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 [ Prison ] Montrer les crocs... [ PV Sappho ]

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Sappho
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MessageMar 25 Mai 2010 - 21:54

Cette main tendue vers elle, elle ne s'y attendait pas, vraiment. Elle entendit sa demande, puis les moqueries et les rires. Mais elle resta de marbre. Son sourire figé. Quoi, encore ? En même temps, elle pensait... peut-être referait-elle ce rêve. Ce rêve... Alors, tandis que Jaëlle se montrait plus insistante, Faux l'écarta, se leva et fit taire les incubes et les succubes d'un geste.

" Eh bien, je ne vais pas manquer à ma parole, n'est-ce-pas ? " Elle posa son regard sur lui, celui qui avait osé. Il l'avait choisie. Il avait l'audace. Il pliait devant elle, en apparence, mais il avait plus de courage qu'elle n'avait cru d'abord. Elle prit sa main griffue et ajouta, sans gêne : " Cette nuit, Aran sera mon Maitre. "

Les succubes qui lui tournaient autour s'éloignèrent, retournant à leur jeux. Faux avait promis une nuit entière à Aran, et elle tiendrait cette parole en l'air. Rien ne l'y obligeait, après tout. Mais c'était plus fort qu'elle. Surtout, l'encens et les drogues dans l'air lui étaient un tout petit peu, si peu, montés à la tête. Mais ça ne l'embrumait pas complètement non plus. Elle était consciente de ce qu'elle faisait. Elle s'amusait de cela. Ses yeux violets rieurs brillèrent de malice, alors qu'elle posa un genou à terre, comme son esclave l'avait si souvent fait. Les autres démons ici, riaient de n'importe quoi de toute façon. Elle resta tête basse, dans la soumission si totale qu'il lui offrait d'habitude.

C'était un jeu, et en même temps, c'était plutôt ... plaisant. Aussi surprenant que cela puisse paraitre, Faux trouva cette étrange situation de soumission à la fois totalement révoltante et intensément plaisante. Surtout, elle se demandait quelle serait sa réaction. Lui qui, depuis son arrivée ici, avait été un jouet entre les mains des démons, que ferait-il ? S'insurgerait-il ? En profiterait-il ? Avait-il un autre choix ? Elle entendit les ricanements à la fois moqueurs et mesquins dans son dos, mais elle les ignora et tenta d'imaginer ce que dirait un esclave dans ce genre de situation. Hum. Pas facile de se mettre à la place d'une vermine. Elle voulut le regarder dans les yeux, et commença à lever la tête vers lui. Ses yeux violets luisaient d'un éclat tentateur dans les siens, bleus rougeoyants, envoutant... Mais se souvenant soudain de son statut d'une nuit, elle baissa de nouveau la tête, n'offrant plus que ses cheveux noirs à son ... Maitre d'une nuit.

Pourquoi faisait-elle cela ? Que voulait-elle à la fin ? Qu'espérait-elle ? ... Elle repensa aux paroles d'Iblîs, la découvrant si faillible. Un démon a deux faces : un démon est libre de choisir son maitre ou de ne pas en avoir. Mais un démon... est un démon. Il cultive la folie, massacre sans pitié, aime sans vergogne... et ne peut obtenir de pardon. Seule la mort libératrice pourra lui faire quitter ce cycle de tuerie. Faux ne veut pas mourir. Mais Faux veut aimer. Faux veut protéger. Faux veux être pardonnée. Mais... Faux a déjà détruit quelque chose en Lysias en essayant de le protéger... Mais qui ? Qui doit-elle aimer au final ? Pourquoi ? Qui doit-elle protéger ? Pourquoi il ne la protège pas ? Pourquoi ne lui a-t-il jamais dis... ? Faux confuse, mais Faux désire. Faux veut un plaisir vrai qu'elle puisse sentir ce soir. Faux réclame à son Maitre d'un soir.


" Maitre Aran, je viens avec vous. "

Et elle le suivit. Où qu'il l'emmène, où qu'il aille. Ce soir, elle lui appartenait. Elle le suit et se laisse prendre. Quoi qu'il tente. Pour une parole... Depuis quand tenait-elle ses promesses ?

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MessageMar 25 Mai 2010 - 23:00

Mon esclave... Ainsi tout redevenait comme au bon vieux temps, ce temps où les femmes pliaient l'échine devant moi. Mais elle, elle n'était pas comme tous les autres, elle avait accepté de plier l'échine, je ne l'avais en rien contrainte. La Faux mit le genou à terre, comme moi je le faisais si souvent. Je pouvais maintenant la toiser de haut, elle tenta de me regarder mais baissa bien vite les yeux. Alors, la prenant dans mes bras comme quand elle était inconsciente dans sa chambre, je la soulevais et murmura plus pour elle que pour les autres, d'une voix où perçait quelque chose de chaud et de sincère.


Dame Faux... Je vous traiterais alors aussi bien que vous vous me traitez...


La foule autour de nous semblait subjuguée, personne ne comprenait ce qui se passait. Pourtant j'avais le sourire aux lèvres, il n'était pas synonyme de désir mais de quelque chose d'autre... Quelque chose que j'ignorais. Pas à pas nous fendîmes la foule, quittant ce boudoir pour nous réfugier dans le salon de ma Maîtresse. Dans les couloirs, les Démons se retournaient sur notre passage et chuchotaient entre eux, je fis la sourde oreille. Une fois arrivé, lentement et délicatement je la déposais sur le canapé.

Je me relevais et ôtais ma chemise déchirée par toutes ses Succubes enragées et alors seulement, je commençais à l'effeuiller. Mes doigts savaient très bien comment s'y prendre, elle n'était pas la première et sûrement pas la dernière. Elle se laissa faire, sans mot dire, comme une petite parfaite esclave. Je me mis donc à genoux, au dessus d'elle et murmurait avec un sourire enjôleur.


Reprenez vos droit Maîtresse... Je n'aime pas vous voir ainsi... C'est moi votre esclave... Allez y faites de moi ce que bon vous semble...


Je me penchais, mon visage était juste au dessus du sien. Lentement j'avançais mes lèvres contre son cou, déposant quelques baisers et mordillant la chair. Dieu qu'elle était belle! Je m'abreuvais littéralement de ce visage, de ces yeux violacés, je n'en pouvais plus aussi je ne pus retenir des paroles chuchotées dans le creux de son oreille.


Vous... Vous me rendez fou Maîtresse... Votre beauté... Je...


Je ne trouvais même pas les mots pour finir, je ne pouvais pas lui dire, non pas à elle! Elle qui pensait si souvent à ce Lysias... Je n'étais rien à côté de lui. Mon cœur mort se serra alors que je l'embrassais à pleine bouche. Les minutes passèrent puis je relevais la tête. Un sourire aguicheur aux lèvres. En effet, elle n'avait plus rien sur elle et moi il me restait encore mes bottes et mon pantalon...
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Sappho
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MessageMer 26 Mai 2010 - 9:05

Faux se laissa faire, un sourire charmé aux lèvres. Elle regardait le plafond ou rien, qui pouvait le savoir, lorsqu'Aran la transporta jusque chez elle. Vous me demanderez sûrement si ça n'allait pas lui causer de problème d'ordre politique ? Elle vous répondrait qu'elle s'en fichait royalement. Justement, politiquement parlant, elle était reine, donc elle se moquait bien de ce que disait la roture. Il la déposa sur ce canapé de ses quartiers et lui retira ses vêtements. Faux le regarda et le laissa faire bien sûr. Elle tiendrait parole. Mais ce qu'il disait... Quoi, il n'était donc pas satisfait de son sort ? Avait-il pensé à tout les esclaves qui se battraient pour ça ? Qui en profiteraient pour s'enfuir ? Était-il donc fou, vraiment ?

" Tu es la deuxième vermine qui refuse d'avoir l'ascendant sur moi... Je vais finir par le prendre mal. " Un sourire peut cacher bien des choses. Avec plus ou moins de succès. Celui de Faux se voulait amusée, mais elle ne pouvait s'empêcher de se rappeler de la réaction de Lysias lorsqu'elle lui avait dit... qu'il était libre de faire ce qu'il voulait dans ses quartiers. Qu'il pouvait se venger. Ou tout ce qu'il désirait. Mais jamais il n'avait tenté quoi que ce soit. Pur il était... Pur il était resté, au royaume de la dépravation. Tandis que lui... lui, ce vampire, il la couvrait de baisers, de morsures anodines avec ses canines. Était-ce mieux ? Était-ce pire ?

Pourquoi avait-il fallu qu'il ajoute cela ? Fou, oui il l'était sûrement. Pour s'enticher d'une succube aussi folle, il fallait soi-même ne pas être sain d'esprit. Elle avait bien vu ses regards. Ses yeux qui plongeaient dans les siens. Ses avances. Ses paroles... Tout cela, pour une succube, était facile à décrypter. Mais il ne savait rien d'elle. Il ne voyait que sa "beauté" et son charisme de démon. Il ne savait pas ce qu'elle avait fait. Ce qu'elle pouvait faire. Ce qu'on lui avait fait aussi. Mais un vampire sûrement, ne pouvait reprocher à un démon de tuer des "innocents". Il ne devait pas avoir de problème de moral avec ça... Mais Faux répondit à son baiser insistant. Tout de même. Faisait-elle un mauvais choix ? Elle avait d'autres promesses à tenir. Car il y avait des choses... des choses que l'on ne pouvait oublier. Des choses qui ne cicatrisaient jamais. Sappho posa sa main sur la joue de son esclave, puis la ramena sur son corps à elle. Elle fit décrire à son doigt longiligne un trajet jusqu'à une courte mais large estafilade... à peine visible.

Mais dans la lumière tamisée, et ainsi mise en valeur par son index, le trait pâle qu'elle avait tout fait pour cacher - car il n'avait jamais existé pour les démons - apparut clairement à ses yeux. Son regard était sérieux, grave.


" Tu te leurres, Aran le vampire car rien chez moi n'est beau. Et je n'ai rien à t'offrir. Mon corps appartient aux ténèbres depuis longtemps. Mon âme est aux Enfers jusqu'à ce que je parte. Mon cœur... "

Elle secoua la tête. Mais que faisait-elle au juste ? Pourquoi lui disait-elle cela ? ... Au fond, ce n'était qu'un esclave. Alors ça ne faisait aucune différence, qu'il sache ou non. Elle s'appuya sur son coude gauche pour se redresser quelque peu, et regarda la cicatrice. Elle laissa sa main droite en suspension juste au-dessus de cette marque : aussi surprenant que cela puisse paraitre, des ténèbres filandreux sortirent mollement à cet endroit. En même temps, elle commença à sentir le sang que ces ténèbres retenaient couler dans son corps. Une douleur habituelle la prit, et un mince sourire pâle étira ses lèvres, tandis que du sang perla au coin de sa bouche. Elle obligea alors les filaments sombres et volatiles à retourner là d'où ils venaient. C'était les ténèbres qui la maintenaient en vie maintenant. Depuis cette blessure qu'elle s'était laissé infliger pour préserver la vie de Lysias, les tissus ne s'étaient pas encore refermés. Alors elle avait colmaté le tout avec ses ténèbres.

" ... J'ai offert mon cœur à celui que j'ai protégé par cette plaie. "

Faux se laissa retomber sur le canapé, sans même essuyer ce sang pourpre qui coulait de sa bouche. A quoi bon ? Avec cette blessure, elle était tellement faible... Personne parmi les démons ne devait le savoir. Savoir que Général Faux était ainsi amoindri. Une honte. Un scandale. Alors elle l'avait caché. Et elle continuait à se battre pour prouver qu'elle n'était pas moins forte qu'avant. C'était juste... plus risqué. Mais cela cicatriserait bien un jour. Sûrement. Il le fallait. Malgré toutes ces raisons... elle pouvait au moins faire ça : vive, elle attrapa l'arrière du cou de son esclave et approcha son visage à quelques centimètres - que dis-je ? millimètres ! - du sien. Elle murmura, l'éclat violacé de ses yeux retrouvé :


" Mais tu peux au moins adoucir cette douleur, non ? "

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MessageMer 26 Mai 2010 - 21:42

La plaie... A la fois fascinante et horrible, je ne pouvais pas en détacher le regard. Ainsi donc elle n'avait plus de cœur... Elle l'avait offert... Le geste me toucha. J'étais donc incapable de lui donner ce qu'elle voudrait. Je n'étais qu'un incapable. Dame Faux retomba sur le lit, du sang coulant de ses lèvres. Je posais ma main sur sa joue, essayent de lui apporter tout le réconfort que je pouvais quand elle me prit soudain par la nuque et m'approcha au plus près de son visage pour me demander de lui rendre la douleur plus douce...

Je ne pouvais pas lui dire non, je ne pouvais pas lui montrer combien je tenais à elle... Elle s'en serait vexée je pense. Aussi je lui adressais mon sourire le plus charmeur et décidais de l'embrasser dans le cou puis sur tout son corps. Si je devais la soulager de cette façon alors je le ferais de la meilleure façon qui soit.


Je vais tout faire pour y parvenir Maîtresse...



Mes mains effleuraient cette peau diablement douce, mes yeux se délectaient d'un tel spectacle. Je ne comprenais même pas pourquoi la partie inférieure de mon corps était encore couverte de tissus. Les caresses s'intensifièrent, devinrent plus suggestives... Je déployais tout mon art acquis dans les tavernes et les maisons de passe pour la rendre folle de moi. Y arrivais je? Toute la question était là... Je voulais que toutes ses pensées soient dirigées vers moi et non pas vers cet autre inconnu qui lui rendait la vie fade, amère et qui me faisait passer pour le plus grand des goujats. Mes mains allèrent le long de ses hanches, continuant ses caresses de plus en plus suggestives.


Dame Faux... Je...


Non je ne pouvais tout de même pas être si sentimental? Pas maintenant? Pas en un si court laps de temps... Non c'était impossible et puis de toutes façons elle se fichait de moi, rien ne comptait plus à ces yeux que celui a qui elle avait donné son cœur... Quelle plus belle preuve d'amour pouvait il y avoir?... Cela devait être ce Lysias...

A cette pensée ma main serra malgré moi pendant quelques secondes les draps, faisant croire à ma douce Succube que sa dernière caresse m'avait rendu plus sensible que les précédentes. Je ne démordais pas de mon sourire charmeur, laissant mon souffle chaud errer contre son cou. Je voulais tout lui donner, elle me faisait perdre littéralement tous mes moyens... Je ne comprenais pas pourquoi je la préférais elle aux cinq Succubes qui se frottaient langoureusement contre moi tout à l'heure... Mais je ne voyais qu'elle, elle les éclipsait tous... J'approchais ma bouche de son oreille et je pris un ton joueur pour lui donner l'idée de l'humeur dans laquelle je me trouvais en cet instant...


Ma Dame... Pourquoi diable suis je encore à moitié habillé?...


Je partis dans un léger rire alors qu'une nouvelle fois je la gratifiais d'une vague de caresses et de baisers à n'en plus finir qui avait déjà vu plier des dizaines de donzelles chevronnées. Ma Maîtresse... Plus jamais je ne pourrais m'en séparer... A elle seule elle avait empli mon univers...
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Sappho
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MessageJeu 27 Mai 2010 - 11:35

On nait succube. On peut devenir succube. Mais jamais on ne peut renier ce que l'on est. On reste succube jusqu'à sa mort. A moitié ou un quart succube, on le reste. On peut toujours essayer de refouler son instinct premier, instinct de plaisir charnel, primaire mais raffiné. Instinct d'aimer passionnément ou à la folie, puis de tout jeter. Pourtant, Faux avait aimer calmement. Et elle avait garder cet amour en elle, malgré toute la douleur que pouvait procurer l'abstinence pour celles de sa race. Et là, on lui proposait d'être elle-même. Elle avait l'opportunité d'être ce qu'elle était. Vraiment.

Que ses caresses étaient douces. Que ses baisers étaient agréables sur sa peau. Elle répondit à son désir, même si elle sentait, au plus profond d'elle-même qu'elle regretterait de l'avoir laissé la prendre aussi facilement. Elle sentait une culpabilité la ronger. Tout en sachant pertinemment que pour elle, jamais il n'y aurait de pardon. Mais après tout, Lysias n'était pas obligé de savoir. Personne... Elle était une succube, reine des illusions trompeuses. C'était dans ses cordes, de mentir à tout va. Alors, sans vergogne, elle souffla de son esprit les pensées malheureuses, les rêves nostalgiques et les futurs brumeux. Elle donna ce qui lui restait encore, à elle. Elle s'amusa de son aisance dans le domaine des incubes. Oui, nul doute qu'il savait y faire avec les femmes, c'était un charmeur. Il avait cette assurance.

Il avait exploré son corps de ses mains froides et griffues, de ses tendres baisers. Son sourire amusé, son souffle sur elle. Elle souriait aussi, enjôleuse, et ricana en constatant qu'effectivement, ils n'iraient pas loin ainsi. Malicieuse Faux, le même rire fleurit sur son visage, et elle sentit qu'à cet instant précis, puis à ceux qui suivirent, ils se trouvaient, l'esclave et la succube en parfaite connivence. Lui, oui, sûrement, lui il pourrait vivre parmi les démons sans remords. Lui il pourrait regarder Faux tuer sans sourciller. Lui, il pourrait lui donner ce qu'elle avait espérait pendant huit longues lunaisons. Allait-elle l'oublier alors, comme lui l'avait oubliée pendant un temps ? Mais... il y avait toujours cette bille que détenait Lysias. Oui, il l'avait. Et tant qu'elle était certaine de cela, elle ne pourrait pas l'abandonner. Jamais. Même si... Mais à cet instant...

A cet instant, Faux devint Faux succube. Sappho se jeta éperdument dans les bras de ce vampire, elle passa ses bras dans son dos à lui, alors qu'elle était pratiquement assise sur le canapé. Elle le couvrit, elle aussi, de ses caresses, elle l'embrassa prenant plaisir à effleurer ses canines méphitiques. Elle prenait plaisir au toucher de sa peau glaciale, que son visage effleurait et s'y enfonçait. Au final, petite Faux le plaqua au sol, et s'assit d'abord à côté de lui. Elle retira doucement ses bottes et tout le tissu qui le recouvrait encore. Puis, elle s'assit sur lui, Une expression satisfaite de sa position au visage, la succube passa ses doigts sur les cicatrices qu'avaient aussi ce vampire. Lui aussi, il en avait. Connivence. La démone plongea sur lui, continuant leur jeu enflammé. Elle aussi, elle maitrisait son affaire bien sûr. De ses petites dents pointues, elle imita ses morsures tendres dans son cou.

Suggestive, à ce niveau, ce n'était plus le mot. C'était carrément explicite. Mais Faux ne devait pas céder. Elle devait garder en mémoire. Elle ne devait pas oublier. Jamais... Mais dans élan, au milieu de ce jeu passionné, des caresses sur son torse et tout son corps, au milieu des gémissements sans sens, il y eu un chuchotement qu'elle regretta ou bien qu'elle aima, elle ne sait plus. Un chuchotement langoureux, une parole lancée par terre, sur un vampire. Pour ce vampire. Une parole qu'elle désirait ? Elle n'était plus sûre. Pas sûre de se souvenir. Pas sûre d'oublier. Pas sûre... de la personne à qui elle adressait ce mot. Et ça, c'était difficile à admettre.

" Reste... "

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MessageVen 28 Mai 2010 - 20:38

Le plaisir... Cette Succube allait me rendre fou tant elle en demandait! Je dus déployer une bonne partie de mon savoir pour la rendre folle de moi. J'avais appris avec les hommes qui n'avaient que comme corde à leur violon d'Ingres le charme et la flatterie, j'avais aussi appris avec les filles de joie dans les maisons de passe. Qu'est ce qu'un Noldor devenu vampire faisait ici me demanderez vous... Et bien il tentait de survivre avec ce que la nature, et Wyrda, lui avaient donné...

Dans son plaisir à elle, Dame Faux murmura un mot, un seul que j'entendis. Je ne savais pas du tout si il s'adressait à moi mais je décidais de le prendre comme tel. Aussi je me relevais, m'asseyant et la prenant contre moi, pour lui murmurer quelque chose à mon tour... Quelque chose dit dans une voix où perçait la sincérité.


Dame Faux... Jamais je ne vous abandonnerais... Jamais je ne vous renierais... Jamais au grand jamais je ne m'insurgerais...


Pour moi c'était un serment, serment que j'allais tenir dussé je mourir pour cela. Quelques secondes de silence entrecoupé de nos respirations affolées se firent entendre puis je décidais de reprendre le bal. Une nouvelle fois je la dévorais de baisers, la maintenant assise contre moi. Je la couvrais de mille caresses, lui accordait mille attentions quand je décidais enfin de consommer ce plaisir de façon intense et brute.

Je n'étais pas quelqu'un de violent par nature, du moins quand j'étais rassasié. Mais dans la chaleur des lits, je savais me montrer persuasif et dominateur. Mon corps était une mécanique en marche que personne ne pouvait arrêter. Les coups étaient violents mais doux à la fois, je savais ce que je faisais tout de même. Je voulais juste nous faire toucher le summum avec le plus d'intensité possible. Je l'allongeais donc sur le canapé et la danse commença...

Ma respiration devint plus rapide, mon corps ne me répondait plus jusqu'à ce point de non retour où je me bloquais et me mit à voir couleur sang. Un léger râle s'échappa de mes lèvres, de façon totalement inconsciente puis je retombais malgré moi contre elle, un soupir aussi plaisant qu'incontrôlé crevant cette bulle de silence qui venait de se former. Ma voix était rauque et essoufflée mais j'avais le sourire aux lèvres ce qui laissait entrevoir mes deux canines pointues.


Est ce à votre convenance Ma Dame?



Durant quelques minutes je m'étais senti en osmose avec elle, une osmose si violente qu'elle en était presque grisante. Jamais une femme ne m'avait fait ressentir cela. J'étais avec elle, dans un monde où tout semblait parfait en cet instant, en cette seconde.

Dans un geste presque prévenant je la pris dans mes bras, comme si je voulais protéger ce qui venait de se passer. Mais je le savais bien qu'elle n'était pas à moi, qu'un autre me l'avait déjà prise... La réalité me revint sur le crâne comme un coup d'épée... Je n'étais qu'un minable esclave, un pantin qui allait passer aux oubliettes à la moindre incartade... Jamais elle ne verrait en moi quelque chose de différent...
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MessageSam 29 Mai 2010 - 12:04

Cette nuit.
Ces instants.
Ce temps suspendu.
Ils n'appartiennent qu'à elle, Sappho la Succube.
Ses sensations.
Ses sentiments.
Cette nuit.
Ils sont gravés dans sa Mémoire.
Mais pas dans son Cœur.
Vous racontez la moindre de ses pensées, la moindre qui traversa son esprit durant cette nuit-là, serait brisée mon serment de narrateur. On ne raconte pas ce qui n'a jamais été dis. Personne n'a jamais dis que Général Faux pouvait se sentir coupable. Alors on ne le dit pas. Personne n'a jamais dis que Sappho des Démons pouvait désirer ardemment le pardon. Alors on ne le dit pas. Abandon. Reniement. Insurrection. Est-ce une promesse qu'on lui fait ? Quelqu'un d'autre serait donc assez fou pour jurer avec une Succube ? C'était parier avec la Mort et les Ténèbres. Mais le risque est beau.

Elle devait garder son cœur hermétique à sa demande. Elle réagissait à ce qu'il faisait, elle se montrait et appréciait cela. Elle ressentit avec ardeur tout ce que lui faisait. Ce qu'il faisait. Et c'était beau. Faux sentait son corps froid et chaud sur elle. Elle souffla doucement, reprenant le cours normal de sa respiration. Contre lui, elle sentait qu'il la désirait encore plus que cela. Il ne voulait pas que ça. Il la voulait tout entière. Il s'était amourachée d'elle. Et Faux en profiterait. Faux utiliserait cette loyauté qu'il semblait avoir. Faux se protégerait d'elle-même en le détruisant ainsi. Elle s'empêcherait sûrement de sombrer à nouveau dans la folie.
Pourquoi ? Pas de raison.
Juste celle d'être Faux.

Elle cala sa tête contre son corps musclé, un sourire vil aux lèvres. Oui. Il serai celui qui la sauverait, d'une manière ou d'une autre. Il voulait la protéger. Il voulait protéger une succube. Une démone. Une meurtrière. Une créature sadique, cruelle et intransigeante. Une bête crainte et un monstre haï. N'importe qui essaierait de la tuer. N'importe qui voudrait se venger. Seul Lysias l'avait pardonnée. Lui, Aran, il l'aimait d'une autre manière. C'était fusionnel. C'était puissant. Mais c'était un jeu pour la succube. Un jeu. Et elle n'était pas prête de perdre. Non... Faux vivrait. Faux devait vivre. Juste pour le revoir. Et si pour le revoir, elle devait détruire ce qui l'entourait, et bien soit. Ainsi soit-il. Mais Faux n'avait pas fini de jouer avec lui. Oh non, petite succube veut s'amuser encore. Petite succube veut encore Aran. Sappho aime bien cet esclave. Elle a eu de la chance, en le trouvant. Il a eu de la chance en tombant sur elle. Ou pas. La démone n'avait rien à lui offrir de plus. Elle pouvait au mieux, s'il le désirait vraiment, faire de lui un corrompu mineur, à ses ordres aussi. Mais sa condition d'esclave lui donnait au moins l'obligation formelle de lui obéir. Pauvre petite créature... Mais il n'était pas non plus au bas de l'échelle. Sous les esclaves, il y avait ceux qu'on torturait, les prisonniers qu'on gardait pour son propre plaisir ou qui étaient interrogés... sauvagement.

Plissés, ses yeux malicieux, étirée, sa fine bouche, en un sourire mystérieux, elle plongea son regard dans le sien. Ses yeux à la succube, étaient d'un noir opaque. Cela arrivait souvent ces derniers temps, que ses yeux violacés perdent tout éclat pour devenir ténébreux. C'était en général, parce qu'elle ne mangeait pas de nourriture normal déjà, ensuite dans des moments disons d'excitations particuliers... Petite Faux posa ses mains aux ongles parfaitement pointus sur le torse de son "protecteur", et les remonta jusqu'à sa gorge pâle. Lentement elle parla. Sarcastique ? Amusée ? Cynique ? Ou juste passionnée ? Difficile à dire.


" Il semble bien que oui, Aran... Et je vais te faire une fleur tiens : dans mes quartiers, avec moi, appelle moi Sappho ou Faux. "
Elle ouvrit grands les yeux, qui prenaient de fait presque le tiers de son visage. Deux globes blancs et noirs. Plus noirs que blancs d'ailleurs. " Dis-moi, de quelle couleur sont mes yeux Aran ? "

Elle ne pouvait pas le savoir. Mais il fallait qu'elle le sache. Si elle restait trop longtemps ainsi, avec uniquement des ténèbres dans son corps, elle risquait d'être encore amoindrie. Et oui, avec les ténèbres, c'était une question de dosage : trop, c'était dangereux, pas assez, c'était pire. Mais en général, la Faux savait se trouvait sur la limite du raisonnable.
En règle général.

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MessageSam 29 Mai 2010 - 19:17

Spoiler:
 


Aimer une Succube... Quel idiot je faisais. Je me doutais bien qu'à la moindre occasion je ne serais pour elle que de la vermine prête à être sacrifiée, je le savais bien. A cette pensée un sourire gagna mes lèvres. Elle pensait se jouer de moi aussi facilement? Très bien je continuerais à passer pour l'amoureux transi, l'esclave amouraché...

J'ai même gagné l'insigne honneur de pouvoir l'appeler par son prénom. Dois je déduire que je monte dans son estime?... Sûrement pas. Elle me demande de quelle couleur sont ses yeux, j'allais lui répondre par une banalité rehaussée d'une flatterie mais la véritable réponse m'interroge. En effet je m'attendais a tomber sur les deux océans de couleur violacés mais une marée noire m'envahit.

J'esquissais un léger mouvement de main vers ses paupières, haussant un sourcil d'inquiétude. Puis je répondis d'une voix contrite.


Sappho... Tes yeux sont noirs...


Je ne comprenais pas tellement ce qui se passait. Devais je m'en inquiéter? Me testait elle pour quelque chose? Je ne savais pas trop. Je m'assis sur le bord du canapé, totalement dépourvu de vêtements et couvert uniquement par le drap. Quelque chose me rongeait et je voulais me changer les idées... Mon esprit se focalisa sur la bille... Je devais lui rendre, quelque chose me poussait à lui rendre. Je ne savais pas quoi. Aussi je me levais, toujours en tenue d'Adam et allait la chercher dans ma chemise rapiécée. Quand je la pris dans ma main, le léger filament bleu scintilla. Je l'enfermais dans mon poing et je me retournais pour retrouver ma Maîtresse allongée sur le lit. Je me mis à genoux, nu comme un ver, et j'ouvris les mains pour mettre la bille a hauteur de son visage.


Dame Faux... Ceci est il a vous?... Je l'ai trouvé en sortant de la salle de bain...


Je mentais soit, mais je ne voulais pas qu'elle sache que je l'avais en ma possession depuis un assez long moment. Je ne savais même pas ce qu'elle me réservait, aussi m'était je mis en position de faiblesse, nu, sans mes armes qui demeuraient je ne sais où, et dans une position de soumission totale. A quoi devais je m'attendre?
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MessageDim 30 Mai 2010 - 12:42

Spoiler:
 

" Noirs ? vraiment ? "

Elle se redressa soudainement, le drap soyeux coula de sa poitrine jusqu'à son bas-ventre. S'appuyant sur son bras gauche, elle porta sa main droite à son visage, comme si elle voulait toucher ses propres yeux, histoire de vérifier ses dires. Oui, il était vrai qu'elle n'avait rien mangé depuis longtemps. Deux jours peut-être. Elle s'était jusqu'à cette nuit, exclusivement nourrie de ténèbres. C'était mauvais. Il fallait qu'elle remédie à cela, aujourd'hui même. Elle eut un rictus étrange, tandis qu'Aran quittait ce lit pour un but inconnu. Se laisser submerger par les ténèbres était tentant. Toujours, depuis son enfance, ça avait toujours été tentant. Laisser les ténèbres l'engloutir... Fusionner avec elles... Devenir une part de noirceur... Avant l'heure de sa mort. Un suicide en somme. Mais à chaque fois qu'elle avait été tentée, quelqu'un l'en avait empêché. Alouqua, Iblîs, Senector... Lysias... Aran ? Qui sait ? Faux n'avait pas le recul nécessaire pour juger de cela.

Elle l'entendit revenir. Mais elle ne le regarda pas. Elle était comme pétrifiée. Quelque chose. Elle sentait quelque chose de familier. Elle ferma les yeux. Elle avait un mauvais, mais un très mauvais pressentiment. Pourtant, cette sensation de déjà-vu lui était agréable. Un étrange mélange sensationnel avait lieu en elle. Elle ne savait pas quoi. Elle ne savait pas comment. Lentement, elle tourna les yeux vers lui. Nu qu'il était, mais elle ne le vit pas. A genoux qu'il était, mais elle ne le vit pas. Soumis il était, mais elle ne le vit pas. Elle ne vit qu'une chose. Une seule. Ses yeux, déjà grands, semblèrent occuper la moitié de son visage. Ils étaient si écarquillés, que ses iris semblaient trembler. Ils tremblaient tellement, qu'elle en avait mal. Elle avait si mal, que des larmes de sang noires coulèrent de ses yeux. Par trois fois, elle tenta de parler. Trois fois, elle ouvrit quelque peu la bouche, pour la refermer immédiatement. Abasourdie. Elle pose sa main contre sa poitrine. Le vide est revenu. Elle le sent. C'est comme... comme un trou dans son corps. Une douleur glaciale la transperce.


Glaciale est le vent ce soir
Sombre est la nuit ce soir
Les deux se moquent
Les deux se rient
D'une Faux
Et d'un Autre

Elle fronce les sourcils, elle voudrait détourner le regard. Mais ses yeux restent définitivement fixes. Elle tend sa main. Elle hésite. Et si c'était une illusion ? Un charme ? Un sort ? Elle tend la main encore alors. Elle l'effleure, et ses doigts de plient sous ce toucher. Froid. Un frisson la parcourt. C'est impossible qu'elle se répète. C'est un songe. Une vision. Les rêves de la Porte d'Ivoire me trompent. Cela ne se peut. Pourtant... mes doigts se referment. Je sois ce contact. Une perle noire. Avec un filament bleuté. Qui semble continuellement en mouvement. Faux l'attrape. La saisit, et le place devant elle. C'était son présent. C'était une promesse. C'était un serment. Le souhait matériel de se revoir mutuellement. Il avait dit... Non... Alors. Alors il n'y avait qu'une seule conclusion qui lui vint. Glaciale conséquence.Terrible vérité. Trouble mensonge. Elle murmure, souffle froid et sans vie. Parler. Le dire à voix haute. Peut-être que ça l'aiderait. Ou pas.

" Il m'a... abandonnée ? Oubliée ? ... Non... Je ne peux pas croire ça... " Elle serra le poing contenant la bille. Elle le serra si fort, et sans s'en apercevoir, elle sortit ses griffes. Le sang tâcha la bille. Le sang coula à goutte. " Je ne peux pas vivre en croyant ça... "

Elle se mit... à rire. Folle Faux. Oui. Elle ne pouvait pas continuer à vivre s'il l'avait oubliée. Après tout... après tout, elle ne désirait la vie que parce qu'il était là ? Mais s'il l'oubliait... Alors à quoi bon ? Son rire était glaciale. Terrifiant. Atroce aux oreilles. C'était son rire terrible qu'elle réservait à ses victimes. Ce rire sadique et moqueur, joyeux de voir la mort et la peur dans les yeux. Et là, elle se moquait... d'elle-même ? La Mort était dans ses yeux à elle. Et si donc, elle n'avait plus besoin de vivre ainsi alors elle n'avait plus besoin de chercher une protection parmi les esclaves. Donc elle n'avait plus besoin d'Aran de cette manière. Ses yeux étaient toujours écarquillés, et toujours noirs. Une lueur de folie brillait en eux. Elle attrapa le drap bleu nuit, et le passa à son buste, ainsi, Sappho se retrouva drapée de ce tissu soyeux qui épousait les formes de son corps avec volupté. Pourquoi ? Pas de raison. Faux avait l'air d'une folle vraiment. Elle se leva, et tourna autour du vampire. Que faire de lui, à présent ? Des larmes noires continuaient de couler sur ses joues. La terrible vérité l'envahissait comme un poison. Elle avait mal. Elle avait mal au Cœur.


Faux Cœur Brisé
Elle sentait qu'elle allait tuer quelqu'un. Qu'importe qui, mais elle voulait ôter la vie, là maintenant. Vite. Parce que. Parce que... il l'avait oubliée. La perle. Sappho. Les deux. La succube ne pouvait pas le comprendre autrement. Elle ne pouvait pas imaginer que c'était une maladresse. Que c'était une erreur. Pour elle, c'était intentionnel. Et cette intention d'oublier le temps qu'il avait passé ici... D'oublier le temps avec Sappho... D'oublier leur sacrifice... Une folie meurtrière, avide de sang, s'éveilla en elle, sans qu'elle tente de la contenir. C'était trop. C'était assez. Si elle voulait vivre encore... ce serait pour le trouver et peut-être le tuer aussi. Si Lysias pouvait laisser tomber une Faux, alors la Faux lui tomberait dessus. Elle le retrouverait. Qu'il soit devenu fort ou non, qu'il soit dans un refuge ou non. Elle le trouverait. Elle le dénicherait. Pour le moment, elle devrait se satisfaire d'une autre mort. Elle laissa encore Aran dans l'incertitude un moment, le temps qu'elle s'habille - si on pouvait dire cela. Un fois couverte -hum... - elle revint le voir. La bille, elle l'avait reliée à des ténèbres fines et en avait fait un pendentif. C'était un collier noir, duquel pendait une perle noire et bleue. Ne pas oublier ça. Elle lâcha, sans retenir son venin, d'une voix de laquelle perçait sa violence naturelle et son adoration pour le massacre, sa main négligemment posée sur l'épaule d'Aran :

" Esclave, habille toi et va dans ta chambre. N'en sors pas avant que je te le dise... A moins de vouloir crever bien sûr. "

Elle disparut dans des volutes de ténèbres, comme aspirée par elle. Elle se rendait aux Geôles réclamer un captif inutile. Et elle l'obtint. Elle voulait un nymphe. Elle en avait eu un. Un nymphe apeuré, filiforme, les cheveux blonds et les yeux bleus, grands ouverts de peur. Il avait raison d'avoir peur. Le Geôlier ne discuta pas sa demande, à la Faux. Il voyait bien qu'elle était dans un de ses pics de folie pure et froide. La succube tenait le prisonnier par le cou, et l'obligea à traverser une porte de ténèbres. Chancelante, la vermine tomba sur le sol. Sans pitié, la démone l'attrapa et le jeta dans son cachot. Elle ne prit pas la peine d'en fermer la porte. Folle Faux aux yeux noires, elle fonda sur lui, le petit nymphe blond, elle le frappa, le blessa, le griffa et l'intoxiqua aux ténèbres. Elle le fixa, tel un insecte d'un collectionneur, des pics de ténèbres enfoncés dans ses membres, à un mur. Il hurla, il gémit. Le sang giclait trop sans doute. Sappho en était couverte. Mais elle continuerait. Continuerait jusqu'à ce que sa soif de sang soit satisfaite. Satisfaite. Mais pas rassasiée. Car ce n'était pas lui qu'elle voulait. Celui qu'elle voulait épingler. C'était Lyly.

Et elle frappa encore, même si sa victime s'était déjà vidée de son sang depuis un certain temps. La nuit était encore là. Le temps semblait s'être arrêté. Il se riait d'une Faux au Cœur morcelé. Et le cadavre d'un nymphe affreusement mutilé. Horriblement tailladé. Allongé dans une position inconcevable. Tandis que la succube était à genoux devant lui. Pourpre. Sa peau, ses vêtements et son visage. Ses yeux étaient toujours noirs. Mais d'un noir sans vie. Un gouffre profond et insondable.


Souffrance du Cœur

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MessageDim 30 Mai 2010 - 13:55

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Du sang... Ses yeux pleurent des larmes de sang. Qu'ai je donc fait? Je sens sa main, sur mon épaule, elle est devenue aussi glaciale que la mienne, alors que sa voix devient acide et vibrante de rage. Elle m'ordonne de me vêtir, d'aller dans ma chambre puis elle disparaît. Serai je un monstre? J'ai l'impression d'avoir brisé quelque chose en elle...

Lentement, je me relève, faisant craquer mes articulations, je me saisis de mes vêtements et je me rends dans ma chambre, laissant mon torse nu car je n'ai mis que le pantalon. Je referme la porte et laisse éclater ma rage en lançant dans un cri énervé la chemise rapiécée dans un coin. Sans plus attendre, ni même enlever mes bottes, je m'allonge sur le lit dans un saut.

Cette chambre a bien une fenêtre mais les lourds rideaux de velours noir cachent tous les rayons du soleil. Je n'aurais même pas à craindre le jour dans ces conditions ce qui m'arrache un léger sourire. Mes yeux sont fixés sur le plafond, des images de la Démone passent devant mes yeux. Allais je perdre ses faveurs? Allait elle me tuer? Il fallait donc que je m'attende à tout.

Cette sphère l'avait rendue folle, j'aurais mieux fait de la garder pour moi je crois. Qu'est ce que cela pouvait représenter pour elle? Elle avait parler de lui... Était ce encore lui? Ce Lysias? Oh et après tout je n'en avais cure. Ce qui m'embêtait le plus c'était qu'elle avait dit qu'elle ne pouvait pas vivre en sachant cela... Or moi je ne voulais pas perdre ma Maîtresse car sinon les autres Démons allaient faire de moi leur nourriture... Surtout tous ces Incubes que j'avais croisé à la cour de ma Dame. Il ne fallait pas qu'elle meure! Et je ne peux pas la retenir!

Les heures passaient, je finis par manquer de sang. Mes mains se desséchèrent en premier mais je ne bougeais pas... Après tout je n'en avais rien à faire, si quelqu'un voulait me voir il n'avait qu'a venir dans la chambre. Mais les heures s'écoulaient de plus en plus et je finis par ressembler à un cadavre desséché, ne bougeant quasiment plus...

La catalepsie semblait donc être la solution la plus sécurisante. Aussi je sombrais dans ce sommeil dont le seul réveil possible serait du sang. De cette façon je n'aurais pas à bouger de ma chambre et je n'aurais même pas à craindre la faim, restait à savoir si ma Maîtresse allait revenir un jour et sinon et bien j'étais prêt à rester ainsi une bonne dizaine d'années...

Mes rêves étaient tortueux, je rêvais de mes parents, des Noldors, de ma vie passée. Puis de Wyrda, de ma transformation, de Dame Faux, tout se mêlait et tout devenait confus. Au cours du moment où je rêvais de la découverte de mes pouvoirs, des lianes sortirent du sol de la chambre et m'enserrèrent alors que j'étais allongé dans le lit, me couvrant d'un probable soleil pouvant survenir...

Que faisait ma Maîtresse, pourquoi ne revenait elle pas? Les heures allaient elles se transformer en jours? Et bien soit, j'attendrais le temps qu'il faudrait pour cela...
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Sappho
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MessageDim 30 Mai 2010 - 21:42

Elle n'avait même pas touché au corps mutilé de ce nymphe. Elle n'avait pas retiré le sang sur elle, alors qu'elle se décide à bouger. Pourquoi ? Elle savait qu'un vampire attendait sans doute de se nourrir. Elle-même venait de se rassasier en sang. Elle venait d'étancher pour un temps sa soif. C'était déjà ça de gagné. Mais elle ressemblait à un zombie. Ses yeux noirs étaient mornes. Ses mouvement lents et son air absent... ce n'était pas normal. Elle se dirigea, fantomatique succube, vers la chambre de son esclave. D'ailleurs... où était donc passée Ba ? Sans doute était-elle retenue quelque part... Il faudrait qu'elle pense à la retrouver cette petite. C'est qu'elle était capable du pire...

La nuit venait de tomber, Faux était couverte de sang, et elle ouvrit la porte de la chambre d'Aran. Elle ne lui adressa pas un regard, avisant juste son état. Il était décharné, sûrement assoiffé de sang. Faux se retourna, laissant la porte ouverte, sans donner d'indications. Elle partit se poser sans élégance sur un fauteuil. Pour réfléchir peut-être. Elle avait agi sans penser. Elle en était consciente. Mais elle ne voulait pas penser. Pas encore. Pas maintenant. Elle prit sa tête entre ses mains pourpres et essaya de se calmer. Au final tuer ce nymphe n'avait rien réglé. Elle voulait toujours retrouver Lysias. Mais elle n'était plus sûre de pourquoi. Pour le tuer ? Pour lui rendre la sphère qui pesait lourdement sur sa poitrine ? Elle ne savait plus. Elle n'était pas sûre de vouloir savoir. Et elle avait peur.

La journée... elle avait passé la journée à torturer ce nymphe. Sans sortir. Sans rien faire d'autre. Elle sentait qu'elle allait vomir. Les ténèbres lui montaient à la tête. Elle ne voulait pas... quoi ? Plus rien. Il fallait qu'elle aille mieux. Pour les combats à venir. Il fallait qu'elle ne montre aucune faiblesse. Si on pensait qu'elle était faible, on l'évincerait. Alors il vaudrait mieux pour elle qu'elle retrouve Lysias vite. Mais bizarrement, elle avait un très mauvais pressentiment. Petite Faux prit encore la bille dans sa main, et le regarda, inexpressive. Est-ce-qu'elle lui donnerait une réponse ? Mais la sphère restait muette. Le vent à l'intérieur, inaccessible semblait se jouait d'elle. Elle jeta un oeil sur la porte de son cachot : le cadavre de l'élémentaliste allongé sur la pierre... le sang partout... et sur elle le pourpre. Partout, ce liquide chaud la recouvrait. Mais au fond, il l'avait toujours recouverte. C'était se voiler la face que d'oublier qui elle était. C'était inutile. Car toujours, sa véritable identité reviendrait. Toujours.

Folle la Faux. Folle l'enfant. Folle d'y avoir cru. Au final... tout n'était qu'illusion. Mensonge... Lysias l'avait toujours oubliée. Il n'avait fait que faire semblant de la croire en vie. Il avait juste voulu s'enfuir... Non, une partie de son esprit lui disait que non. La dernière nuit avant son départ, il l'avait rejointe dans son lit. Même s'ils n'avaient pas bougé. Ce contact... Cette chaleur... Non tout. Lysias en entier. Lysias égoïste. Lysias sarcastique. Lysias crédule. Mais Lysias qu'elle aime. Il y avait entre eux, un quelque chose qui les faisait vibrer en harmonie. Qui faisait qu'ils se ressemblaient. Malgré les disputes. Malgré tout. Mais alors la perle... Faux se basait sur ce qu'elle voyait. Et elle voyait son cadeau d'adieu, laissé sur place. Ignoré. Et elle aurait voulu mourir. Mais pas tout de suite. D'abord, se venger... D'abord le trouver. D'une manière... ou d'une autre. Elle releva un peu la tête, un sourire fou aux lèvres, mais les yeux encore vides :


" N'ai pas peur de moi, Aran. Ne crains rien. Je ne te tuerai pas tout de suite. "

Pas tout de suite. Mais ça ne voulait pas dire qu'il ne mourrait pas. La vie de ses esclaves lui appartenait. Les trois Moires à elle seule, Sappho possédait ses esclaves. Elle tissait la fin de leur vie. Elle tendait ce fils jusqu'au point de rupture et elle le tranchait un sourire aux lèvres.

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MessageLun 31 Mai 2010 - 0:27

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Du sang... Je sentais le sang! Partout sur elle! Elle me parlait mais je n'entendais pas, je ne voyais que ce sang, ce rouge, tout ce rouge, il était tellement présent qu'il m'éclaboussait l'esprit. Un râle s'échappa de mes lèvres meurtries et desséchées, une main comme momifiée bougea lentement mais que sur quelques millimètres. J'avais l'impression d'être enfermé dans mon corps, ma voix se fit entendre telle un murmure agonisant.


Maî... Tresse... Sang... Besoin...


Je ne pouvais pas en dire plus, j'étais passé dans un état de catalepsie qui me fermait totalement au monde extérieur. Cependant, je sentais ce qui se passait autour de moi d'une autre façon, je n'avais jamais expérimenté cela auparavant... Et cela était quelques peu grisant...

Les émotions de ma Maîtresse... Je les sentais... Toute cette colère, toute cette déception... Toute cette rage, toute cette tristesse... Elles m'envahirent d'un seul coup comme des centaines d'aiguilles qui me transperçaient l'esprit... Et puis soudain, les ténèbres recouvrirent tout pendant quelques secondes... Là c'était comme si on me poussait dans un gouffre de puissance... Venais je de goûter les Ténèbres? Je ne le savais pas...

De façon inconsciente je souhaitais que tout cela s'arrête, je n'en voulais pas plus, je ne voulais pas partager cela avec elle. Je n'étais pas comme ça... J'étais fait pour autre chose. Si je devais la servir alors j'étais là pour voir son sourire, ce sourire que j'ai vu quand elle m'a regardé alors que nous nous unissions... Les sentiments, les émotions... Je n'étais pas très doué pour cela.

Passé cette vague émotionnelle, le besoin de sang se fit de nouveau ressentir et cette fois de façons plus poignante. Je n'eus pas d'autre choix de retomber dans un état de catalepsie totale avant que quelqu'un se décide à me faire boire quelque goutte du précieux liquide...

Depuis que ma Maîtresse était reparue, les lianes avaient disparu se flétrissant sous l'influence de Dame Faux. Allait elle pousser le vice à me laisser encore là quelques temps pour m'abandonner à mon triste sort? Je n'en savais rien... Le noir m'envahit et je repartais dans ce sommeil qui ne m'apportait rien hormis une soif encore plus grande... Allait elle me tuer? Voulait elle ma mort?...
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Sappho
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MessageLun 31 Mai 2010 - 16:42

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Faux n'était pas d'humeur. Elle entendit sa plainte, et s'en amusa en fait. Il voulait du sang ? Qu'il vienne en chercher. Elle ne daigna bouger pendant encore de longues minutes de silence. Seule sa respiration, et les râles de souffrances de son esclave en fond sonore. Elle hésita tout de même, sur ce qu'elle allait faire. Le... sauver ? Pour quoi faire ? ... Le laisser mourir ? Pour quoi faire ? Fallait-il qu'elle trouve une raison ? Non, elle n'y était pas obligée, bien sûr. Elle pouvait bien ignorer la raison, sombrer dans la déraison, et commettre tout dans l'illogique le plus total. Mais à quoi bon ? Elle n'était même plus sûre de vouloir vivre. Alors vivre pour tuer ? Quel intérêt, à présent ? Sauf celui de se venger au moins, de découvrir la vérité, au pire.

Finalement, Faux se leva, et se dirigea vers le cachot et le cadavre sanglant. Elle l'attrapa sans gêne et sans dégoût, et le traina jusqu'à la chambre d'Aran. Une large traînée de sang macula le plancher. C'était bon à nettoyer, et plutôt deux fois qu'une. Mais Faux ignora ce sang, pour l'amener à son esclave. Lui qui semblait dormir à moitié, desséché et amoindri. Dans un soupir las, elle amena le corps jusqu'à lui, et regarda cet élémentaliste avec toute la haine dont elle était capable. C'était de leur faute... La faute des éléments. La faute des dieux, la faute des élémentalistes. Eux... tous autant qu'ils sont. Ils vont le payer. Et lui, à ses pieds, proie facile, proie depuis toujours adorée, elle se baisse, sans amour, et porte à ses lèvres en manque de sang la carotide déjà ouverte du mort. Elle reste là, à lui tenir sa nourriture, comme si elle donnait la béquet à un vampire... Mais nulle passion de la nuit passée, nul sentiment de compassion ou de pitié même. Juste une indifférence teintée de haine. Parce que lui aussi, c'est un élémentaliste. Il fait partie du lot.

L'image est bonne à caricaturer, mais pourtant, elle est simplement triste. Une gamine couverte de sang, meurtrière, assassin, coupable de tout les maux, qui s'abaisse à nourrir un vampire affaibli, esclave de son état, soumis et de consentant, avec le cadavre d'un jeune nymphe qui fut le défouloir de cette enfant. Une triste scène un malheureux tableau. Qui révèle bien la face sombre, le revers de la médaille à être démon. On est libre de son corps, mais pas de ses actes. Libre de choisir comment, mais pas son camp. Quand on est démon, est le mal. Rien de moins, rien de plus. Même un élémentaliste, a plus de liberté. Les corrompus en sont le résultats. Qui pourrait imaginer un démon dans le camp des élémentalistes ? Il y a là quelque chose d'héréditaire, qui se transmet oralement. On dit que les démons sont le mal. On dit... Mais au fond... Non, on le sait bien. Senector le sait. Iblîs le sait. Sappho le sait. Il n'y a pas de place pour le choix. Comme lui a dit son Pépé : elle n'était pas une élémentaliste une perdue. Elle était une succube. Elle sèmera la destruction sur son chemin, quel qu'il soit. Si elle voulait protéger, elle ne pourrait que détruire.

Elle le laissa se rassasier de cet ... apéritif, si l'on pouvait dire. Elle lui trouverait un repas plus consistant, après. Quand elle en aurait la force. Car il n'était pas le seul à être affamé. Mais de quoi ? Faux ne savait plus... Ne savait plus si elle devait manger ses ténèbres ou manger normalement... Son esprit embrument lui conseillait de céder à la faciliter, plutôt que de se nourrir normalement. Mais son corps lui criait et réclamait de la nourriture vraie. Elle hésita, mais pas si longtemps. Elle aurait bien le temps plus tard. Le temps pour manger. Ce n'était pas pressant. Il faudrait juste qu'elle y pense... avant qu'elle ne parte pour se battre. Alors elle avala ses ténèbres mêlées au sang. Et elle sentit la perle autour de son cou s'alourdir. Ce poids... lui semblait atrocement ridicule. Comme s'il se moquait d'elle. Elle croyait entendre son rire sarcastique. Son air faussement joyeux qu'il prenait alors qu'il la détestait. Pour ce qu'elle faisait ? Pour sa captivité ? Oui... il lui en avait voulue, de l'avoir gardé ici. Tellement voulu... Qu'elle avait fini par s'en vouloir à elle-même.

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MessageLun 31 Mai 2010 - 17:20

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Chaud... Le liquide qui coulait dans ma bouche était si bon... Je buvais à grandes gorgées. La Démone ne s'était pas attardée. Je sentais une telle haine s'échapper d'elle que j'en étais apeuré. Ma peau commença à se retendre sous les muscles, devenant moins grisâtre et plus blanche. Mon tatouage retrouva enfin ses formes et je pus me redresser non sans peine. Je remis ma chemise -qui ressemblait à un gruyère tellement elle était trouée- et je m'avançais dans l'embrasure de la porte.

Elle n'était pas loin mais je n'osais pas bouger. Il me manquait encore un peu de sang mais je trouverais bien le temps de me rassasier, on ne pouvait noter cela qu'a cause des légères rides qui sillonnaient mon visage. Ne sachant que faire, je me mis en position à genoux.


Maîtresse... Vous pouvez me torturer si vous le souhaitez... Vous pouvez me tuer même si votre humeur vous dicte de faire cela...


J'avais prononcé cela d'une voix éteinte, je ne savais vraiment pas quoi faire pour la rendre de meilleure humeur, quelque chose me disait que j'en étais même incapable. La bille semblait lui avoir brisé le cœur et l'avoir mise dans une rage folle même!

Mais bizarrement je ne voulais pas qu'elle me renvoie de son service, elle pouvait me torturer et me méprise cela je pouvais l'encaisser mais j'étais tout bonnement incapable de dire pourquoi je ne voulais pas la quitter... Elle me fascinait. Je la voyais là, non loin de moi, je voulais la toucher mais elle ne l'accepterait sûrement pas.

Je devais me soumettre, c'était l'attitude la plus humble à adopter, elle pouvait faire de moi ce qu'elle voulait, j'étais prêt à tout pour elle, je l'avais prouvé. Perdu dans mes pensées, je tentais de la regarder discrètement sans me faire remarquer... Diantre ce qu'elle était belle... En étais je tombé amoureux? Je ne savais pas trop comment définir ce sentiment que j'avais eu quand elle s'était approchée dans ma cellule la première fois que je l'ai vue...

Amoureux peut être pas... Entiché oui. En vérité j'aimais les femmes, toutes les femmes que je croisais, les femmes qui savaient me donner ce que je voulais, les femmes à qui je procurais du plaisir... Mais elle... Elle s'était dressée hors du lot et maintenant j'allais la perdre à cause d'un artefact dont j'ignorais l'existence?


Maîtresse... Passez vos nerfs sur moi... Dussé je vous en supplier...


Soit, j'allais peut être trop loin, mais si cela pouvait la faire revenir dans le monde des vivants... Alors j'étais prêt à prendre le risque... Elle pouvait m'infliger toutes les douleurs qu'elle le désirait, les cicatrices qu'elle avait vues quand nous étions sur le canapé... J'avais déjà été soumis à la question et même à plusieurs reprises... Alors elle pouvait bien m'utiliser comme jouet, cela ne me dérangeait pas le moins du monde...
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MessageMar 1 Juin 2010 - 16:26

[Souvenir]
[...] - Si tu me détestes encore, alors frappe-moi ! Venge les tiens, venge Caliel ! Je ne ferai rien contre toi. Si tu ne peux pas me pardonner, alors tue-moi !
- Je n’ai pas envie de te tuer. [...]

[...] Entre ces murs, tu pourras me faire ce que tu veux [...]

[...] Tu es le seul être sur cette terre à refuser de te venger sur un ennemi gradé sans défense... [...]
[/Souvenir]

C'était la même scène. Mais différente. Il voulait qu'elle se défoule sur lui. Ah, s'il savait. S'il savait qu'elle le tuerait sûrement, si elle se laissait aller. Comme elle avait tué l'autre aussi. Il veut qu'elle le tue... Elle soupire lasse. Non, sa folie de meurtre lui est passée. Ne reste que le constat terrible. La conclusion atroce. La froide vérité qui la lance et la lance encore. Dans une valse tourmentée, Faux se sent chavirer. Elle va tomber, la Faux. Elle va mourir la Faux. Avant, elle était persuadée qu'au moins une personne ici-bas la voulait en vie. Qu'au moins une personne de ce monde voulait la voir, pas pour le Général Faux, mais pour Sappho. ... Si cette personne n'a jamais existé ?

Mais elle se lève amusée. Plait-il ? Il souhaite l'obliger à passer ses nerfs sur lui ? On ne donnait pas d'ordre à sa maitresse, pardi... Elle n'est pas vraiment d'humeur à jouer, mais elle ne peut pas... elle ne peut pas rester inactive ainsi encore un jour de plus. Surtout que c'est bien le lendemain soir qu'elle soit partir pour une offensive. Le temps file vite. Faux invoque des ténèbres, elle en fait des poids autour des poignets et des mollets d'Aran. Les poids, elle les oblige à se fixer au sol, faisant de même avec son esclave. Faux a l'air sérieuse. L'air de quelqu'un qui ne va pas rire, mais plutôt tuer. Un pied de part et d'autre de son buste, elle se tient au-dessus, dans sa superbe. Supérieure démone qui va, semble-t-il, lui ôter sa vie. Ou ce qu'il en reste. Elle allonge ses ongles rétractiles, et se baisse, rapide et vive, sur lui. Elle place ses griffes sur sa gorge, prête à la lui trancher apparemment.

Une seconde passe, et elle ne fait rien. Une autre seconde, et ses yeux noirs sans vie le fixent toujours. Elle ne pipe mot. Elle laisse monter une sorte de pression de l'air intouchable. Soudain, elle lève sa main griffue, mais au lieu de couper sa gorge, elle ne fait que lui griffer la joue. Profondément, certes, mais il n'en mourrait pas. Elle éclata d'un rire nerveux, comme si tout ça n'était finalement qu'une blague. Et, se penchant à son oreille, elle ajouta :


" Je vais encore avoir besoin de toi, Aran le vampire. Encore un peu du moins. "

Pourquoi déjà ? Et puis il y avait une autre esclave... ... Bah... Ba ? ... Ba ! Mais où était-elle passée celle-là ? Cela faisait trois jours qu'elle ne l'avait vu ! Nom d'un... Par tout les Seigneurs des Ombres, Faux avait complétement oublié cette petite chose. Elle se releva, dissipa les chaînes qui retenaient les membres d'Aran, et se précipita dans la salle des bains. Elle fit une toilette sommaire, mais au moins, elle retira tout le sang qui la recouvrait. De plus, elle passa d'autres vêtements, un tantinet plus chaud. Juste un peu. Tandis qu'elle se préparait, elle lança au vampire :

" Prend des habits dans la chambre, on a une mission très importante ce soir ! "

Mais où avait-elle la tête ? ... Bon, mieux vaut ne pas poser la question en fait. Elle avait complétement oublié ce petit bout d'arbre. Il fallait qu'elle la retrouve avant qu'elle ne parte, si possible. Non, c'était obligatoire même. Et elle devait donner des instructions avant de s'en aller. Elle ne savait pas combien de temps cette attaque durerait, mais apparemment, il y avait plus d'élémentalistes qu'on ne le pensait qui avaient pu s'échapper. C'était rageant. Même en temps que vermines, ils continuaient à taper sur le système des démons. Mais Sappho ne prenait ça que pour un exercice de routine, elle-même combattrait peu. Du moins, il valait mieux, vu son état. Elle sortit enfin, prête ou presque, pour aller à la recherche de cette gamine.

Elle ouvrit la porte de ses quartiers, et pressa Aran :


" Vite, je t'expliquerai sur le chemin. " Elle n'y était pas obligé, mais ils allaient après tout, être tout les deux pendant plusieurs jours, autant qu'ils se rencontrent tout de même... A moins que Ba ne se soit fait trancher à la hache, bien sûr. Faux avançait vite, ne s'attardant pas trop sur les couloirs. Elle savait où elle avait le plus de chance de repérer cette plantimorphe : près d'un lopin de terre. A tout les coups, elle s'était encore plantée quelque part... " La jeune fille qui est mon autre esclave a dû se perdre... Hum, si tu vois un cerisier, préviens moi, d'accord ? "

Elle ne donna pas d'indications supplémentaires. Elle n'en avait pas envie déjà. Ensuite, ce serait plus drôle de voir sa tête quand il verra Ba. D'ailleurs... N'est-ce pas un arbre là bas ? ... Au coin d'une ruelle, dans un carrée de terre meuble, un cerisier gracieux se dresse, d'une manière absurde et surprenante. Dans Elament la Sombre ? Un arbre ? Faux eut un sourire d'aise. Finalement, ce qu'ils cherchaient était juste là, si ça se trouvait.

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MessageMar 1 Juin 2010 - 19:37

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Une nouvelle cicatrice... Voilà ce que j'avais gagné. Elle aurait pu me tuer ce soir, mais elle ne l'a pas fait. Moi, je m'en contrefichais qu'elle essaie de me tuer, si je pouvais lui apporter de la douceur de cette façon je serais prêt à me sacrifier. Les poids m'avaient vissé au sol, je n'arrivais plus à bouger... Ah cette sensation, se sentir incapable de faire quoi que ce soit... Cela me faisait du bien... C'était on ne peut plus grisant...

J'allais garder encore une nouvelle marque d'elle... et bien soit, je les afficherais comme une fierté pour ma Maîtresse. Mais déjà le jeu était fini... du moins ce n'était que partie remise pour moi. Elle m'ordonna d'aller dans ma chambre, trouver des vêtements plus convenables. Je m'exécutait et trouvait une sorte de chemise, un manteau, des gants pour dissimuler mes mains, j'attachais mes cheveux et je réajustais les lanières de ma botte rouge que je portais depuis que j'étais devenu un vampire.

Une fois plus présentable, je me présentais devant ma Maîtresse qui m'enjoigna à marcher à sa suite pour me parler d'une mission qui semblait bien importante. Mains dans le dos je marchais en l'écoutant attentivement jusqu'à ce qu'elle me parle d'une jeune femme et d'un cerisier... Interloqué je ne comprenais pas, jusqu'à ce qu'au détour d'un recoin...

Un cerisier... Ici... Étrange, très étrange... Mais après tout pourquoi pas. La ville était entre les mains des Démons, eux seuls connaissaient leurs propres fantaisies, peut être que ce cerisier pouvait très bien dévorer les gens qui passaient à sa portée où je ne sais quoi d'autre...

Mais Dame Faux avait un sourire, alors peut être que ce que nous devions trouver était là. Elle attendait devant cet arbre... Je ne savais guère comment réagir, aussi attendais je, debout, mains croisées dans le dos, yeux baissés sur les racines du cerisier...

Il me manquait encore un peu de sang, mais je trouverais bien de quoi me rassasier quand il le faudrait. Pour le moment quelque chose m'embrumait l'esprit, une vérité que je pensais avoir devinée...

Dans un geste pour le moins incongru, mais trouvant l'endroit charmant pour cela, je m'agenouillais et prit la main de ma Maîtresse délicatement pour lui faire un baisemain. J'effleurais de mes lèvres sa paume à la peau si blanche. Je ne savais guère comment elle allait réagir, mais après tout le geste était fait. Ma cicatrice sur la joue laissa échapper quelques gouttes de sang alors que j'articulais des paroles sur un ton sincère.


Maîtresse Faux... Je tiens à vous remercier d'être si bonne avec moi... Vous avez toute ma gratitude... Mais j'ai une question... Allez vous bientôt me quitter pour quelques temps?


Certes les premières paroles étaient pour le moins incongrues mais je le pensais vraiment, elle me donnait tout ce que je désirais malgré son caractère instable et lunatique. Mais qu'importe, j'appréciais cela... Même si je savais bien que n'importe qu'elle autre Succube pouvait me le donner il n'y avait qu'elle qui comptait à mes yeux maintenant... Elle était ma Maîtresse ad vitam eternam...
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MessageSam 5 Juin 2010 - 16:39

Ah, ça lui avait tellement manqué, de dormir enracinée. Enfin Ba n'avait plus faim. Elle avait profité de l'absence de Damfo pour aller manger un peu, et au final, s'était endormie paisiblement. Enfin, "paisiblement", quelques démons l'avaient embêté... Mais, comme le lui avait ordonné sa Maîtresse, elle avait montré son joli dessin à la main, et ils étaient partis en courant. D'ailleurs, elle se demandait bien pourquoi : c'est qu'il était mignon, ce dessin...

D'ailleurs, même sous sa vraie forme, la marque noire ne disparraissait pas. Elle était restée à une branche du cerisier, bien qu'un peu cachée par ses feuilles. Hé oui, sa floraison était terminée, faisant place à son gros feuillage. Il restait quelques pétales par terre, en dessous des branches. Car Ba avait trouvé un très bon coin : ici, elle avait de la terre, de la lumière, et les maisons la protégeait du vent. Que demander de plus ? Qu'on arrête de lui marcher sur les racines !

Car depuis qu'elle était enracinée, elle s'était faîte piétiner des tas de fois, la pauvre. Et ce soir, c'était la même chose. Ba dormait à point fermé, quand on lui marcha, encore une fois, sur une de ces racines qui sortait de la terre. Oh, oui, après tout, c'était la seule arbre d'Elament, du coup, on ne fait plus attention où on marche, et on se préoccupe peu de la douleur de ce pauvre petit être ! Alors qu'elle avait enfin réussis à dormir après avoir eu à subir une foule de démons peut-être un peu trop curieux, elle se réveilla. Sous sa forme d'arbre, elle n'avait pas les 5 sens. Elle avait juste la sensation du touché, enfin, plutôt la sensation d'être touchée. Et, ah! comme elle aurait pût s'en passer, pour pouvoir se reposer en paix !

Bien entendu, celui qui la piétinait n'avait pas conscience de l'avoir reveillée... Bah non. Si elle avait été encore en période de floraison, il aurait pû voir ses fleurs éclorent. Une chose est sûre, en tout cas, Ba était bel et bien réveillée. Le cerisier attendit un instant qu'il parte, mais rien. Ainsi donc, elle devrait reprendre forme humaine pour pouvoir fermer les yeux. Soit. L'arbre devînt tout un coup plus petit, les feuilles retournant dans leurs bourgeons, ne laissant que deux branches. Les racines revenaient au pied de l'arbre, et l'homme dû certainement sentir quelque chose bouger en dessous de son pied, et le bas du tronc se divisa en deux parties. On commençait à voir des traits d'humains, et l'écorce devint lisse puis d'une couleur très claire, tandis que des cheveux poussaient à toute vitesse. Face à eux, une Ba toute dénudée.

Et sans pudeur ! Se tenant droite, sa main vint frottait son yeux, et elle avait l'air endormie. Elle cligna des yeux, puis regada les deux personnes.

"Damfo ! C'est toi qui m'as réveillé ?"

En voyant sa maîtresse, Ba avait sourit, apparament contente de voir Sappho. Son regard se porta sur l'homme qui se tenait à côté de la démone. Sans aucune gêne, Ba n'hésita pas à lui faire remarquer où se trouvait son pied.

"Tu marchais sur ma racine. Ma jambe est toute bizzare..."

Ba secoua un peu sa jambe qui était toute engourdie. Apparament, ça ne la dérangeait pas d'être nue en pleine rue...

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MessageSam 5 Juin 2010 - 19:18

Encore il s'agenouille. Encore, il la remercie. Elle lui avait pourtant dis que ça ne servait à rien de la remercier. Au final, il finirait par mourir de sa main... Alors à quoi bon ? Elle secoua la tête d'un air de résignation. Qu'il fasse ce qu'il voulait, après tout. A la toute fin, ça ne changerait rien. A la toute fin... on en était encore loin. Elle ne répondit pas à sa question, et porta son regard sur l'arbre, alors que la métamorphose commençait. Oui, c'était le bon cerisier. Le seul en fait. Impressionnant spectacle de ce végétal devenant humanoïde. Poétique et violente transformation, empreinte de magie pure, de magie éternelle. Faux était toujours stupéfaite de ce passage apparemment simple et naturel chez cette enfant. Passage qui semblait contre nature et irréel, sorti d'un songe de gamine. Un songe enfantin où les arbres parlent. Et la petite Ba apparut, nue, sans pudeur aucune. Ce corps de chérubin semblait si fragile... Et cette petite fille si adorable. Il était difficile de résister à tant de tendresse.

Faux laissa la main d'Aran et s'approcha de la plantimorphe. Il était amusant de voir que cette enfant la tutoyait sans gêne, tout en l'appelant Dame Faux... D'ailleurs, la succube trouvait qu'elle prononçait ça bizarrement. Enfin, elle n'en était pas sûre, et ce n'était pas très important. Sappho attrapa la petite fille par la main et commença, d'une voix... gentille ?!


" Ma petite Ba, je te croyais perdue. Il ne faut pas rester aussi longtemps loin de moi voyons. " Petit sourire de connivence. Cette petite était vraiment amusante. Elle se tourna vers le vampire, et le désigna de son autre main : " Celui qui t'a écrasé la jambe se nomme Aran. Aran, c'est retenu ? " Elle attendit un signe de la petite et continua encore : " C'est un esclave de Sappho, tout comme toi, Ba. "

Parfois, on pouvait se demander qui était la servante... Non, ceci est une réflexion inutile : Sappho reste Sappho, même si elle prend une voix moins tranchante qu'à l'accoutumée, elle reste la Succube, la terrible Faux qui s'abat sans pitié sur les élémentalistes. Et cela se voit encore, dans ses mouvements ou dans ses expressions. Sa folie lui colle à la peau, les ténèbres la suivent. Elle n'est pas la gentille grande sœur qu'elle semble être à ce moment. Elle joue, c'est tout. C'est un jeu de rôle qu'elle s'amuse à entretenir, parce qu'elle est une Succube, adoratrice des illusions perdues. Elle tourne son regard brillant sur le vampire, et dit d'une voix chantante :

" Et Aran va s'excuser de t'avoir marché dessus... Pas vrai ? "

Un sourire en coin apparut sur son visage. Mais au fond, elle ne faisait que porter un masque. Au fond, elle sentait le poids contre sa gorge, cette perle noire qui pesait sur elle. Elle ne savait pas si c'était de la Haine, de la Pitié, de la Tristesse ou du Désir. Elle n'était sûre de rien. Alors dans le doute, elle le trouverait. Et elle aviserait. Comment ? Elle ne savait pas. Quand ? Aucune idée. Où ? Encore moins. Elle voulait juste le voir et lui dire... elle ne savait pas quoi. Mais elle savait qu'en le voyant, ça lui reviendrait sûrement. Enfin, elle l'espérait fortement. C'était un pari sur rien. Un pari sur sa propre pensée, qui ne l'engageait à rien. Mais elle sentait qu'elle devait le faire, ce pari. Qu'elle devait se reposer sur ce qu'elle penserait à ce moment précis. Même si c'était banal. Même si c'était une pensée idiote, idiote comme une Faux, alors elle la dirait, et advienne que pourra.

Mais où avait-elle la tête, Sappho ? Ba était nue, dans la rue, en fin de nuit. Elle allait être malade. Et il fallait aussi qu'elle les prévienne de son départ, tout de même. Tout de même. La démone commença à avancer, en tenant toujours la petite main du cerisier, et en imaginant qu'Aran la suivrait. N'avait-il pas juré de ne pas la quitter ? Enfin... Elle expliqua ainsi son empressement :


" Mais on n'a pas idée de rester dehors ainsi de nuit. Et puis, j'ai une nouvelle très importante à vous donner, à tout les deux. "

Alors, elle se dépêcha de remonter, sans rien ajouter, sans attendre de paroles de leur part. On entendait dans les couloirs, les bruits de quelques festivités nocturnes, pas très innocentes. Mais la succube n'y prêta pas attention, et pressa le pas vers ses quartiers. Une fois chez elle, elle recommanda à Ba de s'habiller, car, même si pour elle, cela n'avait rien de gênant, c'était tout de même... assez dérangeant pour parler sérieusement. Faux s'assit sur son canapé, et attendit le retour de la petite plantimorphe. Il était tard, certes, mais Faux devait leur dire ce soir, car demain, elle serait assez prise déjà, dans les préparatifs. Alors assise, elle leur intima de s'approcher et de s'asseoir aussi, car ce qu'elle devait leur dire méritait toute leur attention. Un sourire charmant aux lèvres, elle commença ainsi :

" Demain quand la nuit se lèvera, il me faudra partir pour quelques temps du Palais : en tant que Général ou Reine, avec quelques confrères, nous lancerons une offensive contre les vermines qui se cachent dans les environs... Cela ne devrait pas être trop long. " Elle planta son regard chacun leur tour, dans leur yeux. " Vous deux, vous vous occuperez de mes quartiers en mon absence. " Elle plissa les yeux et son sourire s'étira lorsqu'elle ajouta : " Et j'ai une recommandation pour chacun d'entre vous... Aran, n'essaie même pas de boire le sang de Ba, ce serait sans doute pire que le mien. Ba... ne t'endors pas n'importe où, d'accord mon petit cerisier ? "

Et oui, terminer sur une note d'humour, c'était toujours l'important. Ben oui. Alors, elle laissa s'échapper un petit rire fluet en imaginant ces deux situations là. Oui, ça ne manquait pas de piquant, ou plutôt de sève, et on ne risquait pas de se planter. euh... s'enraciner ?

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MessageDim 6 Juin 2010 - 11:41

Une petite fille... Ainsi donc ce cerisier, comme je le pensais, n'en était pas un... Mais il cachait quelque chose d'autre. L'arbre était devenue une gamine! Mes yeux devinrent comme des soucoupes... Et cette gamine là me disait que je lui avais écrasé le pied!

J'allais me préparer à répliquer mais Dame Faux ne m'en laissa pas le temps. Elle me demanda même de m'excuser expressément d'avoir osé marcher sur une racine. Mon poing se serra et ce fut avec un visage fermé que je marmonnais.


Veuillez m'excuser...



Ainsi donc c'était elle l'autre esclave... Ba... Un nom plutôt étrange pour quelqu'un qui l'était encore plus. Elle avait donc la capacité de se transformer en cerisier... Intéressant. Un léger sourire naquit sur mes lèvres, après tout j'étais un élémentaliste qui contrôlait les plantes et la Terre, bon avec bien peu de succès à mon actif mais tout avantage serait bon à prendre.

Nous marchions dans les couloirs et enfin nous arrivions aux quartiers de notre Maîtresse, j'étais resté en retrait sur tout le trajet, une expression hautaine vissée sur le visage. Dame Faux me demanda de m'assoir, je m'exécutais et je ne regrettais pas de l'avoir fait car la nouvelle qu'elle annonça m'aurait forcé à trouver un siège...


Maîtresse Faux... Soyez prudente...


Je ne pouvais pas en dire plus, je n'osais même pas lui montrer un quelconque signe d'inquiétude avec cette espèce de plante enfant qui était dans le coin. Elle m'indiqua que je ne pouvais pas boire de son sang... De toutes façons je crois que l'idée ne me serait même pas venue à l'esprit... Avec taille pareille je n'avais même pas de quoi faire un repas.

Mes yeux se tournèrent vers ma Maîtresse, j'aurais aimé avoir du temps seul avec elle pour lui dire combien je m'inquiétais... Mais je n'étais que son esclave... Un simple esclave qui n'avait pas le droit de ressentir quoi que ce soit pour elle car cette sulfureuse Succube pourrait aussi bien être celle qui allait me porter un jour le coup fatal.

Une chose est sûre, heureusement pour moi, elle ne m'avait pas demandé de veiller sur la gamine, au moins je pourrais m'occuper « autrement » en allant voir quelques Succubes désireuses d'un peu de compagnie... J'en avais vues quelques une dans la cour de ma Dame qui semblaient avoir envie de me revoir...

Pour le moment j'attendais que la gamine réagisse, elle semblait vraiment avoir la tête ailleurs, comment allais je pouvoir me dépêtrer avec une telle plaie qui me tombait dessus... Elle n'aurait pas pu avoir une magnifique Elfe Noldor comme esclave plutôt?


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MessageMer 16 Juin 2010 - 19:00

Damfo présentation l'homme à Ba. Aran, qu'il s'appellait. Ca va. Pas trop dur à retenir. Elle fit plus attention à l'inquiétude de sa maîtresse qu'au nom de l'homme. Oh, non pas qu'elle ne l'aimait pas -bien qu'il lui ait piétiné la racine!- mais intérieurement, Ba était désolée d'avoir causé du soucis à la démone. Ironique, hein? Pas vraiment, en fait. Elle l'était sincèrement. Et elle fût d'autant plus toucher qu'elle demande à Aran de lui avoir marché dessus. Ce n'était pas vraiment lapeine, ça ne la déraneait pas. (C'est qu'à force, elle a pris l'habitude!)

Par contre, elle comprit pas trop les paroles d'Aran. "Voeu il y est" m'excuser ? Quesque ça voulait dire, au juste ? Elle avait reconnu le mot "excuser", certes, mais pas le premier. Au début, elle crût que comme elle, l'homme avait des problèmes pour le language. Mais, finalement pas si stupide que ça (si, si, je vous assure!), elle comprit que c'est elle qui ne comprenait pas, tout simplement. Malheureusement, le temps de réflexion passé, ils partaient déjà.

Damfo avait "nouvelle très importante" à leur annoncer. Quoi? Ca, Ba n'en avait aucune idée. Quelle genre de nouvelle pouvait-elle être importante pour sa maîtresse ? Elle ne la connaissait que trop peu pour avoir une idée. Ils retournaient dans la petite maison de Sappho située dans la très grande maison. Une très grande maison que Ba n'aimait pas. Pourquoi ? Car elle aime pas marcher, et ici, c'est grand. Même trop grand ! Les choses petites sont plus mignonnes, nah. Et puis, il y avait une atmosphère bizzare. Devant comme derrière. Sappho comme Aran. Encore une fois, elle n'en avait pas la moindre idée du pourquoi.

Enfin arrivés en silence dans les appartement de Damfo, celle-ci ordonna à Ba d'aller s'habiller. Ah, elle avait carrément oublié que ce n'était pas bien de se montrer nue ainsi. Du coup, elle s'empressa d'aller s'habiller dans sa chambre. Là, sur la commode, la robe que lui avait offerte Sappho était très soigneusement posée de façon à ne faire aucun pli. C'était un peu comme son trésor à elle. La robe de Damfo.

Vétue maintenant de haillons un peu déchirés, comme tout bon esclave, elle revint dans la salle commune. Elle s'assit à côté de Damfo avec légèreté. Sappho commença à parler.

"D'accord !"

Ainsi sa maîtresse devait partir ? Pour combien de temps ? Où ? Loin ? Pourquoi ? Allait-il lui arrivait quelque chose ?
Ba s'inquiétait.
La Faux semblait sûre de soie, mais Aran, lui, semblait s'inquiéter. Au début, le cerisier ne comprenait pas vraiment, et ne savait pas si son inquiétude avait raison d'elle. Mais en voyant l'expression de son deuxième esclave, Ba était certaine qu'il ne fallait pas rester là sans avoir un petit doute. Par dessus-tout, elle souhaitait revoir sa maîtresse.

"Damfo part ?"

Il semblait que Ba ne parlait à personne, l'air inquiet lointain. Comme si elle se parlait à elle-même.

"Je ne veux plus être seule..."

Toujours l'ai lointain. On aurait dit qu'elle ne savait pas qu'elle parlait à voix haute. Ba ne voulait plus ressentir le grand vide qu'elle avait ressentit quelques mois auparavant. Elle n'aimait pas ça. Son regard se posa sur sa maîtresse de nouveau, cette fois-ci, sans son air lointain, mais innocent.

"Aran et Ba attendront patiemment le retour de Damfo. C'est promis !"

Elle afficha un sourire pur de petite fillette qui venait de promettre à un de ses amis qu'ils se marieraient plus tard. Entre autre, joyeux et sincère, dans le genre bien mignon tout plein, quoi. Beurk, à force, elle va faire vomir Sappho.

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Dernière édition par Ba le Ven 9 Juil 2010 - 21:08, édité 1 fois
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MessageJeu 17 Juin 2010 - 14:47

Thème Musical : Grandma

Prudence Faux, ou tu vas crever...
La ferme !
Calme toi, Faux, ou tu vas y rester...
Silence !
Faux... Tu vas pas me laisser seul dis moi ?
Tais-toi !
Qu'est-ce-que c'était, cette voix là, qui résonnait dans sa tête ? Un instant éberluée, elle cligna des yeux alors qu'elle venait de constater les réactions d'Aran et de Ba. Inquiets ? Apparemment. Elle fit comme si de rien n'était, en ce qui concernait cette voix prophétique. Elle sourit vaguement, comme si leur réactions la touchaient. Comme si oui. Comme si elle pouvait ... La voix la turlupinait encore, avec ses intonations venimeuses et acides, moqueuses et supérieures... En fait, c'était un peu ... sa propre voix.

" Tu incites donc la plus folle des démones à la prudence ? Ahah on aura tout entendu... "
Elle ajouta tout de même, doucereuse : " Mais je prends note, Aran. "

Puis, elle passa sa main dans le dos de Ba, l'attrapa et la colla contre elle, dans une étreinte qui avait tout de... fraternelle ? Non même... maternelle ?! Pourtant, il était vrai que les yeux, l'air, les paroles de Ba la révulsaient. Tant de candeur, de naïveté la feraient presque gerber. Au lieu de cela, ses yeux alors noirs, se diluent et retrouvent une lueur douce, d'un violet qu'on pourrait presque qualifier d'apaisant. Elle passe sa main dans les cheveux de l'enfant cerisier, petit arbre perdu, aux senteurs de feuille, de nature et de dehors. C'était une gamine, et au fond, Sappho était encore une gamine.

... Mais voilà, tout ça, tout ces geste là, ne sont que mensonges. Faux jusqu'à la lueur de ses yeux. Faux jusqu'à son air triste. Faux jusqu'à ses paroles. Rien n'y fait. Les démones de l'illusion, les démons qui jouent des sentiments, les succubes, elle en est. Elle sait user de leurs faiblesses si elle le souhaite. Elle n'est pas devenu Chevalier, puis Général, juste grâce à Senector. Du moins, elle ne le pense pas. Alors tout est faux chez elle, elle ne fait que mentir. Sans doute, seule une poignée sait qui elle est vraiment. Lysias l'a vue. Iblîs le sait. Senector l'a compris. Khisath doit sûrement l'imaginer. Ou alors, il s'en bat les... boules de feu en fusion.

Et Aran ? et Ba ? Est-ce-qu'ils voyaient, eux ? ... Probablement pas. Elle ne laissait pas non plus tant de failles à leur disposition. Elle en avait montré une à Aran, mais c'était bien tout ce qu'elle s'était permise. Alors, fausse Faux rassure Ba :


" Chut ne t'en fais pas, petite, je reviendrai, promis. " Bien sûr, si cette gamine était heureuse de son retour, ce ne serait pas le cas de ceux qu'elle torture. Elle regarde Aran, comme si ses mots lui étaient aussi destinés. Peut-être même qu'à lui ? Qui sait. Ou alors, ce n'est qu'un mensonge de plus. Elle jette un regard vers la fenêtre : la nuit, depuis longtemps, recouvre le Palais des Feux de son manteau noir : " Dis moi Ba, tu veux que je te raconte une histoire ? "

... Bon ok, elle a carrément ... Non attendez, elle a vraiment dit ça ? Ce n'est pas une erreur ? Quoi ? Je suis en direct ?! .... Ahem, oui donc. Sappho, la démone, sadique, qui s'endort dans le sang de ses victimes, Faux fauchant les vies par paquets de douze, cette Sappho là oui va raconter une histoire à une petite plantimorphe, esclave de son état, Ba. Bon. Non, vous ne rêvez pas. Quelle histoire ? Ah mais ça, on va le découvrir bientôt. Car Faux n'attend pas de réponse. Elle passe sa main si tendre de succube dans ses cheveux aux embruns feuillus, puis lance un clin d'œil à Aran. Genre, toi, tu devrais écouter. Il y a une infime possibilité pour que ça t'intéresse. Infime, la possibilité. L'intérêt aussi peut-être.

Faux leva sa main libre, et dessina des formes apparemment au hasard dans l'air. Sous ses doigts, des simulacres noires se formèrent, créatures d'ombres à formes humaines, mais de la taille de jouet. L'une est petite, assise ou allongée, l'autre est grande et marche vers la plus petite.


" Il n'y a pas si longtemps, dans les forêts de Magyar, un jeune homme égoïste et imbu de lui-même, cherchait une voix mélodieuse. "

Un sifflement léger sembla envahir la pièce, tandis que Sappho n'avait d'yeux que pour les formes d'ombres. L'égoïste marchant heurta sur son chemin, le bras de la petite ombre, qui se releva brusquement et s'opposa à ce chemin.

" Sur sa route, une petite peste, une enfant de la malice, se mit en travers. Tout deux sont aussi différents que... eh bien, qu'un démon et qu'un élémentaliste. "

Puis, la grande ombre prend la plus petite dans ses bras, et la dépose sur ses épaules, avant de l'emmener avec lui.

" Mais malgré cela, tout deux deviennent inséparables. Jusqu'au jour où l'un des deux a tué. "

Faux penche la tête de côté. Ce souvenir là, il était gravé en elle. Comme chaque massacre, elle avait aimé tuer ces deux démons là. Mais lui, il avait trouvé cela horrible. Pour autant... la grande ombre resta en retrait, tandis que la plus petite baignait dans une marée noire, une marée de sang. Mais il va la chercher. Il l'emmène avec lui.

" Mais ils restèrent ensembles. "

Faux attrapa dans sa main, la grande ombre et la plus petite qu'il tenait par la main. Elle mit ce petit théâtre devant les yeux de Ba et demanda :

" Dis moi Aran, et toi aussi Ba, comment penses-tu que cela va se terminer ? "

Son sourire était bizarrement cruelle, lorsqu'elle regardait cela. Pourquoi donc ? Pourquoi se sourire sciant sa face et ses petites dents à la vue de tous ? Pourquoi ? Pas de raisons. Juste celle d'être timbrée.

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MessageVen 18 Juin 2010 - 10:54

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La gamine commençait à faire son petit jeu de jeune fillette esseulée... Bah si ça pouvait convaincre la Faux de rester pourquoi pas. Mais bon peine perdue, en attendant la gamine semblait accaparer toute l'attention de ma Maîtresse... Pourquoi diable les gamines avec leurs grands yeux primaient sur les Vampires musculeux?

Dame Faux s'adressa à moi, se moquant de ce que je venais de dire. Mais elle en prenait note, cela me suffisait. Après restait à savoir si elle en tiendrait compte ou pas... Je ne la connaissais pas assez pour cela... Elle m'avait montré certains aspects de sa personnalité... Mais qui sait ce qu'une Démone pouvait occulter...


Une histoire?... Comment ça une histoire? Bon et bien soit... Je décidais d'écouter calmement. Dame Faux me fit un clin d'œil, je me doutais bien que cela me concernerait de toutes façons. L'histoire se termina, le petit théâtre s'évanouit... Alors comme ça nous devrions rester unis? Était ce cela la morale? Peut être... Je gardais le silence.

Comment tout cela allait il se terminer? Et bien je n'en savais rien, ma voix retentit dans la pièce baignée par le silence et le regard que m'offrait ma Maîtresse, elle savait qu'elle ne me laissait pas insensible, je savais moi que la question était à double tranchant... Mes yeux étaient plongés dans ceux de la Faux. Un sourire naquit sur mon visage, découvrant mes canines pointues, histoire de bien montrer à la petite Ba que je n'étais pas non plus ordinaire.



Cela se finira comme cela doit se finir ma Dame... Mais si vous avez des doutes sachez que je serais toujours à vos côtés... Je n'ai rien a faire des autres élémentalistes... Et vous le savez au fond de vous...


Me yeux bleus aux reflets rougeâtres se tournèrent vers la gamine cerisier, posant le genou à terre je me mis à son niveau, histoire de bien me faire comprendre, ma main griffue passa dans ses cheveux. Je ne voulais pas paraître méchant loin de là, si il me fallait m'occuper d'elle alors autant que je m'occupe d'elle comme je m'occupais des jeunes Noldors. Ma voix se fit douce, du moins du mieux que je le pus.


Et toi Ba... Tu dois toujours soutenir Dame Faux... Elle est une chance pour nous... Sinon nous aurions fini dans un endroit bien pire que celui ci... Tu comprends?... Je vais m'occuper de toi Ba... Si tu le veux bien... Demande moi ce que tu veux...


Bon d'accord là c'était me faire violence mais bon, je voulais qu'elle ne soit pas un soucis pour ma Maîtresse, que tout se passe bien. Mes yeux revinrent vers Sappho, si seulement je pouvais lui transmettre mes pensées...


* Dame Faux... Je vous en prie... Soyez prudente... Je ne supporterais pas de vous retrouver dans un état proche de... non, je ne dois pas penser à cela... *


Comment lui faire comprendre ce que je ressentais...
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MessageVen 9 Juil 2010 - 22:34

Spoiler:
 

Damfo prit Ba dans ses bras. (Mais ça, vous le savez déjà, et vous avez avalé le choc. Juste histoire de remettre... le couteau dans la plaie !) La petite végétale n'émit strictement aucune résistance. Encore heureux. Si non, ça aurait été le monde à l'envers ! Ba est du genre très câline, et elle adore le contact des autres sur elle. Sûrement parceque c'est le seul sens qu'elle a sous sa vraie forme. D'ailleurs, c'est un peu trop de parler de sa forme végétale comme une "vraie forme". Certains plantimorphes naissent sous forme humaine, tandis que d'autre, comme Ba, sont nés sous forme de plante. Alors, il n'y a pas vraiment de "vraie" forme. Mais, pour Ba, on va dire que sa vraie forme est sa forme natale. C'est plus simple comme ça.

Après les avoir encore rassurés, la démone commença à raconter une histoire. Ba aimait bien les histoires. Ca lui rappellait le temps où la mère de l'humain qui l'avait hébergé lui racontait des histoires avant de se coucher. Mais là, elle vient de se réveiller, c'est pas vraiment le même contexte. Surtout que là, c'était illustré en direct! Et le regard du cerisier était comme absorbé par les ombres, tant elle était fascinée. En fait, elle écoutait un peu qu'à moitié. Mais c'est connu, Ba est un peu déconnectée de la réalité, toujours dans les nuages... Ou les racines sous terre, ahah !

Cette histoire lui en rappellait une. Bien précise. La sienne. En version courte. Et avec des personnages différents, des caractères bien différents. Tristan et Ba n'étaient pas différent dans le caractère, mais dans la nature. C'est vrai, quoi, c'était un humain, et elle, un arbre. Ah, totalement différent sous cet angle, hein? Et ils devinrent inséparables. Bon, peut-être pas à ce point-là, ils étaient pas siamois non plus, hein. Et l'un d'eux mourrut. Le plus petit personnage. Mince alors, Ba était plus grande ou plus petit que Tristan? Au début il était plus grand, mais avec le temps, la plantimorphe l'avait égalé. Peut-être même dépassé?

Sa maîtresse demanda la suite de l'histoire à Aran, celui qui l'avait piétiné. Et, comme depuis le début, il répondit avec des mots que Ba ne connaissait pas. De simples mots, comme "cela", ou "vous". Bah, elle ne les connaît pas, et quand on connaît pas, on pige pas. Et ça l'intrigue quand même, la plantimorphe. C'est pas marrant de pas comprendre les autres, et on est toujours curieux de savoir ce qu'il dit, même un cerisier n'échappe pas à la règle.

Mais elle fût assez surprise de le voir venir vers elle, et lui parler. Avec des mots simples ! Chose difficile, pour cet homme, non? Mais quand même, demander ce qu'elle voulait! Pendant qu'elle réfléchissait, le regard de Aran se reposa sur Damfo. Il la regardait sans cesse ! Mais ça n'empêcha pas Ba de répondre.

"Je veux que tu comprendre..." Elle hésita, puis rectifia. "Je veux comprendre Aran quand tu parles à Damfo."

Et elle dit ça comme ça, remplit d'insouscience, sans une once de mauvaise pensée derrière la tête. Sans se rendre compte que ça peut insinuer des choses peut-être vexantes. Pour elle, c'est normal de dire ça, et son visage le montre bien, puisqu'il reste plutôt neutre. C'est vrai, Ba ne comprend fichtremen rien à ce qu'il raconte, et elle va pas se gêner pour le lui dire. Plus qu'à espérer qu'il la prend pour une idiote profonde, donc ce qu'elle est, et pas une petite garce qui se moque de lui, car c'est pas vraiment ce qu'elle fait.

"Et je veux aussi raconter la suite de l'histoire, parceque je la connais !"

Ba sourit naïvement, regardant à tour de rôle Aran et leur Maîtresse. En fait, c'est juste la suite de SON histoire qu'elle connaît. Et elle l'associe à cette petite histoire de Damfo.

"Alors, après la mort de son ami, le petit dessin noir de Damfo était trèèès triste. Ses amis de la forêt viennent la consoler, et l'aider."

Ici, elle faisait allusion aux elfes rencontrés après la mort de son ami.

"Puis le petit dessin part, parceque un ami disait qu'elle devait aller dans une graaande Cité. Mais elle rencontre une meute de Fiers Loups, et les aime bien. Elle reste un peu avec la meute, et part pour la grande Cité."

Bien entendu, elle parlait d'Elament.

"Elle arrive, et des méchants la mettent sous de grands vêtements, sans lumière pour manger !"

Les "grands vêtements" étant la tente.

"Elle rencontre un autre gentil dessin, et reçoit un trèèès beau cadeau! Elles deviennent amies, et elles rencontrent un autre dessin, avec des pieds durs."

Sappho et Aran, le cadeau étant la robe.

"Mais le gentil dessin s'en va et...et... Je ne sais pas la suite !"

La démone qui doit s'en aller. C'est bon, vous avez tout compris ? Très bien, parceque je vais dormir, moi. Bonne nuit.

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MessageJeu 15 Juil 2010 - 21:53

Elle écouta les dires d'Aran, ses yeux perçants les siens. Toujours à ses côtés ? Ahah quel serment... Un fidèle esclave, qui ne se rebellerait pas, qui ne rechignerait pas à la tâche. Bien sûr que tout démon aspirait à cela. Ou peut-être pas remarquez.... Avoir un serviteur virulent et bagarreur avait aussi son charme, et c'était aussi amusant. Pour autant, aucune vermine sensée ne se risquerait à faire une pareille promesse à une démone, folle de surcroit. Car il fallait bien le dire, leur vie, à eux deux, ne tenait qu'à un mince fils que Sappho tenait entre ses griffes. Un minuscule fils qu'elle pourrait couper dans un éclair de démence passager, sans jamais le regretter. Un démon, ça n'était pas sensé avoir de regret non plus.

" Je veux bien te croire Aran le Vampire. Mais ne va pas ainsi prêter serment à la plus folle des succubes, tu n'y gagnerais rien. "


Sourire dur, presque triste, mais intransigeant. Car c'était, une fois n'est pas coutume, la pure vérité qu'elle venait d'énoncer. Il ne ferait qu'y perdre l'esprit, tant celui de Sappho était incompréhensible, sauf peut-être pour ceux qui étaient plus fous qu'elle encore. Fermant les yeux, elle écouta un doux sourire aux lèvres l'échange entre ses deux esclaves. Aran pouvait finalement se montrer aussi doux avec cette gamine qu'il pouvait l'être pour ses caresses. C'était toujours bon à savoir. Elle retint un rire étouffé en entendant la demande de Ba. Cette jeune plantimorphe avait encore des lacunes dans ses paroles, mais sa curiosité était plutôt attendrissante... Enfin, si l'on admettait qu'une démone puisse s'attendrir bien sûr.


" Eh bien, puisque Ba ne comprend pas tes paroles... tu peux te montrer franc Aran, dis moi donc vraiment ce qui te tracasse. "


Une succube, ça devinait ce genre de choses. Le vampire avait autre chose en tête, Ce qu'elle voyait dans son regard ne se limitait pas à une allégeance. Elle ne savait identifier ce sentiment. Elle fronça un instant les sourcils, décontenancée. L'ignorance l'énervait. Ne pas réussir à identifier cet éclat dans ses prunelles l'irritait. Heureusement, la petite histoire de son cerisier lui donna la distraction idéale. Elle écouta, amusée, l'interprétation de Ba. Elle tiqua cependant sur le mot "amies". Il n'avait pas vraiment de sens pour elle. Aucun même. Amies. En avait-elle seulement ? ... Qu'était-ce que l'amitié ? Aucune idée. Il n'existe pas de camaraderie entre les démons, c'est la loi basique du plus fort qui règne. Alors avoir un ami, ce serait risquer de se lier à moins fort que soi, donc à se compromettre.

Elle ne dit rien cependant, et écouta attentivement la suite, se gardant même une minute de réflexion sur ce qu'elle pourrait bien dire. Oui, que répondre en fait ?


" Le gentil dessin revient après, n'ai crainte. "
Elle prit une main de cette petite créature si frêle, si menue, si... loin d'elle. " On est amies alors ? Hihihi "

Car malgré ce comportement infantile et capricieux, elle n'avait rien de l'amie parfaite. Loin de là. Elle était peut-être une enfant... mais une enfant succube, une enfant démoniaque. Cruelle. Sappho attrape la plus petite silhouette sombre et la laisse tomber dans une mare noire.


" Intéressantes théories. "
L'ombre noire restante disparut, de même que les ténèbres visibles. " Une fin heureuse, ça serait amusant pas vrai ? Peu probable, mais amusant. " Elle posa son regard un instant sur celui d'Aran, et encore, elle est déstabilisée par ce qu'elle y voit, sans pouvoir l'expliquer.

La nuit passa ainsi. Discutaillant du tout et du rien. Comme si tout les trois n'étaient pas vraiment maitresse et esclaves. Comme si l'un n'était pas destructeur et les autres créateurs. Une sensation simple que Sappho, par son apparence de gamine, n'avait pas de mal à mettre en place, à l'inverse de démons moins avenants. Passer une nuit sans dormir n'était pas un problème pour une succube en outre. De même que pour vampire ! Quant à Ba... n'avait-elle pas dormi sous sa forme végétale ? Bref, aucun d'eux n'avait de raison d'être épuisé.

L'aube pointait à peine quand Sappho fronça soudain les sourcils et déclara, en apparence peinée :

" Je pars dans la soirée, mais un tas de préparatifs d'un ennui mortel m'attendent. " Elle se leva sans peine, déposant Ba à ses côtés. " Dis moi petite, tu veux m'aider à choisir des vêtements ? "

Un sourire lumineux éclaira sa face. En fait, elle savait ce qu'elle allait mettre. Mais elle voulait voir... voir encore les rires de cette enfant. Elle ne savait pas pourquoi, mais il lui semblait que c'était beau. Beau comme le corps finement sculpté de ce vampire. Vampire qui ne tarderait pas à se cacher, à l'abri des rayons meurtriers. Sûrement. Alors qu'elle se dirige vers sa chambre, un éclat de malice illumine ses yeux : éclat de ténèbres. Ténèbres qui recouvrent les fenêtres et empêchent la lumière d'entrer. A des créatures des ténèbres, la nuit est favorable, seule Ba pourrait souffrir de cette absence de soleil, mais elle se débrouille plutôt bien pour trouver des coins de ensoleillés à ce qu'elle avait pu voir...

Sans attendre, Faux fouilla une armoire et sortit quantité de tissus sombres ou colorés mais qui avaient tous un point commun : c'était... très... très... très court. Partout.

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MessageLun 19 Juil 2010 - 13:26

La gamine se plaignait de ne pas me comprendre... Bon très bien je vais faire des efforts, après un léger soupir ma voix se fit de nouveau entendre d'une façon un peu plus douce qu'a l'accoutumée mais toujours aussi rocailleuse, elle avait perdu tout son timbre charmeur.


Je disais que... L'histoire se finit comme Dame Faux a envie...



Tout en parlant je levais les yeux au ciel... C'était pas possible de parler comme ça, j'avais l'impression de me rabaisser, pour moi le langage était un art, une pratique qui m'avait demandé des années de séduction et de paroles mielleuses et doucereuses. Je n'eus pas le temps de finir que la gamine s'emportait, racontant à grands gestes la suite de l'histoire, du moins celle qu'elle pensait connaître. Elle voulait qu'elle et ma Dame deviennent amies, à ces mots je fis une légère moue, pourquoi pas et puis Maîtresse Faux semblait aimer cultiver cette image...

Les yeux de la Faux se posèrent sur moi, sombres et tranchants comme ses lames. Elle me dévisageait, elle tenait de voir au delà des apparences... Mon serment n'était peut être que foutaises pour elle mais pas pour moi, quoi qu'elle en dise je le respecterais. Mais là, elle me posa une question, la question... Je n'étais qu'un fichu livre ouvert, où était passé le Aran qui savait si bien tout cacher? Cette pensée ajoutée à mes sentiments pour ma Maîtresse n'eurent que pour résultat d'amplifier mon trouble. Je déglutis et mis mes mains dans mon dos en me donnant un air faussement décontracté. Je ne pouvais plus soutenir son regard, cela m'était impossible... Doucement je me mis à parler, d'une voix suave et soumise.



Je... Je ne suis juste pas indifférent à vous Maîtresse... Vous le savez très bien... Et vous voir partir et peut être ne pas revenir me cause le plus grand des tracas... Je tiens à vous... Maîtresse...


Elle parla d'une fin heureuse, oui bien entendu que je souhaitais une fin heureuse... Ses yeux cherchèrent encore les miens... Je n'avais pas réussi à lui avouer ce que je ressentais... Quel abruti! Et puis l'amour? Qu'est ce qu'une Succube en a à faire? Un esclave? Un esclave amoureux? Peuh foutaises, il est juste entiché comme un condamné aime profondément son bourreau... Mais non, moi je savais... Je savais ce qui se cachait au fond de moi, je savais que cela pouvait me faire souffrir, Sappho... Ma Maîtresse... Vous en aimez un autre et pourtant... Je suis la...

Je venais de me mettre dans une situation fort instable, lentement je posais le genou à terre attendant ce qu'elle m'en dirait. Heureusement, après ce trouble la soirée se passa normalement, j'avais du mal à croire que j'étais réduit en esclavage, nous badinions sans vergogne et riions tous les trois. Le jour allait se lever et j'allais prendre le chemin de la chambre quand Dame Faux se leva, avec un sourire elle recouvrit les fenêtres de ténèbres opaques qui ne laissaient pas entrer la lumière... J'esquissais un sourire et lui offrit un baisemain pour la remercier alors qu'elle allait choisir ses vêtements avec la gamine...

Haussant les sourcils je les suivit, au bout de quelques secondes un sourire naquit sur mes lèvres, elle lui montrait des tenues de plus en plus aguichantes et affriolantes... Comment pouvait elle me faire cela? Elle ne me laissaient nullement insensible... Le sang me monta à la tête, avançant de quelques pas, je pris la main de ma Maîtresse et la posait sur mon torse... avant de déposer un baiser dans son cou qui se mua en une délicate morsure... Lentement mes lèvres remontèrent vers son oreille avant de murmurer d'une voix suave...



...M'accorderiez vous une dernière entrevue ma Dame?... Seuls... Avant votre départ?...


Je venais de prendre beaucoup de libertés, mais ne serait ce que l'ivresse de ce moment justifiait tout cela... Cette tentatrice me rendait fou... Mais elle seule était juge et juré de ce qui allait se passer... Et la gamine? Bah je n'en avais cure... Elle m'aurait pour elle seule plus tard je pouvais bien en profiter un peu...


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