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 Baignée dans ton reflet [libre]

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Sappho
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MessageMer 6 Jan 2010 - 17:40

[ Deux jours après : Recueillement s'en faut]

Baignée dans un doux clair de lune, le marbre blanc des étuves semblait fantomatique. La nuit depuis longtemps avait enveloppé les lieux sous son noir linceul, et pourtant, des éclats de rire, des soupirs amoureux, des discussions animées raisonnaient entre ces murs. Une vapeur épaisse s'échappait du haut du bâtiment harmonieux, augmentant l'impression qu'un esprit rôdait ici, et la ressemblance avec l'Artifice. Des bêtes sauvages, parties en chasse, hurlaient quelque part, l'atmosphère hors de l'enceinte des bains était bien moins apaisante qu'à l'intérieur. La nuit était fraiche, pas des plus douces, alors, normalement, les étuves ne devraient pas restés pleins très longtemps... Mais toujours toujours, des rires et des soupirs... Des enfants qui éclaboussaient à n'en plus finir, des vieux qui jacassaient, et des amoureux qui... Enfin, je vais pas vous faire un dessin.

Ravalant sa fierté, Sappho se décida à attendre que tout le monde quitte les bains avant d'y pénétrer. Les élamentiens pouvaient se montrer si suspicieux, qu'une enfant seule risquerait d'attirer leur attention. Surtout que dernièrement, la petite succube s'était faite remarquée par les habitants : aux marais, elle avait réalisé une œuvre d'art de carnage, et sans doute que depuis, elle ne devait plus être une sombre démone anonyme. Tant mieux d'un côté, c'était plus amusant d'être connu et reconnu. Mais d'un autre côté, elle avait plus de mal à s'approcher des lieux "neutres" et de plus, elle pouvait difficilement jouer à la gamine innocente qui cherche ses parents.

Alors, elle prit son mal en patience en regardant les premiers humanoïdes quitter les étuves... La nuit risquait d'être longue, mais pour prendre un bain ici, Sappho était prête à y passer la nuit. Et ceux aux Enfers ? me direz-vous... Bah, ils étaient sales et pleins de miasmes. Mais pourtant, la petite démone avait son propre bain, non ? Si, mais allez savoir pourquoi, la baignoire était couverte de sang... Hum, oui, c'était il y a une semaine environ, quand elle avait perdu la clé de sa salle de torture, alors, vous comprenez... Elle n'allait tout de même pas faire ça sur son lit ! Bref, c'était une vrai boucherie, et ce n'était sûrement pas elle qui allait nettoyer. En attendant, il fallait bien trouver un palliatif. Et elle n'était jamais venu ici, alors, c'était l'occasion idéale.

Quelques heures plus tard - et deux oiseaux en moins dans ce monde, paix à leurs âmes - les étuves étaient silencieuses, si bien que Sappho se décida à y aller. Une serviette sous le bras, elle avança tranquillement vers l'entrée, passa la porte en crachant négligemment sous les symboles des dieux, et se dirigea vers les bains féminins. Remarquez, vu qu'il n'y avait personne, elle aurait pu aller n'importe où. En tout cas, elle pénétra dans la magnifique salle des bains, une eau chaude et fumante, une moiteur latente mais agréable emplissait l'air... Ah, un bon bain pour se remettre des évènements récents... Vite, Sappho se déshabilla prestement, posa ses vêtements en un petit tas pèle-mêle, et plongea avec plaisir dans l'eau chaude... Aaaaah... Ce que c'était bon ! L'enfant semblait être au paroxysme de la détente : les yeux mi-clos, un sourire aux lèvres. Elle immergea sa tête entière, et ses cheveux se plaquèrent sur son front et ses joues lorsqu'elle la sortit. Avec la vapeur qui s'échappait du bain, on n'y voyait presque rien, mais on ne risquait rien ici...


" Aaaaaah... Qu'est-ce-qu'on est bien ici... Dommage que ce soit un peu loin de chez moi... Et puis, trop fréquenté à mon goût... Et la déco laisse à désirer... Enfin, au moins, je risque pas de me faire surprendre à trainasser ici... "

Comme quoi, même des insectes pouvaient faire des trucs pas trop mal parfois. Finalement, Sappho sombra dans un demi sommeil, ni tout à fait consciente, ni tout à fait inconsciente, si bien que justement, elle risquait de se faire surprendre.

Spoiler:
 

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Lysias
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MessageVen 15 Jan 2010 - 15:08

La nuit était tombée depuis des heures sur la cité, laissant libre cours au chant des grillons et insectes de l’obscurité. Réveillant les prédateurs nocturnes hors des frontières de la ville. Les uns s’endorment pendant que les autres s’activent ; perpétuel cycle de la nature. Dans la logique des choses, les nymphes aussi, devraient être à l’abri, prisonniers d’un calme sommeil. Malencontreusement, la logique n’a pas toujours sa place… surtout chez Lysias.

Dans la lisière, le craquement léger d’une branche se mêle aux autres bruits appartenant au monde la nuit. C’est un bruit de pas, tantôt régulier, tantôt incertain, dans un sentier boisé. L’allure d’un pas qui ne semble pas faire attention à un environnement qui œuvre du mieux pour paraître plus qu’hostile. Effectivement, le sujet n’est pas décidé à jouer la discrétion, même face à une telle pareille grandeur inquiétante ; alors audace ou manque de toupet… c’est peut-être les deux à la fois. Mais quelle est donc l’importance de ces questions contre les petits tourments de Lysias ? Car cet égoïste de nymphe, lui, n’a que faire de ce qui ne le touche pas directement. Et justement, dans ce qui le concerne directement, c’est qu’il a l’air remonté celui là. Ce qu’il ne précisera jamais, c’est qu’il est peut être le seul à être l’origine de ses propres tourments : plus tôt dans l’après-midi, ses pitreries lui ont valu quelques sévères réprimandes de ses supérieurs. Réprimandes qui sont allés jusqu’à la correction, et qui forcément, n’ont pas plus à la tête brûlée de Lysias. Alors pour bien montrer son mécontentement, ce dernier s’est échappé de la ville, de nuit. Chose qui lui était déconseillée.

Or, Lysias n’est pas nyctalope. Si ses sens s’étaient naturellement aiguisés au fil des années chez les elfes, il n’avait nullement hérité de leurs gènes. Alors forcément, au bout de quelques heures, il s’était perdu, puis avait retrouvé son chemin vers la cité, avait fait exprès de s’en éloigner de nouveau, et se retrouvait désormais face à une étrange bâtisse dénudée de raffineries. Ce manège avait fini par apaiser sa fureur, pour laisser place à une vilaine curiosité le poussant à venir jeter un coup d’œil dedans. Juste une fois et après, il irait dormir.

L’absence totale de touche artistique ne ternissait pourtant pas cet édifice majestueux, si bien que le Nymphe en fit le tour complet, tentant d’y percer un quelconque mystère. Car pour être mystérieux, oui, ça le paraissait, tout autant que ce farfelu de nymphe appréciait l’art et les œuvres raffinées, seul qualité que son peuple d’accueil semblait lui avoir transmis. Au bout d’un certain temps, il remarqua néanmoins deux signes incrustés sur les pierres claires, et il fronça légèrement des sourcils, contrariété futile qui s’en ira aussitôt. Aqua et Igni. Les deux éléments opposés au sien. Enfin, objectivement, tous les éléments étaient soudés et opposés en même temps, mais Lysias ne raffolait pas particulièrement ces deux. Allez savoir pourquoi.

Mais il est quand même rentré. Pour voir.
Et c’est là qu’un subtil son lui a fait lever la tête, à l’affut, les sens en alerte. C’est un chant étrange, qui se mêle aux fragrances naturelles des pierres humides, et qui ensemble, donnent à l’ambiance un côté féérique. Au début, Lysias a cru que c’était son air à lui. Son Air est un pouvoir qui chante, et qui fait du nymphe, un aera, sans aucun doute. Or, les murmures de son élément, ont totalement disparu voilà des mois…

L’édifice dans lequel il est rentré, c’est les étuves. Pendant la nuit, elles semblent désertes et pourtant remplies de millions de vie, de voix, qui murmurent tranquillement entre elles. Les sons se répercutent entre les murs et semblent diriger le pas de Lysias, à moins que ce soit lui qui les suit aveuglément, parce qu’il a l’impression que son pouvoir se tient juste à portée de ses doigts… Et dans sa poursuite, il est arrivé dans la salle de bain, celle qui n’est pas réservée aux hommes, même s’il n’a encore rien remarqué, une fois de plus, trop plongé dans sa petite quête. Quelqu’un d’autre pourrait le prendre pour un pervers, ça ne le dérangerait pas. Lysias se moque de ce que les autres pensent de lui. Il sait qu’il est un égoïste égocentrique, et qu’il n’irait pas user ses pied à aller épier la belle silhouette d’une féminité jusqu’aux étuves, quand lui, est déjà entièrement tournée vers sa propre petite personne.

C’est là que, près d’un rebord, il a écrasé à moitié une espèce de branche molle –un bras en fait- dissimulée sous l’épaisse couche de vapeur, et qu’en trébuchant dessus, il est tombé dans l’eau comme un idiot alors qu’il déteste l’eau quand c’est pas pour son petit soin matinal. Une eau hostile qui lui parut trop chaude à son goût et d’un frisson, il sentit sa peau s’écailler. Refaisant surface rapidement, jurant, crachant, et se hissant jusqu’au bord de l’eau, les tissus collant à la peau. Un moment il entraperçut une silhouette et croisa les bras, mécontent.

-Idiot ! Tu pourrais au moins éviter de gêner le passage ! aboya-t-il, recrachant la tasse avalée.

S’il avait su, il l’aurait écrasé plus fort voire même assené un bon coup de pied, à la branche molle.
Esprit de mauvaise foi, loin d'imaginer qui se tenait face à lui.

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Sappho
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MessageVen 15 Jan 2010 - 21:32

** Elle se trouvait bien au chaud dans les Enfers, sa mère sur le trône et elle à ses côtés. Les démons venaient se prosterner devant elles, et elles les regardaient avec dédain du haut de leur chaises richement décorées. Le monde était donc parfait, avec Alouqua et Sappho à son sommet, des démons à leurs pieds, des élamentiens en cage à côté... Ah oui, parfaitement parfait. Sappho baignait dans l'extase et se complaisait dans la puissance. Elle souriait de contentement en regardant les incubes lui apportaient présents et offrandes, tandis que des prisonniers hurlaient de douleurs non loin... Et soudain, sa mère attrapa brusquement son bras et le compressa violemment. La souffrance était insoutenable, et Sappho ... **

... Ouvrit ses mirettes. Elle fit une grimace en écarquillant les yeux, et étouffa un cri de douleur. Elle entendit juste un énorme Plouf et vit vaguement une silhouette passer devant elle. Elle maudit l'imbécile qui avait écrasé son bras en le ramenant contre son corps. Elle qui était tranquillement assise dans ce bassin ! Elle observa la forme qu'elle distinguait dans la vapeur sortir de l'eau en crachant et en jurant, avant de la fixer et de ... l'accuser ?! Quoi ? Mais... Quel... Sale... Tsss le mauvais caractère de Sappho se mit en marche rapidement : son sang ne fit qu'un tour et elle se releva, nue - de toute façon, la pudeur chez une succube approchait le zéro absolu... - . Elle devait paraitre bien petite, et bien frêle aussi. Surtout avec ses cheveux plaqués sur son crâne, mais elle garda le même ton que d'habitude ; celui d'une gamine capricieuse. S'il voulait de la mauvaise foi, il allait en avoir !


" Et toi, tu pourrais au moins regarder où tu marches, espèce d'insecte dégénéré ! Imbécile... Regarde ce que t'as fait ! T'as écrasé mon bras ! "

Elle sortit du bain et se retrouva juste devant l'insecte qui l'avait délogée de son bain, toujours aussi vêtue qu'un vers de terre par ailleurs. Elle lui mit son bras blessé juste sous le nez, sur lequel un bleu violacé apparaissait progressivement. Des gouttes d'eau perlaient de tout son corps et chaque mouvement en projetait autour d'elle. Notamment sur l'inconnu... Enfin bref, elle posa son doigt sur son torse d'un geste accusateur et plissa les yeux :

" Et puis qu'est-ce-que tu fiches ici ! D'une il fait nuit, de deux c'est les bains des femmes ici ! Et d'après ce que je touche, t'en es pas une toi ! ... Pfff j'croyais que les élamentiens ne sortaient pas la nuit ! Tu parles... "

Elle aurait pu pester encore et encore, mais elle commençait vraiment à avoir froid maintenant. Elle avisa sa serviette posée par terre... mais se rendit compte que le jeune homme qui était là avait un pied dessus. Ce ne fut qu'à cet instant qu'elle commença à observer le perturbateur de plus près. Sans doute était-il beau d'après ce qu'elle pouvait apercevoir. Gracieux, fin, ... Enfin, les élamentiens, c'était pas son genre. Mais ce qui la frappa c'était sa chevelure : rougeoyante ! assez inhabituel... Elle ne distinguait de plus en particulier avec cette brume. Surtout qu'elle mesurait juste un peu plus de la moitié de sa taille ! Elle devait avoir l'air franchement ridicule... Imaginez : une naine qui se met à enguirlander un géant ? Risible ! Pire ? Que la naine se prenne plus qu'au sérieux ! Car si cet insecte lui avait aboyé dessus, elle lui avait presque craché à la figure, comme une vipère.

En plus de son pied sur sa serviette, en tombant, il avait éparpillé ses affaires, si bien que ses habits étaient mouillés, et que sa sucette se retrouvait plus loin d'elle... Non pas qu'elle prévoyait un combat, mais bon. Sait-on jamais. La petite succube posa ses deux mains sur le torse de l'élamentien et commença à le pousser en y mettant la force... d'une enfant. Elle ne devait pas avoir plus d'effets qu'un minuscule oiseau ! Elle poussait, poussait, poussait... Et lâcha, méchamment :


" Et dégage... de ma... serviette espèce... de... crétin ! "

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Lysias
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MessageSam 16 Jan 2010 - 1:22

-Ton bras se trouvait sur mon passage, tu ne peux que t’en prendre à toi-même de l’avoir laissé trainer! rétorqua Lysias jetant à peine un regard à son début d’hématome, trop agacé par ses propres écailles orangées. Pour un peu plus qu’il se serait soufflé dessus pour faire revenir sa peau naturelle, enfin bon, ce nymphe est peut être égoïste mais pas encore débile.

La situation était franchement risible, entre l’un et l’autre qui se crachaient littéralement dessus à tord et à travers. Bon, c’est vrai, Lysias aurait pu faire attention, mais ce fait là, jamais de lui-même il ne songera à se remettre en question. D’ailleurs, masquée par la brume, il ne remarqua pas la nudité totale de ce nouvel inquisiteur à la voix enfantine, -sans songer un instant que l’inquisiteur, dans cette histoire d’étuves côté femmes, c’était peut être lui. Sans gêne le nymphe, oui, et il ne s’en cache pas. Dédaignant l’index accusateur sur son torse, il se figea un instant en détaillant la salle. C’était marqué quelque part ? Oui, sûrement en réalité, et non certainement pour Lysias qui n’a rien vu venir. Les indications n’avaient qu’à être plus visibles, sinon il en pouvait quoi, lui.

-Les Elémentiens font ce qu’ils veulent oui ! Et toi y compr… quoi, parce que tu n’en es pas un, peut être ! Et moi je croyais que les sales mômes comme toi restaient dans les pattes de leur mère, nasilla-t-il, se fichant éperdument de l’identité de son interlocuteur.

Et qu’est ce qu’il en avait à cirer, que son interlocuteur soit de la cité ou pas. Dans la série des têtes brûlées, Lysias doit faire partie des premiers. Il recula néanmoins, avec un air hargneux, pour éviter les gouttes d’eau que l’autre lui projetait dessus, comme s’il n’était pas déjà assez trempé comme ça. Pas besoin de poser la question de savoir si c’était une fille ou garçon qu’il avait en face de lui, Lysias venait de voir, de tout voir, mais de toute façon, il n’y avait justement pas grand-chose à voir. D’ailleurs, il aurait juré que cette demi-portion était un garçonnet, avec sa coupe courte. Enfin bon, une gaminette, ça ne change pas grand-chose, en somme. Une gamine qui tentait de le déloger de quelque chose, -ah tiens, sa serviette. Comme c’était attendrissant… Enfin, le nymphe, lui, ne la trouvait pas attendrissante du tout pour le coup. Restant là, amusé à la regarder le pousser, il fit mine de se boucher les oreilles. Puis finalement, il attrapa la serviette, lui balança dessus, et quand elle se fut enroulée dedans, il la souleva du sol pour au moins voir à quoi ressemblait une demi, non un quart de portion. C’est un être curieux, ça.

-Cesse de piailler demi portion, tu me casses les oreilles.

Plutôt habitué à des individus grands et longilignes –caractéristique naturelle des elfes- Lysias n’avait pas souvent croisé des petits bonhommes comme ça, même les enfants elfes étaient plus grands. Il finit néanmoins par la relâcher sans grande précaution, soucieux de ses écailles. Trop humide, par ici ; il plissa le nez. L’eau était pourtant son milieu naturel d’origine… mais il ne s’y était pas tellement familiarisé avec. Une petite cavité, un peu plus loin, regorgeait d’eau en moindre quantité. Un mini-bassin, en quelque sorte. Mais là au moins, il n’y avait quasiment pas de tièdes fumées émanant de l’eau.

-D’ailleurs, ton bassin à toi, il est là bas, avait-il rajouté, en s’y dirigeant.

Effectivement, il fait plus sec par ici, et sûrement moins frais que la forêt en ces heures tardives. Le temps de sécher, Lysias finit par s’assoir, s’adossant à un pilier. C’est contrariant, il n’entend plus les murmures de tout à l’heure. Se fichant éperdument de savoir si la jeunette se changeait ou non, il se retourna, une incertitude en tête, puis alla carrément lui faire face, en se baissant pour se placer à son niveau.

-Est-ce toi qui chantais tout à l’heure ? J’ai entendu des murmures… c’était toi ? insista-t-il d’un air grave. -Mais oui, je suis sûr que c’est toi, il n’y a personne d’autre ailleurs.

Dans sa tête, ça ne pouvait donc être qu’elle. L’idée de cet édifice regorgeait une mystérieuse magie ancienne ne lui effleura pas l’esprit. Et puis dans toutes les autres pièces il y était passé, et les avait trouvé déserte avant de tomber sur la fillette. Il eut un air amusé, puis entreprit de lui piquer le bout du nez de son index, histoire de voir ça fait quoi sur un p’tit être.

-Dis moi… comment fais-tu ? Pour être aussi petite, rajouta-t-il, avant d’en venir au fait. -...pour chanter comme ça...? Maîtriserais-tu par hasard… l’air ?


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Sappho
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MessageSam 16 Jan 2010 - 11:05

Autant de mauvaise foi devrait être interdit par la loi.

C'était sûrement ce qu'aurait Sappho si elle-même ne faisait pas la déballage de son propre caractère buté. Mais il fallait bien avouer qu'elle avait trouvé là son reflet masculin et élamentien à ce niveau : tous deux avaient une personnalité tout simplement insupportable. La différence existait cependant, car si chez les démons, on considérait que c'était plutôt normal d'être ainsi, chez ceux d'Elament, ce ne devait pas être le cas. Vous comprendrez donc la surprise de l'enfant démon face à la réponse totalement... inconcevable de cet intrus : c'était de sa faute parce qu'elle avait laissé trainé son bras ?! Qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre... La succube préféra répondre à sa manière : elle tira la langue.

Puérile ? Vous vous attendiez à quoi franchement, elle a quatorze ans pour les démons. Bon après, elle s'était peut-être laissée emporter. Pourquoi s'était-elle sentie obligée dez préciser "les élamentiens" ? A chaque fois, c'était pareille. Mais coup de chance, caprice du destin, ou loué soit l'idiotie, cet insecte l'avait à peine relevé, ou du moins, n'en voyait pas le vrai sens, tant il était énervé. Et pendant qu'elle le poussait et que lui, la reluquait, elle continua à vociférer :


" Sale môme toi-même ! Grrr mais pousse toi de là, grand navet, sale... Arg "

Elle faillit tomber en sentant l'habitant reculait pour prendre sa serviette, mais se rattrapa in extremis quand il la lui lança sur la tête. Elle s'emmitoufla dedans prestement. Mais voilà, elle eut à peine le temps de souffler qu'elle sentit deux mains la saisir et le sol se dérober sous ses pieds ! D'abord surprise, elle commença bien vite à se sentir ridicule. Son amour-propre de succube en prenait un coup. Elle se mit à gesticuler dans tous les sens en criant :

" Mais lâche-moi, lâche moi ! Pose moi par terre sale brute ! Persécuteur d'enfant ! Pos... Mais doucement ! Hmpf "

Brutalement, elle regagna la terre ferme, et glissante à l'occasion. Elle se sentait... bafouée. Humiliée. Parmi les succubes, Sappho n'était pas celle qui faisait le plus de cas de son honneur, mais tout de même, il y avait une limite. Elle se retourna d'un air boudeur pour ramasser ses vêtements, sans s'occuper de ce gêneur. Il avait complètement gâché sa soirée tranquille : elle qui n'aspirait qu'à un bon bain chaud ! Tu parles, elle avait à peine pu en profiter à cause de ce machin. Maintenant, elle aurait bien envie de passer ses nerfs sur lui justement. D'un côté, elle préférerait encore s'occupait d'un prisonnier bien docile plutôt que d'un élamentien en forme... Mouais, un prisonnier lui procurait plus de satisfaction en général. Elle enfila sa robe blanche courte et sans manche, attrapa sa sucette et essora ses cheveux (bon, je passe le fait qu'elle ait une culotte, on s'en doute quand même). Elle cherchait maintenant sa cape pour sortir, à tâtons dans la vapeur, lorsqu'elle entendit encore l'autre gêneur.

Et quoi maintenant il venait comme si de rien n'était lui demander si elle avait chanté ? En se retournant pour le regardait en face, elle prit un air moqueur, avec un petit sourire en coin, sa sucette dans le bec. Comme elle était encore un peu mouillée, sa robe collait à sa peau, et ce n'était pas très agréable mais bon, on s'accommodait de tout, pas vrai ?


" Des murmures ? C'était peut-être un fantôme et... mais... Qu'est ce que tu fiches !? "

Ahah, hilarant. Le coup du "je t'ai volé ton nez"... Elle se retint de lui attraper le bras, car elle ne voulait vraiment pas se battre là... Sauf si elle y était forcée bien sûr, mais pour le moment, elle pensait encore pouvoir s'en sortir assez vite pour rentrer aux Enfers se défouler sur un otage... Sans doute cet élamentien ne savait pas qu'il tenait la vie d'un prisonnier entre ses doigts... En plus du nez de Sappho.

Mais apparemment, il était bien persuadé que c'était elle qui avait chanté ! Vraiment, quelle tête de mule. Et puis, il continuait de l'énerver encore... Finalement, un élamentien bien frais... Bah, ça dépendrait de son intuition. Elle retira sa sucette de sa bouche, et la brandit sous son nez à lui, comme on le ferait avec un coutelas. Elle gardait un air supérieur et rieur quand elle lui répondit :


" L'air ? Mon élément lui est cent fois, mille fois supérieur ! Et même si je dois avouer que je chante extrêmement bien, je ne faisais pas de vocalises dans mon bain... Donc ce que tu cherches est sûrement un courant d'air ! Ahahah. "

Elle ramena sa sucette directement dans sa bouche, et l'enroba à l'abri de son regard de ténèbres caramélisées, comestibles pour elle, qu'elle aimait tant. Et là maintenant, elle aurait donné n'importe quoi pour pouvoir se sécher les cheveux rapidement. Le mieux aurait été sa serviette, mais elle était déjà trempée... Encore, si elle pouvait utiliser les ténèbres... Mais cela la compromettrait alors. Parce que là, ses cheveux, c'était du n'importe quoi... Un vrai chantier ! Soudain, elle eut une idée : apparemment, lui là, il avait l'air buté et égoïste. Il ne penserait donc qu'à lui-même, même en posant des questions aux autres. Donc s'il lui demandait si elle était une aera, il était très probable qu'il le soit lui-même ! Elle prit son regard le plus mignon possible.

" Hum mais dis-moi... Tu serais pas un aera, par hasard ? Pourrais-tu me montrer l'étendu de ton pouvoir incroyablement inférieur au mien en séchant mes cheveux ? S'il-te-plaaaiiit ?"

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Lysias
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MessageSam 16 Jan 2010 - 21:47

-Un fantôme ? …Hm je vois. C’est bien ce qu’il me semblait. Tu es bien trop petite pour être à l’origine de ce que j’ai entendu, fit-il, dédaigneux.

Non, le chant que Lysias a entendu n’avait rien d’une vocalise, ni d’un véritable chant. Des bruit entremêlés, indescriptible, incompréhensibles. Tout, sauf un arpège. Il soupira, déçu. Loin de lui l’idée de se battre d’ailleurs, à travers ses réflexions. Le problème avec ce nymphe c’est qu’il est provoquant de nature, sans forcément chercher la provocation. Bon ; donc, à entendre ses dires, le demi portion n’était pas un aera avec son pouvoir cent cinquante fois supérieur. En fait, elle aurait eu un pouvoir autant inférieur que Lysias n’en n’aurait eu que faire. Il avait d’autres chats à fouetter, plutôt que de s’amuser à comparer son don à celui d’un autre. Ridicule. Enfin, ça, c’est sa perception des choses à ce tordu, malgré les désapprobations de son entourage. En plus, à l’instant, il venait à peine d’appuyer sur le nez de la mignonette, mais cette dernière réagit comme s’il le lui avait piqué. Remarque, peu importe, Lysias aurait très bien pu faire ça aussi.

- Tais-toi le demi-portion, tu ne sais pas ce que je cherche, maugréa-t-il d’un air moqueur, avant de hausser des épaules : - -Et je ne suis pas un aera, je suis un nymphe.

Bon, c’est vrai que les deux étaient vrais, mais le nymphe préférait se savoir nymphe qu’aera. Etrange conception des choses, oui, mais il n’en était pas au premier stade en matière étrange. Oh non, les élémentiens ne sont pas tous pareils, ne sont non plus tous des anges dans l’âme, Lysias en est l’exemple type. Au moins, ce qu’il y a de bien, c’est qu’il vit pour lui d’abord, et non pour une cause, ni même pour une autre personne. Si ses géniteurs l’avaient abandonné si tôt dès son plus jeune âge, c’est bien parce qu’il devait se débrouiller tout seul. Et c’est ce que Lysias avait fait, simplement. Chacun sa peau, chacun sa merde, -comme c’est vulgaire-, mais ce principe en lui-même est assez vulgaire. En bon égoïste, ce devait être la un des seuls crédos que ce farfelu suivait. Alors à moins que lui-même daigne s’intéresser à autrui, il y avait des fois, une marge carrément outrageuse. C’était tout simplement scandaleux.

Pour autant, ce nymphe n’était pas non plus méchant. La méchanceté gratuite ne l’intéressait pas, puisqu’il considérait qu’un tel principe n’avait aucune utilité pour son bien-être. Ce jeune individu n’était pas un grand mordu des grands combats à cheval épique : aucun intérêt à polir son courage, à faire la pub de sa robustesse, comme l’aurait tenté un autre. Et ça tombe bien parce que Lysias n’est justement pas un autre que lui-même. D’ailleurs, même si à cet instant, il se fout de la nature de la petite, une confrontation de la gentille Saphho et du méchant Lysias –comme ça pouvait être vice versa-, menant à un combat démon/élémentien, c’était vraiment trop banal. Et s’il vivait à Elament, ce n’était pas pour rôtir le démon, non ; il y était simplement parce qu’on l’y avait envoyé. En somme, égoïste, égocentrique et excentrique de surcroît ; trois qualificatifs que tout le monde réuni pouvait facilement lui coller. Le mieux dans toute cette histoire, c’est qu’il s’assumait, comme un petit prince. Alors forcément, à moins d’un cri de guerre -Levez-les armes- de quiconque envers sa petite personne, le nymphe rechignait à se dépenser pour rien.

-Tu sais quoi ? Mon pouvoir est tellement inférieur au tien que son étendu ne peut sécher tes cheveux, ironisa Lysias.

Au fait, c’est avec plaisir que ce sans-gêne aurait gobé la sucette que l’autre mini-mini lui brandissait d’un air menaçant.

-Va te sécher dehors, je ne suis pas un sèche-cheveux ! rétorqua-t-il, ébouriffant les cheveux de la mignonette. Finalement, c’était mignon, cette petite chose. Tout petit, bruyant, mais rigolo. Il avait bien vu d’ailleurs, qu’il avait failli briser le mini-mini, en la relâchant brutalement. Ben quoi, quand on est pas habitué, on fait pas attention, c’est tout. Amusé, le nymphe finit par se relever, laissant sa quête aux murmures en arrière.

-De toute façon, ils sècheront vite, même les miens sont plus longs que toi, gamine.

Jetant un coup d’œil aux alentours, il soupira, puis attrapa la petite chose pour la monter à ses épaules, sans brusquerie, mais sans douceur non plus. Sans aucune suspicion, ni méfiance, comme on le lui avait inculqué durant ses années de formation au cœur de la cité. Ce n’est pourtant pas de la naïveté ; peut être de la folie ? De la totale imprudence, oui. Quoiqu’il en soit, les centres d’intérêts de Lysias ne semblent pas être les mêmes que ce que devrait un élémentien. Ma foi, qu’y pouvait-il.

-Dis moi, la minus, j’espère que tu es nyctalope, tu dois bien servir à quelque chose même si tu es haute comme trois pommes, hm ? demanda-t-il plus ou moins, jetant levant les yeux pour tenter de voir le demi-portion par-dessus la tête. Question posée innocemment, parce des petits êtres comme ça, on sait jamais ce que ça sait faire. Et, à savoir où est ce qu’il allait comme ça, il n’en savait pas plus. Juste la perspective de dire qu’il avait rencontré un nain et s’était promené avec avait quelque chose de nouveau. Bah, rien de bien extraordinaire, mais Lysias raffole particulièrement les choses qu’il n’a jamais fait auparavant. Et trimballer un minus à sucette sur ses épaules, ce n’est pas tous les jours que ça se fait. La fillette pourrait dire ce qu’elle voudrait, Lysias se foutait que ça lui plaise ou non, puisqu’à lui, ça l’amusait. Casse-couille, dans son genre.

Seulement, ce qu’on lui avait pas dit à Lysias, -parmi tous les non dits-, c’est que la nuit, les étuves d’Evergète changent, et « muent », une à deux fois tous les dix ans. Autrement dit, les bassins bougent, se creusent ou disparaissent, et l’intérieur de cette bâtisse se remodèle, tout comme l’entrée et la sortie qui se mettent à pointer vers d’autres directions. Ceux qui sont à l’intérieur ne le sentent pas, et de l’extérieur, il réside toujours ce même édifice, nu de tout artifice. Seul son intérieur, le cœur, change. L’esprit d’Igna et Aqua semblent jouer parmi ce dédale de magie légendaire ; une magie ancienne trop méconnue en ces lieux, malgré les afflux des citadins qui y viennent.
Or, si tout à l’heure, elle donnait droit vers la cité d’Elament, l’entrée –qui fait office de sortie- a naturellement migré vers la forêt Darke, sombre forêt, de jour comme de nuit. Sombre aussi, est la réputation de ce lieu.

***

Une brise fraiche et nocturne passe sur le visage du nymphe, sur le seuil d’Evergète. Au début, il a froncé les sourcils, contrarié. Car Lysias a bien remarqué que quelque chose a changé, sans toutefois savoir quoi. Attitude générale de ceux qui ignorent les légendes, voire même les arcannes d’Elament. Calme est la nuit, calme est le sentier devant lui, qu’il emprunte, insouciant de sa destination. Après tout, il en veut encore à ses professeurs de lui avoir remis la tête à sa place. Puis il s’est enfoncé dans les sous-bois.

A un moment, il a plissé du nez, contrarié encore une fois, s’arrêtant, net. Il ignora la branchette juste au dessus de sa tête, même s’il aurait pu faire attention, il n’a pas porté de demi portion toute sa vie pour faire gaffe à tout. Au pire, elle se prendrait une mini-gifle de l’arbre en question.

-Hé, le mini-mini, tu t’es lâché ou quoi? fit-il, avant de poursuivre sans attendre de réponse : …Au lieu de piailler, tu ne sens pas une étrange odeur, toi ?

S’il n’y voit pas bien, en revanche son odorat ne lui fera pas défaut.
C’est une odeur qui se fait lointaine et pourtant présente, et ce n’est pas le petit être au dessus de lui qui en est l’origine. Une fragrance, étrange. Âpre.
…presque comme du fer rouillé.

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Sappho
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MessageSam 16 Jan 2010 - 23:32

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" UN nymphe ? Genre... Ah... ahahahah mais c'est une rareté que nous avons là : un rejeté ! Pas étonnant que t'aies un caractère de cochon ! Mouahahahaha "

Elle était littéralement pliée en deux de rire. C'était bien la première fois qu'elle se retrouvait devant un nymphe, ces enfant abandonnés par les nymphes... Quoi de plus normal dans une société totalement féminine. Comment Sappho le savait-elle ? Bof, un souvenir d'un massacre quelconque. Rien de bien passionnant en fait. Alors qu'y avait-il de si drôle ? Juste le fait qu'il avait fallu qu'elle tombe sur le représentant de cette espèce. Un pur hasard, ou pas, mais elle trouvait cela fort distrayant. Et puis, il n'y avait pas que ce nymphe qui savait se moquer des autres, Sappho était aussi une spécialiste dans son genre.

A défaut de bien vouloir lui sécher les cheveux, il lui recommanda de sortir se sécher... dehors. Bien sûr, alors qu'il faisait un foid pas possible ? La succube tenait tout de même à ne pas rentrer avec le nez qui coule aux Enfers : quelle entrée fracassante !


" T'es méchant, tu veux laisser une pauvre enfant dehors dans la nuit ? Je préfère encore attendre ici. "

A peine avait-elle parlé qu'elle sentit à nouveau ses mains se refermer sur ses côtes, mais cette fois, elle n'eut pas mal. Dommage. Enfin, elle ne savait trop comment, mais toujours était-il qu'elle se retrouvait sur les épaules de l'élamentien. Pendant une fraction de secondes, elle avisa le cou blanc du nymphe, sa jugulaire qui battait au rythme de son coeur... Ses yeux s'illuminèrent dangereusement d'un éclat grenat. Mais sa soif de mort fut interrompue par une nouvelle question, et surtout, le regard de son porteur. Elle cligna des paupières et répondit avec nonchalance :

" Disons juste que je peux voir dans les ténèbres profondes... Hihihi"

Elle serait donc portée par cet habitant... Mais... une minute, et s'il l'amenait à la Cité, elle ferait quoi ? Comment expliquer qu'elle ne pourrait pas rentrer ? Remarquez, il était tellement égoïste que laisser une enfant devant la porte sans raison ne devrait pas le déranger. Et pendant qu'ils se dirigeaient vers la sortie des étuves, Sappho était tellement absorbée dans cette pensée qu'elle ne se rendit pas compte des vagues changements opérés par la magie des lieux. De toute façon, elle-même ne croyait qu'en la magie démoniaque, et elle ne ferait pas grand cas de ce phénomène.

Ce ne fut qu'une fois arrivés dehors qu'elle comprit. Elle voyait parfaitement la nuit comme en plein jour, et la succube discerna immédiatement des points de repères de la forêts Dark, alors que pour l'aller, elle n'y avait pas mis les pieds. Quoi qu'il se soit passé, c'était à son avantage, puisque l'aera ne semblait pas avoir remarqué de différences... Parfait ! Elle sourit de satisfaction, et commença à aider ce malencontreux porteur, aveugle dans la nuit. Elle harcelait et le prévenait du moindre caillou en approche. A vrai dire, elle s'amusait beaucoup, ça la changeait de tous ces morts récents. Elle rigolait franchement quand il heurtait quand même les racines qu'elle lui avait indiqué avec une grande précision ! Bon, ce moyen de locomotion n'était pas sans risque, puisque la petite démone devait esquiver les branches que lui ne voyait pas.

Soudain, il s'arrêta net... juste sous une branche ! Nom d'un effrit, comment pouvait-on être aussi empoté. Elle pesta contre lui alors qu'elle se retrouvait dans une position particulièrement inconfortable. Et lui, tout ce qu'il trouvait à faire, c'était de lui demander si elle sentait une odeur étrange ! Mais rien à faire de son odeur. Si ça le chantait, il pouvait bien aller renifler les crottes de tous les animaux de la forêt, mais qu'il la laisse... En plus, cette manie de l'appeler "mini mini" commençait à l'agacer sérieusement. Le hic, c'était que maintenant -entendez, qu'elle avait repris une position moins désagréable- elle sentait elle aussi cette étrange odeur... de rouille... de... sang ? D'armes ? Hum, à moins qu'ils ne soient près des marais, ce n'était pas Sappho, ça, elle pouvait se l'assurer. Elle n'avait pas commis de bon massacre depuis les marécages...

Et là, sans aucun doute, c'était bien l'odeur d'un champ de bataille abandonné récemment. Sans doute un petit village nomade ou un campement élamentien attaqué par ses frères ou ses sœurs démons. Et ils ne l'avaient même pas attendue, un comble ! Mais maintenant, que faire ? Bah, Sappho était déjà curieuse, alors elle ne laisserait pas cette occasion filer entre ses doigts.


" Maintenant que tu le dis... Tu ne trouves pas qu'on dirait... du sang là-haut ? A moins que ce soit des sentinelles... Ou alors des démons... " Elle lui tira sur les cheveux pour attirer son attention et prit une voix d'outre-tombe. " Eheh, tu dois être terrorisé... Pauvre petit nymphe... Vraiment, tu devrais passer ton chemin... En tout cas moi, Sappho, je compte bien aller voir de quoi il retourne ! "

Bon, de là où elle était, ça risquait d'être compliqué, à moins de sauter en arrière, et là, sur un sol visqueux, elle en avait moyennement envie. Elle s'agita et se pencha en avant pour essayer de mieux y voir entre les branchages : de loin, c'était assez compliqué, mais elle réussit à apercevoir de la fumée aussi... Peut-être y avait-il eu un feu...

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MessageDim 17 Jan 2010 - 5:43

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Nuit divine, porteuse des espoirs et des rêves les plus fous, quels secrets cache tu en ton sein. Retrouvailles pour le bien ou le mal, messagere du destin ne peux tu lui accorder du repit?

Mots éphemeres qui tournent une nouvelle page dans l'histoire de ce guerrier torturé, accordez moi le droit de conter l'histoire de cet enfant du feu obscur et de l'eau.

Après son premier cours avec Tyrol, qui aurait cru que la personne sur qui il était tombé était son professeur de l'air, l'humour des dieux, un jour il le comprendrait, il était rentré se coucher de bonne heure et resultat, il était reveillé après le coucher du soleil. Il tenta de se rendormir mais les ronflements de son colocataire l'empêchaient littéralement de fermer l'oeil. Décidément, il était vraiment affilié à la foudre! La preuve, il ronflait comme le tonnerre!

Soupirant, il retira sa tenue de nuit et enfila une tunique et un pantalon, blancs bien sûr. Il allait sûrement sortir pour se promener, peut être visiterait-il Iniloth, ça pouvait être une bonne idée, mais il n'était pas sûr que ce dernier ne dormirait pas à son arrivée. La nuit était après tout le domaine des démons.

Un sourire amer traversa son visage, encore une preuve de son appartenance à cette race privée de lois. Mais les enfants des souterrains n'étaient pas tous des créatures dénuées de scrupules. Bien sûr, il y avait des sadiques, record battu par une certaine petite, des mégalos, et des cinglés. Cependant, qu'aurait-il pu faire contre le cauchemar Nemharma sans l'aide de ce démon télépathe volant, et puis il s'était attaché à Chaos qui lui avait sauvé la vie contre le drewoor de l'Artifice.

Seulement voilà, il y eût un temps où il se sortait de situations pires tout seul! Et connaissant sa chance, ça n'allait pas tarder à recommencer.

Bien sûr, il avait une façon de combattre qui relevait du miracle, mais tout comme lui, ce n'était là que le fantôme de son passé. Mais, il avait toute sa vie devant lui pour retrouver son niveau d'antan et le dépasser. Il n'empêche qu'il ne fallait pas remettre au lendemain ce que l'on pouvait faire le jour même!

La nuit trouva donc une petite fille aux cheveux roux portant une tenue décontractée et des bottines noires. Elle avait retiré son haut et s'adonnait à une danse très complexe au niveau du sol, tordant son frêle corps d'enfant qu'aucune transformation hormonale n'avait encore affecté ainsi qu'un roseau soumis à de violents vents contraires. En apparence...

Ce que l'on ignorait sur Energa, à part le fait qu'il était cent pour cent mâle et qu'il avait vraiment 160 printemps, c'était que dans l'Art, sa voie dominante était l'Eau. Son corps avait en effet une telle souplesse aussi bien innée qu'acquise au fil de ses entraînements, qu'il eût été stupide et complètement contre l'Art de ne pas s'en servir.

Il continuait de feinter, de se plier, de se servir de sa tunique comme un levier, de changer ses points d'appuis et de tourner autour de ses invisibles adversaires.


"Est-ce que tu as senti ça!"

Il était en plein milieu d'un exercice de souplesse extrême, consistant à passer de la position debout genoux pliés à la position sur une main jambes tendues en équilibre, tout ça en décrochant un coup de pied avant et dans un enchaînement si fluide qu'il laissait à penser que ce mouvement avait été appris avant de parler ou de marcher. Bref, il devait donner cette impression de mouvement d'eau dans ce geste. Quand celle qui partageait son corps avec lui lui posa cette question.

"De quoi?"

"Il y a quelque chose, c'est subtil et puissant, un déplacement d'energie, mais je ne peux pas expliquer."

"Où ça?"

"Au nord, je dirais une à deux lieues. Mais tu ne comptes pas y aller! Tu n'as même pas d'armes sur toi!"

"Je n'ai pas besoin d'armes! Mince, t'as accés à mes souvenirs et tu ne cesses d'oublier que j'ai eu le meilleur maître!"

"Je l'ai quand même grillé!"

"Ca compte pas il était vieux!"

"Juste... sois prudent ok!"

Ca c'était vraiment bizarre, d'habitude elle lui disait qu'elle trouverait un moyen de sortir et qu'elle le tuerait de ses propres mains avant de conquérir le monde.

"J'ai besoin que tu restes en vie avant que je ne trouve un moyen de sortir!"

"Tu sais Chaos, pendant un moment j'ai cru que t'avais un coeur!"

"Rêve pas!"

Il se mit donc en route, refermant sa chemise et perfectionnant l'illusion qu'il donnait toujours peu importe ce qu'il faisait et se rendit au lieu qui troublait Chaos.

Il réprima un frisson quand il vit où il se trouvait. La lisière de la forêt Darke, c'était la lisière de son domaine.


"Ju...Jure moi que ce n'est pas lui!"

"Sois tranquille, je reconnaîtrait sa signature à des kilomètres à la ronde et de toute façon, c'est une magie de la surface."

Comment quelqu'un pouvait-il mettre autant de dégoût dans un mot, voilà qui le surprenait, elle le rassurait et faisait apparaître son execration de dessus les Enfers.

Il vit alors sortir de la batisse d'à côté une créature énorme. Elle ressemblait à un humanoïde géant mais avait quatre bras et une toute petite tête, et elle avait beaucoup de mal à se déplacer, de plus sa vision dans la nuit semblait vraiment mauvaise. Energa serait bien allé à sa rencontre si le vent n'avait pas porté son odeur.

Celle-ci était double, il y avait d'abord le sang, beaucoup de sang, combiné à une odeur étrange, elle évoquait de l'ombre et du caramel, vraiment dur à expliquer, mais ça le metttait très mal à l'aise! La deuxième odeur était différente, un mélange entre les pins, l'eau et la chair. Comme si les deux odeurs venaient de deux personnes différentes.

Accélerant les battements de son coeur, Energa améliora ses sens, il découvrit deux choses, la premières c'est qu'il y avait une autre odeur très forte de sang, à tel point que ses yeux d'ordinaire émeraudes devinrent rose et que ses canines pointèrent un tout petit peu plus et que ses ongles s'allongérent un peu. Il avait maintenant comme soif mais gardait ses pensées claires.
La deuxième chose fût qu'en effet il y avait deux personnes. Un Homme grand et fin tenant sur ses épaules un garçon, depuis quand les garçons portaient-ils des robes? Donc il portait sur ses épaules une fille qui sentait le sang à des kilomètres à la ronde et ils se dirigeaient vers un champ de batailles d'après son odorat.


Citation :
" Eheh, tu dois être terrorisé... Pauvre petit nymphe... Vraiment, tu devrais passer ton chemin... En tout cas moi, Sappho, je compte bien aller voir de quoi il retourne ! "

"Sappho!"

De toutes les personnes sur terre, il fallait qu'il tombe sur la reine des sadiques en personnes. Mais pourquoi les dieux le haïssaient-ils à ce point? Et l'autre, un nymphe mâle comme lui se trouvait entre ses griffes, chose pire, elle l'avait entendu et s'était tourné vers lui. Ses grands yeux violets interrogeant sa mémoire. Elle allait sûrement se rappeler le cimetière. Pourtant, elle ne smblait pas le reconnaitre.

Ah oui, il avait bien changé depuis leur rencontre. Enfin ça doit être l'effet escompté pour partager son corps avec un démon qui porte le nom de son élément de prédilection. Bref depuis sa renaissance il avait rétréci au point d'être plus petit que cette gamine mal élevée, ses membres s'étaient affinés, il avait retrouvé sa voix d'enfant et ses traits étaient devenus encore plus délicats. Bref, il ressemblait à une petite fille.


"Je ne sais pas... ce qui se passe... mais... ça ne dérange pas... si je viens... s'il vous plaît!"

Il esperait vraiment que ça détournerait l'intention de la succube.
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Lysias
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MessageDim 17 Jan 2010 - 13:33

Un caractère de cochon, lui ?
Elle avait un bon sens d’observation, cette minette. Lysias éclata de rire, de bon cœur, pour une fois. Il prenait ça comme un compliment, on aurait dit ; à vrai dire qu’il en avait tellement entendu sur son compte qu’au final, tout ce qui pouvait se dire, l’amusait fortement.

-Quoi, parce que tu en connais des masses, d’autres nymphes ?! aboya de nouveau Lysias, rebuté. A vrai dire, il ne s’était jamais senti rejeté. Puis la gamine avait piaillé comme quoi elle ne voulait pas errer seule dehors la nuit, préférant croupir ici. Peu importe, Lysias lui, n’avait plus envie de rester enfermé ici, alors il l’avait empoigné, et pof, sur ses épaules. Mais c’était tout léger cette petite chose. Oui, il lui offrait sa jugulaire si facilement et oui il restait toujours aussi à l’aise, impassible à l’inconnu. Il mériterait d’être châtié ce nymphe ; dire que certains se battent à la vie et à la mort pour sauver des vies entre les griffes du démons, pendant que lui, il réduit d’un coup de balai, leurs efforts à néant. Dans ce même ordre d’idée, il esquissa un haussement des épaules lorsqu’elle décréta voir dans les « ténèbres profondes. » Brr, tu me fais très peur, avait-il ironisé, sortant des étuves d’un pas tranquille.

***
Un mini-mini sur les épaules, ça avait finalement son utilité : elle le prévenait de tout obstacle, même si elle se moquait ouvertement des maladresses du nymphe dans l’obscurité. Mais jamais elle ne lui fit défaut, sur le moindre caillou, la moindre branche sur leur passage. En même temps, il fallait penser que si elle voulait sortir aussi jolie après cette excursion sur le nymphe qu’avant, il n’avait pas intérêt à se ramasser par terre. Supportant –on ne sait trop comment- les piaillements de la petite, Lysias se prit au jeu, guidé par ses sens embrumés et ceux, exacerbés de la gamine. Bon sang qu’elle était agité, celle là !

-C’est ça, je suis vraiment terrifié et je vais me faire pipi dessus… nasilla Lysias d’un trait, avant de lever la tête, agacé, -Aille, mais aille ! Ne tire pas mes cheveux comme ça, ça va pas, non! Quoi, mais où ça là haut ?

Là haut dans les arbres ou là bas dans la montagne ? Décidément, ces petits êtres, ils étaient incompréhensibles. Alors Lysias avança encore de quelques pas, sortant du sentier qui s’arrête là, et où commence un terrain boueux, glissant et visqueux. En plus des branchages.
Au moins, Lysias avait eu le temps de sécher entre temps, et la terre n’était pas ce qui le répugnait le plus, heureusement. Il faut dire que la terre, la forêt, il aimait bien, avec ses confrères les elfes, où il avait vécu. Etonnement, il ne rechigna pas détourner le sol incertain et parsemé d’obstacle, et poursuivit, un brin plus précautionneusement. Dérapant parfois quelque peu et se rattrapant à une branche : c’est qu’il n’avait pas non plus envie de se prendre un plat sur le sol, pour sa part, non merci.

-Ça sent vraiment l’infecte ! Tu vois quoi, quelque chose d’intéressant, gamine ?

De nouveau, le nymphe plissa le nez. Il se plaignait plus pour son nez que pour ce qui pouvait bien se tramer à quelques mètres de là, désormais. Quant à la réponse ne tarda pas à se présenter bientôt. Une lueur mêlée à la fumée, en contre bas, lui permit de distinguer un vague feu de bois. Il s’approcha encore, intrigué.

-C’est… ah!

Un glapissement fusa dans les airs.
Avant même qu’il se rende compte qu’il était à l’origine de cette intonation. Si Sappho le prévint ou non, il n’eut pas le temps d’y porter attention, pas plus que de réagir à cette quelque chose dure qui frôla son pied. Dans un réflexe de stupeur, le nymphe fit un bond de côté, atterrit un bon pas plus loin, et dans son atterrissage, il dérapa sur le sol terreux en pente, et finit en roulé-boulé juste en face du feu, crachant et maugréant cette vieille trappe pourrie. Un piège de bois grossièrement taillé, qu’il aurait sans doute évité de jour. Il jura, crachant une brindille venu se jucher sur ses lèvres, s’époussetant, mécontent. A ce moment, un mouvement plus loin, là bas, disparut dans les profondeurs de la forêt, emportant avec lui, ce regard jaunâtre et inquiétant.

Pour autant, Lysias, agacé, s’épousseta et s’observa les bras et les jambes pour voir si blessure il y avait, et il se tâta les épaules, distraitement.

-Ah non !! Pas ça hein! crisa-t-il. -Ma demi portion !!

Pas le mini-mini ! Est-ce qu’il l’avait écrasé dans sa chute où était-t-elle parvenue à s’en sortir gracieusement ? Lysias entendait bien poursuivre sa ballade avec la gamine sur ses épaules, il s’amusait drôlement, tout à l’heure. Dans un doute soudain, il regarda sous ses pieds et gratta le sol du bout des orteils pour voir si la terre l’avait ensevelie. Quelle idée d’être aussi petite, ces trucs là, on ne pouvait même pas les retrouver en cas de catastrophe naturelle.

-Sappho ? Sapphooo !! appela-t-il, regardant le feu de bois devant lui.

Qui l’avait allumé et pourquoi faire ?
Etrange lieu pour avoir envie d’y loger, alors qu’à deux pas se trouvait une cité plus accueillante, et surement plus confortable. C’est alors qu’une odeur de sang frais assaillit le nymphe à plein nez, l’obligeant à porter une main au visage, pour ne pas respirer ça. Curieux, Lysias fit le tour du feu, et s’aperçut que plusieurs traînées de sang entachaient le sol. Drôle de façon de se faire rôtir un gibier, y a des façons plus sexy de le faire, même sans respecter la Nature-mère. Au moins, on lui avait apprit à bien faire les choses, chez les elfes. Quel manque d’éducation, pensa irrémédiablement le farfelu, suivant du regard les différentes traces. Comme si on avait traîné la pauvre victime. Il s’accroupit, pour mieux voir.

Des pauvres victimes.
Car, là bas, gisait un tas difforme, un corps à vrai dire, mais tellement difforme que ce n’était plus un cadavre, ouvert et déchiqueté sans aucune grâce, sans aucun soin. Les entrailles ouvertes, intestins étalés, éclatés. Le mot soin paraissait même ironique, puisqu’il n’avait pas sa place dans ce spectacle. Et un peu plus loin, un autre, un peu moins maltraité, traînait, dans une mare de sang. Visiblement, c’était encore frais de quelques heures à peine. Le nymphe eut l’atroce et égoïste pensée que ce n’était heureusement pas Sappho qu’il avait mis dans cet état, les cadavres étaient quand même un peu plus grands.

    "Je ne sais pas... ce qui se passe... mais... ça ne dérange pas... si je viens... s'il vous plaît!"

Lysias fit un bond en arrière, d’un regard noir, méfiant.
Regard d’un surpris.


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MessageDim 17 Jan 2010 - 20:49

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" On dirait ... un camp ? Et euh... tu devrais faire att... Wha ! "

Sappho sentit que son porteur allait tomber, mais surtout, elle sentit qu'elle allait s'écraser par terre : lorsque le nymphe avait commencé à tomber en avant, l'enfant avait été projetée de ses épaules, s'était retrouvée en l'air. Alors, plus par réflexe qu'autre chose, elle plongea dans un couloir de ténèbres et en ressortit ... ailleurs. Elle n'avait pas franchement eu le temps de choisir une destination plus précise que "devant, en bas", et du coup, elle se retrouva derrière un arbre, à côté du feu qu'elle avait vu précédemment. Elle termina sa chute plus rapidement que prévu sur la terre ferme, mais au moins, elle ne s'était pas laissée emporter dans le roulé-boulé de son nymphe.

Elle pensait s'en être sortie indemne, mais lorsqu'elle tâta son front, elle se rendit compte que la blessure que l'aqua lui avait infligée s'était rouverte. Cette maudite nymphe tiens ! Oui, elle connaissait sa race et même son nom, ces renseignements post-mortem n'avaient pas été dur à obtenir de quelques élamentiens terrorisés. Cette aqua, c'était une dénommée Coralline. Bah, de toute façon, elle était morte maintenant, étouffée par ses ténèbres. Enfin, juste avant de crever il avait fallu qu'elle lui envoie son poing sur le crâne... Et dire que ça venait juste de cicatriser ! Maintenant, le sang perlait de son front, et coulait sur sa joue.

Elle entendit l'élamentien l'appeler une première fois, mais elle commença par vérifier qu'elle avait toujours sa sucette. Voyons, elle le tenait dans la main à ce moment... Ahah, elle se trouvait juste à côté du feu ! La petite se précipita sur sa sucrerie alors que lui la cherchait encore. Elle se releva, triomphante avec son bonbon dans la bouche, et du sang sur le front. Bah au moins, ses cheveux étaient secs maintenant. Et bien en bataille, comme elle les aimait. Mais elle fut alors surprise par le spectacle qui s'offrait à eux : du sang, partout, et devant Lysias, des corps, ou un corps, ou des morceaux de viandes au choix, étaient éparpillés. Un magnifique massacre, véritable œuvre d'art. Elle allait s'approcher lorsqu'elle sentit une autre présence, hors du charnier là-bas. Elle regarda de l'autre côté des flammes, et vit un nouvel inconnu.

Elle le regarda, et le prit d'abord pour une fille. Et qui aurait pu l'en blâmer ? Il en avait bien le profil : fin, cheveux assez longs et petit... Mais en y regardant de plus près, il était évident qu'il s'agissait d'un garçon. Son attitude peut-être, ou bien un sixième sens d'enfant, lui disait que celui-là n'était pas une fille. Elle le fixait à travers les flammes de son regard perçant, et soupçonneux. Elle ne se l'expliquait pas, mais elle avait une étrange impression. Comme si... ça peut paraitre ridicule mais... une sorte de déjà-vue inconnu ? Car sûrement, elle n'avait jamais vu cet enfant. Pourtant, quelque chose lui disait que si, justement, elle l'avait déjà vu. Mais c'était impossible, et son cerveau d'enfant certes, mais logique encore, ne retint qu'une seule information : c'était un simple gamin, habitant de la Cité sans doute. Et puis, la manière dont il parlait ne lui revenait pas.

Distraitement, elle jeta un coup d'œil au charnier derrière Lysias et reflechit à qui avait pu faire une pareille fête sans l'inviter. Des démons rôdeurs, sans doute. Quel dommage tout de même de hacher de l'habitant sans elle ! Car elle pouvait être d'une aide précieuse avec sa faux qui tranchait tout... Mais maintenant, elle ne pouvait rien faire.


" Je suis là ! Mais tu aurais dû m'écouter au lieu d'avancer comme un aveugle ... Et qui c'est lui là ? Et c'est quoi ça là-bas, derrière toi ? C'était ça, cette odeur infecte ? Peuh mais c'est dégoûtant ! "

Elle fit mine de s'approcher du tas de cadavres, prit un air dégoûté, et se retourna vers le nouvel arrivant la main sur la bouche et le nez. Bizarre quand même que ça pue autant, alors que le campement avait l'air plutôt récent... Même les démons ne supporteraient pas de dormir avec ça ! Même les mouches étaient parties maintenant. Pff, sans doute des jeunes loups qui ne savaient pas encore tuer proprement. Sappho elle au moins, prenait soin de ses victimes. Elle ne les laissait pas moisir toutes seules au fond de leur trou, et préférait leur tenir compagnie, mais si lesdites victimes ne semblaient pas apprécier...

En tout cas, elle se rapprocha du gamin. Elle le dévisagea de la tête au pied, et eut encore une fois cette impression de déjà vu... Étrange. Négligemment, elle essuya sa joue ensanglantée, en regardant d'abord Lysias.


" Non mais, t'as vu ça ? Je saigne en plus ! Ah bah merci pour le voyage... Pfff J'aurais du m'en douter remarque... " Elle se retourna vers l'enfant avec un petit sourire malicieux, assez fière d'être plus grande que quelqu'un pour une fois ! " Et toi là, je t'aurais pas déjà vu par hasard ? Et comment t'es arrivé jusque là d'abord ? C'est un peu loin pour un gamin... Mini, comme dirait l'autre derrière... "

Elle ne pensa même pas à douter de cet enfant justement parce qu'il était arrivé jusqu'ici. Après tout, ça pouvait très bien être lui le responsable de ce carnage... Mais dans sa fierté, Sappho ne pouvait admettre qu'un plus petit qu'elle pourrait lui être supérieur pour ce qui était du massacre.

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MessageLun 18 Jan 2010 - 16:09

Le sang était fort très fort, bon sang ce qu'il avait mal à l'estomac, mais si il y goûtait, Sappho et le nymphe risquaient vraiment de passer un sale quart d'heure. Comme tout le monde regardait dans la direction du charnier, il fit de même, bien mal lui en prit, il y avait du sang partout! Les victimes étaient dépecées, et il y avait des signes de luttes assez courtes d'aileurs. Il était donc partagé entre trois options, la première pleurer face à tant de souffrance ou au moins jouer une mélopée, mais avec Sappho dans les parages, il ne valait peut être pas le faire.

La deuxième attitude, celle du guerrier, était d'examiner le champ de bataille, pister celui, celle, ceux ou celles qui semblaient s'être amusés à "Fouille la Malle" avec les corps et peut-être même diner aussi. Oui, l'odeur prouvait qu'il y avait quelques heures qu'ils étaient morts. Mais il ne valait mieux pas agir ainsi, la petite fille vipérine ne manquerait pas de le reconnaître. Après tout, il avait toujours la même forme en plus petit et en plus fin, des cheveux roux et des yeux verts. Il ne manqueraient pas de le redevenir quand ils s'éloigneront.

La dernière attitude était de profiter de ce buffet à volonté, dame ça le mettait presque en transe et ses yeux viraient lentement mais sûrement au rouge clair. mais c'était vraiment à proscrire, tout de même, rien ne l'empêchait d'admirer le trainées écarlates qui couaient des corps. Il pourrait toujours faire croire que c'était l'horreur qui le forçait à contempler ce spectacle.



" Et toi là, je t'aurais pas déjà vu par hasard ? Et comment t'es arrivé jusque là d'abord ? C'est un peu loin pour un gamin... Mini, comme dirait l'autre derrière... "

Elle se plaignait en souriant, bizarre, enfin avec Chaos et le drewoor de la forêt, il commençait à s'habituer au bizarre. Bon, maintenant il s'agissait de trouver une réponse à toutes ces questions. Que lui avait expliqué Iniloth déjà sur la diplomate? Ah oui, toujours répondre à la dernière question en premier.

"Chuis pas mini d'abord!"

Ah ouais super réponse, bravo Energa, quel talent tu as pour trouver les réponses aux questions posées et détourner l'attention.
Et en plus, y avait l'autre géant, roux comme lui qui le regardait d'un air méfiant. Purée, il savait que les nymphes étaient plutôt grandes, les nymphes mâles encore plus grand, mais là. Il aurait bien voulu naître nymphe rien que pour voir le monde de plus haut.


'Bwahahahaha!'

'Hé pourquoi tu ris?'

'Parce que je sais quelque chose que tu ne sais pas!'

'Pff!'

'Imagine la stuation comme un combat!'

"J'arrivais pas à dormir... alors... je suis sorti."

Se tournant vers Sappho.

"Et toi... tu viens d'où? Je ne t'ai jamais vue... dans la cité... avant!"

Et voilà, il ne mentait pas, ainsi, et c'est Sappho qui se trouverait bien empêchée. Dans le doute il gardait un oeil sur la sucette. Il ignorait juste que les succubes étaient habituées à se servir de leurs paroles comme arme.
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Lysias
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MessageMer 20 Jan 2010 - 17:37

    [Sappho]-Je suis là ! Mais tu aurais dû m'écouter au lieu d'avancer comme un aveugle ... Et qui c'est lui là ? Et c'est quoi ça là-bas, derrière toi ? C'était ça, cette odeur infecte ? Peuh mais c'est dégoûtant !

Ah le mini-mini n’était pas enseveli sous sa chute, Lysias en fut rassuré. Tout de même, il avait beau se montrer exécrablement égoïste, ce n’était pas pour autant qu’il aimait à écraser son entourage sans pitié. Du moins, pas aussi sans pitié que les cadavres déchiquetés en toute violence qui gisaient là sur le sol. D’ailleurs, l’attention du nymphe s’arrêta un moment sur le filet de sang coulant sur la joue de la fillette. Ignorant la discussion de « c’est toi le plus minus que moi » qui s’imposaient entre les deux petits êtres, Lysias attrapa Sappho par le bras et examina la blessure, -après s’être accroupi-, et essuya précautionneusement la plaie.

-Attends, laisse moi voir, zut alors, les petits êtres se blessent trop facilement… C’est très douloureux ?

Il n’y avait pas de cour d’eau aux alentours. Du moins, il ne semblait pas y en avoir… Embêté, le nymphe allait suggérer la cité lorsqu’il prêta oreille au nouveau, qui disait avoir des problèmes pour dormir et ne jamais avoir vu la minus dans la cité. Donc ce nouveau venait de la cité et se baladait dans les forêts la nuit, c’est fou le nombre d’informations qu’on pouvait récolter en un laps de temps. En même temps, Lysias aussi venait de la cité et n’avait jamais vu Sappho auparavant. Ni l’autre en fait. Forcément, puisqu’il ne voyait que, hormis son nombril, il ne faisait attention qu’aux gens de son entourage proche. Mais bon, de là, à connaître tous les habitants de la cité, ça devait pas être quelqu’un de banal, celui là, de nouveau.

-Et « l’autre », il s’appelle Lysias ! aboya le concerné en direction de la gamine.

Subtile présentation faite, il haussa des épaules, avisant le dernier.

Et toi, tu es donc un membre du clan des petits êtres, comme elle, là?

Fallait croire que c’était la nouvelle tendance de la saison. Il se releva néanmoins, laissant les deux au présentation s’ils en avaient envie parce que Lysias, lui, n’était pas le genre à papoter autour d’un marronnier de ses origines et de ses mensurations, hein. Les meilleures présentations, selon lui, se faisaient à la longue, et encore, fallait-il s’en donner le temps et la peine. Retournant auprès des cadavres dont il tenta de vainement renifler d’autres odeurs à part, celle, nauséabonde des corps, il entreprit de recouvrir les torturés de terre. Pour que ce châtiment soit au moins pardonné par une couverture de terre leur assurant un repos éternel au cœur de la forêt. La nature ça se respecte, Lysias y tient, sans forcément croire en des superstitieuses divinités quelconques.

-Dis-moi l’étranger, as-tu vu quelque chose en arrivant par ici ? Car je suppose que nous nous sommes retrouvés à cause de cette odeur, non ?

Lysias s’était brièvement retourné, se frappant dans les mains pour s’épousseter, sentiment d’un travail accompli. Il se demanda tout de même si une raison pouvait expliquer un crime si violent. Pour autant, la vue de ce petit chantier de bataille ne l’avait pas effrayé ou repoussé, car il avait déjà vu, dans ses années en arrière des cadavres dont les elfes s’occupait de nettoyer, dans leur rituel. Pour autant, un carnage comme celui là, c’était une première, puisque, malgré la Bataille de la cité auparavant, il avait eu la chance de faire partie de ceux, protégés à l’abri dans l’enceinte de l’école.

S'étirant tranquillement, Lysias soupira et détailla les deux jeunes devant lui. Pour le coup, il ne se sentait pas grand du tout, mais il les voyait vraiment comme des demi portions. La nature faisait des choses curieuses, des fois.




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Sappho
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MessageJeu 21 Jan 2010 - 20:58

" Qui est-ce que tu traites de "petit" espèce de grande courge... Mais c'est bon je vais bien, c'est rien. "

Elle avait été plutôt surprise par la réaction de... compassion de cet élamentien. C'était si étrange, la petite Sappho, qui ne se souciait que d'elle-même et dont seule la mère avait dû prendre soin, se sentait toute chose face à ce comportement inhabituel. Pensez-vous, qui aux Enfers irait essuyer une blessure, même d'un jeune démon ? Les parents abandonnent leurs enfants en général, et les laissent à des sortes de nourrices démoniaques... Tendresse et caresse restent de l'ordre de l'imagination, du rêve enfantin, avant de disparaitre dans le sang et les cris. Mais la petite Sappho en était encore à chercher une chaleur chez sa mère, même si c'était absurde, elle le savait. C'était en quelque sorte sa crise de démone.

Mais son malaise ne dura pas longtemps, et entre le nouvel arrivant qui se réclamait plus grand et l'autre qui lui aboyait son nom, elle ne savait où donner de la tête. Elle commença par se tourner vers cet enfant d'apparence, et et eut un étrange sourire alors que l'impression de déjà vu la reprenait :


" Moi non plus, je ne t'ai jamais vu... Qu'est-ce qui me dit que t'es pas un démon, hein mini ?" Puis elle sourit franchement au mini et à Lysias en plissant les yeux. "Enfin, mini, Lysias ou l'autre, c'est du pareil au même... Hum au fait Lysias... J'peux t'appeler Lyly ? Ahah ! Ou Lys... "

Petit sourire innocent. Genre je ne suis pas en train d'éclater de rire au fond de moi. Mais il était vrai que la petite succube adorait donner des surnoms à ceux qui l'entouraient : tiens, elle avait renommé Laewyn, Lala au bout d'un certain temps. Ça avait été une bonne poupée, Lala, enfin jusqu'à ce qu'elle s'enfuit bien sûr. Dommage, puisqu'apparemment, elle était morte peu après, d'une intoxication aux Enfers de ténèbres. Ben oui, c'était que les ténèbres n'étaient pas comestibles et respirables pour tout le monde, et que dès l'instant que cette elfe avait inhalé ceux de son portail, elle était condamnée.

"Petits êtres, petits êtres... Parce que t'as toujours été aussi grand Lyly ? "

Alors, Lysias partit en direction des corps, et commença à les enterrer. Quel intérêt ? De toute façon, ils étaient bien morts et pourris, autant les laisser aux charognards. Par ailleurs, Sap commençait à avoir faim et l'idée saugrenue de chiper un peu de viande lui passa à travers l'esprit. Hum... Mouais, mais non. Elle préférait encore se gaver de ténèbres en caramel. Elle observa deux secondes le travail fastidieux du nymphe, puis se retourna vers l'autre mini. Et encore une fois, elle eut une bien étrange sensation. Elle pencha la tête en plissant le nez et les yeux. Elle sortit sa sucette de sa bouche et la plaça sous le menton du jeune garçon, puis elle lui tourna autour de lui en l'observant intensément. Bizarre, bizarre... Mais elle ne saurait l'expliquer.

Elle se pencha alors sur son oreille et lui dit en reprenant une voix plus démoniaque, mais discrète, afin que le nymphe ne l'entende pas. Elle ne voulait pas gâcher ce jeu si drôle !


" Tu me rappelles un mauvais souvenir, mais... Tu n'aurais rien à me dire par hasard ? Hein ? " Elle marqua une pause plus oratoire qu'autre chose. " Tant que ça ne me gâche pas ma soirée... "

En entendant Lysias se redresser, elle se plaça aux côtés du jeune garçon prestement. Ah ça non, pas question de devoir se battre, ou fuir, elle voulait s'amuser. Ces derniers temps, elle n'avait fait que tuer, boire, draguer, et finir ses soirées à plusieurs dans sa chambre en oubliant tout le lendemain. Elle s'était sentie si... succube, qu'elle craignait de quitter son caractère d'enfant. Mais cette soirée lui permettait de comprendre que non, elle était toujours une sale gamine, et c'était tant mieux.

En tout cas, elle avait de la chance, car à défaut d'être d'une compagnie très agréable, Lysias était au moins perspicace et posait des questions que Sappho ne pouvait poser sous peine de paraitre trop ... trop, par rapport à son âge apparent.

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MessageVen 22 Jan 2010 - 16:42

Pas croyable, le nymphe mâle venait d’essuyer la plaie de cette foutue gamine et celle-ci se laissait faire, non, plus que ça, elle en ressentait de la reconnaissance. C’est vrai, c’était plutôt bien masqué, mais ça n’allait sûrement pas tromper le mini comme elle s’amusait à l’appeler, il était habitué à lire dans le jeu de l’adversaire et il regardait maintenant tout cela comme une bataille rangée. Autant dire qu’il lisait presque dans ses pensées, quand elle laissait des trous dans sa coquille s’entend. Sinon, elle était décidément trop imprévisible. Actuellement s’il ne se trompait pas, elle devait se sentir surprise, surprise par cette impression de chaleur qui se dégageait de ce contact, cela se voyait par un presque invisible haussement de ses sourcils, et un très léger desserrement de ses lèvres.

Citation :
" Qui est-ce que tu traites de "petit" espèce de grande courge... Mais c'est bon je vais bien, c'est rien. "

Voilà maintenant que son ton était devenu moins acide, moins moqueur. Et si cette foutue sadique avait juste besoin d’affection? Oui, ça se tenait, après tout, depuis qu’il était ami avec Chaos.

‘Coloc! Jamais je ne serais l’amie d’un raté!’

‘As-tu déjà eu un ami à part moi?’

‘Les amis c’est pour les faibles!’

Et elle retourna bouder dans son coin.

Bref depuis qu’il était ami avec elle, celle-ci s’était peu à peu ouverte et même si elle refusait de l’admettre, elle ne le trucidait plus en rêve et l’aidait quand il était dans le besoin. Peut être qu’il pourrait s’entendre avec Sappho, certes elle était orgueilleuse et insupportable, mais son contrôle instinctif des ténèbres et l’utilisation de sa sucette-faux en faisait vraiment une adversaire redoutable. Ce qui aux yeux d’Energa représentait plus une qualité qu’une raison supplémentaire d’en débarasser le monde.

En tout cas, elle semblait perdue dans ses pensées, la petite, encore plus touchée qu’il ne le pensait, logiquement, elle devrait chercher un moyen de s’accrocher à son univers.


Citation :
" Moi non plus, je ne t'ai jamais vu... Qu'est-ce qui me dit que t'es pas un démon, hein mini ?"

"Hé chuis pas un démon! Et puis d’abord celui qui dit c’est lui qui y est! "

Ok quand est-ce qu’il avait consommé du sucre pour la derniere fois? Ah oui, c’était la veille au matin, donc, ça faisait longtemps qu’il réagissait normalement, il avait même eu un cours avec Tyrol. Non, quelque chose n’allait pas.

Citation :
"Et toi, tu es donc un membre du clan des petits êtres, comme elle, là? "

"Chuis pas petit! "

Argh, réfléchir devenait vraiment difficile, il avait envie de se rouler dans ce sang, de boire jusqu’à la dernière goutte, mais pourquoi, réagissait-il de façon aussi attardée? Et il ne pouvait pas non plus se laisser aller à son attitude d’enfant, quoi que, il paraissait que c’était lui, en fait, ça pourrait juste marcher et puis il n’avait pas vraiment le choix n’est ce pas.

En tout cas, sa réponse ne semblait pas préoccuper outre-mesure le dénommé Lysias, celui-ci se dirigeait vers le camp et commença à creuser, détruisant efficacement les traces de ce qui avait commis ce carnage.

Sappho le voyant occupé, avança vers Energa et lui tourna autour la sucette contre le menton, se pencha donc vers l’oreille du malheureux demi-démon qui essayait de lutter contre ce parfum vraiment enivrant venant aussi bien de la sucette que du charnier d’à côté. Si on avait demandé à Energa c’était quoi le paradis à ce moment là, il aurait répondu sang et sucre.


Citation :
" Tu me rappelles un mauvais souvenir, mais... Tu n'aurais rien à me dire par hasard ? Hein ? "

Il avait envie de lui dire de s’arrêter, qu’il savait que cette sucette n’était pas inoffensive, qu’il y avait du sang dessus et qu’elle jouait avec le feu, mais à la place il articula.

"Arrête! "

Son ton était effrayé, c’est normal, il avait peur de perdre le contrôle, sucre et sang dansaient dans son esprit, tourbillonaient dans un ballet douloureux de souvenirs trop agréables. Rirait-elle si il la tuait ici et maintenant pendant que Lysias avait le dos tourné?

D’ailleurs, que venait-il faire là ce nymphe, il savait au fond de son être que si Sappho et lui se déchainaient, il serait tout juste bon à ramasser les morceaux. Pourtant, il refusait de l’affronter devant lui, comme un enfant qui serait pris en faute par un adulte. Et puis, n’avait-il pas décidé de faire un effort dans la socialisation de la gamine. Décidément, ses émotions semblaient hors de contrôle!


Citation :
-Dis-moi l’étranger, as-tu vu quelque chose en arrivant par ici ? Car je suppose que nous nous sommes retrouvés à cause de cette odeur, non ?

Hmm oui, peut être pourrait-il se servir de ses talents de pisteurs, il pourrait toujours faire croire qu’il avait été spectateur, bien sûr cela ferait croire à la succube bien aimée qu’il devait être en partie responsable de ce massacre, mais il préférait n’importe quoi à cette torture lente.

"Eh bien…"

Il répera des traces de griffes dans le sol encore meuble, elles étaient plutôt éloignées les unes des autres, mais celles qui semblaient alignées, par quatres indiquaient la présence de membres antérieurs et posterieurs.

"Quand… je suis arrivé… il y avait… des animaux… étranges… mais ils ne m’ont… pas vu! Ils se déplaçaient… à quatre pattes… mais ils étaient… beaucoup plus gros… que moi."

En effet, pendant son petit discours, il avait repéré des traces d’affaissement dans les arbres, et des écailles étaient restées accrochées sur l’écorce. La distance entre deux mêmes empreintes et la poussière déplacé lui permettait de déduire leur vitesse.

"Ils étaient… très rapides… plus vite… que quand… je cours! Et ils avaient… des crocs…et des griffes… très longues… Quand je suis venu, ils étaient en train de… de…"

Il ne termina pas sa phrase, donnant l’impression de ne pas pouvoir achever son récit tant c’était difficile pour un gamin. Mais ce qu’il s’était passé, car durant toute son explication, il se déplaçait à droite et à gauche mimant la scène qu’il devinait au fur et à mesure, c’était ce morceau de cuir noir qui s’était passé ainsi que l’empreinte bien visible de quelqu’un d’assis. Et un morceau de chaîne.

Mais c’était un jeu dangereux, que Sappho ou Lysias voyait qu’il déduisait et son petit manège d’enfant innocent serait éventé, traduction la succube le reconnaissait, comprendrait que lui aussi l’avait reconnu et arrêterait de jouer avec Lysias puis s’attaquerait à eux ou bien elle serait curieuse et continuerait de faire semblant. Ou autre chose. Imprévisible gamine.


" Et puis… et puis y avait ce monsieur… il était assis… ici… et… il les regardait… faire, après… il s’est levé… et il les a… il les a… "

Il montra d’une main tremblante le feu de bois.

" Ils sont partis… par là! "

Il indiquait le buisson dans lequel Lysias avait vu des yeux jaunes, les empreintes menaient là et celui-ci était un peu écarté.

"Je suis resté… caché… Il les a… Il les a… Bwahahaaha! "

Il s’effondra, assis sur ses genoux, penché en avant, les poings sur les yeux, il pleurait.

C’était juste trop dur, il avait caché un détail, un détail atroce pour quelqu’un qui ne supporte pas la souffrance inutile. Il avait maintenant la preuve que celui qui avait fait ça, avait fait cuire les organes des malheureux pendant qu’ils étaient encore vivants et que ses familiers s’étaient juste chargés de les empêcher de fuir avant de les dévorer vifs. Brefs, à ses yeux, c’était deux crimes impardonnables et pour le salut des âmes de leurs victimes, il allait le traquer et leur demander des comptes.
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Lysias
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MessageSam 23 Jan 2010 - 9:00

Principal défaut de Lysias : il n’en faisait qu’à sa tête.
Donnait-il l’impression de se tromper de personne en faisant part d’humanité ? Une telle question mérite débat, mais il aura lieu une autre fois. Pour éclaircir la chose, quelque soit la nature ou l’identité de la personne en face de lui, le farfelu restait lui-même en toute circonstance. Non, il n’était guidé par aucun instinct douteux et meurtrier dans sa tête, pas plus qu’il n’était poussé par cette soif de vengeance après l’ennemi numéro 1 de la cité, en outre les démons. Pour le nymphe, ce n’était pas sa guerre, voilà tout. Egoïste conception des choses, mais Lysias est, de nature tel quel. Et si jamais l’envie lui prend un jour de pactiser avec le méchant, il le ferait, probablement. En attendant, non, Lysias s’assume très bien comme il est et continuera à agir ainsi en toute circonstance : vivre comme il en a envie, au détriment de certains, au bonheur d’autres. Tout ça pour dire que si un jour il s’en mordait les doigts d’avoir agi d’une certaine façon ou d’une autre, tant pis, il vivrait avec ses erreurs.

Jusqu’au jour d’aujourd’hui, le nymphe se portait comme un charme ; alors pourquoi aller chercher plus loin à se torturer l’esprit. Ce pensant, Lysias n’a aucune idée du passé que peut avoir vécu son entourage et grand bien lui fasse : il ne s’en soucie pas tant que ça. D’ailleurs, il haussa des épaules à l’idée que l’un des deux minis-minis soit un démon : les voilà qui se chamaillaient encore, en discussion de minis. C’est toi le démon, c’est toi le mini. Décidément. Levant la tête au ciel il tenta de voir à quelle heure de la nuit il se situait, mais les branches étaient tellement denses qu’il ne put le faire. Génial.
    [Sappho ] -Hum au fait Lysias... J'peux t'appeler Lyly ? Ahah ! Ou Lys...
    [Lysias] –Hors de question, tu ne peux pas, et Lyly, c’est un prénom de fille. Est-ce que je t’appelle Sap’, moi, hein le petit être ?
    [Sappho]-Petits êtres, petits êtres... Parce que t'as toujours été aussi grand Lyly ?

-Non, j’ai toujours été normal ! lui lança-t-il, amusé de se voir en version miniature, échelle demi portion. Evidemment, la normalité chez Lysias, c’est sa taille à lui, pas celle des autres. -Lysias, pas Lyly, tu es sourde ou quoi !

Abandonnant l’idée de lui faire changer d’avis, il observa ensuite les traces au sol, s’accroupissant dessus, pour les voir de plus près.
    [L’étranger]-Quand… je suis arrivé… il y avait… des animaux… étranges… mais ils ne m’ont… pas vu! Ils se déplaçaient… à quatre pattes… mais ils étaient… beaucoup plus gros… que moi.
    [Lysias]-Tiens, pourquoi ne t’ont-ils pas vu, s’ils ont réussi à débusquer les autres ? Ils auraient pu te sentir, remarqua le nymphe, occupé à regarder la haie, d’où il avait capté momentanément le regard jaunâtre.


Suivant ensuite le regard du jeunot, il remarqua alors, les écailles restées accrochées sur l’écorce. Des écailles dans la forêt, ce n’est pas courant. Du bout des doigts, le nymphe en recueillit une, pour voir.

Des animaux étranges, avait dit l’étranger…

-C’étaient des aqueux ? Des créatures de l’eau ? demanda-t-il encore une fois, s’approchant de l’arbre, intrigué. –Je veux dire… les victimes, les as-tu vu ? Car, il me semble que ces écailles appartiennent à un des cadavres, là bas.

Oui, effectivement, il avait eu le temps de voir la peau écailleuse d’une des victimes au sol. Les brutes les auraient dont trainés et violentés sur les arbres avant de s’en faire un festin ?

-Es tu un espion alors ? suggéra Lysias en haussant des épaules en se tournant vers l’adolescent. Si tu peux voir tant de choses… ma foi. Je pense qu’à la cité, les gens s’arracheraient tes dires pour retrouver les traces du fautif.

De toute façon, que le gosse mente ou pas, qu’en avait-il à cirer ? Lysias était simplement curieux. Au moins, sa version donnait toujours plus d’hypothèses. Tournure imprévisible des choses, le gamin éclata en sanglot, et Lysias sursauta, surprit. Le nymphe jeta un coup d’œil interrogateur à Sappho :

-Quoi, tu lui a fais donné un coup de pied ou quoi ? Mais il se reprit bien vite, coordonnant les propos du garçon avec la réalité. Lysias eut un soupir exaspéré : -Ah… et bien. Tu vois, petit être, tu es vraiment jeune.

Ce petit devait être un peu tordu dans sa tête pour vouloir sortir la nuit sans se douter de ces choses atroces qui peuvent arriver. Etrange qu’il se mette dans ces états sachant que certaines traces sur ces lieux ne coordonnaient pas avec la version du gamin. Ma foi.

Le nymphe finit par s’assoir en tailleur, près du jeunot, s’adossant à un arbre.

-Tu sais gamin, moi aussi je pensais être invincible il y a quelques années. Mais en dehors de la cité, c’est vrai qu’il y a toute sorte de choses sur lesquelles on peut tomber. Un jour, avec mes deux amies, je suis tombée sur un démon. Et si je suis encore là, elles, non. Enfin… je ne devrai pas être là, moi non plus. Tout ce que je peux dire, c’est de ne pas trainer hors de la cité si tu ne peux soutenir de telles scènes.

Il haussa des épaules. Le nymphe en avait parlé comme si c'était une fatalité.

-Dis-moi, si tu n’as jamais vu Sappho dans la cité, tu m’as déjà vu à moi ?

Comme si c’était la question à poser dans ce genre de situation. Enfin bon on n’est plus à la première près. Au moins était ce un sujet de conversation moins douloureux à soutenir pour le gamin. Puis, à l’odeur sucrée (caramel ?) de la sucrerie de l’autre gamine, il se tourna vers Sappho, en se levant :

-Fais voir tes dents de minus, toi ? Je suis sûr que t’as plein de caries, à force de manger que des sucreries ; d’ailleurs, j’en veux une moi, ça me donne envie de niaquer la tienne quand tu la balances sous mon nez comme ça !


Bon et c’est pas tout, mais Lysias n’allait pas s’éterniser dans un lieu où devait reposer des âmes, et encore moins là où ça sent si peu bon. Le nymphe n’a pas de croyance particulière, mais les histoires des morts, mieux vaut les laisser tranquille, lui a-t-on toujours inculqué, chez les elfes. En fin de compte, il aurait mieux fait de rester aux étuves : il avait l’impression d’être imprégné de l’odeur des crimes en ces lieux : mauvais. Alors il balança sa préoccupation à tout hasard.

-Qui parmi vous deux peut m’indiquer, sentir, voir, ou peu importe la source d’eau la plus proche ?

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MessageSam 23 Jan 2010 - 23:40

La mini dispute avec cet étranger était finie, et Sappho trouvaIt vraiment la situation amusante. En même temps, il avait eu tellement effrayé... Peut-être était-ce son imagination qui lui jouait des tours. Survint ensuite la recherche de la vérité. Un thème on ne peut plus classique, mais toujours aussi efficace. Le jeune garçon disait avoir tout vu, et tout entendu. Qu'est-ce-que Sappho aurait donné pour être à sa place ! Non mieux, avoir été à la place des artistes qui avaient réalisé ce magnifique charnier. La tite succube écouta distraitement cet échange passionnant, et s'approcha discrètement des cadavres recouverts de terres. Elle s'accroupit là où Lysias se trouvait quelques instants plus tôt, et déterra un morceau de corps. Hum, à en juger par la forme ce devait être... un bout de doigt. Mue par on ne savait quel instinct destructeur, la démone brisa sa trouvaille en deux, comme si elle voulait absolument participer à ce massacre.

Puis elle se releva et retourna près de l'inconnu, innocente comme un nouveau né. Elle observa avec une pointe de supériorité la gamin se mettre à pleurer comme une madeleine. Mais elle reprit un regard tout ce qu'il avait de plus sage lorsque Lyly lui demanda si elle lui avait donné un coup de pied. Un peu plus, et des ailes d'ange lui poussaient... Enfin, faut pas exagérer non plus. Ah, et une petite scène sentimentale... Lysias se fit un devoir de consoler ce pleurnichard. Grand bien lui fasse, Sappho quant à elle, préférait encore se faire cuire un œuf ! Mais comme elle n'en avait pas sous la main, elle s'assit à côté d'eux, et écouta cette histoire tragique avec une moue mi-amusée, mi-étonnée. Surprise qu'un égoïste pareil puisse ressentir de pareilles choses.


" Bah, le coin n'est pas si dangereux, après, c'est question de point de vue... "

Forcément, lorsque l'on était soi-même un démon, on ne craignait pas les démons ! Ah, le seul danger pour Sappho, serait de croiser des professeurs, des gardiens ou des traqueurs... Mais elle était bien trop orgueilleuse pour y faire attention. Quand Lysias lui réclama sa sucette, elle la retira de sa bouche en avalant rapidement la fine couche de ténèbres caramélisées dessus, et sourit de toutes ses dents pointues.

" Elles sont magnifiques mes dents, parfaites ! Et si tu veux ma sucette, faudra me la prendre de force, non mais. "Elle la planta férocement dans son bec. De toute façon, sa sucrerie était si imprégnée de ténèbres qu'un élamentien n'y survivrait pas : il serait intoxiqué et mourrait en quelques jours dans d'atroces douleurs. " Ah mais Lyly, t'es vraiment aveugle ou tu le fais exprès ? ... J'ai cru voir un ruisseau en tombant -à qui la faute... - par là. "

Elle indiqua le cour d'une petite rivière qui s'écoulait tranquillement à quelques mètres, derrière les buissons à droite du cimetière improvisé. Sappho se releva, et regarda le garçon qui semblait se reprendre de sa crise de sanglots. Bah, une once de candeur n'avait encore tué personne... Faut croire. Aussi étonnant que cela puisse paraitre, la succube tendit la main à ce gamin, l'invitant à les suivre. Elle avait cette expression si particulière d'enfant, mais plus tout à fait. On ne se mentait pas à soi-même, et Sappho n'était plus une vraie enfant depuis longtemps. Mais elle avait gardé les réflexes et les habitudes, les sentiments et les réactions.

" Allez viens avec nous quoi... Lyly n'a pas eu assez d'un seul bain, il lui en fait un deuxième ! Ah, si on s'y met à deux, on pourra peut-être le noyer... Ahaahah "Elle souriait naïvement, comme une enfant. Elle parlait gaiement, comme une enfant. Elle battait des paupières, comme une enfant. Elle voulait jouer, comme une enfant. Mais elle voulait tuer, comme une faucheuse. "Tu l'aurais vu tout à l'heure : il avance sans rien voir, me glisse dessus et plouf dans le bain des femmes ! Et une vraie tête de mule... "

Elle semblait si sincère... C'était dans ces moments-là qu'elle pouvait se rappeler des "cours" qu'elle avait suivi avec Senector. Pour un professeur terrifiant, c'en était un ! D'ailleurs, Sappho était sûre qu'il avait toujours voulu la manger, et qu'il aurait bien aimé avoir cette Coralline comme élève... Dommage, Sap l'avait écrasée comme un insecte.

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MessageLun 25 Jan 2010 - 18:21

Energa avait conscience que cette perte de contrôle pouvait difficilement être appelée masculine. Et pour une fois il s'en fichait. Il ne contrôlait plus ses sentiments qui variaient encore plus vite que la météo, et si ça continuait, il deviendrait incontrôlable et ça lui faisait peur, vraiment peur, si bien qu'il pleurait maintenant sur le fait qu'il pleurait parce qu'il pleurait pour avoir pleuré et yada yada.

Lysias eût un soupir exaspéré.

Citation :
" Ah… et bien. Tu vois, petit être, tu es vraiment jeune."

"Chuis...sob...hic... chuis pas petit!"

C'est vrai quoi! Il avait affronté des choses que Tonton Lyly n'aurait sûrement jamais imaginé! Mais voilà, il avait litteralement regressé, son niveau dans l'Art était redescendu en flèche, il perdait le contrôle pour un rien et le pire c'est qu'il était obligé de revivre son enfance avec son esprit d'adulte. Evidemment qu'il n'était pas petit! Mais il ne pouvait pas arrêter cette agaçante crise de larmes.

Le nymphe s'assit donc près de lui contre un arbre et lui dévoila un peu de son passé, comme une fatalité somme toute.


Citation :
"Tu sais gamin, moi aussi je pensais être invincible il y a quelques années. Mais en dehors de la cité, c’est vrai qu’il y a toute sorte de choses sur lesquelles on peut tomber. Un jour, avec mes deux amies, je suis tombée sur un démon. Et si je suis encore là, elles, non. Enfin… je ne devrai pas être là, moi non plus. Tout ce que je peux dire, c’est de ne pas trainer hors de la cité si tu ne peux soutenir de telles scènes."


Il avait raison, entièrement raison, des choses terribles arrivaient, mince il était expert à ça maintenant! Après tout n'avait-il pas été le jouets des dieux pendant plusieurs vies humaines! Oui, il se préparait même à ce genre d'évenement. Il devait se ressaisir, attendre que Sappho passe à l'acte, protéger Lysias puis traquer la créature et ses familiers!

Ses pleurs se calmèrent, un ou deux petits sanglots se faisaient entendre de ci de là pendant que les "grands" se disputaient.

Quand il redressa la tête, il vit un spectacle incroyable, Sappho, qui avait sa photo à côté du mot sadique dans le dictionnaire lui tendait la main avec un sourire signifiant vient on va jouer. Etrange tres etrange en fait!

Pas si étrange que ça, elle lui avait proposé de jouer au cimetière, tout comme lui elle devait manquer daffection, mais lui savait ce que c'était, elle avait dit être la fille d'Alouqua, quia peu importe... Mais qu'est ce que ça signifiait vraiment? À tout hasard, ça devait vouloir dire qu'après l'avoir eue, sa mère l'avait mise en nourrice d'autant plus que c'était pratique courante à l'époque de Chaos! Et il doutait sérieusement que ça ait changé entre temps.


Citation :
" Allez viens avec nous quoi... Lyly n'a pas eu assez d'un seul bain, il lui en fait un deuxième ! Ah, si on s'y met à deux, on pourra peut-être le noyer... Ahaahah "

Cela semblait la plus parfaite scène de camaraderie entre deux enfants, une petite sauvageonne qui proposait à un gamin à peine rencontré de venir jouer avec elle. Mais il avait appris à se méfier et en particulier des apparences! Il y avait quelque chose d'un peu effrayant dans sa façon de prononcer noyer, et il se demandait si elle n'était pas sérieuse à ce propos. Après tout pour elle jouer et tuer c'est pareil. Si les hurlements de ses victimes servaient de fond sonore quand elle prenait le thé avec ses peluches qu'y pouvait-il?

Il ne prenait pas son parti, mais connaître son ennemi lui avait permis de remporter plus d'un combat perdu d'avance. Au début un mystère, la personnalité de Sappho prenait plus en plus forme dans son esprit, non pas qu'il puisse la lire comme un livre ouvert, loin de là, mais ses actions prenaient un jour nouveau.

Il prit le bras tendu et se releva, pendant ce temps Sappho était en train de raconter en long, en large et en travers sa rencontre avec Lysias. Il se demandait si le drewoor de la forêt pouvait, avec du temps et de la patience devenir aussi sociable. Imaginant la partie humaine avec une sucette presque aussi grosse que sa tête et cette attitude d'enfant il ne put s'empêcher de pouffer.Ce qui coincida avec la partie tête de mule.


Quand ils arrivèrent devant le ruisseau, il plongea tout habillé dans l'eau, ce qui fit flotter un peu sa tunique et sortir ses nageoires qui ondulaient gracieusement, éventuellement Sappho l'aperçut et s'en moqua, provoquant une dispute entre les deux "enfants".

Lysias se nettoyait consciencieusement de la terre et du sang qu'il avait sur le corps, frottant particulièrement au niveau des ongles où de la chair s'était incrustée. Il fut interrompu par l'attaque surprise du duo infernal. Attaque qu'il essuya sans grande difficulté avant de les renvoyer dans l'eau dans un grand splash. Mais ses ennemis n'étaient pas du genre à se laisser faire aussi l'attaquérent-ils inlassablement pendant une bonne demi-heure.

Sappho sonna la retraite pendant qu'un Lysias pantelant se targuait d'être invicible. La succube, fière, commença à échanger des messes basses avec son compagnon de bataille. Puis elle s'avança vers sa future victime avec un sourire innocent et un peu séducteur.

Pendant qu'elle distrayait son attention le gamin se plaça à quatre pattes derrière le géant. Sappho s'élança alors sur le torse du nymphe qui recula, sentit le nouvel obstacle derrière lui, vacilla et reçut le poids de Sappho qui le fit trébucher et splash!


Citation :
"Vous allez voir!"

Parvint-il à articuler tout en crachant l'eau qu'il avait avalé devant les deux enfants qui éclatait de rire. Les saisissant chacun sous un de ses bras, il les balança à nouveau dans le riant ruisseau. Le jeu se modifia un peu, ils s'amusaient maintenant à s'éclabousser les uns, les autres.

Energa adorait cette impression de liberté, il n'était plus le guerrier qui protégeait la veuve et l'orphelin, ni même l'artiste avançant chaque jour un peu sur la voie, ou encore l'être aux cheveux de feu si présent dans la plupart des rumeurs! Non, il n'était plus qu'un enfant qui savait profiter du moment présent. Et il aimait ça, il souhaitait même que ce moment dure éternellement.


"Que c'est attendrissant!"

Son instinct lui cria de sortir de cet endroit et vite, mais il vit qu'il ne pouvait pas bouger! L'eau qui lui arrivait jusqu'aux hanches s'était maintenant changée en glace noire aux relents de putréfactions et il n'avait même pas senti le froid! Décidemment, tout était à revoir.

Ses yeux voyagèrent jusqu'à la source de cette voix, une voix méchante et sombre, pleine de mauvaises intentions. Il ne vit pas grand chose, il faisait sombre et il se sentait engourdi.

Clink, Clink.

Un bruit metallique, un bruit de chaînes... un bruit de chaînes! Est-ce que... Non, si c'était lui, son travail aurait été mâché de moitié! Non c'était sûrement un démon ou un élémentaliste qui avait envie de se faire botter le séant!

Un rayon de lune éclaira le visage de l'ennemi.

Un crâne, c'était un crâne, le Huor, l'avait il retrouvé? Si tôt! Mais la voix ne coincidait pas! Maintenant qu'il y regardait de plus près, il vit de la peau qui se glissait sous le crâne, c'était donc un casque. Et il portait une armure de cuir noir.

Ses yeux glissèrent le long d'une des chaînes, et croisèrent ceux jaunes de la créature au bout. Il était difficile de dire si elle avait des écailles ou non.

Quoi qu'il en soit, les éléments correspondaient trop bien pour douter de la verité.


"Hé face de goule! Est-ce que c'est toi qu'est responsable du charnier d'à côté!"

Sa voix avait changée, disparue l'incertitude, certes elle était toujours aussi enfantine mais elle ne marquait plus d'hésitation et affichait une froideur telle que là dans l'eau gelée, on avait l'impression d'être sur une île tropicale, et d'une telle assurance que le type à la chaîne eut un moment d'hésitation.

" Petite fille, un language pareil ne te convient pas! ais je vais laisser passer ça, étant donné que tu exprimais ta dernière volonté! Oui, c'est moi qui les ait sacrifiés à la dame noire."

"La dame noire?""

"Navré pas plus d'une seule dernière volonté par rencontre!"

Fit-il sur un ton amusé.

"Maintenant mes petits chéris ont faim et n'aime pas le surgelé, alors KEMENECH!"

Aussitôt les bestioles s'élancèrent sur eux tandis que leur maître s'assit tranquillement pour regarder le massacre qui devait normalement suivre.

Spoiler:
 


Dernière édition par Kaze Energa le Mer 27 Jan 2010 - 4:34, édité 1 fois
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MessageMer 27 Jan 2010 - 0:17

Bon, la petite crise du gamin passé, le trio repartit donc, ou plus exactement, Lysias se retrouva de nouveau avec des bambins entre ses pattes parce qu’à son souvenir, il avait demandé où se trouvait une source aqueuse, et non convié quiconque à son excursion. Toujours est-il qu’il semblait être devenu le baby-sitter d’un nouveau môme, on aura tout vu, tout entendu, tout testé. Si bien que ce jeunot même le voyait en Tonton Lyly, et heureusement que si l’inconnu le pensa fort, il ne le dit pas, parce que ça lui aurait valu une sacré taloche sur le crâne. Au passant dans les ongles de Lysias n’étaient incrustés absolument aucune trace de chair, si ce n’est peut être de la terre parce que les cadavres, dans sa tribu elfique, on lui a inculqué de ne jamais les toucher pour laisser paix à leur âme. Chose qu’il respecte même si les croyances lui passent au-delà de la tête mais bon ; pour une fois qu’il respectait un principe, autant ne pas le lui enlever.

Lysias, c’est une vraie tête de mule. C’est sans doute la chose la plus censée que l’autre gamine avait sorti, aux yeux du nymphe. D’ailleurs, si on avait connu un tant soit peu le personnage, jamais de son propre gré, il n’aurait trempé son orteil dans l’eau devant les autres, et encore moins qu’il s’y serait prit le loisir de patauger dedans comme un petit fou. Tout simplement parce qu’il n’aime pas l’eau, il n’y avait pas à être aveugle, lors des étuves. Alors oui, il prenait des bains, mais non il ne s’y amusait pas.

Aaah mais ce garçonnet aux allures de fille est fort, visiblement, le voilà qui balance Lysias à l’eau, de la force de ses attaques, entre les complots de ces deux petits êtres infernaux, le nymphe se retrouve donc plusieurs fois dans la source, et pour lui, non ce n’est franchement pas une partie de plaisir et pourvu que ça ne dure justement pas une éternité, jamais de la vie.

Et puis soudain, vers là bas, une voix.
Si Lysias ne distingua rien aux premiers abords, le sordide parfum de la putréfaction lui fit plisser le nez. A ce moment là, il se tenait de l’autre côté de la mare –pas bien grande certes- mais de l’autre côté quand même. Et puis les deux acteurs de l’histoire, l’inconnue et le deuxième inconnu –ça fait de la population tout ça- discutèrent, tellement tranquillement entre eux que Lysias aurait même pu leur proposer un petit jus de pomme –pour remplacer le café, concoction trop humaine- pour rendre la rencontre plus chaleureuse. Parce que oui, c’était un peu tordu leur histoire, ça en jetait un sale froid, pas terrible tout ça.

En revanche il fallait bien croire que le petit avait énervé l’autre nouveau –vraiment nouveau- parce que maintenant Lysias devait en supporter son erreur, génial. Est-ce qu’il avait demandé à se battre lui ? Bon pas le choix, on lui envoie des bébêtes dessus. Alors, le nymphe décroisa les bras, puis, rapidement –plus par nécessité que par envie-, il s’agrippa à une branche en hauteur, le bonheur d’être grand, puis aussi agilement qu’il put, il fit jouer ses bras et jambes pour grimper encore et encore plus haut. Depuis le début, personne n’était censé savoir quel était l’élément de Lysias puisqu’il n’en n’avait jamais eu recours, ni utilisé, c’est aussi simple que ça. Pourquoi ? Parce que le nymphe n’a pas la prétention d’exhiber ses pouvoirs dans un rapport de force, ni n’en n’a l’envie, point barre.

Arrivé à hauteur respectable des arbres géants et en densité rapprochée dans cette sombre forêt, Lysias s’assit, les jambes pendant dans le vide, lorsqu’il fut sûr que ses attaquants mystères ne feraient pas de mal à sa petite personne –en l’occurrence, ici, grande, par rapport aux deux minus. Pour le coup, il n’y pense que trop tard mais si il a vu le gamin dans l’eau avant de s’extirper dans les branchages, il n’a pas vu Sappho. Où est-elle ? Prend elle part au combat où remarque, elle est tellement occuper à niaquer sa sucette qu’elle s’est fait avaler tout rond par un des « toutous » de l’Inconnu. Ce serait quand même une ridicule fin.

Bon, sinon comment Lysias faisait pour être/se déplacer à l’aise dans les branches, c’est l’éducation elfique et leur rapport étroitement liée à la nature, pas de secret. En revanche, pour distinguer clairement les choses, c’était plus dur, mais l’instinct accompagné de quelques griffures et baffes légère de branches non anticipée écorchèrent partiellement la peau du nymphe, sans qu’il y ait trop de mourrons à se faire. Une chance que ces trucs que l’autre Inconnu leur a envoyés dessus s’avèrent incapables de le suivre dans les hauteurs, entre les branches. Restés au sol, ils pullulent en nombre, suivant les mouvements de Lysias, mais restant au sol.

-Mais oui, c’est ça, Kemenech toi-même, marmonne Lysias, agacé. Pourquoi faut-il qu’à chaque excursion nocturne, on vienne l’attaquer à lui ? Il avait réservé un abonnement par mégarde ? Quoique peut être finalement que ce n’était pas contre lui, mais plutôt contre l’autre gamin. Parce que l’Inconnu qu’il distinguait partiellement –disons pour plus de simplicité qu’il ne fait pas nuit noir, mais plutôt sombre, avec la lumière de la lune-, était resté près de l’étang, où demeurait encore figé, l’autre abruti, au lieu de bouger un peu. Lysias n’a pas vu que l’eau s’était couverte de glace, d’ailleurs, il s’en fiche pas mal lui, tant que lui n’y est pas. A vouloir sauver le monde, on y laisse sa peau, c’est bien connu.

Et puis le nymphe avait bien vu, tout à l’heure, le garçonnet était en fait très très puissant, rien qu’avec son attaque pour repousser ses deux compagnons passagers. Alors comme ça le grand méchant –l’Inconnu- leur envoyait les toutous à eux, alors qu’il se focalisait plus sur le gamin ? Et bien tant mieux que cela ne change pas. Il pourrait envoyer ses toutous à qui il voulait mais Lysias n’avait nullement l’intention de se livrer dans une lutte qui ne le concernait pas. Et il n’aura pas non plus recours à son pouvoir, aujourd’hui. Ah ça non, il préfèrerait mourir cent fois oui. En attendant, place au spectacle, il allait bien voir qui des deux camps, allait méchamment écrabouiller l’autre.



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HRP : Désolé mais loin de mon personnage, l’idée d’un combat dès mon premier RP dans ce forum. Je m’en lasserai vite. Si ça peut aider dans l'évolution de ton personnage, tu fais ce que tu veux, tes idées ont l'air cool, mais dans ce RP, Lysias reste en dehors de tout ça, en spectateur pure et brute. Tu as donc le monopole des monstres ^^

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Sappho
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MessageMer 27 Jan 2010 - 17:00

Sans doute était-ce un instant particulier, une sorte de camaraderie entre eux. N'empêche, elle ne pouvait s'empêcher de penser à quelque chose de violent en regardant l'inconnu -c'est vrai ça, il n'avait même dit son nom !-, comme un souvenir clair et précis mais dont les personnages sont flous, de simples tâches noires dans un fond de forêt sombre. Mais l'eau avait momentanément effacé cette impression, comme si elle s'y était habituée. Eclabousser Lysias et le mettre sous l'eau c'était avéré un jeu distrayant, surtout que le principal intéressé lui, n'appréciait pas du temps. Le tout résonnait comme un instant de franche rigolade nocturne a priori. Mais d'une part, Lysias ne rigolait qu'à moitié, borné comme il l'était, d'autre part, Sappho commençait à vraiment avoir... faim... C'était trop bête, me direz-vous ? Mais la vie était parfois bête, bête et méchante. Mais elle n'était pas un vampire, donc rien de très sanglant à l'horizon -sauf si vous parlez de sa façon de manger-.

En parlant de vie bête et méchante : l'instinct, le sixième sens, l'aura, appelez ça comme vous le voulez, réveilla Sappho. Difficile de ne pas sentir la présence d'un autre démon dans les environs, à part elle bien sûr. Elle arrêta son geste qui consistait en... bref, on s'en fiche -vous voulez vraiment savoir ? Très bien, elle voulait mettre la garçon à l'eau pour changer -, et regarda le lieu précis où arriva le démon. Elle pencha la tête de côté, non pas d'incompréhension, mais d'amusement. En outre, il ne se prenait pas pour n'importe qui, cet arrivant. Deux créatures infernales ? En y regardant de plus près, il s'agissait de deux Hurleurs, ces chiens à piquants qui étaient fréquemment dressés aux Enfers. Même, certains mettaient du poison dans ou sur lesdits pics pour augmenter leur dangerosité... Les beaux toutous...

In-vraisemblablement, elle se mit à penser à Senector, à sa partie animale, si différente de ces malheureux chiens, mais en même pas tellement. Les deux avaient vraiment une sale gueule - et sans doute une mauvaise haleine, mais elle n'oserait jamais lui dire -. La gamin se montra assez impertinent, quant au démon, il ne l'avait sûrement pas vu, et c'était assez vexant. Après tout, elle n'était pas si insignifiante ! La mare -au canard... euh pardon-, la mare donc, était gelée. Sappho pensa qu'elle avait eu bien assez froid comme ça pour ne pas utiliser les ténèbres, non ? Et puis, le garçon ne la regardait, tout pris qu'il était avec son démon, lequel ne lui prêtait pas plus d'attention. Elle jeta un coup d'œil à Lyly... Ah, mais en voilà une idée : jouer au chat et à la souris. Réfugié dans un arbre, et aveugle qu'il était dans la nuit, il ne remarquerait rien normalement.

Il n'y avait que les chiens qui avançaient vers somme toute, qui la verraient. Et ça elle n'en avait strictement rien à faire. Cette conclusion faite, elle plongea dans une porte de ténèbres, et en sortit sur la mare. Ces toutous lui donnaient une furieuse envie de jouer, puisqu'elle adorait les chiens en fait... Discrètement, elle créa une balle de ténèbres, et l'envoya sur les animaux. Ca ne manqua pas, tiens. Toujours se fier à l'instinct de l'animal, hein ? Et l'instinct primaire d'un chien même dressé et plein de pics, c'est de courir après une baballe... C'est bête, pas vrai ? Le premier hurleur attrapa la balle au vol, et comme de bien entendu, se retrouva avec les dents complètement collées avec la mélasse de ténèbres au caramel. Le seconde chien s'arrêta lorsque Sappho matérialisa une seconde balle, et sembla hésiter entre faire le beau ou se ruer sur la gamine. Sans lui laisser franchement le temps de décider la démone lui envoya la balle directement dans la bouche.

Ainsi, les deux chiots étaient, sinon inoffensifs -hum, c'était pas une raison pour oublier les pics - moins dangereux. Pour le moment, ils se débattaient pour avaler, déchirer, cracher la substance noire. Elle espérait que Lysias n'ai rien vu ou rien compris, qu'importe. Après tout, elle était pratiquement sous ses pieds, difficile donc de comprendre pourquoi les chiens s'étaient si soudainement arrêtés... Le démon en revanche avait plus de chance de s'en apercevoir. Le gamin aussi par ailleurs. Gamin... Mais était-il possible qu'un enfant prenne un pareil ton ? Si déterminé ? Lorsque résonna sa phrase insolente, une réminiscence lui vint : son arrivée à Elament, qui datait déjà de plusieurs lunes, avait été marquée par une rencontre avec... avec... Energa ? Pourquoi ce souvenir, là maintenant ? Se pourrait-il que... ?

Mais, pragmatique, naïve ou idiote -barré la mention inutile- Sappho ne fit pas cas de cette percée de mémoire, et préféra observer les toutous aux prises avec son miammiam... Elle regarda au-dessus d'elle et put apercevoir Lyly, perché donc, sur sa branche.


" Qu'est-ce que je disais, on s'amuse tous les jours avec toi ! Mais qu'est-ce que tu fais là-haut au fait ? T'aimes pas les toutous ? Ils sont mignons ceux-là... non ? ... Quoi, mais, fallait me prévenir qu'on jouait à chat ! "

Spoiler:
 

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MessageMer 27 Jan 2010 - 18:31

La lune impassible éclairait la scène, vision cauchemardesque d'un prédateur se ruant sur sa proie offerte et vulnérable En tout cas ça en avait toute les apparences, coincé dans la glace par ses hanches, ses poignées et ses cheveux, Energa ne pouvait en aucun cas bouger. Alors pourquoi restait-il aussi stoïque face à l'animal qui arrivait les babines écumantes, les crocs luisants de poison! Cette question, il n'y avait que deux êtres qui en connaissaient la réponse, aussi ne puis je qu'en donner ma supposition.

Il fût probable qu'il restait calme parce qu'il en avait l'habitude, qu'il savait que la panique était inutile et que même dans les situations desespérées, il y avait toujours un semblant de morceau de solution. Etait-il précisé que dans les situations de vie et de mort, Energa devenait un champion aux puzzles?

Quoi qu'il en soit, il vaut mieux rester dans les faits à vous de voir pourquoi il resta immobile. Une chose est sûre c'est qu'il attendit que Sappho disparaisse de la patinoire, il ne pouvait pas la voir, ni sentir ses mouvements d'energies ou j'en passe, mais il avait entendu les deux hurleurs se taire, traduction elle n'était plus ici.

Aussi stupide que ça puisse paraître, il avait peur de la blesser, elle ou Lysias. Non pas qu'il les sous estimait, mais bon, il préferait éviter les dommages collatéraux.

La première chose à faire, était de mettre ce chien hors de combat

'Et que comptes-tu faire? L'endormir aussi?'

Resonna une voix nasillarde.


'Non, pas ce coup-ci, sa nature a été violemment altéré, il va donc semer la souffrance tout comme ses autres compagnons, autrement dit, on va jouer.'

'Toi tu connais les mots qu'il faut dire à une dame!'

L'animal venait de bondir et il s'apprêtait à prendre un autre repas. Energa se concentra, bon sang ça allait faire mal. Son coeur ralentissait dans sa poitrine.

Bom Bom, Bom Bom.. Bom Bom....Bom......Bom. BomBomBomBomBomBomBom.

La vitesse du sang le chauffa d'avantage tandis que des rivières de laves traversaient ses veines, la glace se ramollit. Un nuage de vapeur les masqua de la vue de tous, un hurlement retentit si aigu qu'il était impossible de savoir qui l'avait poussé de l'homme ou de la bête.

Deux des hurleurs s'aprochèrent du nuage et le reniflèrent avec circonspection, avant qu'ils n'aient le temps de hurler, deux pointes leurs traversèrent à chacun la gorge de part en part. Et un gargouillement se fit entendre.

Le nuage finit par disparaitre, et l'on vit le corps desormais sans vie de l'animal, il y manquait d'ailleurs la tête.

"Je pencherais plus pour un chat perché!"

Il sortit de derrière le tronc avec un air détendu, les mains dans le dos. Un peu comme si rien ne s'était passé et qu'ils n'avaient pas une meute d'hurleurs sur les talons.

Il sortit une friandise, très dangereuse de derrière lui.


"Tiens Sappho, tu l'as laissée par terre tout à l'heure!"

Les hurleurs les avaient maintenant encerclés, Energa avança d'un air tranquille.

"Un concours ça vous dit?"

"Mes chéris mes pauvres chéris que leur avez vous fait!"

"Simplement réparé tes erreurs, maintenant il est temps de réparer celle de tes parents!"

Sa petite phrase prononcée, il s'élança à travers les rangs ennemis.
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MessageJeu 28 Jan 2010 - 15:00

A presque une bonne demi-dizaine de mètres au dessus, Lysias regarda le jeu s’organiser entre les parties. En fait, il n’y avait pas d’équipe, chacun se battait pour sa peau, il semblerait. Le nymphe eut un sourire torve, content d’avoir une aussi belle vue. Bon ‘aussi belle vue’, il ne fallait pas exagérer certes, puisqu’il ne percevait que des bruits de mouvements, des odeurs, et quelques ombres par ci par là qui s’agitait sous ses pieds. Faisait-il profil de fuyard ? Haha, il serait fuyard quand une bataille le concernant l’amènerait à battre en retraite comme un jeune louveteau.

A bien se concentrer, c’était deux gros chiens tout moches que l’autre leur avait balancé dessus. Bon, dans Kemenech, qui était Kem, et qui était Menech, bonne question, en tout cas, il fallait avoir de sales gouts pour avoir envie de faire un élevage de tels monstres. Oh et là bas, l’étang avait carrément gelé, c’est fou ça. Ils sont bien forts par ici, que de prestigieuses démonstrations. Quant à la sucette de Sappho, Lysias fut amusé à la simple idée qu’elle l’ait balancée loin là bas pour que les molosses lui foutent la paix. Géniale, l’attaque du mini-mini, on ne devrait jamais sous-estimer une demi-portion. Après tout, tous les moyens sont bons quand ils sont efficaces. Comme par exemple, comment transformer uns scène de combat à chat perché.

-A chat ? … Ma foi, si tu veux, répondit Lysias en se penchant en avant pour distinguer la voix. -De toute façon avec des chiens aussi horribles, on ne peut que vouloir jouer à ça !

Rien que regarder des toutous épineux, ça faisait mal aux yeux tant leur physique était singulier. Balançant tranquillement les jambes dans le vide, Lysias s’intéressa à l’odeur plus naturelle de la végétation l’entourant, puis brisa avec délicatesse un petit bout de branchette, qu’il entreprit de la fourrer dans sa bouche, mâchouillant une des extrémités, comme un bâton de réglisse –sauf que c’était bien meilleur que la réglisse. Le bâtonnet, un peu en guise de pop corn du cinéma. La notion du danger ne l’effleurait absolument pas, alors soit il le faisait exprès, soit il était totalement débile, mais Lysias s’amusait bien, comme ça, lui.

-Hé Sappho, c’est toi qui fait le chat où tu attends d’en devenir un ? railla Lysias, zieutant l’autre garçonnet foncer dans le tas.

D’ailleurs il commençait à en avoir assez de l’appeler ‘garçonnet’, au garçonnet. Victor pour la peine, en guise de substitution. Pourquoi Victor ? Parce que c’est le premier prénom qui lui est venu à l’esprit, et c’est aussi le prénom du second petit frère du cousin germain de sa grand-mère paternelle adoptive.

-Allez Victor, colle lui-en une, Lysias te regarde, marmonna le nymphe à demi, observant la scène se dérouler en contrebas, croquant sa brindille entre les dents. -Et hop une percée dans le camp adverse !

Des fois qu’il pourrait être narrateur, le Lysias. Mais de toute façon, il exagèrerait tellement les faits à sa manière, que tout serait automatiquement déformé. Et le Sombre Inconnu (Masqué/Casqué ?) était vraiment un gros odieux de s’incruster de cette manière sans aucun répondant, ni même prévenir de son arrivée ! Il devait en être tellement jaloux de toute cette candeur, qu’il devait avoir ressenti le profond besoin de venir étaler sa puissance, celui-là. Non mais franchement, y a plus aucun tact, en ce bas monde, je vous jure.
Et Lysias s’adossa au tronc.

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Sappho
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MessageJeu 28 Jan 2010 - 20:27

" Pfff frimeur... "

Elle stoppa la balle de ténèbres avant qu'elle ne la touche, car elle était surtout pleine de bave... Beuh, c'était franchement dégoûtant. Elle n'avait aucune envie de toucher ça et encore moins de le manger. Dommage, car s'il y avait bien une chose qu'elle n'aimait pas, c'était gâcher des sucreries... Maintenant, elle était pratiquement certaine que c'était Energa en fait, donc dans un sens, qu'elle utilise ou non les ténèbres, ça ne posait plus franchement de problème. Elle dissolut les ténèbres condensées sous forme de sphère, et se demanda avec étonnement comment il avait pu ne serait-ce que la toucher, sans se faire vaguement empoisonné... Seuls les démons, pervertis, ne risquaient rien ou presque à tenir des ténèbres entre leurs mains/pattes/griffes. La conséquence logique serait qu'Energa était une sorte de démon ? La belle affaire !

Elle leva la tête tandis que l'étranger-plus-si-inconnu que ça fonça tête baissé dans les griffes de l'autre démon là-haut. Elle sourit avec plaisir, même si elle doutait qu'il l'entende :


" Mais non ils sont... euh ils étaient mignons... Lylyyy, le méchant garçon a décapité les toutous.... "

C'était vrai quoi, ils n'étaient pas si affreux. Et puis surtout, ce n'étaient que de pauvres bêtes innocentes, dressées pour se battre certes, mais de pauvres chiens tout de même... D'ailleurs, pendant un moment, Sappho avait voulu un animal de compagnie, mais sa nourrice ne l'avait pas voulu... Hum, bizarrement, ladite nourrice disparut mystérieusement peu après cette dispute. Mouais, je vous vois venir là, lecteurs, vous avez déjà fait le rapprochement, pas vrai ? En même temps, c'est gros comme une maison... Bref, elle avait oublié cette idée, mais c'était toujours un rêve d'enfant de vouloir un petit animal. Mais bon, elle avait toujours Senector... Peut-être qu'elle pourrait lui demander de faire des tours... Arf, Sappho tenait trop à la vie pour demander un truc pareil !

Mais... Lysias voulait vraiment jouer alors ? Super ! Elle sautilla sur place -notez qu'Energa était aux prises avec le démon à ce moment, sans doute- et se mit à chantonner gaiement. Comme je dis toujours, on est une gamine ou... Vous connaissez la suite.


" Miaaaouuu ! Miaou ! Miaaaaou ! C'est moi le chat, c'est moi le chat ! "

Elle observa Lysias, d'abord qui renommait Energa sous le sobriquet de Victor -quel nom bizarre tout de même- puis qui s'adossa au tronc d'arbre, une brindille dans le bec, un peu comme sa sucette. Comme personne ne s'intéressait à elle, elle se dit que c'était le moment idéal pour grimper rapidement. C'est-à-dire, ne pas se fatiguer et s'abîmer les mains, mais simplement passez par une porte. Elle écouta les commentaires très objectifs du nymphe et rentra prestement dans des ténèbres chauds, moelleux et confortables... Si seulement elle pouvait y rester pour toujours ! Ah mais, un jour ce sera le cas : elle était convaincu qu'à sa mort, elle ferait partie intégrante de ses ténèbres... C'est beau les rêves.

Une porte s'ouvrit sous la branche, à quelques centimètres de celle-ci en-dessous donc. Comme projetée, Sappho en sortit et s'agrippa à l'arbre. Elle tentant d'y grimper tant bien que mal, la sucette dans la bouche... Pas malin, ça. Le bout de sa sucette buta sur la branche lorsqu'elle passa sa tête dessus. De fait, la sucrerie lui rentra plus profondément dans la gorge et elle crut étouffer. Par réflexe, elle attrapa sa gorge de ses deux mains... Vous voyez où je veux en venir ? Si ses deux mains sont autour de son cou, et qu'elle se trouvait auparavant agrippée à la branche, qu'est-ce-qui l'empêche de tomber maintenant ? Réponse : rien. Mais, chance, malheur, hasard, elle tenta bien sûr de se rattraper, et s'accrocha à la première chose qui lui tomba - ou plutôt arriva- sous la main. En l'occurrence ? le mollet de Lysias. Si bien que pendant une fraction de seconde, elle se retrouva pendue, à moitié étouffée, accrochée à la cheville du nymphe.

Vous me direz, il y avait des chances pour qu'ils tombent tout les deux. Bah oui. Dans sa chute, de tout son poids, elle entraina l'élamentien avec elle. Pourquoi donc dois-je rappeler qu'il était élamentien ? Simple : autre réflexe et pas des plus anodins, Sappho avait pour habitude, dès qu'elle se sentait en danger, de plonger dans les ténèbres pour en ressortir plus loin. Avec un bouclier et les balles de ténèbres, c'était bien tout ce qu'elle savait faire en vérité. Avant de toucher le sol donc, une porte s'ouvrit, et elle tomba dedans... avec Lysias. Même si le voyage dans les ténèbres ne dura pas bien longtemps, ce ne devait pas être des plus agréable : un peu comme de se retrouver dans une bulle sans oxygène, et pleine de lames de rasoirs... Sans doute, car Sappho n'en avait aucune idée précise. Mais elle serra extrêmement fort sa cheville pour sortir le plus vite de là. La porte se rouvrit entre à côté de l'arbre, devant la mare. ils en sortirent comme des boulets de canons, mais surtout, Sappho se retrouva... sous le nymphe. Nom d'un...


" Aïeuh, mais t'es lourd Lyly ! Bouge, mais bouge de là ! Je peux plus respirer ! "

En même temps, lui, il devait avoir d'autres choses à penser, genre : mais que vient-il de m'arriver ?

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MessageLun 22 Fév 2010 - 15:10

Energa n'était pas un joyeux campeur. Terme très doux pour indiquer que notre jeune nymphe était vraiment, mais alors vraiment enragé. Qu'est ce qui avait pu provoquer un tel émoi me demanderez vous?

Connaissant cet être, il ne s'agissait sûrement pas de l'interruption de sa joyeuse baignade, il avait déjà été attaqué des dizaines voire des centaines de fois alors qu'il s'ébattait joyeusement dans l'eau, et il prenait ça comme une habitude maintenant et avait deux règles d'or en plein bain. La première était de toujours se baigner habillé dans la nature, et la deuxième de prévoir des armes à proximité. Seul hic il n'avait pas prévu de se baigner aujourd'hui.

Le fait d'être encerclé par six bêtes ne le gênait pas outre-mesure, quand on est un être magique, on ne fait pas que des rencontres humaines et n'importe quel Voyageur a déjà eu afaire aux bêtes sauvages. Ajoutez à cela que le rouquin était habitué aux combats inéquitables et avait donc une très bonne défense associé à des situations de vingt contre un et vous comprendrez qu'il ne s'agissait que d'une question de temps. Plutôt court car il était en pleine situation d'attaque, encore plus courte car il n'était vraiment pas d'humeur.

Non, ce qui l'énervait vraiment, c'était cette douleur, comme si des tisons chauffés à blanc avaient décidé d'émigrer sur son corps partout où c'était possible. Et comme c'était à l'intérieur de lui que ça se passait,rien d'autre que le temps ne pourrait les refroidir. Oh, il savait que forcer son sang à descendre dans ses membres engourdis par la glace était douloureux, mais bon sang il avait oublié à quel point. Et (peut-être) à cause de son nouvel âge, il ne pouvait pas s'empêcher de blâmer "face de Goule" pour la glace et ses toutous pour lui obéir.

Alors il pratiquait ce qu'il faisait de mieux, le combat. Et sans fioriture s'il vous plaît. Ils avaient essayées de lui sauter dessus en un bel ensemble bien dressé. De son côté, il avait glissé en dessous d'eux, arraché quelques pointes et empalé la moité du groupe avec une précision chirurgicale, la même que la gmine prenait pour faire durer ses victimes.

Les chiens changèrent de tactiques en suivant leur nature profonde, à savoir les attaques en traîtres et les coups de crocs avant de rejoindre la meute composée de trois infirmes et trois hurleurs indemes. Energa se laissa guider par leurs attaques. Jusqu'à se faire acculer au pied d'un arbre.

Il se permit un sourire. De son côté, la démonne qui avait eu accés à l'esprit d'Energa gloussait comme une écolière, il n'était pas un démon mais il avait le sens de la mise en scène. Peut-être que tout n'était pas perdu pour lui!

L'enfant à la chevelure de feu,prit appui sur l'arbre et tourbillonna dans un ensemble de vrie qui le plaça au centre de la meute, il continua de tourner avant d'atterrir, et continua encore se rtrouvant en appui sur une main à tourbilloner, l'infernal danse s'arrêta finalement, il se tenait debout sur la pointe du pied gauche, son autre jambe tendu en arrière et les bras en T, ses yeux étaient fermés et son visage en paix.

Il posa son deuxième pied au sol et marcha tranquilement en direction de l'homme casqué, passant devant les six hurleurs immobiles.


"Tseken, maeni menachre, Kemmenech!" (Hé, qui vous a permis de vous arrêter! A table!)

"Sekia dore ja!" (je crains que ce ne soit impossible!)

"Tu connais cette langue!"

"Le peuple des montagnes vertes, rude mais riche de coeur. T'entendre la parler et une insulte!"

"Grrr! Je te ferais taire!Kemmenech!"

"Tu n'as toujours pas compris hein."

Il frappa le sol de son pied.

Il y eût un mouvement du côté des hurleurs, ce qui attira l'attention du casqué, quelque chose venait de décoller du cou du hurleur le plus proche. Et ça montait très haut, comme une fontaine.D'autre fontaine écarlate jaillirent des animaux, puis lentement, une fois que les fontaines se tarissaient, ils se désassemblaient.

Il eût à peine le temps d'apercevoir la forme rouge qui lui arrivait dessus et éleva un dôme de glace.


Craac Craac Crraaaac.

La glace se fissurait à toute allure, tombant de-ci, de-là. Il ne savait pas à quoi il avait à faire, mais heureusement pour lui il s'était spécialisé en défense.

Energa avait, comme à son habitude,préparé un plan sur le vif, disposé ses adversaires dans la situation désirée et éxecuter chaque part du plan. L'exécution de la danse du fer s'était passée sans problème, même si il est vrai que d'ordinaire il fallait une arme, de préference tranchante pour l'éxécuter. Cependant ses nageoires, une fois durcies, pouvaient trancher dans la chaire et l'os, à condition de leur donner la bonne vitesse. Puis le spectacle de sang lui avait donné la distraction nécessaire pour attaquer la "face de Goule" et tout finir dans un enchaînement. Seulement il fallait qu'il ait de l'instinct et élève un foutu bouclier de glace. Alors il s'acharnait créant un très beau tas de copeaux de glaces.


"Ça suffit! J'en ai plus qu'assez de ce petit jeu!"

À ces mots le casqué ouvrit ses bras en grand et la lune se teinta de rouge.

"Mortis librem Voco!"

Le sol se fissura tandis qu'une vapeur transparente où pouvaient s'entendre des gémissements sortait de ces fissures et rampait vers la glace. Arrivée devant elle la traversa sans l'entamer et se condensa pour former l'impression fantomatique d'un livre. Celui-ci flottait paresseusement près de la tête du casqué.

Puis il s'ouvrit et les pages tournèrent à une vitesse folle avant de s'arrêter.


"Oui, ce sera parfait!"

Des éclairs verts jaillirent des doigts de "face de goule" et construisirent un dôme géant avant de ramper dans le sol.

"Krukrukrukrukru! Admire la puissance du présent que m'as offert la dame noire!"

Des grondements se firent entendre en dessous d'eux. Puis des mains sortirent suivis de bras, de têtes et de restes de corps. Certains étaient habillés d'armure, d'autres non, d'autres encore portaient des tenues de paysans. Ils étaient tous plus ou moins pourris, exceptés les individus qui se promenaient les tripes à l'air.

"Mais... mais ce sont ceux qu'on a..."

"Krukrukrukru! Surprise! Je suis un des quatres cavalier de l'apocalypse, aquuos est mon nom,et comme l'eau j'apporte la vie comme la mort. Et mes flots apporteront une nouvelle vie à ce monde que les dieux ont abandonnés. Malheureusement pour toi tu ne seras pas là pour le voir."

C'est à ce moment qu'un violent courant d'air traversa sa défense.

Energa et lui se retournèrent dans la direction de sa source.

Les yeux de l'enfant s'écarquillèrent tandis qu'une lueur auvaise brilla dans les orbites du casque.

Energa se précipita dans la direction de Sappho et de Lysias.


"Apportez moi la rouquine vivante, tuez les deux autres."

Et l'armée de mort se mit en marche.

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Lysias
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MessageVen 26 Fév 2010 - 13:12

Les autres se battent entre eux, et lui, il se casse la figure. Tout seul.
-VDM-

La bataille crie rage, le souvenir de la chute est loin, loin des sensations, loin des impressions, et quelque part, hurlent encore les confrontations. La minimini s’est accroché à son pied, Lysias ne s’en souvient plus car, tout ce qu’il sait à présent c’est qu’il est perdu.

Perdu comme il ne l’a jamais été, jamais éprouvé, quelque part dans les abysses sans couleur, plongé dans une totale obscurité. Plus de lune, plus de rayons épars pour guider ses sens visuel déjà affecté par la nuit. Mais, plus que tout autre chose, cette terrible douleur qui le cingle de part en part. Le nymphe n’a pas le temps de comprendre, il passe quelques secondes à peine dans les ténèbres, mais les ténèbres n’ont pas de nom quand on n’anticipe pas la chose. Sa chaire est mise à vif, ses membres sont brusquement écrasé et écartelé en même temps comme s’ils cherchaient tous à se déformer. C’est affreux.
Il n’y a pas d’autre mot.

Un hurlement déchire cet espace-temps, un hurlement inhumain à en déchirer les tympans, une bourrasque le bouscule et Lysias se retrouve à terre.

" Aïeuh, mais t'es lourd Lyly ! Bouge, mais bouge de là ! Je peux plus respirer ! "

Etalé de tout son long, incapable de traduire ce qui vient de se passer. Il ne cherche pas à comprendre, sous cette douleur subite ayant surpris son corps, une demi fraction de seconde auparavant. Le nymphe hume l’air, avec difficulté.

Il n’y a plus rien hormis le souvenir brusque de cet instant. Entendant une voix quelque part sous son corps, il se roule péniblement sur le côté. Il ne sait pas comment il a traversé cette sphère de torture.


Diantre, il s'est baigné dans le reflet de la mort!


-Bordel… j’ai cru que j’allais y rester, marmonne-t-il, pantois, incapable de réagir. -Qui me croira quand je dirai que j’ai croisé la mort… bon sang j’entend plus rien.

Ça crie, ça hurle.
Les combats sont lointains, mais en réalité, ils se déroulent à quelques mètres. Ce qui crie n’est pas une vie, ce qui hurle n’est pas un corps. A plat au sol, il tourne la tête d’un côté. Il aurait dû la tourner de l’autre, pour ne pas voir. Voir arriver, la silhouette d’une horde dont il distingue à peine les corps.

L’armée de mort.

D’où sort-t-elle ?
Cloué au sol, le nymphe tente de forcer son corps à bouger de là. Il le faut. Où est l’autre gamin.

Il ne le voit pas.

Etrange moment de solitude, brouillé par ce hurlement, qui le rend sourd à cette masse obscure difforme qui arrive. Il ne sait pas ce que c’est. Et ça hurle. Et ça n’est pas l’œuvre de cette foule qui se rapproche dangereusement. Lysias a peur, mais c’est une peur qu’il ne sent pas. Une angoisse à en figer les entrailles, comme jamais il n’aura eu la frousse de sa vie. Il mourra piétiné par ces corps qui s’approchent, comme au ralenti, comme dans un cauchemar. Sa main se raccroche à la cheville de Sappho, et la serre, tandis que son regard fixe encore la horde qui se rapproche dans un chuintement désagréable qui ne leur appartient pas. C’est tellement étrange de mêler une vue décalée à l’ouïe. Mais il faut fuir. Pour vivre.


Le moment fatidique arrive et s’ouvre une brèche au sol, celle qu’ouvre l’autre monstre, dans sa colère inexpliquée, et précisément la où le nymphe est étalé, déjà comme un mort.

Et il tombe.
Ils tombent.

Dans une chute qui est atrocement douloureuse pour Lysias. Une douleur encore différente par rapport à ce qu’il a traversé tout à l’heure. Ce n’est pas la même. Il voit son environnement défiler à une vitesse dont ses propres yeux sont incapables de suivre. Une chute dans laquelle il n’y a pas de prise. Ses doigts ont relâché la mini, probablement incapables de maintenir leur pression.

Et Lysias disparaît disparaît dans la brèche, simultanément projeté …ailleurs.

Et vlà comment il a terminé... ailleurs.
Que diantre.

-Fin pour Lysias dans ce topic-

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Illusion | Désillusion
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MessageSam 6 Mar 2010 - 22:30

Il était pâle, et un peu tremblant. En se dégageant de sous son corps, elle se rendit compte à quel point ça avait dû être douloureux pour lui. Elle se pencha sur lui, mais il ne semblait pas la voir, les yeux dans le vide, puis fixé sur le lac. En jetant un coup d'œil, Sappho aperçut elle aussi les squelettes animés par le démons venir vers eux. Elle lui attrapa les épaules et le secoua un peu. Mais que faisait-elle ? Elle devrait se retourner, se débarrasser de ces simulacres de vies, puis partir, tiens ! Mais non, elle restait là, à essayer de le réveiller.

" Lyly ? Tu m'entends ? Lysias ? Hého !"

Soudain, elle sentit une pression sur sa cheville. Ça, ce n'était rien encore : vint alors la sensation de rejet, de répulsion due à l'utilisation d'un pouvoir élémentaire. Elle sentit l'élément traverser le corps de Lysias avant de résonner dans le sien. Une douleur aigüe traversa sa jambe. Puis, elle vit le nymphe glisser... avant de... disparaitre ? Comme aspiré par son élément... Etrange phénomène tout de même. Mais elle n'avait guère le temps de se poser cette question.

Elle massa son mollet endolori, et fit face aux démons. Mais pourquoi un sentiment si étranger montait en elle, jusqu'à lui donner la migraine ? Un sentiment qu'elle n'avait pas souvent vécu : un vide, un manque. Au creux de son ventre, un trou béant, qui venait de se creuser, sans qu'elle sache ni comment ni pourquoi. Une boule dans sa gorge lui mettait les larmes aux yeux. Mais les gouttes transparentes tombèrent et s'évaporèrent tandis que la succube transformait sa sucette en faux. Elle coupa net les deux premiers squelettes, mais sans grand entrain. Par ailleurs, ses mouvements étaient maladroits et lents. Elle se sentait malle, fatiguée et vidée. La seule raison qui faisait qu'elle ne recevait aucune blessure grave était sans doute la taille de son arme, qui lui permettait, malgré son impotence, de garder une distance entre elle et ces soldats.

Mais pourquoi se battait-elle au juste ? Pour sauver sa propre peau ? Pourquoi ce démon à casque lui envoyait ces laquais, sur elle, Sappho ? La fatigue et le vide ne mirent pas longtemps à se transformer en irritation. Passablement énervée, l'enfant disparut dans une porte de ténèbres pour réapparaitre entre le casqué et Energa, qui s'était dirigée vers elle auparavant. Elle fixa le démon en plissant les yeux, les mains sur les hanches :


"Non mais ça va pas ?! Jamais on ne m'avait autant insultée, moi, Sappho, enfant de Lilith ! M'envoyer des espèces d'armures sur la tête... Tss et puis quoi encore ? " Elle se retourna d'un bloc vers Energa. " Ah et puis, crois pas que je t'ai pas reconnu, Energa... Et.. bah, je vais te laisser te débrouiller tiens. Mais comme je suis gentille, je vais te faire un présent. "

Entre le démon derrière qui était complètement abasourdi qu'une enfant lui ait parlée comme et Energa qui devait aussi être surpris, elle avait plutôt réussi son coup. L'étrange démon avait dû surtout retenir qu'elle était une descendante de Lilith, un général de l'Armée des Ombres durant la Grande Guerre des Éléments. Pas n'importe qui, donc. Elle s'approcha du nymphe, et leva la main, invoquant quelques balles de ténèbres qui prirent la forme de flèches acérées. En abaissant son bras, les piques foncèrent sur les squelettes qui se dirigeaient vers eux, la matière noire attaquant le sortilège de nécromancie. Avec un petit rire amusée, elle recula en ouvrant un portail à nouveau. Mais cette fois, il donnait sur les Enfers. Elle fit un signe d'adieu à Energa, comique et lâcha, avant de disparaitre...

" A moins de vouloir attaquer les Enfers, tu devrais te calmer monsieur le nécromancien... Quant à toi Energa... Fais gaffe à Elament, d'accord ? "

Elle disparut dans un souffle noir, laissant un élamentien perplexe et un démon en pleine concentration. Ils étaient face à face, maintenant, Qu'aurait pu faire Sappho ? Aider Energa ? Ce serait trahir les démons, sa race, non mais. Si seulement elle savait ce qu'elle allait faire dans à peine quelques mois.

Spoiler:
 

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