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 Passation de Couronne [Khisath Please]

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MessageLun 27 Juil 2009 - 15:10

Ricanons ricanons, fées de toutes sortes,
Fées belles, grandes et fortes,
Fées issues des ombres,
Chantons les oraisons funèbres
Ricanons contre ceux qui le mérites.
Nous allumeront les encens en psalmodiant les rites.
Oui, ricanons en tissant de nos doigts les linceuls immaculés
aux motifs de tours brisés et d'épées cassées.
Les Hommes sont des jouets,
Nous serons bien mal aise de ne pas en profiter !


Il y a ceux qui savent à quoi s'attendre, et ceux qui l'ignore. Nous tromperions nous en disant que ce Vishnu Garland ne savait rien ? Non, bien sûr que non... Il faut être fou pour faire confiance à la pire chose qui soit, aux femmes, traîtresses parmi les traîtres. Les promesses ne leur sont rien. Elles jurent et se moquent du même ton, font l'amour et la guerre avec le même sourire sur les lèvres. Faut-il donc, vraiment, être stupide ? Ou alors, il n'avait que trop cru en sa grande puissance.

Fou qu'il était.

Confier son bouclier à une femme est une erreur qu'aucun guerrier ne devrait faire. Pourquoi les mères n'apprennent-elles pas cela à leur fils ? Pourquoi les pères ne le disent pas ? Ont-ils trop honte de leur propre faiblesse ou sont-ils trop stupide pour se rendre compte de l'atroce vérité ? Ah, oui, quelle est-elle donc, cette vérité ? Et bien, elle est simple, toute simple, et tellement logique que même les esprits étroits ne peuvent qu'accepter sa justesse... C'est celle-ci :

Un jour, les femmes auront le pouvoir. Pour peu qu'elles ne l'aient pas, de tout temps, eut de droit.

En partant de cela, comment s'étonner que Tarna ait obtenu le pouvoir ? mhhh, Laissez moi vous raconter, pour mon plus grand plaisir...

Elle avait tout d'abord fait mine de se plier aux règles, comme il se doit, se cachant sous l'apparente fragilité des femmes pour obtenir, morceau par morceau, des miettes de puissance. Non, voyons, sa puissance magique était déjà assez élevée, elle n'avait jamais eu la stupidité de penser qu'elle était faible, non non, nous parlons ici de pouvoir politique. Elle se faisait l'intermédiaire de tout, le passage obligé pour parler au Roi Vishnu. Laissez-moi rire. Elle charmait, comme de raison pour une fille de sa race. Son sang chariait la séduction, ses cheveux étaient des chaînes de beauté qui liait à elle n'importe qui. N'importe qui. Et à cela, ajouter les enchantements de ses yeux... Il n'avait aucune chance.

Il n'avait plus alors fallut qu'attendre l'occasion : frapper sa putain et la tuer, et l'envoyer, lui, loin, vers une embuscade payée par la souplesse de ses cuisses. Elle en rigolait encore, de la haine au fond des yeux, née de son avilissement. S'abaisser si bas... Mais le prix en valait la chandelle.

La suite était simple : mentir, encore, sans regret ni remord ni la moindre arrière pensée, et faire passer le tout pour une chose naturelle, normale, presque banale, et venir, prendre le pouvoir, s'assoir en maîtresse... Les choses étaient si simple parfois...

Mais il fallait encore venir plier le genoux et jurer fidélité et bla bla bla. Khisath, normalement, l'attendait.
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Khisath
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MessageMar 28 Juil 2009 - 7:38

C'était une belle journée, enfin, aussi belle qu'elle pouvait l'être pour quelqu'un qui n'appréciait pas ce genre de qualificatif. Une « journée d'Enfer » aurait été plus appropriée à son goût, mais au final son ressenti restait le même : Khisath était content. Il était tout bonnement satisfait d'avoir détruit quelquechose de beau, de bon, de grand, de la façon la plus égoïste qui soit, c'est-à-dire en carbonisant complètement les lieux, ne laissant derrière lui qu'un paysage de carbone, noir, vitrifié. Les escapades du Haut Roi s'étaient faites rares au début de son mandat. Juste après son arrivée, ses pensées se concentraient vers les Enfers et vers sa propre cour, vers certaines choses, certains détails à régler. Et puis il avait eu besoin de se changer les idées, et s'était accordé quelques sortie en surface, dont celle çi.

Le "problème" avec les Effrits, c'était la façon dont ça tuait. Leur feu brûlait les chairs au point de la racornir, rendait les os cassants, faisait bouillir et sécher leur moelle. Ce type de "cuisson" rendait tous les cadavres immangeables aux divers charognards qui passeraient par là. Seuls les Ardents étaient capable de les apprécier, d'assimiler leurs composants. Les cendres elles mêmes étaient stériles, bien trop denses pour faciliter le passage des plantes qui voudraient reconquérir l'espace. Bref, son passage mettrait du temps à être totalement effacé. Ca n'était qu'une petite caravane marchande qu'il avait réduit à néant, mais c'était un coup de plus pour la démoralisation lente d'Elament. Les prochains voyageurs ne manqueraient pas de signaler ce macabre spectacle situé au beau milieu de la route principale vers la Cité...

Lorsqu'il était rentré dans ses appartements, éblouissant la plupart de ses serviteurs qui mirent un moment à adapter leur vue à ses flammes, il avait eu vent de la requête de la fée de la cour de Vishnu, enfin, de l'ancienne cour de Vishnu. Tarna avait bien mené son jeu, écartant de leur Trône son couple de souverain, et elle désirait maintenant rencontrer le Haut Roi. Ben voyons. Il ne fallait pas croire que c'était parceque les évènements avaient eu lieu dans un autre domaine des Enfers que Khisath n'en avait pas entendu parler. Les démons, c'est plein de défauts, c'est bavard, c'est curieux, ça colporte les nouvelles, ça aime jouer les espions, surtout contre récompense. La Fée avait su enjôler, jouer de ses charmes pour grimper dans sa propre hiérarchie, mais amadouer Khisath serait bien plus ardu : il ne se laissait pas convaincre par les tours des succubes, en bon être asexué, il savait garder la tête froide. Façon de parler...

A force de subir son contact, les portes de la salle du Trône avaient souffert. Leurs parties métalliques avaient fondu, laissant parfois des traînées en relief sur les dalles de marbre au sol. Les battants avaient noirci, traces de brûlures et traces de suie, et il en remit une nouvelle couche en les poussant, pour accéder à son estrade. Nsar l'attendait, au centre de sa salle, sombre et froid. Lui aussi avait été teinté de suie, mais sa structure en elle même était capable de résister à ses flammes. Tant mieux, pour le Trône du Haut Roi des Enfers, on en attendait pas moins. L'Effrit avait toujours détesté le protocole, il ne se fiait qu'aux petits effets que cela pouvait provoquer, le respect, la déférence, et en l'occurrence il n'avait pas besoin de chercher à intimider la Fée. Celle ci était rusée, revêche, elle ne serait pas intimidée de le savoir en hauteur. Non, ce serait nettement plus amusant de se tenir près d'elle, de la mettre doucement au supplice par sa propre chaleur.

Car ça n'était pas parcequ'elle sympathisait avec les Enfers qu'elle n'en restait pas une Fée, une Elementienne... Un joli petit amuse-gueule hypothétiquement inscrit au menu. Il ne comptait pas la tuer, là, mais un chat aime toujours faire "mumuse" avec la souris. Et d'ailleurs la souris pénétrait dans son antre. Il se tourna vers elle et la fixa, immobile et debout, les bras croisés sur la poitrine, légèrement cambré. Les habituelles langues de flammes de son dos étaient absentes, il les avait fait disparaître, absorbant leur matière dans son corps. Il plissait les yeux en scrutant Tarna, mais billes de laves sous paupières de lave, cette mimique n’était pas évidente à discerner pour les voyants. Alors avec quelquechose devant les yeux…

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MessageDim 9 Aoû 2009 - 14:17

Du Roi, elle ne voyait rien. Même en utilisant des images, il était difficile d'expliquer la façon dont Tarna voyait le monde. Elle jetait autour d'elle des fils d'Air, magie pure, toile d'araignée ou trame de tisseuse, et identifiait les obstacles par la nature qu'elle sentait se dégageait d'eux. Elle percevait les reliefs, comme la présence de cornes, la taille ou la longueur des cheveux, mais les textures, lorsqu'elle portait un bandage autour des yeux, restaient un mystère. Et en présence de ce Roi, c'était encore plus complexe pour elle. Bien sûr, elle ne l'aurait jamais révéler, mais elle le repérait essentiellement à cause de la chaleur qu'il irradiait. Il n'offrait aucune résistance aux fils de la fée, qui passait au travers. Il n'était qu'un brasier sous forme humaine, doté de conscience, et cela troublait la jeune femme. Une masse chaude, voila, rien de plus. Mais d'une puissance et d'une importance qu'il ne fallait pas ignorer. Il était probablement suffisamment fort pour, d'une pichenette du doigt, défigurer la beauté délicate et cruelle de la Fée. Pour la tuer, il devrait néanmoins se fatiguer. Tarna se doutait qu'il ne voulait pas sa mort. Enfin, pas dans le premier sens du terme. Comme tous les démons, le plaisir qu'il prenait était sa plus grande faiblesse. Pas assez direct, trop coulant, caressant, murmurant... Il était sadique, et ce mot seul suffisait à le décrire.

Une masse chaude sadique dotée d'une grande puissance. Elle était épouvantée qu'on puisse confier le pouvoir entre des mains immatérielles, incapable de sentir le velours satiné d'une peau offerte. Avec lui, les appâts normaux ne fonctionneraient pas. Il fallait lui donner autre chose, le titiller avec douceur, mais suffisamment fort pour attirer son attention, sans toutefois y aller trop fort de crainte de se transformer en papillon. C'est avec ces appréhensions que la fée poussa la porte à double battant, dont des larmes d'aciers fondu coulaient sur le marbre impeccable. De la propreté dans un endroit tel que celui-ci.. Où donc allait le monde... Un petit sourire de pure forme tiraillait le coin de la bouche de Tarna. Elle avait avec elle l'assurance de la femme certaine de sa propre puissance, et de la force de sa beauté. Ainsi que la certitude absolu en ces connaissances. Elle le dominait, elle avait des informations.

Elle s'avança lentement sur le sol de pierre, ses petits pieds chaussés de sandales de cuirs caressants à peine la surface poli, provoquant des petits claquements, discrets. Elle ne voulait pas être une ombre, ne voulait pas être comme le vent, aussi, elle ne l'était pas. Elle s'arrêta ensuite à une distance respectueuse du démon, et s'inclina brièvement, pliant une échine aussi solide que la terre même. Elle n'était pas parfumée, mais comme toutes les fées, une odeur naturellement agréable se dégageait de son corps, prompte à séduire n'importe quel mortel ou immortel. Chacun y sentait ce qu'il voulait. Pour le Roi, la fragrance de sa peau devait être celle du cuivre et des cendres, l'odeur d'un bûcher et d'un champs de bataille. Pour d'autre, elle humait le miel et la rose, ou encore la mûre et le citron. Dans le fond, cela n'avait pas d'importance tant que l'effet était là. Vêtue d'une robe à manche trois quart découvrant sa gorge, resserrée à sa taille apr une large ceinture de cuir, la Fée était désarmée, comme à son habitude. Qu'avait-elle dit à l'ange pâlichon qu'on lui avait assignée comme élève ? Quelque chose comme "les armes sont des outils d'abrutis" ? Bref, il ne servait à rien de la fouiller, sa puissance résidait dans son poing et nulle part ailleurs.


" Nos respects à votre Altesse clémente. " Commença-t-elle, ironisant et s'en rendant compte. " Nous nous présentons à vous comme votre nouveau vassal. En effet, vous devez être au courant, mais Vishnu Garland et sa... femme, sont malheureusement dans l'impossibilité de gouverner, et nous avons trouvé judicieux de prendre la relève, car à une époque telle que la nôtre, les armes ne peuvent délaissées ou confiées à des incapables. "

Elle claqua des doigts, et un serviteur, un mignon mesurant à peine 60 cm, des ailes flanquées dans le dos, s'avança, tout en laideur et en rougeur, un paquet dans chaque bras, portant avec difficulté son fardeau. C'était des poupins, le visage encore rond, endormis par on ne savait trop quelle magie. Il les déposa à une distance proche du roi, aux pieds de son trône, et s'en alla en reculant, les yeux baissés. D'une révérence, il quitta la pièce et disparut dans les ombres. Les bébés étaient tous deux des garçons. Tarna n'aurait pas supporter de voir griller des femmes, puis leurs cendres dégustées par un mâle.

" Nous vous apportons ce modeste présent et venons renouveller nos voeux de fidélité pour peu qu'ils importent dans un lieu pareil. Acceptez-vous notre allégeance ? "
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MessageDim 4 Oct 2009 - 13:08

Nous nous permettons un up.
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Khisath
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MessageDim 4 Oct 2009 - 18:51

Et vous avez raison. Je m'en occupe trèèès bientôt.

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MessageSam 28 Nov 2009 - 14:18

Qu'y avait-il de plus excitant que le bruit de la chair réagissant sous des flammes ? Se contractant, craquant, caramélisant, prenant cette odeur si particulière que Khisath appréciait tant ?! Rien, si ce n'était le bruit de la chair d'enfant faisant le même bruit. Le mignon - serviteur si remplaçable - déposa à ses pieds deux poupins emmaillotés. Le Roi ne se baissa pas pour les prendre. Il ne se baissait pas devant une petite friandise comme cette fée, élémentaliste de surcroît. Un sourire carnassier déchira son visage de feu, et sa langue, braise étincelante, pourlécha ses lèvres.

" Je t'accepterai toi-même, petite impertinente, si le goût de la chair des Maîtres des Eléments ne se rapprochait pas de celui des catins des Bordels des Enfers. Ne crois-tu pas que je sais d'où te vient la couronne dont tu viens demander la fausse autorisation ? "

Il, Seigneur des Enfers, laissa planer un silence lourd de sens. Sous l'insulte se cachait milles vérités, car en effet, la chair des élémentalistes n'avaient rien de particulier, même carbonisée, rendue à l'état de cendres, poussières sur la langue. Le compte populaire qui leur attribuait une saveur inégalable n'était issu que de rumeurs de bleusailles, de paroles de démons mineurs, tout juste bons à récurer les cachots. Détruire les élémentalistes recélaient pourtant un plaisir indescriptible : étaient-ils réellement ennemi ancestraux ? Khisath s'en moquait : il ne lui importait que de tous les tuer.

" Néanmoins, ta performance a un certain charme. Tu me donnes deux bambins fondant contre une chose que tu possèdes déjà... " Il ricana. "Tu plierais-tu donc à mon autorité ? "

Le Roi des Enfers se laissa aller en arrière, reposant dans son majestueux trône d'acier, dont le murmure était une caresse. Pour lui, il prenait la douceur et le confort de la meilleure de toutes les laves : celle qui lui avait donné la vie. Son bras vint se poser sur l'accoudoir et sa menton, reposer dans le creux de sa main, les flammes unissaient les flammes, au dessus d'yeux plus brûlant qu'un million de brasier.

La Fée, elle, aveugle jongleuse, leva le visage, et sa bouche se pinça. Mhhh, que voir la haine transpirer dans cette simple moue avait quelque chose d'amusant. Il y eut un instant de flottement, où lui-même crut que la garce allait s'incliner devant lui, mais elle lui tourna le dos, ricanant probablement pour elle-même, prise dans un délire dont il ne comprenait pas l'origine, vivant chaque jour de sa vie en présence de créature plus dérangée encore. Et elle s'en alla.

L'Effrit baissa les yeux sur les deux enfants, dormant du sommeil des innocents. Les portes claquèrent loin de son attention, à des lieues et des lieues de son intérêt, tout concentré qu'il était à réajuster les pions, changer de point de vue pour observer le jeu : cette élémentaliste était une aubaine, elle pouvait lui ouvrir les portes de cette satanée cité. Sa puissance seule était un désavantage.

On ne corrompait les gens qu'avec deux choses : la peur, ou une chose de grande valeur à leur yeux. La présence de l'Aera ici était a preuve qu'elle n'avait pas peur de lui. Il sembla même au Roi qu'elle jouait avec la sensation du pouvoir, goutant du bout de la langue la saveur exotique de l'ambition.

Que voulait-elle ? ... Il allait falloir dépêcher des espions pour le découvrir.

D'une main, il grilla la chair d'un des enfants, réveillant l'autre dont les hurlements bercèrent son frugale repas. Oui, la chair des enfants était bien la meilleure de toute.

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