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 Apprendre les bonnes manières ? [PV]

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MessageDim 30 Mai 2010 - 14:48

[Suite un peu beaucoup tardive de "Ils sont frais mes esclaves! Ils sont frais!]

Au lieu d'être totalement terrifiée par sa toute nouvelle maîtresse (qui avait eu la gentilesse de l'achêter à 1pièce d'or !) et les deux incubes, Ba était heureuse. Oui, oui, vous avez bien entendu. Heureuse de pouvoir sortir de cette tente, et de profiter des très minces rayons de Soleil qui atteingnaient avec peine la Cité. Durant le trajet, la conversation fût vraiment très courte. Et la plantimorphe n'avait pas ouvert la bouche, de peur de mal agir. Elle ne connaissait que les coutumes humaines et elfiques, et elle se doutait bien que les démons en avaient d'autres. Par ailleurs, elle découvrit qu'ils aimaient bien jouer ! (Selon elle, n'oubliont pas!) Elle découvrit aussi que le surnom de "Damfo" était "Fo", et qu'elle allait apprendre les bonnes manières. Le cerisier trouvait vraiment cette petite fille maline et intelligente : ainsi, elle avait deviné que Ba ne connaisait rien aux démons ! Son petit visage innocent s'ilumina de bonheur à cette phrase, et aurait volontier remercié sa maîtresse de bien vouloir lui apprendre les manières démoniaques si elle savait comment "bien le faire". Oui, Ba est vraiment stupide !

Ils marchaient déjà depuis un moment. Pour Ba, le grand bâtiment vers lequel ils se dirigeaient lui semblait si près de par sa grandeur. Et, bien qu'elle l'eût trouvé déjà bien grand, il ne cessait de grossir au fil des minutes. C'était la première fois qu'elle voyait un tel bâtiment. Lorsqu'elle vivait à Nieta, son jeune ami lui avait montré un tout petit château en haut d'une montagne. Elle aurait pû le prendre au creux de sa main. Mais Tristan lui racontit que le château était immense ! Plus grand même que le village, plus grand que son ami le chêne qui faisait bien une quinzaine de mètres. Mais ses pieds nus lui faisaient mal. Les dalles de la route étaient froides, et pas très lisses. Et puis, c'est bien connus, les arbres n'aiment pas vraiment marcher! (ah, ah)

Ils arrivèrent enfin au pied du grand bâtiment, qui semblait plus immense que jamais. Ba tenta de voir le bout, mais n'y parvint pas, juste à se faire mal au coup et manquer de trébucher (heureusement que les deux incubes la tenaient fermement!). A côté de l'allée, il y avait un peu de terre, et c'est avec envis que la plantimorphe contempla le sol, souhaitant piétiné cette terre de ses pieds nus pour, tout simplement, se nourrir. Mais bien tenue, elle ne pouvait y aller, et fût contrainte d'entrer dans le bâtiment, affamée. A l'intérieur, le noir (presque) complet. Et là, Ba se sent bien mal à l'aise. Au plafond, on peut apercevoir quelques secondes des sortes de lustres, fait avec des bâtons blancs. Ces bâtons blancs, elle en a souvent vu à Nieta, lorsque les humains mangeaient les animaux qu'ils chassaient. Mais ceux-ci étaient différents, et ça ne rassurait pas vraiment Ba.

Mais ils quittèrent bien vite cette salle et son doux tapis, pour prendre des escaliers. Et, après quelques minutes, ils s'arrêtèren enfin devant une porte. Ba repensa à ce qu'avait dit Damfo. "Apprendre les bonnes manières." Ainsi elle allait apprendre dans cette salle ? Ba avait hâte de devenir une bonne esclave.

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Sappho
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MessageLun 31 Mai 2010 - 15:18

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On l'avait trainée sur le chemin, cette esclave. Puis, on l'avait faite entrer dans les quartiers de Faux. Faux avait dit qu'on la laisse seule avec sa vermine, et c'est ce qu'on a fait. On va pas discuter avec Sappho tout de même. On est pas fous à ce point là ! Alors on se barre en ricanant comme des larves, comme des incubes, en laissant cette petite chose entre les mains de Sappho. Héhé, bon, on va faire quoi maintenant ? Ah oui, y'a une fête ou une orgie de l'autre côté.

Mais derrière la porte, Faux tourna autour de cette petite créature qu'elle venait d'acquérir. Chétive sans doute, mignonne sans pareille. Elle s'approcha finalement, en face d'elle. Elle ne faisait pas plus d'une tête que cette enfant. La succube posa sa main sur son cou, avec une étrange tendresse. Ses yeux étaient étrécis en deux fentes sombres et son sourire mystérieux. Elle ferait une servante à croquer. Mais Sappho ne savait encore rien d'elle. De son caractère ou de sa voix même. Juste qu'elle semblait... un peu... hum... étrange. Enfin, de la part d'une demi succube, c'était sûrement pas mal. Ce fut d'une voix étonnement douce que la démone parla. Sans doute se rendait-elle compte qu'elle parlait à une enfant. Tout de même.


" Chère enfant, sais-tu où tu es ? ... J'imagine que non. Tu te trouves actuellement au Palais des Feux, domaine démoniaque. "
Elle recula, et se montra elle-même, de ses deux mains, doigts écartés. Sachant qu'il lui manquait un doigt. " Je suis Sappho, Général des Enfers, Reine si tu préfères. " Elle la pointa du doigt, cette petite créature. Peut-être pourrait-elle en faire une esclave docile et obéissante sans recours à trop de violence ? Gâcher une si petite chose ainsi serait malencontreux. " Toi, tu m'appartiens, corps et âme. Tu dois m'appeler Dame Faux. C'est ainsi que les choses vont, car les démons sont depuis toujours une race à part, supérieure. "

Pff quel élan de lyrisme ridicule. Mais pour une enfant qui ne savait rien, on appelait cela du bourrage de crâne. On faisait ça à tout les esclaves qui arrivaient à Elament d'eux-mêmes. On leur faisait comprendre que les démons leurs étaient supérieurs. Donc, qu'ils leurs devaient obéissance. C'était la manière la plus simple de garantir la paix. Faux prit la main de cette enfant, et susurra, doucereuse :

" Douce enfant, quel est ton nom ? "

La succube traça de son autre main son symbole : deux faux enlacées, qui, dans le langage runique des démons, signifiaient "Faux". Mais cette rune n'avait pas le double sens du langage commun. C'était Faux, l'arme pure. L'arme rouge ou l'arme pourpre. Ainsi pourrait-on la traduire. Le dessin de ténèbres était juste au-dessus de la peau douce et belle de la main que tenait Sappho. Sans ciller, sans se départir de son regard interrogateur, et apparemment, sans efforts, la démone grava cette rune sur la peau de cette enfant. Quelques étincelles apparurent, rejet de son pouvoir élémentaire. Mais ainsi bridé, il ne pouvait rien. Elle ne pouvait rien. Le symbole se colla à sa peau, et apparut luisant, noir. Un symbole effaçable par un sorcier assez puissant, mais ça ne risquait pas d'arriver. Cette enfant était à elle. C'était sa chose. Son objet. Elle ne devait pas voir dans ses yeux ceux d'un autre. Ni dans ses expressions celles d'une autre personne.

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MessageMer 2 Juin 2010 - 15:09

Elles entrèrent. Sans les deux incubes. Lorsqu'ils partaient, le cerisier avait ouvert la bouche pour leur dire au revoir, mais se résigna au dernier moment de se taire. Ils ne leur avait pas dit au revoir, alors, elle ne devait pas le faire, selon elle. C'est sans un mot qu'elle suivit Damfo dans la pièce plutôt sombre. Mais elle n'attacha aucune importance à l'aménagement de la salle, il ne lui vint même pas à l'esprit d'examiner l'endroit où elle se trouvait en ce moment. Non, toute son attention était sur une seule personne : sa maîtresse.

Sappho tournait désormais tout autour d'elle en la scrutant de bas en haut. Ba ne bougea pas, et la laissa faire. Au début, elle la suivit du regard, intriguée, toujours dans un silence des plus lourds. Puis elle s'arrêta. La plantimorphe planta son regard dans le siens, sans ciller. On aurait pû croire à une provocation, mais la jeune fille attendait juste sa permission pour pouvoir parler. Ses yeux étaient totalement noirs. Ba n'avait vu qu'un être aux yeux noirs depuis qu'elle avait découvert qu'elle était une plantimorphe, et cela lui représentait un assez mauvais souvenir. Mais la stupidité -ou la bonté ?- de Ba faisait qu'elle était incapable de trouver un quelconque point de ressemblance entre Damfo et ce monstre qui avait brûlé vif celui qui lui avait tout appris. Tous deux étaients bien trop différents.

La main froide de la démone se posa sur le frêle cou de Ba, d'une tendresse qui pourrait parraître malsaine venant d'un démon. Sa nouvelle maîtresse semblait pensive, et l'arbre se demandait bien ce qu'elle pouvait penser. Voilà qu'elle venait d'achêter une inconnue qu'elle venait de voir pour la première fois et qu'elle devrait la voir presque tous les jours. Mais, inconstablement, la plantimorphe préférait cela que de devoir rester dans une tente sans lumière ni terre.

La démone prit la parole, rompant le silence pesant qui reignait jusque là. Elle lui expliqua sommairement la situation. Ici, c'était le "Palais des Feux". Palais... Ba avait déjà entendu ce mot. C'était d'énormes bâtiments magnifiques. Un peu comme ici, quoi. Logique, puisqu'ils sont dans un Palais, justement. Elle se recula, et fit de grands mouvements pour se désigner. Oh, oui, elle avait tord raison de prendre Ba pour une idiote, puisqu'elle l'était. Même si elle avait appris depuis longtemps les pronoms. Cependant, elle était trop bête pour se questionner sur son vrai nom : les deux démons l'avaient appellés "Damfo", alors qu'elle s'appelait Sappho ? Pendant quelques secondes, le cerisier rechercha le pourquoi du comment, et eut un déclic au mot "Reine". Oui, ça, elle savait ce que c'était, et l'on lui avait dit qu'il était très vilain de prononcer le vrai nom d'une Reine si tu n'en avais pas eu la permission. Ainsi donc, elle devait simplement "Damfo". D'ailleurs, à se demander quand est-ce qu'elle comprendra que c'est "Dame Faux" et non pas "Damfo"... Heureusement pour elle que c'est la même prononciation !

Enfin cette Dame Faux lui demandit son nom.

"Je m..."

Ba s'arrêta, et ne dit pas la suite de sa phrase. Non, elle regardait ce que sa maîtresse lui faisait. Car elle faisait quelque chose de très bizzare avec sa main. Une sorte de dessin, que, forcément, Ba ne connaissait pas. Et aussitôt, des marques noires apparrurent, de la même forme que ce dessin. La plantimorphe observait ce spectacle avec étonnement, de l'admiration, même. Aucune crainte ni haine, rien de tout cela. Elle était juste comme fascinée par cette magie, pourtant mauvaise. Il y eut quelques étincelles bleutées, puis plus rien. Le dessin était sur sa peau, et Ba semblait émerveillée.

"C'est jolie !" S'écria-t-elle.

Elle regarda encore quelques secondes le dessin, apparament heureuse. Oui, elle souriait, certainement parcequ'elle trouvait ça juste "jolie". Ah! si elle savait. La voilà maintenant liée à une démone des plus puissantes d'Elament, et elle trouvait ça juste "jolie". Au moins, maintenant, Sappho savait que son esclave était totalemen débile. Et lorsque Ba releva la tête, elle souriait toujours. D'une voix chaleureuse, elle se présenta enfin :

"Je suis Ba ! Je suis un cerisier."

Elle leva sa main avec l'inscription, toujous avec le sourire aux lèvres.

"C'est très jolie ! Tu sais bien dessiné !"

Ah, oui, le "même si elle a appris depuis longtemps les pronoms" n'est pas totalement vrai. On pourrait plutôt dire ça des trois pronoms du singulier, et le premier pronom du pluriel, mais pas des autres...

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Sappho
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MessageMer 2 Juin 2010 - 17:28

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Décontenancée, Faux resta muette un instant.
Jolie
Sappho sembla prête à dire quelque chose, ouvrant la bouche, puis la fermant immédiatement.
Jolie...
La succube cligna des yeux, interloquée.
Jolie ?!

Il y avait de quoi, tout de même. La plupart des gens normaux trouvaient ce symbole abjecte. Contre nature. Horrible. Affreux... Mais non, elle, dont le prénom était donc Ba, petit cerisier, elle trouvait cette marque de Faux, cette marque de mort... jolie. Au moins, nous avons pu vérifier l'algorithme qui dit que les fous se rassemblent tous au même endroit, attirés par une force, dont la valeur est proportionnelle au carré de leur folie. Oui, il existe. Non, je n'invente rien. Oui, si vous continuez à me poser des questions, vous allez vous prendre l'algorithme à quarante décimales de la loi équiprobable du sinus de ta tronche dans la gueule. Voilà.

Bref. Il fallait dire quelque chose, tout de même. Mais d'abord, évacuer la pression : Faux partit d'un rire nerveux, un peu jaune même. Elle était sûrement tombée sur l'esclave la plus... ... idiote ? C'était probable. Mais en même temps, elle ne demandait pas à un esclave d'être intelligent. Certes. Elle pensait que cette enfant ferait une parfaite poupée à ses côtés, douce créature apparaissant avec elle... L'idée lui plaisait. L'idée était séduisante. Mais pas dans les affres qu'elle affichait en cet instant. Et un puis un cerisier, c'est beau, non ? Un cerisier... Comment ils appellent ça, déjà ? Un plantimorphe ? Oui, c'est cela. C'était bien la première fois que Sappho en voyait un. Plutôt une.


" Il te plait alors ? Tant mieux, tu vas le garder un certain. " S'il fallait parler ainsi à sa vermine, mais où vont les Enfers, je vous le demande ? Faux s'éloigna, et désigna le salon dans lequel elles se trouvaient : le canapé, la table basse, les commodes... tout cela dans des tons bleus nuits, décorés de dentelles fines. " Ici, c'est chez moi. Cette porte ... " elle montra du doigt celle qui se trouvait juste à gauche de l'entrée : " mène à ta chambre, la tienne. "

Elle prit tout de même la peine d'insister la-dessus. Au cas où. Elle continua ainsi, en pointant sa chambre à elle, Sappho, puis la salle des bains et enfin...

" Cette dernière porte mène à ... hum appelle ça mon cabinet personnel. De travail. "

Bel euphémisme pour parler de son cachot à torture en fait. Mais elle ne pensait que l'imagination d'un cerisier puisse aller jusqu'à la torture froide, cruelle et sans motif. Alors bon. Et puis, elle ne comptait pas lui faire visiter cette salle, non plus. Petite s'affaira dans sa chambre alors, sans rien ajouter de plus à l'attention de Ba. Elle cherchait dans son armoire à vêtements... quelque chose. Quoi ? Ahah. Faux allait faire une fleur à son cerisier. Une seule hein, parce que fallait pas pousser mémé dans les orties non plus. Elle attrapa une courte robe, d'un rose pâle et doux, légère et mignonne. C'était une ancienne de Sappho, de quand elle était juste un peu plus petite. Juste un peu. Alors ça devrait aller parfaitement au teint de perle de cette petite. Ainsi vêtue, elle serait vraiment à croquer.

... C'est une impression, ou Faux veut faire de cette petite une poupée en porcelaine ? Non, c'est pas que moi ? Bon, je suis rassurée. En tout cas, la démone apporta la tunique à Ba, la lui donnant avec un sourire malicieux.


" Chère Ba, je vais t'expliquer en quoi consiste ton rôle à mes côtés : " Elle posa la robe pliée sur la table basse, et s'assit sur le canapé, faisant signe à cette petite de s'asseoir à côté d'elle. Oula... Elle a perdu un neurone ou quoi, la Faux ? Ou alors, la débilité est contagieuse. Levant sa main, elle montra un doigt : " Premièrement, tu es ma petite servante qui me suivra pour certains occasions. Pour celles-ci, tu porteras cette tenue. " Elle désigna la robe, puis leva un autre doigt. " Deuxièmement, tu auras quelques courses à faire dans le Palais... Hum... Je crois qu'une visite des lieux s'impose. " Oui, c'était apparemment nécessaire. Elle leva un dernier doigt : " Troisièmement, si un démon te pose problème, tu n'auras qu'à dire de qui tu es l'esclave et montrer ce... jolie dessin, d'accord ? "

Elle claqua dans ses mains avec un vrai sourire. Un sourire comme celui qu'elle avait avec Lysias. Son sourire d'enfant, qu'il avait fait renaitre, et que cette gamine arrivait à lui faire prendre. Au final, elle n'y pouvait rien, si elle voyait des ressemblances, même là où il n'y en avait pas la moindre. Quelle idiote cette Faux. Ainsi aveuglée, elle ne voit pas plus loin que le bout de son nez. Mais soudain, elle sent une douleur aigüe la prendre aussi. Une souffrance en bas de ventre. Réminiscence d'un sacrifice. Sacrifice d'une partie d'elle-même pour lui. Quand est-ce-que ça guérirait, ça ? Elle eut un rictus de douleur et plaqua sa main sur sa cicatrice, masquée aux yeux de tous. Mais elle n'y put rien, malgré les ténèbres qu'elle utilisait pour endiguer le sang de cette blessure. Et de ses lèvres s'écoula un filament de sang, qu'elle accueillit avec un froncement de sourcils. Non, elle ne devait pas paraitre blessée. C'était mauvais, très mauvais. Mais Faux était si faible, ces derniers temps...

Moitié cynique, moitié sérieuse, Faux dit quelque chose d'étrange, pour changer. Elle avait mal, mais en usant habilement de sa magie, elle put refermer le flot de liquide vital qui s'écoulait de cette blessure interne, incurable autrement pour un démon.


" Je sens qu'on va bien s'amuser, toi et moi... "

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MessageMer 9 Juin 2010 - 17:51

"D'accord."

Damfo avait eu la très grand gentillesse -une démone gentille, quel délire !- de faire visiter les lieux très rapidement à Ba. Elle trouvait ce lieu très simple et charmant, et que Sappho avait bon goût (naturellement). Elle avait même droit d'avoir une chambre, quel honneur! Qu'elle ait un chambre ou pas, la plantimorphe s'en fichait quand même un peu. Dormir dehors lui allait aussi très bien. Il y avait aussi un bureau de travail pour sa maîtresse, et Ba comprit très bien qu'elle ne devait pas se mêler de ses affaires. Barf, de toute façon, elle ne s'en préoccupe pas !

Damfo alla dans sa chambre sans rien dire, et le cerisier ne bougea pas, elle observa juste la pièce -qu'elle trouvait toujours aussi jolie. Puis, elle en ressortit avec une robe...
Jolie, oui vous avez bien deviné...

Sa maîtresse alla s'asseoir sur le canapé, posant le beau vêtement sur la table, et l'invitant à s'asseoir à ses côtés. Sans un mot, elle le fit, ne quittant pas des yeux la démone, et écouta attentivement ses paroles. Ba fût touchée lorsqu'elle comprit que cette robe était un présent de la dame. C'était très gentil de sa part, et la plantimorphe ne se rendait pas compte qu'elle assistait à une scène presque impossible venant d'un démon. Ah, la chanceuse, me diriez-vous ? Peut-être. Ou peut-être pas...

"D'accord."

Encore une fois, elle répondit positivement. De toute façon, elle n'avait aucune raison de dire "non", après-tout, c'était elle l'esclave, ne l'oublions pas. Elle avait tout enregistré et stocké dans sa tête, pour être sûre de ne rien oublier. Même si ce n'était que 3 règles très simples, il lui fallait quand même s'en souvenir. Ne me croyez-pas si vous le souhaitez, mais Ba serait capable de tout oublier en quelques jours si elle n'y accorde aucune importance.

Damfo souria, et la plantimorphe en fit de même. Elle aimait bien voir les autres sourire, ça la rendait heureuse. Allez savoir pourquoi, cette fille n'est qu'un gros mystère. Malheureusement, ce sourire se changea en une horrible grimace de douleur. S'attendant à tout sauf à ça, Ba fût surprise et ne sût que faire un temps. Damfo semblait souffrir de son ventre, et le cerisier s'inquiéta.

"Damfo?"

Comme pour lui répondre, Sappho lui dit qu'elles allaient s'amuser. Peut-être, Ba n'en savait rien, elle ne sait pas lire l'avenir. Mais en cet instant précis, elles ne s'amusaient pas vraiment. Beaucoup trop inquiète, la plantimorphe lui proposa son aide. Ironique, n'est-ce pas ? Un elamentien qui veut aider un démon, ah ah !

"Tu es blessé ? Je ne sais pas soigner. Mais je peux..." Elle s'arrêta quelques secondes, recherchant le terme exacte qu'avait utilisé la Faux. "...aller faire une course dans le Palais !"

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Sappho
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MessageVen 11 Juin 2010 - 22:45

Ahah c'était bien la première fois qu'on s'inquiétait pour elle, tiens. Sans doute, jamais Lysias n'a eu peur pour la Faux. En tout cas, elle a essayé de ne pas l'inquiéter, parce qu'il ne le devait pas. Même si elle était blessée, il ne devait jamais essayer de la sauver ou de la soigner. D'abord parce que c'était impossible, ensuite parce qu'il finirait par être traité en traitre. Et ça, Faux ne le voulait pas. Il n'en était pas un. C'était plutôt elle en l'occurrence. Elle qui trahissait encore et toujours, sans pouvoir s'en empêcher, pour lui, malgré elle. Pour elle, malgré lui.

Petite Faux chercha de quoi essuyer son visage, un morceau de tissu quelconque. Elle avait réussi à refermer cette plaie en apparence, mais à l'intérieur, toujours, la déchirure, la morsure glaciale était là. Elle sentait encore le froid mordant de cette blessure de glace. Et c'était long à refermer, les tissus. Alors elle avait colmaté, comme elle le pouvait. Par chance, le gelure avait empêché une infection qui l'aurait condamnée. Et elle avait récupéré suffisamment vite. Une chance oui. Alors que sa constitution plutôt chétive aurait dû la laisser alitée pendant plusieurs semaines. Chance d'avoir pu se "soigner". Elle secoua négativement la tête à Ba.


" Inutile. "
Elle se leva et se dirigea vers la commode. Derrière une petite boîte à musique, elle avait gardé le flacon de remède, qu'elle avait sauvé de la Perte pour Lysias, pour ses blessures à lui. Elle prit l'onguent, le montra au cerisier et dit : " Il n'existe aucun remède pour un démon, pas même ceux des tiens. "

Elle en versa quelques gouttes sur sa peau, au dessus du poignet. Tel un acide nocif, la panacée attaqua sa chaire, et en rongea la partie supérieure. Faux ne broncha pas. Ce n'était qu'une douleur sans gêne. Et des douleurs, des souffrances, elle en connaissait assez pour ne pas tiquer à celle ci. Lorsque les gouttes eurent disparu dans un sifflement, la peau était rougie et même, là où il y eut le plus de contacts, on pouvait voir la chair rougeoyante.

Elle sembla désolée un instant, que la bonne volonté de cette petite soit inutile. Un peu seulement. Car un démon n'éprouve pas de tels sentiments. Un démon... est un être cruel, sadique, insensible et parfaitement hermétique à ça. En théorie... Mais Faux est encore une gamine, alors elle peut se permettre de ressentir ce genre de choses. Elle reposa le flacon, et secoua la main, un peu échauffée.


" Vois-tu, nous ne sommes pas dignes d'être soignées. " Elle posa son regard sur cette petite plantimorphe innocente. " Et il y a une bonne raison à ça. "

Elle invoque ses ténèbres, sous forme de tentacules noires qui l'effleurèrent et la caressèrent tendrement, avec une douceur contre nature, monstre berçant un monstre. Ses yeux virèrent lentement au noirs, comme lorsque Faux se laissait entrer dans le monde de la noirceur, le monde des ténèbres. Elle laissa les tentacules entrer en elle, jusqu'à se fondre dans son corps. Disparues ? Oh non, elles étaient là. Elles étaient en elle. Dans son corps. Car si Faux n'était pas, à la manière d'Iblîs, un être des ténèbres, elle en était l'enfant. Enfant des ténèbres.


" Inutile de se préoccuper de ma santé, petite. "

Nourrie de ténèbres, la Faux transforma son bracelet en sucette, tout en amenant cette dernière à sa bouche. Ainsi, elle faisait tout de suite plus gamine, forcément. Bien que ses cheveux à présent mi longs lui donnaient un air plus mature. Puis, Faux haussa les épaules et termina ainsi :

" Maintenant, si tu as encore des questions, c'est le moment ma puce. "

Tout cela accompagné d'un sourire plutôt amusé, avec un ton joyeux.
Joyeuse Faux pour un temps
Joyeuse Faux ne dure pas
Joyeuse Faux va s'éteindre

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MessageMar 14 Sep 2010 - 20:33

"Non..."

Ba baissa les yeux, un peu attristée. Damfo était blessée, et, bien qu'elle lui assura qu'elle ne pouvait rien y faire, la petite se sentait toujours coupable de ne pas pouvoir l'aider. La plantimorphe était née en tant qu'Arbre. Un Arbre, ça n'a pas de bras, ni de jambes, ça ne bouge pas. Durant des années, Ba n'avait que le sens du touché. Et encore, peut-être parcequ'elle a un côté humain. Bref, de très longues années en restant sous sa forme végétale. C'est un peu comme quelqu'un qui réapprendrait à marcher après une paralysie de quelques mois. Souvent Ba tombait sans raison, car elle n'avait jamais contrôlé un corps humain auparavant. Maintenant, les gestes de base étaient là, mais elle ne savait pas faire grand-chose : jamais elle n'avait dessiné, jamais elle n'avait écrit, jamais elle n'avait cuisiné. Bref, elle sait juste marcher et porter quelque chose. Et c'est son incompétence qui lui donne ce sentiment de culpabilité.

Damfo ne pouvait être soignée, par qu'elle n'en était pas digne, d'après ses dires. Pour la petite végétale, c'était tout le contraire : elle en était largement digne. Elle était gentille et douce avec elle, elle l'avait arrachée de cette vieille tente qui ne laissait passer un seul rayon de soleil. Sans lumière, enfermée dans ce grand tissu, Ba n'aurait jamais pû tenir quelques jours de plus. Alors, elle aurait perdu toutes ses feuilles et serait morte. Cette démone lui avait sûrement sauvé la vie, elle était absolument signe à ce que la sienne soit aussi sauvée. Il devait y avoir un moyen. C'était obligé.

"Mais je reste inquiète."

Vrai. Ba ne se sentait pas seulement coupable, elle était aussi inquiète : ce n'est jamais rassurant d'être blessé. Et si il lui arrivait quelque chose, et qu'elle soit seule ? Cela lui rappellait un petit garçon qui avait été mangé par des animaux sauvages après s'être cassé la cheville. Certes, la comparaison est vraiment étrange, un démon est de loin très différent d'un humain. Même si, dans l'espri de la plantimorphe, c'est exactement la même chose. A quelques détails près. Ils ont une tête, des bras, des jambes, un corps, très ressamblant à l'humain, du point de vie de la petite. Mais, c'est pas en quelques minutes que Ba deviendra intelligente.

"Je pense que tu es digne d'être soignée, Damfo. Tu..." Elle hésita. "Tu me as sortie du grand tissu."

Une phrase pas très brillante, mais assez explicite : Ba n'avait pas vraiment été obligée de devenir l'esclave de Damfo. Elle l'avait, en quelque sorte, choisis de l'être après qu'elle l'ait sortie de là. C'était une sorte de reconnaissance : elle lui avait sauvée la vie, alors la plantimorphe devait la remercier. D'ailleurs, elle ne savait pas vraiment comment la remercier, que faisait les démons dans ces cas ? Ne sachant pas, elle fit comme les Humains. Elle souria.

"Merci."
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MessageJeu 16 Sep 2010 - 21:32

Gratitude.

Qu'était-ce que cela ? ... ça ressemblait à ce que Lysias avait décris comme chaleureux. Oui, c'était ainsi : une douce tiédeur s'infiltrant dans sa chair, insufflant la douceur. Merci. Vraiment, Faux avait sauvé cette gamine ? En vérité, nul doute qu'aucun démon majeur n'aurait voulu d'une créature aussi chétive et infantile. Ils les préféraient adultes et robustes, pour qu'ils résistent aux basses besognes qu'on leur confierait. Alors une enfant... ça n'avait pas beaucoup de possibilités. On en faisait des jouer pour les nécromants, ou on les donnait en pâture aux démons et esclaves carnivores. Rien de bien glorieux. Mais alors, que ferait Faux d'une enfant ? Pourquoi donc l'avait achetée au final ? Juste pour une mince et improbable ressemblance ? Non, même pas... c'était peut-être simplement son innocence. Cette naïveté à la Lysias, insouciance du monde. Oui. Sûrement.

Mue par elle ne savait quelle ardeur, Sappho s'approcha de la plantimorphe et, se mettant à genoux, l'enlaça de ses bras pâles. Pourquoi ? La succube n'avait pas besoin de faire ça... Pourtant, elle serra la petite élémentaliste si fort... cette sensation de chaleur, elle la voulait encore. Elle lui rappelait le nymphe et ses habitudes étranges, ses pensées contraires. C'était bien la première fois... oui, c'était la première fois qu'on la remerciait. Merci. Jamais personne ne lui avait dit ça. C'était si étrange. Si soudain. Et que cette Ba soit aussi inquiète pour elle... Était-ce possible ? Était-ce vrai ? Mais qu'une enfant aussi ... limitée... puisse mentir semblait hors de propos.


" C'est ... gentil, petite... " Sappho recula, et laissa ses mains sur les épaules de son cerisier. Mince sourire, yeux plissés, sucette dans le bec. Elle attrapa cette dernière et la glissa entre les doigts de l'élémentaliste. " Tu veux bien me la garder un peu dis ? Elle est délicieuse je t'assure ! ... Hum tu as soif peut-être ? "

C'est vrai qu'il faisait extrêmement chaud dans le Palais. Bien sûr, la présence du Roi n'était pas étrangère à cette chaleur difficilement supportable au début. Mais avec l'habitude et une bonne ventilation, on finit pas tout supporter. Cependant, pour une plantomophe, ce devait être plus difficile. Faux n'y connaissait rien en plante verte, mais tout de même... il faisait sec. La succube se leva et chercha des yeux s'il restait un pichet d'eau. Mais non, et ça ne l'étonnait pas. Elle-même buvait peu, voir pas du tout. D'eau du moins. Elle se dirigea vers la porte d'entrée, et l'ouvrit prestement. Aussitôt, les deux incubes qui discutaillaient tranquillement, adossés au mur opposé, se redressèrent et l'interrogèrent, avidement, du regard. Un brin acide, elle lança à l'envolée :

" Vous deux là, ramenez moi de l'eau, et vite fait. " Déçus, surpris, les courtisans filèrent en trainant les pieds. Faux laissa la porte entre ouverte pour eux, et, se retournant vers Ba, reprit une mine tout sourire. " Tu vois, tant que tu es sous ma protection, il ne t'arrivera plus rien... oui, plus rien... "

C'était les yeux un peu perdus dans le vague qu'elle avait répété ces paroles réconfortantes... elle aurait bien aimé que ce soit aussi simple. A Lysias aussi, elle avait dit cela. Mais lui, ça ne l'avait pas tellement protégé au final. Pourquoi ? Alors que tout ces courtisans, des gamins frêles comme les mômes Arkana, à ces incubes qui revenaient en courant , ne craignaient rien... que cette gamine là, elle ne craignait rien ou presque... pourquoi lui, cet insouciant, avait-il souffert avec elle ? Elle ne comprenait pas, vraiment. Et il fallait l'arrivée de ses deux larbins pour que son esprit revienne de ses divagations. Elle pointa vaguement la table basse de la main et laissa faire les démons. Ils posèrent prestement un récipient de verre rempli d'une eau plutôt claire et repartirent en lançant des regards acérés à la petite élémentaliste puis en fermant la porte.

Faux servit un verre à la petite, puis elle regarda un instant l'eau si claire. Elle avait l'air trop pure pour des démons. Sans doute venait-elle d'une réserve de la Cité d'avant. Sûrement que si elle en buvait, elle se rendrait malade. La succube n'essaya même pas d'y tremper un doigt. Trop risqué. Elle reposa la verrerie et observa sa petite esclave avec sa sucette. C'était bien la première fois qu'elle la laissait entre les mains de quelqu'un.


" Si tu as besoin de quelque chose, demande moi, ma petite, je te mangerai pas, promis. "


Dit tout en laissant apparaitre ses dents pointues. Au moins, elle a promis.

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