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 Chapitre XI : Le Feu et la Foi [Libre, Denathyr Verodren]

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Janus Von Raelu
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MessageDim 13 Fév 2011 - 2:10


Le jour finissait sur la capitale des démons, la cité d’Elament la Sombre, et les derniers rayons du soleil perçaient au travers du vitrail central qui représentait la chute de la cité sous les coups du Haut-Roi. L’avant salle du Palais des Feux remplissait son office de salle de travail, salle du trône et salle du conseil.

Lugubre à souhait, elle offrait autant de recoins sombres que d’espaces découverts où les chandeliers décrépits, calcinés, recouverts de cire et rongés par les méfaits de la corruption ambiante, arrivaient à projeter des lueurs vacillantes. Multiples facettes, tout comme la multiplicité des arcades et des transepts latéraux successifs où des rencontres diplomatiques pouvaient être aussi singulières que des passes entre succubes et généraux.

Si le seigneur était bien là, incandescent, puissant et magnifique sur son piédestal et trône, pas un n’était assez proche pour assurer une quelconque entrevue. Le Haut-Roi était pour le moment concentrée sur autre chose et, dans sa solitude volontaire, déléguait ses ordres à ses conseillers. L’un d’eux, l’abjecte et manipulateur conseiller Von Raelu, traînait dans l’un des trancepts, attendant son heure, et surtout que la lumière soit enfin absorbée par le crépuscule naissant. Une partie de la pièce lui était physiquement interdite pendant la journée. Ses pas le faisaient donc naviguer dans les espaces périphériques du trône, lugubres, glauques, dépourvus de lumière et aussi corrompus que lui. Cela lui convenait, il était l’une des éminences grises derrière le trône et marchait, dissimulé sous sa cape et son capuchon noir dans les pans les plus obscurs dela salle du trône.

Bien que la vaste salle divisée par ses plafonds en ogive, la multiplicité des voûtes donnait un aspect baroque et surchargé typique du pouvoir grandiloquent qui s’était peu à peu imposé dans la culture démoniaque. Janus, car telle était sa condition de vampire, tournait dans la salle comme dans un cloître, et élargissait son parcours en cercles concentriques vers le trône du Haut-Roi à mesure que la journée avançait. L’atout majeur de rester dans l’ombre était de pouvoir observer toute l’agitation possible de la salle, ainsi que les entrées et sorties. Jouer son rôle de conseiller, mais aussi se tenir régulièrement au courant grâce à son réseau d’espions qui parcouraient la ville sans relâche et écumaient les bouges sans qu’il n’ait à le faire lui-même.

Le sol, dallé de losanges aux motifs marbrés de rouge, bleu et noir, ne fut bientôt plus qu’illuminé par la présence du Haut-Roi et du chandelier central sans pied aux bougies éternelles. Bien, son territoire allait bientôt être agrandi par la décadence de l’étoile. Il continua d’observer les allers et venus des serviteurs. Le ballet incessant faisait peine à voir. Rares étaient ceux qui résistaient plus de quelques mois sous le joug de leurs nouveaux maîtres, mais il fallait parfois s’accommoder des pauvres ères vendus au marché aux esclaves. Depuis quelques temps, il est vrai que la disponibilité en chair fraîche avait diminué ; la chute de la cité avait grossi les rangs des marchandises disponibles ; mais depuis lors, du sang avait coulé à la fontaine…

Le vampire marchait d’un pas nonchalant dans le transept gauche, dans un clair-obscur indéfinissable. Au détour d’un large pilier il fut arrêté par l’un de ses agents, qui lui remis son rapport. Il demeura près de son maître, attendant d’être congédié. Le rouleau, qu’il se mit à lire en s’éloignant des restes du corps mort et pétrifié, monolithe incrusté au mur, contenait plus d’informations que tout ceux des dernières semaines réunis.

Il lu entièrement le document avant de le relire une seconde et une troisième fois. Enfin ! Il attendait cela depuis un moment déjà. Un jeu de pouvoir de faveurs et de corruption entre démons pour des informations contenues dans l’un des parchemins sorti de la bibliothèque sans autorisation. S’ils commençaient à échanger leur propre essence démoniaque comme le rite du sang versé, quelque chose de particulièrement important était en train de s’accomplir. Comment ses agents avaient pu passer à côté de cela pendant si longtemps ! Il relu le tenant de la conversation qui avait été espionnée : «C'est une sorte de traité sur l'origine des pouvoirs de la Muraille de cette Cité. Il y aurait quatre artefacts à l'origine du sort de protection de la Muraille, ainsi qu'un cinquième et serait également la clef de la libération de l'un des Premiers Né ». Il était évident pour Janus qu’aucun de ceux qui liraient ledit document n’aurait réellement envie de réveiller l’un des Premiers Né. D’autant plus que l’idée même semblait même irréalisable. Mais en tirer profit et en faire un puits, une source de puissance…

Le conseiller Von Raelu sortit un morceau de parchemin de sous sa robe, griffonna quelque chose, se retourna vers son agent et dit : « Transmettez à qui de droit. Je veux tout connaître d’eux ; mettez le double des agents normalement présent sur l’affaire. Faites courir la rumeur dans les parages de ce général, dans le Palais ou en ville, que je serais susceptible d’avoir des renseignements sur les clefs de voûtes. Allez ». L’agent fit un bref salut, avant de filer en douce par une des issues secrètes dissimulée dans l’une des nombreuses alcôves de la salle du trône. Le conseiller Von Raelu prit le rapport, se dirigea près de l’un des chandeliers, incinéra la preuve, puis en se frottant les mains, poursuivit sa lente et lugubre déambulation d’alcôves en alcôves..

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MessageVen 18 Fév 2011 - 3:13

Le réseau d’information que possédait Denathyr était très vaste. Probablement le plus vaste qui soit. Ainsi, les informations propagées par l’agent de Janus lui parvinrent à peine quelques dizaines de minutes plus tard. Il ne fut pas surpris le moins du monde que ce vieux Von Raelu possède les informations qu’il cherchait. En fait, il ne voyait pas qui d’autre aurait pu mieux connaître les secrets de la Cité d’Elament que le conseiller de Khisath. Si ce dernier était la personne que le Roi Fou respectait le plus, comment pouvait-il ne pas respecter celui en qui il avait vu un être assez sage, ou pour le moins assez intelligent pour lui servir de conseiller.

Une heure après que l’agent soit parti, un autre personnage franchissait le même passage. Denathyr, d’un geste théâtral, s’inclina devant le Conseiller, qui était justement là où il espérait le trouver. Denathyr exaspérait souvent les autres généraux en se présentant toujours par la porte arrière, trouvant chaque fois les passages qu’il n’était pas sensé connaître. En se relevant, il toussota et déclara :


« C’est bien vous qui avez fait courir la rumeur que vous auriez les informations que je cherche à propos des clefs de voûte? C’est étonnant. Je croyais que vous, les conseillers, n’étiez que des bons à rien. Voilà pourquoi je n’en ai pas moi-même. »

Bien sûr, il cherchait simplement à le provoquer, histoire de s’amuser un peu. En réalité, il ne pensait pas ce qu’il disait. Il avait toujours trouvé Janus très énigmatique et se demandait maintenant de quelle façon il réagissait devant l’impertinence.

« Et pendant que j’y pense : veuillez prendre en note qu’il est inutile de tenter de rivaliser avec Perfidia dans l’espionnage. Les membres de Perfidia sont partout. D’ailleurs, quelques uns de mes hommes sont infiltrés dans vos rangs. Il n’y a pas en s’en faire, je vous rassure… Après tout, l’ami de mon ami est mon ami, n’est-ce pas? Je veux juste vous faire réaliser que l’agent qui vous a informé l’a peut-être fait sous ma demande. Mais bien sûr, je dis cela simplement de manière hypothétique. On ne sait jamais… »

Un sourire carnassier se dessina sur le visage du Général. Il aimait semer le doute dans les esprits. Il croisa les bras dans son dos et attendit un peu avant de se reprendre :

« Ah! Mais j’en oubliais mes bonnes manières! On se connaît, mais peut-être que vous ne me replacez pas. Je suis Denathyr, Général et Roi de Perfidia, la Cour de la Fourberie. Ça n’en a pas l’air, mais je suis ravi de vous rencontrer seul à seul. J’ai beaucoup de respect pour vous. »

Et voilà! C’était toujours de cette façon qu’il se présentait. Première étape : provoquer; deuxième étape : déstabiliser; troisième étape : déstabiliser de plus belle en changeant totalement d’attitude.

« Maintenant, trêve de ces stupidités, allons droit au but : que savez-vous, que pouvez-vous m’apprendre sur ces clefs de voûte? »

Denathyr avait prononcé ces paroles sèchement. Il était déterminé à parvenir à ses fins le plus vite possible. Perfidia sera bientôt reconnue comme une Cour majeure. Il y mettait tous ses efforts et il y parviendrait très bientôt, il le sentait. Pour l’instant, il semblait pourtant encore loin du but, mais les changements commençaient à peine. C’était l’aube d’une prospérité future. En y pensant, le Général ambitieux ne pouvait s’empêcher de sourire. Tout se passait comme prévu… enfin pour l’instant.
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Janus Von Raelu
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MessageVen 18 Fév 2011 - 10:29


Un personnage intéressant. Janus se tenait près de la statue, ou plutôt près du corps sans vie et pétrifié de Célénia lorsque le Général Verodren passa par l’un des passages secrets que seuls lui et ses espions employaient. Sans l’ombre d’un doute, l’homme aux capes virevoltantes s’approcha de lui. Sous le regard vide de la statue il se présenta et commença à jouer la comédie devant Janus.

Ce dernier était tout à fait conscient de la versatilité du Général, de ses ambitions et de l’ensemble des rumeurs plus ou moins avérées qui couraient sur lui ou qu’il avait fait courir sur lui-même. Le responsable de la cour de la folie devait être encore plus tordu d’esprit de certains autres généraux sous les ordres du Haut-Roi. Heureusement, ils avaient tous un point faible à exploiter. Selon les renseignements de Janus, Denathyr espérait imposer sa place et sa loi dans les plus hautes sphères… Quoiqu’il en soit, ce soquior se débattait de façon assez amusante dans ce maelström de pouvoir où il finirait sans doute englouti un jour.

Devant son ton fielleux, Janus sourit sous son capuchon. L’ombre ambiante et sa robe, dont le capuchon était tiré sur sa tête ne laissait que peu de chance à quiconque de croiser son regard ou de pouvoir examiner à loisir les traits de son visage.

« - Ainsi vous pensez que mes correspondants sont aussi vôtres et que vous avez réussi à les infiltrer, et bien voyons cela. »
Janus claqua des doigts de la main droite. Une présence tout autant dissimulée dans l’ombre se glissa jusqu’à lui.
« - Allez me chercher l’imbécile qui m’a remis le paquet tout à l’heure. »
Le messager parti, emprunta un autre passage et disparu. Janus se retourna en direction de Denathyr.
« - Vous avez une bien laide estafilade. Laissez-moi vous la soigner, en guise de bonne volonté et d’échange amical. »

Avant que le général n’ait fait quoique ce soit, Janus avait rapidement agripé son bras et s’était mis à le soigner. Ses gants séparaient ses chairs putréfiées de la blancheur du bras du général. La blessure avait mal été soignée et le sang coagulé avait pris une teinte noire. La croûte formée s’était accrochée à la soie de la chemise du général. Janus l’arracha afin de voir la plaie. Salement amoché ; les deux lèvres de celle-ci semblaient indiquer une morsure. Et vu l’orientation des entailles, la connaissance de Janus sur le petit échange de sang entre le général et le conseiller de Sappho, il avait tout lieu de croire que le soquior s’était lui-même infligé cela. Une fois nettoyée et bandée, Janus rabattit la manche de soie sur le bras, recula et se fondit à moitié dans les ombres près du pilier.
« -Vous avez une bonne dentition général, dit-il avec sarcasme, mais m’est avis qu’elle pourrait être utilisée d’une autre manière que pour vous infliger moult scarifications. Bien les voilà qui reviennent, dit-il en observant les deux espions qui réapparaissaient. »

Le premier messager avança devant les deux êtres, tandis que le second se fondait à nouveau dans les ombres. D’un geste brusque, Janus prit au collet l’espion et le plaqua contre l’un des pilliers. Il s’exprima en susurrant les mots de façon à ce que tous trois entendent ce qu’il avait à dire.
« - Alors vous pensiez pouvoir nous servir tous deux ; dommage que votre petit manège me soit revenu aux oreilles par votre autre maître. Espérons au moins que votre salaire était bon… Je vais vous laisser un choix, le servir ou me servir. Qu’en pensez-vous ?
- Je ne vous ai jamais trahi, je vous serez toujours fidèle.
- Bien, inutile et stupide. Voilà la récompense que j'inflige aux traîtres sous mes ordres»

Janus regarda encore cet être vivant se débattre sous son emprise alors qu’un réseau de ramification tentaculaires, de champignons, mouches et autres bestioles pourries commençaient à sortir du bras du conseiller pour courir sur lui. Le bras qui ne le tenait pas se plaqua contre le pilier et un cri horrible sortit de la bouche de l’espion : la pierre avait commencé à se dissoudre sous l’effet de la corruption et à absorber son corps. Lorsque le visage, une partie du torse, les pieds et les avant-bras furent les seules choses qui restaient encore de l’homme à l’extérieur du pilier, Janus arrêta l’opération. L’homme cracha quelque chose de non-identifié au sol. Ces restes étaient boursouflés par les maladies que le vampire y avait insufflées, les chairs des membres et du visage couvertes de bubons et de cloques laissant s’écouler un pus jaunâtre. Seuls ses yeux étaient restés intacts et libres de tous mouvements. La bouche ou ce qu’il en restait, ressemblait plus à une plaie béante, où toutes les dents étaient désormais pourries ou tombées ; la langue, elle-même rongée, s’était dissociées du reste de l’antre noir et gisait, inerte, au sol, où il l’avait craché. Pourtant, le torse de l'homme se soulevait encore et ses yeux fous fixaient la scène avec horreur. Janus se retourna et regarda le général Verodren.

« - On dirait que votre sous-fifre vient de renier toute appartenance à votre cour. Dommage pour vos autres agents infiltrés ; quand ils verront ce que je réserve aux traîtres, ils seront sans doute moins nombreux ; venez me demander directement ce que vous voulez savoir la prochaine fois, cela nous évitera à tous les deux une certaine perte de temps. A terme, s’il ne s’agissait pas d’un agent double, il servira de leçon aux autres et décorera avec goût cette partie de la salle du trône. Bien. Maintenant que tout est au clair entre nous, et que j’ai fait preuve de bonne volonté à votre égard, je vais vous demander une chose. Libre à vous de refuser, mais j’ai peur que tout cela ne vous soit guère profitable en cas de dénégation. »
Janus pris son avant-bras gauche dans sa main droite et défit les lanières qui maintenaient en place le gant de Vaaquiel sur son bras pourri. Le gant ôté, Janus tendit la main ornée d’une énorme chevalière sur laquelle on reconnaissait très bien le sceau de la cour de Resurrecio, le sceau du Roi.
« - Sa Majesté m’a donné tout pouvoir sur cette affaire. Il vous demande de le servir et par là donc de me servir. Vous traiterez avec moi comme si vous traitiez avec lui. Pour que vous compreniez bien votre engagement, je vous prierai de bien vouloir baiser cet anneau en signe d’accord. Ne faites pas attention à son support, ce n’est qu’une simple…main. »

Le conseiller du Haut-Roi regardait comment aller agir le général. S'il refusait, il saurait à quoi s’en tenir ; s’il s’abaissait pour baiser l’anneau, là aussi il pourrait s’interroger sur ses réelles motivations. Janus attendit, le bras dirigé vers le général Verodren, la main à hauteur de sa taille, suffisamment bas, afin que celui-ci doive s'agenouiller pour être face au sceau.

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MessageLun 25 Avr 2011 - 20:10

Le général avait hésité quand le conseiller, un maître de la corruption, avait voulu le soigner, mais il n’avait pas eu l’occasion de lui faire part de celles-ci. Rapidement, l’autre lui avait rafistolé sa blessure. Les sourcils froncés, Denathyr usa subtilement de ses pouvoirs pour que la nature de toute toxine potentielle qui lui aurait été injectée lors de la guérison soit instantanément transformée en anticorps. Un autre aspect intéressant du chaos qu’il avait lui-même découvert : on pouvait aisément changer la nature d’une molécule ou de toute concoction par son antipode. Sélectivement, le cerveau de Denathyr envoya le simple signal « tout nuisible deviendra gardien » dans son sang et ainsi, toute menace potentielle était plus qu’annihilée.

Le soquior ne réagit pas au sarcasme de Janus, appréciant mal qu’on se moque de lui. Par la suite, il se contenta d’observer l’échange entre l’espion et son maître. Il ne manqua aucun détail du triste sort que subit l’espion. Quel processus étrange. C’était probablement l’expérience qui se rapprochait le plus de la mort-vie que tout être excepté les nécromanciens pouvaient réaliser.

« En effet, mes propos pourraient n’avoir été que de fausses insinuations et je comprends vos mesures préventives. Soyez pourtant assurés que si cet homme avait été sous mes ordres, il aurait su se retirer dès le moment où il aurait été rappelé auprès de vous. Les taupes sous mes ordres savent sentir le danger. En tout cas, je l’espère pour eux. »

Il parlait en se rapprochant de Janus, essayant en même temps de trouver une échappatoire à ce baisemain humiliant. C’est en s’exécutant qu’il déclara :

« Mais c’est avec honneur que je vous prête ma force et, par mon intermédiaire, celle de toute la cour de Perfidia, ma chère dame. »

Puis il baisa l’anneau et se redressa en ricanant. Tant qu’il coopérait, il pouvait espérer ne pas être écarté de l’affaire. De plus, il avait encore un atout dans sa poche. Justement, il en sortait, de cette poche, le bout de parchemin qu’il avait obtenu de Simulacre.

« Puissions-nous procéder au plus vite. Je suppose que vous êtes déjà au courant de la conversation que j’ai eu avec ce morveux. Je tiens à vous informer qu’il souhaiterait lui aussi participer à cette quête. Puisque j’ai déjà fait copier ce parchemin pour moi-même, je consens à vous donner l’original, qui, j’en suis certain, pourrait contenir certaines information que je n’ai pas trouvé par moi-même. En voilà aussi la traduction » disait-il en lui remettant les pièces correspondantes. « Que faisons-nous maintenant? »

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Janus Von Raelu
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MessageSam 30 Avr 2011 - 7:36

Verodren relevé, il tendit à Janus un morceau de vélin griffonné. Ainsi le document allait enfin lui apparaître. D’une obscurité sans précédent et entouré de formules alourdissant le texte, il n’avait pu être écrit que par quelqu’un possédant une connaissance des arcanes démoniaques. Le plus étrange résidait en la manière dont étaient tournés les mots et comment eux-mêmes pouvaient être réagencés pour former un tout autre message.
« -Vous m’intriguez général, mais mes services coûtent cher, très cher. Descendons à mon bureau voulez-vous ?»

Janus sortit par une porte dérobée derrière l’un des piliers du trône et descendit une volée de marche avant d’arriverdans un couloir sombre et humide ou aucun bruloir dispensait de lumière. A vrai dire aurait-il été nécessaire de les y installer. La porte devant laquelle il s’arrêta était à l’image de celui qui y apposa sa main. Le bois vermoulu et couvert de champignons laissait à penser qu’elle était bien plus qu’une masse de bois accommodée et pourrie. Une certaine vie y avait pris corps. Verodren le suivait à quelques pas. Janus plaqua sa main sur la porte et celle-ci s’ouvrit. Les deux battant grincèrent et ils se retrouvèrent dans une pièce sombre qu’un seul soupirail éclairait. Les mus était couverts de livres anciens, dérobés là où ils n’auraient plus eu leur place. Au centre de la pièce, un tapis en peau d’ours et plusieurs fauteuils. Une table basse avec quelques verres et plusieurs carafes d’alcool. Un feu vert ronflait dans la cheminée ; Janus s’assit et indiqua à son hôte d’en faire de même.

« - Votre offre est alléchante et je peux vous y aider ; j’aurai simplement un prix très élevé en échange. Et je ne parle pas d’or, de pacotilles ou d’artéfacts rares et précieux comme vos espions vous l’ont certainement indiqué. Je veux la preuve de la trahison d’un démon. Je veux rétablir le pouvoir du roi ou tout le moins que son ombre reste en place afin que certaines cours ne prennent pas trop d’envergure. Vous me suivez ? »

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MessageDim 1 Mai 2011 - 14:34

« À votre bureau? Mais c'est vous qui m'intriguez, cher conseiller. Soit, je vous suis. »

Eh bien, ce n'était pas les endroits humides et sombres qui manquaient à Elament. Comment est-ce que les élémentalistes, friants de lumière et de chaleur, pouvaient apprécier cette ville? Les démons avaient bien fait de les en chasser. Ils n'étaient pas faits pour vivre ici. Et dire qu'une poignée de résistants tentaient de réunir ses forces pour les vaincre eux. Les démons s'étaient déjà bien installés. Pourquoi partiraient-ils? Si les Enfers n'avaient jamais été menacés avant la prise d'Elament, pourquoi est-ce qu'Elament le serait?

Alors cette porte, oui, CETTE porte-là était effectivement la chose la plus pourrie que Denathyr n'ait jamais vu. Espérant ne pas arriver dans une pièce où la moisissure rendait l'air irrespirable, il fut très déçu, car la porte à elle seule était une forêt de champignons. Néanmoins, il y pénétra et s'assied lorsque Janus lui indiqua de prendre place. Celui-ci lui fit une proposition: il l'aiderait à la condition qu'il prouve la trahison d'un quelconque démon. Quelle perte de temps! S'il s'était attendu à cela, il aurait peut-être cherché à trouvé quelqu'un d'autre pour l'informer sur les clefs de voûte. Il devrait donc s'en charger avant de pouvoir continuer.

« Dites-moi d'abord de qui il s'agit et je m'en serai chargé d'ici vingt-quatre heures, tout au plus. Vous savez, ce genre de tâche est la spécialité de la cour de Perfidia. Quoi que son nom laisse sous-entendre, nous sommes fidèles au Haut-Roi et celui-ci aurait pu faire appel à nous bien plus tôt.»

Même s'il s'agissait d'un contre-temps, cette trahison l'intriguait. Denathyr avait toujours été passionné par la psychologie des traîtres. Il avait néanmoins besoin d'une preuve que ce n'était pas une excuse pour le mettre de côté.

« Assurez-moi seulement tout de suite que ce n'est pas une diversion pour prendre les rênes de cette opération seul. Donnez-en-moi une preuve. C'est la seule condition que je vous oppose si vous voulez que je fasse ce que vous dites. Et dites-moi aussi si je dois simplement trouver des preuves incriminant ce traître, l'amener devant vous ou me charger moi-même de le réduire au silence. »
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