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 Chapitre VIII La bibliothèque du manoir Raelu

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Janus Von Raelu
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MessageSam 24 Juil 2010 - 9:57

« Selon les volontés de monseigneur, j’ai fait inventorier la bibliothèque afin de connaître l’ampleur des connaissances disponibles dans votre manoir. Monseigneur sera sans doute surpris de la masse de document présent traitant presque exclusivement du vampirisme, allant de simples poèmes, pièces de théâtre, à des manuels et des traités scientifiques, voir magiques plus poussés. L’ancien propriétaire avait dépensé une fortune pour acquérir certains d’entre eux. Je vous laisse le soin de prendre en compte cette liste exhaustive des documents, ayant trait au vampirisme, que vous m’avez demandé de préparer. Je me suis permis d’ajouter certains de vos propres documents à la liste afin quelle soit plus complète, dirons-nous. »

Votre dévoué majordome.

- Commentaires du Sanguinarium volumes 1, 2, 3.
- Hiérarchie au sein des clans vampires
- Tome de la Mort-Vie
- Journal de Kaznar de Brolcheim
- Les Anciens Clans
- Histoires perdues de Magyar
- La Seconde lune
- Black Moon
- Sang Frais
- Sang Noir
- Sang Immortel
- Traité de nécromancie expérimentale
- Le Roi en Rouge
- Fondamentaux d’Alchimie
- Poisons et Contre-poisons
- Corruption : stades de maîtrise
- Le Vampirisme
- Paroles d’Ulrich - #
- Le livre des Profonds
- Souvenirs d’une vie révolue
- Incident à Kalmastre
- Journal de Vaaquiel
- Charte d’expulsion de Kalmastre
- Le Jugement
- Le revers de l’Elamentias - #
- Un livret d’artificier
- Buveur de Sang
- L’être Morava - #
- La nuit porte conseil
- Le Graal de Sang
- La Dame en Blanc
- Histoires Perdues de Siddarthâ
- A l’ombre des murailles de Tyr - #
- La prise d’Elament
- Les Carnets d’Ulrich de Feulueur - #
- Les Traqueurs
- La Tombe
- Expériences médicales : sujets test n°1 à 6
- Expériences médicales : sujets test n°7 à 12
- Expériences médicales : sujets test n°13 à 18
- La poussière des vampires
- L’Ancien
- Histoire des journaux sanglants
- Cœur de Glace
- Morsures et Plaies
- Les Patriarches
- Histoire du Clan de Feulueur
- Le Sire Massacre - #
- La Main Sanglante
- Une ombre parmi tant d’autres
- Le Précipice
- Traité astronomique sur les effets des éclipses et du vampirisme
- Traité sur les conséquences médicales vampirisme et les conditions de vie afférentes
- Le gouvernement par la peur
- Deux yeux rouges dans la chambre close
- Le Sanctuaire
- Alphabet runique du Clan de Feulueur
- La Passation volume 1 et 2
- Les non-morts
- Les deux fois nés
- Nécromancie apparentée au vampirisme
- Le couvent des Sœurs mondaines
- Matriarcat et Patriarcat
- Le système des castes
- La Haute Assemblée
- Discussions au collège des régents
- Les couvents vampiriques
- Le rituel de l’accession volume 1
- La cérémonie du démembrement volume 2
- L’autel du feu volume 3
- La purification volume 4
- Les exilés
- Les invisibles
- Les parias
- Les prêtres
- Les guerriers
- Les concubins
- Les conseillers
- Une mort définitive
- L’abîme des eaux rouges
- la Foi et le Feu d’Ulrich
- Les ruines de Mzanech
- Les Monts décharnés
- Le Placard des poisons
- L’Heure Rouge
- Le manoir des ténèbres
- Malnwaroth - #
- La Confrérie
- Un journal taché
- Journal de bord du Morigan
- L’Aube perdue volume 1
- Un nouveau Crépuscule volume 2
- La réponse du roi Guhul gro-lardang
- Le conseil du régent
- Les trois conseillers
- Les douze Croix Sigillaires
- La Faim
- Les Prémonitions
- Vampire y es-tu ?
- Journal du seigneur Ulrich
- Le Fer de Lance
- Tribunal
- Les horreurs de Tel Yaruth
- Un infortuné régiment
- Les Cinq Chants des Sang Immortels - #


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Dernière édition par Janus Von Raelu le Ven 17 Sep 2010 - 14:37, édité 11 fois
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Janus Von Raelu
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MessageDim 25 Juil 2010 - 10:25

Le Sire Massacre

Récit par Horace Blackley, chancelier à la cour du roi Modoc.

« La fureur avec laquelle son altesse s’était adonnée à la chasse au cours des deux dernières semaines avait été particulièrement spectaculaire. Banquet, ripaille, chansons de bardes, danses entre petits nobliaux du royaume avait transformé le triste et sombre palais du vieux roi Modoc en un lieu de festivité où les chants et les danses avaient remplacé la poussière des tentures moisies. Le roi avait organisé des réjouissances, chose étonnante du fait de son avarice prononcée, pour les vingt printemps et les noces de son unique enfant né mâle et héritier, le Prince Merodoc.

Ce dernier était, à la différence de son père, un être intéressé au plus au point par les arts, que cela soit la peinture ou la musique. Son père avait vainement tenté d’en faire un guerrier, à son plus grand regret : les uniques tentatives du port de l’épée par le jeune Prince s’étaient révélées plus dangereuses pour lui-même que contre la quintaine qu’il affrontait. La chasse était donc impensable pour le jeune homme, qui préférait et ce, pour la plus grande joie de son père la présence de la jeune duchesse de Nebelwald. Les deux jeunes tourtereaux n’étaient d’ailleurs pas sortis depuis quatre jours de leurs appartements ; l’assemblée n’en avait que faire, du moment que le vin et les rôtis arrivaient dans leur gosiers.

Aussi fus-je effrayé, à mon retour de Labourr, où mon maître m’avais envoyé pour négocier les prix de transports du bois précieux grâce à nos caravanes, de découvrir avec horreur ce qu’était devenu cette noce. L’assemblée tout entière avait été massacrée à table, le roi lui-même dans son fauteuil, un rictus de peur encore peint sur ses traits fins. Ducs et comtes, grands du royaume attablés gisait à terre, sur leurs fauteuils ou la tête dans leur assiette, les cheveux, voir les perruques imbibés de sauce à la cannelle. Serviteurs, cuisiniers, majordomes, eux aussi égorgés, gisaient dans les couloirs ou dans les pièces adjacentes. Dans la grande marmite cuisait ce qui ressemblait à des restes humains mitonnés avec des petits légumes. Quelque soit ce qui avait pu se dérouler ici, cela n’était pas l’œuvre d’une révolte paysanne, ou d’une trahison des gardes, ces derniers toujours à leur poste ou dans la caserne de château, raides morts.

Nous découvrîmes un rescapé, le majordome personnel du Prince, enfermé depuis plusieurs jours à ce qu’il prétendait dans les latrines de la tour ouest, la tour des appartements royaux. Affolé, l’homme paraissait livide de peur. Sans arme, il demanda à l’un des gardes qui m’accompagnait de le conduire jusqu’à la sortie, tout en criant « ils les ont tous tué, et ils s’en sont nourris ». Il fallait tirer cela au clair. Prenant avec moi les trois derniers hommes d’arme, deux archers et un épéiste, nous montâmes jusqu’aux appartements royaux. Ceux de feu mon maître étaient vides ; ceux du Prince contenaient les cadavres du jeune couple. Personne d’autre. Nous descendîmes alors vers la salle de banquet, proche du grand hall où un cri retentit. Il est vrai que notre dernière action ne fut pas réellement héroïque : l’un des hommes d’armes envoyé en éclaireur vint me prévenir que son camarade venait d’être décapité par le majordome du Prince et qu’il s’était abreuvé de son sang. Un vampire ; maudite sangsue. La seule issue réelle était bloquée par le démon. Ne restait plus alors qu’emprunter le passage secret derrière le trône et fuir.

Nous nous retirâmes tous dans la ville de Tyr Makrozoar où le monstre nous traque depuis maintenant deux ans. Il aurait créé d’autres êtres de sa race : ils hantent maintenant les ruines du château du roi et se font appeler le Clan de Feulueur. J’écris ces dernières lignes avant que ma fin ne soit proche car je suis le dernier survivant de cette aventure et j’ai bien cru voir l’un d’entre eux dans la salle de l’auberge. Mais on frappe à ma porte. Personne ne sait ni où je suis, ni plus important qui je suis. On gratte à ma fenêtre, ainsi que sur le toit. Ce sont eux. Ces notes seront le seul témoignage de ce qui se sera passé dans ce château… »

[les notes du manuscrit s’arrêtent là, des taches brunes d’encre ou de sang assombrissent le reste de la page endomagée]

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Janus Von Raelu
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MessageLun 26 Juil 2010 - 13:52

A l’ombre des murailles de Tyr

Pièce de théâtre en trois actes.

Arnulf – homme, haut-elfe, bibliothécaire du château, grand-père de Threndra
Boémonde – femme, aasimar, cuisinière du château
Torgal – homme, aasimar, héraut du comte
Duli – homme, nain, capitaine de la garde du comte
Ganus, Kofur, Legan, nains, gardes du château
Threndra – femme, haute-elfe, négociante, petite-fille d’Arnulf
Le comte Periagrin – homme, bosmer, noble vieillard
Brangol – homme, bosmer, chef de la délégation des paysans des terres de Periagrin
Aetheor – homme, elfe noir, messager


Le premier acte introduit les personnages dans le château du comte Periagrin, situé à proximité de la ville de Tyr Makrozoar, sur un important carrefour commercial.
Le second acte à mis en place l’intrigue avec le début des négociations d’achat du château entre Periagrin et Threndra, alors que des disparitions de plus en plus fréquente ont lieu.


Acte III, scène première

Periagrin, sur son trône, et Threndra, sur la troisième marche de l’estrade du trône, en pleine discussion
Les gardes à leur poste, deux près de la porte, un à côté du trône
Duli à droite du trône du comte
Torgal, Brangol, Boémonde

Dans la salle d’audience, les portes grandes ouvertes qui laissent aller et venir le personnel


Periagrin – Vous connaissez ma réponse pour le moment, faites-moi une meilleure offre et nous pourront en rediscuter plus tard. Pour le moment laissez-moi, j’ai d’autres affaires à régler, avec toutes ces disparitions.

Threndra – Je sais que vous faites tout pour retrouver vos gens. Merci de ne pas laisser tomber, mon grand-père aurait apprécié votre dévouement… Sa disparition ainsi que celles de plusieurs de vos gardes laisse à penser que la région n’est peut-être plus sûre pour le moment. Mauvais pour les affaires tout cela.

[Entrée de Torgal]

Torgal – Monseigneur, le représentant de la délégation des paysans demande une audience.

Periagrin – Faites-le entrer.

Brangol – S’lutations, m‘seigneur. J’chu v’nu sur l’demande… heu… d’mes camarades pour vous avertir qu’ya une drôle d’bête qui rode le soir et qui nous bouffe tous nos bestiaux. L’jour dernier, l’Froim, not’e forgeron, ben, il a trouvé ses quat’e moutons zigouillés, tous vides de sang. C’matin, v’la qu’c’est l’tour de Dredoc et d’Merobo : quat’e chèv’es pour l’un et tout l’poulailler pour l’aut’e. Z’allez dire, pour l’odeur, j’m’en plaindrai pas, mais bon, ils veulent que va vous voir, alors, j’chuté v’nu.

Periagrin – Je comprends, et je vous envoie quelques gardes pour régler cette histoire. Nous verrons bien demain.

Duli – Monseigneur, si je puis me le permettre, nous risquons de manquer d’hommes pour défendre le château, puisque plus de la moitié d’entre eux sont aussi occupé par la battue pour retrouver les disparus.

Periagrin – [à Duli]Et je devrai laisser mes gens souffrir sans rien faire ? Croyez-moi, ces bonnes murailles nous ont toujours défendues et de toute manière, les hommes rentrent au château le soir. [à Brangol] Je vous fais suivre par un détachement de quelques hommes pour que vous soyez plus rassuré ce soir.

Brangol – Merci m’sieur l’comte. Santé et prospérité pour vous et tout l’château !

[Sortie de Brangol ; entrée de Boémonde]

Boémonde – Mes respects, monseigneur. Je viens pour le menu du souper. Depuis que le cuisinier en chef à disparu nous sommes un peu perdus aux cuisines. Nous vous proposons donc de commencer par un velouté froid de légumes d’été, puis une pintade rôtie aux aromates dans sa terrine, sur lit de tomates et de…

Periagrin – Ce sera tout, je vous fais confiance.

[Sortie de Boémonde]

Acte III, scène 2

Periagrin, Threndra, Duli, Torgal, Duli, les gardes, Aetheor

[Des bruits proviennent du grand hall, bientôt rejoints par des cris]

Periagrin – Qu’est-ce que cela ?

Aetheor – Monseigneur, la bête est revenue ! Sitôt le couchant disparu, il a surgit de nulle part et a massacré les gardes que vous aviez envoyé, ainsi que le pauvre Brangol, sur la route menant au village. Il est ensuite arrivé au château et il a tué les gardes qui veillaient près de la porte. Je l’ai vu depuis la tour ouest. Il arrive !

Duli – Puis-je vous ramener sa tête, monseigneur ?

Periagrin – J’ai toute confiance en vos capacités. Torgal veillera sur ma vieille carcarsse. Jeune Dame, je vous conseille de rester ici.

Threndra – Avec joie, monseigneur.

Duli [En sortant, le marteau brandit au-dessus de sa tête] – En avant messieurs ! Sus à la bête. Aetheor, montre nous où il est !

[Sortie de Duli et des gardes, suivis d’Aetheor]

Acte III, scène 3

Periagrin, Torgal, Threndra, Arnulf

[Torgal se précipite à la sortie des gardes pour fermer la porte et tirer le verrou ; une fenêtre se brise près du trône du comte, Arnulf entre]

Periagrin – Qu’est-ce que… ??? [Arnulf se jette sur lui et lui mord le cou. Il le soulève de terre, le vide de son sang et le replace dans le fauteuil dans une position grotesque, duquel il finit d’ailleurs par tomber]

Threndra – Grand-père, calme-toi, espèce d’imbécile !

Torgal [l’épée au clair] – Tu vas mourir, bête immonde !

Threndra [à Arnulf] Laisse-le moi ! [Elle saute sur Torgal, jette au loin son épée, le soulève de terre et lui sourit de toutes ses dents]

Torgal [Peur et incompréhension se peignant sur son visage] – Vous aussi, il vous a transformé ?

Threndra – Disons que je suis plutôt son Sire qu’il ne l’a été ! Petit accident de parcours vous dirai-je. [Rire immonde]

Torgal – Mais,… je… [Threndra plonge sa tête vers son cou et arrache la peau menant à sa jugulaire avec ses dents ; après avoir bu, elle jette le cadavre à terre]

Acte III, scène finale

Threndra, devant la scène ;
Arnulf dans un coin sombre, assis sur le trône du comte ;
Le comte Periagrin et Torgal, à plat ventre, baignant dans leur propre sang ;

Dans la salle d’audience ; des coups retentissent petit à petit contre la lourde porte de bois.


Threndra – Alors c’était toi, espèce de demeuré ! Tu n’as pas pu t’en empêcher ! Je t’avais pourtant dit de t’éloigner pendant suffisamment longtemps pour que je puisse mener à bien ces négociations et espérer acheter ce domaine. Il n’avait pas d’héritier et il ne m’a pas signé ce fichu contrat. Tout est à l’eau !

Arnulf – [gémissement]

Les gardes [Etouffée par la porte] – Ouvrez cette porte !

Duli [Voix tout aussi étouffée, aux gardes] – Défoncez-moi ça !

Threndra – Arrête de pleurnicher sur ton sort. Tu sais ce que cela veut dire : il va nous falloir hanter ce château plutôt que de l’habiter et personne ne s’y arrêtera plus pour faire du commerce. Je suis ruinée.

[La porte craque ; Duli entre, le marteau brandit, les gardes sur ses talons]

Duli – Vous êtes faits, chiens ! Rendez-vous, ou vous mourrez

Threndra – C’est ce que l’on verra

[Les lumières s’éteignent dans un léger bruissement ; un léger souffle d’air parcours la scène ; rien d’autre que des bruits de métal qui s’entrechoquent et des grognements des nains ; hurlements et rires démoniaques]

Rideau.

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Janus Von Raelu
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MessageLun 26 Juil 2010 - 14:01

Les Carnets d’Ulrich de Feulueur

16 du début du mois des moissons : j’ai rencontré un homme près du château. Il m’a assuré de pouvoir me venir en aide dans ma relation avec Victoria, la fille bâtarde du baron Harimon, qui travaille comme gouvernante de la jeune épouse du Prince Merodoc.

14 du milieu du mois des moissons : J’ai revu l’étranger au village, il dit vouloir s’y installer, pourtant personne n’arrive à le trouver en ville au cours de la journée. Il arrive toujours à la taverne en fin de journée, pour offrir à boire à tous une fois le travail des champs terminé. Je ne suis présent que sur ordre du Prince pour connaître l’ambiance qui règne et lui apporter renseignements sur ce qui se dit contre ou en faveur du roi son père. Tout le monde me connait ici, je n’ai donc pas à me cacher.

15 du milieu du mois des moissons : L’étranger n’est pas revenu pendant plus de deux jours. J’ai crains sa disparition dans la nature, avec tout ce que nous avions échafauder pour m’aider à partir d’ici, ou plutôt à m’échapper de l’emprise de ces bons à rien de nobliaux et de ce roi de pacotille qui préfère compter ses pièces d’or au fin fond de ses salles perdues sous le château que de tenir audience et de rencontrer ces sujets. Certes son fils peut prendre occasionnellement sa place, mais il n’est pas encore roi. Ses décisions sont parfois mal comprises, allant à l’encontre de celles de son père.

11 du début du moi des labours : J’ai amené l’étranger au château où il a rencontré le roi. Il dit être le Sire Kaznar de Brolcheim, méandalien en exil. Allez savoir pourquoi, le roi semble fasciné par cet homme tout comme je l’étais. Il lui a offert le gîte et le couvert jusqu’aux noces de son fils. J’ai enfin pu lui présenter Victoria, la dame au service de la Princesse. Elle a été enchantée de savoir que nous avions un allié pour résoudre notre problème.

15 du milieu du mois des labours
: Le Sire mange peu, et sans son armure, libérée de son lourd manteau noir de voyage, il semble plus mince qu’il ne paraissait au début dans ses habits de velours vert. A la fin du repas, non content d’écouter une ballade jouée par l’un des ménestrels du château, l’hôte s’est mis à nous conter une étrange histoire, celle de la traque d’un vampire. Visiblement il serait le chasseur et ses pas l’auraient conduit jusqu’ici, où la bête se serait réfugiée.

18 du milieu mois des labours : Nous nous préparons à fuir avec Victoria. Hier elle m’a annoncé que nous allions être parents, chose merveilleuse. Et le Sire se proposant de nous aider, merveilleux. Il m’a dit qu’il me demanderait un service plus tard pour compenser cette prise de risque. J’ai immédiatement accepté. Après tout, il semble être un homme bon. Il s’absente tôt, tous les jours, avant que le jour ne se lève et rentre que lorsque le soleil est couché. La bête tue toujours et il la traque sans relâche.

15 du début du mois du givre : Notre sauveur m’a prié de bien vouloir lui donner la clé de l’antichambre qui donne accès à la chambre des époux. Il craint qu’avec tous les préparatifs du mariage la bête ne soit poussée par ses instincts de prédateur vers eux lors de la nuit de noce. Il montera la garde pour éviter toute intrusion. Après lui avoir remis le double de cette clé, il est parti s’entretenir avec le Prince Merodoc pour mettre à exécution son plan.

30 de la fin du mois du givre
: La noce est célébrée, les époux partis convoler dans leurs appartements. Seul le triste Sire s’est imposé de ne pas se réjouir trop vite et monte la garde, seul, là-haut. Victoria n’est pas redescendue. Je vais la chercher.

31 de la fin du mois de givre
: Je me suis fourvoyé du début à la fin. Mon Sire est parti. Victoria gît à mes pieds dans son sang, ou tout ce qu’il en reste après que je m’en sois repu sur l’ordre de mon Sire. Il a tué les jeunes époux. J’entends la fête en bas ; il y a trop de bruit. Je veux dormir. J’ai faim, faim de sang. Tuer, manger, boire, dormir. Demain tout ira mieux.

1er du mois des neiges
: Hier, j’ai éliminé l’ensemble des convives, des gardes et des membres du personnel du château lors du grand banquet donné en l’honneur des noces du Prince. Je les ai tous tués. J’ai adoré ça. J’ai mangé avec les cuisiniers à leur dernier festin. J’ai fais cuir l’un deux dans une marmite et je l’ai fait servir aux convives comme entremet. Le roi a trouvé cela exquis. J’étais en paix jusqu’alors. Et aujourd’hui, je me trouve confronté à de nouveaux ennemis, l’ancien chancelier et quelques hommes d’arme. Il va falloir jouer serrer.

15 du mois des neiges : Victoire ! Le silence est revenu une fois les nouveaux venus éliminés. Certains ont fui comme des couards ; il faudra les poursuivre. J’ai en revanche découvert un passage secret pour sortir du château sans être vu. Intéressant. Maintenant peux commencer la création de mon clan. Mais avant je dois me reposer. La crypte que l’on traverse grâce au passage secret renferme bien des choses. Avec ces richesses et ce château comme base, il sera beaucoup plus simple de se cacher de la civilisation. Il faudra juste trouver de quoi se nourrir, et avoir quelqu’un pour nous fournir en chair fraîche pour ne pas éveiller les soupçons par des disparitions hasardeuses. Cette nouvelle vie va être bien agréable et enrichissante.

L’écriture cesse, puis reprend à la page suivante ; la main semble moins assurée, et l’écriture semble trébucher…

J’ai relu ce carnet et je me suis aperçu que la dernière entrée devait remonter à il y a un peu plus d’un an ! Comme le temps passe vite entouré d’une vraie famille. Le château est en notre possession et les paysans du coin n’on plus l’air de s’en approcher. J’ai réduit à néant les derniers qui osaient encore venir près des ruines et ai fait condamner le pont levis. Les douves contiennent maintenant plus d’eau stagnantes et de bestioles en tout genre que la barbe de feu le roi Modoc.

Les dernières découvertes dans la crypte sont bien enrichissantes pour notre clan. L’un des notre était versé dans la nécromancie avant sa transformation par l’un d’entre nous. Il continue de pratiquer cet art avec bien plus de facilité le croira-t-on dans cet environnement où les squelettes se dégagent à la pelle des différentes alcôves où ils étaient disposés. Il s’occupe de les réanimer depuis environ une semaine. Ils pourront garder les alentours du château et évincer les aventuriers et toute autre personne plus ou moins mal intentionnée à notre encontre.

L’écriture s’arrête de nouveau, puis continue sur la page suivante. Celle-ci devient quasiment illisible, des taches d’encre ayant aspergé la feuille et la tenue de la plume malaisée…

Non, ce n’est pas vraisemblable. Je devrai normalement être défunt depuis bien des années, et pourtant nous continuons de ripailler avec les victimes que notre contact de la ville de Tyr nous livre chaque semaine. Si je calcul bien, cela devrait me faire deux cent trente-neuf ans. Un vieillard dans la force de l’âge, vampirisé à vingt-huit ans. Ma Victoria est toujours aussi jolie, dans la robe d’apparat de l’ancienne princesse. Sa peau est depuis bien longtemps partie, laissant de jolis os blanc. Notre mage noir, Sil-Gandil, me l’a ramenée il y a bien des années maintenant. Les gardes squelettes surveillent toujours les cavernes. Et la nuit est toujours aussi belle. Il y a quelques temps, Amaraldur, un de chevalier venu autrefois pour nous tuer et que nous avons transformé en vampire, s’est pris d’amour pour une jeune donzelle de trente printemps. Une fois au château et la vérité révélée sur la vraie nature du chevalier, celle-ci a fui et s’est jetée de l’une des tours. Pour la rejoindre, ce chien galeux d’Amaraldur a bu son sang alors qu’elle était déjà morte, l’inconscient. Il est mort dans d’horribles souffrances. Nous sommes coupés du reste de la civilisation et ne savons pas ce qui se passe au dehors. Mais il nous faut toujours du sang, du sang, du sang… je meurs de faim, s’il est encore possible que cela puisse être le cas.

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MessageLun 26 Juil 2010 - 14:10

L’être Morava

Manuscrit original sur vélin par Eladrielad, mage noir au service du Clan de Feulueur. Rapport de travail pour la bibliothèque du Clan de Feulueur, Château de Malnwaroth.

« Bien peu d’entre nous ont jamais eu l’occasion de connaître la réalité des pouvoirs liés au vampirisme, et plus particulièrement à un certain type de vampirisme. Comme tout un chacun le sait*, le vampirisme accroit certaines prédispositions comme la vision nocturne et la capacité à « sentir » la présence d’autrui, lorsque celui-ci est aussi un enfant des ténèbres.

L’enfant des ténèbres ne peut posséder à sa création, ou par apprentissage ultérieur ce qu’il est maintenant commun d’appeler une capacité pour développer sa propre psyché. D’après les études qui ont pu être menées par moi-même et mon éminent collègue versé dans les arts noirs, le mage Sil-Gandil, le psychisme d’un vampire se développe, mûri plus l’être vieilli. En conséquence, outre l’augmentation de ses pouvoirs à mesure que le temps passe, celui-ci peut commencer à maîtriser son propre esprit et à influer sur celui des autres.

Il est désormais important de clarifier une chose : le Morava, ou vampire psychique n’est en aucun cas versé dans le pouvoir de contrôle. Il ne peut entrer dans l’esprit de ses victimes et les influencer. En revanche, et c’est là le point important sur lequel je souhaitais arriver, le Morava peut identifier des impressions fugaces dans les esprits à une très forte proximité et modifier son propre être (phéromones, attitude, masque visuel…) afin de mieux disposer ses victimes envers lui.

D’après les données que nous avons pu récolter et les différentes expériences effectuées, il est aussi apparu que le Morava pouvait, à un certain stade de vieillesse, littéralement influer sur une victime proche dans le seul but de se nourrir. Il est bien entendu que dans ce cas, la personne devra être non seulement dans un rayon de moins d’un mètre du vampire, mais aussi avoir un esprit totalement relâché, hors de toute crainte. D’après mes essais, un vampire dans un combat au corps à corps avec un autre être ne pourrait pas assez se concentrer et la personne en face ne serait pas réceptive à la manipulation. Le cas échéant, la situation la plus propice serait un être qui dort, ou toute autre situation où l’esprit à plus tendance à vagabonder qu’à être fixé sur quelque chose.

Enfin, malgré toutes les données afférentes au Morava, aucun n’a jamais eu la capacité de pouvoir lire les pensées d’autrui, ni même les influencer comme un maître en contrôle pourrait le faire. En revanche, si le Morava ne peut dissimuler sa psyché à un maître en contrôle, il lui est possible de modifier ses propres pensées pour éviter qu’un autre Morava ne l’influence lui-même.

*[il est nécessaire de rappeler que ce texte a été écrit exclusivement pour un public vampirisé et qu’en conséquence, tous sous-entendus ne peuvent être compris qu’en ayant une connaissance poussée du vampirisme pour ceux qui ne seraient pas atteint par ce mal. NDA]


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MessageJeu 29 Juil 2010 - 11:33

Malnwaroth

Carnets rédigés par Kognus, fils de Tugnus, architecte en chef pour la défense de la citadelle de Malnwaroth, à l’attention du roi Frudoc.

Le 21 du mois du renouveau


« Monseigneur, il m’est tout d’abord nécessaire de vous remercier pour l’immense honneur que vous m’avez fait lors de ma désignation au rang de Grand Architecte de votre Cour. Je suis bien arrivé à la citadelle : il est vrai que votre victoire sur les forces du Comte Merego a tout lieu d’être louée pour la survie du royaume, tout comme chantée par les bardes dans les années futures comme une très grande bataille.

La calèche qui m’amena à la citadelle, au cœur même des Monts de la Grande Chaîne hyperboréale, près du Pillier Infernal, cahotait depuis plusieurs kilomètres le long de cette sinueuse route de montagne que vos troupes à pied ont du emprunter pour atteindre la vertigineuse citadelle. Je me souviens encore du couchant sur les montagnes pour toujours enneigées à leur sommet tandis que quelques rapaces continuaient de roder à proximité de la haute tour du donjon principal.

J’ai alors demandé au cochet de s’arrêter afin que je puisse profiter de ce panorama et embrasser de mes yeux ce monstrueux vaisseau de pierre dont je devrai panser les plaies dans les années à venir. Sur à pic rocheux se dressait fièrement cette citadelle : seul un mince chemin permettait de s’y rendre en toute sécurité. Impossible de faire le tour de la forteresse, elle-même à flanc de l’à pic. Sa conception est assez simpliste au final, mais redoutablement efficace. Elle fait corps avec la montagne, telle une énorme masse posée sur une mince aiguille surgissant des eaux tumultueuses du fleuve alimenté par deux cascades, en contrebas. Lorsque vous arrivez face à elle, vous commencez par passer les restes de la barbacane qui devra être reconstruite ultérieurement, puis vous faites face au corps de garde et à son pont-levis. A votre droite, le bâtiment de la garnison, avec la caserne et les logements des gardes à l’étage, les salles d’entraînement dans les étages inférieurs. A votre gauche, la Tour Nord-est. Une fois le portail passé, vous arrivez dans la basse-cour, relativement petite. Les écuries se situent entre les deux tours sud-ouest, près du plus grand rempart de la citadelle. Enfin se dresse le bastion.

A mon arrivée, les gardes et les premiers ouvriers de restauration m’ont remis plans et notes d’observation et de fouille du bastion. Celui-ci a visiblement été créé pour résister aux assauts des machines de sièges les plus impressionnantes. Vous entrez dans celui-ci à cheval, que vous laissez au premier étage dans les écuries réservées à la noblesse. D’après ce que j’ai pu en voir, les murs feraient approximativement douze mètres d’épaisseur. Il n’existe que peu de fenêtres, l’air étant amené par des conduits disposés un peu partout dans le bastion. On peut aussi remarquer que la lumière n’est visiblement pas un problème, des pierres de lumière en varlatium, d’origine elfiques, ayant été incrustées dans les murs des couloirs et des pièces du bastion. Celui-ci comprend cuisines, logements de serviteurs, salles d’armes et salles d’exposition, une vaste salle de banquet ; la salle du trône, ronde, en son cœur, est au second étage, tout comme les appartements de feu le Comte Merego. Les concepteurs ont pourvus aux besoins en eau : il existe deux puits dans la citadelle, protégés à l’intérieur même des murs du bastion et séparés des couloirs par des pièces attenantes, pour la surveillance par les gardes. L’accès au second puits est plus strict et se fait au second étage de la citadelle. Un passage secret existe derrière le trône et mène aux cryptes. L’accès n’a pas encore été totalement visité selon les notes que l’on a pu me remettre. Le troisième étage n’en est pas vraiment un : il s’agit uniquement d’un chemin de ronde bordé d’arcades pour profiter du panorama et dans un autre sens de disposer de points de défense stratégiques.

La grande tour a été surnommée par nos gardes la « Tour de l’Ombre », certainement à cause de sa construction dans les pierres de basalte les plus sombres importées depuis les Monts décharnés. L’accès au niveau inférieur de la tour se fait par l’intérieur du bastion, par les portes adjacentes à la salle du trône. Les six niveaux de la tour sont vides de tout meubles, objet. Au sixième étage, seul étage disposant d’ouvertures assimilables à des fenêtres, un immense pentacle dans un cercle se trouve incrusté dans la céramique du sol. Le sommet de la tour est sans doute le plus intéressant pour tout astronome. Un immense « planétarium », tel que j’ai pu l’appeler, occupe toute la pièce. La toiture est conçue pour s’ouvrir à l’aide de manivelles pour laisser passer l’immense œil du télescope. Celui-ci peut être orienté sur 360°, bien que certains angles soient barrés par les hautes chaînes des Monts décharnés, au Sud et au Nord-est.

Comme vous l’avez souhaité peu après la prise de cette citadelle, celle-ci sera reconstruite et réaménagée pour accueillir la cour de votre altesse. Une fois le gros œuvre terminé, la masse d’objets inutilisables déblayée, j’enverrai à votre altesse une nouvelle missive afin de détailler plus à même l’organisation interne de la citadelle. »

Soyez assuré de mon sincère dévouement au royaume ainsi qu’à votre royale personne
Kognus, fils de Tugnus
Grand Architecte à la Cour du roi Frudoc
Architecte en chef pour la défense de la citadelle de Malnwaroth

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Janus Von Raelu
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MessageSam 31 Juil 2010 - 10:59

Le revers de l’Elamentias


Spoiler:
 

Notes de travail par Aasulf Mant, apprenti d'Abal-Nekra, ensorceleur défunt de la cour des Enfers sous le règne auréolé de gloire d’Apharez.

« Toute cette histoire commence à la perte de l’ensemble de mes données de recherche lors de mon bannissement de la cour au début du règne de la Haute-Reine Apharez. Forcé à errer dans les Monts décharnés sans carte, sans route précise, sans but, rien n’aurait peut-être pu m’aider à m’en sortir que le jeton troué. Oh précieux objet que j’ai pu prendre sur mon établi avant de partir, petite chose tenant au creux de la main, fait à partir d’un elamantias… La taille importe peu. Le pouvoir démoniaque résident dans cette petite chose est particulièrement puissant. Je l’ai retrouvé il y a quelque temps, mon beau jeton troué, que mon maître avait conçu dans des temps révolu et que j’ai pu sauver de cette abjecte sentence d’ostracisme. Mais il est un temps où il faut savoir reconnaître sa défaite. J’ai été attaqué par des bêtes il y a quelques jours et mes blessures, outre le fait d’être importantes, se sont infectées en très peu de temps, allez savoir pourquoi. J’ai peur d’être épié la nuit, je ne sais pas pourquoi. Mais revenons-en à cela. J’ai dissimulé l’objet quelque part sur mon chemin dans les montagnes après le début de ce périple. Seul le hasard pourra aider celui qui recherche l’objet en question… J’insère les notes de travaille que j’ai eu l’occasion de rédiger sur cet objet unique, connu désormais sous le nom de Jeton Troué d’Abal-Nekra, feu mon maître. »



« Ce jeton troué conçu par mes soins se révèle être un objet hors de tout contrôle. Je préfère le noter d’entrée de jeu pour que ceux qui auront l’occasion de s’en servir et auquel cas de lire ces notes, de pouvoir être averti de ses effets, qu’ils soient néfastes ou par les potentiels bienfaits qu’ils offrent.

En somme tout utilisateur peut utiliser cet objet à condition de bien prendre conscience des risques encourus. La pièce en elle-même ne diffère pas par sa taille d’un elamantias de base. L’une de ses faces est totalement lisse, l’autre face présente six symboles gravés à sa surface : ils représentent chacun, dans le sens des aiguilles d’une montre, un effet possible, tiré aléatoirement lorsque la pièce est lancée. Ceux-ci sont : Le Dieu (effet positif), le Banni (effet négatif), la Maladie (effet neutre), la Mort (effet négatif), la Couronne (effet positif) et le Masque (effet neutre).

Son utilisation est assez simple ; comme une pièce, il suffit de la lancer en l’air, d’attendre qu’elle retombe et d’observer le ou les symboles affichés. Dans la pratique c’est un peu plus compliqué : le lanceur peut faire un choix entre deux modes d’utilisation du jeton ; soit un mode dit « divinatoire », soit un mode dit « sortilège activé ».



Le mode « sortilège activé » procède par l’apparition d’un des six symboles uniques à la condition que la pièce ait été souillée par une goutte de sang de l’utilisateur avant que celui-ci ne l’ai lancé. Au sol, l’un des six symboles apparaît et pourvoit le lanceur d’effets uniques pendant un certain lapse de temps, plus ou moins long, et avec une puissance plus ou moins importante. Longueur et puissance dépendent du nombre d’utilisation du jeton en mode sortilège : alors attention à la perversion du lanceur…

Le Dieu
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Le Banni
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La Maladie
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La Mort
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La Couronne
Spoiler:
 
Le Masque
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Le mode « divinatoire » est sans effet spécial : vingt et une combinaisons de deux symboles peuvent apparaître, laissant toute interprétation libre à l’utilisateur du jeton d’Abal-Nekra.
Spoiler:
 

Il est aussi nécessaire de rappeler que cet artefact a toujours été, plus ou moins, habité d’une folie propre, menant à une certaine imprévisibilité en mode « divinatoire ». Celle-ci peut très rarement n’en faire qu’à sa tête et afficher tous les symboles, ou aucun symboles, voir extrêmement rarement, des symboles qui n’existent pas : je me rappelle une époque où je l’utilisais pour le tester, étaient apparus un trèfle, un palmier, une carotte et un groin de cochon…

En mode « sortilège », le jeton peut décider extrêmement rarement de faire sortir les six symboles en même temps. Cet effet produit sur le porteur un effet particulièrement important : augmentation de la chance, invulnérabilité pendant un temps limité, immunité aux maladies, guérison des blessures, octroi d’un bouclier psychique… Il est aussi important de signaler que le porteur sera malheureusement atteint d’une diarrhée aigüe au cours des jours ayant suivi la sortie des six symboles en mode « sortilège ». Cette possibilité ne sortant que rarement, je préconise aux utilisateurs une modération dans l’utilisation qui peut aussi faire sortir l’un des symboles uniques…

Passons maintenant à un autre point : puissance et durée des effets des bonus en mode « sortilège ». Il s’agit bien là d’un effet contradictoire : plus l’utilisateur utilise le jeton, plus les effets augmenteront en puissance et en temps (de quelques minutes à plusieurs heures). Il est aussi nécessaire de rappeler que la perversion de l’utilisateur sera proportionnelle à son utilisation du jeton. Utilisateur, à toi maintenant de faire ton choix en toute bonne conscience…»

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Dernière édition par Janus Von Raelu le Mar 21 Sep 2010 - 18:34, édité 1 fois
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MessageVen 17 Sep 2010 - 14:31

[Notes écrites en page de garde du recueil par Janus Von Raelu ; les trois chants semblent avoir été recopiés à la main]

Les Chants des Sang Immortels sont tirés d’un recueil de poèmes écrit au cours de la quatrième ère par un auteur inconnu de la région de Magyar. D’après les registres de la cité d’Elament, l’œuvre comprenait dès le départ cinq chants dont deux ont été perdus lors de l’incendie de la bibliothèque personnelle du Roi Frudoc à Malnwaroth, dans laquelle de nombreux écrits rares étaient conservés. La plupart d’entre eux ont avaient été recopiés et transféré dans les bibliothèques d’Elament et de Tyr Makrozoar.

Chant Premier

Jadis, au temps où nous cheminions ici,
Fleurs, simples, verdure s’y développaient, foisonnant.
Le long de cette allée, au repos nous menant,
Tu poussais le portail sur l’escalier noirci.

Main dans la main, nous nous hâtions, vers notre terre,
Reposer ensemble dans un catafalque,
Serment assit par nos anneaux d’orichalque,
D’un pas conjoint, vers le serapeum de pierre.

Te rappelles-tu leurs cris, leurs cors pour l’hallali ?
Leurs flambeaux et leur toile se refermant sur nous ?
Le Sire, dans son linceul, enfin anéanti.

Ce jour voit s’ouvrir une ère sans inquisition,
Et telle Oya qui apporte le changement,
Pour eux l’Infant sèmera la dévastation.


Chant Second

Sous la clarté de la lune gibbeuse, vois
Quel frisson parcourt tes membres tourmentés,
Ta peau nécrosée et ta chair mortifiée.
Ton sort, désormais par toutes ces lois.

Tes préoccupations sont désormais vaines,
Et tout autour, plus rien ne semble alarmant.
Te dégrades-tu en d’obscènes hurlements ?
Le temps se rie de toi ; montres-lui ta haine.

Trop longtemps versé dans les arts occultes,
Tu t’es vu mis en terre, cadavre impur,
Sans aucun sacrement, dans l’ombre de l’azur.

Tu es donc là aujourd’hui pour bien me servir,
A mon appel tu as répondu, cadavre
Ambulant, parmi les autres dans mon havre.


Chant Quatrième

Dans la noirceur nous vivons, à la lumière,
Des chandelles, dans nos linceuls et sépulcres,
Entre deux endroits, tels les involucres,
Nos corps glissés dans leurs robes royales de vair.

Pourquoi encore vivre sous cette forme ci ?
Sous l’œil interrogateur des sérotines,
De nos tourments, de nos peurs abyssines,
Des cercueils, à la nuit tombée, nous émergeons.

Les bruissements des saisons passent, et cette vie
Incommode, jamais ne conduit au trépas.
Semblable au moment où la non-mort nous frappa.

Silencieux, telle une mince aiguille aiguisée,
Des les frapper, en aurais-tu quelque peine,
Couchés dans leurs coffres de jade et d’ébène ?

Outre le fait d’être un texte poétique assez dépassé à l’heure actuelle et guère dans le ton de ce qui se ferait en termes de bon goût chez les élémentalistes, il s’avère que ces écrits n’apportent pas grand-chose en eux-mêmes sur le vampirisme et autres traits prononcés. [Ndt]

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Dernière édition par Janus Von Raelu le Ven 17 Sep 2010 - 14:34, édité 1 fois
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MessageVen 17 Sep 2010 - 14:33

Paroles d’Ulrich

[Les aphorismes d’Ulrich de Feulueur demeurent dans les annales de la littérature vampirique comme les divagations d’un être miné par la folie. Un grand nombre d’entre eux ont été perdus, d’autres détruits lors du pillage de la bibliothèque du Clan de Feulueur.]

25
Le vampirisme n’est pas une malédiction mais bien une maladie. Certains d’entre nous voient cela comme la petite mort qui précède celle qui nous sera définitive. A mon sens il s’agit dans ce cas d’une non-mort avant la mort. Mais d’une toute autre manière il peut aussi s’agir d’une renaissance.

56
La Folie, et le Feu.
Ou la Foi, et le Feu ?
Allez savoir, l’un dans l’autre, il est considéré que toutes deux pourraient conduire à notre perte tout comme le dernier élément. Bois, abreuves-toi de ceux que tu pourrais croire plein d’esprit. Mais attention aux écrit : ils peuvent être tout aussi trompeur que qu’un mage utilisant le contrôle : double sens et double jeu.

57
Tu uses de tes sens pour comprendre le monde, mais les utiliserais-tu de la même manière si tu étais resté tel que tu étais avant ta transmutation ?

58
Sont-ce d’ailleurs les mêmes ? As-tu déjà baigné dans un clair de lune, marché sur l’eau ou couru plus vite que le vol d’une nuée de corbeaux ? Pourquoi imagines-tu que cela soit impossible. Tout peut se réaliser, il suffit de patience.

59
Du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang. J’en ai besoin ! Ils m’ont enfermé ici, dans cette tour, pour déterminer combien de temps un vampire pouvait s’en passer. J’ai gratté à la porte jusqu’à en perdre mes ongles. Ne me reste plus que cette plume et ce parchemin pour écrire. M’auraient-ils oublié, ou ont-ils tous été exterminés, qu’ils finissent dans le maelström du mal ! Du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang, du sang!

60
J’en suis sorti. On m’en a sorti. Tu m’en as en quelque sorte sorti toi aussi à qui j’écris, même si tu ne liras que dans quelques centaines d’années. Mais pourront-ils résister à mon courroux. Le Clan, cette Famille, doit être purifiée. Sus aux vampires !

61
Sil-Gandil fut le premier. J’ai bien fait lorsque j’ai fait installer cet énorme brasier perpétuellement en activité au centre de la salle du château pour que tous se souviennent de notre pire ennemi. Celui-ci, décapité et jeté au feu. Les squelettes sont tombés en poussière après son passage vers la mort définitive. Il était amusant de la voir se tortiller lorsque je l’ai amené jusqu’au brasier en le tirant par les cheveux… vengeance, vengeance, vengeance, vengeance, vengeance, vengeance, vengeance…

82
Manger, Boire, Dormir, Traquer
Manger, Boire, Dormir, Traquer
Manger, Boire, Dormir, Traquer
Cette incessante litanie peut-être absolument immonde si l’on y est pas préparé. Mais dans le cas d’une conversion propre, qu’en serait-il vraiment ?

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