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 Le retour d'un maccabé [libre a qui veut]

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MessageDim 12 Déc 2010 - 0:08

Le soleil venait de dispaître sous la ligne d'horizon et déjà les ultimes rayons de soleil du crépuscule se faisaient terne, dernière lueur annonciateur d'une très longue nuit où tout pouvait arriver, le meilleur comme le pire, en l'occurence, l'arrivée d'une Liche à bout de nerf à cause d'un long voyage sous le soleil était rarement annonciatrice de bonne nouvelle, voir même d'un évènement heureux à venir.
Car la silhouette encapuchonée qui s'avançait dans la plaine qui bordait la cité d'Elament était belle et bien une liche, forme de vie maudite entre toute, considérée par beaucoup comme ne faisant pas même partie du monde des vivant...A dire vrai, comment considérer un cadavre ambulant comme vivant ? En effet la sombre capuche qui recouvrait la tête de l'étranger masquait sa vraie nature, une nature sauvage, haineuse, vouée à la destruction, car ce n'était pas de la chaire que l'on pouvait entre-appercevoir sous le sombre linceul, non c'était bien de l'os, un crâne sans le moindre défaut, lisse comme la neige nouvelle, avec des orbites vide, semblant aspirer toute lumière, sombres comme la nuit, et pourtant captivantes comme le soleil qui se lève...
Les seuls signes qui pouvaient trahir la véritable nature de notre inconnu étaient les craquement sinistres qui résonaient dans la plaine déserte à chacun de ses pas, frottement des os les uns contre les autres, vertèbres reprenant la place qu'elles avaient quitté par trop de liberté.

Larin s'arretta, à mi-chemin entre la lisière de la forêt de laquelle il venait et de la porte de cette cité vers laquelle il se dirigeait, des souvenirs lui revinrent en mémoire, souvenir d'une vie lointaine depuis longtemps écoulée, souvenir du jour de son arrivée en ses lieux, esclave d'un pouvoir qu'il ne maîtrisait pas bien, accompagné d'un homme dont le nom lui échappait aujourd'hui, tout cela lui semblait tellement loin...Il se souvenait du souffle du vent sur son visage, porteur des senteurs des épices, des arbres, porteur également des rires et des chants d'Elament, à une époque où la ville connaisait des jours meilleurs...Car s'étaient bien des souvenirs dans lesquels il venait de se perdre, il ne ressentait plus le souffle du vent et la seule senteur qu'il parvenait à capter était un mélange de sang, de flamme et de putréfaction, non pas que la cité empestait la mort, en fait cette dernière effluve si caractéristique émanait de son propre corps, de sa propre "respiration".
De ses doigts squelettique, car il n'y a pas d'autre mot pour décrire une main faite de phalanges aussi lisse que l'ivoire, il saisit le médaillon qui pendait à son coup et l'ouvrit, plongeant son regard sur l'ultime souvenir qu'il possédait de lui et qui le reliait encore à son ancienne vie, un portrait de lui, réalisé alors qu'il connaissait des jours meilleurs. Si il avait été humain, une larme aurait perlé au coin de ses yeux, mais aucune expressions ne filtrait au travers du masque de retenue qu'était un crâne, ni tristesse, ni colère...La mort dans toute sa splendeur.
Puis comme si rien ne s'était passé, il rangea le médaillon sous sa tunique noire et reprit la marche, forçant l'allure tant l'envie de voir l'état de la ville qui l'avait tellement éblouis autrefois le rendait fou.

La porte lui faisait face, plus terne que le jour ou il l'avait vue pour la première fois, quelques traces de sang étaient encore visible sur sa surface, souillant les élégants motifs qui chacun représentaient l'un des quatres éléments. Il ne lui avait prit qu'une fois durant les 6 derniers siècles de revenir en ces murs, et la dernière fois, la porte l'avait éjecté au loin, reconnaissant la souillure des démons en lui, pourtant cette fois il le savait, il n'en serait rien, il pourrait pousser les portes de cette cité qu'il avait tant chéris autrefois. Ce faisant, il posa sa main sur le symbole du feu, ancien reflex qu'il avait gardé de sa vie passée et poussa la porte pour enfin pénétrer dans la ville qu'il voulait tant revoir.
Tout était bien différent, maintenant qu'il était entré, il pouvait entendre les cris qui retentissaient dans la ville, cri d'effroi, de terreur, de jouissance aussi, et le sang, toujours l'odeur du sang, aussi enivrante que celle de la mort à ses yeux, il secoua la tête, résistant à l'envie que déclenchait cette senteur, résistant à sa nature même et se remit à avancer, dépassant finalement l'embrasure de la porte.


-Toi là, sale chien d'élémentaliste vient ici !

Une main venait de le saisir par l'épaule, et une épée venait de glisser dans son dos, un jeune démon, sans doute un peu trop zélé, qui jouissait de sa première prise depuis un long moment....Ce fut sans doute d'ailleurs la dernière sensation plaisante qui traversa le jeune incube, car les conséquences de son geste furent à la mesure de la rage de Larin à découvrir la ville dans un tel état de....Débauche.
En moins de deux mouvements l'affaire était reglée, la liche se dégagea de la poigne du jeune insolent en utilisant sa force et son agilité, sa rapière fit le reste en entaillant le bras du démon qui lui faisait face.
Le poison qui suintait de la lame était un poison particulièrement virulent, tuant sa victime en quelques minutes, réduisant un à un les organes de l'intéressé en bouillie, Larin rangeait n'avait pas encore rangé sa lame dans son fourreau que les premiers hurlement du jeune démon retentirent dans la cité, suivit de peu par le contenu de l'estomac de se dernier qui se répendait sur le sol. La terreur se lisait dans ses yeux, la douleur aussi, et petit à petit au fur et à mesure que le sang remplaçait la bile, la compréhension que sa dernière heure approchait, Larin jouissait, cette pestillence qui se dégageait du corps de son malheureux adversaire le ravissait, pire, elle le calmait, il avait eu besoin de passer ses nerfs sur quelqu'un et pas de chance pour le jeune démon, c'était tombé sur lui. Il s'approcha de l'oreille de son ennemis qui baignait dans un mélange de nouriture digérée, de sang et de bile et lui sussura un peu avant que ce dernier ne tombe dans les abîmes de la mort


"Pour tous ceux que tu as tué pourriture, ton agonie me semble trop courte, souffre et souffre encore durant les dernières secondes de ta misérable existence."

Puis il se releva et faisant face au quelques démon qui avaient accourus en entendant les cris de leur camarade, baissa sa capuche, révélant son crâne à tous, certains eurent un mouvement de recul, d'autres eurent juste une expression de dégout sur le visage et l'un d'eux s'encourus même...Décidément certains démons ne méritaient même pas d'être appellé comme tel, il rit alors d'un rire semblant sortir d'outretombe, un rire qui exprimait toute la jouissance morbide qu'il retirait de ce crime, puis se calmant, il leur dit de cette même voix

"Encore quelqu'un pour me traiter d'élémentaliste ?"

Et ce fut finit, les démons rirent un bon coup, se moquant de leur camarade décédé, après tout, la puissance faisait tout dans la société des démons et insulter un plus puissant que soit ne menait que rarement sur les sentiers de la joie, le plus souvent il les menait juste au tombeau, et c'était ce qui venait d'arriver, fin de l'incident, retour à la case boissons, torture et drogues en tout genre, ce qui convenait bien à notre ami, il fallait le dire.
Il s'avança un peu plus sur la place et se posa sur le banc le plus proche, non pas qu'il était fatigué, mais juste qu'il avait envie de profiter un peu de l'instant, car cela faisait tellement longtemps qu'il n'avait pas mis les pieds dans cette ville...Décidément il avait bien fait de descendre des ses montagnes et la soirée commençait plutôt bien pour lui.
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MessageJeu 3 Fév 2011 - 2:18

Mhh, le doux chant de l'os contre l'os, qui crisse, râpe et chuchote au creux des oreilles attentives. L'air apportait avec lui ses effluves de pestilences habituelles : sang, foutre et humeurs viscérales. Il inspira une brève bouffée, comme pour se mettre en appétit, comme pour se préparer à quelque chose de plus profond, de plus... bestial. Une faim inconnue lui fouraillait le ventre, et sa peau picotait d'une sensation qu'il connaissait bien : il y avait un démon puissant non loin. Ses pas hasardeux avaient mené sa route vers la Grande Porte Maudite, l'Arche des Élémentaires, et dans son dos, sa garde hétéroclite, constituée d'ahuris et d'émerveillé, veillait de loin sur le petit démon.

Simulacre Arkana, fils de Tarna, l'Ancienne Reine, aujourd'hui Conseiller à la Cour de la Faux Sappho, errait, pris par la folie naturelle qui était sienne. Nul sourire n'ornait son visage, tandis qu'il posait un regard froid, du vert effroyable des jeunes feuilles, sur les bâtiments éventrés de l'ancienne Cité aux Merveilles. Il n'était pas très puissant, ce genre démon : il faisait la taille d'un gamin de 12 ans et avait la musculature d'une putain, mais il siégeait à conseil de la seconde puissance de ce monde, et en Elament, on n'obtenait pas ce genre de privilèges par les sourires et les ronds de jambes. La puissance, en ces terres, s'arrachait du tranchant des griffes, s'obtenait dans le sang.

Et parlant de sang, l'odeur salé de l'ichor démoniaque parvint aux narines du jeune hère qui, malgré lui, se fendit d'un sourire satisfait : ce n'était pas là l'effluve vieille d'un meurtre commit dans la nuit, non non, mais bien une mort fraîche. D'ailleurs, l'écho du hurlement de la victime résonnait encore à son oreille, comme le son de l'os, chant ravissant. Dans son dos, sa troupe d'éther se rendit au néant : elle n'était qu'une illusion de plus à ajouter à la liste des possibilités de l'enfant-fée-corrompu. Encore quelqu'un pour me traiter d'élémentaliste, entendit-il, au loin, et il suivit ce guide. Ses petites bottes fourrées de loup, et la qualité de sa vêture, sa cape simple, tout dans sa toilette parlait de moyens, hurlait le pouvoir.

Un banc, une liche, un cadavre qui se vidait de ses intestins.

Une sentinelle quelconque s'approcha du conseiller, rampante, servile, et lui murmura dans une langue sifflante quelques imprécations et un souhait de prudence. Pareille faiblesse n'était pas admissible au sein de la magnifique civilisation démoniaque. Simulacre le foudroya d'un regard impérieux, et du ton suffisant des enfants trop gâtés, lui lança une malédiction en Haut Dialecte Perverti. Saälmagan Ood. Puis, bouffit d'arrogance, il leva la main et envoya une nuée sombre au visage de l'impertinent : elle prit la forme de papillons de ténèbres qui lui brûlèrent les yeux, et l'inconscient courut se cacher dans une ruelle.

Les Papillons revinrent vers le Bâtard, voletant dans son sillage comme des serpents de mauvaises augures. Droit vers le voyageur, droit vers l'assassin.


« Fais leur se souvenir dans le sang que notre unique loi est de toutes les violer... » chuchota, étourdit, le petit. Un petit ricanement s'échappa de sa gorge pâle, fuyant ses lèvres fardées de carbone « Tu n'es pas un élémentaliste. » lâcha finalement Acre.

Il venait de souhaiter la bienvenue à ce démon inconnu.
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