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 Ce soir je rêve

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MessageSam 11 Sep 2010 - 19:04

Caïron je t’en prie !!! Non, non. Arrrrg !!

AAARRRRRGGG


...

Loin dans les entrailles de l’ancienne école. Là où un jour les maîtres élémentalistes passaient leurs arts aux nouvelles générations de jeunes mages. Caïron, avachis et dos contre le mur, tenait une mèche de ses long cheveux châtains en tirant dessus avec insistance. Sa chevelure manquait par endroits. Ce soir, était un de ces soirs, où il ne se rappellera rien à l’aube, une de ses soirées où il agonisera jusqu’à en trépasser pour ensuite revenir du monde des morts. Pourtant, ses lèvres étaient tirées en un sourire malsain. Un regard paisible logeait ses yeux soulignés de cernes.

Ce soir, il pourra rêver.

Ce soir, il pourra se reposer.

Ce soir il sera libre.

Bien qu’il ait perdu la notion de la liberté et du repos.

Bien qu’il ait oublié ce que c’est que rêver.

Il ya un an de cela, Caïron venait de se réveiller dans cette même cellule. L’hideuse senteur était la même. L’ignoble décor de carcasses et cadavres, pareil. La pierre et l’acier avaient la même froideur. Mais avec les cinq personnes présentes avec lui en ce moment –même si aucun d’eux n’est conscient de la présence de l’autre-, il y avait un bon nombre de retenus. Ils vécurent la même misère pendant plus de deux semaines et chacun avait trouvé un soutient moral dans le regard de son prochain. Ici bas, plus rien ne comptait. Ils avaient tous un seul et unique destin. Ils étaient frères et sœurs d’armes.

Ils étaient…une famille.

Une fois la première pleine lune inonda le monde de ses rayons grisâtres. La famille n’était plus. Les liens qui liaient tout les occupants de cellule, avait été rompu si brutalement que les survivants en perdirent la raison.

Un plan judicieusement exécuté.

Les barreaux de la cellule se tordirent pour ouvrir un passage. Aucun des prisonniers ne le remarqua. Ils ne clignèrent même pas des yeux.


"Voilà le dîner mes louveteaux"

Un garde chiroptérant venait de fourrer une vingtaine de personnes dans la cellule.
Les nouveaux captifs étaient pour la plupart des jeunes gens qui s’étaient rendu à Elament pour apprendre la magie des éléments et que les patrouilles de résistants ont manqués. La nouvelle de la prise de la cité ne s’est toujours pas assez propagée.

Plusieurs d’entre eux frissonnèrent face aux regards vides des anciens détenus, d’autres essayaient de comprendre la phrase formulée par le garde et quelques un se sont approchés de leurs congénères enchaînés aux murs de la pièce.

Un drow avait remarqué Caïron et la vague ressemblance qu’il avait avec sa race et se dirigea vers lui. Il s’accroupit à son chevet et l’examinait. Caïron lui ne lui prêta aucune attention. Le drow tendit une main et la passa sur a cicatrice du seau sur l’épaule du Noldor qui sursauta instantanément. Caïron se rappelait vivement l’agonie que lui infligeait la chose dans cette blessure sans même savoir pourquoi.

Aux premiers mois de son séjour, Caïron regagnait le contrôle de son esprit par moments. Moments dans les quels il essayait de fuir sa prison grâce à sa magie. Chaque essai lui valait une douleur mortifiante qui lui faisait reperdre conscience aussitôt. Au prochain réveil, il ne se rappelait pas l’expérience et réessayait de tordre le métal, de fissurer les murs et finalement de détruire le plafond pour en finir avec sa misère et l’expérience se reproduisait.


"N’ayez crainte !! Je ne vous veux aucun mal"

Caïron ouvra la bouche, puis la referma. Il l’ouvra encore, mais seul un gargouillement en sortit pour qu’ensuite les sons formulés s’approche de :

"Caï…eeehh…Caïrrron Achh…euuhhhh. NNNnnnnn eeeeehh"

En hochant la tête en signe de dénégation complètement inutile, Caïron essayait de repousser le nouveau venu en agitant furieusement les mains devant lui et fermant les yeux. Quelques instants plus tard, l’inconnu continuait toujours ses essais pour raisonner e Noldor qui s’agitait de plus en plus. Le soleil s’était couché il y un bout de temps. La cellule était éclairée par un large puits en oblique situé dan le mur du fond et loin au dessus se voyait un petit carré étoilé. Une lumière blanche s’en faufilait, éclairant la pièce petit à petit.

Ses yeux s’exorbitaient, ses iris s’élargissaient. Puis, subitement, des lamentations et cris horribles se répercutaient dans la pièce. La migraine habituelle fendait son cerveau à la quelle s’ajouter les craquements douloureux de ses os qui gagnaient en masse et densité, déchirant ses muscles qui se reconstituaient instantanément pour les envelopper à nouveau. Ses mâchoires s’allongeaient. Ses dents s’aiguisaient.

La faim se saisit de son âme. Il brûlait d’y céder.

Les nouvels arrivants se retirèrent tous. Dos contre le fer du cachot, horrifiés, muets de terreur.

Derrière eux, l’être à la volonté oppressante se tenait. L’air aussi glacial que toujours.

Les fers qui retenaient les bêtes se fracassèrent sur le sol, cassant quelques restes de cadavres. Le drow sentait la lourde et chaude respiration de ce qu’est devenu son frère de sang sur son cou. Rien au monde ne l’avait terrifié plus que ce regard avide qu’il venait de croiser…

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MessageMar 14 Sep 2010 - 3:40

Mais pourquoi cet Elfe répétait sans cesse son propre nom? Était-ce parce que ce nom était maintenant la seule frontière le reliant à la raison, le gardant de cette folie que lui, Denathyr, s’évertuait à insinuer au creux de son être brisé, cette épave de chair qui errait à la limite de la raison, sans pourtant céder? Le Soquior émit un petit rire moqueur, songeant à la ténacité de certains humanoïdes devant les pires tortures. Pour un être comme lui, cela sonnait purement et simplement comme une forme de folie en elle-même. Et il aimait cela… Il avait, depuis la capture de ce lycan, tenté de le « domestiquer », comme il s’amusait à l’affirmer, en le brisant de plus en plus jusqu’à ce qu’il cède. La théorie du démon voulait que, tout comme le pouvoir était attiré par le pouvoir, la folie était attirée par la folie. Tout comme le plus fort domine, le plus fou domine. Ainsi donc, lorsque Caïron, au nom surligné, en gras et majuscules, dans sa tête et probablement aussi dans celle du geôlier – pauvre-lui – laisserait le chaos prendre possession de lui, corps et esprit, il accepterait du même coup le contrôle total de l’un des plus fous de tous les démons, le Général démoniaque Denathyr Verodren.

Ce soir était le bon soir. Cette certitude mettait l’eau à la bouche à Denathyr, qui fit claquer sa queue de rat tel un fouet, dissimulant plus que mal son impatience. Cette expérience qu’il faisait visait à créer un monstre qui resterait fidèle, même devant ses anciens amis le suppliant d’épargner leur vie. Un tel laquait ferait le bonheur de ce démon qui détestait plus que tout se salir les mains. Il avait justement hâte de voir la bête à l’action dans de vraies situations de combats contre des élémentalistes. Et si l’expérience était un franc succès, eh bien, pourquoi ne pas recommencer. Une armée de loups-garous serait le moyen rêvé de dépister et d’anéantir enfin les dernières poches de résistance.

Denathyr voyait le chaos comme un art. Il s’imaginait ses expériences telles des ébauches, des croquis d’une œuvre plus grande encore que les vieilles peintures couvertes de cendres accrochées aux murs, dans les couloirs de l’ancienne Elament. Il s’imaginait les batailles telles de gigantesques œuvres surréalistes issues de son génie. Lorsqu’il prenait le contrôle de celles-ci, il tenait le pinceau, répandant le sang comme il le ferait sur la toile d’un futur chef d’œuvre. Le chaos: sa magie, sa science, son art.

L’elfe se tourmentait dans un coin de sa cellule alors qu’on lui servait son repas du jour. Alors que ses horribles cheveux bruns sales étaient remplacés par une magnifique fourrure noire, Denathyr ressentait, comme à chacune des transformations de Caïron, une excitation sans bornes. Il tapait du pied, plus que fébrile en l’attente du carnage qui ne tarderait pas à naître. En effet, ce « repas » était en fait constitué de non-démons, des êtres à la vie insignifiante qu’on avait capturés sans se voir opposer quelconque résistance significative alors qu’ils souhaitaient rejoindre l’École d’Elament. Avec un peu de chance, l’un d’eux survivrait, deviendrait un loup-garou et serait lui aussi digne d’être étudié, puis asservi, mais Denathyr n’y comptait pas vraiment. Un grand rire s’empara finalement de lui alors que le sang frais et les viscères sanglants se répandaient sur le sol, de même que sur les murs de la cage. Une artère fut perforée et le sang d’un pauvre homme gicla, éclaboussant le visage du Général. Les yeux révulsés, le bonheur pur envahissaient celui-ci alors qu’il savourait un moment pareil, tout en léchant les gouttes qui passaient près de sa bouche dont sortait le rire même de l’homme qui n’a jamais connu la raison. Il plongea alors dans une sorte d’euphorie qui dura jusqu’au matin, lorsque le loup redevint l’Elfe.

Il le regarda longuement sans dire un mot, puis se hasarda à demander :


« Dis-moi, si seulement la folie ne t’as pas prise à un point tel que tu ne puisses plus parler, comment tout cela s’est déroulé dans ta petite tête. As-tu un tant soit peu apprécié le goût de la chair? As-tu apprécié notre cuisine? Aller, n’aie pas peur! Dis-moi tout, je t'écoute! »
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MessageDim 3 Oct 2010 - 17:05

La bête était là. Caïron sentait sa présence oppressante au fin fond de son âme, asphyxiant les rémanences de raison qu’il essayait de conserver. L’elfe était debout face à son tortionnaire, le dominant par sa grande taille. Le regard vide, du sang coagulé collait ses cheveux en tresses. D’une main il tenait toujours un bras sanglant mi-mâché, mi-déchiré. De l’autre, il se tenait debout contre les barreaux de sa cellule, inconscient de tout ce qui l’entourait comme toujours.
Des gouttelettes de la matière rouge dégoulinaient à intervalle régulier pour aller rejoindre la mare de sang sur le sol. Pendant un instant, il se sentit libre. Pour un instant il pu sans savoir pourquoi regagner le contrôle de son être. Mais hélas ce ne fut qu’une autre calomnie de son maître pour éradiquer toute possibilité de réhabilitation chez l’être réduit. La vie naquit de nouveau dans ses yeux tourmentés, rien que pour les quitter à nouveau à jamais.
L’horreur de ce qu’il est devenu, de ce qu’il a commit brûlait ses nerfs et ramollissait son cerveau. La douleur était incommensurable, indescriptible. Lui l’elfe Noldor, réduit à ça. Il ne savait plus qui il était, ce qu’il était sensé être, pourquoi il existait.


*Pour le sang*

Cette fois aucune réponse. Le nom s’évanouit dans les ténèbres, engloutit par l’horreur des actes commis.

*Pour la chaire*

Sa bouche s’ouvra machinalement, comme pour formuler un mot sans y arriver. Ils se refermèrent. Il allait comme toujours répéter son nom jusqu’à ce que la douleur s’en aille. Mais cette fois, en se rappelant son nom, il n’arrivait à plus rien se rappeler de sa vie antérieure. Tous ce que ce nom lui rappelait, n’était autre que l’odeur du sang, le gout de la chaire et les cris d’agonie. Rien d’autre que le malheur.

À quoi donc cela servirait de se le rappeler.

À quoi servirait-il de résister à cette volonté quasi divine qui étranglait chaque parcelle de son être uniquement par sa présence.

Ne valait il pas mieux de laisser aller.


Au fur et à mesure qu’il y pensait, son être se déstabilisait. Plus longtemps l’intense regard du maître l’observait, les ténèbres le réclamaient. C’est ainsi que la volonté du démon triompha. C’est ainsi que Caïron l’elfe Noldor laissa aller son identité pour embrasser celle du lycan.

Citation :
Dis-moi, si seulement la folie ne t’as pas prise à un point tel que tu ne puisses plus parler, comment tout cela s’est déroulé dans ta petite tête. As-tu un tant soit peu apprécié le goût de la chair? As-tu apprécié notre cuisine? Aller, n’aie pas peur! Dis-moi tout, je t'écoute!

Ses lèvres s’étirèrent en un rictus et que ses yeux s’illuminèrent d’un regard malsain digne d’un seigneur démon. Il ramena le bras démembré en dessous de ses cavités nasales et respira profondément. Le rictus se transforma encore une fois pour laisser place à une gueule à la denture acérée. Le nouvel être sans nom avait réussit une prouesse digne d’un lycan de longue date…

Une transformation partielle.

Ses crocs logèrent la chaire.


‘Pas vraiment savoureux celui là, l’Aasimar du mois dernier avait un meilleur goût. Ils ont le sang tellement suave. J’aimerai bien avoir un Aasimar si y en a.’
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MessageVen 15 Oct 2010 - 4:20

Le soquior s’était calmé, mais voilà qu’en voyant la transformation partielle, il se lançait de nouveau dans des ricanements retentissants qui, il le soupçonnait, venaient déranger l’esprit du pauvre garde posté à la porte. Il devrait s’y habituer.

Denathyr n’avait d’yeux que pour le monstre qu’il avait créé et il savourait sa réussite plus que tout. Il devait se l’avouer: pendant un instant, il avait cru que la pleine lune de ce mois-ci ne serait pas la bonne et qu’il devrait patienter au moins un mois encore. Finalement, il semblait qu’il ait obtenu le résultat escompté.

S’adressant au nouvel être ainsi créé, il dit, d’un ton presque trop calme par rapport à l’insanité qu’il avait démontré plus tôt:

« Soit le bienvenu parmi les fous, mon cher. Je me vois désolé de t’affirmer que, la nouvelle de la prise d’Elament s’étant répandue aux terres alentours, la vermine se fait plus rare dans les parages. Il y a en plus ces résistants qui gênent. Je suis néanmoins très heureux de constater que tu as apprécié ton repas. »

Dans ces paroles, Denathyr ne plaçait aucun sarcasme ni aucune ironie. Il ne faisait que dire ce qu’il avait à dire en présentant sa façon de voir le monde. Il se mit à tripoter l’amulette qu’il portait à son coup. Ce faisant, il songeait à l’époque où eux, démons, étaient considérés comme de la vermine. Ainsi, le rat du pendentif se transforma en loup. Un petit ricanement et il dit à voix haute, même en sachant que personne ne pouvait suivre le cours de sa pensé:

« Ainsi, le chasseur deviens la proie. Toi, mon cher Caïron, sauras-tu demeurer le chasseur? Sais-tu qui tu es? Réalises-tu pleinement ce que tu es? Te rappelles-tu un peu de ton ancienne vie? »

Quel était le sens de la vie d’un être de son espèce? Les démons vivaient pour le sang et le pouvoir, mais qu’en était-il des humanoïdes qui n’avaient aucune goutte de sang démoniaque en eux? Vivaient-ils pour aimer ou pour jouir de la vie tout simplement? Vivaient-ils pour apprendre ou pour s’améliorer? Non, rien de cela! Les races non-démoniaques n’avaient aucune raison d’être si ce n’est celles qu’ils se donnaient mutuellement. Les dieux avaient fait une erreur et elle devait être corrigée. L’anéantissement de peuples dont l’existence est vide de sens pour l’avènement des démons. C’était équitable.

Denathyr s’adressa encore une fois à son prisonnier/cobaye:

« À quelle tâche penses-tu que je t’assignerai une fois que tu me prouveras que tu es docile comme un toutou? Serviteur, ça te vas? Tu feras un bon esclave, j’en suis certain. Mais je peux bien sûr t’envoyer chasser, les nuits de pleine lune, mais seulement si tu promets de revenir. Bon, après tout, tu en es un peu obligé, sous peine de subir d’atroces souffrances. Tu es précieux, pour moi, tu le sais? Je tiens à toi car tu es ma première expérience sur la lycanthropie contrôlée. Tu veux savoir de quoi il s’agit, n’est-ce pas? Je vais tout t’expliquer si tu te tiens sage, rassure-toi. Serais-tu encore capable d’effectuer une transformation partielle? Fais-le et je te dévoile tout, y compris qui je suis. »
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MessageVen 22 Oct 2010 - 14:37

Bizarre est l’être vivant, bizarres sont les élémentiens.

Après tant de souffrances, après tant d’agonie, après tant de malheurs à s’accrocher à son identité à sa raison, laisser tout se faire emporter, et pour quelle raison…


Raison ???!!!

Qui peut parler de raison après avoir subit la folie d’une des volontés les troublés et des plus accablantes des diables de l’enfer pour plus de deux ans. Il serait aisé de dire que la volonté des être libres triomphera toujours à la fin… Mais là, lui…il avait dépassé la fin à des lieux et des lieux à présent. Aucun être n’avait jamais été martyrisé à ce point, personne n’avait du faire face à tant de supplices. Et pourquoi ? Pour quel but ? Eux ils les avaient oubliés… Eux ils les avaient abandonnés à leur sort.

‘Si les historiens des Elementiens survivent à ce qui les attends, Seigneur, j’aimerais bien leur apprendre une ou deux choses sur le courage, sur le sacrifice, sur les valeurs vides de sens qu’ils se prenaient la tête à nous bourrer le crâne avec sans que eux y croient un seul mot.’

Sa gueule reprit sa forme humanoïde.

‘Plutôt, j’aimerais bien leur insuffler ce que je penses de toutes ses notes que j’ai pris dans cette pièce même en mâchant leur chaire et broyant leur os jusqu’à ce qu’ils en trépassent’

Au final, lui ne se rappelait plus son nom, ne se rappelait plus ses origines, ne se rappelait plus sa raison d’exister. Mais ce dont il se rappelait était l’espoir qu’il chérissait depuis ce qui semblait être des siècles qu’un être à l’aura rayonnante vienne le tirer de sa misère. Mais ce ne fut point le cas. Pourquoi donc résister, alors qu’il est si facile de se conduire selon les désirs du maître. Il avait même l’intension de le récompenser pour le simple fait qu’il lui fasse un autre petit tour qu’il avait maitrisé depuis longtemps sans même s’en apercevoir. Maintenant, ayant embrassé sa nouvelle existence tout était clair pour lui. Plus besoin de se tordre de douleurs afin de s’attacher à des propos vagues et dénués de sens.

Tout ce qu’il se rappelait en ce moment était qu’il avait été trahit par les siens et que le maître voulais le récompenser uniquement pour qu’il prenne sa vengeance sur eux.


‘Oui eux….la raison de nos interminables malheurs’

Il détourna son regard du seigneur pour que ses yeux ravivé par la flamme de la haine et du désir de vengeance se posent sur les loups-garous survivants tel que lui. Il n’en restait plus que quatre mis à part lui-même. Mais là, lui ne voyait que des êtres à la peau claire et vive, à la chaire si pure, au sang chaud…si chaud que sa gorge s’assécha et que sa salive coula à flot. Il détourna son regard d’eux un instant pour faire un tour du cachot.

‘Ceux là ne sont plus vraiment bons. Et puis leur sang ne coule plus’

Il ramena ses prunelles au regard affamé sur ses confrères.

‘Dommage’

Il se retourna une dernière fois vers son tortionnaire

‘Partielle dites vous’

En l’espace de quelques instants, ses jambes se muèrent en d’immenses membres à la fourrure lisse qui le propulsèrent en avant avec une vitesse ahurissante et alors qu’il était toujours en plein air reprirent leur forme originelle pour que ses bras lourdement musclés, ses longs doigts aux griffes acérés et son museaux aux crocs tranchants s’en-prennent aux derniers témoins de son passage vers le coté obscur.

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MessageMer 10 Nov 2010 - 2:14

Denathyr n’aurait su décrire comment il se sentait exactement devant sa réussite. Il se sentait privilégié, c’était le mot le plus juste. Se tenait devant lui le loup-garou le plus pur qu’il ne lui ait jamais été donné de voir. Celui-ci était maintenant seul dans sa cellule, en compagnie seulement des cadavres des autres cobayes. En fait, on ne pouvait pas vraiment appeler ceux-ci des cadavres, car il s’agissait plutôt de lambeaux, tripes et viscères sanglantes épandues au sol de façon éparse, s’accumulant çà et là aux coins des murs. Il n’y avait jamais eu que lui. Depuis que l’expérience avait commencé, il y a de cela bien des lunes, le soquior avait su qu’il avait quelque chose en plus. Et c’était en constatant ce « quelque chose » que le sentiment de vivre quelque chose que peu pourront se vanter d’avoir vécu que Denathyr se sentait privilégié. Asservir un loup-garou était pratiquement impossible, mais la lycanthropie était si fascinante que le fou avait tout mis en œuvre pour accomplir ce qui, justement, était impossible. Un proverbe dit qu’il n’y a que les fous qui ne changent pas d’avis… vous avez ici la preuve de la véracité de ce fait. Denathyr était plus que fébrile devant le succès de ses travaux qui avaient, tout compte fait, plus porté sur la psychologie que sur la science. Il émit un rire sonore.

« Haha! Mais c’est formidable! Comment aurais-je pu souhaiter mieux? Je voulais le plus fort des loups-garous pour moi et j’ai non seulement atteint ce but, mais en plus, celui-ci est un excellent animorphe! Tu sais quoi? Je nous ouvre une bouteille de champagne. Ah non, c’est vrai, je n’y avais pas pensé! Je supposé que tu n’as plus soif après tout ce sang. Peu importe, dis-moi si tu en désire, mon cher garde, ici, va aller m’en chercher. Après tout, il sait bien qu’il n’y aurait que moi qui saurais t’arrêter, dans cette pièce, si jamais tu tentais de t’échapper. »

Denathyr sourit en dévoilant deux rangées de dents parfaitement blanches et pointues. Il s’y passa la langue. Il aimait la frayeur et le dégout que son comportement inspirait chez les autres. En pensant à cela, il eut l’idée de poser une autre question à son cobaye.

« Je sais que tu dois attendre avec impatience que je te dévoile pourquoi je te garde dans ta cage depuis presque deux ans, mais avant de t’en dire plus, j’aimerais que tu commences par me dire ce que tu penses de moi et de mes expériences. Je tolère les préjugés, crois-moi. Je veux simplement savoir ce que tu crois que je sois parmi les miens et ce que je suis à tes yeux avant de te dire qui je suis réellement, tu comprends? »

Denathyr ne lui avait pas encore révélé quoi que ce soit, même pas son poste. Il était cependant certain que Caïron l’ait deviné selon la réaction de ses soldats face à lui, mais rien n’était sûr. Ce petit test visait à vérifier ce que le poids de sa présence inspirait au pauvre elfe. Pauvre n’était pas le mot, non, car lui aussi, en y repensant, était privilégié. Privilégié d’avoir obtenu à la fois le droit de rester en vie et un grand pouvoir.

« Allez, vas-y, je suis tout ouïe! »
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MessageVen 24 Déc 2010 - 15:22

Vous êtes LE maître

Que pouvait-il dire plus que ça ? Devrait-il lui raconter comment sa seule présence suffoquait son esprit ? Devrait-il lui parler de l’effroi et du désespoir qui empoignait son essence dès que Lui commençait à descendre les marches de l’escalier ? Où devrait-il lui raconter ce qu’il avait entendit les gardes siffler derrière son dos et en rire en éclats ? Où peut être de ses histoires semblables à celle du coin du feu qu’avaient raconté quelques uns de ses anciens confrères ? Ses histoires à en mourir de terreur.

Qui suis-je votre seigneurie pour avoir un avis vous concernant ?

Vos désirs sont des ordres rien de plus ne vaut la peine de fatiguer votre ouïe


Cependant, il était sûr que le maître avait perçu sa terreur. Comment ne l’aurait il pas fait alors que sa voix tremblait en s’adressant à lui et qu’il ne pouvait ne résigner à le regarder droit dans les yeux. Le simple fait d’élever ne soit ce un brin au dessus des chevilles le paralysait. Cette aura malsaine, meurtrière instable comme une mer dont les flots pourraient se déchainer à tout moment pour vous briser les os.

Le loup agrippa de sa main droite, son coude gauche afin d’essayer de cacher les spasmes qui s’étaient pris à son bras tendu.

Si vous permettez maitre… dites moi vos désirs, parlez moi de ce que vous attendez de votre serviteur…

Et si vous permettez je voudrais un Aasimar pour plus tard j’en deviens sérieusement accro à leur substance.

Son visage se déforma en une expression hystérique qu’il voulait que ce soit un sourire. Ses yeux étaient grandement ouverts ses lèvres tirées à la limite de son visage jusqu’à les ensanglanter…


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MessageMar 4 Jan 2011 - 7:23

Denathyr sentait la terreur de Caïron et s'en régalait, mais il fut néanmoins ébranlé par l'intensité de celle-ci. LE maître se sentait tout de même choyé, LE maître était heureux de la réussite de son expérience, réussite totale, soit dit en passant, LE maître était un génie, un prodige, mais LE maître était légèrement inquiet de l'intégrité mentale de son cobaye. Il avait voulu briser la résistance de l'esprit du loup-garou, pas son esprit en tant que tel. La peur était un sentiment formidable, mais le Soquior ne souhaitait pas que celle-ci empêche le serviteur de bien exécuter ses tâches.

« Je dois te demander une simple chose, mon cher serviteur. Tu es nouveau, alors tu n'es pas au courant, mais je vais faire simple: ne m'appelle pas ''Maître'', ça me rend mal à l'aise. Appelle-moi plutôt ''Seigneur Verodren'', c'est plus acceptable. Si tu n'as rien à faire à un moment où à un autre, tu viens me voir. Si je ne suis pas là, tu attends. Maintenant que tu connais les règles, je crois que je peux te laisser sortir. Si tu veux bien, nous pourrions marcher côte-à-côte jusqu'à mon manoir. »

Denathyr sourit, puis demanda au gardien de déverrouiller la cellule. Il y entra, passa son bras par-dessus l'épaule de l'esclave et l'entraîna vers la sortie. C'est en descendant les marches vers le hall du Palais des Feux qu'il répondit aux autres questions du loup-garou:

« Les Aasimars dont la chair est si succulente sont malheureusement devenus des denrées rares, mais si un de mes hommes tombe dessus, je veillerai à ce qu'il t'en rapporte un peu, tu en as ma parole. »

Sur ces mots, Denathyr ouvrit la porte et fit face au soleil levant.


« Il est maintenant le moment de te révéler pourquoi je t'ai tant torturé et pourquoi je te retiens en cage depuis tant de lunes. Alors voilà: je m'ennuyais et j'avais envie de m'amuser un peu. »


Denathyr, gardant son sérieux, regarda la réaction de Caïron, puis lâcha en éclatant de rire:

« Mais non, voyons! Je blaguais! Bon, c'est vrai que ce n'est pas tout-à-fait faux, mais la véritable raison est que je fais des expérimentations sur l'asservissement. Parmi tous les loups-garou, tu étais le seul cobaye. Les autres étaient prédestinés à mourir sous tes crocs. Ton esprit a été mené au bord de la rupture et à ce stade, on peut le reconstruire tel qu'on le veut. Maintenant, nous serons en mesure de reproduire l'expérience avec n'importe quel élémentaliste. »

Denathyr fit une pause.

« Je souhaiterais tester ta force et ta dévotion. Ta première tâche, que tu commenceras dès la tombée de la nuit, sera de me rapporter la tête d'un élémentaliste. D'ici là, je dois te montrer tes quartiers. Suis-moi à l'intérieur. » dit le Général en ouvrant l'une des grandes portes de sa demeure.
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