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 Lumiere et obscurité [privé Senector]

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MessageMar 8 Déc 2009 - 17:29

Ilôt lumineux dans un monde d'obscurité. L'artifice était connu comme un lieu trompeur, et avec les rumeurs qui couraient sur le nouveau gardien, toute personne censée aurait fait demi-tour, où n'aurait tout simplement pas songé à s'aventurer dans la forêt darke pour échapper à la civilisation.

Pourtant une silhouette blanche auréolée de rouge glissait lentement à travers les fourrées, ignorant les ronces sur lesquels s'appuyaient ses pieds nus et survolant les trous. Ses yeux gouffres d'emeraudes semblaient voir loin avant ou loin apres ce qu'il se passait, pourtant son pas ou était-ce un glissement ne ralentissait ni n'accélerait.

Cette personne n'était pas le paroxysme en matière de décence ou même de raisonnement, bien sûr il fut un temps ou elle avait su reconnaître un danger, même si cela ne l'avait pas empêchée de se jeter dedans sans même y penser. Mais après Le changement, elle n'aurait pas été capable de reconnaître un risque même si celui-ci serait venu la mordre. Il y avait un certain instinct de survie en dedans mais c'était tout, à la place se trouvait maintenant une insatiable curiosité et l'envie d'aider tous les habitants de cette planète pour qu'ils n'endurent pas ce qu'elle avait enduré dans ses deux vies.

Le seul problème c'est qu'elle ne pouvait pas se faire confiance, il y avait dans son cerveau deux forces opposées, dont l'une beaucoup plus agée et vindicative que l'autre insinuait ses souvenirs à sa part de lumière.

Bien sûr l'individu aurait déjà sombré dans une folie destructrice si il n'y avait eu de rencontres avec des elfes, qui lui offrirent la musique pour se canaliser.

Sa main fine se porta doucement à sa flûte en bois accrochée autour du coup, elle et le bandeau rouge attaché en ceinture autour de sa robe, étaient les seuls objets qui l'aidaient à se souvenir, une vie sombre et remplie de maux, Chaos et l'autre, la conscience actuellement en contrôle développée par une vie passée à protéger ce qui devait l'être, Energa.

Il ne blâmait pas la vie de Chaos, ayant vécu les souvenirs de la démonne comme les siens, la seule chose qu'il fallait retenir, c'était que tout le monde souffrait et que personne ne le méritait. C'était son point de vue.

Energa arriva sur une étrange clairière, lumineuse dans la nuit, seule bastion des forces du bien contre les forces du mal. La lumière de la lune était tellement forte que son ombre semblait peinte au sol. Les étoiles brillaient avec plus d'eclat dans le firmament, myriades de points de feu dans une nuit eternelle.

Cela lui donna l'impression que la forêt approuvait sa décision. Une larme coula nullement retenue et alla s'ecraser sur l'herbe à ses pieds. Cependant qu'il avançait dans l'herbe grasse une impression étrange le tenait, comme une fausse note dans la mélodie de cette clairière.

Des voix murmuraient au loin, puis s'approchaient avant de disparaître et revenir plus fort.


"Meurtrier" susurra une voix dans son dos.

Il se retourna mais il n y avait personne, en même temps du sang jaillit devant ses yeux.

Que faisait-il dans une grotte et pourquoi avait-il des griffes.

L'image se dissipa, ramenant à nouveau la lumineuse forêt.


"Assassin!"

"Monstre!"

Chaque mot lui faisait revivre un univers de souffrance, souvenirs de Chaos, souvenir d'Energa, souvenir d'une âme torturé. Chaque douleur brisait peu à peu sa sanité.

Il était à genoux la tête entre les mains se bouchant les oreilles, les yeux noyés de larme et ses dents apparaissants en un rictus de moribond.

Il s'empara par reflexe de sa flûte et joua ce qu'il ressentait si pareil à l'agonie de tous ceux qui étaient réstés ici. Ses doigts dansaient avec un souffle accéléré. Il racontait sa douleur et sa peine.

Il sentait une autre mélodie se jouer, à l'intérieur de lui, il la retransmit au dehors. Toujours souffrance et douleurs. À ces maux s'ajoutaient la peine, la colère, une colère tellement plus grande que lui. Une colère qui ne l'aurait-il pas exprimé dans sa musique l'aurait rendu fou.

Il avait décelé la fausse note, ce n'était pas un problème dans la clairière mais plutôt que la clairière était la fausse note, un masque d'hypocrisie, quelle souffrance pour ceux qui s'y faisaient piéger, et quelle souffrance avait pu bien vivre cette forêt où ce qui dégageait autant de colère. Il fallait que la chose se confie, raconte dans tous ses détails sa douleur. Seulement personne ne la comprenait, alors l'endroit devenait mal dit, mau-dit.

Seulement, Energa pouvait l'entendre cettechanson lancinante. Et il la répétait avec sa musique, les notes aigus et graves s'enchaînant dans un rythme impossible, presque simultané. Il était la bouche de l'artifice, dans un état second, ses yeux encore plus dans le vague que d'habitude tandis que des larmes coulaient en continu sur son visage.

Une autre mélodie se dessina, mais cele-ci comportait tellement de notes mélangée tordue comme en un rictus. Il ne pouvait pas la jouer, aussi se focalisa t'il sur le message qu'il devait donné. Il ne voyait rien tant il était transporté par l'energie dont la forêt se servait contre lui pour s'exprimer.

La mélodie dura longtemps, très longtemps. Mais eventuellement le calme finit par retourner et l'obscurité retomba sur l'artifice, la mélodie tordue résonnait encore, maiis il entendait qu'elle venait de deux points distincts très proches.

Il ouvrit les yeux et fut de nouveau aveuglé par plusieurs source de lumières. Aussi nombreuses que les brins d'herbes d'une prairie, ces petite lumieres voletaient de ci de là. À l'interieur se trouvaient les silhouettes d'un homme et d'un très gros loup. Energa ne leur prêta pas attention, il était trop hypnotisé par le ballets des petites lueurs.

L'une d'entre elle s'approcha de lui, et il tendit lentement le doigt. Celle-ci se posa dessus, avant de repartir s'envoler. Il posa sa main devant sa bouche pour cacher un rire cristallin. Puis ses yeux se posèrent sur les créatures a la double mélodie. Maintenant qu'il était sorti de sa transe il ne l'entendait plus.

Se servant des mots, qu'ils détestait car ils ne pouvaient pas décrire les sentiments aussi bien que la musique. Il s'adressa aux créature de sa nouvelle voix soprano chantante.


"Bonsoir? Qui êtes vous?"

Il n'y avait pas de vouvoiement, il pouvait demander à une pierre qui elle était si il la trouvait digne d'interêt. Sa question portait donc sur l'homme et la bête. Un petit sourire poli traversait son visage pendant que ses yeux débordaient de curiosité.
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Senector
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MessageVen 11 Déc 2009 - 11:35

Elle danse, la mélodie nocturne. Elle chantonne, somnolente, susurrant des vagues de sanglots. L’Artifice semblait se faire entendre, parler à travers ces folles notes. Puis, lorsque la note la plus haute dégringola, la musique se tue. Et le silence malhonnête de l’Artifice repris sa place. Deux respirations s’approchèrent. A travers les arbres et les buissons, les créatures approchèrent. Le chant en fit venir plus d’un. Une nuée de lucioles s’approcha et les deux corps rouge et blanc parsemés de noir sortirent de l’ombre. Le Maître et son loup blanc aux yeux bleus pâle. Un sourire qui n’en finit pas sur le visage de l’humain. Deux corps valaient mieux qu’un seul. L’être ne répondit pas de suite aux salutations du nouveau venu. On entendait des craquements de feuilles mortes, des grognements. Les Barzuls s’invitèrent à la fête. La seule meute qui se trouvait dans l’Artifice et qui n’avait pas été répertoriée. Ils galopaient à travers les bois. Lorsqu’ils arrivèrent face à l’homme à la longue chevelure, ils se mirent à hurler leur chant nocturne. Le plus robuste grogna, montrant les crocs. Ils n’étaient pas connus pour leur sympathie. De grands carnivores redoutés. Un sifflement déchira leurs voix. Il sortit de la gorge du grand loup blanc aux proportions des plus insolites, mit homme mi loup. Autrefois roux, désormais blanc. Senector savait se faire obéir. Les barzuls se couchèrent, la queue entre les pattes et la tête baissée. Puis le Maître chien, comme il aimait se présenter, répondit de sa nouvelle voix qu’il avait enfin apprit à maîtriser. Autre fois, il ne parlait que du corps animal. Bien que son visage n’était pas très pratique, dépourvu de lèvres pour articuler, la magie démoniaque lui procurait ce don. L’impossible devenait possible. Sa mâchoire se mouvait, ses muscles bougeaient comme s’il avait encore des lèvres, et la voix se faisait sinistre. Les ténèbres et le chaos… une magnifique association qu’il devait à son ancien pantin, Swa, à qui, il avait tout volé sans le moindre scrupule.

" - Qui suis-je ? La question, je vous la retourne, ce ne sont pas vos terres, votre présence oblige votre propre présentation. Je ne suis obligé de rien, vous êtes obligé de tout. "

Il ne se présentait que très rarement et lorsqu’il le faisait, rare étaient les fois où il prononçait son nom. Intrigué par la présence de ce voyageur, Senector élaborait déjà dans sa tête, des questions aux réponses multiples. Si long est le temps qui déferle sur le monde, si longue l’attente de la naissance. Les lucioles tourbillonnaient en tout sens, affolées, excitées et curieuses. L’Artifice n’était pas souvent l’objet de telles visites. Il avait pour habitude d’accueillir de grands démons et leurs disciples. Des anciens Roi aimaient se poser pendant un laps de temps, la folie de l’Artifice ne leur permettait pas de s’y attardait. Iblîs était l’un des plus grands visiteurs du coin. Mais peu le savent. Senector, immobile, attendant une quelconque réponse, engagea des ébauches de mouvements propres à la danse. Si on tendait un peu plus l’oreille sur la respiration des lieux, alors on pouvait entendre d’étranges murmures, certains semblaient loin, d’autres un peu plus près. Et pourtant, il n’y avait personne à l’origine de ses voix. Du moins, personne que nos yeux pouvaient démasquer. Les vieux arbres craquaient de temps à autres et pourtant, aucun vent pour en être l’auteur. Senector plongea ses orbites dans les yeux du voyageur. Qui pouvait déceler ses pensées en ce funeste instant ? Qui pouvait se douter que ces deux corps formaient une seule identité ? Il fallait être observateur, très observateur. Connaître l’existence de cette race rarissime.

Comme pour souligner que la mort se trouvait derrière chaque arbre, il ajouta un fin rire moqueur qu’il laissa raisonner en imitant des dizaines de voix murmurant dans les bois. Le rire se répéta d’échos en échos pendant quelques secondes avant qu’il ne s’éteigne à son tour, laissant place aux voix de l’Artifice. Le loup blanc, ceinturé, décortiqué, recousu comme une marionnette s’assis sur son postérieur, balayant la terre de sa queue. Une luciole se posa alors sur sa truffe pour reposer ses ailes. Les Barzuls ne bronchaient plus, mais ne partaient pas non plus, trop curieux et dans l’attente d’un repas tant attendu.


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MessageVen 11 Déc 2009 - 14:58

Energa détaillait les arrivants. D'un côté, un loup blanc comme neige, tailadé et recousu de-ci, de là. Il portait un harnais qui avait été jauni par le temps et l'usure, des tâches de sang séché parsemaient le pelage de l'animal. Il semblait avoir du mal à tenir à quatre pattes, trop long pour son immense stature. Néanmoins les loups qui l'avaient entouré avait obéi sans hésitation à son ordre, il n'était donc pas si pataud que ça. En plus d'arrêter une attaque, les pauvres bêtes devaient vraiment avoir faim les pauvres, il le regardait avec une certaine curiosité, bien plus qu'animale.

L'homme quand à lui était roux, avec des blessures qui ne lui auraient pas permis de vivre, et encore moins de parler, son visage condamné à sourire éternellement à quelque chose qu'il ne voyait pas puisque les yeux lui manquaient. Sinon, il portait une sorte d'uniforme qui lui allait aussi élégamment que peut aller un vêtement à un cadavre.

Curieusement, Energa n'était pas choqué par leurs apparences respectives. Le seul sentiment qu'il avait était la compassion à leurs égards. Mais avant qu'il ait pu esquisser un geste, une voix résonna dans son esprit.


"STOP!" C'était Chaos, en règle général sa voix ressemblait à un murmure comme si c'était lui qui avait pensé ses mots. Voilà pourquoi il était si difficile d'y resister.

"Ecoute-moi bien! Ce que tu vois en face de toi n'aura pas les mêmes égards envers toi que tu n'en as pour lui. Alors tu vas faire tous ce que je te dis ou sinon, jouer de la flûte sera la dernière de tes préoccupations."

Citation :
" - Qui suis-je ? La question, je vous la retourne, ce ne sont pas vos terres, votre présence oblige votre propre présentation. Je ne suis obligé de rien, vous êtes obligé de tout. "

Ses terres? Que voulait-il dire par là, avait-il des terres? Et à qui d'autre s'était-il adressé, avait-il parlé à l'animal? Non, celui-ci semblait approuvé, rien de bien visible juste une continuité dans sa façon de respirer, pas d'interruption indiquant la surprise. Et obligé, personne n'était obligé de rien, tout le monde avait un choix, il pouvait très bien ne pas répondre et fâcher la créature, un choix stupide mais c'était un choix quand même non.

Au loin des rires résonnaient, et les troncs craquaient. Comme pour prouver que lui aussi entendait les voix, il se mit à rire sur le même ton qu'elles.

Pendant qu'Energa s'interrogeait avec ses principes de choix. Chaos était en train de passer en revue toutes ses connaissances. Elle savait reconnaître un danger quand elle en voyait un, même caché sous plusieurs couches d'innocences, mais les créatures devant ne semblaient pas avoir la moindre intention de cacher la leur. Chaos n'avait pas peur, loin de là, on lui attribuait la folie des Fous, après tout, son instinct de destruction avait fini par en faire une messagere des enfers sur Terre, autrement dit on craignait tellement sa réaction qu'on ne pouvait pas la bannir sans risquer un massacre, donc on avait créé ce poste tout spécialement pour elle et on faisait d'une pierre deux coups, on se débarassait d'elle et on éliminait un maximum de nuisible. Donc elle n'avait pas peur, elle donnait et reprenait la peur, toujours très violement, mais elle n'avait pas envie de mourir pas après tout ce temps attendu.

Alors elle analysait, comparant et complétant ses souvenirs avec les stratégies guerrières d'Energa. Une chose étrange la taraudait. Quelque chose de difficile a expliqué, une sorte de pressentiment. Peut être était ce cette mélodie double, répétée en canon de tout à l'heure. Ce fut lorsqu'energa entendit leurs respiration qu'elle comprit, ces deux là respirait exactement pareillement, avec un temps de différence, mais c'était la même chose. Elle avait déjè rencontré et tué des êtres pareils, un sourire malicieux se profila sur son visage, heureusement que ce n'était qu'une image allégorique. Elle ne pourrait pas jouer avec eux, pas avec Energa dans les pattes. Elle profita du rire du tas de viande pour passer ce qu'elle avait appris à Energa, ainsi qu'un peu de diplomatie, ça ne le tuerait pas. Au mieux ça le maintiendrait encore un peu en vie.

Lorsque l'Homme s'arrêta de rire et que le loup s'assit, signe qu'ils attendaient, Energa se leva, lentement, très lentement. Et déclara:


"Milles excuses, j'ignorais que je me trouvais sur vos terres, seigneur Drewoor! Je suis connu sous le nom d'Energa!"

Puis il fit une courte révérance, ne quittant pas la créature des yeux une seule fois.
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Senector
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MessageVen 11 Déc 2009 - 15:46

Spoiler:
 


Surprit. Oui, c'est le mot. Surpris et intrigué. Energa avait tout d'un être simple d'apparence et pourtant, il avait reconnu sa race. Ces temps-ci, Senector devait sûrement avoir perdu l'habitude de mentir dans ses gestes. Qui sait ?! Mais il était frustré comme peut l'être un homme aux envies enfantines. Raisonné et pourtant jouant avec tout ce qui se présentait à lui. Alors oui, un peu frustré mais limite heureux de se faire respecter, même si la politesse l'emporte sur les sentiments. Même si cette politesse n'était sûrement rien d'autre que de la tromperie pour sauver sa peau.

Senector n'avait pas de terres qui lui appartenaient, mais il s'y était installé. Le premier arrivé gagne sa place et la déffend si besoin est. Il inventé ses règles, toute loi qui ne lui correspondait pas était remodelée jusqu'à ce qu'elle soit des plus satisfaisante. Mais on en revient à dire qu'en cet instant même, Senector avait un doute. Il fallait être doué pour le démasquer. C'était un jeu pour lui et il était très mauvais perdant. Alors, de sa voix plus aiguë et plus animale, il rétorqua joyeusement et ironiquement.


" - HIhihi ! N'as-tu donc aucun respect ? Je n'ai même pas commencé le jeu que tu dévoile ta carte. Je suis au regret de t'avouer ma plus grande déception !"

Il était rare qu'il use de sa voix enjouée, de cette tonalité maligne et d'un chiant ! Mais lorsqu'on vol on doit reconnaître que ce n'est en aucun cas sans conséquence. Et effectivement, l'humour débile de Swa surgissait par moments. Oui, effectivement il ferrait un très bon hors-d'œuvre de ce pantin. M'enfin, il en avait tout de même pas tiré beaucoup de malus.

Puis Senector enchaîna, reprenant la politesse qu'il employait souvent. Il passait souvent d'une politesse à une autre en en oubliant certaines et en la rectifiant plus tardivement. Et ça, sans présenter d'excuses. Il représenta alors sa voix grave humanoïde. Ténèbres quand tu nous berces !


" - Votre savoir n'est pas familier, qui se cache derrière votre parure ?"

Il ne faisait pas forcément allusion à ce qu'il était réellement, il n'en savait rien. Il ne le connaissait pas. Mais l'apparence de cet individus était décalée avec ses dires. Et ça sonnait faut aux oreilles du Drewoor. Il y avait une erreur, peut-être une seule petite note qui n'était pas ça place. Mais elle était suffisante pour interloquer le Démon qui s'empressait à chaque nouvelle rencontre de desseller leurs peurs pour les utiliser à sa guise. Plus il en savait, mieux c'était. Et en revanche, là... il n'était pas certain des actes qu'il devrait accomplir. Tuer ? Non, pas sans raison. Mais il avait face à lui une énigme. Que faisait-il ici ?

" - Votre but m'échappe. Votre présence me questionne. La vie qui roupille sous vos pieds se tord et s'accorde. Votre place n'est pas certaine. Attendez vous la mort ? "

Il ne fit pas allusion à la folie, car pour vivre ici, il fallait l'être. La meute bavait, piétinant les feuilles, impatiente. Elle n'avait pas mangé depuis un bon moment et bien que ça pouvait attendre, un corps humain faisait toujours frémir les babines. L'odeur devança le temps, un temps de pluie. Le vent porta l'humidité sous chaque narine. Mais les arbres si hauts et si larges ne laissèrent aucune goûte passer... seules les crevasses bravaient la forêts, et seuls dans ces trous, la pluie ruisselaient. Mais le vent n'était pas assez fort pour laper les corps ici présent.

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MessageLun 14 Déc 2009 - 15:08

Il était stupide, oui stupide vous m'avez entendu, Chaos ne faisait pas réference à l'être à moitié mort en face, ni à sa moitié animale qui aurait peut-être besoin que l'on change ses fils, parce que franchement elle était vraiment usagée. Non, elle faisait référence à l'autre abruti qui partageait son corps et qui commençait à l'ennuyer sérieusement. Non pas qu'elle regrettait d'être à nouveau capable de sentir le monde autour d'elle. Mais à la réflexion, si elle avait à refaire ce choix, elle aurait attendu un peu plus avant de trouver un corps. Disons un millénaire ou deux, une époque où il ne serait pas en somme. En deux mots, plutôt qu'en cent, Chaos était frustrée, à tel point que si un mur s'était présenté à elle, elle n'aurait pas hésité à cogner sa tête dessus à répétition.

N'importe quel démon, même la lie, savait qu'il ne fallait pas d'emblée montrer toutes ses cartes avant de commencer, bon elle était une exception, mais même elle n'aurait pas fait ça, pas sans pouvoirs. D'accord, il avait eu son compte de batailles et de démons, entendons par là des mercenaires de bas-étages, une gamine mal-élevée, une incarnation d'un serviteur des Ténèbres, et les membres de sa famille. Dignes descendants du Chaos, ils possédaient tous une affinité avec la magie démoniaque, néanmoins un sort pesait sur elle et sa lignée, leurs magies ne les affectaient pas.

À cette époque, les démons étaient vraiment peu nombreux, il n'y avait qu'un accés à la surface et tout le monde se préparait à envahir de nouveau la surface, comme à chaque fois qu'elle se préparait à tuer elle ressentait un désir charnel, et ses yeux se posèrent sur un incube plutôt bien fait. Qu'il soit de ses descendants ne changeait strictement rien, au contraire, elle ésperait beaucoup de lui. Celui-ci refusa ses avances, alors elle s'enerva. Inutile de dire qu'elle emporta plus de la moitié des membres de sa famille, ainsi que d'autres démons tentant de l'arrêter avant qu'elle ne soit touchée par un sort spécial. Sa magie ne fonctionnerait plus sur ceux de son sang. Bien sûr le mal était fait et de la glorieuse armée ne restait plus grand chose.

L'attaque fût donc annulée, et les membres de sa lignée en plus d'une magie se spécialisèrent dans une arme ou dans le corps à corps. Autant dire que lorsque le jeune guerrier intervint, par hasard, dans toutes leurs procédures, ils étaient aussi démunis que des nouveaux nés. Se battre pour devenir fort, autant pencher sa tête sous la hache du bourreau Se spécialiser dans une seule arme, insuffisant totalement insuffisant. C'était juste pitoyble, elle aurait eu honte de ses arrières-arrieres....arrières petits enfants si elle n'avait pas experimenté les capacités du petit dernier. Celui-ci avait un instinct et un sens de l'improvisation développé. où était-ce avait-eu? Elle les avait su en danger dès qu'ils avaient pénétré dans la Forêt mais aucune de ses alarmes à lui n'avait sonné. Ses sens s'étaient-ils émoussés?


Citation :
" - HIhihi ! N'as-tu donc aucun respect ? Je n'ai même pas commencé le jeu que tu dévoile ta carte. Je suis au regret de t'avouer ma plus grande déception !"

Energa paniquait, super! Il était temps qu'il s'en rende compte, même si cette phrase rassurait la démonne, il était curieux, très curieux, sinon il l'aurait abattu sur place. Non pas qu'il s'en serait rendu compte, sûr si son interlocuteur décidait d'y aller physiquement, le combat serait gagné d'avance. Le seul problème c'était qu'il dégageait tellement de puissance même inconsciemmement, que celle-ci semblait écraser tous ce qui se trouvait alentour. Et cet idiot qui avait peur de le blesser si ça s'envenimait!

Pendant qu'Energa reculait inconsciemment, Chaos repéra un arbre rongé par les temites sur sa droite. Un autre sourire qui aurait fait trembler le premier né si il s'était trouvé non loin, déforma son visage, il l'aurait abattu si l'avait vue. Elle se laissa glisser en un brouillard, doux et murmurant.


Citation :
" - Votre savoir n'est pas familier, qui se cache derrière votre parure ?"

'Laisse moi t'aider!'

Une image se profila devant elle, un corps brisé du sang qui coule encore et un air choqué sur son visage, puis l'apparition du Drewoor et un refus. Ce qu'il était naïf, elle ne risquait pas de le blesser!

'Je ne lui ferai aucun mal promis.'

Elle se sentit soudain se solidifier, Energa pencha la tête vers le sol cachant ses yeux tandis que des reflets noirs apparaissaient dans ses cheveux et que ses lèvres transportaient le message de Chaos.

"Qui suis-je en effet! Qui sont les personnes qui nous entourent? Peut-on savoir tous sur les êtres qui nous environnent? Non, bien sûr que non! Qui peut prétendre lire dans les pensées d'autrui, et parmi ceux qui le peuvent qui peut se vanter de les comprendre? Alors nous vivons avec l'image qui nous est donnée de l'autre. Soupçonnant à peine qu'il y a quelque chose de différent n'est ce pas?"

Citation :
" - Votre but m'échappe. Votre présence me questionne. La vie qui roupille sous vos pieds se tord et s'accorde. Votre place n'est pas certaine. Attendez vous la mort ? "

Elle se sentait tout à fait en contrôle, jamais elle ne s'était sentie ainsi, c'était ironique que ça n'arrive quand sa vie était menacée.

Elle éclata de rire relevant la tête et montrant ses yeux couleurs de nuit, les petits chiens étaient-ils en train de gémir? Elle n'avait rien promis pour eux. Oh oui, elle se repaîtrait de leurs douleurs avant de les achever.


"La mort hein! La question tant attendue! Mais qui attend la mort, hein? Regardez moi ce petit mot mort? Ridicule n'est-ce pas, et pourtant chacun aura sa dose de mort n'est ce pas ? La mort, si terrifiante, personne ne lui echappe personne ne la corrompe, personne ne la devance, quand on tue, ne réalise-t-on pas sa volonté."

Elle se mit à marcher en remuant les hanches de manière hypnotique, se dirigeant lentement vers l'arbre qu'elle avait vu tout en donnant l'impression qu'elle tournait autour de lui. Elle avait de la chance qu'Energa ressemble à ce point à une fille. Il aurait fallu qu'il soit nu pour qu'on se rende compte de la vérité. Elle reprit sa tirade.

"Oui, la mort tellement effrayante, et pourtant environnant notre quotidien, le seul être qui ne se retournera pas contre nous, puisqu'on sait qu'aucune alliance n'est possible. Finalement, le seul être qui domine les dieux et le trône n'est ce pas ? Qui ne craint pas la mort?"

Sa voix d'enfant était devenue un murmure, sa main était tendue vers le visage du grimaçant, l'expression de son visage était tendre et hésitante. Un instant s'éternisa porteur de promesses. Puis n'y tenant plus.. Elle rit!

Son corps s'effondra droit et rigide tandis qu'elle écartait les bras, son corps tressautait à chaqe éclat, jusqu'à son dernier rire se terminant en un râle, et elle resta ainsi, la bouche ouverte, les yeux fixant le vide, rigide, immobile, morte!

Une minute passa, deux, durant lesquelles on n'entendit plus que les respirations de la meute et du Drewoor.

Une mouche bleue vola jusqu'à son oeil encore ouvert, elle goûta avec ses patte le corps encore chaud. L'estimant suffisamment frais elle commença à pomper dans cet océan de nuit. Elle mourut sur le coup.

Le corps se redressa soudainement, toujours aussi rigide, la tête penchée en avant, cachée maintenant par un rideau noir.


"Si il m'est permis de demander, seigneur, pourquoi avoir choisi d'annexer un endroit de la surface ?"

Le dégoût était facilement décelable dans ses mots.

"La beauté chaotique des enfers n'était-elle plus à votre convenance?"

En prononçant ces paroles, elle redressa soudainemet la tête, ses yeux couleurs de nuit, braqués sur la partie animale, un sourire dément sur les lèvres. Les pupilles extrèmement dilatées. Ses bras tendus en avant et cachés par les longues manches de sa robe blanche.

L'atmosphère avait changé, le Drewoor pouvait toujours disposer d'elle à sa convenance, mais les barzuls étaient maintenant très hésitant. Si ils attaquaient, elle les tuerait, si ils fuyaient, pas sûr que le démon les laisse. Autre avantage, elle se trouvait maintenant près du tronc rongé aux mites. Restait à savoir si elle aurait vraiment besoin de son moyen de fuite, quelle naïveté, bien sûr qu'elle devrait le fuir! Mais en attendant, elle voulait savoir ce qui s'était passé aux enfers, et tant pis si ce saint devrait tout entendre, il n'était quand même pas bête au point de se dénoncer aux autorités de la ville n'est ce pas? Ne voulant pas de réponse à cette question elle se concentra sur le drewoor en face.

Ding! Minuit tombe! Quand la folie fait face aux Chaos qui le ramassera le premier?
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Senector
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MessageMar 15 Déc 2009 - 16:58

Comme si tout était ressemblait à avant, qu’une fleure devenait rose avant même d’avoir des pétales. Que la neige s’engouffrait dans le ciel avant que le sol ne puisse la connaître. Le chaos, changeant, décadrant à souhait. Illusoire avant de se montrer grotesque. Et tout était comme avant, car rien n’avait de sens logique. Ce corps rigide par moments, étrange à souhait, spectacle emblant dans son havre de paix. Et alors, ça devenait agaçant.

" -Le ciel plus bas que terre pour des yeux mi-clos. Un mensonge pour des enfants de lumière. "

Rien n’était comme avant. Rien n’a de sens. Rien n’est comme demain, et rien ne se ressemble vraiment. Contradiction et pêchers. Il parlait comme s’il était seul, énigmes et arrogance. Car les dires de l’interlocuteur lui déplaisaient totalement. Montrant la lune l’autre pointait toute les explications de sa nature sans répondre. Elle est ronde. C’est pourtant si simple qu’il fallait expliquer son diamètre sans jamais prononcer son nom. Et il avait horreur de ce procédé qu’il utilisé lui-même, faute de n’avoir aucune réponse plaisante à offrir.

Il fit mine de partir au point zero, gommer toutes paroles, tout geste qui fit surface en cet instant. Un vent réparateur emporta les mots. On pouvait les entendre rebrousser chemin entre les branches. Glissant les uns après les autres sur des brindilles d’herbe fraîche. Du corps humain, il leva le menton, avec un soupçon de profonde inspiration. Les Barzuls s’éclipsèrent à leur tour, non par crainte, trop confiant et aux ordres de l’Artifice, mais en réponse au Loup blanc. Énervé, il leur fit signe de dégager. Ils suivirent alors les mots.

Oubliez tout ce que vous croyez, oubliez vos connaissances jusqu’à votre propre existence, et atterrissez dans un violant gouffre d’incertitude. La tête se balança de droite à gauche. Le corps bipède bougea alors comme un pantin désarticulé tandis que le corps animal pris appuie, les quatre pates plongées au sol, comme incrustées. Le doute ne rendait jamais très aimable, d’autant plus si le doute englobait un tout. Nature, profil, histoire… la personne en face n’avait rien de logique. Efféminé jusqu’à la moelle. Oui, mais ça avait l’odeur d’un homme, le loup ne pouvait s’y tromper. Une odeur était bien difficile à dissimuler, aussi fine soit-elle.

Alors, enfin, il fit revenir les mots, des vagues de murmures répétant à la perfection les paroles d’avant. Et il y répondit soigneusement.


" -La surface… "

Il en riait presque, mais contrairement au voyageur, lui le faisait en silence. Cette fois. Car l’Artifice était relié aux enfers, et son dortoir se trouvait sous terre. Les immenses arbres cachaient le soleil, et alors, la surface prenait un goût plus délicat et tout aussi énigmatique que ce voyageur. Les enfers n’avaient rien de splendide. C’était âpre et amer. Pas bien lotit. En manque de poésie.

" -Détrompez-vous, le sourire de l’Artifice en cache bien d’autres. Mais les secret de mon domicile ne vous regarde en rien. Ma gorge se ferra muette. Et ne jugez pas si mal Dame Eulalie. "

Cette sorte d’homme femme énervant prenait les choses sans assez de délicatesse, manque de tact sans doute. Car il était ici chez lui, il en avait décidé ainsi depuis bien longtemps et personne n’avait à imposer sa voix, sa présence trop prononcée. Comme si le lieu pouvait appartenir à quelqu’un d’autre que lui. C’est qu’il était très égoïste et égocentrique. Il termina alors, par une voix encore plus coléreuse qu’elle l’était. Le sol se dissimula sous un tapis de brume violette qui émanait des corps du Drewoor. Déferlant ainsi sur une distance dépassant plus de 5 mètres. Les arbres se camouflèrent derrière cette même Brume. Imposant sa plaisante face de sang, Maître des lieux parce qu’il le souhaitait, Maître du jeu. L’Artifice semblait ne plus faire assez d’effet sur le voyageur et il était temps de l’envoyer retrouver son chemin. La voix était cassante, brisée, multipliée en chœur et en échos.

" - La curiosité peut mener à votre perte. Ma patience n’est pas toujours sans limites. Faites demi tour, ou rejoignez les sanglots qui nous englobent. Les murs sont pavés de plaintes et de douleurs. " Il arrêta les mots, mais leur échos continuèrent pour lier un autre mot un. " Sortez ! "

Les arbre craquèrent, L'Artifice gronda et le vent fouilla les vêtements de ses hôtes.

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MessageMar 15 Déc 2009 - 19:58

Citation :
" -Le ciel plus bas que terre pour des yeux mi-clos. Un mensonge pour des enfants de lumière. "

Alors fallait-il ouvrir ou fermer ces jolies mirettes, car tout était là, le choix, comme l'autre disait, on avait toujours le choix. En tout cas ses mots avaient fait leur travail, minant les fondations, pas bien solide d'ailleurs, de ce démon, maintenant si elle pouvait se servir de ses pouvoirs d'antan, elle aurait un nouveau jouet, malheureusement ce n'était pas gagné d'avance, elle sentait son pouvoir, oui son pouvoir à elle, dans cet être double, et partout dans les environs, malheureusement elle ne pouvait pas s'en emparer! Et maintenant qu'elle y pensait, les flammes ne s'étaient pas déclenchées!

Quoi qu'il en soit, maintenant n'était pas le moment pour chercher la raison de son incapacité. Elle y réflechirait plus tard. Son hôte avait lancé un sort assez interessant, le vent balayait les mots et les envoyait hanter les environs. Une magie assez proche de l'air, en apparence, en apparence seulement, car les mots n'avaient de valeurs que celles qu'on leur donnait, du moins c'est ce que l'on disait. La vérité était autre, les mots chez elle prenait des valeurs d'actes! Et le vent éparpillait chcun de ses actes, chacun des mots censés déstabiliser le drewoor.

Le vent revint portant la réelle question avec lui. Laissant l'humain donner ses pensées.


Citation :
" -La surface… "

'Pff, se servir du chaos pour se soigner quelle perte de temps!'

Les véritables adeptes confondaient leur personnalité avec cet élément changeant, trouvant ainsi la véritable poésie de la nature changeante! Et se servir du Chaos contre de simple mots. Oh non, elle n'aimait pas ça. C'était une insulte à son art! Et elle rageait de ne pouvoir le récupérer, de force de préference et les mains tâchées du sang de cet être double.

Une vague de nausée la frappa.


'Oh retourne dormir toi! J'ai promis tu te rappelles!"

Si on ne pouvait pas fantasmer en paix!

Citation :
" -Détrompez-vous, le sourire de l’Artifice en cache bien d’autres. Mais les secret de mon domicile ne vous regarde en rien. Ma gorge se ferra muette. Et ne jugez pas si mal Dame Eulalie. "

Gna, gna, gna, tellement ennuyeux, il ne voulait même pas participer. Si il ne dirait rien, il était inutile de continuer plus avant.

Une brume violette sortit des corps de l'homme-bête, remplissant tout l'espace derrière lui, le loup était camé sur ses pattes, prêt à, bondir? Ça frisait le ridicule, si il était si puissant, pourquoi attaquer d'abord avec son corps.

Un autre éclat de rire sonore la secoua, mais qu'il était bête, oui c'était ça le mot bête, bête comme un loup. C'était just trop drôle, en avait-il peur ? Au secours, un minuscule tout petit machin me menace avec se paroles sur la mort, et comme je ne sais pas ce qui m'attend, je suis prêt à mettre ma vie en jeu avant de me servir du moindre de mes pouvoirs!


Citation :
" - La curiosité peut mener à votre perte. Ma patience n’est pas toujours sans limites. Faites demi tour, ou rejoignez les sanglots qui nous englobent. Les murs sont pavés de plaintes et de douleurs. "

"Pavés de plaintes et de sanglots, voilà qui rehausse fortement ce lieu à mes yeux! Comme quoi même la surface peut avoir de charmants endroits."

Il semblait las, tant pis pour lui!

Citation :
" Sortez ! "

Elle soupira, puis reprit avec un sourire, comme devant un gamin qui ne voulait pas que l'on regarde sa surprise.

"Très bien, très bien je m'en vais."

Elle était juste à côté de l'arbre, protégée par le tronc et tournant le dos à son interlocuteur.

"Je peux voir qu'il ne vous sied guère de servir Dame La Mort tout à l'heure, et je ne voudrais manquer à mes devoirs d'invitée. Donc jusqu'à notre prochaine rencontre..."

Elle avait maintenant son alignement, l'homme et la bête et le tronc, elle frappa dans le point le plus faible du tronc déjà bien entamé.

"Adieu!"

Juste après, elle sauta sur l'arbre et s'en servit pour se propulser de branches en branches, parmi la noirceur bienvenue de la forêt Darke. Ce que l'autre fera après ne l'interessait plus.

D'ailleurs, elle se sentait... fatiguée? Elle n'avait jamais été ainsi, de toute sa vie de démonne. C'était trop prise de tête tout ça, elle préferait encore être toute puissante dans son monde, et tant pis si elle n'était qu'un esprit. Au loin brillait la cité d'Elament! Elle ne pourrait vraiment pas passé pour Energa, même leurs apparences physiques étaient différentes.

Elle ferma les yeux... Il les rouvrit. Energa avait la tête qui tournait, il ne savait pas ce qu'était l'autre, mais il aurait passé un sale quart d'heure, en cinq minutes Chaos avait réussi à s,emparer de la conversation, d'apparaître comme une menace rien qu'avec des mots! Un hurlement de barzuls retentit en contrebas. Beaucoup plus loin. A ce rythme il ateindrait la cité dans 5 minutes et devrait s'expliquer avec la sentinelle.


"Esperons que tous les jours ne seront pas comme celui-là!"


Dernière édition par Kaze Energa le Jeu 31 Déc 2009 - 4:33, édité 1 fois
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MessageDim 27 Déc 2009 - 22:25

Comme un refrain languissant une nouvelle mélodie, la voix ténébreuse se fit muette. Il semblait parler dans le vide mais rien ne sortait de sa gueule. Et de sa bouche, seul la respiration lancinante saluait la nuit. Et le tronc s'abattit sur eux. Sur lui. Comme un corps flasque, il descendit en flaque brumeuse mauve. Lorsque la souche se brisa et que le tronc s'écrasa au sol, alors la brume s'éparpilla. Par endroit elle semblait plus solide que gazeuse, des sortes appendices, des bouche hérissées d'une étrange dentition. Des bulles. Puis ce tas brumeux repris forme. Les corps refirent surface comme une naissance et un rire inonda les lieux tandis que l'hôte de cette soirée était déjà sur le départ.

" - Kssssh !!!" Crachait-il entre ses crocs "KSHhHHHh !!!" Comme on souffle après un chat un peu trop encombrant pour qu'il passe son bon temps un peu plus loin. "Kshhhhhhh" Comme on peut faire pchiiit à un chien qui vient bouffer dans notre plat.

Il était très démonstratif. Théâtrale serrait le mot juste. Les choses de bonnes conduite il ne les connaissait qu'à moitié. Dansant durant une conversation, chantant quelques mots comme s'il se croyait sur scène. Un véritable numéro pourtant très sincère. Comme si toute la beauté de ce monde ne pouvait se traduire autrement que par ces faits et geste. Sans danse ni musique pourquoi vivre ? Sans mouvoir un corps mort pour lui redonner un peu de beauté ? Il avait besoin de ce spectacle pour se sentir plus fort que la Géhenne. Plus fort que Gaïa avec ses idées de créations tordu. Regardez, n'est-il pas la rature de Gaïa ? Une main gantelée se leva vers le ciel, cherchant à attraper une force invisible. Lorsque au creux de sa pomme un lueur s'anima. Des éclats lumineux prirent de l'ampleur, petite boule de lumière. Puis cette lumière dégoulina comme une flaque sur sa manche, laissant sous sa couche de velours blanc, une forme plus sombre. Comme une coquille d'un œuf qui aurait fondu. Et cette chose glauque changea de forme, une petite fée emmitouflée dans un petit fourreau. Il y avait longtemps... si longtemps qu'il n'avait pas... mais il savait très bien que son cadeau ne serrait pas accepté. Quel démon oserait l'accepter ? Des novice ? Mais ce truc là n'avait pas grand chose d'un novice. Mais par arrogance. Pure moquerie, il le fit tout de même. Le sourire aux babines du loup et les cheveux en pagaille, Senector souffla de cette voix ténébreuse qui n'avait nullement besoin de langue ni de cordes vocales. Il souffla des mots.

" - Une petite tasse de cadeau avant de vous enfuir ?"

Mais il savait qu'il n'aurait sûrement aucune réponse. Préférant tourner les talon en riant de sa propre bêtise. Il aura élevé le doute. Energa cherchera très certainement la provenance de cette chose... une kash'. Il savait aussi qu'il aurait l'œil sur lui... elle, ce truc. Que leur chemin se recroiserait. Que la route n'aurait jamais de fin tant que le monde tournerait.

Spoiler:
 

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MessageJeu 31 Déc 2009 - 6:48

Avez-vous déjà entendu parler de l’expression un arbre cache la forêt, il s’agit de quelque chose utilisé pour designer quelqu’un qui n’a pas tout compris ou un secret caché derrière un autre, comme un jeu de poupées russes. D’une certaine façon nous voyons tous l’arbre qui cache la forêt, mais il arrive toujours un moment ou la forêt nous échappe. C’est l’histoire de la vie, il y a toujours des plus gros animaux pour manger les plus petits tout comme il y a toujours un sens qui nous échappe dans notre histoire personnelle mais peut être qu’il nous échappe parce que nous cherchons un sens à ce qui n’a pas besoin d’en avoir. Nous entrons dans une intrigue in media res et cherchons à comprendre des tenants et des aboutissants qui ont eu et auront dans tous les cas lieux sans nous. Peut-être est ce une façon de lutter contre la micronisation de notre ego, l’idée de ne peser rien dans la balance du destin. Nous sommes comme un grain de sable luttant contre l’océan, comme un microbe face à un dragon, comme un nymphe mâle face à un démon dont la puissance fait se soumettre une forêt.

Energa se trouvait dans cette situation, il ne se posait pas de questions sur le sens de la vie comme a dû le faire le narrateur de son histoire lors de nuits blanches. Non, il s’avérait que sa mère était une ondine ce qui lui offrait l’accès à la grande et heureuse famille des protecteurs de la nature. Et son genre bien que discuté assez souvent était le même que celui d’Aera et d’Aqua. Il en était d’ailleurs un des représentants de par son héritage génétique et de par son affinité avec le vent. On pouvait donc avancer sans trop de danger qu’il était un nymphe mâle. Face à lui se trouvait une créature que la mort n’avait réussi à prendre avec elle, et ce à deux reprises. Sa puissance était telle qu’il maîtrisait au moins quatre forme de magie démoniaque aisément. Tel le dragon dans sa grotte, il veillait sur l’Artifice, l’endroit le plus dangereux de la forêt Darke. Face à lui, petit chevalier ridicule au cœur en bandouillère avec en lieu et place d’armure et d’épée une robe blanche déchirée par endroit et une flûte en bois, Energa tentait une retraite tactique, il ne fuyait pas, non, il était tard et il ne voulait pas avoir de problèmes si il rentrait trop tard, bon d’accord, Energa avait vraiment peur. Et il y avait de quoi, comme l’homme face aux secrets de l’univers, il était un nymphe mâle en présence d’un démon dont la puissance faisait se soumettre une forêt à l’esprit plus tortueux que l’estomac d’un serpent et ayant reçu un tronc sur la tête. En d’autres mots, il aurait bien voulu se torturer sur sa place dans l’univers.

Il sautait de branches en branches, à une vitesse où il valait mieux éviter de circuler au sol. La lune brillait dans le ciel faisant scintiller les feuilles, ses pas emportaient les gouttelettes d’eau dans son sillage, donnant l’impression qu’une créature extraordinaire volait au dessus d’une route de cristal y déposant de la poussière de diamant dans une immobilité quasi divine. Cette image presque irréelle donnait une nouvelle définition au mot fuite.


Citation :
" - Une petite tasse de cadeau avant de vous enfuir ?"

Il rata sa branche et effectua un piqué en direction du sol très peu accueillant. Il se rattrapa in extremis dans un salto arrière qui coinça sa jambe dans une fourche, le faisant se retrouver tête en bas et arrachant un autre lambeau de sa robe blanche. Il regardait à droite et à gauche frénétiquement, cherchant le propriétaire de cette voix, si proche, juste à côté de lui en fait.

La source en venait de loin, il la discernait à peine, mais l’humain des deux tenait quelque chose dans son gant de cuir, une lueur doré en émanait, pourtant, Energa arrivait à peine à la discerner, mais plus il la regardait, plus la chose se précisait.

C’était une sorte d’insecte desséché de forte petite taille, il avait des caractéristiques humanoïdes, en fait il ressemblait à une femme enroulée de rubans retenus par des chaines, ses pieds si il en possédait n’apparaissaient pas, à la place les bandages se terminaient en une sorte de sac si semblable à l’abdomen des abeilles. Il portait des ailes squelettiques où pendaient de très grande plume végétale pour sa taille, enfin, des crochets perçaient de son abdomen.

La créature semblait morte mais le malaise que ressentait Energa s’accroissait à mesure qu’elle se précisait, d’ailleurs la double créature avait…grandi ! Non, elle s’était rapproché, pourtant ils n’avaient pas bougé ! Et elle continuait de s’approcher, ou plutôt la distance ne cessait de diminuer et Energa se sentait vraiment mal à l’aise. Non, il savait que quelque chose de pire que la mort l’attendait s’il restait.

Il se balança avec la force de ses hanches augmentant sa vitesse, à chaque fois que son pied coïncidait avec le creux il frappait contre la branche. Pendant ce temps là, le Drewoor réduisait la distance.
Lorsqu’il jugea sa vitesse suffisante, il donna un dernier coup de hanche et se retrouva debout sur la fourche. Il baissa la tête, rien. Mais une brume violette se levait, et quelque chose bloquait sa vue. Relevant les yeux, il croisa les orbites vides de l’homme. La créature se trouvait face à lui, comment un loup tenait il sur une branche aussi légère ? Hé je ne suis que le narrateur. Sa main était tendue et l’insecte se trouvait juste sous le nez d’Energa.

Il recula, l’insecte avançait, l’humanoïde ne bougeait pas il semblait être amusé, pourtant son bras continuait de s’allonger prenant des proportions grotesques. Et ce sourire qui ne partait pas, rictus de la mort sur un visage en décomposition.

Son dos toucha le tronc, au dessus de lui, les feuilles bruissaient comme prises d’un rire maléfique, en fait, qui lui disait que ce n’était pas le cas. Cette forêt était maléfique, le Drewoor était maléfique, même l’insecte était maléfique. L’insecte s’avançait maintenant, il était tout près de son visage et son instinct était en alerte. Comme pour mieux se moquer de lui, une branche se trouvait sur sa droite, au dessus de lui, hors de portée. Il ferma les yeux en attendant le moment tant redouté.

La main de l’homme arriva enfin où se trouvait son visage… quelques centièmes de secondes auparavant. Energa s’était jeté sur le côté, et se laissait maintenant tomber, se retournant dans les airs, sa main saisit la branche sur laquelle il se tenait auparavant, il la relâcha au sommet de son balancement et rebondit sur celle qui le narguait précédemment, remontant en zigzag l’arbre à une vitesse effarante. Il profita de la vitesse prise pour atteindre un arbre beaucoup plus lointain.

Enfin il sortit de la forêt et se retrouva devant la porte de la cité. Appuyant sur le symbole du vent, il se mit à réfléchir sur ces évènements. Il avait croisé le seigneur de la forêt qui était un démon, celui-ci connaissait son nom et il trouverait vite des renseignements sur lui. Après tout, il avait tué des démons ainsi que les chasseurs de primes qu’il gênait. L’un dans l’autre il avait risqué sa vie pour rien.


"Ça ne pourrait pas être pire."

Ce fût le moment que choisit la dernière couture de sa robe pour se déchirer.

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