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 Un torchon blanc pour la liberté [Matt/Die]

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Matthew Sombrelune
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MessageMer 16 Mar 2011 - 20:55

Très bien, il lui laisserait le temps qu'elle voudrait. Après tout, ils avaient toute la nuit devant eux... Car malgré la fatigue que pouvait éprouver Matthew, il ne faisait aucun doute qu'il ne dormirait probablement pas cette nuit encore. Et ce n'était pas son attention, tant qu'il était en compagnie de Dierebel. Car après tout, il n'était pas là pour ça, et leur réunion allait sans doute se prolonger encore un peu. Alors pensez-vous bien... L'homme attendait patiemment, l'observant, la détaillant, l'admirant encore un peu tandis qu'elle s'agitait, pour finalement sortir de sa réflexion et entrer à nouveau en contact avec lui. Oui, elle venait sans doute de trouver quelque chose. Ce simple contact suffisait à le signaler, c'était déjà beaucoup. Et puis, cet air malicieux, presque mutin, laissait bien penser qu'en effet, elle savait.

Son sourire s'élargit quand elle lui caressa une mèche de cheveux. Bien, elle parlerait sans doute bientôt. N'Jriel riait un peu. Le contact n'était pas assez fort pour le faire taire. Tant pis, ce n'était pas grave, n'est-ce pas? Il continuait de la regarder, attendant qu'elle déclare ce qu'elle avait à dire. Il haussa un sourcil à la remarque de Die. Ca lui ressemblait? Comment ça? Elle lui expliqua juste après le fond de sa pensée. Bien. C'était vraiment très bien même. Oui, ça lui correspondait assez bien. Finalement, elle le connaissait peut-être mieux qu'il le pensait... Bien mieux même qu'il le pensait. Il ferma un instant les yeux. C'était bien joué, elle avait trouvé. Ses raisons n'étaient sans doute pas fausses. Il n'avait rien trouvé à y mettre, ou alors ça n'aurait pas été un vrai secret, ce qui n'aurait peut-être pas compté.

*Kufufufu, elle est douée. Même si j'avais trouvé avant.*

Oui, mais ils partageaient le même esprit, donc bon. Matthew la regarda se lever pour aller chercher l'enveloppe. Là encore elle avait trouvé. Elle avait trouvé alors qu'il savait qu'elle allait chercher. Elle avait trouvé alors qu'il s'était montré attentif. Mais il avait fait des erreurs. Mais tout de même. Oui, elle était douée. C'était une Fée, rusée, habile, indéniablement douée... Elle revint et s'installa sur ses genoux, tranquillement, avec légèremeté, comme si de rien été, jouant à nouveau de la proximité, fière de sa victoire. Il ferma un onstant les yeux et poussa un soupire.


-Alors tu as raison.

Il rouvrit les yeux et la fixa. Il avait passé un bras autour de la taille de Dierebel, par réflexe, pour pas qu'elle ne tombe peut-être. Il commençait à se familiariser avec elle, à avoir une attitude plus naturelle, plus décontractée. Il pouvait se le permettre, il le savait. Surtout lorsqu'il sentait N'Jriel se retirer au fond de son esprit à son contact. Avec son autre main, il prit l'enveloppe et l'ouvrit, pour finalement en sortir le papier vierge. Il tourna le papier dans les deux sens pour bien le montrer à Dierebel qu'elle avait effectivement gagné, avant de le remettre dans l'enveloppe pour la lancer sur la table. Mais le jeu n'était pas forcément fini pour autant. Il posa sa main qui venait de jeter l'enveloppe sur la joue de Dierebel et la caressa doucement. Si elle voulait créer la proximité, alors pourquoi ne pas entrer dans ce jeu là. Surtout que ce contact, en plus de le soulager de N'Jriel était doux, agréable, bénéfique.

-Tu as gagné, Dierebel. Ce que tu as gagné, je ne sais pas, mais tu l'as eu.


Il la regarda dans les yeux un instant. Allait-elle agir comme d'habitude, se montrer lunatique, briser ce nouveau jeu qui semblait se créer, ou bien irait-elle dans ce sens là? Ou peut-être penserait-elle qu'il voulait profiter de la réputation qu'elle avait. Finalement, Matthew avait peut-être bu un peu plus qu'il le pensait. Mais tout de même moins qu'elle. Et l'absence du rire qu'aurait dû avoir le Démon au fond de l'esprit de Matthex était un réel soulagement en cet instant.

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e'Dierebel
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MessageMer 16 Mar 2011 - 22:11



Dierebel tangua, mais ses pieds la trahissaient. Elle n’était pas assez ivre pour balbutier, pas assez saoule pour tituber, le rhum faisait saliver ses papilles suffisamment pour la rendre plus noire que peste. Elle poussait sur ses jambes pour faire fléchir les genoux de Matthew. Mais cette main amie la retenait… Doucement, chaudement, elle se glissa contre sa taille, comme la signature la plus griffée de toutes les capitulations. Lui aussi tanguait, mais différemment. Elle soulevait ses ailes pour le protéger des coupures. Elle redressait le buste pour se sentir plus grande que lui. Sans nul doute, elle avait été l’hameçon mystérieux de sa tribu. Elle était une petite perle fragile dont la coquille pouvait se refermer à tout moment. Profitez, profitez très cher de la clarté de ses yeux, de la douceur de sa peau, du parfum infidèle de ses cheveux avant qu’elle ne s’éclipse dans un claquement, dans un recul.

Oui, ils avaient tous le droit de douter. Quand bien même la fée était, disait-on, volage comme une chrysalide tout juste éclose, les rumeurs avaient grand tort de lui offrir cette réputation. Elle qui s’enfuyait tout juste sa coque ouverte, s’offrant les plaisirs de l’air et du temps, elle butinait votre désir et s’échappait le goût de vos lèvre à peine sur les siennes. Une allumeuse ? Que nenni, que nenni. Elle n’avait pas cette excitation excentrique qui ne consistait qu’à provoquer. Ce qu’elle aimait, c’était l’électricité autour de l’attirance qu’elle déclenchait. Oui, elle voulait le regard de tous les hommes posés entre les fibres légères de sa robe de soie. Oui, elle soutenait celui de Matthew. Elle buvait son âme avec l’acier qui emplissait ses iris. Elle le dévorait avec satisfaction, scrutant chaque mimique de sa soumission avec une joie non contenue.


Elle s’offrait le désir des hommes. Car elle avait eu pour ordre de ne jamais fléchir à son propre désir, lorsqu’elle avait quitté sa chère patrie, elle avait succombé. Pouvait-on lui reprocher ? Elle avait tant aimé leurs œillades langoureuses, émerveillées. Elle avait à peine touché à leurs cœurs que ses sœurs attrapaient leurs proies. Elle en avait toujours plus voulu et elle n’avait pas regretté de ne plus être une vierge effarouchée. Elle aimait. Une nuit par semaine, parfois plus. Une fois, une unique fois chaque homme. Elle goûtait à la passion. Elle ne voulait pas d’amour. Elle voulait tout donner, tout de suite, et quand elle s’en allait, elle simulait qu’elle avait encore tant à offrir… Ils revenaient, suppliaient, elle jubilait. Elle entretenait la flamme. Elle gagnait des robes, des roses, des livres rares, des parfums, des encens, des bijoux, du mystère, du désir, du respect, encore des étoffes et des coiffes, des voiles, des billets pour le paradis… Elle les laissait se lasser, même s’il gardait toujours l’espoir que la nuit qu’ils avaient vécu pourrait revenir, comme un printemps ne disparaît jamais vraiment.

Elle ne désobéissait qu’aux règles qu’on lui imposait. Et cette main sur cette joue était l’ordre le plus habile qu’elle ait reçu. Après tout, ils jouaient encore, non ? Elle connaissait ses limites. Il avait de l’argent, sûrement, il avait le physique, ça, oui. Elle avait envie de ce collier qui trônait dans la vitrine rue des ombres. Mais…


Mais il l’intimidait. Ses joues rosirent, involontairement. Elle s’en voulu et poussa un peu plus fort sur ses jambes. Matthew était son nouveau balancier, et elle comptait bien lui faire tourner un peu la tête. Surtout, qu’encore vexé qu’il ait nié effrontément son désir, il avait une dette envers elle. Ce soir, pour une fois, elle en avait marre d’être une esclave dont le maître était le seul à ignorer la beauté, elle voulait être une reine. Capricieuse et intransigeante, têtue et forte, elle tiendrait bon. Il chercherait les étoiles, les frôlant, mais n’aurait pas ses ailes d’ange en cristal ce soir… Enfin, elle ferait tout pour. Il prétendait n’avoir besoin de rien pour avoir une femme ? Avec Dierebel, il lui faudrait de la patience… Ne croyez pas les rumeurs, Messieurs, ne vous jetez pas dans les ailes des fées !


- J’ai gagné ta confiance et ton respect. Peu m’importe le reste. C’est toi qui m’a testé au final. Et j’aime les adversaires redoutables. La facilité ne m’intéresse pas…


Une rasade de plus, une gorgée de moins. Elle était loin l’esclave en haillons. Le cygne exultait un peu plus à chaque minute. Elle tourna la tête pour embrasser les doigts du créateur de la Résistance de la Sombre puis les repousser contre son cou. Et bien, quoi ? C’était officiel maintenant, il était une équipe. Pour le meilleur, mais surtout pour le pire.


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Matthew Sombrelune
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MessageJeu 17 Mar 2011 - 19:50

Bien heureusement pour Dierebel, Matthew n'était pas de ceux ayant le mal de mer rien qu'en voyant quelqu'un se balancer ainsi. Alors il la laissait faire, s'amuser un peu, tant qu'elle le voulait, si ça lui plaisait. N'Jriel toujours silencieux, il n'avait pas à entendre ses remarques, mais il savait très bien ce qu'il dirait. Il préférait ne pas y penser et profiter de ce moment d'acalmie. Le jeu n'était pas finit, il ne prendrait pas fin tant que Matthew ne prononcerait pas le mot. Papillon... Il ne voulait pas le prononcer de toute façon, pas maintenant. Ce nouveau jeu engagé, ce n'était pas le moment. Il devait pouvoir voir ce qu'il pourrait gagner et ce qu'il pourrait perdre, jusqu'où cela irait et où cela devait prendre fin. Se laisser simplement porté... C'était à exclure. Ce nouveau partenariat lui disait de fixer des limites bien précises, il ne pouvait pas se permettre d'agir n'importe comment. Se laisser aller était à exclure, à proscrire, à bannir, tout simplement, pour ne pas tout gâcher. Pas de sentiments, rien d'autre que du respect, de la confiance, éventuellement de l'amitié. Et ce malgré l'attirance net qu'il pouvait ressentir pour la Fée.

En fait, c'était à nouveau le même jeu. Dierebel voulait le faire céder, lui voulait l'empêcher d'accéder à ce qu'elle désirait. Tous deux semblaient reproduire ce jeu à l'infinit, celui du chat et de la souris. Je te cours après, je te fuis, et vice versa. Et si pour le moment Matthew n'avait eut droit au rôle du chat qu'une seule fois, sans doute cela reviendrait-il, mais plus tard. Ce qu'elle répliqua lui fit hausser un sourcil. Oui, il l'avait testé, mais elle aussi, plus qu'elle ne le croyait. En une soirée, elle avait su en découvrir plus sur lui que bien des personnes en des années. Beaucoup ne connaissaient que son nom, vaguement quelques caractéristiques le concernant, et allez savoir pourquoi, lorsqu'on questionnait les gens à son sujet, ce qui revenait le plus était son arrogance.

*Sans doute N'Jriel dirait que ça nous fait un point commun et rigolerait. Mais qu'importe.*

Sa main se retrouvant au niveau du cou de Dierebel, il alla attraper le menton de la belle pour reprendre un certain contrôle sur elle. En fait, ce geste pouvait paraître logique, mais en même temps tellement inatendu. En fait, le plus inatendu fut ce qu'il suivit. Enfin non, ce n'était pas vraiment inatendu en fait, mais ce qui suivrait après risquait de ne pas vraiment plaire à Dierebel qui semblait vouloir s'amuser. Il l'embrassa fugitivement. Ce fut un simple contact, doux, qui dura à peine quelques secondes, juste le temps de pouvoir apprécier le contact, avant de le rompre. Non, il ne cherchait pas à l'approfondir. Non, ce n'était pas un signe de quelque chose. Juste une marque d'engagement, d'une certaine façon, pour sceller réellement le jeu qu'ils venaient de terminer. Oui, c'était fini, il fallait retourner à des choses plus sérieuses. Il n'y avait pas le temps pour batifoller.

Son visage s'aventura un instant dans son cou, glissant un souffle sur sa peau. Puis doucement, il ôta son bras de sa taille et le plaça plus haut, au niveau des épaules de la Fée, et profita d'un de ses balancement pour passer son autre bras qu'il avait fait glisser jusqu'à sa cuisse sous ses genoux, et avec une impulsion, il se leva et elle avec, la tenant fermemant contre lui. Il faillit être destabilisé un instant, mais garda finalement son équilibre, malgré l'alcool qu'il avait bu. Etre à son contact lui permettait de garder l'esprit clair, assez pour faire ce genre de manoeuvre sans être dérangé par N'Jriel. Il se tourna et la reposa sur la place où il se tenait plus tôt, lui laissant tout le loisir de se balancer toute seule et il se replaça là où elle-même se trouvait avant de venir sur ses genoux.


-Papillon.

Voilà, il n'y avait rien d'autre à dire pour faire cesser cela. Rompant ce qui était en train de se tisser, ce petit jeu espiègle et qui pouvait s'avérer tourner à son désavantage, Matthew l'observa un instant, avant de reprendre, simplement, sans plus de ceérémonie inutile, bien que le contact de la Fée, son poids sur ses genoux, était encore présent sur lui, sur sa peau. Et que N'Jriel était de retour.

*Alors, j'ai manqué quoi mon gars? Kufufufufu.*

-Bien, donc nous parlions d'un code?

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e'Dierebel
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MessageJeu 17 Mar 2011 - 22:03

Elle n’avait pas eu le temps de le saisir, d’ailleurs, elle ne s’attendait pas à ce qu’il cède aussi vite. Dierebel sentit son visage se coller contre le sien, elle ne savait plus bien si c’était lui qui s’était rapproché ou bien si elle s’était penchée pour mieux se laisser attraper. Elle avait déconnecté, un instant à peine. Celui ou sa main avait maintenu son menton immobile pour frôler ses lèvres sur les siennes. Ca avait été fugace, une brûlure imperceptible, une envolée éphémère. Entre leurs paupières fermées, elle avait flotté dans les airs. Elle avait oublié cette sensation. A quel point cette chaleur lui manquait.

Mais il s’écarta, plongea son visage dans son cou. Ce flottement parfait avait une saveur amère d’avortement. Une injustice. Elle se reprit, ouvrant de nouveau ses yeux et se mordant la lèvre, honteuse de l’avoir laissé gagner. Il se releva, brusquement, la portant à moitié, il la fit se rasseoir fermement. Elle fronça les sourcils. Où voulait-il en venir ?

Bien sûr, elle aurait du s’en douter. Il rompit la magie, froidement. Le papillon avait à peine éclos qu’on le renvoyait dans sa chrysalide. Elle articula quelque chose sans qu’un mot ne puisse sortir de sa bouche. Elle se ravisa. Un soupir agacé fendit le silence. Elle détourna son regard sur un point inexistant, à l’opposé de Matthew.

Il lui parlait, qu’il fasse. Elle n’aimait pas qu’on lui résiste, elle voulait lui résister seule. Elle avait besoin de retrouver ses repères. Et il venait de la mettre face à une vérité dérangeante : rien ne serait plus comme avant. Pas même le désir d’un homme. Cette pudeur la blessa. Pas par orgueil, juste par réalisme. C’était dur d’atterrir…

Elle se leva brusquement, enleva des épingles dans ses cheveux, laissant tomber sa crinière le long de son dos. Elle ferma sa main autour de ses précieuses petites pointes d’étain avant de les jeter négligemment sur la table à manger. Lui tournant toujours le dos, elle lui cacha des larmes qui pointèrent dans le coin de ses paupières. Elle avait tant besoin d’oublier un peu tout ça, de penser à autre chose, de redevenir la femme crainte, aimée puis détestée qu’elle était. Mais non, le monde avait changé. Des portes s’étaient fermées avant même qu’elle ait eu le temps de s’en approcher. Après tout, à quoi bon séduire une fée bavarde quand on pouvait avoir les succubes les plus silencieuses ? On pouvait la traiter de catin, le seul prix à payer, c’était de l’idolâtrer comme une déesse, une heure, deux heures, trois s’ils pouvaient. Elle demandait juste de l’attention, des regards, des caresses, de l’écoute, et puis, des bijoux. Mais cela n’avait jamais vraiment comblé le vide en elle, celui qu’avaient laissé ses sœurs comme une plaie béante dans son âme. La fratrie, la confiance, l’humilité, l’union. On lui avait soutenu, depuis la nuit des temps, qu’elle ne pourrait jamais obtenir ceci d’un homme. Mais plus les années passaient, plus elle doutait. D’elle-même en premier. Oui, les hommes étaient destructeurs, ils séduisaient avec des armes matérielles, oubliant d’offrir le meilleur de leur âme. Oui, et ? Et si l’important c’était de le savoir et d’aller chercher cet or dans leur cœur ? Certains en valaient la peine, non ? Mais elle, était-elle prête à renoncer à sa liberté ? Pas vraiment. Mais sa jeunesse n’était pas éternelle. Elle y songea.

Elle divaguait. Elle se perdait dans ses propres contradictions.

Elle grimpa les escaliers. Elle lui parla du haut de la rambarde. Probablement avait-elle une idée derrière la tête.


- Oui, un code. Une poignée de main ? Non… Trop classique.


Quelque chose tomba, au-dessus de Matthew.


- Il faut que se soit peut-être un salut, une sorte de chorégraphie qu’on puisse modifier au fil des semaines… Non… Attends… Si on a une taupe, on se fait piéger.


Le bruit de ses pas changea de direction, elle parla plus fort pour qu’il l’entende.


- Des bijoux ? Un bracelet dont la couleur nous indiquerait le message. Seuls nos propres élus pourraient l’obtenir… Mais c’est voyant !


Encore un ramdam sur le parquet à l’étage, puis, le son de ses pieds martelant les marches. Elle s’était changée. Oubliée la robe indécente, la voici dans un voile de coton couleur sable, manches trois quarts, col V avec une jupe ardoise qui laissait apparaître ses pieds nus et ses mollets blancs.


- Un code oral ? On s’emmêlerait les pinceaux… Non ? Je ne sais pas. Tu as peut-être une idée ?


Elle lui décrocha à peine un regard en retrouvant sa place sur le canapé. Encore une robe, encore un personnage, encore une nouvelle épreuve. Mais non, Dierebel n’est pas une femme complexe.


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Matthew Sombrelune
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MessageJeu 17 Mar 2011 - 22:42

Il s'en doutait qu'elle réagirait comme ça. C'était évident qu'elle ne prendrait mal. Ca avait déjà été le cas lorsqu'il avait fait sa remarque sur le fait qu'il avait assez de charme pour ne pas avoir besoin de chercher à obtenir une femme. Elle changea à nouveau d'attitude. Lorsqu'elle lui tourna le dos après s'être levée, Matthew ferma un instant les yeux. Il regrettait déjà un peu d'avoir agit ainsi, mais il ne se sentait pas capable de gérer une relation où il devrait mener de front une Résistance et une Fée qui devait probablement être un peu capricieuse. Il devait faire passer le plus important en premier. Mais était-ce vraiment plus important de mener une rébellion qui avait peu de change de fonctionner...? Il ne savait pas vraiment en fait. Peut-être était-ce juste une façon de se débiner. Depuis qu'il avait N'Jriel en lui, il avait bien plus tendance à agir de façon lâche avec les autres qu'avant. Peut-être avait-il trop peur de ce qu'il pouvait se passer.

Elle ne le regardait toujours pas, et elle monta les escaliers, apparemment dans le but de faire quelque chose qu'il ignorait. Enfin, il ne pensait pas qu'elle se changerait encore. A croire qu'elle passait sa vie à faire ça. Il masqua un petit sourire en la voyant redescendre à nouveau changée, tandis qu'il réfléchissait à ce qu'elle avait dit depuis l'étage. L'idée du bracelet pouvait être intéressante.

*Oui, et pourquoi pas leur demander de venir sur des petits poney roses? Kufufufufufu.*


N'Jriel avait raison, c'était trop voyant, comme le disait Dierebel de toute façon. Quant au code oral... C'était ce qui restait le plus probant. Il l'observa du coin de l'oeil. Elle était presque redevenue la Dierebel qu'il avait pu rencontrer la veille, habillée simplement à nouveau, sans trop d'artifice, naturelle. Mais même ainsi... Il serra un instant la mâchoire. Bon sang, qu'il pouvait regretter d'avoir dû mettre fin à leur petit jeu. Mais ce n'était juste pas possible. Enfin... Inutile d'y repenser maintenant, il valait mieux réfléchir au code dont ils auraient probablement bientôt besoin.


-En fait, dans l'idéal, il nous faudrait quelque chose qui pourrait à la fois nous garantir la fidélité et l'appartenance de la personne sans que ça ne soit trop voyant, et que ça marche.


Oui, et puis posséder les quatre Eléments et voir Layna se balader à nouveau dans la cité en chantant et jetant des fleurs un peu partout. C'était simplement impossible à trouver, ça n'existait pas. Personne ne pouvait lire les intentions des gens, pas plus qu'ils ne pouvaient les leur dicter ou les forcer à croire en quelque chose. C'était juste impossible. Ou alors il ne voyait vraiment pas. A moins qu'ils ne créaient quelque chose d'eux-même, mais ça leur demanderait du temps bien évidemment, et s'ils voulaient commencer à regrouper leur premier membres... Peut-être que c'était possible en fait. Mais même si Matt avait quelques idées, ce n'était probablement pas réalisable. Finalement, l'idée de voir Layna courir à travers champs était presque plus probable.

Il se prit à regretter l'époque où elle était encore vivante. Mais il chassa ça de son esprit. Ce qui comptait maintenant était de continuer à lutter pour pouvoir espérer retrouver la paix qui avait été celle qu'avait connu la Cité à l'époque où la détentrice des quatre eléments était encore là. Alors il devait se creuser la cervelle.

*Matthew cherche quelque chose qui n'existe pas, Matthew ne le trouvera donc certainement pas...*

Non, décidément... Il ne...

*Matthew cherche quelque chose qui n'existe pas, Matthew ne le trouvera donc certainement pas...*

...trouvait...

*Matthew cherche quelque chose qui n'existe pas, Matthew ne le trouvera donc certainement pas...*

...pas.
Il émit un soupire agacé, fronçant les sourcils. Avec N'Jriel qui chantonnait dans sa tête, il ne s'entendait plus penser.


-Je dois bien avouer que je ne sais pas...

Il n'avait pas l'habitude de devoir travailler avec des gens, encore moins de devoir leur faire confiance. Sans les trahir lui-même. Pensez-vous donc... Il regarda Dierebel, des fois qu'elle ait soudain une illumination.

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MessageJeu 17 Mar 2011 - 23:25


Sans la musique, c'est de la triche !



Mais tandis qu’il parlait, une lumière se fit confortablement une place au chaud dans son esprit. Une idée, comme un flocon de neige perçant les nuages gris, faisait irruption dans la tête de la fée. Et ses yeux la trahissaient tellement ! Ils étaient comme soudain emplis de toute cette lumière qui ravivait les coins sombres de ses plus belles ruses. C’était la reine de ses pensées, elle s’imposa comme une divine souveraine se levant de son trône pour imposer le silence de ses sujets. Plus rien ne mouchetait d’autre que l’air léger qui s’envolait hors des narines de la contemplatrice absolue de son Royaume. Le code. Il était parfait, avait déjà était testé dans des contrées lointaines, il marchait, était sans danger, facile à obtenir, et, au miracle du bonheur, leurs deux pouvoirs réunis étaient la formule magique de cette potion miraculeuse. Le fruit maudit des fantasques de la fée, mais aussi, un peu, de ses nombreuses rencontres au cours de son chemin vers les portes d’Elament la Glorieuse.


Si la fée avait pu entendre la chansonnette du démon farceur de Matthew, sans doute, dans sa provocation habituelle aurait-elle fredonné à son tour : « Matthew cherche quelque chose qui n’existe pas, Dierebel la fée certainement trouvera… ».


Satisfaite, et sans soumettre tout de suite cet éclair de génie au chevalier démoniaque, elle eu un sourire narcissique qu’elle coupla à un long soupir en s’étirant de tout son long sur le dossier du sofa. S’il n’appréciait pas, cela restait quand même une très belle tactique qu’elle se réserverait d’utiliser plus tard, à d’autres fins. Ou que Matthew pourrait garder en tête, s’il en fut capable, pour une escapade anti-démons dans les ruelles de la Sombre. Ses dieux l’avaient décidément bien faite, petite, certes, mais jolie et plutôt futée. Oh que oui, les roses que Layna aurait pu avoir dans les cheveux durant son retour idéal, selon Matt, Dierebel se les envoyait paisiblement. Il la scrutait, interdit. Son crâne était décidément bien vide, la refuser, oublier le talent même de la ruse, s’accaparer du silence pour laisser la créature ailée réfléchir… Elle se mit à siffler un air connu. Mais pour le démon à temps partiel, probablement impossible de mettre un nom sur cette mélodie sarcastique.

Elle se mit à agiter ses doigts en cadence et se leva, esquissant trois pas de valse, elle disparut à nouveau dans la cuisine. Mais que pouvait-elle bien avoir en tête ? Les mains dans le dos, l’air léger toujours suspendu comme un chant d’oiseau au bout de ses lèvres, elle se tortilla encore, soutenant le rythme fluide du tempo. Envoûtante musique elfique, elle contait l’histoire du peuple des mers, et des poulpes qui marquaient leurs ennemis de son encre maléfique pour les reconnaître… Oui, c’est ça Matthew, réveille-toi… Souviens-toi de l’opérette !

Elle grimpe sur le canapé, à demi à genou sur les jambes du créateur de la Résistance. Le jeu aurait-il reprit ? Non, bien sûr que non… Elle abandonne le sifflet qui brise le silence et entame d’une voix plus grave qu’on aurait pu douter. Un timbre un peu rocailleux, flottant, saisissant. Une sirène chante les pouvoirs des océans à l’aqua :


- Mer, mère divine, tes algues enfantines, caressent le peuple de tes eaux… Mer, mère suprême, les poissons birèmes, froissent ta robe bleue qui habille ta peau… Quand les tentaculaires poulpes, marquent d’une larme leurs prisonniers, leurs écailles comme une pulpe, s’encrent de ta souveraineté. Mer, mère chagrine, tu déplores qu’on veuille te dominer… Mer, mère reine, les sirènes même sont tatouées…


Elle jubile ensuite, le temps de voir dans son regard l’incompréhension la plus totale. Et soudain, sorti de nulle part (du marché plus précisément), elle lui jette dans les bras une créature gluante, pas très grande, mais au parfum repoussant. Un poulpe. Mort. Prêt à cuire.


- Tu comprends, où je veux en venir, là, non ? déclame-t-elle en se penchant, encore envoûté par l’air étrange de sa chanson.

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Matthew Sombrelune
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MessageVen 18 Mar 2011 - 0:09

L'attitude de la Fée fit hausser un sourcil à Matthew. Qu'avait-elle encore trouvé comme idée? Qu'allait-elle encore lui montrer. Il avait un peu l'impression de ne pas servir à grand chose, tellement Dierebel se montrait efficace. Elle allait s'occuper de la pierre, de tester les gens à leur entrée dans la Résistance, et il avait la sensation qu'elle allait encore trouver une solution à cette histoire de code. Elle disparut à nouveau, à croire qu'elle commençait à avoir la bougeotte. Et peut-être était-ce le cas. Qu'avait-elle encore en tête, la petite Fée aussi maligne et rusée que les plus vieux Dragons arborant les hommes pour leur bêtise? Que cachait-elle dans son sac qu'elle allait dévoiler au possédé? Le petit air aurait pu le mettre sur la voix, s'il s'était intéressé à la musique un jour. Oh, bien sûr il appréciait, mais il ne s'y connaissait pas plus que ça.

Dierebel revint, réinstaura leur proximité, mais il n'y avait plus cette même chose qu'avant. Il y avait juste l'espièglerie de la découverte, et au fond des prunelles grises la malice et la joie d'avoir trouvé une idée. Une idée qui s'annonçait digne des plus grands. Les mots qu'elle prononça ne lui disaient rien, mais l'idée faisait son chemin. Oui, bien sûr... Pourquoi ne pas y avoir pensé avant. Il mit un peu de temps à comprendre la manoeuvre de la Fée, mais une fois que l'idée fit son chemin, il fut ébahi. Un peu moins par le poulpe mort qu'il tenait dans ses bras, gluant et flasque, qui laisserait probablement sa trace sur ses habits, mais néanmoins il avait compris. Et la femme qui se tenait devant lui était tout simplement un génie. Un large sourire se dessina sur le visage de Matthew, et après avoir laissé tombé le poulpe sur la table où il atterri mollement et dans un bruit de succion, il agrippa les épaules de la Fée, les yeux brillants. Au cours de cet instant où N'Jriel ne pouvait plus parler, où il était simplement content de l'idée de Dierebel, où il pouvait se relâcher un instant, on pu voir en lui celui qu'il avait été, des années plus tôt.


-Dierebel, tu es simplement géniale! Et sans doute bien plus que moi, à n'en point douter!

Aussi arrogant soit Matthew, il savait aussi reconnaître quand quelqu'un était plus doué que lui à un jeu, même s'il n'aimait pas trop. Dierebel étant son alliée, il avait moins de mal à le faire. Elle aurait été dans l'autre camp, sans doute l'aurait-il dénigré. Mais là, il ne pouvait que la félicité. Dans un élan de joie, il la prit dans ses bras un instant, faisant tout de même attention aux ailes de la Fée avant de la relâcher.

*Kufufufu, tu devrais en profiter un peu plus non? Kufufufu.*

Malgré le petit blackout que venait de vivre N'Jriel, il restait toujours aussi bavard, décidément... Mais en tout cas, ils avaient leur solution à portée de main. Il ne restait plus qu'à l'exploiter. Mais il fallait déjà être sûr qu'il avait bien compris. Même s'il était quasiment sûr que oui.


-Si j'ai bien saisit, en utilisant la capacité qu'à le poulpe de modifier sa couleur associé à son encre, nous pourrions créer une marque qui ne serait visible qu'à certaines occasions et qui permettrait donc à la fois la discrétion et l'assurance de la fidélité, dans une certaine mesure. C'est bien cela?

Il regarda Dierebel, attendant qu'elle réponde. Sans doute avait-il vu juste, sans doute certains détails lui échappaient encore un peu, néanmoins, il avait saisit l'idée principale. Et maintenant qu'il y pensait encore... C'était juste tellement possible et... Bref, génial. Il sentait monter en lui le sentiment que tout était possible. Mais se laisser trop porter n'était pas une bonne idée.

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MessageVen 18 Mar 2011 - 0:48

Il l’attrapa dans ses bras, comme si elle avait eu les six bons numéros. Elle grimaça, le chassa tout doucement et s’écarta définitivement. C’est bon, il avait fini de la secouer ? Parfait. Elle pouvait retrouver son sourire fier et parfaitement démoniaque. Elle s’assit en tailleur, sur son bout de sofa, face à lui, sans n’être nullement gênée par le dossier ou le vide. Pas d’embrassades pour elle, non merci. Il avait suffisamment décliné son offre pour ce soir, elle se contenterait de deux frustrations dans la même nuit, merci. Oui, elle était rancunière. Elle comptait bien le lui faire sentir. S’il voulait prendre la place du chat à la serrer contre elle, à effleurer sa bouche, à toucher sa peau pour mieux réveiller son côté susceptible en la repoussant de plus en plus, libre à lui. Elle prenait avec sérieux son rôle de souris et se plaçant ainsi, elle rompait tout contact, s’enterrant dans son trou de rongeur. Il pensait qu’il n’y avait plus de jeu, mais continuait malgré tout à instaurer un dialogue physique. Son médaillon s’éteignit contre sa poitrine. Depuis le début de la soirée, on pouvait le dire, il était un vrai clignotant. Peut-être était-ce ça en fait ? Il ne la désirait absolument pas, mais ce contact entre eux créait le silence le plus doux qu’il n’ai jamais eu depuis qu’il ai obtenu son statut de possédé. Il se moquait d’elle ? Alors pourquoi tant de retenue et de gêne dans leur presque baiser ? Bon, elle se poserait ses questions de narcisse en temps voulu.


Car l’heure était à l’exultation. Les compliments fusaient. Normal après tout, mais elle était contente que Matthew reconnaisse son talent d’élaboratrice de clan. Elle gonfla la poitrine, se tenant comme un roseau dans le marécage, digne, ses prunelles chargées de liesse. Elle buvait cette cascade de louanges comme le liquide étrange de sa bonne vieille bouteille. D’ailleurs, ça méritait une petite rasade tout ça. Elle secoua la tête et se mit à parler allégrement en agitant ses mains au gré de ses explications :


- Bingo, mon chou ! Tu as compris ! L’encre de poulpe est réputée pour sa couleur changeante. Je peux sans souci et en moins d’une heure en modifier les propriétés pour en faire une encre de tatouage un peu plus élaborée que celle des démons. Elle serait chair sous influence démoniaque et se pigmenterait en présence d’autres parties du clan, ça c’est pour la parenthèse discrétion. Les couleurs seront bien sûr un peu aléatoires. Elles dépendent principalement des humeurs de leur porteur. Je ne me souviens plus exactement ce que ça donne, et je crois que ça peut varier d’une race à l’autre. Peu importe de toute manière, c’est un moyen fiable et simple de se repérer !


Elle jeta ses pupilles vers le plafond, d’un air las et comblé. Elle haussa les épaules comme si le bon vieux temps planait encore quelque part autour d’elle. La fée était une chimiste avant tout, elle avait déjà manipulé cette encre pour créer des maquillages « magiques » pour le Beauty’facil. C’était dingue, à côté de Matthew, avec sa bonne volonté et sa détermination, et le challenge de le doubler aussi, elle filait comme une flèche. Les démons assourdissait son envie de se battre, elle ne réfléchissait plus, elle agissait. Ses ailes frappèrent l’accoudoir, nerveusement.


- En tout cas, ce sera peut-être la plus simple des missions que tu peux me confier. Un plaisir, un jeu… Et tu sais comme j’aime jouer.


Elle lui lança un regard lourd de sous-entendus puis éclata de rire. La Glorieuse n’avait pas disparue tant qu’elle était le leitmotiv de leurs batailles. Non, il ne fallait pas s’emballer trop vite, mais trop peu y croire ne pouvait pas non plus être trop salutaire. Les rues chaudes et claires d’Elament ne lui avait jamais plus manqué qu’en cet instant là. Elle baissa ses yeux, ses fossettes creusées par la mélancolie.


- Mais pour le symbole que je dois dessiner, je te laisse faire le travail cette fois-ci. Je n’oserais pas voler la vedette une fois de plus à un garçon aussi merveilleux que toi, ajouta-t-elle sur un ton railleur. Mais je t’accorde être un petit génie quand je me focalise sur les bonnes choses.


Encore un sourire moqueur ? Hum, oui, rancunière, c’était le mot.


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Matthew Sombrelune
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MessageVen 18 Mar 2011 - 1:32

Une fois la proximité installée, il était difficile de s'en défaire en fait. On prenait vite des habitudes, bien que parler d'habitudes alors que ça ne faisait même pas quelques heures qu'ils étaient ensemble restait à prouver. Néanmoins, ils s'étaient déjà trouvé dans des situations plutôt proches, où l'un et l'autre avaient pu dominer plus ou moins l'autre, où chacun avait eu l'occasion de s'amuser un peu. Et finalement Matthew avait mis fin à tout ça. De fait, elle sembla mettre de la distance entre eux. Il faut dire qu'il avait déjà deux fois repoussé ses avances. Bravo Matthew, très belle façon de signifier à une fille qu'elle te plaît. Vraiment, une technique fabuleuse! Mais encore une fois, au cas où je ne l'aurais pas assez dit, ce n'était pas vraiment le moment de penser à ça. Alors il l'écouta. Oui, elle y avait bien pensé, définitivement, et effectivement, si ça marchait vraiment comme ça, ça pourrait être efficace. Elle lui expliqua les propriétés de l'encre. Il faudrait juste trouver quelqu'un qui s'occuperait de tatouer. Et aussi établir une échelle de couleur suivant les races et les gens, ce qui ne serait pas vraiment aisé. Mais ça pouvait toujours se faire.

Maintenant qu'ils avaient le moyen pour faire leur signe de reconnaissance, il n'y aurait plus qu'à s'occuper de le créer. Et pour ça, Matt avait déjà sa petite idée. Il eut un sourire lorsqu'elle dit que pour elle, accomplir cette tâche serait un jeu d'enfant. Tant mieux, au moins ainsi il s'assurait déjà de pouvoir reconnaître ceux fidèles à la cause. Et oui, elle aimait jouer, et lui aussi, un peu. Parfois. Ca dépendait avec qui. Mais avec elle, il ne savait pas trop s'il préférait jouer ou autre chose. Du fait de leur but commun, il était réellement difficile pour lui de vouloir créer autre chose autour. Son éclat de rire élargit le sourire de l'homme. Oui, décidément...

*Tu veux que je vous joue du violon? Kufufufufu.*


La remarque de N'Jriel faillit faire rire l'Aqua, qui s'en abstint. Inutile de faire se poser des question à Dierebel, qui se moquait un peu de lui d'ailleurs. Bon, c'est vrai, il était arrogant, mais il n'avait jamais prétendu être merveilleux. Juste un peu plus intelligent que la moyenne en disant que Dierebel était un génie, même mieux que lui. Mais que voulez-vous, on était arrogant ou on ne l'était pas, et en l'occurence, il l'était. Elle le chargea donc de s'occuper du signe. Il se leva et chercha du regard la plume et l'encrier, qu'il avait rangé avant de faire entrer Dierebel dans la pièce plus tôt, lorsqu'elle devait découvrir ce qu'il avait noté dans l'enveloppe. Il les récupéra, et prit l'enveloppe qui avait été jeté non loin du pauvre poulpe mort. Matthew prit la plume et la trempa dans l'encrier ouvert pour écrire quelques signes, avant de tendre le papier à Die.


-C'est un simple modèle. Chaque signe représente un élément dans une langue ancienne, celui du centre désigne les Elémentalistes, et le cercle autour l'unité qu'ils forment. Et en bas nous mettrions le signe de l'Elément du possesseur du tatouage. Ici j'ai mis l'Aqua en bas. En haut se trouve la Terra, à droite l'Aera et à gauche l'Igni.

C'était simple, clair à comprendre. Bref, ça correspondait assez aux attentes. Ca ne prendrait pas forcément beaucoup de temps à être tatoué, ça pouvait resté discret, ne demandait pas beaucoup d'espace. C'était donc plutôt pratique, c'était ce dont ils avaient besoin pour pouvoir se repérer sans forcément l'être également. Et puis même s'il était repéré, il était facile de tisser quelque chose autour, dire que c'était un souvenir d'avant. Bon, bien sûr, ça comportait dans tous les cas des risques, mais ça restait un moyen sûr. SInon faire croire qu'il s'agissait de la marque d'un clan. Enfin, il existait bien des solutions en d'autres termes.

*Pfff... Enfin, ça manque de classe quand même.*

L'absence de rire signifiait que N'Jriel mentait. Matthew eut un sourire. Parfois avoir l'avis du Démon restait plus intéressant qu'il voulait bien l'admettre. Bien, maintenant qu'ils avaient leur signe de reconnaissance, il fallait savoir comment ils pourraient l'appliquer.


-Par contre, Comment feront nous pour l'appliquer? Jusqu'à preuve du contraire, je ne suis pas tatoueur, et toi non plus.


Il eut un sourire charmant, son regard glissant sur la Fée.

-Sauf si tu as encore d'autres talents cachés?


Ce qui au final, serait peut-être moins étonnant qu'il n'y paraissait. La Fée se révélait pleine de ressource et de surprise. Par conséquent, presque rien n'étonnerait Matthew. Mais son petit ton plaisantin signifiait bien qu'il en doutait un peu. Ou alors elle serait vraiment trop pleine de ressource. Au point que ça en serait presque étonnant.

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MessageVen 18 Mar 2011 - 2:04

Dierebel écarquilla les yeux et secoua ses paumes face à lui. C’était quoi ? De la panique, du dégoût, du dédain ? Un peu de tout mélanger peut-être. Enfin, il la surestimait un peu. A moins qu’il cherche à tester la résistance de ses élus à la gangrène, la fée n’avait jamais tatoué quiconque. Encore moins essayé. Quand elle était encore à l’école, elle s’amusait à dessiner des runes sur son bras, des poupées sur ses doigts, mais elle était une bien piètre dessinatrice. Encore moins une artiste. Peut-être que s’il avait vu un jour l’écriture gauche de la fée, il n’aurait même pas osé poser la question. Les fioles, les pipettes, passent encore, les plumes et les aiguilles, à d’autres.


- Holà, ça n’est pas du tout dans mes cordes ! Et je refuse de m’y mettre. Enfoncer une aiguille à encre sous la peau est un travail délicat qui demande maîtrise et entraînement. Je n’ai aucune idée des méthodes de tatouages. A toi de trouver la perle rare.


Elle prit le petit papier qu’il tenait dans ses mains pour mieux l’examiner. Elle haussa un sourcil avant de s’expliquer promptement sur son geste, ses réactions étaient un peu plus spontanées, c’était plus rassurant. Ca la rendait presque calme aux yeux des autres.


- Ces runes sont très belles, simples et discrètes. C’est une excellente idée. Et qui sait, moi qui suis superstitieuse, je pense que ça peut nous porter chance. Pour l’endroit, le poignet me semble idéal. C’est plus simple à dégainer…


Elle jouxta le papyrus au creux de son avant-bras, comme pour se donner une idée plus précise de ce que serait le tatouage sur sa peau. Bon, il fallait l’avouer, elle n’aimait pas trop l’idée d’entailler sa belle chair avec des dessins qui finiraient fripés par le temps. Mais avec les propriétés de l’encre de poulpe, au moins, elle pourrait l’effacer, même temporairement. Elle fit une petite moue songeuse. Bon le symbole était joli, mais quand même, elle avait du mal à se dire que (même si son idée était génialissime), elle allait devoir souiller son épiderme à vie. Au pire, si ça fonctionnait, elle pourrait le montrer comme une médaille… Ah oui, ça, c’était la classe. Elle caressa de son index les lignes du symbole à l’emplacement voulu, comme pour commencer à graver sa peau, s’habituer à la sensation qu’il puisse y avoir un secret.

Pensivement elle reposa le papier. Le silence s’était installé. Il la détaillait toujours, maintenant son regard. Elle ne lui en voulait pas, elle-même avait la fâcheuse habitude de fixer aussi. Elle lui décocha un petit sourire satisfait et pris cet air follement sérieux qui avait surpris Matt.


- Récapitulons. Tu vadrouilles à la recherche d’un lieu de rendez-vous. Tu cherches des élémentalistes qui veulent se battre, je regarde aussi ce qui se passe autour de moi pour que tu puisses aller les juger de ton œil impartial par la suite. En cas de doute, tu me les envoie, je les teste… Hum… Pendant ce temps, je prépare l’encre en attendant un tatoueur digne de ce nom et j’étudie notre future pierre philosophale.


Elle bascula en arrière les épaules et le visage, comme assourdie par cette petite conclusion. Elle vida une nouvelle gorgée dans la bouteille qui ne donnait plus cher de sa peau et la tendit à Matt.


- Hé bien, grand maître, vous ne lésinez pas sur les moyens pour un premier entretien… plaisanta-t-elle.

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Matthew Sombrelune
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MessageVen 18 Mar 2011 - 19:28

Non, elle ne le pouvait pas, voilà qui était malheureux. Il faudrait donc trouver une alternative. Dans l'idéal, il faudrait que ce soit quelqu'un qui appartienne à la Résistance qui s'en charge. Mais ça ne serait pas simple à trouver, car peu de personnes connaissaient cet art. Ou alors il faudrait le faire hors de la cité, car bien sûr demander à un Démon était exclus, c'était bien trop dangereux. Mais même le faire hors de la Cité pourrait s'avérer particulièrement difficile. Car cela demandait de faire sortir les Elémentalistes dehors, ce qui n'était pas gagné. Il était rare que les Démons apprécient de laisser sortir les esclaves. Ils craignaient trop qu'ils tentent de s'échapper sans doute, et c'était tout à fait justifier. Et puis ça serait trop louche d'agir ainsi. Matthew hocha la tête. Oui, le poignet, ou le dos de la main, feraient tout à fait l'affaire. C'était un endroit plutôt discret, et qui permettait tout de même de le rendre plutôt facilement visible pour le montrer, juste l'espace d'un instant à quelqu'un.

Le silence se poursuivit, tandis que Matthew réfléchissait et Dierebel jouait avec le papier. Oui, décidément... Ils formaient une excellente équipe. En à peine une journée, ils avaient déjà posé de bonne bases pour cette Résistance et avaient quasiment rassemblé tout ce dont ils auraient besoin. Elle finit par reposer le papier et reprendre un air sérieux. Il allait donc se passer quelques choses. Il mobilisa son attention, la fatigue commençant à se faire sentir. Elle récapitula les tâches qui leur restait à accomplir. Il commencerait sans doute par chercher le lieu de réunion et le tatoueur, ce qui leur permettrait de se lancer dans un premier temps, avec leur "pierre philosophale" comme elle aimait l'appeler. Bien. Voilà qui était dit. Il ferma un instant les yeux. Elle lui tendit la bouteille qu'il prit en la remerciant d'un signe de tête avant de boire un peu. Il haussa un sourcil à sa remarque. Qu'entendait-elle par là?


-N'est-ce pas mieux ainsi?

Il fit un peu tourner l'alcool dans la bouteille en réfléchissant, bu une gorgée, puis poursuivit.

-Si tu crains la réaction de ton Maître s'il découvre ce que tu fais, tu peux venir chez moi pour produire l'encre ou même travailler sur la pierre. Je n'y suis pas toujours, mais si tu veux je pourrais te fournir ce qu'il faut pour t'y rendre.

Il la fixa un instant. Il était juste qu'elle puisse disposer d'un espace où elle pourrait travailler sans prendre le risque d'être découverte par quiconque. La garantie de pouvoir travailler en paix. Car même si le fameux Saisei n'était pas toujours là, il valait peut-être mieux pour elle qu'elle puisse se rendre dans un endroit tranquille où même si elle fait une erreur les conséquences seraient moins grave que si elle cause des dégats dans la maison de son maître. Bien qu'il ne devait pas y avoir beaucoup de moyen de rendre le lieu plus vétuste qu'il semblait l'être.

Il poussa un soupire. Il allait sans doute être temps de mettre un terme à leur entretien maintenant. Tous deux devaient être fatigués. Et à vrai dire, Matthew tombait litérallement de sommeil. Il avait de nombreuses heures à récupérer, et même s'il n'en ferait pas beaucoup, tout était bon à prendre. En fait, l'idée figitive qu'il aurait peut-être pu demander à Dierebel de dormir avec elle lui traversa l'esprit. Mais non, c'était simplement stupide. Pas après la façon dont il avait agit, et encore moins lorsqu'on savait que c'était uniquement le médaillon qu'elle possédait dont il avait besoin. Il aurait l'impression de se servir d'elle, ce qui était déjà assez le cas à ses yeux, bien qu'il s'agisse d'une collaboration plus qu'autre chose.

*Kufufufu, quel sens de l'honneur. Tu choisies mon tourment à ta tranquillité.*

-Tais-toi donc...


Il dit ça dans un souffle en portant sa main à son front, légèrement penché en arrière, avant de se souvenir qu'il était en présence de Dierebel, qu'il regarda juste après.

-Excuse-moi, je ne parlais pas à toi. Enfin, tu vois...

Non, sans doute ne voyait-elle pas. Il se leva alors en soupirant. Il était l'heure de partir, sans doute. Il s'étira légèrement. Bien, ils avaient beaucoup avancé. C'était déjà ça. Il tendit à nouveau la bouteille à Dierebel, pour lui rendre. Il restait un petit fond, peut-être pas de quoi la contenter, mais bon, au moins il ne l'avait pas fini.

-Quand nous revoyons-nous?

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MessageVen 18 Mar 2011 - 21:56

Dierebel ne fatiguait pas. Elle avait pris l’habitude de ne dormir que d’un œil depuis son arrivée. Son amnésie avait fait d’elle quelqu’un de craintif, de peureux. Le sommeil ? Elle l’ignorait, le narguait comme un homme. Pourtant, devant les yeux de plus en plus embués de Matt, elle s’avouait vaincu. Elle n’avait pas envie de se retrouver toute seule, face à elle-même une nuit encore. Elle ne supportait plus le silence de la maison quand Saïsei n’était pas là. Elle sentait la rue derrière sa porte, sa fenêtre, elle entendait les dangers frôler ses volets et forcer sa serrure. Sans Saïsei dans la chambre voisine, c’était la nuit blanche assurée. Elle avait les livres qu’il lui fallait, mais elle en avait marre de s’en contenter. De toute manière, il faudrait s’y résigner. Car ce n’était pas Matthew qui souhaitait la consoler. Ainsi va la vie.

Il lui proposait d’installer quelques affaires chez lui, néanmoins, pour faire ses recherches, mais ce qu’il oubliait en faisant son offre, c’est que quand Saïsei n’était pas là, elle évitait de s’enfuir car les voisins surveillaient. Elle cachait tout sous son lit, de toute manière, le démon ne rentrait jamais dans sa chambre… Enfin, aux dernières nouvelles, il se moquait bien de l’aménagement de la pièce de Die. Il n’arrivait même pas à remarquer lorsqu’elle changeait de tenue. En fait, elle était un fantôme parlant pour lui, elle faisait les repas, le ménage, les courses, et pimentait les soirées de quelques blagues, quand elle s’y sentait autorisée. Une vraie femme au foyer parfaite. La routine commençait à la rendre dingue, mais c’était mieux ainsi. Surtout depuis qu’elle avait quelque chose à se reprocher. Non, la discrétion était de mise. Elle secoua la tête et répondit doucement :


- Je viendrais te voir seulement en cas de besoin, mieux vaut qu’on ne nous voit pas ensemble. J’ai suffisamment mes marques ici pour rester discrète vis-à-vis de Saïsei. Au pire, il sait que je suis une originale, ça ne le choquera pas plus que ça… Par contre, tu as l’air épuisé, est-ce que tu v…


Citation :
Tais-toi donc...


Elle sursauta. Sa question resta dans le vide. Elle avait voulu être courageuse, lui proposer de rester dormir là, quitte à mettre les dernières mises au point au lever. Elle ne voulait rien dire de mal, rien de plus qu’une invitation cordiale. Elle savait qu’il la repoussait, mais là… Son arrogance dépassait les propres limites de la fée.


Citation :
Excuse-moi, je ne parlais pas à toi. Enfin, tu vois...


Elle se renfrogna. Attendez, il la jouait comment là ? Genre, je parle à une petite voix dans ma tête ? Une moue boudeuse marqua ses lèvres. Elle détourna le visage, comme si elle avait reçu une claque. Elle ne rétorqua rien, parce qu’elle ne voulait pas envenimer la situation. Elle avait sa dose de râteaux pour la soirée, de quoi ouvrir une boutique en centre-ville. Sans blague ? Ce n’était pas un garçon facile, c’est bon, elle avait compris. Elle avait laissé tomber ! C’était juste de la politesse. Et puis, elle n’avait pas besoin de lui non plus… Oui, on pouvait voir les choses comme ça, même si ça la bouffait de l’intérieur. Etait-elle devenue si hideuse ?
Il se leva et commença à prendre congé. Il valait mieux. Leurs deux caractères de feu n’étaient pas faits pour se côtoyer trop longtemps, trop d’un coup visiblement. Elle se sentait capable de se calmer, de s’adoucir pour lui, pour mieux mettre leur plan en action. Mais elle ne se laisserait pas marcher sur les pieds pour autant. La preuve en était.


- C’est toi qui décide, non ? Torchon blanc dès que la voie est libre pour ma part. Donne-moi ton adresse et fait la même chose de ton côté. Juste le temps de mettre au point l’encre et de trouver un tatoueur. Enfin, sans vouloir t’ordonner quoique se soit…


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Matthew Sombrelune
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MessageSam 19 Mar 2011 - 10:20

Oui, il valait mieux partir et mettre fin à l'entretien maintenant. S'il commençait à répondre à voix haute à N'Jriel, oui, c'était mieux ainsi. Ils pourraient poursuivre plus tard. Ils avaient le temps, enfin, il ne fallait pas trop faire traîner non plus, mais ils avaient encore un peu de marge avant de pouvoir accueillir des membres dans leur Résistance, en supposant qu'ils en trouvent. Enfin, c'était encore une autre histoire ça. Matthew en trouverait, à n'en pas douter, mais il ne savait pas encore trop où. Car il fallait avouer que peu auraient le cran de Dierebel de défier l'autorité d'un homme ayant le statut de Démon -pis encore, de chevalier Démoniaque. Elle avait apparemment mal pris son intervention en tout cas. Et lui-même ne prit pas forcément bien sa dernière remarque. La tension commençait à se faire claire maintenant. Oui, ils n'étaient pas vraiment fait pour s'entendre. Cahcun d'entre eux était particulièrement libre dans sa façon d'agir, et si la Cité était reprise un jour, sans doute se sépareraient-ils. Enfin, ça seul l'avenir le dirait, car rien n'était moins sûr pour le moment.

N'Jriel ricannait en fond, et Matthew faisait son possible pour l'ignorer. Il attrapa le papier où était dessiné la nouvelle marque dont ils pourraient bientôt se servir pour se repérer facilement. Il prit à nouveau la plume, la trempa dans l'encrier et fit une ébauche de plan et ajouta le nom d'une rue avec un numéro. Normalement, elle ne devrait pas repérer trop difficilement la maison de Matthew. Il était bien logé, il fallait le dire. Il laissa le papier sur la table et se tourna vers Dierebel.


-Tu ne devrais pas avoir de mal à trouver en cas de besoin, elle est à l'angle d'une rue, avec une tourelle. L'accès se fait pas la cours intérieur.


Il ajouta avec une petite moue, une ébauche de sourire au coin des lèvres.

-Mon rang me donne accès à un certain nombre de choses.

Il n'était pas un simple soldat, ni un esclave, il se trouvait à un rang où en effet, ses accès devenaient assez important. Il n'était pas un sombre inconnu pour les Démons. N'Jriel avait fait beaucoup au cours de la guerre face aux Elémentalistes. Plus que certains pensaient. Et si son nom n'était pas forcément des plus connus, c'était simplement parce que son état de possédé lui accordait peut-être un peu moins d'importance. Ou simpelemnt parce qu'il ne la cherchait pas forcément, malgré sa soif de pouvoir. Il préférait alors l'acquérir de façon plus discrète pour finalement apparaître au grand jour. Dommage qu'il n'ait pas eu le temps, il aurait pu parfaitement réussir sinon.


-Voilà. Je passerai d'ici une semaine je pense. Mais si tu as besoin de quelque chose, n'hésites pas.

Il fit un vague salue de la main et, après avoir vérifié en jetant un coup d'oeil à travers la fenêtre, il pu sortir par la porte (si si, j'vous jure), restant tout de même aussi discret qu'il le pouvait. Il n'était pas vraiment utile de se faire prendre maintenant. De toute façon la nuit était tombée pour de bon, alors ça devrait aller. Il disparut finalement dans la nuit.

[ Suite ]

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