieure! Comment j'ai fait pour l'oublier!? Un peu plus et je vais penser comme le font les salades..."

Sumak ne portait plus aucune attention à ce qui se passait autour d'elle. Après tout, elle était avec des personnes compétentes dans leur domaine. Elle devait être la plus faible, et la personne la moins aventureuse du groupe. L'air semblait lourd autour d'elle. Comme s'il avait stagné durant longtemps dans cet endroit. Sans y porter attention, elle s'approcha de Ruby. Elle ne sentait aucun danger venir. Ces bois perturbaient trop ses sens peu affûtés de d'apprentie Terra.

"Matriarche... Puis-je vous parler un instant? Une chose importante, bien qu'elle n'ait aucune relation avec ce que nous faisons actuellement."

Elle allait continuer, mais les bruits qu'elle percevait et qui semblaient se rapprocher d'eux lui coupèrent son envie de parler. Se renfrognant, elle inclina la tête sur le côté, les deux mains tendues vers le sol, prêtes à faire surgir des ronces et des lianes pour se défendre, voir attaquer, car il le faudrait probablement. Un rapide coup d'oeil autour d'elle, chaque élémentaliste était prêt à se défendre, mais ils étaient encerclés. Et ce n'est pas avec sa taille de demi-portion qu'elle pourrait affirmer s'il y avait beaucoup de démons autours d'eux ou non. Bien qu'elle s'imaginait aisément en sous-effectif.
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Logan
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MessageJeu 9 Aoû 2012 - 15:02

Une promesse.

Non, c’était plus qu’une promesse. C’était un serment.

Logan regardait devant elle, le visage fermé mais le regard intense posé sur le dos de la Matriarche. Elle était à l’arrière du groupe, fermant la marche par habitude. Elle repensait à la conversation qu’elle avait eue dans les étuves avec la Dame. Son cœur battait à tout rompre, son esprit concentré sur les alentours, essayant de repérer les démons avant qu’il ne soit trop tard. Mais systématiquement, son regard revenait à la Louve et se repassait ce qu’elle lui avait dit en boucle : « N'importe où, n'importe quand, je servirai la Cité. ». C’était à cause de cette phrase qu’elle était là, dans la Forêt Darke aujourd’hui. Elle espérait bien l’honorer.

Elle jeta un coup d’œil autour d’elle et évalua les Elamentiens présents avec eux. Ils ne lui paraissaient pas puissants et Logan s’en navra. Elle espéra, sans vraiment y croire, qu’ils arriveraient à éviter les démons autant que nécessaire. Peut-être cachaient-ils leur jeu, choisissant de masquer leurs aptitudes afin de surprendre l'ennemi ? Qu'importe après tout, l'important était de survivre et de mener à bien cette quête, pas de se battre comme dans une guerre. Ici, le jeu était différent.

La Cristalléenne entendit une brindille craquer au même moment où l'halfling accostait la Matriarche. Aussitôt, elle se transforma en cette humanoïde aux caractéristiques félines de son totem. Elle usa de son ouïe développée et dans un grognement marmonna un : « Nous sommes encerclés. »

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Lysias
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MessageLun 20 Aoû 2012 - 19:20

Le soleil est en train de disparaître et les feuilles qui bruissent, et les pas qui craquent, et les quelques murmures qui s’échappent du groupe plombent l’atmosphère. Il a suivi le cortège ou plutôt avait-il marché sur les traces de la matriarche alors qu’il n’avait pas répondu présent à l’appel à volontaire. A son retour de la forteresse, il n’avait répondu à aucun des appels pour défendre l’honneur des élamentiens et avait préféré disparaître dans les nouvelles terres des iles. Disparu de la circulation, disparu sans laisser de traces. On aurait pu le ranger dans le camp des morts. Peu auront eu le temps de s'en soucier en ces temps miséreux.

Pourtant, sa simple apparition dans les rangs n’avait simplement plus la même saveur juvénile que des lunaisons et des lunaisons en arrière. Dans son attitude, un quelque chose d’indéfinissable et de certainement plus posé, lorsqu’il est venu saluer la dame blanche. Une évolution que peu appuieront puisque, inconnu au bataillon.

-

La tension presque palpable, c’est une couche infime d’air qui a commencé à frôler le nymphe, comme une couverture rassurante, alors qu’il évolue la majeure partie du trajet, de branches en branches comme il en a toujours eu l’habitude. Ne posant le pied au sol que lorsque les arbres ne lui permettent plus d’évoluer. Protéger les artefacts, c’était le mot d’ordre. Le suivrait-il, et surtout le pourrait-il ? Les têtes inconnues autour de lui sont là, pour une cause propre à chacun mais qui ensemble finissent par tous converger. Sûrement. Lysias, a suivi parce que Ruby menait. Pour la matriarche. Quelle autre cause pourrait-il trouver à défendre maintenant que le ciel n’a plus de lune.

Nous sommes encerclés, nous sommes encerclés, fusent les lignées.

La seule certitude, c’est qu’il se trouvait là, lorsqu’ils sont arrivés.

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Senector
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MessageLun 20 Aoû 2012 - 21:00






PRELUDE

Que sonne l’heure de la défaite

Le goût amer de la fin
Dansez votre sacrifice



L’Artifice n’a jamais de pitié
L’Artifice n’a aucun remords
L’Artifice n’a jamais de cœur




A vouloir trop avoir, on se casse les crocs sur le destin de la justice. Les mauvais n’ont jamais plus d’une courte gloire avant de choir au fond de leur misérable défaite. Mais les ombres ne peuvent-être bannies à tout jamais de ce monde. Elles grandissent avant d’être repoussées dans les coins loin du soleil. Le mouvement perpétuel du jour et de la nuit. Le bien et le mal s’admirent et se haïssent. L’un ne pouvant exister sans l’autre. Un jeu turbulent d'équilibristes. Une corde tendue sous le poids des guerres, à deux files de craquer.

Faites sonner les trompettes du combat, brandissez votre courage et vos étendards… la gueule salivant la victoire. Vos cœurs sont tous aussi sombres que ceux de vos ennemis. Alors voyez les feuilles des arbres tomber comme des flocons de neige noires, brumeux mais tâchant _ Cette explosion mortelle de neige me brûle les mains_ . Voyez les ronces s’enrouler autour de vos chevilles, vous murmurant des mots doux. Elles semblent tellement vous aimer, leurs épines si craquantes, qu’elles crissent sur votre peau et vos vêtements. Epines sublimes, piquent et déchirent. Laissez-les vous chanter leurs secrets si tendres, laissez-les vous raconter leurs rêves ! Et elles s’enroulent toujours plus haut… créant une écharpe d’épines pour votre joli petit cou.

Les rangs étaient tenus, la volonté d’avancer et de vaincre. La volonté d’exister et surtout, de survivre. Un vieux démon disait, qu’il n’y avait aucun espoir dans la survie. Telle était à ses yeux d’ombres, la vision qu’il se faisait des survivants de la Cité. Et le sang qui avait coulé autrefois, coulera encore et encore, renouvelé par les descendances puis gâchés par les rivalités. Et ce soir, sous les feuilles des arbres multi centenaires, se déroulera le spectacle des bavures.

Tout autour et tout là-haut, c’est lui qui décide ce qui est mensonge et vérité. Car l’Artifice n’a de cœur que pour ses pièces de théâtre vivantes. Confidence pour coïncidences … vous êtes déjà ses pantins de la malchance. Et au cœur de l’Artifice, encore assez loin de là, un vieux démon convoite vos cauchemars… Le sang aura déjà coulé, bien avant que vos chemins n’iront se perdre entre ses crocs… Entendez les murmures des âmes en peine qui rôdent dans ces lieux. Elles viennent vous chercher, vous hurler votre aide. Vous êtes si bons, si grands, si forts ! D’autres démasquent vos remords et vos peurs, elles creusent pour y dénicher ce qui pèse lourd sur votre cœur si tendre. La folie vient vous prendre par la main, et vous laissera vidés de vos belles émotions, à tout jamais…


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Âgé d'environ 450 ans

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Ruby
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MessageVen 7 Sep 2012 - 17:26

(Voici le second round ! Ma prochaine réponse sera postée le 30 (ou le week-end aux alentours de cette date), afin de lancer le sortilège et ses implications, et dans les jours qui suivront la prochaine version du forum sera mise en place ! Merci de votre participation, patience et loyauté envers le forum. Puissiez-vous vivre mille ans de plus Smile )


Les Démons, dans la perfidité qui faisait leur race, avaient attendu que les pas des Élémentalistes les mènent aux abords de l'Artifice. C'est une zone-piège, un cocon de malice pour qui osait s'y aventurer sans être préparé. Et, sur le bord d'une sente d'animaux, tous en file pour ne pas trop se gêner, les Élémentalistent sentaient doucement la puissance du site se faire sentir, monter peu à peu, comme un parfum, s'insinuer dans leur tête.

Il fallait être fort pour s'en détâcher, et ne plus porter attention qu'aux yeux qui luisaient peu à peu entre les branches, qui s'allumaient comme des lanternes, petites orbes pleines de maléfices. Fallait-il risquer un combat, ou fuir ? Ils n'avaient pas vraiment de possibilité de repli, et moins encore la volonté de le faire : la tâche qui les avait mené ici valait de courir le risque. Ils savaient ce qu'ils avaient à faire, où ils devaient se placer, les mots qu'ils devaient prononcer. Et fuir, ne pas attendre. Tous avait été informé et connaissait le prix à payer.


" Pour Layna ! " cria-t-elle sans s'en rendre compte

La Maîtresse de l'Eau ne pouvait pas se servir de ses pouvoirs, et son corps lui-même était un traître sans force. Elle n'avait pour elle, au final, que la rapidité. Une flèche fusa, et elle poussa Sumak afin de lui éviter la blessure fatale, puis saisit la main de Maÿa et courru en tirant la démone plus loin, plus profond, vers l'Artifice, vers le lieu qui leur servirait d'autel, priant en son fort intérieur que les porteurs des reliques ne fussent pas touchés.

Il fallait s'en remettre aux Dieux.

Une légende disait " Si votre passé est sombre, l'Artifice ne vous fera rien " et Ruby priait pour que ce soit vrai. Elle devait partir en avance, traverser les tunnels de végétations, éviter les colonnes effondrées, parvenir jusqu'à l'arcade majeure et, au sein du hall principal de cette ancienne cité, tracer à même le sol les glyphes du rite. C'était son rôle. Cela et répandre le sang. Les autres devaient survivre.

Survivre.

Dans son dos, alors que sa respiration s'accélérait au fil de sa course, elle entendait des bruits de combat, le remord de son abandon faisant comme un feu sur son âme. Mais sa vision s'obscurcissait peu à peu, et des fantômes semblèrent venir griffer de leur main éthérée ses flancs. Certains avaient des visages connu, d'autres non. Elle reconnu ça et là des vies que sa propre gueule avait pris.

La démone hurla et sa course s'accéléra. Les muscles de la cristalléenne la brûlaient mais elle tint la cadence, manqua trébucher sur une racine, se redressa, ignora la forge dans ses entrailles et les apparitions qui s'orbitaient autour d'elle, attendant sa chute. J'ai fait ce qu'il fallait pour survivre, songea-t-elle à l'adresse du lieu, des errants et du monde entier, et il n'y a pas de regrets à avoir.

Elle resserra sa main autour du bras de la Matel et sentit celle-ci se détendre légèrement.

Puis la forêt se déchira d'un hurlement strident, dont la Maîtresse de l'Eau ne put définir l'émetteur, et les arbres se percèrent pour laisser apparaître devant ses yeux la silhouette tranchante des ruines de l'Artifice.


"Vous ferez ça vite, n'est-ce pas ?" murmura la démone, entrecoupée par sa respiration haletante.

Ruby ne répondit pas et poursuivit sa marche. Elles dévorèrent la distance jusqu'au hall sans qu'aucun démon ne les poursuivent - chose étrange ! - et qu'aucune apparition ne les harcèlent - avaient-elles gagné ?. Elle s'activa en attendant les autres, priant, priant comme jamais elle ne l'avait de toute sa vie, que les augures soient avec eux.

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Sekhti d'Arden
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MessageSam 8 Sep 2012 - 14:00

Pas de cors ni de cri bestial. L’assaut est donné presque en silence mais il est inévitable. Krymhild ne se jette pas immédiatement dans la mêlée, une autre tâche l’attend. Frottant ses paumes dorées l’une contre l’autre, des filaments noirs crépitent sur sa peau, s’enroulent sur eux-mêmes et sifflent comme des serpents. L’ordre mental claque comme un fouet et une flamme sombre jaillie enfin de ses doigts. La voilà qui repose au creux de ses mains. Et elle souffle dessus, avec amour, attisant son enfant de ténèbres. Les Ténèbres sont produits par son corps, son sang, sa volonté. Ils sont immortels tant qu’elle vit. Si son cœur vient à cesser de battre, ce sera la fin. Et une grande destinée sera avortée. Krymhild façonne son pouvoir avec de grands gestes, y mettant toute sa fureur. Ce n’est pas un cheval ordinaire qui nait là mais une créature au long museau porteur de dents puissantes, aux muscles saillants sur les os, à la peau noire miroitante, au regard vide et cruel. De larges ailes brassent l’air derrière ses omoplates. Des ailes qui semblent pousser un gémissement plaintif à chaque ample mouvement. La vision donne l’irrépressible envie de crier. La peur est le plus beau cadeau des Dieux.

Krymhild ébauche un sourire de lionne. La bataille ne fait que commencer, son cœur tressaute de joie et l’adrénaline brûlante circule dans ses veines. Fille au sang noir, femme au cœur corrompu, démone née des haines des Dieux. Il est temps de mettre un terme à cette lente agonie des races bénies. De maudire le fruit des rêves des Elémentalistes. De souiller leur beauté froide et sans passion. De reprendre ce qui aurait dû toujours appartenir aux premiers enfants divins : le monde. En tant que Chevalière de la Cour Ombrae Volcanus la Jeune, mandatée et investie de son rang par le Général Jasdrian, Krymhild fille d’Arden aura sa place parmi les champions démoniaques. Ses cheveux ont la couleur du sang tout juste versé, ses yeux l’éclat fantôme du vert de la peur, sa peau la texture de la soie d’un linceul. Sa silhouette si désirable recèle quantité de cauchemars et son esprit, aux méandres tortueux, est empli de vengeance, de soif de sang et... De peine.

La Matel enfourche sa monture, monstre docile qui attend les ordres de sa maîtresse. Celle-ci refoule une larme orpheline, une perle roulant sur sa joue ronde. Peine, oui. Ses rêves ne lui parlent plus. Une indicible douleur lui poignarde le cœur de mille épines. Elle doute soudain. De ne pas être à la hauteur ? Non. De perdre et de mourir seule, avec pour dernière vision le ciel ? Krymhild ne craint pas la mort, elle la fréquente comme une bonne amie depuis sa naissance. Elle ne redoute plus d’être aspirée par l’immensité bleue au-dessus de sa tête ni de crever dans un fossé par la main d’un amant ou d’un esclave. Elle veut vivre. Cependant elle acceptera la mort si elle se présente à elle. Alors pourquoi tant de tristesse ?

Ce sera bientôt finis.

Qu’ils la voient pleurer, qu’ils sachent quelle souffrance elle engendrait, qu’ils tremblent ! Tous allaient périr ! L’Artifice se joue aussi des Démons, sa malice n’a d’égale que son indifférence. Aucun camp n’est favorisé. Personne n’est épargné.

L’odeur du sang flotte, goutte sur le sol moussu, se répand en rivières chaudes. Le grand cimeterre enduit de poison fauche têtes et membres avec fluidité, taillant le passage de la Cavalière des Vents. Les sens exacerbés, Krymhild voit tout et ressent tout. Dans le feu de l’action, l’adrénaline, une formidable source de lucidité, lui permet de comprendre certaines scènes, de reconnaître le visage de quelques uns de ses pairs. Le brouillard de la mémoire disparu, tout lui revient, en bloc dans la figure. Elle les connait, les a déjà combattu et va de nouveau lutter. Un hennissement infernal est vomi par sa ténébreuse créature. Elle poursuit sa route, au milieu du sang, des os et des cendres. Un visage blanc, dont un œil est brûlé et l’autre habité par un feu pourpre, l’interpelle dans sa course. Elle tourne son regard vers la Faux. L’Intendante de toutes les Cours des Enfers est là, parmi eux. La victoire ne peut que leur être assurée et Krymhild sourit. Non pas qu’elle juge Sappho comme la plus puissante d’entre eux mais sa présence est assurément un signe.

Nous allons gagner.

Une chevelure rousse, des yeux bleus, un air sauvage et ingénu... Logan ? Cette fois, la monture magique piétine la terre, renifle et renâcle, elle préférerait replonger dans la bataille. Au cœur des maléfices, des flèches, des crocs et des lames. Mais la Chevalière a tourné son attention sur une jeune femme dont elle a auparavant déjà croisé la route. De brèves images lui reviennent. Une tour en ruines, une lune pâle, un poison à récupérer, des questions naturelles. Oui, Logan. C’’est bien elle. Krymhild talonne son cauchemardesque cheval vers la Cristalléenne, laissant volontiers Sappho à sa revanche contre la Matriarche aux cheveux de neige qui vient de prendre la fuite. Logan est à elle.

Un feu s’allume quelque part et le bord de l’Artifice dans son champ de vision s’embrase avec volupté. Les bois suintant la félicité fanée puent maintenant. Et le parfum rougeoyant excite la Matel qui vient de partir en chasse. Deux Démons Mineurs s’écartent de son chemin, du galop intrépide et une tête vole sous la caresse du cimeterre fourchu. Krymhild, étincelante dans sa cuirasse lacée sur le devant, ne quitte pas sa proie des yeux.

Tu es à moi.

Cela parait presque trop facile. Un convoi aussi important, dans un lieu aussi périlleux pour les âmes... Et si quelque chose d’important est prévu, va se jouer bientôt ? Krymhild file, aussi vive que la tempête. Logan est à elle depuis longtemps, l’Elémentaliste le sait sûrement. L’esprit de la Matel vogue vers des abymes sanglants, délaissant pour un temps seulement la pensée d’un plus vaste piège encore que celui tendu par les Démons. Elle fait tourner sa monture autour de la Cristalléenne, l’échauffant avec nonchalance. C’est une parade d’honneur, un tour de passe-passe. Elle ralentit.

- Logan, chante-t-elle. De quoi as-tu peur ?

Sa voix se veut rassurante, amusée et un rien tendre. L’horreur qu’elle lit habituellement dans les yeux de ses victimes la conforte dans sa puissance mais ne l’émeut nullement, pas même l’exalte. Il n’y a que le sang. Le sang, c’est la vie. La Démone Majeure se lèche distraitement les lèvres, fait claquer sa langue sur son palais, flatte l’encolure de son monstre. Elle est affamée. Mais ce jour est spécial, il faut respecter les règles. Tuer est un art. Les muscles de son abdomen se contractent. Elle lève une main légère et commence à dénouer le haut de son armure de cuir. Dieux, qu’elle a faim !

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" Il y a toujours l'odeur du sang...
Tous les parfums d'Arabie ne rendraient pas suave cette petite main ! "

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Logan
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MessageSam 22 Sep 2012 - 17:48

C’était comme si le temps avait retenu sa respiration pendant quelques secondes. Logan eut l’impression de voir les choses au ralenti, en allant de la feuille morte dansant gracieusement sous la caresse du vent au battement de cil de Sumak. Puis Ruby hurla quelque chose avant de disparaître subitement dans les ombres de la forêt. La jeune Cristalléenne – elle se rappela à cet instant qu’elle et Ruby avaient presque le même âge – eut comme un moment d’hésitation, perturbée par le départ de leur leader.

Les démons ne leurs laissèrent pas le temps de se rassembler et aussitôt les enserrèrent un peu plus. Ce fut le signal pour secouer les puces à la rouquine qui se mit aussitôt en position de combat. Elle avait reprit son apparence complètement humaine et regardait autour d’elle en analysant la scène. Cela ne faisait que quelques minutes que les combats avaient commencé et déjà le sol était couvert de sang. Dans un instant de pudeur, Logan essaya d’éviter cette masse rouge mais rapidement comprit qu’elle ne pourrait sauver ses pieds plus longtemps. Elle avança donc dans la boue rougeâtre à la recherche d’une victime. Deux démons mineurs périrent sous son vent glacial et tranchant quand soudain, quelque chose attira son attention. C’était quelque chose qu’elle ne sut pas identifier de prime abord. Puis elle comprit ce que son instinct avait remarqué et cru sentir son cœur s’arrêter. Etait-ce ces cheveux rouges flamboyant ou la forme démoniaque en train de naître sous ses yeux qui l’effraya le plus ? C’est alors que la créature se retourna, chevauchant sa monture infernale. Et elle aussi la reconnut, Logan le lut dans ses yeux. Oh, elle ne pourrait jamais l’oublier. Elle, la démone qui avait failli la tuer. Cela lui avait valu des semaines d’alitement, nécessitant toute l’attention des soigneurs de la Planque. Krymhild l’avait rendue si faible et anéantie si facilement, comme si elle n’avait été qu’un vulgaire insecte … Oh non, vraiment elle ne pourrait pas oublier cette démone.

Elle avait cependant déformé son souvenir car dans ses cauchemars, la Matel n’était pas aussi belle. C’est ce qui la frappa là, en plein milieu de la Forêt Darke, à deux secondes près de la mort. Comment son bourreau pouvait avoir un visage aux traits si délicats et à la voix si séductrice ?

*Séductrice !*

Ce mot créa comme une décharge électrique dans le cerveau de Logan. A croire qu’il avait fait exprès de choisir cette formule car cela l’aida à se rappeler que la séduction était justement l’atout de la Matel. C’était comme ça qu’elle l’avait piégée la première fois, à force de questions innocentes et de sourires enjôleurs, baissant la garde de la Veilleuse.

La Cristalléenne reculait de deux pas à chaque pas que la monture faisait dans sa direction. Elle ne pourrait cependant pas reculer indéfiniment.
Quoi qu’il en soit pour l’instant, Logan cherchait quelque chose à répondre à Krymhild.

« Hé bien Krymhild … Je dirais que j’ai peur … »

Maintenant, elle accompagnait la Démone dans sa danse circulaire en réfléchissant à ce qu’elle allait faire. Ce qu’il fallait absolument éviter était de la toucher car une fois dans ses bras, ou plutôt contre son ventre, l’étreinte était fatale. Elle devra donc la tenir à distance autant que possible. C’est alors qu’elle eut une idée ...

Elle eut un petit sourire en coin en pensant à ce qu’elle s’apprêtait à répondre.

« Que j’ai bien peur de te décevoir. »

Elle ne développa pas de suite, préférant observer la réaction que ce genre de réponse allait susciter chez la Matel car elle n’avait jamais entendu parler de quelqu’un pratiquant l’ironie avec une de ces démones qui n’attende qu’une chose : vous sauter à la gorge et vous tuer.

« Cette fois, je ne compte pas te faire de câlin. J’espère que tu ne m’en voudras pas d’être un peu distante ? Tu as tendance à trop envahir l’espace personnel des gens. »

Son sourire s’élargit tandis qu’elle continuait à tourner autour de la Matel. Logan réussissait à se maîtriser de manière tellement différente de la première fois qu’elle espérait bien perturber la démone. Elle s’autorisa un petit ricanement.

« Tes artifices de séduction ne fonctionneront pas alors reste habillée s’il te plait, je n’ai pas envie de faire de cauchemars cette nuit. Economise donc plutôt ton énergie à survivre ! »

Et elle ponctua sa phrase d’une simple, mais puissante, bourrasque de vent en espérant faire chavirer la monture des ténèbres.

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Sappho
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MessageVen 28 Sep 2012 - 21:04

Immobile, elle suivit des yeux l'affolement, la peur. Puis la détermination, la rage de vaincre. L'espoir. De son iris unique, elle fixa la Dame, qui prit une démone - Sappho reconnut son odeur - par la bras pour l'emmener avec elle au loin. Elle ne fit pas mine de les suivre. Elle resta de marbre, des pensées et des émotions étranges s'entrechoquant dans son esprit décadent. Et finalement, elle baissa la tête et ferma presque son oeil, avant de murmurer un mot inaudible... Inaudible, mais tellement chargé de respect, d'amour et de regret, qu'il ne pouvait passez inaperçu. Un simple "Merci", mais qui n'avait de sens que pour elle. Une réminiscence d'un passé lointain, dans lequel elle était moins cruelle, moins folle. Et elle se retourna, et sombra dans la mêlée. Voilà, Matriarche, maintenant j'ai payé ma dette : tu m'as rendue libre, je te laisse filer à mon tour. À présent, il n'y avait plus de place pour la pitié ou un autre sentiment, elle ne devait plus rien à personne. Ainsi soit-il...

Faux sortit de sa perplexité pour se mêler à la bataille. Dégainant sa faux, elle se jeta avec avidité dans les rangs serrés des élémentalistes, ignorant la peur. Elle prenait sa revanche. En les entaillant, elle se souvenait de ses griffes, de ses brûlures, de ses morsures, à lui... Elle se souvenait des regards, des cris de haine sur elle. Elle leur rendait, elle se montrait. Sappho était en vie, elle était là pour les tuer tous. Une joie sauvage l'animait, rien ne pourrait l'arrêter. Ne cherchant pas d'adversaire, elle ne faisait que distribuer des coups de sa faux à qui passait trop près. Elle n'était plus qu'un animal, mué par un instinct de dévorer la chair des proies à sa portée. Peut-être était-ce l'Artifice qui lui prêtait sa force, en tout cas, elle se sentait enivrée, énervée, libérée. Tuer était si doux, les cris de douleurs résonnaient comme la plus belle des musiques à ses oreilles. Et son rire accompagnait tout ses mouvements. Un rire cassant et éraillé, râpeux. Un rire de folle.

Au détour d'une frappe, elle entrevit une odeur familière.

Au détour d'une frappe...

... elle le fixa de son oeil unique.

Acculée, la tête sur le point d'exploser, elle serra les dents et para une attaque. Déstabilisée, elle s'écarta et s'enfuit. Le crâne en feu, elle le chercha de son orbite et le vit à nouveau. Le nom ne lui revenait pas. Pourtant, il avait sa place dans ses souvenirs. Elle le sentait. C'était plus fort qu'elle. Ses cheveux étaient de flamme, pourtant, il n'avait rien de glorieux. Soudain, un démon l'attaqua. Faux ne pouvait laisser mourir quelqu'un de son passé. Non... en vérité, inconsciemment, elle devait l'empêcher de mourir, sans trop savoir pourquoi. Alors elle barra la route du démon, l'oeil mauvais. Puis elle se retourna sur le jeune homme. Tuer... Tuer, tuer... Sa tête était si lourde. Et lui, c'était qui ? Pourquoi son visage lui vrillait la cervelle ? En grognant comme un loup, elle se jeta sur lui et le mit à terre. L'oeil étréci, Sappho le renifla, lui maintenant les bras avec le manche de son arme.


" Qui es-tu ? "

Etait ce vraiment le moment pour poser ce genre de question, franchement.

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Lysias
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MessageLun 1 Oct 2012 - 0:43

Et le carnage commença.

Lysias se laisse simplement envahir par cet étrange sentiment mêlé dans l'amertume. De la rancœur, celle du combat, celle des êtres sacrifiés dans la bataille ; au final, tous des êtres tuant pour survivre. Un dépit tel que cette aigreur surplombe cette ambiance oppressante et camoufle sa peur. La terreur.
Cette fois pourtant, la terreur est moindre parce qu’il n’a que lui-même à y perdre. Donner des coups, en recevoir, résister pour avancer jusqu’à n’en plus pouvoir. Peut être qu’il le pourrait encore. Peu importe qu’il tienne mal cette dague fine, peu importe la maladresse. L’air conduit ses gestes et comble ses lacunes. Il ne tuera pas mais blessera, ne mourra pas mais se blessera... jusqu’à ce que son champ de vision se trouble un moment, que son souffle se coupe quelques secondes. Projeté au sol.
Aurait-il enfin accompli tous ses devoirs.

Mais une voix. Toujours la même.
Un oeil qui le fixe, au dessus de lui. | Faux, laisse moi te suivre. Là où tu es.| Il aurait pu laisser s’échapper un soupir de lassitude. Si son attention ne se focalisait pas sur la présence qui paralyse ses mouvements. Sur la démone qui exige son identité. Sur la démone qui vient de suspendre le temps pour quelques instants. En la voyant, Lysias a senti la tension déserter son corps, devenu un déchet inanimé dans les remous enragés. En la dévisageant, il a perçu l’air réagissant près de son oreille, là où il a accroché une minuscule perle de ténèbres bleutées. En la fixant, il réalise les dégâts sur son corps. Elle a tellement changé, à lui en faire mal.

-Lysias.

Sappho est vivante. Peut-elle l'être? Il n'a pas le temps de laisser la confusion prendre effet. Il n’a rien à lui dire parce qu’il en est incapable. Il ne peut lui reprocher de l'avoir oublié. Trop de choses se sont passées entre temps comme il s’en passe encore. Un jour, il le lui avait dit. Qu'au moment venu...

-Fais ce que tu as à faire, Sappho.


Murmures.
Tandis qu'autour, les hurlements continuent et que la rage reprend.


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Calmcacil Aeglos
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MessageLun 1 Oct 2012 - 9:40

La bataille avait commencé et le bruit des épées qui s'entrechoquaient et les cris de ceux qui tombaient se firent entendre presque instantanément. C'était la guerre, la guerre entre le bien et le mal, entre les survivants et les démons. Le sol se recouvrit très vite d'un marécage rouge sang mélangé à la terre de la forêt.

Quelle vision de violence...

Aeglos ne pensait pas qu'une telle violence pouvait exister. Le temps autour de lui semblait s'arrêter jusqu'à la défaite - ou la victoire - d'un des deux camps. Sans tarder, il s'opposa à des démons mineurs, mais la peur s'installa de plus en plus en lui et les coups se firent de moins en moins fort jusqu'à ce qu'il soit à bout de force...

Un démon bondit sur lui en donnant un coup de haut en bas. Aeglos para mais tomba à terre et lâcha son épée trop lourde. Il se releva sans son épée pour affronter cette créature du Mal. Le nymphe loup attrapa sa gourde remplit d'eau, appela l'eau dans la paume de sa main droite formant une sphère pour être prêt à attaquer au moment voulu...


* Vais-je réussir à tenir jusqu'au bout? A protéger l’artéfact? * Se disait-il.

Le démon attaqua, Aeglos esquiva sur le coté gauche, fit tourner la sphère d'eau au-dessus de sa main tout en gardant la forme sphérique, plaqua sa main contre l'abdomen du monstre et projeta le démon qui s'encastra dans un arbre. Sans tarder, il courra vers l’infâme en attrapant son épée et la planta en plein dans le coeur de l'engeance en criant.


- "AAAAaahhhh! Laisse moi tranquille sale démon!"

Aeglos était exténué. C'était la première fois qu'il affrontait ça. Il n'aurait jamais imaginé que c'était si dur, si intense... Épuisé, Aeglos s'adossa un moment contre l'arbre pour reprendre son souffle, même s'il savait que ça n'allait pas durer...

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Ruby
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MessageLun 12 Nov 2012 - 18:34

Au loin, de hurlements et le fracas de armes se faisaient entendre, étouffés par l'épaisseur des bois. Tout près, son cœur faisait comme un ouragan dans sa poitrine, tournoyant, tournoyant à lui en briser les côtes. Et son sang, dans ses veines, était de l'acide. Si la Dame pouvait se vanter d'être endurante, il y avait un gouffre entre des heures à trottiner dans la forêt, sous le couvert des arbres, et l'effort nécessaire à cette fuite vers l'absolu. Elle chuta, près d'un escalier plus large que l'Entrée d'Elament à ses heures de gloire, et Maya dût lui serrer le bras jusqu'à lui arracher les articulations pour l'aider à se relever.

Elles parvinrent, enfin, après une éternité à s'écorcher les pieds dans la poussière, sous une arche immense, à la cime effondrée. Il leur sembla qu'elles entraient dans un tombeau, encastré dans la terre : l'artifice n'était pas tout à fait un bâtiment sous-terrain, ni tout à fait une cathédrale pointant vers le ciel. Il se trouvait entre la terre et les cépées, et on y accédait par des routes recouvertes de mousse s'arrachant du sol pour grimper et s'accrocher à un apic qui surgissait hors des arbres.

On racontait qu'aucune salle de ces ruines n'étaient fixes : elles changeaient au gré des caprices des pierres, pour perdre les âmes et récolter les os. Ruby était assez désespérée pour vérifier ces dires, mais sa nécessité n'allait pas juste là : il fallait pour le sortilège se trouver dans ce lieu de pouvoir.

En s'élançant dans la vaste salle, où une coupole percée d'un gouffre vomissait de la végétation diverse, la Dame et son escorte se jetèrent à terre et commencèrent à tracer à la craie les runes, alternant ça et là couleurs et motifs selon les indications détaillées traduites du cryptex.

Le premier porteur entra, la joue lacérée, du sang ourlant la blessure. Il tenait contre son cœur une boîte en bois. Il semblait étrange de séparer les éléments de l'invocation, car le manquement d'un seul aurait fait couler à pic que les espoirs des élémentalistes, mais les indications du grimoire étaient claires : il fallait des porteurs, il fallait tels éléments, il fallait le faire de telle manière. C'était une recette de cuisine qui avait la saveur de la salvation, et rien au monde n'aurait pu empêcher Ruby de la suivre fanatiquement. Il fallait avoir la foi, car il n'y avait rien d'autre en quoi croire en ce monde.

Les Trois autres suivirent rapidement, et l'un d'eux s'effondra mort sur le seuil du hall. Les cris se rapprochaient peu à peu. On fit placer le dernier artefact à la place que son porteur aurait dû occuper et le rite continua : on aurait plus tard le temps de pleurer les disparus, si le Temps n'arrivait pas à sa fin.

D'une voix forte et claire, on récita les paroles consacrées, on peignit du bout de doigts tremblants les glyphes nécessaires, on fit les gestes exigés, et les boîtes furent ouvertes, renversées ou brisées. Un vent violent se leva du centre du cercle dessiné, qui souleva dans l'air une poussière à l'odeur de cuivre. Il ne manquait plus qu'une chose : le sang.

Tout commençait et finissait dans le sang. Les yeux de la couleur de l'ichor de la Dame se posèrent sur la démone, qui s'avançait la mine sombre vers sa fin. Des larmes perlaient à ses cils.

« Je prends ta vie la peine au cœur, Maya. Ce sera rapide. » lui murmura la Cristalléenne, un nœud au fond des entrailles.

La jeune fille s'avança et se mit à genou à ses côtés, ses cheveux flamboyants coulant autour de son visage dans un cadre prophétique. Une lame de glace se matérialisa dans la main de la Dame. Elle saisit la crinière de la démone entre ses doigts et plaça le tranchant de l'arme sur la gorge offerte.

« Merci. » ajouta-t-elle.

Au moment où le fil glissait sur la peau fragile, Ruby sentit comme une résistance. La Matel se défila et chuchota un « non » qui s'éteignit dans les gargouillis bullant d'un égorgement bien réalisé. Le sol trembla sous ses pieds, et un morceau de la coupole s'écrasa au sol. Le ciel sembla se couvrir et, dans l'encadrement de l'arche, les premiers démons se dessinaient.

La Matriarche se tourna vers eux alors-même d'une lumière non-naturelle émanait du tracé du cercle. Elle se couvrit les yeux de la main, étalant du sang frais sur son visage sans y prêter attention : à combien de carnages avait-elle participer dans sa vie pour que ce genre d'horreur appartienne au domaine de la banalité ?

Ses pieds quittèrent la flaque de sang dans laquelle elle se trouvait, y laissant deux traces intouchées, et elle se dirigea vers les assaillants. Elle n'avait plus rien à faire ici, à part attendre que le sort fasse de l'effet, pour peut qu'il en ait un.

Mais une vague d'énergie ondula du centre du cercle et la fit tomber, elle et les gens aux alentours. Elle se sentit traversée par une force corrompue qui lui retourna le cœur. Une des braises que Khisath y avait implanté s'éteignit, lui causant une douleur si vive que la réalité se teinta de noir un instant.

Sous l'iridescence achromatique, plusieurs démons s'effritèrent, rendus au néant, s'évaporant comme une flaque sous le soleil. Ils ne furent très probablement qu'une poignée à subir ce phénomène. La Dame se releva, le poing sur la poitrine, tentant de se percer la peau des ongles pour extraire de son corps la source de sa souffrance.

La respiration coupée, elle serra ses phalanges autour du manche de l'arme à laquelle elle avait elle-même donnée naissance et, passant outre l'injonction formelle de sa propre chair, s'élança hors des ruines de l'Artifice. Le « non » de Maya résonnait encore dans sa tête, au rythme des battements de son cœur traître. À la lumière altérée du jour, sur une terre qui ne s'arrêtait pas de trembler, elle vit à terre, sur les routes aériennes qui menaient aux ruines, des corps sans vie et d'autres qui luttaient pour survivre, tandis que certains, la mine effarée, se portaient pour le mieux. Démons et Survivants mêlés. Ruby n'y fit pas de suite attention.

Elle courut vers un démon bien portant et lui enfonça la lame dans la poitrine, lui brisant l'outil de glace entre les os. Puis un bruit assourdissant se fit entendre, bouillonnement aquatique et déchirure de la terre et, dans la trouée vertigineuse de la clairière de l'Artifice, elle vit une silhouette flotter dans le ciel, très loin, perdant de son intégrité en vol. Un pressentiment affreux la frappa et le sol gela autour d'elle.


Ses yeux virent la traversée lente du rocher volant, et sa descente qui sembla prendre une éternité. La Terre se fendit de nouveau d'un hurlement titanesque, et une dernière vague d'énergie émana du cercle runique, projetant une nouvelle fois les protagonistes de l'apocalypse au sol. Il s'éleva alors de l'horizon un océan de poussière alors que l'île s'écrasait quelque part dans les terres.

« La Cité... » murmura la Dame, surprise jusqu'au plus profond de son âme. Reposant allongée sur ses coudes, elle fixa avec horreur la ligne plus sombre dans le ciel, sillage de débris plus léger que l'île avait éparpillé. Quelque part, des centaines de vie mise à mort hurlaient d'indignation.

Un nouveau drame, sous sa surveillance.

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Sekhti d'Arden
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MessageLun 12 Nov 2012 - 20:21

Il y a la peur. Et il y a la colère. Krymhild l’a toujours su, depuis que son regard s’est chastement – ou pas – posé sur la fillette qui lui fait bravement face : Logan lui appartient. Elle possède un charme particulier, un débit de paroles qui sonne juste, qui titille la curiosité. Ses cheveux d’un roux pâle font échos aux flammes qui couronnent sa propre tête. Et surtout, elle a appris, depuis leur premier rencontre, à jouer avec sa peur. Que de répondant ! Que de belles réparties qui font mouches ! La Matel en aurait volontiers ris, tandis que tournoie sa monture autour de sa proie, si cette dernière n’avait pas eu l’audace d’utiliser ses misérables pouvoirs contre elle. Le cheval d’ombres se cabre, se dresse sur ses pattes postérieures et pousse un hennissement de défi. Krymhild rit aux éclats, telle une enfant qui découvre les joies en arrachant les ailes des papillons. Cet insecte-ci est plus coriace qu’elle ne l’aurait cru. C’est tout-à-fait à son goût, d’ailleurs. Son armure de cuir à demi délassée, la Chevalière talonne l’étalon en direction de la Cristalléenne. Tandis que se déchaînent des éclairs de Ténèbres crépitantes au bout de ses doigts.

- Ma chère petite, j’ai survécu à bien pire !

Les arènes, les combats, au fond des Enfers puis dans l’Ost infernal. Elle sait ce que c’est de survivre. Le mot semble avoir été inventé pour elle. Maintenant, elle veut vivre. Cette terre doit être la sienne. Qu’importe que les Démons remportent la victoire ou non, qu’importe si la Cité doit tomber et la magie devenir folle, foi de la Cavalière des Vents, Krymhild veut vivre ici. Un lasso de Ténèbres tourne en l’air, au-dessus de sa tête puis tombe en spirales sur le sol, entourant la silhouette mince de Logan de Brocaliande. La morgue reflue dans les yeux verts et les deux femmes se dévisagent l’espace d’une seconde, qui dure une éternité au milieu des sanglants combats sévissant au sein de l’Artifice.

- Joins-toi à moi, annonce-t-elle sans ambages, avec une gravité solennelle, presque menaçante. Je peux te sauver.

Une note de supplique, ou d’espoir, dans le dernier mot. Le monstre magique qui lui sert de monture renâcle, comme devinant ses pensées. Blasphème pour un Démon Majeur, trahison pour les Elémentalistes. Mais elle la veut. Quelque chose remue en elle, quelque chose qu’elle est toujours parvenue à ignorer jusqu’à présent. Des souvenirs de flammes et de cris, qui ne viennent pas de son passé, envahissent sa vision. La démone se trouble. Elle n’arrive pas à mettre un mot dessus. Cette notion lui échappe. Elle ne fait pas partie de sa nature intrinsèque.

... Des larmes roulent sur les joues de la belle aux cheveux d’or rouge. L’homme gémit tout contre elle, se serrant plus encore contre les dents acérées de son ventre plat et musclé. Il souffre, elle peut le sentir. Un sanglot lui échappe mais elle resserre encore sa mortelle étreinte.
- Jure-moi de m’aimer, chuchote la voix rauque de son amant et dîner si particulier.
- Je ne peux pas, assène la Matel d’une voix sèche, brutale.
- Je serais toujours à tes côtés...
Pauvre fou. Arden pleure, verse tant de larmes sur le corps du beau jeune homme qui meurt en soupirant dans ses bras blancs. La fière guerrière sent son noir cœur se gonfler de larmes pour cet être qui a fait surgir en elle un sentiment qu’elle ne connaissait jusqu’alors pas. Sang et semence se mêlent dans sa poche ventrale. Il est l’élu. Ou du moins, il l’était. Une fille naîtra. Et le cœur d’Arden, jamais, ne connaîtra à nouveau cette paix...


Une larme solitaire coule sur la pommette froide de Krymhild. Comment peut-elle se souvenir ? Est-ce réellement sa mère qu’elle a vue ? Est-ce seulement un rêve ou bien elle-même dans une autre vie ? Elle lève une main tremblante, à sa grande honte et essuie rageusement cette perle d’eau, le visage aussi sombre et glacé d’un lac gelé. Le mot jaillit enfin dans son esprit, face à Logan. Compassion.

- Tu es à moi.

Paroles rituelles pour un esclavage séculaire. Volonté de protéger ce qu’elle considère comme déjà sien. Hélas, le destin en décide autrement...

... Krymhild se retrouve à terre, essoufflée, après un bref mais intense combat. Une partie du sang qui la couvre n’est pas le sien. Sa magie s’est dissipée dans l’air, l’effort devenu trop grand. La Matel relève les yeux sur Logan. Elle serre les dents. Elle aurait dû la tuer. Et pourtant, alors qu’elle était à sa merci, tout comme maintenant, elle ne peut s’y résoudre. Sa vision se brouille. Sons et couleurs se fondent. L’épuisement et la vilaine plaie qu’elle porte au flanc droit l’affaiblissent. Faible est un mot qu’elle a en horreur. Elle se redresse, s’appuie sur son cimeterre éclaboussé de sang et s’enfuit. Elle n’a pas la force de pleurer sur son échec ni sur son attitude honteuse. Elle ne saisit pas encore ce qui lui arrive ni ce qui se déroule en ce moment même dans sa tête. J’ai peur, comprend-t-elle soudain. Elle redouble de vitesse, les yeux démesurément écarquillés, s’enfonçant à l’aveuglette dans les dangereuses profondeurs de l’Artifice. La blessure est trop grave pour être soignée. Il lui faudrait se nourrir pour regagner des forces mais son courage l’abandonne. Il s’effrite. Pour son plus grand malheur. Les combats s’éloignent. Sa survie ne tient plus qu’à un fil, quelle ironie ! Elle ne verra peut-être pas la Cité renaître...

Et Krymhild, Chevalière Démoniaque, fille d’Arden la guerrière infernale et de Jaewys l’Elémentaliste, dite la redoutée Cavalière des Vents disparaît, au fin fond de la forêt.


HRP : Je te laisse décrire le combat comme tu l'entends ^^ Krymhild est temporairement mise hors jeu, le temps que je retrouve un rythme de vie et d'études à peu près normal et que je modifie en conséquence sa fiche ! Enjoy !

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" Il y a toujours l'odeur du sang...
Tous les parfums d'Arabie ne rendraient pas suave cette petite main ! "

Macbeth, Shakespeare
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Sappho
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MessageLun 12 Nov 2012 - 20:53

Il n'y avait pourtant rien de plus simple que d'ôter la vie d'un élémentaliste. Surtout lorsque l'on a une raison, surtout lorsque l'on est folle. Combien de morts avait-elle causées ? Combien de massacres et de carnages avait-elle perpétrés ? Rien de moins ardu... Trancher des gorges, déchirer des membres, arracher le coeur. Quoi de plus fragile qu'un corps de chair et de sang, si appétissant, si chaud. Et cependant, Faux se retrouva l'esprit confus, la tête lourde, les membres raides. Elle avait un air un peu idiot sans doute. Qu'importaient le bruit des batailles à côté, les cris des mourants et les rugissements des vainqueurs. Il n'y avait que lui et elle. Lysias et Sappho, encore. Et ce nom tourne dans sa tête, sans trouver de sens. Une apparition fantomatique dans ses souvenirs lacérés, une berceuse, de la douleur, beaucoup de douleur... Alors qu'elle n'avait plus envie de souffrir. Son crâne, peut-être endommagé par les sévices et par son hibernation, semblait sur le point de se fracturer. Alors la Faux n'a qu'une réaction à avoir. Faire ce qu'elle a à faire.

Diling Diling.

Un simple bruit. Un sonde cloche salvateur. Sa main s'était abattu sur le cou frêle du nymphe, commençant à l'asphyxier. Et il y avait eu ce tintement, suffisant pour attirer son oeil dans le brouhaha de la bataille. Une perle noire et bleue pâle était accrochée à son oreille. Sappho ne pouvait l'ignorer, elle sentait sa magie à l'intérieur. Lentement, sa main se desserra pour se porter vers l'oreille de sa presque victime.

" C'est de moi... "

Les mots tombèrent comme une condamnation. Pour lui ou pour elle. Lorsque son doigt effleura la perle, elle sentait un frisson parcourir tout son corps. La perle... réveilla un petit quelque chose au fond d'elle. Un souvenir sans mot, sans image, sans odeur. Juste une idée, une promesse, un don. Un quelque chose qui lui disait de ne pas le tuer, et qui venait d'elle-même. Peut-être était-ce encore la folie. Mais qu'avait-elle à perdre ? Sûrement pas sa vie, ni son trône. Elle plongea son oeil dans le regard vert de l'ennemi, sans comprendre. Faux n'avait pas envie de comprendre, ça n'avait plus d'importance dans sa vie d'aujourd'hui, pour son but, du moins le pensait-elle à ce jour. Elle sentait que tuer ce nymphe serait différent de tuer n'importe qui d'autre... Un mince sourire défiguré orna son visage émacié.

" Je ne sais pas pourquoi je dis ça. Je crois que tu dois vivre, mais je ne sais pas pourquoi. " Elle secoua la tête et se pencha sur le visage parfait de l'Aera. " Je suis Sappho la Faux, l'Intendante Infernale, et toi tu es mort. "

Puis, aussi vive qu'un félin, elle s'élança en avant, se jetant à nouveau dans la mêlée avec une joie tentée de mélancolie. Mais ces sentiments lui semblaient étrangers. Même la larme qui avait coulé et était tombé à côté de Lysias, lui semblait étrangère. Ce n'était pas d'elle. Elle ne ressentait rien de semblable, à part l'envie de la chair, le délice de la mort. Elle poursuivit ses combats, sans se soucier de l'étrange rencontre, du moins se le disait-elle. Ce qui en soi prouvait qu'elle s'en souciait. Et la mettait de fort méchante humeur. Les affrontements se déplaçaient vers le centre de l'Artifice, elle reconnaissait bien les lieux de son apprentissage. Elle était un peu en résidence secondaire ici, malgré l'odeur de chien mouillé. Ou de loup, elle ne savait pas vraiment. Mais soudain, une onde de choc sembla retourner la Terre entière. Une sensation étrange, une présence ignoble la traversa, elle sentit son être se disloquer pendant quelques secondes. Elle hurla sans doute, se retrouva par terre, sa faux se changeant en sucette. Un cri strident résonnait dans son crâne.

Et le Noir, pendant une poignée de secondes encore, suspendue entre vie et mort. L'habitude maintenant. Pff.

Lorsqu'elle rouvrit les yeux, se redressant en tremblant, tout son corps était douloureux. Elle regarda autour d'elle et constata que les effectifs démoniaques étaient réduits, mais que tout le monde était sonné. Pataude, elle aperçut la Matriarche remonter des profondeurs de l'Artifice, ensanglantée, et tuant un démon devant elle. Sappho ne réagit même pas. Elle avait fixé son attention ailleurs. Une île géante semblait flotter dans les airs et descendre lentement. Était-ce le refuge des élémentalistes déchus ? Où s'écraserait-il ? Une nouvelle onde de choc la fit vaciller, la tête lui tourna, tandis qu'un bruit épouvantable leur parvenait : celui de la chut d'une Cité sur une autre, accompagnée de ses morts dans les deux camps. Faux resta stoïque devant ce spectacle apocalyptique. La seule personne qui avait une once d'importance à ses yeux, son Loargann, son bâtard, était aux Enfers, et elle le sentait vivre. En même temps, elle pouvait percevoir les milliers de vies démoniaques qui s'éteignaient. Elle comprit que c'était les démons, les grands perdants. Elle comprit que tout allait changer, encore une fois, dans sa courte existence.

Elle aperçut Lysias non loin, et une détestable impression rassurée la submergea. Puis, son regard se posa sur le profil de la Matriarche, en état de choc sans doute. Elles faisaient la même taille ou peu s'en fallait, remarqua-t-elle, et ce détail l'amusa. Sappho ramassa sa sucette, et s'approcha de la Dame, retrouvant une sensation familière. Froide.


" Il n'est de plus savoureuse défaite que celle qui voit la mort de tant des tiens, Salvatrice... Je célébrerai ta victoire, ta gloire, toi qui a décimé tout les peuples. "

Ses paroles n'étaient qu'acide, et le froid ne la quittait pas. Elle se retourna vers le reste de démons, leur jetant un regard hagard, s'arrêtant sur Lysias. Elle-même resta à observer les traces de la destruction, la poussière couvrant l'horizon... Magnifique... Démons ou élémentalistes, rien n'avait d'importance, tous étaient morts.

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Dernière édition par Sappho le Sam 24 Nov 2012 - 17:14, édité 2 fois
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Senector
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MessageLun 12 Nov 2012 - 22:14

Spoiler:
 



Et la fin sonna la défaite…
La Victoire…

Et le sang s’ajouta aux fantômes des espoirs perdus…
Où retrouvés…

Il n’y a pas de victoire sans douleurs.

Et alors que la Matriarche revenait des entrailles du faiseur de larmes, alors que les mots lourds tombèrent de la bouche de la Faux, l’Artifice se mit à chanter. Tel un vieux didgeridoo,(Son etrange) une baleine en détresse, un sifflement lourd, le grondement de la terre. Une alarme, une alerte. Le son venait de la terre comme du ciel, de partout à la fois. Comme annonçant une fin imminente, un danger  insoupçonné à vous glacer le sang. Le bois des arbres craquait, raisonnant dans les multiples chemins de lianes et de ronces. Les quelques étranges créatures grondaient en s’affolant, déferlant les cimes des arbres, sortant de leurs tanières, enjambant les racines et les vieux rochers. L’Artifice grouillait de vie comme jamais auparavant.  Puis, lorsque cette vague de craintes s’effaça dans l’ombre, le silence repris sa place de Maître.

Et le chant du didgeridoo reprit sa danse vocale, une partition de notes obscures et de silences pesants. Il était là depuis le début, endormi sous la verdure de Gaïa. Attendant son heure.


Après le sang (Thème Musical)


Les racines s’arrachèrent lentement, les feuilles s’évanouirent sur le sol. Alors il apparut, habillé de son plus beau pelage blanc neige. Un regard froid puisé dans la couleur de la lune. Le loup de l’Artifice avait été réveillé, séparé de l’un de ses nombreux petits rêves. Lorsque les dernières racines cédèrent sous la force, c’est un corps de muscles et de douceur énigmatique qui se dressait dans un creux de lumière nocturne. Sous ses griffes, une ombre dormait encore.



Spoiler:
 


Le regard de la bête se posa un instant sur Sappho, avant de s’arrêter sur la Matriarche. Elle qui avait envoyé tout ce joli petit monde piétiner son sanctuaire. Le cœur lourd, la peine au bord des mots, l’animal s’avança de quelques pas de loup. Léchant ses babines comme on tourne sa langue trois fois avant de parler. Peser les paroles, peser le sens et le contre-sens.  Défiant la plaie des erreurs.


"  -Et alors… souvenez-vous de leurs noms. Ceux qui pleurent leur mort ici et à jamais. Vous pouvez sauver vos aimés, mais jamais vos défunts. " Le loup se lécha les babines…

L’ombre grouillait sous son corps, telle une brume de goudron. Une ombre noire pour un corps blanc.

" - Il n’y a pas de repos pour eux ici. Mais ce qui est fait, est fait." Les lucioles vinrent virevolter autour de lui...


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Logan
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MessageDim 18 Nov 2012 - 23:02

Cela aurait été trop facile de la troubler avec si peu. L’image était apocalyptique tandis que la monture se cabrait et que Krymhild riait aux éclats. La scène était terrifiante mais pourtant Logan continuait d’être maître d’elle-même. Les deux femmes se défiaient du regard et dans les yeux de Krymhild, au-delà de l’éclat de cruauté et d’amusement sadique propre à cette démone, la Cristalléenne crut percevoir une leur vacillante comme la flamme timide d’un feu solitaire. La lueur d’un sentiment que Logan ne lui connaissait pas.

« Joins-toi à moi. Je peux te sauver. »

Logan ne put retenir un hoquet de surprise tant elle ne s’attendait pas à ça. Elle la regarda, s’attendant à un nouvel éclat de rire. Mais ce ne fut pas le cas. Le regard de la Matel posé sur elle était intense. Elle voudrait la sauver ? Mais de quoi ? La fin tremblotante de la phrase n’échappa pourtant pas à la rouquine qui passa de la stupeur à l’intérêt. Elle aurait voulu rire au nez de Krymhild mais une larme, goutte unique et éphémère roula sur la joue de la démone qui la surplombait du haut de sa monture et étouffa toute moquerie dans la gorge de l’Elemantaliste.

- Non Krymhild, je ne suis pas à toi, lui répondit-elle d’une voix assurée.

Et en un battement de cil, Logan s’était transformée en son totem. C’était la première fois qu’elle prenait cet aspect devant la démone. Elle s’approcha en deux enjambées et l’arracha à sa monture sans ménagement.

- Bas-toi pour ta vie démone, si tu as déjà connu bien pire !

Celle-ci se releva, prête à lui faire face. Logan ne lui laissa pas un temps de répits. Aussitôt, elle en appela à toute sa maîtrise et enchaîna ses attaques. Elle ne se laissa pas troubler par la peur ni par ce qui se passait autour d’elle. Pour une fois, elle était totalement concentrée sur ce qu’elle faisait et elle savourait cette maîtrise de son art. Ses attaques étaient précises et efficaces et sa force physique augmentée grâce à sa métamorphose. Bien entendu, la démone ne laissa pas Logan mener la danse trop longtemps et rapidement l’attaqua grâce à ses ligaments de magie démoniaque. A un moment, Krymhild la repoussa avec violence en frappant dans sa cicatrice ventrale – souvenir éternel de la Matel. La Cristalléenne, blessée, s’écrasa de tout son poids sur un cadavre – ami, ennemi, elle ne prit pas le temps de vérifier. A nouveau, elles se défiaient du regard, telles deux fauves car c’est ce qu’elles étaient : deux lionnes enragées se battant pour gagner le territoire. C’est alors que l’incroyable se produisit : Krymhild s’éloigna, se releva en trébuchant et fuit. Logan se redressa et lui courra après en hurlant « Reste, combat démone ! Lâche, ne fuis pas ! » mais rien n’y fit. Elle aurait pu lui courir après pour achever leur combat mais elle fut interrompue dans sa course folle par autre chose : une onde de choc émanant de l’artifice fit trembler le sol et perdre l’équilibre à tout le monde. Pendant un instant, les combattants se regardèrent, hésitant, mais le sort lancé par Ruby ne leurs laissa pas le temps de comprendre : un tremblement de terre faisait tout trembler. Ce fut alors une fuite dans tous les sens. Les démons se cognaient contre les Elamentiens, tous couraient pour sauver leur peau avant tout et tout combat fut oublié dans la panique.

Personne ne comprenait réellement ce qui se passait, si ce n’est que c’était lié aux effets du sort. Logan courut alors en direction des ruines, sautant par-dessus les corps et évitant les fuyards. Soudain, un déchirement affreux retentit dans l’air, un son si puissant qu’il fit à nouveau vibrer la terre.

- Qu’est-ce que …. marmonna-t-elle en poursuivant sa course.

Enfin, elle arriva à une vue dégagée et elle arriva juste à temps pour voir, spectatrice impuissante, l’île s’effondrer sur la terre, sur …

- La Cité ? Oh mon dieu.

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Calmcacil Aeglos
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MessageSam 24 Nov 2012 - 10:24

Aeglos continua le combat après sa précédente victoire contre le démon mineur. Les combats étaient de plus en plus éprouvant, et la fatigue se fin de plus en plus sentir, et la marre de sang à ses pieds s'agrandissait de plus en plus... Mais Aeglos n'avait que faire, il fallait que les élémentalistes reprennent ce qui leur appartenait. La cité d'Elament. Il essayait d'aiderles autres présent, mais trop souvent il était trop tard. Les larmes d'Aeglos se confondirent avec la sueur. Tristesse, râge, dégoût, peur et courage, tous se mélangèrent en une seule émotion qui n'avait pas de nom.

Soudain, une onde de choc sorti de terre renversa tous les combattants, y compris les démons. La peur prit le dessus sur la plupart d'entre eux. Le choc était si violant, qu'Aeglos eût du mal à s'en relever.


*Dame Ruby!*

Il lui faisait confiance, elle ne pouvait pas mourir. Elle ne devait pas mourir. C'était ce qu'il souhaitait... Mais quelque chose le poussa à ne plus y penser, comme si on le rassurait.

Alliés et ennemis se mirent à courir dans tous les sens, s'entre-choquant les uns les autres. Aeglos s'échappa tout en esquivant les étourdits. Il était presque sorti de la forêt lorsqu'il vit au loin de le ciel, une ombre géante flotter. Les arbres se firent de moins en moins nombreux et le nymphe reconnu petit à petit ce que c'était : l'Ile. Aeglos tomba à genoux, écoeuré par ce qu'il était en train de voir... La belle cité dont parlait les légendes et les livres n'allaient être plus que ruines. L'Ile s'était écrasée sur la cité...

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Sappho
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MessageSam 24 Nov 2012 - 23:55

À nouveau, son corps vibra. Mais cette fois, ce ne fut pas de douleur. L'Artifice remua, au plus profond de la terre, sous les feuilles mortes et les cadavres. Le Tombeau, piétiné par les élémentalistes infidèles, lâcha une plainte sourde, un grondement qui résonna à travers son âme -ou ce qui y ressemblait le plus chez elle. Les milliers de morts qui venaient de rejoindre le Néant, les esprit venus rejoindre les fantômes de l'Artifice... Sappho sentit ces nouveaux venus, tant ils étaient nombreux. Des enfants apeurés, appelant leur mère... De plus, il y avait quelque chose d'étrange chez elle. Les Ténèbres circulant en elle se comportaient bizarrement.

Elles se rebellaient.
L'irritaient.
La blessaient.

Sous sa peau, dans ses veines, dans ses blessures, les Ténèbres la démangeaient, la brûlaient de l'intérieur. La moindre perturbation des flux magiques se répercutait sur des êtres aussi liés à eux que Sappho. Prenant sur elle, elle hocha la tête au regard de Senector, car c'était bien lui, du moins sa partie animale, qui se présentait à eux. Stoïque malgré la souffrance en elle, la succube écouta les paroles pas moins acides que les siennes. Les lucioles voletèrent alentours, illuminant les protagonistes devant ce macabre spectacle. Les cris de désespoir d'autres élémentalistes venaient jusqu'ici, irréels. Après un tel cataclysme, y avait-il une réaction admissible, une autre moins ? Certains démons avaient l'air choqué, mais la plupart se moquaient bien de ce qui pouvait arriver à la Cité ou à leurs compatriotes. Peu d'entre eux ressentaient de l'attachement pour leur propre peuple. Sappho elle-même, ne ressentait aucune peine. Mais...

Elle poussa un cri terrible, celui d'un oiseau tombant du ciel. Aigu, strident, tandis qu'elle prenait sa tête entre ses mains, qu'elle se labourait le ventre, qu'elle tremblait de toute part.


" Qu'as-tu... qu'as-tu fait ?! "

Tombant à genoux, elle vomit du sang et de la bile, alors que les Ténèbres s'échappèrent de son corps, non pas en harmonie comme à leur habitude, mais forcées, expulsées de sa peau. Suintant de ses ongles, de son oeil, de sa bouche...Causant ou rouvrant des blessures... Elle voyait de son orbite unique, sa magie filer entre ses doigts, lui échapper, refuser de lui obéir, de prendre forme. Impuissante. Le dos tombant, les bras ballants, tremblant de toute part, la Faux cherchait une explication. Pourquoi les Ténèbres avaient réagi ainsi ? Pourquoi ne plus lui obéir ? Pourquoi la blesser ? Sans leur soutien, ses anciennes blessures étaient plus fragiles, son corps plus faible. Elle était bien faite de chair, de sang et d'os, pourtant Sappho avait un parent Enfant de la Nuit, et elle était une Fille de la Nuit à moitié. La magie des Ténèbres était liée à elle. Dans son sang, circulait la Noirceur. Et là... plus rien.

" La Magie... " Lentement, elle se releva, le regard fixé sur le dos de la Matriache, puis sur son Maitre. Ce fut un murmure, un souffle, qui transporta des paroles lourdes : " ... elle a fui cette terre. "

Sa main se serra un peu plus sur sa sucette : c'était sa seule arme à présent. Cependant, elle n'était pas toute seule. Et même si la jeune démone n'était pas la plus aimée, elle était encore l'Intendante Infernale, la sauver revenait à s'attirer ses bonnes grâces.... en théorie. Et puis, pourquoi penser à cela ? Quel fou oserait l'attaquer, même sans magie ? Même affaiblie ? Sappho était abasourdie, sur le qui vive, attentive aux réactions alentours. Qui tenterait d'utiliser la magie ? Qui vérifierait ses dires ? Elle s'en moquait bien, pour elle, c'était une certitude. Dans chaque cellule de son être, elle le sentait : la magie avait déserté leur vie.

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Ruby
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MessageLun 10 Déc 2012 - 22:17

Sous son corps ramassé, la Matriache sentit la terre frémir. Au loin, comme venant d'un rêve, la voix de Sappho se fit métal sur sa peau, brûlante, tentant de percer jusqu'au coeur, mais n'obtint que l'indifférence : les deux prunelles sanglantes de la Dame, posées sur l'ombre blanche d'un souvenir, se voilèrent peu à peu. Sa vision brouillée avala l'apparition chimérique, avant que des larmes ne coulent sur ses joues. Tous ces efforts, cette lutte, ce sang, cette sueur versée, tous les maux, tout cela pour cette défaite ? Elle pleurait.

Il lui fallut toute l'énergie du monde pour passer outre la douleur dans ses muscles et se relever. Une plainte montait du sol, violente, agressive, tremblant comme les lèvres d'un parjure. Quant à ce qu'on pouvait percevoir dans l'air, pour peu qu'on aurait la sensibilité - ou la puissance - pour le faire, ce n'est que la mort de milliers de démon, la mort de centaines des siens, mais aussi une variation palpable dans la trame de la réalité.

Mais la Maîtresse de l'Eau, bien qu'elle sentait tout cela, n'y accorda que peu d'intérêt : elle avait pourvu à la destruction d'une civilisation, c'était sûrement assez pour une journée. Non, à la place, son regard restait cloué à la silhouette familière de son animal de sang. Un Loup Blanc. Quand on connaissait un peu l'histoire de son peuple, et son histoire à elle, il devenait compréhensible qu'une telle apparition puisse la troubler. La Déesse venait-elle la chercher en personne ?

C'était cela qui tournait dans sa tête, alors qu'ignorant l'univers, elle avançait lentement vers l'animal. Elle ne voyait que la présence de son dieu, que la fin de sa vie. Elle allait mourir ici et maintenant et le monde garderait de son nom que l'écho de la destruction, mais elle serai en paix. Sa vue brouillée par les larmes environnait le loup d'un nuage lumineux, paillettes dorées qui l'auréolaient de gloire.

Le monde, pour elle, sembla ralentir, vibrant toujours sous ses pieds, mourant toujours dans son giron. La lumière frappait les arbres avec intensité, les combattants qui l'entouraient dansaient avec rage, assénant des coups d'une rare brutalité. Un glacis de sublime recouvrit les choses et sa respiration-même se figea dans sa poitrine. Et puis, il y a eut l'ombre, au sol, qui se troubla, se contracta sur elle-même, juste en dessous du loup, et l'image froide d'une paire d'aile de verre brisa les dernières digues de la Dame.

Ses cheveux, dans un mouvement lacif, se dénouèrent : sa tresse au motif complexe relacha son entreinte sur son crâne, ses cheveux tombant dans une pluie de neige légère. Aux extrémités de ces millions de fil de lait, la réalité se troubla, se plia, déchirant son voile, et des aiguilles de glace s'attachèrent à l'oriflamme impérial de la Dame. Ses mains, sous l'ichor corrompu des démons, tremblèrent d'un spasme, et les ongles de la Matriache s'allongèrent dans un soupir, immense, terrifiant.

Il n'y avait devant elle rien de concrêt pour ce changement de comportement et de forme : il n'y avait qu'un loup magnifique, adulte, d'opale, aux yeux plus profonds qu'un abîme. Il n'y avait que la beauté sauvage d'une créature ancienne, qui parlait d'une voix de tombe, grave et importante. Pourtant, une intuition avait pris l'esprit de la Matriache dans un étau, et elle ne pouvait se soustraire à la réponse qu'elle désirait y donner : sang et carnage.

Une rage qu'on ne lui avait attribuée qu'au temps d'Elament la Belle noya ses sens : d'un geste négligent du bras, elle lança sa main en avant, convoquant, sans égard pour la souffrance qu'elle saurait tenailler son corps, la magie de ses veines. Son corps tourna sur lui-même, accompagnant le mouvement, et dans cette valse personnelle, ses cheveux lestés de lames firent une tornade tintinabulante. Mais du geyser attendu, de la puissance et de la violence, il n'y eut qu'une mince filet d'eau qui s'échoua au sol misérablement.

Sa bouche s'ouvrit dans un hurlement qui ne trouva pas sa voix, et elle tenta une seconde fois, tournant encore, sonnant encore. Cette fois-ci, une marée monta, agitant l'herbe et la verdure, et du sol s'éleva non pas une bourrasque, mais un courant constitué de milliard de flocon. Le blizzard percuta de plein fouet cette partie de l'Artifice, enfermant les lances végétales dans une armure de givre. Consternée, elle referma le point et ramena sa main à elle, étouffant son sort, stoppant sa magie. Rien ne se déroulait comme il le devait.

Elle était sans magie, nue et fragile, et il y avait devant elle l'être qu'elle désirait le plus au monde voir mourir entre ses mains.

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Senector
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960/1000  (960/1000)
MessageMar 11 Déc 2012 - 20:44

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Thème Musique

AVEC CLIP ! A voir absolument. Splendide !

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Mein Herz brennt (Mon cœur brûle)
Ein heller Schein am Firmament  (Une lueur éclatante au firmament)
Sie kommen zu euch in der Nacht (Ils viennent vous voir pendant la nuit)




Mein Herz brennt… pensait-il tout bas dans sa langue des ombres. Lorsque les mots n’avaient plus assez de poids pour décrire les actes, les ombres seules détenaient ce goût et cette puissance pour donner les notes justes aux mots.
La brûlure était profonde. Logée ici depuis longtemps, sa demeure s’était juste renforcée, un nid douillet pour la douleur. Et les tentatives de cette magnifique Dame Blanche ne furent que de minces et décevants murmures qui ne suffirent pas à éteindre le feu qui le rongeait de l’intérieur.


"  - Ein heller Schein am Firmament" Comme en réponse au blizzard de la Matriarche. Une voix éteinte et lugubre. Car la vie est un combat, les heures contre les jours, la glace contre le feu et un génocide… contre le malin. Tout là-haut, ça brille, un espoir au milieu des tâches, petite luciole éclairant le chemin. Le Loup s’approcha de Dame Ruby, soufflant du chaud dans du froid. Petits nuages de brume à chacun de ses souffles. Senector n’aimait pas le froid… Senector n’y était pas assez résistant. La grande bête se dressa légèrement sur ses pattes arrière, déposant les coussinets de sa patte antérieure gauche sur l'épaule de Ruby avec délicatesse. Sa lente respiration réchauffant le cou si fin, si blanc, de cette femme.

" - Sie kommen zu euch in der Nacht Lui chuchotât-il au creux de l’oreille. En appuyant bien la ponctuation du dernier mot. Et la forêt se mit à pleurer, alors que le silence était déjà redevenu Roi. Des voix telles des violons dégoulinant des notes d’effroi s’invitèrent au brouillard. Les tourments des défunts, n’auront jamais de cesse de tâcher les nuits de la Matriarche. Oui… ils étaient là pour elle, au plus profond de la nuit noire et de toutes les autres nuits et histoires. Gé…no…ci……de………………
Ils répèteront inlassablement ce mot. Géééénoooociiiide !!!! A chaque coin de rue, Génocide. A chaque instant rêveur, Génocide. A chaque nuit, chaque rêve, Génocide.


" - Aviez-vous ce droit-là ? Celui d’outrepasser le semblant de règles ?!  Ajoutât-il en se rabaissant sur ses pattes.  Les vies sont-elles si insignifiantes à vos yeux Ecarlates… ? " Le démon connaissait le poids des mots et celui des questions, Senector savait la douleur trop lourde sur le dos de la Dame. Il suffisait d’une petite pincée de culpabilité… et la musique, grave et alarmante, endurcie de faux sourires, pianotait l’histoire du drame, écrivant le futur à l’encre rouge.

La pureté du blanc, sur un lit de noirceur, glissa de ses pas de loups, sur l’herbe du désespoir. L’Artifice enrageait dans un mutisme désolant. Et le piano perdait ses notes dans les larmes de la folie. Tel un guide, le Loup gratta la terre entre les racines grosses et charnues des anciens arbres. Il creusa comme on creuse une tombe, petit trou noir. Petit, minuscule, mais tellement lourd de sens…


" - Pensez-vous pouvoir enterrer ici,  votre erreur… ? "

Le Loup appuyait sur la plaie béante. Peut-être l’une de ses dernières leçons pour Dame faux. Peut-être… où peut-être pas. Le futur n’était qu’un brouillard de possibilités. Un miroir du passé pour certains, un chemin à sens unique pour d’autres, et d’autres encore avaient de multiples directions. Destin, futur… la chance n’était qu’une question d’ambition. La chance, qu’une idée pour ceux qui n’avanceront pas si trop faibles. Demain, alors, peut-être enseignera-t-il encore quelques courbures des ténèbres et de l’état de pensé. Pas toujours besoin de sortilèges abracadabrantesques !

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