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 L'Ivresse au Goulot

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MessageVen 8 Avr 2011 - 17:18

C'était une de ses soirées chaudes où les femmes avaient le jupon léger et la cuisse humide, et cela ravissait le cœur du marin. Attablé dans un coin, une chope pleine, un pichet vide et une assiette à moitie remplie sur le bois tâché, Aloïs mattait sans retenue la chute de rein d'une serveuse de passage. La Matrone observait les buveurs qui tâtaient des yeux la chair fraîche, les poings serrés comme des matraques.

Un sourire stupide au visage, le gaillard sortit de sa poche une petite boîte contenant de la poudre de l'Est, noire comme la nuit, pareille à du carbone. Il en prit une petite quantité dans l'ongle de son petit doigt, porta le tout à sa narine et aspira bruyamment, propulsant la drogue directement dans son cerveau.

La gêne de la prise passa, et le monde lui sembla infiniment plus beau. Il se racla la gorge et cracha dans un coin, s'humecta le gosier avec une bière aussi plate qu'une gamine de 12 ans. Quand la serveuse passa à portée, l'Aasimar lui fait un geste, afin qu'elle vienne lui resservir et lui mit la main au fesse. La réponse sur rapide et elle lui décrocha une baffe monumentale, provoquant des rires de ravissements des piliers de taverne éparpillés dans la salle. La porte de la taverne s'ouvrit et une silhouette encapuchonnée débarqua.

Il fallait être totalement con pour sortir par ce temps avec autant de tissu sur le dos, à moins d'être moche. Il y avait donc quelqu'un ici qui voulait dissimuler son identité. Le vieux marin, son foulard au front et ses cicatrices apparentes, se leva sans grande grace et héla le bonhomme, l'invitant à se joindre à sa table. La prudence ne faisait pas parti de ses qualités, comme l'attestait la masse de drogue qui teintait ses yeux de folie et ses lèvres de rouge...
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Shaloa
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MessageMar 12 Avr 2011 - 15:30

Ce jour là fut long, ennuyeux, mais tout de même pas trop pénible. Au programme, beaucoup de garde et, vers la fin, plein de vols de reconnaissances. Rien de très palpitant, aucune rencontre particulière. Bref : Pas trop de difficultés, aujourd'hui. L'archange passa donc le plus clair de son temps à réfléchir, tout simplement. C'était le soir et Shaloa venait à décider qu'il en était à sa dernière ronde. Le Père de la Résistance survola donc la plaine au Cairn, l'esprit comblé de lassitude. Puis, près de la lisière de la Forêt qui hébergeait sa planque, un immeuble attira l'attention. C'était l'auberge, l'auberge des cent Âmes.

Il l'avait presque oublié, cet endroit. Si sa mémoire était juste, les pouvoirs ne fonctionnaient pas, là-bas. Aucun réel danger. Pourquoi pas faire un tour, donc ? Il pourrait peut-être en entendre un peu sur la Cité, croiser quelques survivants infortunés, s'amuser un peu ... Tant qu'il ne s'afficherait pas trop, cela devrait se tenir de façon correcte. L'ange s'arrêta donc tout près, atterrissant à quelques mètres, derrière un arbre, pour ne pas trop attirer l'attention. Finalement, il replia ses ailes, puis les glissa sous sa cape, avant de se cacher le visage avec sa capuche.

Enfin, il entra dans le lieu d'ivresse. Cela ne fut pas long pour qu'un élémentaliste un peu ivre l'interpelle. Un élémentaliste, ici ? Il n'était pas peureux, celui-là ... Après tout, il n'était pas trop dans la position de juger les actions du type, en ce moment, alors qu'il se dirigeait vers sa table, où il avait été bien gentiment invité. Shaloa s'assit donc près du type à l'air peu commun, puis commanda une chope, afin de se prêter au jeu. Les deux Aeras se saluèrent, et les folies commencèrent d'elle-même. L'ambiance générale finit par gagner l'archange, et celui-ci se lâcha un peu, décidant de s'en permettre un peu, pour une fois, ce soir.

Puis un verre. Et un autre verre. Ensuite, un autre verre ...

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MessageJeu 14 Avr 2011 - 0:33

Alors qu’il errait sans raison, Emezaël se sentait enfin quelque peu léger. Pas comme s’il avait pu voler à nouveau, non, pas à ce point, mais tout simplement léger. Cloué au sol, enraciné dans cette réalité dont il ne voulait pas, mais léger. Léger comme si la nature, les champs en fleurs et toutes ces conneries tentaient d’aspirer ses tracas. Le paysage était si joli… Emezaël s’en foutait. Il marchait en regardant le ciel. Tout ce qu’il espérait de cette promenade, c’était de sentir le vent sur son visage. Le temps était calme, mais la douce brise du soir venait à sa rencontre. Le soleil teintait l’horizon de sang, les oiseaux s’étaient déjà tus et… merde, pas ça, non!

Et voilà! Le charme était rompu. Rompu par cette paire d’ailes immaculées. Parfois, l’ange déchu avait bien envie de les plumer, ces poulets volants. Il se disait néanmoins que s’en prendre à un innocent n’était pas la solution. Sa maman l’avait bien éduqué. Ah! Qu’il était bête : il n’en avait pas, de maman! Emezaël se renfrogna. Et puis, il en avait déjà subit assez. Il se disait qu’avoir été déchu et privé de ses ailes était bien assez sans avoir à s’attirer la peine de mort. Et pourquoi pas? La mort était une échappatoire alléchante à son calvaire. Et puis non, il était trop lâche, ou trop vaillant, au contraire, pour s’y résigner.

Il commençait à faire noir. Pourquoi ne pas se reposer un peu. Là, c’était bien : une petite taverne au bord du chemin. Quelle coïncidence, il voulait justement se changer les idées lorsque cet ange avait tout gâché. Tout enivrant qu’il soit, le vin ne serait jamais aussi agréable pour Emezaël qu’une bonne bouffée d’air frais. Il devrait pourtant faire avec, maintenant que même le vent n’arrivait plus à lui changer les idées. Allez, ouvre la porte, petit ange. Il n’était jamais entré dans ce genre d’endroit et se méfiait des rencontres qu’il pouvait faire. Lorsqu’il ouvrit la porte et qu’il en franchit le seuil, il regretta instantanément son bon air frais. Il aperçut néanmoins cette personne, là, assise dans le fond, au visage dissimulé et dégageant un aura pour le moins... différent de celles des autres êtres qui fréquentaient la taverne. La curiosité prenant le pas sur tout le reste, il décida d’aller lui parler, histoire de découvrir ce qu’il faisait en territoire démoniaque et en si… mauvaise compagnie, jugea-t-il en remarquant l’homme assis à sa table. Au moins, ce n'était pas un démon.

« Puis-je me joindre à vous? » leur demanda-t-il.

Puis, à la serveuse qui passait justement par là :

« Donnez-moi votre meilleure boisson forte, s’il vous plaît. »
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MessageDim 24 Avr 2011 - 0:13

Face à la descente de l'inconnu, Aloïs se sentait presque honteux. Lui qui accusait de dizaines d'années de pira.. euh pardon, de commerce maritime, se voir reléguer au rang de pucelle au cidre lui faisait un peu mal au cul. Aussi tenta-t-il de rattraper le soldat devant lui, remerciant la serveur avec une main au derrière et un sourire d'invite, sa bourse se vidant à vue d'œil. Ah ! Si seulement il avait pu faire jouir la serveur de l'état de ses autres... Mais là n'était pas le problème. Il tenta de bien de faire s'ouvrir un peu l'inconnu, en lui posant deux trois questions sur l'état de la boutique, la beauté de la croupe des femmes présentes, la mocheté de celles d'autres, mais rien n'y faisait : il ponctuait ses cul-sec d'un merci à la dame et d'un regard assassin au pauvre marin.

Quand un autre gars, venu d'on savait où, vient s'inviter, le gaillard lui accorda son autorisation d'un hochement de tête, arguant d'un « Si vous voulez de la boisson d'ici, n'espérez pas de la forte » entendu, mais il ne dérida personne et maugréa dans sa chope. Puis, d'un « Bon, si je puis me permettre », il tenta de relancer la conversation dans le bordel ambiant qui devenait de plus en plus chaud, abordant ici la météo, là l'état des routes de la région ou encore de l'ombre menaçante qui venait de l'Est. L'inconnu encapuchonné s'enfila deux autres verres avant la fin du monologue du pirate qui, désœuvré, tenta une autre astuce.

Il sortit de sa besace une longue pipe et un pot de tabac, ainsi qu'un sachet de papier contenant une poudre bleue. Opérant le mélange avec un doigté de maître, Aloïs se leva, prit la bougie du mur et la posa sur la table. Inspirant à plein poumon, le vaillant homme alluma la drogue qui s'embrasa dans un nuage de fumée épais, du bleu entêtant de l'opium. Il souffla tout au dessus des visages de ses deux compagnons de taverne et proposa au dernier arrivé de tirer un coup, en échange de son prénom...
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Shaloa
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MessageDim 24 Avr 2011 - 9:31

Shaloa, observant son partenaire de table du coin de l'oeil, se retenait au début difficilement de lui poser quelques questions désobligeantes ou bien de passer certains commentaires quand celui-ci quant à son attitude auprès des femmes. Par contre, alors que l'alcool s'emparait lentement de lui, cette envie disparaissait peu à peu, à chaque gorgée, pour laisser place à ... rien. Pourquoi s'en faire, après tout ? Ah ! Qu'il était bon de s'en foutre, tout simplement. Soit ! L'archange continua donc tranquillement sa beuverie, se contentant d'écouter avec lassitude les déboires du marin, lui accordant un regard de temps à autre. C'est par la suite que cela devint relativement plus intéressant.

Le Père de la Résistance entendit le nouvel arrivant demander une place puis se retourna vers lui pour voir de qui il s'agissait. Hum ... Pourquoi pas ? Il avait déjà l'air plus "normal" que l'autre type, là, qui déballait ses idioties. Shaloa haussa donc les épaules, en signe de non-désaccord, puis se retourna vers le pirate. Celui-ci, hochant de la tête, n'avait pas trop l'air contre non plus. Soit ! Le nouveau s'assit donc parmi eux et commanda à boire. L'autre en revint à son monologue et Shaloa, lui, en revint à sa boisson. C'est qu'il était bon, hein, le breuvage ! Et la sensation qui allait avec ... délectable. Déjà, c'était plus intéressant que ce que son interlocuteur avait à dire.

Finalement, le discours prit fin et celui qui le tenait sortit un attirail intéressant. Apparemment, de quoi fumer et un petit complément hors du commun. L'archange n'était en général pas très friand des différentes drogues, surtout de celles qu'on inhale, mais sous l'effet enivrant de tout ce qu'il avait but jusqu'à présent, la petite mixture bleue lui semblait tout à coup attrayante. Esquissant un sourire qu'on pouvait deviner de ce que la cape laissait de visible, Shaloa prit finalement la peine d'adresser la parole aux gens qui l'entouraient. Du moins, il tenta le coup.


-C'te, c'est ... Ahem. C'est quoi ton ... truc ?

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MessageMer 27 Avr 2011 - 4:01

Parmi les ombres qui dansaient sur les murs, il y en avait une qui était assez particulière. Emezaël plissa les yeux pour tenter de distinguer sa source dans la semi-obscurité des vieilles poutres qui soutenaient la charpente remplie d’ouvertures du plafond. Celle-ci laissait la place aux courants d’air et permettait parfois à quelques oiseaux de pénétrer à l’intérieur. L’ange déchu repéra enfin ce qu’il cherchait : Oedrek, son seul vrai ami. Non c’est faux, il y avait bien ce vieux Rork auquel il devrait rendre visite un de ces jours. Il y avait aussi Solis, bien qu’il fût muet… et peut-être bien Ithrazekiel, qui sait? Emezaël avait sans doute plus d’amis qu’il ne se le laissait croire, mais, il en était sûr, s’il y en avait un qui ne le quitterait jamais, c’était ce corbeau espiègle qui lui était apparu un jour sous le nom d’Oedrek. Il ne pourrait jamais l’expliquer, mais il y avait un lien entre eux deux. Un lien allant bien au-delà de l’affection. C’était comme un canal entre leurs esprits qui leur permettait une parfaite compréhension réciproque. L’oiseau vint se poser sur l’épaule de son maître, s’il était possible de l’appeler ainsi. Ce dernier prit place à table au moment même où la serveuse revenait avec sa boisson. Elle la lui donna et, avisant le volatile, lui décocha un regard sévère.

« Je vous assure qu’aucune de ses plumes ne finira dans la soupe ou dans le verre d’aucun de vos clients et qu’il sait se tenir calme et silencieux lorsqu’il le faut, » se défendit Emezaël.

« Je l’espère bien, » fut tout ce qu’elle déclara avant de retourner d’un air blasé à ses verres.

Ah! Ce bon vieux Oedrek. Même après que son maître l’ait abandonné en Érestrée, il lui revenait sans en être vexé le moins du monde. Emezaël le fixa dans les yeux de façon à lui faire comprendre « je suis soulagé de te revoir ».

La soirée avança et Emezaël sentait de plus en plus l’euphorie que lui procurait l’alcool. Malgré tout, il gardait son sérieux et détaillait ses deux compagnons de table. L’un lui était totalement étranger et l’autre lui semblait familier, comme s’il l’avait déjà croisé. À la planque la plus proche, pourquoi pas. Peut-être l’avait-il vu de loin alors qu’il se rendait à l’arche lors de sa dernière mission. À quoi bon continuer de le détailler puisqu’après tout, il pouvait très bien se tromper de personne. Il serait fixé lorsque celui-ci dévoilerait son visage. D’ici-là, il pourrait s’intéresser plus à l’autre personnage, celui qui lui proposait tout d’un coup de l’opium. En effet, il ne s’était pas trompé sur son compte. Aussi saoul qu’il soit, Emezaël ne tenterait jamais l’expérience.

« Désolé, je ne fume rien et ce n’est pas aujourd’hui que je vais commencer, mais je consens tout de même à te donner mon nom : je suis Emezaël et je viens de l’… de loin. Je te pose à mon tour la question : comment te nommes-tu? »

Mais quel idiot! Il avait failli révéler l’existence de l’Île à un parfait inconnu dans une auberge grouillante de démons.

« Et toi, l’homme mystérieux? Comment est-ce que tu t’appelles? »

À l’homme à l’apparence de brigand, il dit finalement :

« Je vois qu’il y a de belles femmes dans cette taverne. Il m’a aussi semblé que tu nourrissais un intérêt modéré pour l’ensemble d’entre elles. N’y a-t-il personne à qui tu tiennes? »
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MessageMer 27 Avr 2011 - 23:09

Une nouvelle bouffée. Le tabac lui brûla la bouche et la gorge, alors que la poudre bleutée lui incendiait l'intérieur des poumons, semblant carboniser ses veines, remonter jusqu'à son cerveau pour lui liquéfier le contenu du crâne. Le monde se para de nouvelles couleurs, et les yeux du pirate se mirent à briller de joie. Quand l'oiseau débarqua, il ne le critiqua même pas, et ne répondit même pas à la perche que l'homme lui tendait sur la cuisine de l'auberge : comme quoi, avec un peu de drogue, même un gros benêt comme lui devenait supportable...

Il tendit la pipe à l'encapuchonné devant lui, et se gratta le dessous de la cicatrice, passant un doigt sous le foulard qui lui enserrait le crâne : en ce moment, elle suppurait, et des croûtes inquiétantes se formaient. Mais bon, tant que ça ne lui faisait pas mal, il s'en foutait. « Et bien, tu vois, c'est de l'écorce bleue de Fatar. C't'un arbre nain de vers chez moi. Ça te fait voir le monde en plus beau. » Sans demander son reste, il cala la pipe dans la main dans l'encapuchonnée, et sirota l'espèce de pisse trouble qui lui servait de boisson, un sourire infini au visage.

S'essuyant du revers de la manche, le pirate se présenta sommairement.
« Je suis Al, vieux. Aloïs s'tu veux aussi. Et j'aime toutes les femmes du monde, même les moches. Même les vieilles. » À vrai dire, ce n'était pas vraiment de l'amour, mais plutôt une sorte d'attachement de propriétaire. Les femmes n'étaient pas ses égales, mais c'était son rôle de les protéger. Quoi que pour la tenancière, il aurait bien voulu faire une entorse : comment pouvait-elle oser servir de la pisse trouble pareille ? Mais même sa mère avait un lait plus fort, il en était sûr ! « J'ai que ma carcasse à défendre et ici, on s'en branle, tant que y'a à boire et à manger, non ? »

Son nécessaire à fumer encore sur la table, Aloïs prit une pointe de poudre bleue dans l'ongle de son petit doigt et la porta à sa narine pour la sniffer directement. L'effet était différent, et faisait voir des choses dans les rêves. Ce n'était pas une drogue violente, elle ne changeait pas brutalement les perceptions : elle agissait sur la vue et sur le sommeil, sans plus... s'éclaircissant la gorge, le pirate s'avança un peu vers l'homme à l'oiseau et lui glissa, plus bas : «  je pense qu'il est préférable que ce mec te révèle pas son identité. Ou alors, offre lui à boire... »
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Shaloa
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MessageVen 29 Avr 2011 - 1:16

L'attention de l'archange fut vite détournée de la dose d'opium quand un noir volatile vint se poser sur leur nouveau partenaire de table. L'inconnu assura que son corbeau ne causerait point d'ennui et Shaloa, lui, haussa les épaules. Encore. Eh puis, qu'est-ce qu'on en a à faire ? L'Aera préférait oublier ce petit détail ailé tout de suite. Et la soirée continua, et le fauconnier amateur prit quelques verres avec eux. Et bien qu'un peu saoul, la mixture bleue ne semblait pas l'intéresser. Le timide. Au moins, leur donna-t-il son nom, Emezaël, qui venait de l'... de l'île. Il le cachait presque.

On lui demanda son nom, et il ne répondit pas tout de suite, se concentrant plutôt à la question intéressante que l'interlocuteur posait au pirate. Celui-ci, d'ailleurs, passa sa pipe, après avoir fumé, à l'ange dissimulé, avant de répondre à toute autre question. Al. Un type louche, mais bien. Le bon vieux Al. Alors que celui-ci racontait son indifférence totale quant aux femmes, Shaloa prenait quelques légères bouffées de cet "écorce bleue de Fatar". Cet opium, quoi. Il faudra l'avouer, la réaction fut plutôt agréable. Tout autour du Père de la Résistance devenait quelque peu plus ... agréable, justement.

Après avoir consommé à nouveau un peu d'écorce (Sans pipe, le talentueux !), le marin ramena un sujet que Shaloa avait laissé passé, malgré lui ! Ah, son identité ? Pas de problèmes ! Ils étaient partenaires de table, après tout !


-Je suis Shhh ...

Après courte réflexion, Shaloa eut une révélation : Il la cachait, son identité, en ce moment. Comment pourrait-il ramener cette situation à son avantage, histoire de rester profil bas ? Soudainement, une idée lui vint en tête.

-Euh ... Shhh Angeko. Shhh, un prénom courant dans la lointaine région d'où je viens, oui.

Sous l'ivresse, l'affirmation semblait super plausible, aux yeux de l'ange. Avec un petit peu de chance, ses compagnons de beuveries n'y verraient que du feu. Après tout, il n'était pas seul à avoir l'esprit quelque peu absent, dans le moment.

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MessageSam 30 Avr 2011 - 20:27

À peine avait-il posé sa question à Aloïs qu’Emezaël retournait à son verre de rhum. En fait, il se foutait de la réponse tant qu’il alimentait la conversation. Une question, une réponse, un enchaînement, une conversation! Rien de bien compliqué, surtout lorsqu’on est sous l’effet de l’alcool. Ah! Il s’adressait toujours à lui? « Mmmh. » Il n’y avait aucune raison de répondre quoi que ce soit. Seulement, il fallait faire semblant que ce que les autres disaient lui importait. Et l’encapuchonné se nommait donc Shhh… Quel nom stupide. C’était évident qu’il avait failli dévoiler son vrai nom. Angeko ferait l’affaire s’il faillait qu’Emezaël utilise un nom pour l’interpeler. Mais juste pour une fois :

« Alors, Shhh » commença-t-il avec un sourire en coin « je te paie un verre si tu me dis simplement la vérité : Shhh n’est pas ton vrai nom, je le sais bien et tu n’as qu’à l’admettre. Tu veux que je t’appelle Angeko ou tu veux inventer quelque chose d’autre? »

Quelques minutes plus tard, les verres vides avaient été remplis et la soirée continuait de plus belle alors que l’ange déchu se rendait compte qu’il ne pouvait plus se contrôler aussi facilement. Plus d’indiscrétions, plus d’imperturbabilité. Il riait à chaque blague et en faisait même par lui-même. Les indiscrétions aussi ne se faisaient pas rares.

« Angeko… t’es un résistant ou un traître? Même question pour toi, Al. »
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MessageDim 1 Mai 2011 - 18:17

Des années de beuverie que le marin avaient dans le bide, il avait gardé une très bonne résistance à l'alcool, et une addiction certaine à de nombreux poisons. Son sang lui-même devait charrier plus de choses mauvaises pour la santé qu'une boutique d'apothicaire bien fournie, et il doutait même d'être sensible à certaines tentatives de meurtre légères de la part d'amantes éconduites. Aussi, pour lui, être encore conscient, même à cette heure avancée de la nuit, n'était pas une surprise, tout au plus la promesse de s'enivrer encore et de fumer plus, autant que ses réserves le lui permettaient.

Et, quand l'homme au piaf ouvrit la bouche pour poser une question aussi grave, le Pirate avala sa lampée de travers et se torcha le visage du revers de sa manche usée. Heureusement qu'il ne lui avait pas prêtée de l'herbe à fumée, il aurait été bon pour l'admirer danser nu sur une table, ou pire... Jetant un regard alentour, Aloïs s'assura que personne n'avait ourdit la question personnelle de l'homme. À voix basse, le marin l'insulta cordialement avant d'ajouter :
« Et si j'étais un espion, tu penses vraiment que je te le dirai ? Non mais réfléchis, idiot, c'est comme ça qu'on meurt trop rapidement. »

La Résistance était une cause qu'on embrassait avec la certitude de ne pas faire de vieux os, certes, mais le marin refusait de mourir rapidement à cause de la stupidité d'un homme induite par l'alcool. Le doux breuvage n'excusait pas tout. Pire, il n'excusait rien. Il fallait avoir le cœur et le corps mûr, pour apprécier la douceur de l'eau-de-vie. Si une bouche non prête la buvait, alors l'alcool buvait le corps, et non l'inverse.

Aloïs observa le dénommé Shhh tirer sur la pipe à tabac et, dans les ombres environnantes, l'herbe s'embrasa en illuminant les traits de l'encapuchonné. L'homme reconnu immédiatement la ligne vive de la mâchoire, l'absence de poil et le nez caractéristique : il avait devant lui, incognito, l'un des Pères de la Résistance, venu pour une raison ou pour une autre se saouler. Il 'avait déjà croisé, dans les couloirs de la Planque de Tyiös, suivit d'un ou de deux de ses subalternes, planifier la reconquête du monde.

Le marin, quant à lui, traînait souvent ici, sur les routes et autour : sans être un passeur, il interceptait parfois des voyageurs, et les conduisait à la taverne, ne pouvant guère faire mieux, et cette tâche lui plaisait : on avait pas besoin de lui pour autre chose, et la présence à portée de femmes, d'alcool et de drogues suffisait à son bonheur.

Shaloa. Rien que ça !

D'un geste vif, l'Aasimar resservit le verre de l'homme au piaf.
« Si je puis me permettre – et j'aime me permettre plein de choses – on évite les questions personnelles. Pourquoi tu veux pas de mon bon, tabac, au passage ? »
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Shaloa
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MessageLun 2 Mai 2011 - 14:16

Shaloa finit son verre actuel, cul sec, puis se retourna, relativement las, vers le fauconnier en herbe. De sa capuche, il l'observa, arborant secrètement un faux air de dédain, même si celui-ci se voudrait dissimulé. Non, mais quel indiscret ! Admettre quoi ? S'il n'aimait pas son nouveau nom d'usage, il n'avait qu'à endurer. L'archange, d'un ton faussement honnête et réellement offusqué, s'exprima à la suite de son interlocuteur parasite, une idée en tête.

-J'ne s... Je ne sais pas d'quoi tu parles, Emezatruc. Pfff ... J'arrive pas à croire que des gens ... puissent être si ... intolérant. C'est pas parce que t'aime pas les étrangers que tu dois renier leurs ap... appellations !

L'ange se retourna finalement à nouveau vers le pirate qui, s'il avait l'air quelque peu dérangeant au début de cette conversation, lui semblait maintenant bien plus agréable. Plus que l'autre type, du moins. Le bon vieux Al, quoi. Ce Al qui, quand le détective improvisé parla de factions, s'interposa comme seul un vrai ... un vrai ... un vrai bon gars, tiens, le ferait. Shaloa, peu habitué à la discrétion des sorties sous fausse identité, lui aurait bien arboré fièrement son camp, lui. Heureusement, l'un d'entre eux était assez alerte pour se rappeler qu'ils étaient entourés de démons. Bah ... peu importe. Il était ici pour se changer les idées, après tout. Ce soir là, c'était Shhh qui allait à la taverne.

Le Père de la Résistance déguisé prit donc une dernière bouffée de la pipe à tabac puis, satisfait, la rendit à son propriétaire d'origine. Et celui-ci, vite en affaire, tentait déjà de la tendre au fauconnier en herbe, se permettant de demander à ses pairs de faire abstraction de sujets personnels, ce qui arrangeait bien l'ange. Ainsi, notre Aera se permit d'en rajouter aussi :


-Bonne question, hein ! Dit moi, t'es venu faire enquête ou t'es venu t'amuser ? Fait nous plaisir, on commence à douter, là ...

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MessageJeu 12 Mai 2011 - 2:16

Emezaël ne pensait pas… il ne pensait plus. Aucun des démons aux alentours ne semblait épier leur conversation, alors il avait tout simplement jugé qu’il ne risquait rien à poser quelle question que ce soit à Shhh ou à Al. Enfin, avait-il jugé quoi que ce soit? Ouf, il avait peut-être l’air de bien tenir l’alcool extérieurement, mais ce n’était peut-être pas vraiment le cas. Il pensait de manière linéaire et il n’avait donc pas pu juger de l’indiscrétion de la question posée avant qu’elle ne soit, justement, posée.

Réfléchir? Peu importe comment il essayait, Emezaël ne pouvait pas arriver à imaginer les conséquences de ses paroles. Et puis il s’en foutait…

S’en foutait-il vraiment? Il n’en était plus si sûr, tout d’un coup…

En avait-il été sûr? Il n’en savait rien…

En savait-il quelque chose, dans le fond?

Ainsi ses pensées tournaient-elles en rond sans mener nulle-part. Oh! Mais combien de temps s’était-il écoulé? Sans réfléchir, sans aucune parole non plus, qu’un geste de la tête, il fit comprendre à Aloïs qu’il acceptait d’essayer son tabac boosté à l’opium. Il commença par en prendre une bouffée exagérée et se mit instantanément à tousser à s’en cracher les poumons. Après les avoir ravalés (après avoir calé un verre entier pour calmer sa toux), il réessaya plus doucement et trouva l’expérience étrangement plaisante. Étrangement-très-bien-beaucoup-plaisante! Et il en reprit encore une fois. Et une autre. Et puis encore une autre. Puis une petite dernière. Ah et puis bon, ça va aller, celle-ci, c’était la dernière. ÉLOIGNE-TOI, OBJET DE TENTATION! Ouf, il l’avait prestement redonné à Aloïs.

Il se décida finalement à se rouvrir le clapet pour répondre à la question que lui avait précédemment posé Shhh :

« Bah chui plutôt v’nu ici pour err… pour (il se racla la gorge)… pour relaxer. Et si s’pas trop personnel, vous, s’pourquoi? Que vous êtes v’nus ici, j’veux dire. »

Il s’écrasa sur sa chaise et Oedrek, carrément inconfortable sur son épaule, poussa un croassement indigné avant de repartir de la taverne par où il était entré. Emezaël ne s’était même pas rendu compte de la scène dont il faisait pourtant partie…
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MessageLun 23 Mai 2011 - 15:16

Kara faisait partie du convoi pour Tyïos, et ils s'étaient arrêtés un peu plus tôt que prévu à cause de la nuit qui les avait prit de court. Avec quelques amis qu'elle s'était fait, ils avaient décidés de partir en quête de la seule auberge de la région. Sans hésiter, elle était partie avec eux, sachant très bien que sa disparition mettrait Logan dans tous ses états. Et cela la ravissait au plus haut point. Elle s'habilla avec ce qui lui tombait sous la main, des vêtements très courts et très serrés, et ils s'étaient mis en route. La petite troupe -ils étaient huit- avait donc suivit un sentier de la forêt Darke sans aucun soucis du danger qui était présent. Ils étaient partis avant qu'il ne fasse trop noir et s'étaient perdus dans la forêt pendant près de deux heures, avaient croisés plusieurs bêtes sauvages et arrivèrent finalement à l'auberge des Cent âmes alors que la soirée était commencée depuis longtemps.

Ils s'assirent tous à une table et commencèrent à boire tout ce qu'ils pouvaient supporter. L'Elnihïn, qui n'était pas habituée à l'alcool dans le désert où elle vivait, fit comme les autres pour ne pas se sentir seule. Le liquide lui brûla la gorge, mais c'était une sensation géniale. Ils emplirent la salle de leur bavardages et de leurs fous rires, et plus la soirée s'avançait, plus les verres s'enchainaient. Les propos des résistants devinrent de plus en plus ridicules et insensés, comme si ils étaient devenus fous. Kara vit passer devant elle un homme démembré, [une autre de ses visions, hein xD] mais elle n'en avait tout bonnement rien à foutre. Tout lui semblait plus beau, les blagues plus drôles. Même ses visions ne lui faisaient plus peur ! Par tous les dieux, ce que c'était marrant d'être bourrée !

Mais le plus amusant fut quand certains de ses compagnons originaires d'Erestrée se mirent à chanter -si l'on pouvait appeller cela chanter - une chanson populaire de son continent d'origine. Sans réfléchir, elle sauta sur la table, poussant quelques verres au passage, et se mit à danser comme on le faisait lors des fêtes de son village. Des cris accompagnèrent son geste, et bientôt ses compagnons se mirent à frapper dans leurs mains pour l'encourager, continuant de chanter à tue tête. L'ivresse la faisait sentir sur un petit nuage, toute l'auberge la regardait et elle ne pouvait cesser de rire. Certains avaient même quittés leur table pour la voir s'agiter. Jamais elle ne s'était autant amusée.
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MessageSam 2 Juil 2011 - 15:23

C'était amusant de voir les gens se mettre mal si vite. Le vieux marin se loua mille fois de son passé, et espéra ne plus jamais avoir l'air aussi stupide que les deux jeunes gens avec lesquels il traînait. Entre celui qui ne tenait pas l'alcool et celui qui tirait sur une pipe nouvelle à s'en tuer, il y avait du suicidaire notoire dans l'assistance. Lui-même connaissait bien ses limites et essayait les nouvelles choses doucement au début : il ne valait mieux pas exagérer si on ne voulait pas se retrouver détrousser et en caleçon dans un ruisseau – au mieux – ou mort le lendemain matin – dans les cas les plus probables.

À la question du gars détruit à l'opium, il répondit en tapant un grand coup sur la table et en hurlant
« Trouver des femmes et du rhum, bien sûr ! » Et, dans l'élan de sa phrase, enchaîna sur la chanson bien connue : Du rhum, des femmes, de la bière, nom de Dieu!. Et les ménestrels de passage s'y mirent aussi et le marin eut la joie de voir une jeune fille totalement ivre se lancer sur une table pour reprendre les paroles. Sans réfléchir, et voyant là une occasion de trousser du jupon, il grimpa avec elle et chanta à sa suite, si faux qu'un profane de la musique aurait pu en pleurer.

Heureusement tous les profanes étaient ronds comme des tonneaux. Aloïs prit la jeune fille par la taille et la fit tourner, voyant par dessus son épaule que les compagnons de la demoiselle le regardaient d'un mauvais œil. Il leur tira la langue et recommença la chanson depuis le début, puis retourna à sa table avec la jolie demoiselle à son bras. La faisant assoir sur ses genoux comme un bon père de famille, il lui proposa la pipe, un sourire malicieux à la bouche.
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Shaloa
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MessageVen 22 Juil 2011 - 18:52

- Eh... Eh bien, quant à ... moi, bah j'suis venu. C'est tout.

Réponse bien élaborée pour un ange bourré, vous trouvez pas ? Et c'était vrai, en plus. Pourquoi les gens vont-ils à l'auberge, en général ? Eh bien, ils passent par là et se disent qu'un peu d'alcool et de musique ne leur ferait pas de mal. Du moins, ils pensent. Shaloa, quant à lui, ne regrettait pas encore d'être venu, alors qu'il regardait le pirate débauché chanter une chanson qui ne lui disait rien. Elle était tout de même bonne, la chanson. Il était surtout agréable de voir la fête qu'elle causait alors qu'Aloïs montait sur une table pour danser avec une parfaite inconnue. Devant le spectacle, l'archange ne put s'empêcher de sourire dans sa cape. Sourire qu'il accompagna d'une douce gorgée de son breuvage empoisonné.

L'aventurier finit par revenir à table avec sa conquête et l'ange regarda la nouvelle invitée. Qui était-ce ? Et ses amis plus loin ? Ah, et qu'est-ce qu'on s'en fiche, après tout. Le résistant dissimulé se retourna vers celui qui était trop exposé afin de, finalement, taper la conversation.


-T'viens d'où, toi ?

_________________________________________________________

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MessageDim 24 Juil 2011 - 22:17

Emezaël ne se formalisa pas de la réponse de Shhh. Finalement, Shhh était peut-être réellement son prénom. *Ce n’est pas très commun, mais c’est possible*, se disait-il. Et malgré le ton brusque d’Aloïs, sa réponse ne le surprit absolument pas. Lorsque ce dernier se mit à chanter, Emezaël se laissa entraîner avec les autres. Il ne s’était jamais sentit aussi euphorique. Cependant, il n’avait jamais aimé danser, alors il ne commencerait pas maintenant, peu importe ce qu’il ingérerait. Il décida donc de rester tout simplement à sa place. Trop tard, car il était déjà en train de se frayer un chemin pour rejoindre la fille qui s’agitait déjà sur une table. Mais il s’arrêta, car il avait été devancé. Quelqu’un s’était déjà joint à elle. *Ah bon*, se dit-il en souriant, *ce sera pour une autre fois.* Finalement, ça semblait amusant, de danser. Il se jura d’essayer un jour.

Quand Aloïs ramena sa conquête (ça restait à prouver) à leur table, Emezaël s’y trouvait déjà, un verre de rhum à la main.

« C’qui est certain, c’est que tu manques pas une occasion de t’amuser, toi. » dit-il à Aloïs.

L'autre Ange lui posa encore une question.

« Bah, t'as pas compris? Je viens de loin, c'est tout. Si tu te demandes plutôt où j'ai grandit, on peut dire que c'est dans une forêt quelconque avec les joyeux elfes avariels.»

On pouvait aisément noter l'ironie dans les propos d'Emezaël alors qu'il prononçait le mot "joyeux". Les elfes ailés ne l'ayant jamais accepté comme l'un des leurs.

Et à la fille :

« À qui ai-je l’honneur? »
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MessageLun 12 Sep 2011 - 8:30

Une bagarre avait éclaté promptement à l'autre bout de la taverne, et les chopes, les chapeaux, les bottes et les couverts des ivrognes volaient dans tous les sens, mêlant joyeusement les cris de souffrance, les insultes et les provocations au brouhaha ambiant des conversations et des chants très légers. Encourageant le mouvement – et avant que la patronne ne le voit – Aloïs termina sa choppe d'un trait et l'envoya en plein dans la trogne d'un des combattants, augmentant sa rage et la virulence de ses coups.

Tout ce joyeux bordel lui donna furieusement envie de trousser une femme, son sang bouillant dans ses veines malgré la mollesse que ses drogues infusaient dans ses membres. Et, sans demander son reste à Emezael, il attrapa la femelle par le col et l'embrassa goulûment sur la bouche, avant de la rejeter en arrière en riant bien fort.


« Bah qu'est-ce que t'as, p'tite allumeuse ? T'es pas contente ? » lui intima-t-il, oubliant aussitôt son existence en tirant sur sa pipe. La bagarre, au loin, s'arrêta aussi, la gérante tenant par la partie délicate des chausses – les si précieux bijoux de la famille – un malandrin quelconque qu'elle tira dehors, non sans souffrance. Le Marin plaignit silencieusement le pauvre idiot, qui aurait eu mieux faire de se frotter nu au Roi Chaud des Enfers qu'insulter la tavernière.

Aaaah, les femmes en colère... Elles devenaient mille fois plus belles, et mille fois plus attirantes qu'une innocente petite vierge effarouchée, leurs magnifiques yeux de biches brillaient d'un feu inégalable, leurs joues rosissant avec ravissement... L'Aera souffla sa fumée vers le plafond, faisant des cercles et des cœurs, et des formes allongées un peu inconvenantes en présence d'une petite fille.


« Hey petit ! » lança-t-il alors à Shhh « Ca te tente pas d'nous dire vraiment pourquoi tu t'mets mal comme ça, ça égairra un peu la soirée... »
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MessageJeu 15 Déc 2011 - 13:57

[Coucou les gens. Comme Eme semble démotivé pour jouer et que Loga a bloqué le jeu, j'te propose, Sha, de poursuivre seul, ailleurs ~ Suis moi donc si tu le veux bien !]

Il n'avait, au final, pas eu le temps de finir sa question qu'à peine une bataille éclata à l'autre bout de l'Auberge. Un pichet à moitié vide vola gracieusement à travers la pièce, se fracassant à grand bruit sur la tête d'un jeune garçon. Le contenu éclaboussa la robe de la tavernière qui, enragée, attrapa un client par les cheveux et le lança dans la mêlée en hurlant à tue-tête que tout ce qui était cassé serait à payer.

La rumeur de sa voix étouffée par les cris autour, Aloïs attrapa l'homme ivre par l'épaule, laissa tomber quelques pièces dans une chope, au fond de la bière, et le tira hors de la foule qui se pressait. Il valait mieux que quelqu'un de cette importance évite les troubles, surtout dans un état pareil. Son trésor de tabacs et de drogues bien protégé contre son coeur, le vieux marin laissa la petite garce et l'autre poivron à leur sort : dans une baston, c'était chacun pour sa pomme, et tant pis pour les autres !

Bouscoulant par mégarde une grosse femme aux seins lourds, Aloïs évita de justesse un crochet du droit qui frôla la joue du dénommé Shhh, et du retenir de sa main libre son bandeau qui tentait de fuir son front. Deux mignons lui courrèrent entre les pieds, et c'est à grande peine qu'il évita une chute terrible sur un tabouret aux angles durs et, enfin, ENFIN ! l'air frais du dehors investit ses poumons, dissipant les vapeurs de l'ivresse de sa tête, ne lui laissant dans les rétines que la beauté des drogues fumées.

Il poussa son compagnon de beuverie sur le côté de la taverne, là où les torches n'éclairaient que difficilement les angles et où parfois les amants allaient fricoter dans le foin. Loin d'embrasser l'ange éméché ou de le câliner contre le torchis âpre, l'Aasimar l'entraîna plus loin encore, sans réelle résistance.

Plus loin...
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