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 La fée qui surgissait de Nulle Part

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e'Dierebel
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MessageLun 7 Sep 2009 - 16:10

La vie suivait son cours depuis quelques temps dans la cité, les commerçants continuaient d’animer les rues le jour et les badauds et ivrognes de remplir les rues désertes la nuit. Les élèves avaient passé leurs examens, avec succès pour la plupart, les démons avaient été à nouveau boutés hors des murs de la ville lors d’une nouvelle attaque, les habitants profitaient pleinement des squares ensoleillés… Elament vivait décidément sous une bonne étoile. Rien ne perturbait les créatures qui la peuplait, avec le retour de l’été, une douceur de vivre paisible s’installait.

Pourtant, un petit détail avait échappé à tout le monde ou, par faute d‘occupation, était sorti des esprits de chacun. Quelques temps auparavant, les canards de la cité s’était réjoui et avait déversé toute l’encre du monde sur un fait divers : E’Dierebel avait quitté les murs de la ville. A vrai dire, on ne savait pas vraiment si elle était partie de son plein gré ou si elle avait été chassée par Layna dans le plus grand des secrets, voire enlevée. Une affaire d’état qui avait pris une ampleur démesurée. Il fallait dire que la situation était cocace ; après son tout premier cours terra, la fée était rentrée à son domicile et plus personne n’avait eu de nouvelles. Pas même ses rares amis. Au départ, l’inquiétude avait saisit toutes les gorges des professeurs, on parlait d’un complot démoniaque, que des alliés aux créatures bannies d’Elament agiraient dans le plus grand secret au cœur même du Parlement. Puis, rapidement, la donne avait changé et la rumeur avait couru que les élèves auraient été à l’initiative même de cette étrange disparition. On entendait alors les mots « enlèvement », « prise de pouvoir », « rébellion » résonner au sein de l’école. Finalement, les petits papiers de la ville avaient tranché : la fée s’était échappée, incapable de mener à bien sa mission de professeur. Lâche et sans vertus, elle aurait tout simplement pris la fuite.
Et puis les gens avaient cessés de parler de toute cette histoire qui fut au centre des débats, trouvant grotesque de s’affoler pour si peu. Après tout, la jeune femme était loin d’être indispensable au bon fonctionnement des valeurs éducatives promulguées par Layna et elle réservait tant de surprises (qui rimaient souvent avec bêtises) qu’il n’y avait franchement pas de quoi s’inquiéter. De toute manière, les prétendantes au poste de professeur de la terre ne manquaient pas ! Alors « avec ou sans cette fille de joie, disait la vox populis, c’est la même chose ! ». Le Parlement de Ruby n’avait pas pris position sur cet événement, la dirigeante de la cité avait sans doute hoché entre colère et incompréhension. Aucune enquête n’avait officiellement été lancée, c’était pour dire.
Les habitants avaient repris le cours de leurs vies respectives sans se soucier d’avantage.

Mais ce jour-là, la rumeur fut relancée à nouveau. On disait sur le marché que des commerçants qui étaient partis s’approvisionner aux champs le matin même, avaient trouvé une jeune femme ailée inconsciente. Blessée et souffrante, elle avait été emmenée d’urgence aux portes de la cité. Et comme celle-ci ne s’étaient pas refermées sur elle, on supposait qu’elle possédait suffisamment de dons pour pénétrer au cœur d’Elament. On disait aussi qu’elle ressemblait à Dierebel, même si son corps squelettique et criblé de blessures était méconnaissable.
Déjà, les plus avides de rumeurs se ruaient vers l’entrée de la ville pour aller voir de quoi il s’agissait. En quelques heures, la nouvelle avait mis peu de temps à se répandre. Même Ruby avait du être alertée avec tout ce tapage.

La jeune fille en question gisait dans les bras d’un paysan aussi fort et rude qu’un ours, il avait protégé son corps comme il avait pu dans un drap de laine qui servait à transporter le blé. Ses ailes brisées faisaient mal à voir, les créatures qui avaient commencé à s’agglutiner autour d’elle avaient la pitié figée sur leurs visages. La fille était protégée des regards sous le drap pouilleux et certains criaient déjà dans la foule : « Montrez-nous sa tête ! Qui est-ce ? ». Il fallait que quelqu’un intervienne pour calmer le jeu. Bien plus que ça, il fallait une aide médicale…
Vu l’état visible de ses ailes, la fée n’était pas loin de mourir.

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e'Dierebel
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MessageMar 29 Sep 2009 - 22:05


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e'Dierebel
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MessageLun 28 Déc 2009 - 18:41

Pendant ce temps, aux portes.

Le démon continuait son pseudo-massacre.
Evitant les attaques élémentaire, envoyant foudre et coup d'épée sur la porte. Etait-il fou ? Seul contre la porte, ses gardiens et les sentinelles ?
Non, juste désespéré, il voulait voir qu'elle était belle et bien en vie. Elle lui avait promis... Toutes les personnes ayant rencontré Saisei autrefois ont toutes mystérieusement disparues... Il ne voulait plus que cela arrive.

Oui il avait émis le souhait de voir la fée surgit de nulle part, celle qui était arrivé sans raison, il y a peu de temps, à la cité. Celle qui avait disparu aussi mystérieusement qu'elle était revenue. Celle qui possédait son sifflet, son si doux sifflet... Si elle était morte rendez le lui ! Si elle vivait qu'elle siffle alors !
Saisei ne supporte plus le silence.

Alors qu'il attaquait une énième fois la porte d'une salve de foudre bleue ; il entendit un appel venant des rempart. Il se mit en garde et leva la tête. Ses rétines se rétractèrent lorsqu'il la vit.
Elle était vivante, du moins elle le semblait, portée par une fille rousse et un jeune homme maigre et hybride (alias Inou que tous le monde prend pour un homme (je précise)).
elle était bléssée, son instinct ne l'avait pas tromper.
Il baissa légèrement sa garde et commença à trembler. Sa voix refusait de sortir de sa gorge.



[post bateau pour mettre en place le rp =) à vous mesdames !]
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e'Dierebel
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MessageMar 29 Déc 2009 - 0:38

[ HJ : Merci infiniment Very Happy je vous dois une reconnaissance ééééternelle !... Inou, Saïsei, je vous dois une fière chandelle de laisser à nouveau mon personnage faire partie de la vie d'Elament Smile je saurai ne pas l'oublier en temps venu]


Dierebel n’avait eu la force de dire mot. Cette jeune femme avait surgit d’entre les murs et l’avait asséné de sortir de son lit. Elle l’avait tiré si violemment qu’elle n’avait pu ressentir que la douleur de tous ses membres engourdis par les blessures. Elle ne savait pas qui elle était ni même qu’elle était cette étrange ville fortifiée dans laquelle elle avait ouvert les yeux. Était-elle quelqu’un d’important ? Visiblement, puisqu’à peine éveillée de son coma on la sollicitait de tous côtés. Déjà cette fille, entrée dans l’infirmerie qui la fixait comme si elle revenait de parmi le monde des morts…

Puis cette blonde terne au tempérament de feu qui la hisse sur ses pieds comme si un démon était à ses trousses…


Qui voulait la voir ? Dans sa précipitation, la fille aux cheveux de paille avait mâché ses mots, et la fée, une fois debout, avait eu le tournis et les oreilles sifflantes. L’idée de se débattre ne lui était même pas venue à l’esprit. A quoi bon ? Ces gens-là semblaient mieux la connaître qu’elle ne le faisait.
S’agrippant d’une main à l’épaule robuste de cette drôle de femme, immense soit-dit en passant, elle passa une main nerveuse autour de son cou. Un réflexe, se surprit-elle à penser. Ses doigts s’entrechoquèrent à deux colliers, deux médaillons, une bille de verre enfermée dans une coque d’argent et de bronze et un petit sifflet de bois. Cela la rassura, sans même savoir pourquoi.


Nauséeuse et patraque, le petit être de lumière se laissa porter jusque dans la rue. Malgré l’épuisement et la panique, elle contempla les ruelles pavées et grises de la cité. Rien ne lui revenait en mémoire. Elle tira sur sa chemise de nuit en lin blanc cassé qui lui arrivait avec peine aux genoux. Des passants la regardaient. L’air tantôt sceptique, tantôt mortifié. Ses pieds nus raclèrent mollement les pierres de la rue. Elle fit un effort pour marcher, ignorant le froid et la souffrance, dans un élan de dignité. Avait-elle un jour su marcher ? Car ce jour-là lui semblait bien loin. Son visage se cachait sous ses mèches folles. Elle grinça des dents lorsque son renfort accéléra le pas.


Elle traversa, il lui semblait, la totalité de toutes les grandes avenues. Les êtres, tous plus différents les uns que les autres, la dévisageaient avant de s’écarter. Une vieille femme souffla perfidement après son passage :

« La salope est de retour en ville. Messieurs, vous n’avez plus qu’à retrouver vos dégoûtants alibis pour sortir le soir… »

La fée, décontenancée, tourna la tête vers elle, ralentissant la cadence. Juste à temps pour voire une vieille sorcière ridée et puante cracher à ses pieds.

Bon sang ! Mais que se passait-il ? Son appui de chair la précipita en avant sans la lâcher. Où allaient-elles ? Allait-on lui expliquer ? Les larmes lui montaient aux yeux… Elle avait du mal à respirer…
Elle jeta un œil plus attentif à la jeune femme qui la portait. Elle remarqua avec surprise deux petites oreilles canines dépassant de sa chevelure fantasque et sa peau étrangement dorée. Qui était-elle ? Elle voulut lui demander mais sa cheville se heurta violemment à quelque chose de dur. Un cri lui échappa. Une marche, c’était une marche en bois. Qui donnait directement sur le haut de la palissade des sentinelles qui s’activaient. Elle remarqua alors le bruit, ce grondement sourd qui venait de « dehors »… Par tous les Dieux !!! Allait-on la donner en pâture à quelques ennemis acharnés ? Était-elle l’otage d’une odieuse guerre de cités ?

La fée n’avait plus le choix, et le regard de cette femme blonde qui l’encourageait à gravir les escaliers de bois lui paru terrifiant et menaçant… Elle voulu battre des ailes mais la douleur qui l’asséna de se calmer la dissuada de faire tout effort supplémentaire et inutile.

Une fois sur le pont de bois, une sentinelle l’agrippa par les cheveux et la jeta presque dessus bord… Il lui arrachait le cuir chevelu ma parole !!! Elle tenta de se débattre mais sa faiblesse la gagna. Des larmes blanches coulèrent le long de ses joues… Elle n’y voyait plus rien.

Juste une silhouette rouge, au loin, sur les champs. On brandissait son visage pour lui montrer quelque chose… La fée s’agrippa aux pierres de la forteresse de toutes ses forces. Il n’allait quand même pas la jeter par-dessus bord ?


« La voilà !!! LA VOILA !!! » hurla l’homme.

Mais qui ?

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e'Dierebel
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MessageMer 30 Déc 2009 - 12:12

Dierebel...

Saisei s'immobilisa et sourit bêtement.
Il baissa l'épée et fixa plus intensement la fée qu'on lui présentait. Il ne voyait pas très bien les traits du visage à cause des nombreuses mèches de cheveux qui le lui recouvrait. Mais la silouhette était là même... Presque...


*-Elle a pas l'air dans son état la p'tite paillette...
- Pourquoi la maltraitent-ils ainsi ? Je voulais juste la voir, rien de plus...*

Alors que le garde la poussait un peu plus en avant ; Saisei n’y tienant plus attaqua encore la porte, leur ordonnant de cesser. Un énième éclair frappa les portes, qui ne bougèrent pas mais plusieurs échardes s’envolèrent sous l’effet de la puissance du berserk. Saisei était puissant, c’était un fait, mais souvent son éducation d’elfe lui faisait se retenir… Quel dommage, toutes ses vies sauvées…

Il sous-entendait de cesser de la maltraiter ainsi mais il semblerait que les gardes n’aient pas compris. Surtout le grand blond (sans chaussures rouges) qui se rapprocha encore plus de la fée.
Saisei ne l’entendit pas mais…


Inou : « Faut croire qu’il te veut vraiment lui. Aller hop ! Vole ! »

Au dernier mot la fée pu se sentir soulever aussi simplement qu’un fétu de paille. Elle plongea en avant. Sans doute dans un cri strident…
Saisei sentit ses pupilles se rétracter, sous la précipitation il lâcha son épée, qui tomba dans un bruit sourd de métal, et se jeta vers le point de chute de la fée. Utilisant son pouvoir pour augmenter sa vitesse mais surtout la force placée dans ses jambes Saisei sauta pour attraper la fée au vol. Ils se retrouvèrent propulsés contre la porte qui rappella à Saisei qu’un démon ne devait pas toucher la porte sans en subir les conséquences. Une douleur indescriptible lui déchira les membres, il s’en décolla et vérifia rapidement que la fée allait bien. Elle ne semblait pas blessée… Choquée, peut être même évanouie mais en un seul morceau.

Les voix des sentinelles rappellèrent à Saisei qu’il était en territoire ennemi, Alors que les portes s’ouvrraient, sans doute pour lâcher une horde d’élémentiens.
Saisei, la fée dans les bras, détalla dans toute la splendeur d’un lapin. Ramassant son épée au passage et continua sa route. Il ne savait pas vraiment où il allait mais il valait mieux s’éloigner pour le moment.
Après plusieurs minutes de course il ralentit l’allure et enjamba quelques racines sans pour autant les éviter toutes. Ainsi leur course se termina par terre, dans la poussière et les feuilles mortes.
Saisei resta quelques instants sur le dos, reprenant son souffle mais surtout à écouter son ancêtre.



*-Plus idiot tu meurs… Tu viens de défier la cité toute entière !! Et pourquoi ? Pour des paillettes !!
- Il est des raisons que la raison ignore !
- Ne joues pas ton elfe avec moi sale môme… Tu t’es foutu dans un sacré pétrin… Et elle avec. Comme veux-tu qu’elle retourne à la cité après qu’ils aient tous vu que tu la protégeais ? Hein ?!
- … Mieux vaut être seul qu’en mauvaise compagnie.*

Face à tant d’entêtement l’ancêtre se tut, Saisei savoura ce moment de silence mais releva bien vite la tête pour vérifier où était Dierebel.
Elle était juste devant, sonnée par la chute mais surtout le visage hagard… Il était clair qu’elle ne comprenait pas ce qu’il lui arrivait. Saisei se redressa, vérifiant qu’il n’avait rien de casser rapidement puis s’avança vers la fée. Il posa délicatement sa main sur le bras et murmura.


« Dierebel… ? »




[HRP]Cristal, vous pouvez nous suivre si vous le désirez, Saisei peut se montrer très sociable quand il veut, en bref ça veut dire qu'il va pas vous sauter dessus pour vous arracher les yeux (sauf si vous le chercher)
À bon entendeur...[/HRP]
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e'Dierebel
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MessageMer 30 Déc 2009 - 23:23

Dierebel…

La fée éclata en sanglots, ce que le démon était en droit de ne pas comprendre. Après tout, ceux qui avaient connu la fée avant sa disparition savaient que son caractère froid, orgueilleux et empli de vanité lui interdisait de se dévoiler ainsi, publiquement.

A vrai dire, la fée ne se rendait toujours pas bien compte de ce qui lui arrivait. La chute avait été rapide, violente. Elle s’était sentie soulevée dans les airs, puis, le vent avait secoué ses cheveux, ses pieds avaient perdu contact avec le sol… Ses ailes ne s’étaient pas déployées, immobilisées dans leurs pansements. Sa chemise de nuit était tâchée de sang, elle l’avait vu pendant sa dégringolade. Puis tout était devenu noir. Seule la gifle des racines sur sa nuque l’avait éveillée. Immédiatement, elle avait plongé son regard dans celui du démon. Hagarde, sonnée, la seule chose qu’elle aurait pu dire resta coincé dans sa gorge. Puis ce hoquet, puis ces larmes…

Dierebel…

Il l’avait appelé doucement, une main sur son avant-bras. Le reste avait bourdonné dans ses oreilles. Saiseï pouvait à loisir contempler son visage creusé par la faim et la fatigue, blanc comme la mort et ses yeux, autrefois si provocateurs et source de désir, éteints et cernés. Un léger hématome se dessinait au-dessus de son arcade droite ornée d’une petite cicatrice à peine refermée. Son torse était à peine couvert par une chemise d’hôpital qui dévoilait ses jambes et pieds recouverts de divers bandages sanguinolents. Elle suffoquait, était perdue et grelottait.
Ses lèvres (desséchées par la déshydratation) se bleutaient, signe qu’elle allait probablement s’évanouir.

Pourtant, malgré les larmes, elle luttait. Elle ne se permettrait pas le luxe de perdre à nouveau connaissance. Il lui semblait avoir perdu toute sa vie à dormir, à oublier. Hélas, sa vie semblait bien trop compliquée pour n’avoir jamais été vécue. Il fallait qu’elle se souvienne !
Au moins pour savoir si cet homme, ce démon sombre et si amical (trop ?), était son allié où si elle devait rassembler ses dernières forces pour courir.

Ses larmes s’arrêtèrent et ses pupilles d’argent coulèrent brusquement un regard vers la porte au loin. Elle ne serait sûrement jamais en mesure de le faire. Soudain, elle tremble et frémit, ses oreilles bourdonnent encore. Elle plaque ses mains de toutes ses forces sur ses tempes.
Un déjà vu assomme ses pensées. Elle se voit, elle, petite fée, courir comme jamais. Elle sent les griffes d’un démon dans son dos, son souffle brûlant, ses grognements entre deux éclats de rire. Elle le voit, c’est lui, c’est Saïsei. Bien sûr, ils se sont rencontrés par le passé.
C’est évident ! Il connaît son nom alors que même sa propre mémoire lui fait défaut.
Soudain, elle a ce réflexe, le même qu’à la cité, elle glisse ses longs doigts écorchés le long de sa poitrine et saisi à pleine main le sifflet de bois qu’elle porte autour du cou.

Ses doigts se crispent sur le médaillon, elle n’a qu’une peur maintenant, c’est qu’il devienne fou avec l’odeur de son sang…

Elle doit le distraire, le distraire… Vite ! Une idée !

- Sai… Saisei ? Ose-t-elle.

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e'Dierebel
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MessageSam 9 Jan 2010 - 15:08

Il fallait croire qu'elle n'allait pas bien du tout.

Cela se voyait, elle était maigrelette, plus que dans son souvenir. Ses cheveux étaient tout emmelés et en pagaille, à l'inverse de sa coquetterie habituelle. De profondes cernes parquaient sous visage enfantin et ses yeux paraissaient hagards. Ne le reconnaissait-elle pas ? Pourtant après la frousse qu'il lui avait faite, elle devrait se souvenir...
On n'oublie pas le visage de quelqu'un qui a voulut vous tuer.

Lorsqu'elle éclata en sanglot Saisei bafouilla. On lui avait toujours dit de ne jamais faire pleurer une femme. Il savait pourquoi maintenant. Il se sentait très bête, il avait l'impression d'être à la source de ces sanglots sans pouvoir y faire quoi que ce soit. Le démon resta bêtement devant elle, à la regarder, et puis regarder aux alentours, espérant presque trouver la réponse à une question qui n'existait pas.
Pendant qu'il observait aux alentours et qu'elle continuait à pleurer. Saisei se redressa, bafouilla encore quelques mots informent et décida de faire quelque chose d'utile : du feu.
Ramassant quelques bouts de bois, sans jamais s'éloigner trop ou perdre Dierebel du regard, Saisei regroupa du bois et s'affaira à tenter de l'allumer. Un caillou frapper violemment contre le fer de son épée servit à créer des étincelles.
Le démon était accroupie à souffler doucement sur les braises pour les raviver lorsqu'elle prononça son nom.
Saisei se redressa, appuyer sur son bras gauche et regarda la fée dans les yeux.


"oui ?"

Un silence géné suivit. Le démon sortit de sa poche un lézard séché qu'il posa sur une pierre prêt du jeune feu. Saisei se leva, frotta son pantalon pour retirer les brins de feuilles qui auraient pu y rester accrocher et se dirigea vers Die. Retirant son écharpe il la lui tendit.

"C'est peu, je sais. Mais elle vous réchauffera mieux que cette simple chemise à mon avis."

Il la regarda recouvrir ses épaules de l'écharpe et s'assit à coté d'elle. Saisei remonta un peu son col, autant que son armure le lui permettait. Mine de rien le berserk était un démon frileux, chaque hiver l attrapait un rhume et se le trainait jusqu'au printemps. L'année précédente il avait trouvé une échapre près d'un cadavre, elle lui servait bien, mais là elle en avait plus besoin que lui. On pouvait voir sa gorge clair, fine et élégante mais les muscles saillants sous la peau claire. Les yeux de Saisei continuait de s'informer sur la fée, les bandages qu'elle portaient laissait deviner qu'elle n'était pas au mieux de sa forme... Ses yeux verts se portèrent presque d'eux-même sur sa poitrine où il remarqua son sifflet, celui qu'il lui avait confié, à coté de son amulette... Le démon détourna les yeux sur le feu.

Il regarda le feu un moment avant de soupirer et de prendre la parole.


"Je vous avait donné trois jours. Trois longues journée de ma vie pour que vous puissiez aller dans la forêt. J'ai attendu patiement... Vous ne m'avez jamais appelé. Pourquoi ?"
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e'Dierebel
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MessageLun 11 Jan 2010 - 13:30

((HJ : Je sais, la joueuse compulsive a encore frappé (: j'ai essayé de me retenir, mais vainement !!! Allez, courage, je suis rapide et impatiente mais je ne mords pas !!! ))




Dierebel serra le châle usé de Saisei contre ses épaules en réprimant un frisson. Il sentait la mort, les mousses des bois et l’odeur sulfureuse de sa peau. Elle avait cessé de pleurer et ses yeux suivait le démon du regard. Intriguée.

Lorsqu’elle l’avait appelé par son nom, il avait tout de suite réagit, entre soulagement et surprise. Il s’était assis, l’avait longuement fixée. Puis soudain, il lui avait demandé pourquoi elle l’avait laissé dans le silence alors qu’un accord semblait les lier. La fée sursauta presque. A vrai dire, elle n’en avait aucune idée. Elle ne savait pas qui elle était, ni où elle était. Combien de temps avait-elle passé ici ? Combien de temps avait-elle été absente ? Combien de temps l’avait-il attendu ?
Devait-elle lui confier son étrange secret ? Il lui avait sauvé la vie quelques minutes auparavant alors il ne devait pas être un ennemi. Quoique le peu d’images qui avaient fait surface lui disaient le contraire.

« Je ne sais pas… Je ne sais plus… » dit-elle tout doucement avec des larmes dans les yeux.

Elle resserra l’étreinte de l’écharpe autour de sa frêle carrure. Elle était si petite que son corps disparaissait sous le tissu cachant ses jambes endolories pudiquement. Elle inspira en regardant le ciel gris. Elle avait mal au cœur et avala sa salive comme pour effacer cette impression. Sa décision était prise, il fallait qu’elle comprenne avant qu’il ne lui arrive autre chose de grave et qu’elle ne sache comment réagir.

« J’ai perdu la mémoire, c’est à peine si je me souviens de mon nom. » avoua-t-elle sans quitter les cieux du regard. « J’ai bien quelque souvenir, celui de ma mère, de mes sœurs, de l’endroit où je vivais avec elles, de mon éducation… Mais rien d’autre ne me revient clairement. »

Elle frissonna à nouveau. Et tendit sa main vers le démon et plongeant ses pupilles dans les siennes.

« Merci de m’avoir aidé. Je n’ai qu’un vague souvenir de notre rencontre. Je me souviens d’avoir couru vite, très vite. La voix d’un vieillard, votre nom, ma peur injustifiée des démons. Vous êtes un démon, c’est bien ça ? Ma mémoire me fait défaut. »

Elle sentit qu’un poids venait de s’envoler. Elle respirait mieux et essuya ses larmes d’un revers de main. Son autre paume blanche était toujours dirigée vers lui, dans l’espoir qu’il ai un geste d’amitié. Qu’elle sache si elle pouvait lui faire confiance.

« Est-ce que vous pouvez garder ce secret ? J’ai l’impression que tout le monde me déteste dans la cité, je ne sais pas pourquoi, mais s’ils apprenaient ça, je pense fort qu’ils profiteraient de la situation. Alors, pouvez-vous garder ce secret ? »

Sans attendre sa réponse, elle prit sa grande main entre les siennes. Deux petites mains glacées, tremblantes, emplies de doute. Deux petites mains pleines d’espoirs fébriles. Deux petites mains qui le suppliaient de l’aider à comprendre.

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e'Dierebel
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MessageMar 19 Jan 2010 - 19:41

Ainsi là était le problème.

Le démon paru incrédule, comment quelqu’un pouvait-il oublier qui il était en si peu de temps. Mais maintenant qu’elle l’expliquait, Saisei comprenait. Il comprenait pourquoi elle avait l’air si fatiguée, si meurtrie…
Il n’avait rien dit, juste regardé. Ses yeux vert , plongés dans les siens, il pouvait y lire la sincérité, l’appel à l’aide muet. Il avait entendu dire que les fées étaient des créatures fières, jamais Dierebel avouerait avoir besoin d’aide.

Il aurait volontiers pris sa main, il avait même commencer à tendre ses muscles pour les rejoindre ; mais la résumé de leur rencontre l’arrêta. C’est vrai qu’il n’avait pas toujours été gentleman avec elle. Il continua de l’écouter jusqu’à ce qu’elle prenne l’initiative de lui prendre la main. Elle était si frêle que ses deux mains suffisaient à peine à couvrir la sienne. Saisei regarda longtemps ses deux mains, au milieu du silence qui suivit les mots de la fée, puis il replongea ses iris dans les siennes.


« Oui. Je peux garder ce secret. Mais je ne peux en rien vous aider à découvrir pourquoi les gens de la cité vous haïssent. Comme vous l’avez dit je suis un démon. La cité m’est interdite. Dès qu’ils m’apperçoivent les gardes attaquent à vue. »

Il marqua une pause, s’éclaira la gorge et reprit.

« Je ne sais rien de vous. Juste votre nom et votre pouvoir. »

Saisei divagua alors dans les souvenirs de leur rencontre.
La course mortelle, ses jambes s’en souvenaient.
Le combat, court mais intense, son esprit s’en souvenait.
Et son mauvais tous aussi. Le cœur de Saisei ne s’en souvenait que trop bien. Elle, seule femme qu’il avait pris pour sa mère. Maudit empoisonnement…
Les mains de Saisei se resserrent un peu plus mais il se retint d’écraser celles de Dierebel.


« Je ne peux malheureusement en rien vous aider. »

Le démon baissa les yeux et lâcha les mains de Dierebel, impuissant et désolé.
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e'Dierebel
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MessageLun 1 Fév 2010 - 13:17

[[ Désolée, j'ai été longue à répondre cette semaine... Smile et mon message est un peu court ! Je suis débordée mais je fais au mieux ! ]]

Dierebel poussa un long soupir en baissant les yeux vers le sol. Ainsi donc, un pacte semblait les lier sans pour autant que la vie ne les ait fait se connaître d’avantage. Saïsei ne devait pas être plus désolée que la fée ne l’était. Et lorsqu’il lâcha ses deux petites mains, elle les enfouit rapidement sur son ventre, comme gênée :

« Et toi, qui es-tu ? Pourquoi sommes-nous liés de la sorte ? » s’exclama-t-elle soudain, ne se rendant même pas compte du tutoiement qu’elle utilisa.

Le jeune démon lui avait parlé également de son « pouvoir », bien étrange qu’elle ne voit pas du tout de quoi il s’agissait. Parlait-il d’un pouvoir magique ou d’une compétence enviée ? Elle n’en avait pas la moindre idée… Mais elle avait bien assez parlé d’elle. Elle devait comprendre pourquoi ce démon ne se jetait pas à sa gorge pour la saigner comme une vulgaire proie. Son regard insistant sur le petit sifflet en disait long… Elle se demandait si ce n’était pas en fait le seul et simple objet qu’il convoitait chez elle, en dépits de son amitié étrange, et si, pensa Dierebel un instant, elle l’enleva, s’il ne reprendrait pas ce qui lui paraissait être du avant de la tuer sauvagement.
Impossible à savoir mais elle garda cette idée en tête.
Même si elle était complètement sonnée, elle était tout de même sur le qui-vive, aux aguets du moindre danger ou de la moindre prise de risque.
Elle voulait le faire parler.

Ses pupilles grises se plongèrent dans le siennes. Son regard disait :

« Allez, parle, parle ! Je veux savoir si je ne fais pas une erreur d’être ici, avec toi ! »

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e'Dierebel
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MessageDim 7 Mar 2010 - 18:41

À ses questions insistantes, Saisei n’eut pas de réponse. Il frotta ses mains l’une contre l’autre et souffla dessus.

S’il faisait cela c’était avant tout pour les tenir occupées. Il n’avait pas spécialement froid aux mains. Non, là c’était plutôt son nez qui coulait lentement, mais sûrement. Il renifla rapidement, poliment et pudiquement. Il posa ensuite ses poignets sur les genoux de ses jambes en tailleur devant lui. Le dos courbé en avant. Le lézard était chaud, il tendit la main pour le prendre, se brûla légèrement le bout des doigts, rien de grave, parfaitement supportable.
Il arracha la tête et le tendit à Dierebel.


"Attention c’est chaud."

Le démon attendit qu’elle puisse prendre le lézard (s’aidant de l’écharpe si besoin) et lui expliqua comment le manger.

"Prenez le cou dans la bouche et aspirez, le sang chaud est bon, il vous redonnera courage, chaleur et énergie."

Après cela il la regarda faire et soupira.Cherchant ses mots, des phrases, des tournures qui pouvaient expliquer leurs liens, leurs connaissances de l’autre.

"Je ne vous ai jamais parlé de moi auparavant. Vous n’avez jamais rien su de spécial sur ma personne. Mis à part que je suis un démon. Autrefois nous nous sommes battus pour la vie de chacun. C’était une belle course… Pour une tout aussi belle nuit. Vous avez gagné et exigé que je vous serve de protecteur pendant trois jours. Je vous ai donné ce sifflet pour que vous puissiez m’appeler à vous pour ces trois jours. Mais je n’ai jamais entendu votre appel.
Je m’appelle Saisei, je suis un démon, vouivre, incube. Je maîtrise la magie berserk, en fait ce n’est pas vraiment une magie quand on y pense, juste… Un dépassement de ses limites."


Saisei se gratta la nuque en regardant le ciel et souffla un nuage de buée.

"Je ne crois pas que vous sachiez d’autres choses à mon propos. Je pourrais vous raconter ma vie, chose bien ennuyeuse, mais une règle démoniaque nous déconseille de nous livrer à un… Ennemi. Car ne vous y trompez pas Dierebel, nous sommes ennemis. Je n’ai qu’un souhait : vider la cité des élémentaire pour permettre aux démons d’y habiter. Si je dois vous servir c’est uniquement parce que vous avez gagné à une course."

Un silence suivit. À quoi pensait-elle ? Le croyait-elle ? Le trouvait-elle stupide et inefficace comme démon ? Le démon racla sa gorge et attisa le feu d’un bout de bois pour le relancer légèrement. Des morceaux calcinés tombant lourdement dans les braises du fond.
Une fois le feu relancer Saisei regarda la jeune fée. Avait-elle finit de siroter le lézard ? Dans les deux cas (au cas où elle n’aurait pas osé boire le pauvre animal), Saisei le lui prit des mains et retira ses gants avec ses dents. Il les posa à côté de lui et commença à retirer la peau du lézard. On en voyait que trop qu’il s’appliquait, ses doigts fins, aux ongles un peu trop long pour un homme arrachait avec précision cette peau. Il prit ensuite une brindille qu’il enfila dans le système digestif du lézard et commença à le faire griller.
Il remarqua certainement le regarda interrogateur (dégoûtée ?) de la fée sur son ouvrage et ricana.


"C’est peu, mais c’est tout ce que j’ai à manger pour vous. Pour le moment.
Dans votre état, il faut manger, ça vous redonnera des forces. Ne serait-ce que pour guérir, mais aussi marcher."


Un nouveau silence.

"Vous ne devriez pas être avec moi. Je suis un démon, récemment il y a eu la guerre. Beaucoup d’Elémentaires sont mort par la main des démons. Aujourd’hui ils ont peur, ils attaquent tous les démons qu’ils voient. J’ai fait une erreur en souhaitant vous voir aujourd’hui. Ils savent que nous sommes liés. Ils vont vous poser des questions et même pire ; ils pourraient vous considérer comme une traître."

Décidément, Saisei laisse beaucoup de silence entre ses phrases.

"Je ne peux que vous invitez à vous cacher. Chez une am… Euh vous avez une amie chez qui aller ? Une amie de confiance… Ou un ami, votre fiancé par exemple… Si vous en avez un… Si vous vous souveniez en avoir eut un.
… Pardon, j’oublie que vous avez… Oublié."


Saisei se sentait vraiment bête parfois.
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MessageVen 19 Mar 2010 - 21:15

Dierebel secoua la tête, le regard dans le vide, comme sonnée par les révélations du démon. Machinalement, elle avala le petit lézard, laissant quelques miettes de chair graisseuses au bord de ses lèvres.
Ce n'était pas mauvais mais c'était loin de pouvoir la rassasier. Le goût âpre de la chair lui laissa cependant un arrière goût qui lui coupa la faim pour un petit moment.

"Merci" articula t-elle en jetant le reste de son repas sur les braises.

Le démon continua de parler un peu. Elle passa sa langue sur ses lèvres pour enlever les restes du lézard. Elle poussa un petit soupir en penchant la tête sur le côté, le regard braqué sur le feu qui crépitait.

"Vous savez, je préfère être une traître plutôt qu'une des leurs... Ce n'est peut-être pas plus mal qu'ils me considèrent comme tel. Vous auriez du voir comment ils m'ont traitée..."

Elle poussa une mèche de cheveux en arrière, lascivement.

"Je ne sais pas si j'ai des amis, mais en tout cas, ils m'ont juste fait pensé le contraire. Ils sont terrorisés par l'extérieur et... Cela ne les a pas empêché de me jeter comme du poisson pas frais en dehors de la cité, à la merci de ceux qui m'ont apparemment torturée."

Elle secoue la tête vers le bas puis plonge ses deux iris grises dans celles de Saïsei. Elle paraît vraiment dépassée par les évènements. A vrai dire, elle ne sait pas pourquoi les gens de la cité se sont acharnés à la soigner. Sûrement, par peur des démons. Il leur faut des combattants, peut-être était-elle une combattante des démons. Mais sa disparition et son amnésie n'en font plus rien aujourd'hui ?
Elle confie sa dernière pensée au jeune homme qui lui fait face, son "ennemi" comme il dit :

"Seuls les démons se sont battus pour moi. Même si tu es mon ennemi, même si je ne m'en souviens pas, tu as honoré ton pacte. Je t'en suis extrêmement redevable. Ne me considère plus comme une ennemi. On aura la peau de ces minables. On prendra cette cité. Quoiqu'il se passe, ils ne la méritent pas. Je ne sais pas pourquoi les démons se battent pour elle, mais quel que soit son pouvoir... Moi je me battrais parce que aujourd'hui, seuls les démons me paraissent se battre pour un but juste et digne. Les valeurs comptent pour moi, vous semblez en avoir. Quel que soit votre passé, quelle que soit votre véritable nature, vous m'avez aidée. Je me sens des vôtres. Plus que ces chiens qui m'ont laissé crever comme un animal blessé qui n'a plus aucune utilité."

Elle serra le petit sifflet entre ses doigts, pour finir ce serment.

"Est-ce que vous comprenez ?"

_________________________________________________________

e'Dierebel
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Invité
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MessageMar 13 Avr 2010 - 12:14

L'avait-il corrumput sans même s'en appercevoir ?

L'ancêtre jubilais, la petite fée était entre ses mains semblerait-il. Saisei regrettait ses paroles, ce fût à ce moment que son instinct se réveilla.
Pourquoi regrettait-il ? Il était démon, il DEVAIT corrompre des élamentiens, qu'ils soient leur espions, qu'ils les aident a envahir la cité, qu'ils les servent. D'un clignement Saisei chassa toutes ses pensées et regarda Dierebel.


"... Je comprend..."

Le démon regarda une dernière fois le feu, ses pensées se bousculaient dans sa tête et son ancêtre n'arrangeait pas la chose.

*Elle est désormais des nôtres...
- Bravo poussin, je ne me serais jamais douter que tu voulais la corrompre
- Je n'y avais même pas penser...
- Dans ce cas ne crache pas dessus, utilise là
- Dans son état c'est inutile
- Ce n'est que passager
- que sui-je supposer faire...
- Utilise là pour voir le roi, propose lui tes services
- Ils risqueraient de la blesser
- Tu sais comme moi qu'il existe un endroit où la magie n'a pas lieu d'être...*

L'auberge des Cent Âmes !
Saisei se leva, intimant Dierebel de faire de même. Il ecrasa le feu de sa botte, le recouvrant de terre et de poussières.
Sans même vraiment lui demander son avis Saisei s'accroupis dos à Dierebel, lui proposant de la porter pour le 'chemin'.


*Tu es un cheval maintenant, poussin ?*

Une fois Dierebel caler sur son dos, Saisei enjamba le feu et se mit en route, il préférait marcher, évitant ainsi les soubresauts qui pourrait blesser Dierebel. Ce ne fut que plusieurs minutes plus tard qu'il daigna réondre aux questions de la fée.

"Les démons, même s'il apprécieront votre présence, ne sont pas des saints. Ils vous violenteront, encore plus dans votre état. Je vous emmène à un endroit où aucune magie ne fais acte. Là-bas vous serez en sécurité, vous aurez un toit au dessus de la tête, un lit, de la nourriture... Ce qu'il vous faut pour guérir. Je m'occupe de tout, occupez-vous simplement de vous soigner et de reprendre des forces."

Sur le chemin il rencntrèrent quelques créatures dont Saisei se débarrassa grâce à ses jambes, que ce soit en courant ou en les frappant avec. Environ une heure plus tard le duo arriva en vue de l'édifice. Saisei fit une pose, assurant sa prise sur les jambes de Dierebel, permettant à cette dernière de profiter du spectacle de l'auberge éclairer par la lune et les étoiles. Le démon ne sentait guère plus ses bras dont la circulation était coupée, mais tant pis, ils étaient bientôt arriver. Une fois devant la table il commanderais un grand verre de... de quoi ? Il préférait ne pas prendre de boisson alcoolisées, il ne tenait pas très bien ces boissons et elles n'étaient pas à son goût, peut-être une danse de la nuit. Sa gorge brûlait, cela lui ferait du bien. Les derniers mètres furent une délivrance pour Saisei qui posa la fée par terre, libérant ses bras et permettant au sang de circuler à nouveau dans ses mains.

Il vérifia que Dierebel était présentable et lui ouvrit la porte.




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