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 Passe par ici, passera par là [KöH/Shin]

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Svada Nir
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MessageSam 1 Mai 2010 - 17:11

Un temps de chien... C'était chiant.

Elle n'appréciait pas l'eau. Sa peur l'avait quittée, par nécessité, il avait bien fallu qu'elle ne craigne plus les profondeurs marines. Mais elle la détestait. Une répulsion qui venait de son corps d'insecte : que ce soit la fine muqueuse qu'elle secrétait par endroit ou alors les poils sensibles de ses pattes, l'eau les empêchait de fonctionner correctement. Elle était aveugle sous la pluie. C'était handicapant, car sa vue était déjà mauvaise. Mais enfin, me direz-vous, elle ne devrait pas se plaindre, il y avait par delà les montagnes, des personnes qui préféreraient mille fois n'avoir qu'une pluie fine à supporter, plutôt que les caprices des démons. Certes, c'était logique. Mais Svada ne ressentait pas grand chose quand ça ne la concernait pas. La compassion, la sympathie, elle ne savait pas en faire preuve. Elle essayait de les imiter pour ne pas paraitre insensible, mais c'était ainsi. Elle ne ressentait rien ou presque pour ceux qui souffraient au loin, malgré le fait qu'elle ait conscience de l'horreur qui s'y déroulait. C'était paradoxal, vous me direz encore. C'était une araignée, je répondrai.

De l'île, d'habitude, personne ne voulait partir. Mais alors qu'elle préparait la barque, sortait la rame, quelqu'un était venu. C'était vraiment rare. Elle venait de quitter la Matriarche, à qui elle avait confié quelques messages du Chef et d'autres informations, pour récupérer d'autres messages et d'autres informations. Celles-ci étaient plutôt importantes. On lui avait demandée de partir au plus vite pour la Forteresse. Et voilà longtemps déjà qu'elle n'attendait plus pour ceux qui voudraient quitter l'Île. Mais un... quelqu'un était venu. Les races, tout ça, elle ne les connaissait pas. C'était bien trop chiant à retenir. Il n'avait rien de physique qui pourrait lui donner un indice sur son appartenance à une ethnie particulière. Il voulait passer. Il voulait se rendre à la Forteresse. Elle avait juste hoché la tête et l'avait laissé monter. Soit, s'il voulait se battre... On manquait de combattants, depuis une dernière attaque qui avait ravagé plusieurs refuges. L'appel du Chef qui désirait que des volontaires de l'Île vienne le rejoindre, avait eu un succès mitigé : certains étaient encore traumatisés par la Perte, et avaient peur. D'autres pensaient que c'était suicidaire. Les quelques uns qui étaient venus au final, ne suffisaient pas à combler le vide laissé par les morts.

Alors un de plus... Bah, tant mieux. Les tourbillons n'étaient plus un mystère pour l'hybride maintenant, et elle maniait son embarcation sans mal. Il avait bien fallu... Pfff et elle n'aimait pas parler, alors en général, elle ne disait rien. En général, ils étaient trop impressionnés pour dire quelque chose. Des hybrides insectes, il n'y avait pas trente six ici. Enfin... Normalement. Mais déjà, on était arrivé sur le continent. Elle accostait un peu après les falaises, au Nord. Il n'y avait plus alors qu'à traverser les collines Devëlite pour atteindre les Monts décharnés, et l'entrée de la Forteresse. Descendant de la barque, une fois la passager à terre, elle la dissimula entre quelques rochers, usant de son pouvoir sur les plantes pour l'y accrocher. Les minéraux, c'était pas son truc. Même si elle avait bien dû apprendre, elle avait toujours eu plus de mal avec le roc ou la terre qu'avec les végétaux. Puis, elle n'avait pas laissé le temps à l'élémentaliste de penser à quoi que ce soit en retournant sur une terre d'où ils avaient été chassés : elle avait avancé en disant d'un voix claire mais las que c'était par là-bas. Et elle usa de ses quatre paires de pattes pour refaire ce trajet bien connu. Elle ne jeta même pas un œil à la flèche de l'ancienne école que l'on apercevait au loin. Le temps s'était aggravé alors que le soleil descendait. Les nuages cachaient le ciel, et une pluie fine avait commencé par tomber. De fait, elle se sentait assez peu en sécurité. Elle ne sentait pas les mouvements autour d'elle, habituellement détectés par les récepteurs de ses pattes. Sa vue était naturellement mauvaise. Bref, un calvaire. Heureusement qu'elle connaissait le chemin par cœur. Elle aurait aussi pu se détendre en parlant avec celui qu'elle faisait passer, mais les discussions, c'était pas son truc non plus. Le silence, c'était mieux.

Le silence, elle le garde encore, dans les grottes. D'habitude, elle quitte les nouveaux arrivants ici, et prend un autre chemin. Mais là, elledoit se rendre immédiatement auprès de Shin. Les informations doivent être délivrées au plus vite. Alors, elle suit le Guide Igni qui éclaire le chemin truffé d'illusions. Puis les Aéras qui les font descendre le puits. Enfin, qui font descendre l'autre là... Parce que Svada n'a jamais eu confiance en cette façon d'arriver en bas. Elle préfère utiliser ses pattes pour passer le tube rocheux, en accrochant les bords. Une fois en bas, un dernier guide les amène... dans le Dôme. Cette salle gigantesque, où les figures des Dieux sont partout, surmontée par un Phénix, est plus qu'impressionnant. Svada n'a jamais réussi à s'en émouvoir. Elle ne croyait pas vraiment en des dieux. Malgré les éléments, elle avait toujours trouvé que le soleil ressemblait plus à une divinité... Pour elle, insecte, il était difficile de concevoir quelque chose... ailleurs. Une force étrangère. Elle était très terre à terre. La salle où il fallait attendre de voir le Chef, c'était ici. La commanderie était en face. Elle descendit les marches pour se poster vers le centre du Dôme et se retourne pour la première vers celui qu'elle avait trimballé avec elle tout du long :


" Bienvenu à la Forteresse. " C'était dit sans grand enthousiasme, mais bon. Quelqu'un lui avait conseillée de se montrer moins... distante avec les gens. C'était un début. " Il te faut à présent rencontrer le Chef ici. Pour cela, il va falloir faire preuve de... patience. "

Sur la fin, elle avait laissé paraitre un léger énervement. On lui demandait de transmettre rapidement des informations, mais que ce soit d'un côté ou de l'autre, il fallait toujours attendre, cela devenait agaçant. Elle aurait aimé aller se placer juste devant un garde et l'obliger à ouvrir la porte pour aller dans le bureau du Chef. Mais c'était peut-être un peu exagérer. Tout de même. Elle croisa les bras, et ses pattes atrophiées - qui marquaient la séparation entre sa partie humanoïde et l'insectoïde - remuèrent de mécontentement. En plus, elle était encore humide. Son vêtement lui collait à la peau, de même que ses cheveux. Elle sentait aussi que ses yeux étaient mouillés. C'était hautement désagréable. Aussi, elle laissa ses mandibules pointer le bout de leur... euh pointes, comme signe d'irritation supplémentaire. Le problème avec elle, c'était que les rares émotions qu'elle ressentait étaient immédiatement visibles. D'un geste machinal, elle essuya ses globes oculaires noirs avec ses longs doigts effilés. Ses cinq globes, puisque l'un avait été touché pendant la Perte. L'attente risquait de durer un peu plus longtemps que prévu. Et c'était pas une raison pour se taper la discute... Non non, elle resterait une tombe. Une carpe. S'il voulait parler, qu'il trouve quelqu'un d'autre.

Si elle avait su qu'ils avaient eu une connaissance en commun, peut-être qu'elle aurait parlé.
Si elle avait su qu'il était le KöH dont la jeune fille nommée Coralline lui avait parlée...
Si elle avait su ça... Elle savait juste qu'elle était morte, tuée par une démone dans une embuscade aux Marais...

Peut-être que ça n'aurait rien changé, remarquez.
Pour elle, il n'était qu'un futur résistant comme les autres.
Un futur mort ou un futur héros.

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KöH
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MessageSam 1 Mai 2010 - 18:24

Une capuche jusqu’aux épaules, un masque d’os sur le visage, un plastron sur une peau à nue sous la pluie... et des poches accrochées au plastron pour porter des couteaux. Il avait choisit léger aujourd’hui. Ses pieds endurcit par le temps étaient aussi à nus contre le sol. Cet homme était un habitué du temps rageur, pour une sentinelle, il fallait savoir tenir une position malgré la pluie ou la chaleur, de nuit comme de jour. C’est ce qui avait joué pour son endurance à toutes épreuves. Sous la pluie se dessinait une étrange silhouette dont l’œil ne s’était pas encore habitué. Qu’est-ce donc ? Sûrement la passeuse... certains avaient parlé d’elle dans les bars. Il freina sa monture. Grande vorace aux crocs acérés. De sa main droite, il lui tapota l’encolure en murmurant de sa voix grave et monotone des mots d’amitié.

" - Ça ne va pas te plaire ma jolie... "

Il mit pieds à terre, glissa ses doigts sur le museau de la carnivore aux allures étrangement féline, un dos courbé et une peaux qui luisait par endroit d’un cyan bien étrange. Lueur déformée par la pluie. Ses griffes s’enfonçaient dans la boue tandis qu’elle expulsait frénétiquement l’air de ses poumons après une long marche. Elle cligna des yeux et secoua son corps pour se défaire du trop de goûtes sur dos poil.

" - On se reverra. Promesse tenue... "

L’Aasimar tourna les talons à sa plus grande amitié. Fidèle amitié. Non sans un pincement au cœur. Ils ne s’étaient quasiment jamais séparé. Mais elle était trop grande, bien plus lourde qu’un cheval. Pensez bien qu’une barque ne pouvait pas l’accueillir. Alors, elle resta là, plantée sous la pluie à regarder son ami plus que Maître s’éloigner au loin. Puis elle chercha un coin ou se nicher en attendant son retour. Il lui avait tout laissé, la selle, le filet, les sacs et les livres... toute sa vie de nomade était sur son dos. Preuve de son retour prochain. Lui, avait déjà bien avancé pour voir ce que cachait cette silhouette. Quel corps étrange et si admirable ! Un corps qui ferait pourtant cauchemarder la plus part des enfants ! Sa voix grave et monotone raisonna sous le masque.

" - Salutations, conduis-moi à la Forteresse je te pris. "

Pas de vouvoiement, c’était pas trop son truc les preuves d’hypocrisie et de respect mensonger. Il préférait pisser droit, c’était bien plus simple et directe. Pourquoi embellir ce qui n’a rien de grandiose ? Celà ne voulait pas dire qu’il manquait de respect aux gens, seulement qu’il était un mec simple, loin de cette superficialité. Il prit place, en avant vers l’avenir que diable ! Quel avenir ? Tout ce qu’il avait protégé avec rage venait de s’écrouler. Ses promesses avec. Non ! Il n’en serra pas ainsi, il n’était jamais trop tard pour retrouver un semblant de calme et de dignité. Oui, il y avait toujours de l’espoir au milieu d’un trou noir ! Pensif, il remarqua à quel point la passeuse n’était pas bavarde. Tant mieux, il n’était pas non plus du genre à parler. Préférant écouter et répondre. User de sa voix ? Pour quoi faire ? Raconter des conneries ? Bof... il chercha sa gourde près de ses poches et son visage se crispa lorsqu’il compris qu’il l’avait aussi laissé avec sa monture. Bravo... il était bien un couillon pas finit ! Il ne regardait pas vraiment autour de lui, le chemin ne l’intéressait pas vraiment, plongé dans ses pensées. Il ne savait pas pour la mort de la Nymphe, mais de toute manière l’Aasimar les voyait déjà tous morts ou esclave... sûrement qu’elle y était passé. Qui sait ? Il se battrait au non des morts. Il se battrait pour sauver les esclaves. Pour protéger et reconstruire ! La rage dans le sang et la folie de la hyène, KöH était sûr de lui.

Ils venaient d’accoster. Pourquoi était-elle encore là, l’araignée ? Bof, pourquoi ces questions ? Il suivait et basta. Pas bavard non plus et un peu trop fatigué pour regarder autour de lui. Ses mains se portèrent à sa grande capuche qui trônait seule sur sa tête, laissant les longs cheveux blancs respirer. Mais il garda le masque. C’était une manière de garder son intimité et son indenté. Mais aussi, bien que ça puisse sembler étrange pour les autres, c’était une forme de respect, comme lorsqu’on baisse les yeux pour ne pas agresser son voisin dans une salle d’attente. D’ailleurs, comme venait tout juste de le signaler l’araignée... il allait devoir prendre son mal en patience. Oui oh, la patience il en avait largement. On était pas sentinelle si attendre devenait un lourd fardeau. Jours et nuits à passer son temps posé sur les rempares de la Cité, le regard scrutant l’horizon. Alors attendre quelques heures, peut-être, pour voir ce chef... ça ne lui faisait ni chaud ni froid. Il haussa de la tête pour répondre à la passeuse. Deux individus peu bavard ! Quel ennui pour certain, mais quel délicieux passe temps pour d’autres ! KöH gratta une croûte assez grosse, la plus grosse qui s’était formée d’ailleurs depuis le combat. Il attendait, espérant que Dame Ruby allait mieux depuis qu’il l’avait quitté après avoir trouvé un médecin. Son regard chavira le temps d’un instant sur les longues pattes de l’araignée. C’était si fascinant comme morphologie... mais il ne s’y attarda pas. Ce n’était pas polit.

Tic tac tic tac... aucune parole, un silence presque stupide et une attente qui se faisait longue.



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Shin
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MessageSam 1 Mai 2010 - 21:36

Quel délice au yeux de l'elfe noir qu'une journée pareille! Dynamisé par une nuit endiablée dans les bras de sa cavalière de chambrée, il n'avait fait qu'un bond au réveil, quelques foulées pendant une bonne demie-heure, puis démarrer la chevauchée que son double rôle lui incombait. Dehors, c'était la pluie et l'aqua pouvait la ressentir remplir les réserves d'eau des souterrains à travers le réseau de puits. Et lorsque des volumes convergeait, il n'y avait plus pour les thermes, les douches et les serres. Propre, les habitants de la grotte étaient plus enclins à la tranquillité, ce qui permettait au chef de s'intéresser à des affaires plus importantes que les caprices. L'avancée de l'entraînement des nouvelles recrues par exemple. Sous l'exemple que leur offrait l'Île, certains s'étaient improvisés précepteurs d'un disciple, tandis que d'autres réservaient des salles et des rings le matin pour exercer deux-trois élèves. En ce jour, on comptait une quinzaine de résistants volontaires ayant besoin d'une formation avant d'être envoyé dans les lignes des élementalistes. Ainsi il assista dans la matinée aux différentes séances, laissant le soin au garde posté devant la Commanderie d'informer les éclaireurs de son indisponibilité.

Vint les coups d'onze heures pile, et l'elfe noir quitta les précieuses graines pour s'adonner aux cachots, pour l'instant habité par un unique prisonnier, un nécromant à qui il avait demandé à sa femme de l'étudier avec l'assistance d'un geôlier improvisé tortionnaire, le seul pour l'instant en place. Il était donc allé le voir pour recevoir le rapport de notre experte en magie. Il demanda au geôlier de continuer l'interrogatoire, après l'avoir feuilleté rapidement et observé quelques avancées sur ce domaine de la magie démoniaque bien méconnue. Après tout, la cité d'Elament s'était toujours refusé à ce genre de manœuvre, au grand dam de l'elfe noir qui profitait désormais de son statut de père de la Résistance, pour emprisonner discrètement des démons. Le petit secret de la Commanderie en somme.

Après ce léger passage dans les ténèbres de la Résistance, le Chef fut informé de la venu de l'ambassadrice de l'Île, notre petite araignée et d'une nouvelle recrue plutôt imposante. Une heure et demie qu'ils poireautaient? Une heure de plus ne leur ferait pas de mal! Après tout c'était un jeu psychologique auquel l'elfe noir aimait s'adonner. En effet, cela montrait la patiente et la détermination de chacune des personnalités et cela avait déjà fait fuir plus d'un. Certains même avaient même attendu une dizaine d'heures avant de le rencontrer, cela ne le gênait pas. Il partit manger en passant par l'un des fameux passages secrets.

Au repas de midi, bouillon de tomates, comme chaque semaine. L'important nouveauté était dans l'assaisonnement. Des épices avaient fini de germer et des sauces étaient apparus, comme quoi les cultivateurs faisaient bien leur boulot. Le pain manquaient cruellement au drow et il avait hâte que les premiers champs de blé commenceraient à porter leurs fruits. Heureusement, des caisses d'alcools avaient été confisqués par une équipe de commandos à des diligences démoniaque en assez grand nombre pour saouler les caverneux pendant une semaine. C'était donc la fête à la cantine et le vin coulait à flot! Carnivore de nature, le chef s'était résigné à ce régime végétalien comme tout les autres et il commençait à bien le supporter. Surtout que les déjeuners avaient désormais une bonne consistance pour satisfaire les estomacs toute une journée.

Un petit ver de vin, regrettant que cela ne soit pas de la firestorm sa bière préférée, deux bols de soupes devant lui, privilège du chef, l'homme à la peau assombrie était l'un des premiers à manger en ce jour. Il s'assit seul avant d'être rejoint par deux ouvriers avec qui il aimait discuter. Au moins, ils ne parlaient pas des affaires et ils racontaient de bonnes histoires comme des potes de beuverie. Cela lui rappelait cet interlude d'innocence, entre le moment où il était arrivé pour la première fois à la cité et l'instant où il était redevenu momentanément un démon. Cette période où il avait oublié son passé, où il avait pu profité de deux décennies de repos, de joies et de fêtes au sein de la cité, où il enchainait les bars et les coups d'une nuit, malgré son physique très jeune. Un temps sans obscurité dans son cœur, un bref répit dans la vie du belliqueux. Retour à la réalité. C'était un côté de sa personnalité qu'il était rare de voir chez lui, surtout qu'il n'avait pas cherché à le développer en tant que traqueur. Il était ouvert et souriant, riant à gorge déployée, s'amusant des pitreries de ces deux potes. Ils avaient encore cette joie malgré l'enfermement et cela distillait à notre elfe noir beaucoup d'optimismes dont il avait besoin.

Après cette brève, le chef reprit son sérieux et décida de rejoindre les deux arrivants. Il se glissa dans ses passages secrets pour aller observer à travers les yeux d'un dieu gravé dans le mur du Dôme. Notre petite araignée était bien là, son agacement visible, un petit sourire coquin se posa sur ses lèvres, il aimait un peu jouer avec notre ambassadrice. Cette allure si singulière de guerrier, ce fameux masque censé être terrifiant, cela lui rappela quelque chose....ouiiiiii! Cet Aasimar avait qui il avait coopéré pour sortir Ruby du bourbier démoniaque. Il ne connaissait pas son nom. D'ailleurs c'était pareil avec l'autre archange de cette nuit-là. Ils avaient juste compris, par quelques gestes et regards, qu'ils devaient s'entraider mutuellement, sans se poser de questions. Puis l'elfe noir était parti lorsqu'ils avaient réussi la porter en un lieu sécurisé. Il aimait bien ce type, d'une certaine façon il se ressemblait, tout deux des tueurs.

Après ce rapide coup d'oeil, il rejoint le couloir principal de la commanderie. Il partit chercher sa cape noir prolongée d'une capuche et son masque blanc dans son bureau qui ne laissaient de visible que sa bouche. Cet accoutrement qu'il ne portait que dans la Commanderie et le dôme lui permettait de se cacher de tout les espions potentiels. Dans le reste du coin de la Forteresse, il se laissait aller par contre.

Il frappa à la porte des antres de la Résistance pour que les gardes la lui ouvrent. Les gonds grincèrent et il apparut peu à peu de l'obscurité dans la lumière bleutée de ce vaste hall. Il portait ce fameux sourire carnassier un peu énigmatique, comme à chaque fois. Il tendit un bras vers l'araignée, un autre vers l'Aasimar. A l'invité, il fit signe d'attendre en montrant sa paume. A l'ambassadrice, il lui fit signe de se ramener. Puis il tourna le dos pour revenir dans la pénombre des premiers mètres du couloir du siège de la résistance. Puis il pointa son regard dans l'un des nombreux yeux de la passeuse.
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Svada Nir
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MessageDim 2 Mai 2010 - 9:57

Une longue attente dans un silence de mort ne pouvait conduire, après son irritation, qu'à une seule réaction : dormir.

Comme quoi, ne pas pouvoir fermer les yeux avait du bon. Non pas que Svada soit particulièrement fatiguée, mais c'était presque un réflexe. Une fine paupière translucide recouvrait ses yeux, et un noir tout relatif se faisait dans son esprit. Rien n'aurait pu laisser penser qu'elle n'était plus vraiment présente ici, aux côtés d'un élémentaliste. En outre, maintenant que ses pattes étaient - enfin ! - sèches, elle imaginait bien qu'un simple déplacement un peu rapide - comme l'ouverture d'une porte - suffirait à la réveiller. Raaah cet elfe noir... A croire qu'il prenait un malin plaisir à la faire attendre comme ça. Sûrement que oui, d'ailleurs. Et l'araignée n'aimait pas ça, même si, au fond, elle n'avait pas la rancune tenace. Et puis, on lui demandait juste de transmettre... Si ça l'amusait de la faire patienter, eh bien, qu'il prenne son plaisir ! Si ça l'amusait de la voir irritée, il n'avait qu'à se trouver une araignée de compagnie, nom d'un mille-pattes !

En parlant de porte qui s'ouvre, les deux battants grincèrent en laissant apparaitre la silhouette camouflée de son tortionnaire. Elle attendit à peine son signal pour entrer. Et il osait encore faire ce genre de cérémonie après tout ce temps passé à attendre. Qu'il fasse son petit spectacle aux nouveaux, elle voulait bien, mais enfin... elle, ça faisait tout de même un petit bout de temps qu'elle allait et venait ici. Non mais... Et son petit costume, cette cape et ce masque. Ses pattes atrophiées remuèrent encore, comme cherchant à attraper la Chef qui marchait devant. Malgré son titre, malgré sa réussite ici-bas, elle avait toujours du mal à le considérer ou à l'estimer comme elle voyait Dame Ruby. En aucun point, à part peut-être un sens de l'humour très particulier, ils ne se ressemblaient. Il plongea son regard de sous son masque dans ses globes sombres qui lui servaient d'yeux. Sans rien dire. Alors, Svada allait lui dire deux trois choses avant de délivrer son message urgent. Puisqu'il prenait le temps de la faire attendre, il prendrait bien le temps de se faire engueuler par une hybride, non ? Elle posa ses mains sur ses hanches - à la séparation des deux parties de son corps hybridé - et parla avec son ton cynique à souhait.


" Merci de nous faire l'honneur de votre vénérée présence parmi nous, "Chef"... Chef des fainéants oui... "
Elle laissa vaguement ses mandibules visqueuses et luisantes sortirent, avant de continuer. " Prenez garde qu'un jour, j'oublie de retenir ces petites choses là de vous mordre... Je préférerai éviter les incidents diplomatiques. "

Un étrange sourire se dessina sur ses lèvres fines. Oui, il l'énervait passablement, et de quelque façon qu'elle tourne la chose, elle n'arrivait pas à lui trouver plus de points positifs que négatifs... Cependant, son avis ou ses sentiments ne changeaient rien, il était le Chef. Tant mieux pour lui, et Svada n'avait pas l'intention de briguer un poste aussi fatiguant. Il fallait en plus être entouré de plein de monde, parler tout le temps... Petit ou grand insecte, elle préférait encore sortir. C'était sûrement l'une des qualités qu'on avait repérée chez l'hybride : ses émotions - déjà assez rares - ne l'influençaient pas des masses. Sans doute une caractéristique d'insecte solitaire. Mais il y avait tout de même une limite que le Chef s'amusait à dépasser allègrement. Alors, elle se fichait qu'on l'entende ou pas dans le couloir et le Dôme, il n'avait qu'à pas l'énerver. Elle secoua vaguement la tête et haussa des épaules. Comme si ce qu'elle disait pouvait changer quelque chose.


" Tsss J'avais quelques informations de premier ordre à transmettre." Elle sembla sur le point de le faire d'ailleurs, mais son sourire disparut quelque peu. "Mais puisque apparemment ça peut attendre, je vous en prie, occupez-vous d'abord de cette personne venant de l'Île. "

Elle s'écarta et fit signe à celui qui devait attendre de s'avancer. Vous connaissez sûrement le principe de l'armée : "Ordre, contre-ordre" ? Ben voilà, ici, c'était pareil. Et oui, une araignée, même si ça a la mémoire courte, sur le coup, c'est susceptible. Elle avait l'occasion de jouer un peu aussi. Son sourire carnassier ne lui faisait ni chaud ni froid, et la notion de hiérarchie ne lui étant que très lointaine, ce genre de réaction un brin déplacée ne la gênait absolument pas. Directe et sans faux semblant, indifférente certes, mais pas incapable de s'amuser à sa manière. Il fallait faire la part des choses. Et son information pouvait bien attendre une dizaine de minutes. Laquelle ? Ahah, ça concernait les démons, comme presque toujours. En général, c'était plutôt la Forteresse qui avait ce genre d'infos, mais là... On ne savait comment, mais Dame Ruby s'en était procurée, et d'un certain ordre... Et les refuges sur le continent étaient les premiers concernés, bien sûr. Alors oui, c'était important. Mais on n'était plus à la minute près.

En outre, toutes les occasions étaient bonnes pour trouver une distraction ici. Les gens étaient soit complètement défaitistes, soit faussement joyeux. Ou alors grinçant. Bref, c'était pas la joie. Et pour ceux ou celles qui, comme Svada, voulaient juste vivre dans un nid en sécurité, il fallait bien trouver quelque chose pour raviver son quotidien. Du coup, l'hybride n'avait plus vraiment de nid. Elle était redevenue nomade. Et ce n'était pas pour lui déplaire. Chacun trouvait son bonheur là où il le pouvait... Comme de faire mariner les gens ou de préférer le silence à de longues discussions. Dans l'ombre, Svada garda un sourire victorieux. C'était hautement puéril de leur part. Ridicule aussi, dans un sens.

Par contre non, on ne mettra pas ici en pratique le "qui se ressemblent s'assemblent".
En tout cas, il serait impossible de soutirer le moindre mot à l'hybride avant qu'elle ne le veuille bien. Et paf.

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KöH
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MessageDim 2 Mai 2010 - 19:26

Enfin du mouvement. Il était là, embellit d’un masque recouvrant la partie supérieure du visage. C’était beau, oui, mais KöH ne pu retenir un mince rire entre son sourire insolite qu’il gardait presque constamment sur lui par habitude. Pour lui, un tel masque ne pouvait que lui rappeler les balles masqués. Mais chacun son style, lui aussi en portait un... la touche n’était pas la même, d’os et de crocs. Il écouta les paroles de l’araignée, le temps semblait être aux moqueries et à l’énervement. Enfin... chacun ses petits soucis, il y en avait de plus gros dehors et c’était cette raison qui le mena ici. Toutes les autres querelles ne passeraient qu’en tout dernier plan. Trop de rage et de haine qui à déferler sur les démons attendait en bouillonnant au creux de son cœur. La croûte qu’il avait gratté s’était entièrement détachée laissant une mince perle de sang couler au milieux d’une cicatrice. L’araignée lui fit signe de venir et il ne se fit pas prier et s’ajouta à ce début de conversation qui semblait être un véritable échec. Il posa une main sur son torse en signe de salutations mais ne s’inclina pas comme il l’aurait fait face à une Reine ou un Roi...

L’Aasimar semblait curieux. L’homme masqué lui disait vaguement quelque chose mais sous le masque et cet accoutrement l’individus restait un mystère, pourtant la couleur de la peau lui donnait une petite piste. Sa voix lui en dirait sûrement plus... il n’oublie jamais un timbre ! A côté de cet immense insecte, KöH attendait les instructions. Sa respiration était lente et posée, ses yeux verts étrangement cristallisés dont l’iris était décorée de tout son contour de quelques pointes bleues. Il était maintenant dos à l’araignée après avoir avancé pour prendre entièrement possession de la discussion. Il avait tout son temps, mais lorsque ça se présentait à lui, l’Aasimar allait de l’avant. Sa dorsale était un véritable mystère. Certains pensaient qu’une étrange substance noire avait été brodée le long de sa colonne vertébrale, d’autre voyait là sa propre chair qui sortait à nu. Cette deuxième hypothèse semble la bonne. Pourtant... rien de si certain. Bien qu’il était assez grand, face à cet homme il devait légèrement relever les yeux. Oui mais il était du genre à parler sans regarder.

Après un bref instant, il se présenta. D’une voix toujours aussi monotone et grave, presque totalement défaite de sentiments, il engagea la discussion qu’il avait attendu depuis un moment déjà. Son avenir ? Ha ! Tuer serra son seul Maître mot. C’était un guerrier qui se battait avec honneur et conviction, jamais il ne crachait sur ses victimes. Jamais il n’injuriait qui que ce soit, même un être malfaisant. Et en aucun cas non plus, l’Aasimar osait sous-estimer ses ennemis.


" - Je me présente, Ziang KöH. "

Son visage était sage et calme. On y lisait la sagesse et la patience mais surtout, la détermination. Mis à par ça, aucun autre sentiment si ce n’est de l’ironie. Il avait toujours un regard ironique sur le monde qui l’entourait. L’avenir sera ce qu’il sera, mais nous ne pouvons y échapper mis à part se battre pour une liberté, pour un nom et un foyer. Se battre pour ceux que nous aimons, pour rendre ce que la nature peine à nous offrir. Oui... on y échappe pas.

" - Je viens pour me battre. "

Me battre. Ce dernier mot trancha l’air et tomba net comme une demande sans aucune possibilité de refus, une rage de vaincre et de renvoyer la pierre aux démons. Il tomba froidement, lourd de sens. Il tomba là... sans raisonner dans l’espace mais dans les têtes qui l’entendirent. Oui... il frappa et cogna. Un mot pouvait avoir un pouvoir plus fort que d’autres selon le poids qu’on lui donnait. KöH parlait peu, préférant user de sa voix que lorsque ça lui semblait utile. Il n’ajouta rien d’autre, car rien d’autre n’était à dire pour argumenter un fait. Il était allé droit au but, pas besoin de passer par quatre chemins et de s’y perdre. C’était là, une preuve de son désir. Maintenant, il n’avait plus qu’à attendre. Attendre que les choses se fassent, et que le combat recommence, que le sang se déverse sur l’herbe et que les sacrifices se taisent enfin pour laisser le calme, la douceur... le monde venait de pleurer ses pertes tandis que les enfers fêtèrent leur victoire. Après tout... tout le monde voulait la même chose, le droit de vivre en homme libre, le droit d’habiter un lieu que l’on désir. La vermine et les démons étaient envieux de ce territoire. Mais certains en revanche, serraient certainement prêt à dévaster toute poche de résistance pour les éradiquer du monde.

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Shin
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MessageDim 2 Mai 2010 - 21:02

Ce sourire carnassier ne le quittait pas. Son corps quant à lui ne semblait broncher. La colère de l'araignée ne le fit pas ciller d'un pouce dans son estime. Il savait exactement où était sa place et ce qui lui incombait. Sa raison était bien logé dans son esprit pour être décollé par une personne qu'il ne voyait que quelques minutes, une heure tout au plus, par visite. Il comprenait parfaitement les causes de sa critique et pour cela il en avait cure. La patiente de l'elfe noir était immense et les trois heures d'attente qu'il venait de faire subir aux deux invités lui paraissait ridicule comparé aux ralentissements qui s'était immiscé dans ses projets. Ce chef aimait que tout aille vite autours de lui, ou du moins au rythme qu'il imposait, à son allure. Il réfléchissait rapidement, tranchait dans ses décisions, agissait à sa manière. Au début de la Citadelle, il voulait que tout autours de lui tourne à la même fréquence, dépendant de ses propres actions. Néanmoins avant de réussir à accélérer le tourbillon de travaux, il avait du perdre des heures et des heures à attendre que certains se magnent le train. C'était la première qualité qu'il avait du acquérir en tant que chef. Botter des culs quand c'était nécessaire et laisser le temps agir quand il n'y pouvait rien.

De plus, certaines personnalités semblaient ironiser sur son surnom, "Le Chef". A cela, il leur laissait le bénéfice de la conversation, après tout si il ne comprenait pas qu'il ne devait pas dévoiler son nom dans la résistance, c'était leur propre bêtise. Il avait d'autres choses à penser que d'essayer de les réprimander. Il ne se considérait pas particulièrement parfait dans son rôle et n'était pas vraiment imbu de son attribut, il accomplissait ce qu'il avait à faire, c'est tout. Et tout cette image autours de lui, son apparence théâtrale était une simple manière de présenter les choses avec un peu de sensations. Histoire de faire planer un goût d'épique, de redonner du courage aux désespérés, de l'entrain aux affaiblis, et de l'espoir à la situation dantesque. Puis il aimait jouer avec sa personnalité, montrer différentes facettes sans en dévoiler d'autres. Il ne se prenait au sérieux que de l'intérieur et laissait aux autres se tromper à son égard.

Enfin il pouvait tout à fait justifier son retard par les nombreuses fonctions de son poste et le besoin de dégager du temps de certaines obligations pour pouvoir parler librement aux éclaireurs et passer les rendez-vous avec les nouvelles recrues. Malgré tout, il était vrai que sa matinée n'avait pas été chargé par des réunions, des rencontres ou des ordres à donner aux éclaireurs et aux spadassins. Depuis le temps où la Citadelle a été crée, il était aussi véridique qu'il avait appris une seconde qualité indispensable au bon commandement, la délégation. Et par la maîtrise de ce pouvoir, il avait beaucoup plus de temps pour lui-même, ce qui n'était pas un inconvénient. Cela lui permettait de réfléchir beaucoup plus et de prendre soin de lui. De toute façon, son emploi du temps ne regardait que lui et il pouvait largement laisser planer le mystère sur ses occupations.

Il resta silencieux et laissa l'ambassadrice parler. Il ne prêta guère attention à cette petite menace, au bout d'un demi-siècle d'existence, il ne comptait plus. Il lui prêtait oreilles à ses dires mais son regard, indifférent à l'apparence de l'hybride dont il en avait l'habitude, pointa vers le corps dénudé de l'Aasimar. Couvert de balafres, cela avait le don d'égayer l'intérêt de l'elfe noir. Possédant lui-même de très sérieuses, il savait que chacune des cicatrices racontaient une histoire, il comprenait immédiatement par où était passé cet homme. Pour cela, il le respecta comme il respectait désormais la Matriarche qui avait voué son corps au combat face au flamboyant.

Ziang KöH! Il pouvait donc désormais mettre un nom sur cette fameuse personne. L'homme voulait se battre et le drow était ravi de le compter parmi les enfants de la résistance. Le message était clair et précis. Il donnait son corps aux réfugiés, aux survivants. Prêt à se sacrifier, à saigner pour la cause. Point question de débattre longtemps pour connaître les motivations profondes de ce guerrier. De plus, il avait immédiatement confiance avec qui ils s'étaient confiés mutuellement leurs arrières. Non plus, il ne s'était point perdu comme l'araignée face aux deux heures et demie d'attente. Une preuve de sa détermination. L'elfe noir était convaincu de la valeur de la perle inestimable que venait de lui ramener l'araignée de sa toile. Nul besoin de le former ce punk! Shin était impatient de commencer l'entretien avec KöH, mais les informations de la passeuse était plus importantes.


"Monsieur KöH, je vous en prie!"
ajouta-t-il au geste du bras droit qui invitait le visiteur à dépasser nos deux grands amis. "J'arrive dans deux minutes, comptez-en donc au moins cinq!" ironisa-t-il sur lui-même.

Puis il revint dans le regard multiple de l'ambassadrice. Les premières fois quand ils s'étaient parlés, les yeux de la mandibule lui donnait le tournis et cela lui arriva plusieurs fois d'être dissipé à fixer un à un les globes oculaires. Depuis, il se concentrait sur l'oeil le plus centré sur la tête de l'hybride. Elle lui rappelait les croyances des elfes noirs sur les araignées, qui étaient considérées comme des divinités. Peut-être était-ce le fruit de l'exil de son clan natal par rapport aux grandes cités des drows, mais Shin était bien loin de cette considération. Du mépris? Pas vraiment! seulement l'indifférence de la créature lui donnait envie d'être taquin avec elle! Il aurait eu presque envie de lui tapoter la tête comme un enfant, mais il avait envie de connaître les informations au plus vite.


"L'entretien va sûrement duré. A moins que tu sois véritablement masochiste et d'humeur à jouer aujourd'hui ma petite araignée, quelles sont les nouvelles de la journée?"
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Svada Nir
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MessageLun 3 Mai 2010 - 14:44

KöH ?
...
Genre... KöH ?

Un vague souvenir d'un nom jeté au gré d'une conversation banale lui revient à l'esprit. Qui avait déjà prononcé ce nom ? D'où venait cette impression qu'elle devrait le savoir ? Elle l'avait sur le bout des mandibules, mais ça ne lui revenait pas. Elle observa mieux celui qu'elle venait tout de même de faire passer : de dos, ce qui choquait le plus était la marque de sa colonne vertébrale... A moins que ce ne soit l'os qui perçait la chair ? Difficile à dire, et très étrange au demeurant. Mais avait-elle juste le droit de juger autrui étrange ? Marcher sur deux pattes lui semblait bien impossible par exemple. Alors une colonne vertébrale qui sortait du dos... Soit. Mis à part ceci, il était sans nul doute fort, musclé, apparemment marqué par des batailles, au moins la dernière. Un masque d'os dissimulait son visage. Ben dites donc, c'est pas le Carnaval de Luxania, mais on s'y croirait.

Pour marquer sa recherche mentale dans sa mémoire, elle ne pouvait pas plisser les yeux. Il n'y avait pas de muscles autour de ses globes oculaires pour cela. Ils restaient indéfiniment ouverts. Elle pouvait juste... ne rien faire. Immobile, elle murmura, comme si le dire pouvait l'aider à se souvenir :


" KöH ... KöH ? Qui donc en avait parlé ... ? "

Alors que le futur résistant était invité à s'avancer, Svada tiqua et le regarda la tête inclinée. Mais bien sûr ! Cora, la petite chose qu'elle avait fait monter sur son dos pour l'amener jusqu'à la Porte de la Cité, rejoindre les volontaires pour les Marais ! Elle lui avait demandée si elle connaissait KöH, c'était... une sentinelle à l'époque, non ? La mémoire lui revenait, et avec elle, le souvenir du destin de cette enfant qui voulait se faire adulte. Tuée par une démone... Mais maintenant, elle pouvait mettre un nom sur celle qui avait tué cette jeune fille. Par quelques témoignages et recoupement, on avait pu en déduire qu'il s'agissait de celle que les démons appelaient Faux... Elle l'interpela d'une voix neutre :


" KöH, c'est cela ? Tu connaissais une certaine Coralline je crois..." Elle hésita sur ce qu'elle devait dire. Après tout, il était peut-être au courant. Et puis, elle s'en fichait, l'araignée de ce qu'il pouvait bien savoir ou pas... " Elle a été tuée par celle qu'ils appellent la Faux, peu avant le Jour de la Perte. "

C'était dit. Sans tentatives de douceur, de délicatesse ou de quoi que ce soit, parce qu'elle n'y voyait pas franchement d'intérêt. A quoi servait de dire "décédé" ou "parti" au lieu de "mort" ? A quoi servait de s'excuser d'annoncer ce genre de nouvelles ? Svada en annonçait souvent. D'ailleurs, depuis peu, on lui demandait de transmettre les victimes du front à quelqu'un de plus... délicat. Ses manières brusques et son franc-parlé n'avaient apparemment pas plu à tout le monde. Bah, s'ils étaient incapables de comprendre que c'était fini, tant pis pour eux.

Cinq minutes ? Pff c'était déjà bien assez. Sans doute qu'ils n'avaient pas la même notion du temps, tout les deux : lui, c'était un elfe après tout, il vivait depuis plus longtemps qu'elle et vivrait bien plus encore après sa mort. Svada en était déjà à presque la moitié de sa vie ! Elle vivrait moins de cent ans, une infime portion de la vie de certaines races. Alors le temps était précieux. Bon, elle ne se posait pas trop de questions non plus. La vie, ça passe et puis c'est tout, on n'y peut rien. Comme les milliards de milliards d'insectes qui peuplent ce monde, elle ne sera qu'un point parmi tant d'autres.

Et voilà qu'il la fixait à nouveau. Elle passa une main sur ses yeux afin de les débarrasser des restes de la membrane translucide qui les avait recouvert pendant sa mini sieste, puis croisa ses bras mécontente. Il les voulait les informations ? Ben il allait les avoir, tiens !


" Très bien, mon petit elfe, voilà les nouvelles. " Ma petite araignée. Ben voyons... Elle prit le ton monocorde qu'elle employait pour réciter les messages confiés. " L'Île n'a pas de nouveaux problèmes d'approvisionnements, et ce grâce à la collaboration des refuges du continent. Pour cela, la Matriarche et tout les habitants de l'Île vous remercient. " Elle reprit une discrète inspiration, et commença à annoncer quelques informations mineurs, comme le nombre d'élémentalistes ou de novices. Pas de quoi danser la macarena à poil dans la forêt donc. Une fois ceci fait, elle prit un ton quelque peu plus grave pour la dernière info : " Aussi, des informateurs ont révélé que les démons prépareraient des offensives ciblées contre des camps plus ou moins bien repérés. Quand, nous ne le savons pas. Nous connaissons les noms ou les surnoms de ceux qui les mèneront, une poignée de Généraux : Faux des Ténèbres, Rizeï le Chaotique, et Kaomael le Worsh... " Elle baissa d'un ton. " Dame Ruby vous invite à la plus grande prudence, et à avertir absolument tous les refuges bien entendu... "

Elle termina ainsi. Car c'était là le message exacte que lui avait donnée la Matriarche. Elle posa les mains sur les hanches, et regardait déjà derrière elle, pour retourner vers une sorte de "chambre" de passage. De toute façon, elle dormait soit ici, soit sur l'Île, soit dehors, même si c'était dangereux. Dans un cocon, elle se sentait suffisamment en sécurité. Mais elle devait encore attendre ce que lui avait à dire. Ensuite, elle pourrait enfin être seule dans sa toile de rêve. Pff qu'est-ce-qu'il fallait pas faire pour avoir une vie tranquille... Et c'était même pas le cas, en plus !

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MessageMar 4 Mai 2010 - 19:01

Des yeux, perles noires en guise de globes... aucune expression. Monstre de vos cauchemars ou fabuleuse invention de Gaïa ? Icône de la peur qui se glisse dans un sous monde en fuite. Laissez vous croire aux histoire que nous vous racontons. Laissez vous voir les images que nous vous décrivons. Ce n’est qu’à deux pas de chez vous. Laissez vos peurs et vos rêves faire surface. Ce monde vous attend !

Dégoût de curiosité, admiration de cette agilité. Une araignée a toujours été une femme vorace après tout.. KöH ne fut pas surpris de ce manque de sentiments. Même si la nouvelle n’était pas bonne à entendre. Il n’y avait qu’une seule manière d’annoncer la mort d’une personne. Il avait entendu les paroles de l’hybride, affirmant d'un hochement de la tête pour son nom. Il baissa les yeux perplexe sans y répondre. Lui qui pensait que Senector en serait la cause un jour où l’autre... encore une fois il s’était trompé. Ce devait être devenue une habitude de se gourer de route d’ailleurs. Oui, le cœur pinçait de plus en plus fort, titillant la rage qu’il peinait à retenir depuis des années. Tout ce qu’il voulait protéger était lâchement assassiné alors à quoi bon ? Ceux encore vivants aujourd’hui grâce à lui se comptent sur les doigts d’une main humaine, du moins avant l’attaque des démons...

L’araignée parlait mais ce n’était déjà plus à lui que les mots s’adressaient. Qu’importe le voilà ailleurs à présent. Il avait passé son temps à former des fausses sépultures pour la mémoires des défunts. Pour leur adresser quelques paroles à voix basse et des pensées. Un petit bout de bois entre deux pierre de la cité, un bout de papier que le vent volait toujours. Il y laissait même deux pièces pour le passage... même si le corps n’était pas là. Un symbole. Il allait faire de même pour Coralline. Se recueillir en sa mémoire. Son attention revint à l’araignée lorsqu’elle cita des surnoms de démons « Faux des Ténèbres, Rizeï le Chaotique, et Kaomael le Worsh... ». Ils goûteront tous de ses lames et de ses flammes. Lui qui n’avait jamais vraiment aimé ce pouvoir qu’est le feu car trop destructeur à son goût... lui qui s’y était interdit... allait tout faire pour perfectionner encore et encore son élément. Il ne cessait d’imaginer les cendres et les os carbonisés de ces démons ! Il lui fallait des noms, beaucoup plus de noms. Savoir le poste qu’ils occupaient et leur domicile ou dortoir d’un temps. KöH savait qu’il ne faisait pas le poids seul... mais avec une attaque massive ou des coups en douce tel que l’empoisonnement serrait déjà plus simple à manigancer. Mais ce qu’il voulait avant tout, c’était de faire face à « la Faux » en question. Non pas pour l’exterminer, seulement pour lui dire toute la haine qu’il avait. Il était peut-être heureux que ce ne soit pas le drewoor l’assassin... l’idée même de devoir aller près de l’Artifice lui donnait froid au dos.

Son regard se posa sur le chef... attendant son entrevue tout en ruminant cette désagréable et détestable sensation d’un goût amer dans la gorge. Ce monde était devenu trop cruel pour les enfants, des histoires d’adultes avertis. Un publique amoureux des guerres. Un monde à l’image de vos films, vous lecteurs de nos lignes. Mon dieu... mon dieu... quel désastre ! Les yeux de KöH regardaient droit devant, dans le vide, flouant l’image pour mieux voir ses pensées.

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Shin
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MessageMer 5 Mai 2010 - 22:43

Tant de noms étaient passés sous ses yeux et ses oreilles au cours de cette année. Des élementalistes ou des démons. Des trépassés, des captifs, des réfugiés, des recrues, des résistants, des traîtres. Des diablotins, des mineurs et des majeurs. Des appellations qui ne venaient dont on ne sait où qui représentaient chacune une personne dans la tête de l'elfe noir. Des cadavres ou des survivants pour lesquels on se battait contre des ennemis qui avaient changé leurs vies. Pour la plupart, il ne les connaissait pas avant de devoir les rappeller, les guider, les recruter ou les saluer. Donner de l'espoir à tout ces abrités, ces paumés, ces enragés. Envoyer à la mort ces volontaires, ces désespérés, ces suicidaires. Après tout, ce n'était pas un jeu. Du loin de sa Forteresse, le chef pouvait comparer cette guerre à un jeu d'échecs, avec des pions et des tours, des cavaliers et des fous, des noirs et des blancs sans véritablement savoir qui était la couleur de l'autre. Mais après tout, c'était des vies, des morts et des destinés qu'il avait entre les mains. D'un point de vue stratégique, il était mieux de considérer des personnages et des cartes, des capacités et des endurances. Mais après tout, chacun était un humain, un sacrifice d'un vivant, qui avait mieux à faire si les démons ne lui avait pas donné ce pire.

Certains noms avaient le don de lui rappeler cette réalité. Rencontrer une personne lui donnait une consistance à ses yeux, un concret dont il ne pouvait se soustraire. Pour cela qu'il s'entretenait avec chacun avant de les transformer en outils ou en chair à canon. Les regarder dans les yeux, savoir que tout ceci leur sert à riposter face à cette oppression. Qu'ils n'étaient point là pour être dans le coffre à jouet du drow. Mais certains noms lâchés au hasard avaient l'effet d'une flèche perdue dans le cœur du chef. Une sensibilité dont il n'avait point eu vent avant que celle-ci soit déchirée par les pertes. Coralline...

Une véritable dynamite qui explosait à l'intérieur de son corps. Quelque chose se brisa chez lui, une nouvelle cassure...La gamine était morte. Cette hystérique qui voulait être pris sous son aile. Qui avait fait mille efforts et exerçait mille ruses pour impressionner le traqueur. Et celui-ci qui l'avait repoussé, puis aidé à s'en sortir face à un démon. Elle avait disparu...de son regard puis de la terre. Cette rencontre comme des milliers avant elle, cela lui semblait anodin, futile, obsolète dans sa mémoire, à effacer de son coeur. Et pourtant...à l'heure actuelle, cette nouvelle le lui fendait. Encore une personne qu'il avait ignoré et qui en réalité lui importait. Si il avait pu pleuré, une larme se serait glissé sous le masque. Si il avait été fébrile, la nouvelle l'aurait désarçonné. Néanmoins, il restait l'impassible spectateur d'une conversation entre deux personnes. Les temps avaient bien changé mais l'elfe noir restait égal à lui-même.

Douche écossaise à l'envers. Après le froid, le chaud. L'araignée apportait son lot d'informations et de remerciements. Une certaine fierté se dégagea de l'elfe noir pour lui-même mais surtout pour ces troupes qui donnaient chaque jour un peu plus de leurs vies à la protection des planques, pour ces spadassins qui réussissaient leurs missions en véritables professionnels. L'Île et les planques se portaient bien et cela le soulagea par rapport aux percées démoniaques qui avaient franchi la ligne de front. Que certains éclaireurs rapportaient des bonnes nouvelles, c'est un bienfait, que ce fut l'ambassadrice en personne, c'était un bonheur.

Des ripostes démoniaques? Cela avait déjà commencé. Depuis plusieurs jours déjà. Évidemment le chef était sur le pied de guerre quand les éclaireurs étaient là et les ordres et les stratégies fusaient de partout. La Carte de la région était tantôt pessimiste, tantôt optimiste, mais ne cessait pas de se modifier dans la salle de réunions des éclaireurs. Et c'était là qu'un éclaireur d'espoir transperça l'elfe noir...KöH! Ce camarade d'une nuit avait démontré sa puissance et sa qualité d'hommes auprès de Shin en étant son partenaire de combat. A cette seconde, il se jura de proposer à KöH de mener la contre-attaque. De plus, il venait de montrer sa rage dans cette seule phrase "Je veux me battre." Et cette rage, le chef voulait qu'elle animerait les esprits des commandos. Avant même de commencer l'entretien, le père de la résistance visualisait déjà ce qu'il pourrait faire de cette nouvelle recrue. Il avait confiance en lui.

Faux des Ténèbres, Rizeï le Chaotique, et Kaomael le Worsh. Des noms plus claquants les uns que les autres. Les démons aimaient donné du style et de la tonalité à leurs pouvoirs. Rizeï était un nom qui était déjà apparu dans de nombreux rapports. Parmi la riposte des démons, c'était lui qui s'était visiblement le plus exposé parmi les commandants vu que les éclaireurs avaient eu vent de son nom. Peu importe. Ces trois-là avec leurs surnoms à faire pâlir la ménagère auront bientôt plus qu'à se rhabiller. On ne le fait pas à la Résistance!


"Malheureusement, ils n'ont pas attendu votre venue, ma petite araignée. Mais je te remercie pour les informations et je suis ravi de servir la Matriarche et de la satisfaire. Cela signifie donc qu'ils n'ont pas fini leurs offensives car pour l'instant, un seul nom est parvenu à mes oreilles. Avec prudence, j'agirais."

Il marqua un léger temps d'arrêt pour passer à ces propres demandes.

"Quant à la Forteresse, nous souhaiterions vous confier un passager. Un certain Runvan veut rejoindre l'Ïle. Je vous le confie. GARDE!! Veuillez amener Runvan Isuldor au Dôme des Chemins s'il-vous-plaît. Je vous remercie. Quant à vous, chère passeuse, je vous souhaite une âpre continuation jusqu'à notre prochaine rencontre. Que votre survie soit louée par la chance!"

Il inclina légèrement la tête en guise de salutation.

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Svada Nir
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MessageJeu 6 Mai 2010 - 20:43

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A l'annonce funèbre... il est difficile de dire qui ressent quoi. Un petit silence dura, comme si chacun avait une pensée pour la jeune Coralline morte. Mais avec leur masques, elle n'en savait rien. Peut-être qu'ils s'en fichaient tous les deux, après tout. Qu'en savait-elle ? Elle n'était qu'un moyen comme un autre de passer les informations. Une Passeuse, ça sert à ça. Elle écouta à demi les commentaires de Shin. Ah, alors, ça avait déjà commencé ? Et ben, elle devrait peut-être voyager plus vite... Non, mauvaise idée. Avec sa chance, elle se ferait une fracture à une patte... Imaginez un peu, marcher avec cinq pattes au lieu de six ? Un calvaire, une torture inimaginable. Elle hocha légèrement la tête à son affirmation : par les temps qui courraient, il fallait agir avec prudence, c'était un fait avéré que, lorsqu'on se jetait dans la gueule du Barzul, on n'y ressortait pas toujours ou du moins, pas en entier...

Puis, elle arrêta d'écouter à partir de "passager". Quoi ? Encore ? Saleté... Elle espérait pouvoir au moins manger ici avant de repartir. Mais non, il lui refilait du travail... Grrr eh bien, son lapin vivant au romarin devra attendre, et elle se contentera d'un pique-nique dira-t-on. Entendez par là qu'elle gobera sûrement un oiseau en chemin, dans l'une de ses toiles qu'elle parsème entre ici et les falaises. Un petit creux sur le chemin était si vite arrivé... Et sait-on jamais, si elle doit accompagner un petit être - genre fée, lutin - pour qu'il ne lui vienne pas l'idée de croquer son colis, Svada avait tissé quelques pièges par ci par là. Des pièges pour petits rongeurs... Des arrêts restaurants quoi.

Elle sortit ses mandibules de sa bouche dans un souffle irrité. Elle n'avait pas écouté le nom de celui qu'elle emmènerait, parce qu'elle n'en avait rien à faire en général. La formule de "politesse" de fin ne lui semblait pas vraiment... Comment dire, la politesse de toute façon, c'était pas franchement son truc. La chance ? Pff comme si la chance existait... La chance d'être hybride ? C'était d'avoir grandi vite pour survivre seule. La chance d'avoir un élément ? Super, se retrouver la seule survivante parmi ses deux frères. La chance d'avoir été amenée à Elament ? Chouette alors, je pensais pouvoir vivre tranquille... La chance d'avoir survécu à la Perte ? Youpi, je suis redevenue nomade. Quelle évolution. Merci la Chance, je te revaudrai ça.


" Oui oui c'est ça... Et que les étoiles guident vos pas, petit bipède... " Elle se retourna, pour aller patienter à nouveau dans le Dôme. Génial. Elle marmonna, assez fort il était vrai : " Non mais vraiment, il me prend pour une araignée domestique ? Un jour, je lui ferai passer l'envie de m'appeler "petite" araignée... Pfff satané bipède... "

Elle avait beau se plaindre, elle n'en était pas pour autant aveugle : le Chef n'avait pas rien fait ici. Il avait fédéré les réfugiés. Il avait redonné un sens à leur vie, au même titre que Dame Ruby. L'hybride n'aimait peut-être pas les gens, les discussions et tout ce qui s'en rapprochait, mais elle savait reconnaitre quand quelque chose fonctionnait. Et sous les ordres de cet elfe noir, les choses tournaient bien. On avançait. Au moins, on maintenait la ligne de front. Rien n'était encore perdu pour ceux qui espéraient encore. Bon, Svada, elle s'en fiche. Tant qu'elle peut dormir un minimum tranquille, manger ce qu'elle veut, et ne pas trop parler - risquerait de se couper la langue - tout lui allait. Elle ne tenait plus à personne, elle tenait à des lieux. Des points fixes, que l'on pouvait protéger facilement. Protéger des gens, surtout des êtres chers, c'était trop difficile, l'hybride pensait cela impossible.

Elle avança avec toutes ses longues pattes jusqu'au Dôme à nouveau. Son air colérique - assez difficile à remarquer sur son visage dénué d'un certain nombre de muscles faciaux - n'échappa tout de même pas aux gardes, qui la laissèrent passer en s'écartant. On croirait rêver. La revoilà dans ce foutu hall ! Elle s'installa près de la sortie, en attendant le passager. Que c'était chiant tout de même, d'être ici parfois. Avoir le privilège de sortir d'ici sans devoir se battre, c'était peut-être une bonne contrepartie.

Mais l'attente qui s'ensuivit fit plutôt pencher la balance en faveur du non.
Allez comprendre.

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MessageSam 8 Mai 2010 - 4:33

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Tout était calme alors que l'Aasimar relaxait paisiblement à l'exterieur de la maison de celui qui l'avait acceuillit chez lui. Il était ici depuis déjà plusieurs jours et il commençait, petit à petit, à perdre patience. Après tout, maintenant qu'il savait que sa bien-aimée se trouvait belle et bien à l'île, il était tout à fait normal de ressentir une certaine impatience. Cependant, l'on devait avoué que le niveau d'impatience de l'Aasimar était fortement au-dessus de la moyenne. Il s'était battu dans les montagnes afin de voir le jour ou il retrouverait enfin la femme qu'il aime. Pour le moment, il était dans l'obligation d'attendre qu'on l'appele... Tout simplement!

Soudainement, il entendit une voix qui semblait assez lointaine. Cette voix semblait prononcé son nom. Écoutant attentivement, cela était vraisemblablement une voix d'homme. Cependant, il n'y fit même pas attention. Préférant concerver l'instant de paix qu'il avait actuellement. Alors que la voix se rapprochait de plus en plus, l'Aasimar pouvait sentir une certaine irritation l'envahir. Pourquoi devait-on le déranger à chaque fois qu'il voulait qu'on le laisse tranquille? Cette évidence semblait simplement inévitable et cela avait tendance à l'agacé. Lorsque la personne qui voulait absolument lui parler arriva finalement à côté de lui, Runvan ouvrit lentement les yeux, posant un regard noir sur le garde qui se tenait à côté de lui.


[Garde] "Monsieur Isuldor..! Le Chef demande ... à ce que vous vous rendiez ... au Dôme des Chemins. Quelqu'un vous ... y attend!

Il avait prononcé ses mots avec un très léger soupçon de peur de la voix. Après tout, les gardes connaissaient le pouvoir qu'il possédait et la plupart d'entre eux étaient déçu qu'il ne veule pas rester avec eux. Comme l'un d'eux lui avait si bien fait remarquer, il serait probablement un atout majeur parmis les membres de la Forteresse. Mais Runvan avait alors répliqué qu'il avait refuser cette offre pour une raison bien précise et qu'il ne comptait pas revenir sur sa décision. Pour le moment du moins, la seule chose qui le traquassait plus qu'un peu, était de savoir ce qui l'attendait exactement dans le Dôme. Et si le Chef avait finalement changer d'avis? Et s'il l'appelait pour lui dire qu'il allait devoir payer son passage jusqu'à l'île d'une troisième mission? Aaaah... Il ne le supporterait pas!!

- Très bien! J'y vais!

Runvan s'était alors levé, dépassant le garde, il avait alors pris la direction du Dôme. Le garde le suivait, comme s'il voulait s'assurer qu'il se rende belle et bien la ou il avait été demander. Et après une certaine distance, cela devenait plus qu'agaçant. Puisqu'avec le temps, il avait remarquer que les gardes l'observait en tout temps. Comme si le Chef avait peur qu'il cause des problèmes. Même s'il avait lancé une menace silencieuse de cette éventualité lors de sa rencontre avec celui-ci, pourquoi causer des problèmes maintenant? Il n'avait absolument aucune raison, dans l'immédiat, de causer des problèmes à la Forteresse ou encore à ses habitants. De toute façon, il avait appris à connaître quelques uns d'entre eux avec le temps. Débouchant finalement dans le Dôme des chemins, Runvan regarda autour de lui à la recherche de la personne qui pouvait bien l'attendre.

[Garde] "Là-bas!"

Le garde pointa alors vers la sortie de la Forteresse. L'Aasimar posa alors son regard dans cette direction. Il pouvait voir une assez grande masse qui semblait trembloté légèrement. À première vue, il s'agissait soit d'un tremblement de froid, ou encore de colère. Toutefois, l'anatomie de cette personne ne semblait pas commune et à la regarder, cela lui rappelait vaguement quelque chose. Il commença donc à marcher en direction de cette fameuse personne. À peine avait-il fait quelques pas, qu'il pu voir plus nettement celle qui l'attendait. Il s'agissait d'une femme-araignée! Mais étrangement, cela ne le surpris guère, puisqu'il reconnu presque aussitôt cette silouhette cauchemardesque pour les jeunes enfants. Il s'agissait de Svada!! Que fesait-elle ici? Après tout les quelques jours qu'il avait passé au sein de cette endroit, jamais il n'avait perçu la présence de l'hybride. Venait-elle de l'extérieur? Était-elle ici pour le conduire jusqu'à l'île? Si c'était bien le cas, elle devait être l'ambassadrice dont le Chef lui avait parlé. Ce qui était une excellente nouvelle ou du moins, pour lui! S'approchant tranquillement d'elle, il se força une nouvelle fois à sourire, comme il l'avait fait avec Lya lorsqu'il l'avait rencontrer. Ce ne fut que lorsqu'il se trouva à quelques mètres d'elle, qu'il ouvrit finalement la bouche.

- Il me fait plaisir de vous revoir... Svada!!

L'Aasimar vint s'arrêté à environ un mètre d'elle, attendant que celle-ci se retourne. Savait-elle que c'était lui qu'elle attendait? Probablement, après tout le Chef avait sûrement prononcé son nom devant elle. À moins qu'elle avait été ailleurs, ce qui, à ses souvenirs, lui arrivait assez fréquament!
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Svada Nir
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MessageLun 10 Mai 2010 - 20:49

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Cette voix... Hum comme ça sur le coup, ça ne lui disait rien. Fallait dire aussi que, si son corps était hybridé d'araignée, que son mental était très marqué "insecte" alors sa mémoire elle... atteignait bien le seuil de celle d'un poisson rouge. A part les noms - et encore... -, jamais elle ne retenait des choses aussi insignifiantes que les voix ou les apparences. Mais en de plus près le bipède qui s'était avancé et qui l'avait appelée par son nom, elle crut le reconnaitre... Oui, ces cheveux là, argentés... Cet air aussi, lui disait quelque chose. Elle essayait de faire marcher ses souvenirs plus vite que ça...

Run... quelque chose.
Run... n'y avait-il pas un "a" quelque part ?
Run a ... Non, il manquait un petit quelque chose...

Un éclair de lucidité traversa son esprit englouti sous les toiles d'araignées. Runvan. Oui, elle en était presque sûre. Presque. Raaah les noms... Mais c'était ça, elle aurait pu parier un œil que c'était ça ! En même temps, elle n'avait pas grand chose à perdre, à parier un globe oculaire. Bref, elle eut un sourire assez chaleureux. Elle gardait un bon souvenir de leur rencontre.


" Et toi tu es... Runvan, n'est-ce-pas ? Le plaisir est partagé bien sûr. " Elle ne remarqua pas immédiatement les changements qu'il avait subi. Elle jeta un rapide coup d'œil autour d'eux avant de continuer, doucement. " Mais en ces jours sombres, il vaut mieux me nommer Passeuse. "

Elle posa à nouveau son regard sur lui, et cette fois, et malgré le peu d'attention qu'elle portait d'habitude aux autres -du moins, physiquement-, elle nota que certaines choses clochaient. Il semblait... Enfin, dans les vagues souvenirs des images floues qu'elle gardait de lui, elle se souvenait l'avoir trouvé... frêle. Longiligne... Là, il avait l'air plus fort... Musclé. Ses bras, ses jambes, rien ne correspondait à l'image qu'elle avait gardé de lui. Bon, l'image était vague, floue, etc. Mais tout de même... Un tel changement. Seule une guerre pouvait en être la cause. Ce pauvre là, il avait dû la subir aussi. Comme nous tous, mais certains en étaient ressortis en meilleur état que d'autres.

En parlant "d'état"... Elle se souvenait d'autre chose à son propos. Il était jovial. Elle se rappelait de sa joie de vivre, il riait... Même si sa haine envers les démons était aussi grande que celle des autres, sa joie était communicative. Alors... pourquoi elle ne riait pas ? Son sourire à lui... n'était pas naturel. ... Une simple réflexion, mais au fond, Svada... elle s'en fichait. Bah oui, elle passait son temps à faire transiter des jeunes pour se être envoyés sur le front. Alors imaginez... au final, elle se moquait bien de qui était qui. De leur état mental. Tout ça, c'était des détails. Leur mort, des dommages collatéraux.


" Es-tu prêt pour partir maintenant ? "

Elle patienterait le temps qu'il faudra, s'il a quelque chose à emporter. C'était rare, car ceux qui allaient sur l'île n'avaient en général plus rien. Et elle avait beau se forcer à ignorer l'état étrange de cette connaissance d'outre tombe, il avait piqué sa curiosité. Tout de même. Elle n'était aussi insensible qu'on aurait pu le croire. Alors quand elle commença à prendre le chemin de la sortie, elle resta encore silencieuse. Mesurant ce qu'elle allait dire. Cherchant ses mots. Elle n'avait jamais été forte pour tenir une discussion. Surtout avec quelqu'un qu'elle n'avait pas vu depuis longtemps. Le chemin pavé d'illusions, un guide aera, puis un autre aera et enfin un igni... On avançait. On se dirigeait vers l'extérieur. On sortait. L'air frais commençait à arriver jusqu'à eux. C'était bien différent de l'air qu'on respirait sous terre. Et à choisir, Svada préférait de loin être dehors.

Alors qu'elle suivait un chemin invisible gravé dans sa tête, elle regarda Runvan du coin de ses yeux, et lui parla en ces mots :


" Je vais donc te conduire sur le refuge où sont regroupés la plupart des élémentalistes... J'espère que le Chef n'a pas été trop dur avec toi ? " Elle sourit vraiment, elle aimait bien se moquer un peu, tout de même. " C'est rare que j'emmène autant de gens... Je me demande pourquoi tu veux quitter ce ... charmant paradis sous terre. "

Tout en ironie et en finesse. Bah, il ne pouvait plus l'entendre l'autre là... Shin. Héhé, alors elle pouvait faire la commère autant qu'elle le souhaitait. Que c'était amusant. Elle retira les mèches noires qui tombaient sur son front, et continua, sur un ton léger.


" Mais après tout, c'est ton choix. " Oui, au final, ça se résumait à ça... des choix. Svada s'arrêta brusquement et se baissa pour ramasser au creux de deux racines un lapin déjà mort. Depuis pas longtemps, assez pour être encore chaud... Donc un repas ! Enfin... Elle ne se fit pas prier, et... le goba. C'était répugnant. Mais Svada avait arrêté de s'occuper de l'avis des autres sur sa façon de manger depuis un certain temps. Une fois le rongeur... avalé, tout en marchant, elle se reprit : " Hum oh pardon, c'est qu'à cause de notre cher Chef, je ne peux même pas me restaurer tranquillement... Mais passons cela, tu sembles plus ou moins sauf et c'est le principal. "

Elle le sentait tellement différent... C'était tellement étrange... Bon remarquez, Svada n'était pas un modèle de normalité. Rien que son apparente indifférence, qui était parfois fondée... D'habitude, elle ne parlait pas avec ceux qu'elle faisait passer. Mais là, elle pensait qu'elle devait parler, parce que lui, il avait changé. Changer après une Perte, c'était le pire changement possible.

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Shin
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MessageLun 10 Mai 2010 - 21:40

[HRP : Post court, pas énormément d'inspiration, juste pour faire avancer un peu notre action]

Derrière les pas de l'araignée, le garde ferma la porte de la commanderie. On entendit des verrous se plantaient à l'intérieur de la porte, la glace s'installer dans les gonds, et une rafale de vent pour signaler qu'une couche d'air s'était posée sur la porte, un sortilège qui envoyait valser à plusieurs mètres quiconque voulait la toucher. Automatiquement, le couloir s'illumina à partir d'une énergie Igni qui alluma les torches au sol. L'obscurité laissa place à la splendeur de la roche dans lequel les souterrains étaient sculptés, de la pierre rouge volcan. Le chef se débarrassa de sa capuche et glissa ses mains dans ses cheveux courts. Leurs longueurs lui manquaient mais en tant qu'homme, sa nouvelle coupe lui donnait un air plus crédible au yeux des résistants et des habitants de la Forteresse. D'ailleurs le bout de ses cheveux étaient parti en fumée lorsqu'ils avaient secouru la Cristaléenne.

Il se débarrassa aussi de son masque. En réalité cet accoutrement était encombrant et l'elfe noir lui-même se posait la question parfois d'un tel embarras. La sécurité de ce lieu était optimale grâce aux redoutables mages qui avaient confectionné les multiples blindages qui protégeaient l'ancienne Citadelle d'une invasion. Une armée s'y casserait la gueule et un infiltré serait tellement empêtré à déficeler les nombreux pièges qu'on aurait largement le temps de le découvrir et de l'emprisonner. C'était un lieu paisible, un véritable nid de tranquillité par rapport à la sulfureuse surface. En réalité, le secret de son identité n'était pas si important pour le cacher à une personne de confiance. Il se retourna pour se dévoiler au yeux de l'Aasimar.

"Cela faisait longtemps! Je suis heureux de te savoir en vie."

Ils ne se connaissaient que d'un soir, qu'à travers quelques mots échangées pour synchroniser leurs attaques. Mais l'elfe noir considérait ce guerrier comme un camarade de combat, quelqu'un de valeur. Même si il ne savait pas grand chose finalement de cet être. Mais parfois de simples regards suffisaient à combler de nombreuses lacunes. Il le dépassa pour aller se loger devant la porte de son bureau. Comme d'habitude, il porta sa main au bois et on entendit des mécanismes singuliers déverrouillaient la pièce. Une petite poussette de la paume, une torche dans l'autre pour allumer les bougies sur la table centrale de la pièce, et il se posa dans son siège, invitant son hôte à faire de même avec le fauteuil en face de lui. Une coupe de fruit était disposée devant lui à la portée de ces chers visiteurs, qui avaient entendu longtemps avant de le voir.

"Tu as déjà montré un bout de ta motivation et j'ai assez confiance en toi pour passer outre les formalités d'usage que je demande aux recrues pour me prouver leurs bonnes fois. Je vais donc te poser la question directement. Selon toi, où serait ta place dans la résistance? Au front? En infiltration? En assassinat? En commandement? Dis-moi où tu te sens le plus à l'aise. Je pense à mon humble avis que tu serais un bon chef de troupes."

C'était sa préférence, car il voyait bien ce charisme de tueur à la tête d'un groupe. Il ne pouvait s'empêcher de l'afficher car il avait besoin cruellement de former de nouveaux chefs de commandos pour reprendre les positions perdus au cours des deux dernières semaines.
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MessageMar 11 Mai 2010 - 18:48

Lorsque Svada c'était retourné vers lui, elle avait posé ses cinq yeux sur lui... Comment sa cinq? Revenant alors dans ses souvenirs, il revit l'image qu'il avait de la femme-arraignée, comparant celle-ci avec celle qu'il voyait maintenant. À première vue, il n'y avait aucune différence vraiment frappante. Alors que son regard montait tranquillement jusqu'au visage de l'hybride, il remarqua que ses cheveux était plus long qu'à ses souvenirs. Et lorsque ses yeux sur posèrent sur les siens, il remarqua que l'un des six yeux qu'elle arborait avait sans doute été crevé. C'était pour cette raison que le sixième était complètement blanc et sans vie. Quoiqu'aucun des yeux qu'elle n'avait jamais possédé n'avait jamais réellement montré de vie! Sortant alors de ses souvenirs, il remarqua qu'elle semblait en pleine réflection, comme si elle avait du mal à ce souvenir de lui. Après tout il s'agissait d'un phénomène relativement normal et d'autant plus pour elle, puisqu'elle avait une mémoire équivalente à celle d'un poisson rouge. Et puis soudainement, comme une éclair de génie...

[Svada] " Et toi tu es... Runvan, n'est-ce-pas ? Le plaisir est partagé bien sûr. Mais en ces jours sombres, il vaut mieux me nommer Passeuse. "
- Moi qui croyait que c'était ambassadrice!

Il avait prononcé ses mots avec une pointe d'ironie dans la voix. Après tout il s'agissait bien du titre dont le Chef lui avait parlé. Alors son véritable titre était passeuse! Il remarqua cependant que Svada semblait être entrain de l'observer. Comme si elle avait perçu quelque chose, probablement un changement chez lui. Puisqu'il était vrai qu'il avait changé, autant au niveau physique que psychologique. Dû à ses sept mois passés en montagne, son corps s'était endurci. Ses muscles s'était développé suffisament pour que cela soit visible même lorsqu'il est totalement vêtu. Alors imaginé de quoi il aurait l'air sans ses vêtements!? Tandis qu'au niveau psychologique, plusieurs changement était apparut chez lui. Et ceux qui souvenait de lui avait la prise allait le remarquer presque tout de suite. Le plus évident était l'expression de son visage, qui semblait maintenant stoïque et sérieuse. Pouvant même donner une impression de froideur ou d'aggressivité. Et tant qu'à son sourire, il est très facile de se rendre compte que celui-ci est forcé. Et ce même s'il ressent véritablement de la joie, son sourire restera forcer. Il avait perdu la joie de vivre qu'y l'animait auparavant et qui faisait de lui une personne avec qui on aime passer du temps.

[Svada] " Es-tu prêt pour partir maintenant ? "

L'Aasimar répondit à cette question par un simple signe affirmatif de la tête. Tout ce dont il avait besoin était toujours avec lui. Et le seul véritable objet qu'il possédait se trouvait autour de son cou. Il s'agissait d'une chaîne en argent à laquelle pendait un diamant d'une taille semblable à celle d'un gros raisin et qui avait la force d'une goutte d'eau. Un objet tout simple mais, qui cachait quelque chose de très important. En vérité, cette pierre était un canalisateur de puissance! Un objet rare et puissant qui donnait à son utilisateur un meilleur contrôle et une meilleure fluidité de son pouvoir. Cependant, il s'agissait d'un pouvoir qui n'était pas encore actif et dont Runvan ignorait absolument tout. Toutefois, il avait su, de la bouche de son ancien professeur, Tyrol, qu'il ne devait absolument pas le perdre et toujours le garder avec lui.

Lorsque Svada prit la tête de la marche, l'Aasimar lui emboîta le pas aussitôt. Après tout le temps qu'il avait attendu entre ses murs, il allait enfin se rendre à l'endroit ou ce trouvait celle qu'il cherchait. Une personne qu'il avait crut morte ou encore, prisonnière... Durant tout ce temps! Et aujourd'hui, il allait la revoir. À cette pensée, il sentit quelque chose d'étrange qui semblait l'envahir, et il reconnu cette sensation pour y avoir succombé à plusieurs reprises par le passé. Il ressentait un bonheur intense mélangé avec une profonde tristesse. Respirant profondément afin de se calmer, il finit par neutraliser cette soudaine monté d'émotion. Ce n'était ni le temps, ni le lieu pour ce genre de chose. Pour le moment, il allait devait se concentrer sur son objectif premier, ce rendre jusqu'à l'île et protéger Svada si besoin il y avait.

Lorsqu'ils sortirent finalement des grottes piégés qui descendait jusqu'à la forteresse, Runvan leva les yeux vers le ciel. Des nuages d'une couleur gris menaçait la terre d'une pluie qui allait probablement venir sous peu. Cependant, il ne tenait pas réellement à subir la pluie, pas pour le moment. Peu à peu, les nuages au-dessus d'eux se dissipèrent sur une certaine distance. La lumière et la chaleur du soleil remplaça au fur et à mesure la menace grise et bientôt pluvieuse du ciel. Certes il n'avait pas complètement dissipé les nuages de pluie, il avait simplement fait un trou dans les nuages afin qu'eux deux ne soit pas touché par le phénomène. Et voir si des démons avaient assez d'intellecte pour prendre conscience, s'il voyait l'espace dénuée de nuage, que cela avait été fait par un élémentaliste!


[Svada] " Je vais donc te conduire sur le refuge où sont regroupés la plupart des élémentalistes... J'espère que le Chef n'a pas été trop dur avec toi ? "

Runvan perçu le le côté moqueur de cette phrase. À bien y penser, le Chef n'avait pas été très dur avec lui. Il ne lui avait donné que deux missions, qu'il avait accomplie, afin d'obtenir les informations qu'il voulait mais aussi, son passage jusqu'à l'île. Certes, il allait bien se garder se parler de la proposition que celui-ci lui avait fait et qui était de venir habiter à la Forteresse. Pour le moment, il avait autre chose en tête et avait donc refusé l'offre.

[Svada] " C'est rare que j'emmène autant de gens... Je me demande pourquoi tu veux quitter ce ... charmant paradis sous terre. Mais après tout, c'est ton choix. "

Suite à ses paroles, la femme-araignée s'arrêta devant un arbre et se pencha pour ramasser quelque chose. Ce ne fut que lorsqu'elle se redressa avec son butin qu'il aperçu de quoi il s'agissait. Elle avait ramasser un lapin, vraisemblablement mort. Et de la manière dont Svada regardait le corps de sa proie, elle était sur le point le dévorer. Ce qu'elle fit sans ce faire prier. Runvan observa les mandibules qui lui sortirent de la bouche attraper sa proie et la pousser dans la gorge afin de l'avaler en entier. Durant ce spectacle, il n'avait absolument pas broncher. Après tout, il avait déjà vue cette image plusieurs mois auparavant alors qu'il avait été mangé en sa compagnie. Pour une personne normal, cela aurait probablement été fort dégoutant, mais pour sa part, il s'était habitué avec le temps.

[Svada] " Hum oh pardon, c'est qu'à cause de notre cher Chef, je ne peux même pas me restaurer tranquillement... Mais passons cela, tu sembles plus ou moins sauf et c'est le principal. "

Plus ou moins sauf! Oui on pouvait dire sa comme sa. Après tout, lors de la bataille à Elament, il avait passé très près de mourir. Et de plus, il connaissait le nom de celui-ci qui avait passé si près de le tuer. Un nom que personne ne souhaite même entendre, aller imaginer lorsque vous avez cette même personne en face de vous. Le démon qui avait passé si près de mettre fin à ses jours se nommait Iblîs Nemrodus! Le Seigneur des Ténèbres en chair et en ... ténèbre! Son combat contre lui avait été son dernier lors de la prise de la cité. Puisqu'il avait dû s'enfuir pour sauvé sa peau! La guérison des blessures qu'il avait subit avait été difficile et avait laissé des traces très facile à voir. D'autant plus que ses cicatrices était de couleur violette...

- Je pars de ce "charmant" endroit comme tu l'appeles parce qu'il y a une personne que je dois absolument revoir. Une personne que j'ai perdu de vue durant la bataille d'Elament! Et grâce à l'aide du Chef, une aide qu'il m'a fait payé, je sais qu'elle se trouve sur l'île et qu'elle occupe la position de Préceptrice.

Runvan posa son regard sur Svada alors que tous deux marchait. Comme venu de nul part, il sentit un picotement aux endroit exact ou se trouvait ses deux cicatrices. Une sensation agaçante qui durant quelques secondes. Lorsque cette sensation disparut enfin, l'Aasimar fit quelques pas de plus avant d'être soudainement envahit par une douleur déchirante. Ravalant un cri de douleur, il tomba à genou, posant sa main droite sur celle se trouvant sur son épaule gauche, tandis que son bras gauche, se serrant autour de sa poitrine. Ce n'était pas la première fois que ses foutus cicatrices lui faisait mal, pas jamais la douleur n'avait atteint un tel niveau! Se pourrait-il que le pouvoir des ténèbres dont Iblîs avait usé afin de lui faire ses blessures persistait même avec le temps? Après tout, il connaissait l'histoire de ce démon. Iblîs Nemrodus ou le Marcheur d'Ombre, était l'ancien Commandeur de l'Armée des Ombres. Une armée qui avait sévit lors de la guerre contre les quatre dieux élémentaires. Parlant alors à voix basse, il ne savait pas si Svada pouvait l'entendre, toutefois il prononça quelques mots pour lui-même.

- Iblîs... Un jour... Tu vas payé pour ce que tu m'as fait!!
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Svada Nir
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MessageMer 19 Mai 2010 - 9:20

Ah alors il cherchait quelqu'un perdu de vue. C'était une bonne raison pour passer. Bien que Svada ne comprenne toutes les subtilités des relations entre bipèdes, ça, c'était compréhensible. Vu comment il en parlait, cette préceptrice ne devait pas lui être indifférente. Elle eut un sourire réconfortant. C'était une belle quête que de vouloir revoir ceux qui nous manquaient. C'était une belle preuve de loyauté entre personnes. N'était-ce pas ce qui les distinguait des démons ? Le fait d'avoir des personnes chères à protéger ? Svada ne voulait protéger que son nid, et les gens comptaient moins pour elle que les lieux. Protéger une Cité, protéger une Île, c'était pareil. C'était facile. Même si on échouait, on retrouvait toujours un nid. Alors que protéger quelqu'un... C'était difficile, c'était harassant. Parfois impossible. Parfois, on ne pouvait rien faire. Alors Svada préférait protéger ce qui était le plus facile à protéger.

Soudain, elle vit sa douleur. Qu'avait-il ? On parlait souvent de blessures qui ne cicatrisaient jamais et qui restaient à jamais l'objet de souffrances insupportables. L'hybride n'était pas qualifiée pour affirmer de quoi il s'agissait, mais elle voyait sa douleur, et c'était suffisant. Elle s'arrêta, bien sûr. Svada se baissa et conserva un regard sans sentiment. Comme un masque blanc et noir. Un masque qui n'exprimait rien.


" Comment comptes-tu le retrouver dans cet état ? Quoi qu'on dise, les blessures des démons sont les pires qui soient. "
Elle se redressa, et se retourna vers les falaises, vers là où ils allaient. Tout ceux qu'elle emmenait étaient emplis d'une haine implacable. Ils voulaient tuer des démons. Svada n'allait pas les blâmer. C'était normal. Mais... Parfois, ils étaient aveugles. A tel point qu'ils mourraient comme ça. L'araignée lui tendit tout de même la main, pour l'aider à se relever. Cette fureur envers les démons, ils l'avaient tous. " Tss mais puisque tu poursuis un but aussi beau, tu peux bien te relever, non ? A moins que la douleur n'ai raison de toi ? "

Elle était peinée qu'un aussi jeune homme ait déjà de telles blessures. Bien sûr, personne n'était ressorti indemne de ce conflit éclair, mais tout de même... Et dire qu'elle-même n'avait perdu qu'un malheureux œil inutile. Lui, il avait l'air de souffrir le martyr. Pourtant, il fallait avancer, toujours. Même si c'était dur. En l'occurrence, ça devait l'être. Quoiqu'on fasse, on se retrouvait toujours au même point, non ? Il fallait toujours se battre pour vivre. La vie méritait-elle vraiment qu'on se batte ? Pour ça, il fallait d'abord vivre. N'était-ce pas paradoxale ? Et pourquoi voudrait-on vivre pour les autres ? Beuh, une araignée ne pouvait pas vraiment comprendre ça. Une araignée, ça vivait dans son microcosme. Elle se protégeait en restant seule dans son nid. Elle ne se posait pas de questions sur la vie ou sur les autres. Sa vie à elle, serait trop courte pour qu'elle perde du temps à avoir des interrogations philosophiques. Moins d'une centaine d'année, c'était si peu quand certains vivaient des millénaires !

Alors elle avance aussi, en faisant ce qu'elle pense devoir faire. Et en ce moment, elle pense qu'elle doit amener Runvan auprès de celle qu'il cherche. C'est sans doute le meilleur moyen pour lui de guérir un tant soit peu. D'apaiser sa colère pour en faire quelque chose d'utile. Une rage aveugle vaut autant qu'un démon, et personne n'aimerait être un démon. Personne. Mais ces deux-là, l'araignée et l'aasimar, ils vont vers l'Île, qu'importe ce qu'ils pensent l'un de l'autre. Qu'importe la rancœur au fond de leur cœur. Tant qu'ils avancent, ils peuvent vivre. Et c'est ce qui compte, non ?


" Tu verras, là-haut, il y aura sûrement de quoi apaiser tes douleurs, quelle qu'en soit l'origine. "

Spoiler:
 

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MessageDim 30 Mai 2010 - 19:41

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Ha… un visage ! Il s’en doutait mais le doute n’est qu’une première partie du savoir. C’était donc bien lui. Un elfe noir ? Ils se ressemblaient tous selon lui. Il se trompait. Il n’avait pas de nom mais en avait-il vraiment besoin ? Il l’avait peut-être déjà entendu mais sa mémoire parfois raille certaines choses. Un nom… c’était pourtant important. Non, KöH avait besoin d’un visage, d’une voix et d’une histoire. La personnalité n’a jamais résidé dans un simple nom attribué par obligation et nécessité pour un départ dans une vie.

Un choix, car la vie était parsemée de choix et de dilemmes. Que voulait-il ? Assassiner des démons ? Ce poste pourrait très bien lui convenir tant sa vie avait été forgée par la solitude et le silence. La sentinelle deviendra une assassine ? Non… pourquoi ne pas changer ? L’infiltration tout ça… c’était un chemin qu’il allait quitter pour passer de l’ombre à la lumière. Le commandement… ça sonnait fort, ça sonnait grand et important. A dire vrai, il n’était pas très chaud à l’idée de devoir parler à longueur de journée, distribuant des ordres et des cris d’énervements. Non… ce n’était pas du tout un travail pour lui. Mais justement, le changement n’est-ce donc pas de s’atteler à des choses qui nous bousculent dans nos habitudes ? Ah… voilà le dilemme, il était caché juste ici. Seul ou à la tête d’hommes prêts à crever pour la liberté de tous. Et après un visage calme, le doute crispa quelques muscles.


" - De préférence… l’assassinat. "

L’homme mâchouilla la peau de sa langue et l’intérieur de la joue. Il réfléchissait et la question l’énerva. Fallait bien donner une meilleur réponse et celle qui sortit de sa bouche n’était évidemment pas celle attendu par ce chef caché sous terre.

" - Ça m’ennui de le dire… mais je vais prendre votre proposition de commandement. "

Ses yeux se plongèrent dans ceux de l’Elfe avant de se poser dans le vide. Une chose lui posait problème, outre le fait qu’il allait devoir se faire violence pour sortir de sa solitude. C’était son élément. KöH était un combattant qui ferrait ravage dans les arènes des humains. Le hic, c’est qu’il n’allait pas affronter cette race d’hommes. Le feu… trop destructeur à son goût, l’Aasimar c’était seulement perfectionné dans le corps à corps, le lancé de couteau… bref dans tout combat sans magie. Paradoxale certes, car il combattait malgré le fait qu’il n’aimait pas détruire. Mais on vivait tous avec des paradoxes. Protéger peut s’allier à la destruction. Il n’avait plus qu’à apprendre à manier son élément.

" - Mais j’aurais grand besoin d’un professeur Igni… je le crains. Ce serra ma seule demande. "

Les yeux se relevèrent, louchant sur la courte chevelure de l’homme en face. C’était bien la seule chose qui le questionna, car des elfes il en avait croisé. Tous avec de longs cheveux.

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Shin
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MessageJeu 29 Juil 2010 - 19:18

"Tout commandement sait qu'il est difficile d'être sur de multiples fronts à la fois. Pourtant la sollicitation provient de toute part et on ne peut échapper à ses engagements. Une panoplie de techniques est mis à la disposition des chefs pour manipuler avec maîtrise les forces en action sans se dissiper. Les techniques apportent des stratégies et en les variant, nous pouvons trouver les moyens adaptés à la situation. C'est pourquoi il est essentiel d'apprendre, encore plus important que de savoir. Il faut évoluer."

Histoire d'un elfe noir, Shinreï Suiton

Dans ce monde empli de ténèbres, la solidité d'un groupe ne tenait plus principalement aux capacités de chacun, mais en la confiance que l'on accordait à chacun. Savoir que nos arrières seront protégés et non sabordés par une quelconque corruption et que nos attaques seront renforcés par le coup de nos alliés est le début d'une coopération avantageuse. Avoir la foi était la première loi de la Résistance.

Autrefois, l'elfe noir savait exactement où il en était. Ses éclaireurs étaient ses yeux, ses troupes étaient son corps, ses forces étaient ses muscles et son don. Il ne comptait que sur lui car il ne pouvait se tromper de pertinence avec sa pensée. Il pouvait se comprendre et point besoin de communiquer pour agir avec une clarté. Point besoin de paroles pour justifier ses plans d'actions, tout étaient construits et limpides dans son esprit, en pleine expansion mais toujours avec une logique inhérente à tout ce qu'il entreprenait. La solitude, son efficacité.

Désormais, il savait que ses adversaires le dépassaient en nombre et parfois en qualité, que de battre des armées étaient une autre pair de manche que d'affronter des groupes isolés. Il devait s'armer d'hommes qui pouvaient lui offrir des possibilités qu'il ne pouvait point développer lui-même, faute de temps et de limites de son don. D'autres points de vue, d'autres personnalités, d'autres éléments et arts du combats. Mais avant d'acquérir de la main d'oeuvre de qualité, point de luxe à confier les missions à n'importe qui. L'elfe noir devait connaître moralement chacune de ses troupes. Leur sens de la loyauté, leurs consciences et leur mental. Peu importe leurs pouvoirs, prime leur confiance en eux. De préférence des fous prêts à se sacrifier, sachant qu'ils pourraient tout donner avec un peu d'improvisation, que des paumés qui ne comprenaient par leurs potentialités.

Justement, c'est avec un regard pleins de malices que le drow observa son acolyte. Celui-ci lui confia son goût pour l'assassinat et la faiblesse actuelle de son don Igni. Mais l'Aasimar accepta et ce fut avec un plaisir intense mais discret que Shin jubila en son for intérieur. Car cette résignation démontrait encore une fois une certain sens des responsabilités et une bonne franchise. Des qualités qui font le caractère des chefs dans les moments cruciaux. Il savait que cet homme pouvait diriger ses troupes et mener à bien les objectifs même sous pression. Il le ressentait ainsi. Il en avait la Foi.

Les jambes décroisés et les pieds fermement accrochés au sol, la main gauche sur son genou, tandis que le poing droit dont le coude était calé sur la table s'agitait fébrilement, se serrant et déserrant au gré de sa ferveur.

"Je ne connais point ton nom, et tu ne dois pas savoir lequel est le mien. Tu peux m'appeler comme tu veux, cela m'est égal. Par contre, je veux que tu choisisses un nom de résistant par lequel on te nommera. Ainsi tu garderas ton anonymat aux oreilles de ceux qui ne te connaissent point. Je te laisse le temps d'y réfléchir."

A peine eut-il terminé sa phrase, qu'il se leva, prit une bougie et commença à faire les cents pas tout en continuant son discours en fixant tantôt son nouveau bras droit, tantôt les yeux s'étalèrent sur le mur qui s'éclairait au fur et à mesure par la flamme qu'il tenait entre les mains.

"Pour votre requête, je vous conseille de joindre l'Île pour obtenir un précepteur. Je vous demande par contre de rester discret sur vos activités, seulement quelques dirigeants et vos troupes doivent connaître votre rôle. Avant toute chose, je dois vous confier que vous allez en baver et j'exigerais de vous plus que vous pensez avoir en vous. Et justement, je veux qu'avant de connaître un peu plus sur votre don, vous dirigez une équipe que je vous ai composé spécialement pour cette mission."

Il éclaira des brouillons de silhouettes dessinés sur du parchemin accolés au mur. Il débuta alors sans s'interrompre son récit.

"Il y a maintenant un bon mois que nous avons commencé une contre-attaque à grande échelle en réunissant nos alliés sous la même effigie, la Résistance. Parmi nos opérations, nous avons formé de multiples camps qui forment entre eux une ligne de front. Cette frontière nous a permis de purger rapidement notre côté pour protéger quelques planques, l'Île et la Forteresse, même si notre position est encore inconnu des forces démoniaques. Ces troupes de front ont été nommés les Commandos. Ils ont pour but de stabiliser nos défenses tout en étendant peu à peu la ligne vers la Cité."


Son front se fronça et son regard se fit plus obscur encore que sa peau.

"Loin d'être passif, les troupes démoniaques tant tôt étourdis, commencent à riposter comme tu as du l'entendre tout à l'heure de la part de la Passeuse. Certains camps sont encore intacts mais une nette percée a triomphé temporairement de notre ligne. Des résistants se sont repliés, d'autres font encore face, tandis que certains sont portés disparus, capturés, perdus dans la nature ou encore morts!"

Il marqua une courte pause. Puis il reprit, espérant qu'il n'allait pas trop vite.


"Je parle beaucoup, mais ne t'inquiète pas, j'ai bientôt fini. Je souhaites que tu amènes la centaine de recrues que j'ai gardé en réserve dans la Forteresse au front et que tu ramènes l'équilibre dans la ligne. Qu'avec le soutien des forces que tu vas posséder, tu ramènes les blessés vers l'arrière. Que tu essayes de ratisser un peu la région pour retrouver des disparus...une tâche que je te demanderais d'exécuter rapidement, nous n'avons pas trop le temps. Et si possible que tu ramènes, de préférence vivant, l'un des commandants démoniaques de cette riposte."

Il pointa le portrait ébauché de Rïzeï le Chaotique.


"...Et seulement après tu t'occuperas d'augmenter tes pouvoirs. Ne t'inquiète pas tes lacunes seront vite palier par tes troupes. Je t'en demande peut-être beaucoup mais nous n'avons pas le temps. Je te laisse le libre choix de ton plan de contre, si tu acceptes après tout ce que je viens te dire. Qu'en penses-tu?"


Il croisa les bras sans avoir l'air sévère et scruta le regard de l'Aasimar, impatient de connaître son avis.

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KöH
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MessageLun 13 Sep 2010 - 20:06

Spoiler:
 


*°°°*

Seth… mon nom sera celui d’un guerrier.

*°°°*


Pourquoi ai-je choisis ce nom-là lorsqu’il m’a posé la question ? Je n’ai pas réfléchit longtemps pour le trouver. Certains disent que Seth était un très grand guerrier. Une légende ? Un mythe ? Aucune idée, mais les bruits courts vite et c’est ce nom que je voudrais porter, en espérant pouvoir continuer à le glorifier jusqu’à ma propre mort. Il y a aussi l’idée de faire revivre un nom éteint avec son porteur. Et une dernière chose aussi, c’est un nom assez connu qui pourrait, je l’espère, redonner de l’espoir aux troupes pour aller droit au combat, la main droite sur le cœur avant de tenir le glaive et de foncer dans le tas.

Le patron parle beaucoup, il y a en effet beaucoup à dire. Est-ce que je retiendrais vraiment tout ? J’crois pas trop non, m’enfin, au moins l’essentiel. Me trouver un précepteur et prendre sous mon commandement les hommes que cet Elfe noir me confit. Vous savez… à moi du temps pour réfléchir il en faut. Je pense d’ailleurs m’éclipser un moment pour y réfléchir, me faire à l’idée que de toute façon, j’ai pas trop le choix. En fin, si on l’a toujours ce foutu choix, mais j’suis pas de ceux qui glandent en laissant les autres se battre.

Lui, là, me parle des troupes démoniaques presque devancée et qu’au final, on se retrouve dans la merde la plus totale. De toute manière, tant que ces pourritures seront de ce monde, j’sais pas vous mais moi j’me parfumerais à l’eau de rose histoire d’estomper leur odeur. Bref, va falloir faire du ménage, une boucherie s’impose je crois.

Tenez, je saute un peu beaucoup du coq à l’âne mais… le patron doit avoir se surmener, il en arrive à oublier mon nom. Marrant, je me suis pourtant présenté sous mon nom ET mon prénom. Héhé, c’est plutôt bien s’il l’a déjà oublié, j’aime l’anonymat. J’écoutais ses attentes et ses explications détaillées sur le mouvement des troupes jusqu’à ce que je comprenne qu’il en avait finit. Je crois qu’il venait d’ailleurs de me demander ce que j’en pensais… j’avais l’impression de me réveiller d’un sommeil que l’on a après l’écoute d’une longue histoire. Faut dire, j’ai pas trop l’habitude d’écouter les gens parler, et quand je les écoute se lamenter, c’est seulement d’une oreille attentive, l’autre pionce.


" - Oh, pardon… ce que j’en pense… ? Ça me semble bien goupillé, d’une logique imparable, je ne vois pas quoi en dire. Ah, oui, pour mon nom… j’ai choisi Seth. Vous semblez déjà avoir oublié le mien et c’est pas si mal ! "

J'avoue, j'ai pas attendu de réponse, quand c'est l'heure, c'est l'heure. Je n'aime pas m'éterniser pour rien. Je suis partit, j'avais en tête l'idée de me poser un moment à la Forêt Dark. Je sais bien que c'est infesté de démons, mais j'y suis toujours allé pour réfléchir sur un tas de choses, ce n'est pas maintenant que j'arrêterais mes habitudes non ?



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Shin
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MessageLun 18 Oct 2010 - 17:32

[Sujet à clôturer, l'elfe noir laisse ses aises à KöH]

Chronologiquement, la prochaine scène (quelques heures plus tard) est :

Marées montantes avec Iblis, KöH et Shin
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