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 La nuit est belle à qui aime l'obscurité [privé]

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MessageVen 19 Nov 2010 - 13:36

La nuit est belle à qui aime l'obscurité...

Labiatta regardèrent vers la lune. Grognant contre sa lumière. Bien que faible tout forme d'éclairage faisait souffrir la Drewoor. L’humanoïde pris un bras de sa victime et partit s’asseoir sur le rebord de la source, dos à la lune et commença son repas.
Repas parfaitement composé de viande, humaine, un esclave qui trainait là, quelle idée ont les maîtres démons de laisser leurs petits jouets seuls dans la nuit.
Labiatta ne voyaient pas très clair, du moins pas comme la plupart des créatures. Elle avaient eut faim et son régime alimentaire étant restreint à la viande humanoïde, ou plus simplement humaine si possible, elle avaient sauté sur la première créature bipède n’empestant pas le démon. Aussi ce ne fût qu’à la première bouchée qu’elle se rendirent compte que ce n’était pas un humain qu’elle venaient de tuer mais un elfe, et d’après l’arrière gout elle pourraient même dire un elfe noldor.

À premier vu on pourrait penser à une séduisante démone en semi armure lourde. Elle porte une armure à la tête, au bras et aux jambes. Ses épaules, dénudés, sont un peu larges et son buste un peu trop court. L’armure du buste n’est composé que d’un body en cuir sombre, des os forment les armaturent, entourant la poitrine de densité moyenne, la taille trop fine et les haches bien trop larges. Ses armures sur les bras augmentent cet effet de « trapu » car elles doublent le volume de ses bras. Ses jambes semblent être sans formes, cachées par les plaques de métal froid. Les mains et les pieds ressemblent à des griffes, elle semble être dans la fleur de l’âge, Sous le casque fait d’un crâne brisé on ne distingue que la moitié de son visage, de long cheveux blond encadrent son visage, ils sont emmêles, ternes, rêches, pas très bien soignés. Ses oreilles sont pointues non pas vers le haut comme les élégant elfes mais vers l’extérieur, de profil cela ne se remarque pas mais de face elles ressemblent à deux antennes. Ses yeux sont jaunes, un jaune citron voir urine, plus choquant la taille de son iris qui prend toute la place dans l’œil, laissant peu de place pour la déplacer, sa pupille quand à elle n’est qu’une simple fente noir. Ces yeux vous rappelle un animal, petit, vif… Le lézard. Maintenant que vous l’avez mieux regardé vous ne la trouver plus du tout séduisante.

Un mouvement sur le coté vous détourne de l’humanoïde. Vous réaliser alors la monstruosité qui accompagne la petite démone. Vous vous demandiez si la persistante odeur de mort qui flottait dans l’air venait du petit cadavre de l’elfe ? Et bien votre réponse est toute trouvée. Un squelette de dragon, du moins c’est ce à quoi vous penser immédiatement. Mais regarder mieux, pas de cornes fièrement dressées sur le crâne, pas d’ailes accrochées à son dos. Non, il s’agit d’un simple reptile, de deux mètres de hauteur et sans aucune trace de viande sur les os. À chaque articulation, à chaque creux entre les os vous pouvez apercevoir de la mousse, de la pourriture et certainement en vous approchant plus près vous découvriez tout un écosystème à l’intérieur des recoins de cette étrange créature. Mais ses larges dents et ses tout aussi longues griffes vous suggèrent de ne pas approcher outre mesure. Parfois la lune éclairait l'étrange duo et alors brillait une gemme, encastrée dans le crâne du lézard. Crâne qui, semblait-il, était en équilibre précaire sur les fines vertèbres qui se prolongeaient en une colonne vertébrale imposante, supportant les omoplates, les côtes ainsi que le bassin. Les pattes avant paraissaient elles aussi fines et légères, plus que les os des pattes arrière, de ce fait la créature semblait toujours penchée en avant, les épaules, ou ce qu'il en reste, saillant vers le ciel.
Vous ne pouvez, cependant, pas vous empêchez d’admirer la beauté de l’architecture osseuse de ce lézard, ses mouvements sont fluides, et amples, la longue queue accompagne chacun de ses mouvements avec élégance et son cou balance sa tête gracieusement.

Comment une démone mineure peut-elle rester tranquillement à manger un cadavre à coté de ce squelette qui pourrait la dévorer en une simple bouchée ? Et puis, doucement vous vous souvenez d’une légende. Elle parle d’une liche et d’un loup-garou, d’une malédiction et d’une âme pour deux corps. Et à mieux y regarder ces deux entités devant vous se font écho, par leur physique ou par leurs mouvements. Pour qui passerait ici tardivement, il ferait demi-tour à n’en point douter. Il ne faut pas déranger un démon lorsqu’il mange, encore plus lorsque ce démon en question est un Drewoor. Vous en avez certainement entendu parler. Ces créatures maudites jusqu’à l’âme. Séparée en deux corps distincts. Labiatta étaient de ceux-là, habituellement elle restent perchées sur les remparts de la cité, surveillant les entrées et les sorties, comme une brave gargouille qu’on lui a dit d’être. Mais ce soir elle avait eut faim, alors elle était descendu, d’ailleurs quelques rues plus loin des démons se demandent encore comment leur toit se sont effondrés.


Mais vous n'êtes pas là pour ça, je me trompe ? Vous cherchez quelqu'un...
Ou plutôt c'est quelqu'un qui vous cherche. Mais attendez... Avec deux paires d'yeux cette drewoor a sans doute vu quelque chose ! Lui demander serait une solution...
Un son de déchirement vous renvoie sur l'humanoïde, arrachant bestialement un muscles de l'avant-bras de l'elfe pour mieux ronger l'os. Elle semble être absente, perdue dans ses pensées...

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Janus Von Raelu
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MessageSam 20 Nov 2010 - 12:41


« PLOC »

Un bruit des plus inhabituels au sein d’une bibliothèque. Des plus inhabituels lorsqu’il s’agissait de la bibliothèque de Raelu dans son manoir, alors que le jour était à son comble. Le propriétaire, ce vampire immonde ayant l’oreille des puissants, se confondait presque avec l’ébène poli des colonnettes de la mezzanine.

Un livre venait de s’écraser lourdement sur les lattes du plancher ciré à la main par l’un de ses esclaves favoris, ou plutôt par feu l’un de ses esclaves favoris. Le petit tome était par terre, et vibrait silencieusement. L’un des quatre journaux sanglant qu’il avait en sa possession. Étrange. Deux seulement étaient en activité, celui de Sarael en mission à Kalmastre et celui de son informateur, Glenvor qui tournait dans les bouges de la cité afin d’obtenir le maximum d’information qu’un vampire consciencieux ne pourrait décemment croire que si le jour venait à ne plus lui brûler sa peau défraichie…

Janus l’avait prévenu de ne l’utiliser qu’avec modération et hors de toute visibilité extérieure. Janus se saisit du petit tome, détacha la chainette qui le retenait prisonnier du mur et descendit jusqu’à son bureau. Les volets clos de la bibliothèque ne laissaient filtrer aucune lumière en ce milieu d’après midi, ensoleillé semblait-il, comme lui avait fait remarqué son majordome. S’entaillant le poing avec son ongle, il laissa perler quelques gouttes de son sang renouvelé sur la couverture du journal.

« Lecture »

Plusieurs lignes apparurent sur le carnet. Les termes étaient simples, choisis et formaient un court rapport.
« Monseigneur, j’ai fait le tri parmi toutes les rumeurs exploitables dans les bouges des différents quartiers de la cité, en et hors les murs. L’une de mes sources a du nouveau et qui pourrait vous concerner. Elle m’a remis un parchemin scellé qui est en train de vous être expédié. On vous chercherait. Terminé.
Je m’incline face à votre puissance, monseigneur.
»

Le message n’en disait pas plus. Bien. Il allait avoir de quoi occuper sa nuit, on dirait. Le soleil allait déclinant sur l’horizon surchargé de fumée d’Elament la Sombre. Bientôt son heure serait là. Un faible bruit se fit entendre. Son majordome lui apportait la missive. Il la laissa sur le bureau tandis UE Janus était remonté ranger le journal sanglant. Après l’avoir enchaîné au mur comme il sied à ce genre d’outils, il se remit au travail. Décacheter la lettre, ou tout du moins l’étrange morceau de parchemin rongé, sale et puant sur lequel quelques mots étaient inscrits :
« Conseiller du trône, retrouvez-nous à la Source ce soir, entre minuit et trois heures du matin, afin que nous discutions de la maladie de l’Ombre Putrescente. Nous avons des informations qui pourraient vous servir. »

Étrange missive, tant par l’écriture, qui ressemble à un simple gribouillis, que par les termes qu’elle renferme. L’Ombre Putrescente. Étrange, une maladie dont il n’avait pas entendue parler depuis bien des années. A vrai dire, personne n’avait vraiment su à quoi elle était due et lui-même ignorait si celle-ci existait encore. La dernière épidémie recensée en Magyar remontait à plus de sept siècles si ses sources étaient exactes. Seule le nom de a maladie était connu. Pas de description d’effet, ni de moyens de traitement, inefficacité de la magie élémentaire ou démoniaque face à elle… Bref, un vide certain même quant à l’élaboration de quelque potion de soin ou de poison imitant ses effets. La curiosité l’emporta sur tout autre chose. Le soleil était bas, mais pas encore assez. Il allait devoir attendre. Encore. Après tout l’éternité ne faisait que cela. Un lieu de rendez-vous : la source de sang, au milieu de la nuit prochaine, pour vous remettre un document alchimique sur une étrange maladie. Ces personnes n’ignoraient pas qui il était. En même temps, s’adresser à lui de cette manière sans savoir à qui on avait à faire serait digne de suicidaires de dernière catégorie. Son vampirisme n’était donc pas un problème pour ses interlocuteurs de l’ombre. Bien.

Bientôt minuit. La Source était devant lui. Accroupi sur un toit en lause, dans l’ombre d’un clocheton en ruine, il attendait. Un elfe noldor qu’il avait « invité » à rester dans les parages, contre quelques élamentias sonnant et trébuchant, attendait au milieu de la rue.

Deux formes d’ombres se mirent en mouvement. Lentement. Le noldor ne résista pas très longtemps. Curieusement, ils avaient tous deux dégusté une infime partie de l’être. Air et Feu, Sang et Chair, tout se rejoignait.

Janus sauta du toit et se rattrapa avec grâce sur le sol, si tant est que grâce puisse aller avec l’être à demi rongé par la maladie qu’il était. Le masque de Vaaquiel était resté au manoir ; mais il ne se séparait plus de ses gants qui faisait une sorte de seconde peau. Un nuage dissimula les rayons de la lune, plongeant la Source dans plus de ténèbres qu’elle n’en abritait déjà. Le cadavre à demi dépecé du noldor trainait par terre, à côté des deux ombres.

« - Vous me cherchiez ? »

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MessageDim 21 Nov 2010 - 17:41

Les cartilages craquaient sous les coups de dents de l’humanoïde.
Labiatta étaient toute concentrées à nettoyer l’os du mieux qu’elle pouvaient, les outils fabriqués à partir de ces os s’averraient très utiles pour elle.

Mais alors qu’elle arrachaient le dernier morceau un bruit sourd de chute lui firent tourner la tête vers la source. Un autre humanoïde ? Bah qu’importe, elle avaient suffisamment de viande avec celui qui jonchait le sol. Labiatta allaient l’ignorer, retourner à leur nettoyage, mais cet étranger parla.
L’humanoïde qui avait ouvert la bouche pour ronger l’objet entre ses mains s’était soudain arrêté, le lézard avait tourné ses orbites vides vers lui et semblait l’observer. Lentement, l’humanoïde tourna la tête vers le vampire et, dans un mouvement vif, presque agressif, elle se rua vers l’inconnu. Le fer de ses bottes claqua sur les dalles, deux bonds lui avaient suffi à le rejoindre, elle s’arrêta à quelques centimètres de cet homme et il put alors entrevoir autre chose qu’une ombre humanoïde. La lune se dégageant du nuage qui la cachait, les cheveux et les yeux de l’humanoïde miroitèrent son reflet.

La petite blonde se mit sur la pointe des pieds pour tenter d’être aussi grande que cet individu qu’elle ne connaissait pas. C’était assez difficile, il l’a dépassé au moins de deux tête. Elle ouvrit la bouche, dévoilant des crocs trop volumineux pour une petite bouche comme la sienne, quelques morceaux de viandes et de cartilages étaient coincés entre certains des crocs, Le vampire pourra aussi noter l’odeur affreuse de décomposition de l’haleine de cette personne en face de lui. Hey ! Les drewoor ne sont pas connus pour sentir la rose.
Après avoir inspiré Labiatta émit un gazouillement incompréhensible. Que voulait-elle dire ? Si elle voulait bien dire quelque chose.
Sans doute le vampire prit une expression qui signala à Labiatta qu’elle agissaient mal.
Dans un cliquetis de métal et de rouages, l’humanoïde leva les mains, griffues d’armures et de protections et montra sa bouche. Non, pas la sienne à elle, la sienne à lui.

Pourquoi agissaient-elle ainsi ?
La vérité est qu’un drewoor ne peut parler par son avatar humain que lorsqu’il a atteint un certain âge. L’avatar animal pourrait parler… Mais Labiatta ne possèdent plus de tissu le permettant. Parler lui était impossible, elle étaient trop jeunes.
Aussi parler était pour elle un don exceptionnel… Depuis son arrivée à Elament Labiatta faisaient très attention aux voix qu’elle rencontraient :

Poslan avait une très belle voix, la plus belle qu’elle ait jamais entendu…
Sybaris avait aussi une très jolie voix, pour une femme.
La voix du roi enflammé était puissante et ferme.
Janus… Avait aussi une très belle voix, grave, sombre quoiqu’un peu rauque.

Mais il avait peu parlé, aussi n’étaient t-elle pas sûr, pour mieux juger de la qualité de sa voix, il fallait qu’elle entendent à nouveau. Elle n’avaient même pas prêtées attention à ce qu’il avait dit. Labiatta décidèrent de rapprocher ses deux corps, un peu trop éloignés à son goût. La lézarde s’approcha alors, attrapant une jambe de l’elfe au passage et le traînant jusqu’à un mètre derrière l’humanoïde. Dans sa lente marche, l’une de ses pattes arrière avait marché sur le torse du Noldor, sans s’arrêter ou soulever sa patte, Labiatta avaient ainsi déchiré encore plus le cadavre. Quelques démons inférieurs, chats siamois, goules et larbins s’étaient jetés sur l’occasion d’un repas gratuit et encore un peu chaud.
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Janus Von Raelu
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MessageDim 21 Nov 2010 - 21:12


Reste sur tes gardes.

Il avait sauté depuis le toit jusque sur les pavés de la rue, en dessous. Au centre de celle-ci il avait adressé la parole aux humanoïdes, ou tout du moins aux formes étranges projetées sur les murs et les différentes constructions autour de la place. En son sein, la fontaine crachait un liquide rouge et épais, comme une source de sang non tarie où vampires et autres goules pourraient venir se rafraichir.

Les étales du marché aux esclaves étaient vides à présent et plus rien ne résultait de l’activité fébrile des derniers mois une fois la nuit tombée : une toute autre catégorie de populace sortait lorsque l’astre nocturne était à son zénith. Différentes odeurs s’échappaient de partout et se mêlaient celles de l’espace de vie sans confort des esclaves derrière les marches et l’estrade de bois, la sueur de leurs geôliers, le parfum fugace en train de disparaître du marchand d’esclave. Et celles de ces deux formes de vie.

Il n’avait pas obtenu de réponse. Etrange de la part de quelqu’un qui semblait vouloir le voir à tout prix vu l’écriture accidentée et rapide de la note précédemment reçue. Il l’avait sur lui. Il sentait que quelque chose pouvait ne pas tourner rond dans cette situation. Les deux formes de vie vinrent vers lui, se déplaçant à la manière d’ombres dans cette aire pourtant dégagée. Enfin façon de parler. La lune distribuait désormais ses reflets sur les dalles avoisinantes et formait scintillements et volutes baroques sur les flots de la Source. Restant de marbre, il ne se dégagea pas lorsqu’elles vinrent plus près de lui, encore plus près. Y avait-il une certaine curiosité ou un air de défi dans cette attitude, il ne le savait pas.

Amplement caché sous le couvert de son capuchon noir, la robe dissimulait parfaitement son corps et de l’extérieur, il aurait fallu le peler comme un oignon pour réussir à déterminer ce qu’il y avait sous la bure. L’être était plutôt petit, par rapport à lui. Ou plutôt petite, il s’agissait d’un membre de la gente féminine. Un squelette de lézard, d’une taille respectable la suivait. Une sorte de varan s’il avait bien su identifier le squelette. Un bijou incrusté sur le crâne de la créature faisait écho au pendentif de la jeune femme. Elle portait une armure, un casque, mais ce sont ses yeux jaunes que Janus remarqua en premier. Sous son capuchon, son visage restait dissimulé. Il appréciait ce jeu qui consistait à observer sans pour autant tout dévoiler sur lui-même face à quelqu’un. Elle était maintenant à quelques centimètres de lui. Mais elle ne lui répondit pas. Encore plus étrange.

Elle émit une sorte de gazouillement, préambule à d’autres borborygmes dus à la digestion du noldor chez la jeune femme. Elle continuait de le fixer et de lui montrer sa bouche. Qu’avait-elle ? A sa manière de faire, Janus mis un temps. Il dépassa l’être et se dirigea vers la fontaine où il s’assit en se grattant le menton de la main droite.

Les deux êtres continuaient de le fixer. Après tout, s’il devait en être ainsi. Pas un souffle de vent. Pas de bruit à l’horizon. Pas d’autres présences sur les lieux mis à part eux-mêmes, ou tout du moins le pensait-il. A deux mains, il abaissa son capuchon, libérant ainsi sa face et ses cheveux dans l’air lourd et soufré de la nuit. Une énorme masse nuageuse venait de nouveau de dissimuler la lune et la pénombre revint sur la cité, la place et sur eux.
Il ouvrit la bouche.

Sans mots dire. Si ces présences le recherchaient vraiment, sa meilleure carte de visite était encore son visage couturé et ses crocs. Une main dans le liquide qui coulait derrière lui. Il en bu en son creux. Un peu rance, mais encore chaud. La Source de sang secrétait un sang magique inhérent aux pouvoirs contenus dans la cité. Boire au cou de la ville. Un rien excitant pour un vampire.
Il tourna la tête vers les deux êtres ; pourquoi pas ? Etait-ce elles qui le recherchaient ? Il n’aurait su le dire, le silence pesant était toujours de mise entre eux.
Il se décida finalement.

« - Vous sembliez particulièrement avide de me rencontrer, n’est-ce pas ? Est-ce vous qui m’avez fait transmettre cette note ? Allons, ne soyez pas timides, je sais que mon allure est… particulièrement repoussante mais vous ne risquez la contagion que si je le décide. Vous souhaitiez m’entretenir de quelque chose en rapport avec l’Ombre Putrescente ? Je me demande bien comment vous avez pu découvrir autant de choses sur mon compte. Allons rapprochez-vous… »

Amadoués ou pas, il attendit qu’elles fassent un geste.

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MessageLun 22 Nov 2010 - 22:21

Labiatta s’approchèrent.
Comme il l’avait demandé.

Sinueuse l’humanoïde s’approcha et, d’un même mouvement, posa sa cuisse à l’horizontale sur le rebord de la source, posant son autre cuisse au-dessus de sa cheville. Elle s’était assise à moins d’un demi-mêtre du vampire. Son armure refléta les caustiques du sang du bassin et Labiatta rejoint ses deux corps. La lézarde laissa le corps de l’elfe aux charognards, rejoignant les humanoïdes et posa ses impressionnantes mâchoires sur les cuisses de sa poupée. Labiatta caressèrent ensuite la pierre écarlate du front de l’animal tout en écoutant leur interlocuteur.

Cette fois-ci il avait parlé beaucoup plus longtemps. Et oh miracle ! Labiatta avaient pensées à se concentrer pour écouter ce qu’il disait et non pas juste entendre sa voix. Il parlait de le rencontrer ? Pas plus que ça, oh bien sûr chaque rencontre est instructive pour la jeune drewoor. Une note. Quelle note ? Labiatta ne savaient pas écrire. Timide ? Qu’est ce que cela ? Un jeu ?
Il parlait ensuite de son allure… Parce qu’il pensait que Labiatta étaient belles ? Labiatta plissèrent les yeux pour mieux regarder. Il avait la moitié du visage abîmé en effet, il semblait à Labiatta qu’on l’avait traîné dans la fange et les sangsues pendant quelques jours pour que sa peau soit ainsi rongée. Labiatta ne trouvaient pas cela repoussant, en même temps les drewar n’était pas connus pour être des créatures soignées et délicates. Elle avaient rencontré Poslan, dont les sabots étaient fendus par des clous, elle avaient rencontré une semblable dont la peau de l’animal était déchirée et empestait la moisissure à une lieux à la ronde.

Et tandis qu’il parlait, dans le vide, l’humanoïde attrapa son casque, le retirant, dévoilant son autre moitié de visage au vampire, il était semblable à l’autre moitié, le même œil, la même joue…Mais plus étrange fut son comportement, elle tendit le casque au vampire tout en souriant à pleine dent, après tout lui aussi avait souri comme ça, lui aussi avait les dents pointues. Pourquoi tendre le casque ? Parce qu’il masquait une moitié de visage, la droite pour être précise. Labiatta, dans son esprit simple, n’avaient pas réfléchi à la possibilité que le casque masque la mauvaise parti du visage de Janus, la partie intacte.
Tandis qu’elle essayaient de lui enfiler, Janus continuait de parler d’Ombre Putrescente.

Ce mot réveilla la jeune drewoor de sa semi-réverie et s’arrêta un instant. Força Janus à prendre le casque entre les mains et se leva. Le lézard ne bougea pas, laissant à l’humanoïde juste la place de se déplacer et reposa son crâne sur le rebord. La blonde fit quelques pas, tourna sur elle-même et ré avança vers Janus.Il put alors voir quelque chose d’extrêment dégoûtant. La blonde, devant lui, à moins d’un mètre se mit à contracter son estomac et soudain régurgita ce qui semblait être… Ou avoir été une main, serrant un parchemin. Les sucs gastriques avaient déjà opéré sur le parchemin qui était à moitié fondu, il semblait aussi possédé des traces de machouillage et de déchirures. Labiatta saisirent le membre et le tendit à Janus.

La vérité, même si elle était incapable de l’expliquer car non douée de parole, c’est qu’elle avaient déjà entendu « l’ombre putrescente », dans la bouche même d’un ridicule démon, qui avait fini comme étant leur repas, elle l’avait attaquée juste avant de trouver l’elfe. Tout comme le Noldor elle en avaient mangé un morceau puis laissé le reste aux goules de la rue.
Elle n’avaient pas prêté attention au parchemin, le mangeant comme un accompagnement à la viande de la main. La blonde restait à tendre la main, l’air fautive et avalant plus que nécessaire sa salive. Au bout d’un moment (que Janus ait pris ou non la main) elle désigna la rue derrière eux, avec l’obscurité ambiante on pouvait difficilement voir quelque chose, mais sans doute les charognards avaient fini leur travail en faisant disparaître les restes du cadavre du démon à qui appartenait la main.



(À l’origine ce devait être le noldor le porteur du message, mais vous l’avez intégré à votre histoire, ce qui n’est pas grave en soi. Nous avons simplement dû… Revoir quelques détails.
Nous espérons que vous ne serez pas trop déçu. )
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Janus Von Raelu
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MessageMar 23 Nov 2010 - 9:51

Rien n’aurait pu prévoir un tel dénouement. Les borborygmes s’étaient intensifiés et lorsque la jeune femme régurgita toute une main, quelle ne fut pas sa surprise. Enfin, celle-ci résidait surtout en ce qui restait de la main, indescriptible tas d’os et de chair à moitié rongée par quelques sucs du chaudron de la mort qui servait d’estomac à l’humanoïde. Janus la pris, récupéra l’étrange chevalière en cuivre ornée d’une pierre d’ébonite, qui ornait autrefois ce qui s’était appelé un doigt, ainsi qu’un morceau de parchemin au creux d’une paume qui n’en méritait plus le nom.

Rien d’autre, mais visiblement, les quelques mots prononcés avaient suffi à faire surgir à la surface de l’esprit de la jeune femme des éléments qui lui avait fait recraché cette chose. La chevalière n’avait rien d’exceptionnelle, hormis l’ensemble des signes tarabiscotés qui en ornaient le sceau. Janus retira son gant droit et passa l’anneau à son index. Le bout de parchemin contenait cependant beaucoup plus d’informations. Le début du message était illisible. Quelques lignes demeuraient intactes.

Spoiler:
 

Autant dire que ce qu’il en restait était équivalent au passage de plusieurs effrits de guerre dans une bibliothèque de parchemin huilés… Janus sourit. L’Ancang. Son propriétaire était un collègue, qui lui fournissait de temps à autre quelques petits verres spéciaux pour son régime particulier. Le videur aussi était de mèche ; il est vrai qu’après les différents passages de Janus dans le bar, le videur « vidait » réellement les cadavres dans l’arrière cours où les bouts de viande d’humanoïdes étaient peu à peu évacués par quelques gourmands…

Janus se leva. Il en avait terminé ici. Mais pourquoi ne pas s’adjoindre les services de la jeune femme et de son varan squelette. Etrange bestiole. Son comportement laissait penser que l’esprit de la bête était toujours conscient. Il avait eu un certain recul devant elle, ayant en horreur toute forme de non-vie invoquée. Mais celle-ci paraissait bizarrement animée de sa propre conscience et se mouvait librement, sans que l’autre humanoïde n’ait besoin de lui dire quoi faire.

Il descendit de la fontaine où il était assis, prit pied sur les pavés crasseux de la rue et se dirigea ver le bar des démons. Dans un jeu de capes, de robes et de capuchons, il se fondit dans la nuit, sans rien dire, n’ayant pour compagnon que son propre silence et les bruits de la rue au beau milieu de la nuit.

« - Me montrerez-vous le cadavre à qui cette main appartenait ? »

Elle montra du doigt un tas de charogne puante qui aurait pu être celle de n’importe quel égaré dans une ruelle sombre de la cité sombre à qui on aurait fait le cadeau de libérer l’âme de son corps. Rien d’autre n’aurait pu être intéressant. Des fanfreluches de partout, des hauts-de-chausses minables, une dague en bon fer, des morceaux en moins à peu près partout. Le type louche de base qui servait d’homme de main à a peu près n’importe qui pouvait se payer ses services. Janus récupéra sa bourse : quelques élamentias et une autre bague de cuivre avec cet étrange motif en sceau. Janus récupéra l’ensemble et passa la seconde bague à côté de l’autre.

« - Bien, j’aurai peut-être un travail pour vous si vous l’acceptez. Il s’avère que le type qui vous a servi d’en cas avant le noldor était envoyé par celui qui me cherchait. J’aurai peut-être besoin de votre aide si la petite entrevue qui se profile tourne mal. »

Janus rabattit son capuchon sur son visage, prit une ruelle détournée, puis s’engagea sur le chemin de l’Ancang. Se retournant, il s’aperçut qu’il n’était pas suivi. La jeune femme et son saurien l’attendaient déjà sur les lieux lorsqu'il arriva à destination. Etrange.

« - Entrons. »

Il poussa la porte pour entrer dans cette atmosphère étouffante et surchargée de fumée. Le silence se fit face à la taille du saurien géant…

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MessageMar 23 Nov 2010 - 15:36

Il n’avait pas paru plus choqué que cela par sa régurgitation. Sans doute était-il habitué à cela. Labiatta l’aimaient bien, il n’était pas de ces précieux démons qui refusaient sa présence. Les drewoor appréciés en temps de guerre grâce à leur pouvoir de destruction et d’espionnage n’étaient pas de bonnes compagnies. Surtout lorsqu’ils étaient jeunes et sauvages comme Labiatta. Encore si elle pouvaient parler…
Il lui semblait que Poslan soient parfaitement intégrés à la société. Comme Labiatta l’enviaient, elle auraient aimé être aussi belles, aussi charismatiques…

Elle regarda le vampire agir sans rien faire que le regarder. Elle se rapporta son casque pour que la blonde le remette sur son crâne, le lézard n’avait qu’à eut à le saisir et à tourner le cou pour que l’humanoïde l’ait dans les mains. Il n’en avait pas voulut. Le crâne de la blonde se faufila facilement dans le casque, il semblait ajuster exactement à la morphologie de l’humanoïde. Lorsqu’elle eues finis de repousser ses cheveux hors de son champ de vision elle purent le voir s’éloigner. D’un mouvement fluide, sans explicite échange. Le varan se leva promptement et la blonde s’accrocha à ses côtes au passage pour monter sur ses omoplates. En quelques enjambées elle le rejoignirent et l’écoutèrent.

Labiatta étaient habituées à ce qu’on lui demande de l’accompagner, de le protéger. Avant que la cité n’appartienne aux démons la jeune drewoor était une mercenaire. Quelques pièces pour lui permettre d’acheter sa nourriture sur les marchés aux esclaves. Il avait parlé de L’Arcang D’accord. Sans mot dire, de toute façon elle n’auraient pu le faire, Labiatta galopa alors dans un bruit sourd vers le bar, elle pensaient que le vampire les suivrait, mais non, il avait emprunté un autre chemin. Peut-être voulait-il les tester.
Leur sens de l’orientation, leur rapidité… Qu’importe. La blonde se coucha d’avantage sur le dos de l’animal pour que celui-ci soit moins gêné par sa présence entre les vertèbres. Quelques minutes plus tard et quelque bifurcation aigue Labiatta arrivèrent sur les lieux.

L’alcôve était large, Labiatta grattaient la peinture colorés qui se trouvait sur les murs lorsque Janus arriva. Elle avaient juché la blonde sur la tête de l’animal, levé au plus haut possible. Une fois qu’il fut près d’elle, elle se tournèrent vers lui et sifflèrent à son arrivée. Ce n’était pas un sifflement agressif ou soumis, un simple sifflement pour signaler sa présence et le fait qu’elle l’avait senti. L’animal baissa la tête pour que la blonde à cheval sur le crâne soit à sa hauteur. Il ne dit rien d’autre que d’entrer.

L’humanoïde glissa sur le sol dans un cliquetis mécanique et suivit Janus. Elle remarquèrent immédiatement le silence lorsque le lézard passa la tête par la porte. La blonde du l’aider à passer la porte, un peu trop étroite pour ses omoplates. Une fois entrée Labiatta suivirent Janus. Le bar, comme à son habitude, était plein. Pleins d’âmes, Labiatta plissèrent les yeux devant la lumière de ses âmes. Elle qui n’aiment guère les sources de lumières, elle étaient gâtées. Le plafond était noyé dans de la fumée opaque, à couper à la machette, le sol presque invisible sous cette même fumée mais inversée.

Les yeux jaunes de la blonde allaient partout et semblaient fous, ce qui lui donnait un aspect déconcentré et évasif. Le lézard lui regardait droit devant lui… Enfin donnait l’impression car qui sait ce que des orbites vides et sur les cotés du crâne peuvent regarder.
Le tavernier chuchota quelque chose à un grand démon qui semblait avoir plus de muscle que de cervelle, un troll sans doute. Qui s’approcha du varan sans être gêné par la foule devant lui qu’il poussait au fur et à mesure.
Une fois devant le squelette, celui-ci s’adressa à lui comme à toute autre personne, enfin quelqu’un qui reconnaissait que l’animal n’en était pas un.


« On n’aime pas les comme toi ici. Sort. »
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Janus Von Raelu
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MessageMar 23 Nov 2010 - 20:16


Par pure politesse, ou tout simplement pour affirmer son rang face aux autres démons présents sur place, Janus avait laissé entrer la jeune femme avant lui. Le squelette, animé de son propre feu, les suivait docilement pour le moment et fermait la marche. Quoi de plus naturel que des démons venant passer un peu de leur temps libre dans l’une des tavernes, si ce n’est la seule et la plus mal famée de la sombre cité. Les autres en réalité, avaient plus ou moins toutes fermé… allez savoir pourquoi.

Le silence s’était fait dès leur entrée. Un peu comme si un élémentaliste, elfe et barbu par-dessus le marché, s’était frayé un passage parmi les gros bras qui les entourait. La fumée, telle un pesant smog, ne permettait à quiconque de voir le fond de la salle ; et vis versa. Janus, habitué à ce que l’on baisse le regard face à lui, fut surpris de la réaction du tavernier. Ce dernier s’était en effet penché vers une ombre massive qui prenait la place de deux humanoïdes au comptoir. La masse s’était alors frayé un passage dans la foule sans plus de mal que si elle avait traversé un champ de blé moissonné.

Janus avait stoppé sa marche.
La jeune femme blonde aussi.
Le varan, de ses yeux caves, regardait autour de lui.

Janus se rendit alors compte du souci majeur que posait ces deux là au tavernier et qui soulevait autant d’antipathie à leur égard que le silence se faisait profond. A la phrase prononcée par le troll à l’adresse du varan, il comprit que la jeune femme et son varan ne faisaient qu’un. Ou tout du moins qu’une seule âme pour deux corps.
Un drewoor.
Compter avec les deux.

Janus regarda le tavernier avec hauteur. Ce dernier baissa le regard et retourna au nettoyage de ses chopes avec un chiffon tellement sale qu’il devait plus déposer de crasse qu’en enlever. Le vampire laissa le troll à son bouquant tandis que la jeune femme se dirigeait vers lui. Il attendit un peu puis contourna un groupe de démons mineurs, de quelques succubes et autres membres de leurs jeux pervers, et se retrouva derrière le troll. Il préférait ne pas user de ses pouvoirs en public, mais refuser l’entrée à qui accompagnait un conseiller du Haut-Roi signifiait bien plus qu’une simple
désapprobation. Il s’agissait tout bonnement d’une insulte. Et Janus avait horreur d’être frappé de plein fouet dans sa dignité par plus bas que lui dans la hiérarchie sociale. Sans mots dire, alors que le troll poussait de son pied et de son gourdin la masse osseuse du second corps du drewoor, le vampire enleva son gant gauche et plaqua sa main rongé à même ce qui ressemblait le plus à une extrémité cutanée du videur.

« - Le service et la politesse ne sont plus ce qu’ils étaient, ne trouvez-vous pas ? »

Le troll commença à voir sa propre peau se boursouffler par endroits, à le démanger à d’autres. Bientôt déconcentré par ses propres problèmes, il laissa tranquille le reptile qui se mit à l’observer avec ce qui se rapprochait le plus d’yeux vides. La peau se mit à se couvrir de cloques, à craqueler, tout en suintant d’un pus bleuâtre et visqueux. Ce qui restait de l’être se mis à dégouliner le long d’un squelette qui n’en eu plus l’air en quelques minutes. La main toujours en contact avec la masse active devenue informe et repoussante, Janus souriait d’aise face aux regards horrifiés de quelques spectateurs impudents. Quand il ne resta qu’une flaque fumante, au centre de laquelle une masse de viande pourrie dérivait, le vampire se retourna vers le tavernier qui transpirait à grosses gouttes.

« Que je n’ai plus à refaire cela ici. Voici pour le nettoyage, déclara-t-il en jetant un élamentias d’or sur le comptoir. Mes amis et moi prendront nos boissons dans l’alcôve centrale. Tout de suite. »

Il fit signe au drewoor de le suivre. Ils avancèrent de conserve vers le fond du bar, sans encombre, alors que les brouhahas, discussions et tractations en tout genre reprenaient. Bien. Si sa cote de popularité était encore plus descendue dans l’estime de certains, il avait au moins réussi à maintenir un semblant de façade et d’autorité. Le tavernier fit évacuer les consommateurs peu récalcitrants. Janus, la jeune femme et le varan s’installèrent sur les sièges rembourrés, autour s’une table de chêne.

Bien, le vampire n’en espérait pas autant. Il s’était montré dans le bar. Il n’aurait sans doute pas à chercher bien longtemps avant que celui qui voulait le rencontrer ne vienne à lui. Quand on parlait du loup. Une silhouette encapuchonnée s’avança vers eux, s’assit à leur table sans le leur demander et leur adressa la parole après quelques minutes de silence.

« - Cela fait bien longtemps que je vous cherchais, Maître Von Raelu. J’ai quelque chose qui pourrait vous intéresser. »

La silhouette retira sa capuche. Le son de la voix ne l’avait pas trompé. Il s’agissait bien d’une femme. Et elle portait en pendentif une pierre d’ébonite dont le dessin était identique à la bague ramassée sur la main régurgitée. Janus enleva son gant droit, ainsi que la chevalière.

« - Ceci est à vous, n’est-ce pas ? »

Spoiler:
 


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MessageLun 29 Nov 2010 - 9:34

Labiatta virent le troll se décomposé devant elle.

Qu’il lui demande de sortir ne l’avaient pas choqué. Elle étaient habituée à un tel comportement à leur égard. Certains la connaissaient même de vue. La gargouille de nuit était connue. Elle faisaient la richesse des constructeurs de toits. Et tandis que la massue poussait sur la mâchoire armée du varan et le pieds sur l’un de ses patte, la blonde regardait le vampire tourné autour de l’imbécile et murmurer une phrase et lui toucher, de ce que Labiatta voyaient, le dos.
Et il continuait de fondre…
Labiatta baissèrent la tête pour regarder les restes du troll se mélanger, on pourrait presque voir un sourire sur les lèvres de la blonde. L’humanoïde regarda encore la flaque quelques secondes avant de suivre Janus, le varan fit un grand pas en avant, évitant le contact avec la flaque, au cas où, et suivit le duo.

Elle furent surpris de voir des clients partir pour leur laisser leur place mais ne se plaignirent pas. Elle les regardèrent partir puis la blonde prit place tandis que le varan poussa des chaises et s’assit… littéralement. Il était assez ridicule ainsi posé sur son arrière-train. La colonne vertébrale courbée et la tête pendante.
Elle s’aperçurent que leurs visage étaient proches, l’occasion étant trop belle elle se frottèrent le nez et le museau pendant quelques secondes sous les gazouillis de la blonde et reprirent leur positions de départ et se focalisant à nouveau sur Janus.

Elle étaient en train de choisir à la carte lorsque la femme arriva. Immédiatement Labiatta la dosa : sa voix était simple, fluette, féminine… Ennuyeusement commune.
La drewoor se ré concentra sur la table des boissons et tentait de lire. Oui car si on lui avait apprit à parler, à marchander et à se battre. Lire n’avait jamais fait partit de ses aptitudes. Elle tournait parfois la carte, pour vérifier si elle était dans le bon sens.
Le varan lui ne bougeait pas, attendant qu’on lui fasse directement signe, parfois il faisait balançait sa tête de gauche à droite, menaçant parfois d’assommer les voisins.
Il lui arrivait de se déplacer, légèrement, assurant sa position.
Il finit tout de même par interrompre toutes les discussions alentours en se laissant tomber sur la droite, où se trouvait la blonde qui ne cilla pas, lorsque le varan épousa de sa forme, celle de la table. Préférant rester allongé, voir couché au sol plutôt qu’assis.
L’humanoïde fit baissé les regards des insultants d’un simple mouvement de tête et d’un sourire dévoilant ses crocs.

Lassées d’observer ses signes qui ne voulaient rien dire pour elle, Labiatta fermèrent la carte des boissons et observa Janus et cette femme, en pleine discussion semblait-il.
Naïves mais pas stupides, Labiatta suivaient, sans intérêt, leur papotage.
Il parlait de bagues pour le moment. Et puis un serveur, soquior d’après l’odeur qu’il dégageait, vint leur demander quelles seraient leurs consommations. Labiatta laissèrent Janus et l’inconnue choisir, puis vint son tour. Elle montrèrent prestement Janus du doigt et fit un signe qui signifiait « la même chose ». La drewoor ne savaient même pas ce que le vampire avait pris et franchement elle s’en fichaient, elle avaient un peu honte de ne pas savoir lire. Janus semblait tellement… bien éduqué. Alors que les boissons arrivèrent, Labiatta trempaient leur regard dans le liquide que contenait leur chope : l’inconnue.

Les drewar étaient connus pour ne pas aimer l’eau, que les minets s’en offusquent, Labiatta n’avait jamais pris de bain, leur peau décrépie et putréfiée leur insufflait instinctivement une aversion pour l’élément liquide. Sur le corps de la blonde passe encore, mais la varan détestait se sentir entouré entièrement d’eau, je pense que personne ne souhaiterait sentir de l’eau à l’intérieur de sa cage thoracique.
Mais qu’est ce que la vie s’il n’y a pas quelques défis à relever. L’humanoïde saisit la chopine dans ses mains et avala son contenu aussi vite que possible.
Lorsque la chopine fut vide, ce qui prit tout plus quatre gorgées de la blonde, le varan sursauta, renversant plusieurs chaises d’un mouvement de sa colonne vertébral et hurla silencieusement en ouvrant la mâchoire. L’humanoïde quand à elle n’avait plus aucune réaction physique visible. Mais que les voisins se rassurent, le varan se calma rapidement, sans doute plus de surprise qu’autre chose.
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Janus Von Raelu
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MessageJeu 27 Jan 2011 - 12:18

Spoiler:
 

Ridicule petite chose. Elle toucha la table lorsque Raelu la fit choir devant lui. Il continuait de fixer la femme de son regard morbide sans rien prononcer. Le verre vide devant lui fut à nouveau rempli, par le tavernier en personne, d’un liquide rouge sombre, quelque peu pâteux.
Le regard de la femme ne sillait pas le moins du monde et le duel avait conquis quatre paires d’yeux, dont une était inexistante, celles du varan. Les lèvres de Von Raelu remuaient de manière imperceptible pour quiconque n’y aurait regardé de plus près. Comme une incantation, les mots semblèrent produire un effet sur la silhouette encapuchonnée.

Comment réussir à affirmer ce qui se passa au cours des quelques minutes qui suivirent, personne ne le sait, pas même les présents. La femme se leva au bout de quelques minutes, après avoir sorti un carnet de voyage à moitié brûlé, ramassa la bague et quitta la place sans aucune parole. L’œil unique de Raelu sembla briller de manière infernale. Il ouvrit le petit carnet, bu une lampée du contenu de son verre, puis tourna frénétiquement les pages du document.

Là. La forteresse en gravure.


Il avait trouvé ce qu’il recherchait. L’effet qu’il pouvait produire sur certaines personnes était assez intéressant ; la drewoor, pas même incommodée, était d’une compagnie plus que profitable pour quelqu’un comme lui.

Le carnet de voyage, car il s’agissait bien de cela, recelait des informations sur la localisation d’une ancienne place forte. Les choses qu’elle recelait, le document ne le disait pas. En revanche, il laissait supposer certains accès au château, ainsi que de multiples trajets pour se rendre vers différentes villes à partir d’un point précis que devait représenter la forteresse.

Il se leva, laissa un autre élamentias d’or sur la table et se dirigea vers la sortie dans un jeu de cape et de robes noires, alors que personne ne lui prêtait plus attention. Il faut reconnaître que passer par les arrière-cours semblait pour le moins troublant après une entrée si… « flamboyante »…
Il regarda la drewoor une fois dans la rue. Elle le suivit jusqu’au manoir, puis entra derrière lui dans l’arrière cour de celui-ci, puis au jardin. Von Raelu entra dans le manoir par l’une des fenêtres à l’arrière de celui-ci. Il courut vers la bibliothèque, ramassa quelques documents, pris l’un des journaux sanglants ; dans une autre pièce, il prit et mit sur sa personne le masque et les gants de Vaaquiel. Il sortit du manoir de la même manière, comme pressé par le temps. Il retrouva la drewoor à l’extérieur, dans le jardin, près d’une fontaine. Il se dirigèrent vers un bâtiment sombre, à un étage.

L’écurie au fond recelait carrosse et chevaux. Ces derniers frémirent devant le squelette du varan, avant de redevenir calme sous le touché affectueux du cochet qui venait de sortir de l’ombre. Le carrosse n’avait pas de fenêtres. Von Raelu confia le document au cochet en marmonnant quelques mots.

Il se tourna vers la drewoor, et articula quelques mots :
« - Je pars pour le nord. Vers cette forteresse, Nchurla’t, dans les terres neigeuses à l’ouest de Kalmastre. Je ne suis pas retourné sur le continent nordique depuis quelques décennies. J’aurai sans doute besoin de vos talents particuliers, si vous voyez ce que je veux dire… Allez. »

Sans un mot, elle le précéda dans l’immense et monstrueuse berline noire tirée par huit chevaux. Le carrosse quitta Elament la Sombre en trombe, alors que les premiers rayons du soleil illuminaient de leur pâle lumière l’architecture baroco-infernale de certains bâtiments.

Spoiler:
 

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