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 Assistance & Embuscade

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Ruby
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MessageDim 3 Mai 2009 - 14:08

Ce message n'a pour but que de lancer le scénario, en aucun cas je ne participe, merci.


L'aube venait tout juste de se lever.
La petite compagnie, formée d'habitants de la cité, d'élèves et de quelques vagabonds altruistes, avait voyagé de nuit dans la Forêt Darke, au mépris du danger encouru. Il y avait bien sûr eu quelques problèmes avec les gros prédateurs, mais les habitants, adroits avec leurs éléments, avaient fait ce qu'il fallait pour les faire fuir - sans les tuer. Le temps était frais, comme pour tout hiver avancé, mais cela restait supportable. Les haleines se transformaient en vapeur, volutes évanescents qui montaient dans l'air avant de disparaître. L'ambiance était détendue, naturellement.

On parlait, on rigolait en un peu, mais pas trop fort. Les abords de la forêt, quoi que souvent fréquentés, s'étaient révélés pullulants de créatures diverses et variées : de l'Ebrom taquin jusqu'aux Malakoks un peu plus dangereux. Ca se demandait quel serait le prochain animal, et si la prochaine créature serait un animal. Ca se demandait aussi si le matériel apporté - des tentes, des cordes, des sardines, des aliments... - suffirait pour la population vivant dans le seul village des Marais.

Les Inondations des 4 derniers mois avaient fait souffrir ces quelques ermites (une centaine, 3 au plus) qui vivaient sur des demeures montées sur pilotis. L'hiver qui descendait était pour eux une chose affreuse : l'eau stagnante se transformerai d'abord en glace, puis gèlerai complètement, et sans outil pour percer la gangue dure, ils mourraient de fin avant la fin du mois. Sans compter sur le froid qui régnait là bas la nuit, presque aussi tranchant que celui des monts. L'humidité perpétuelle serai une plaie, qui transformerai les toux en tuberculose ou autre maladie tout aussi grave. Les quelques volontaires, probablement assoiffés d'aventure, étaient la dernière chance des "Maraisois", comme on les appelait.

En file indienne, ils cheminaient donc.


______


Si vous lisez ce message, c'est que vous êtes probablement attiré par ce scénario des marais. La cité a, via l'Atia, fait poster une annonce appelant les Volontaires pour secourir les "Maraisois", une bande d'ermites attachés à ce lieu d'eau stagnante, de bois putride... A cause des inondations ayant eu lieu quelques mois plus tôt, les habitants des Marais n'ont plus ni d'habitation, ni de matériel pour récolter leur nourriture. Vous êtes donc une petite troupe à marcher dans les marais, vers eux.
La question fondamentale est : mais que va-t-il se passer ? Je ne vous promets pas un scénario haletant et plein de suspence : juste de la castagne ; A 3 ou 4 contre un démon majeur de préférence, voila pourquoi vous avez votre chance.

Merci à tous !

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Rork Baruk
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MessageLun 11 Mai 2009 - 18:11

[Okay, je comptais faire intervenir rork un peu plus tard, mais je me dévoue pour lancer la danse ... qui me suit? ^^
Si personne dans le staff ne s'y oppose, ceux qui le désirent peuvent peut-être jouer un PNJ habitant/élève/vagabond qui se trouve à proximité de leur personnage, ça fera du monde. N'oubliez pas que les Démons ont liberté de tuer tout PNJ sur leur passage, contrairement à des "vrais" joueurs ^^]

* * *



"RAAAAATCHOUM!!"

"Tu ne peux pas éternuer moins fort, Rork?"

"Et pis quoi encore? C'est comme ça qu'on débouche la cheminée!"

"Crétin!"

L'échange de répliques venait de l'arrière de la colonne, au milieu des derniers rangs. Ceux qui venaient de se livrer à ce duel oral étaient deux des quelques Habitants venus accompagner le groupe. Non qu'ils soient particulièrement enchantés par l'idée d'une longue randonnée glaciale et humide, mais il y avait du monde qui avait vraiment besoin de l'aide apportée. Les Maraisois avaient beau s'obstiner à rester dans leurs marécages, ils confectionnaient nombre de choses utiles pour la Cité et ne méritaient pas d'être abandonnés en situation critique. Aussi s'étaient-ils mis en route pendant la nuit, avec le groupe.

L'un des deux personnages était un Elnihïn entre deux âges, probablement originaire de la tribu des forêts au vu de sa musculature puissante. Une masse de cheveux noirs entourait ses traits rudes, véritable crinière que jamais le peigne n'aurait pu dompter. Vêtu d'une armure de cuir ressortie pour l'occasion, il portait deux longues dagues à la ceinture, mais les outils qu'il transportait sur son dos témoignaient d'un métier plus pacifique que celui de manieur d'épées. Ce qui est juste, car ce gaillard portant fièrement le nom de Roman, n'est autre que l'un des charpentiers d'Elament. Sa voix mâle mais musicale retient un rire quand il échange une volée d'insultes avec son voisin de route.


Insultes tout à fait amicales, que le voisin en question ne prend pas mal, malgré la susceptibilité des siens. Car c'est un Nain qui chemine à côté du charpentier, et vous savez déjà son nom, il est inutile de mentionner de qui il s'agit. L'enchanteur, vêtu de ses habituels vêtements rudes et solides, porte sur le dos son fidèle marteau, Krôn, et le bouclier de métal qui l'accompagne. De plus, il porte en bandoulière une sorte d'énorme besace, à moitié aussi large que lui (ce qui signifie une contenance respectable). Lui aussi transporte de l'équipement propre à porter secours au peuple des Marais, mais il semble aussi traîner autre chose avec lui : un énorme rhume récolté on ne sait où. Aussi secoue-t-il fréquemment sa barbe, se mouche avec une sonorité de trompette où éternue avec une énergie digne de louange et un bruit digne d'un canon.

Pendant que les deux compagnons se disputent sans beaucoup d'énergie, le groupe s'éloigne des abords de la forêt Darke. Le sol se fait de plus en plus spongieux, traître, empli de fondrières. Ce n'est pas encore les marais dangereux où l'imprudent peut être englouti définitivement, mais cela n'empêche pas Roman de pousser soudain un juron qu'il vaut mieux ne pas relater. Une seconde d'inattention et il vient de s'enfoncer jusqu'au mollet dans une boue brunâtre. Fulminant, le charpentier retire sa jambe, dans un bruit de succion, et continue de jurer pendant une bonne minute. Quand la plus grande partie de son énervement est dissipée, il rejoint la colonne en quelques enjambées, pour s'apercevoir que Rork a disparu. Oh, il n'est pas bien loin, à quelques pas derrière, grimpé sur une pierre, à regarder derrière eux, vers la forêt Darke.

"Tu traînes, le Nain!"

Un instant encore, l'Enchanteur reste dans sa position, puis saute au bas de la pierre. De son pas chaloupé, pourtant plus rapide qu'il n'y paraît, il revient à la hauteur de Roman. D'un geste de la main, il indique que sa halte n'avait rien d'important. Pourtant, il ne réplique pas à la plaisanterie qui l'accueille, savoir que monter sur les pierres ne le ferait pas grandir. Derrière les épais sourcils, ses yeux gris sont soucieux. Qu'a-t-il vu, ou qu'a-t-il senti autour d'eux ou derrière eux? Craint-il d'alarmer inutilement son compagnon? Qui sait. Rork n'est pas bavard, et l'Elnihïm n'aime pas l'indiscrétion. Tous deux continuent donc de suivre la colonne, au milieu des roseaux et des marais.

Au bout de quelques minutes, le groupe ralentit. Deux des élèves à l'avant ont dû stopper pour regarder quelque chose - on les voit se pencher vers quelque chose sur la piste. Les deux derniers-de-file échangent un regard perplexe. Rork prend l'initiative la plus logique : se renseigner.

"Holà ! Devant! Qu'est-ce qu'il y a?"

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°~ L'Ultime Pouvoir est de Créer
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Melian
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MessageLun 11 Mai 2009 - 20:59

[Je suis désolé, je devais le faire, mais overbookée j'ai pas vu le temps passer excusez moi. Pour les élèves que j'ai contacté, vous pouvez venir hein bien sur ^^ les autres aussi mais attention, faudrait pas être trop nombreux, surtout si on à des PNJ (ce qui serait bien) merci]

Mais qui était la personne qui faisait tant de bruit... Ce n'était pas possible qu'ils soit tous encore en vie vu comment cet énergumène était bruyant. Melian dans son infini patience ne releva même pas et compatit sincèrement avec le pauvre être qui semblait bien malade. Elle, elle était agenouillée par terre, sur le côté afin de ne pas gêner les gens qui marchaient. Une jeune élève, une terra semblait s'être foulé la cheville et l'aqua faisait ce qu'elle pouvait pour soulager sa douleur.

Melian ne connaissait pas tout les élèves mais il lui semblait que la jeune fille était un ange, une terra donc. Ses petites ailes blanches contrastaient avec le vert de sa longue chevelure qui couvrait ses hanches avec élègance. Une première année, elle s'appelait Kallia. Hum... elle ne portait pas vraiment des vêtements d'occasion, ses vêtements blancs étaient... plutôt encrassés, de plus elle ne portait aucun paquetage...

L'ange était assise, les fesses par terre, ou plutôt dans la boue et se tenait la cheville en gémissant. Le sol commençait à se ramollir, il allait falloir redoubler d'attention. L'elfe leva les yeux vers les élèves qui marchaient, paisibles pour la plupart. Un genoux par terre la Teleri soulagea du mieux qu'elle put la foulure de la jeune ange avec son don. D'un œil hésitant, elle regarda son paquetage par terre, puis l'élève blessée... Une autre qu'elle aurait put dire à la jeune fille qu'elle se débrouille, mais pas l'elfe. Elle se pencha vers elle encore plus

"Allez, viens sur mon dos"
elle lui fit un clin d'œil malicieux et se tourna, à genoux dans la boue, s'enfonçant légérement. Elle pria Aqua que l'ange ne soit pas trop lourde, si elle devait porter le paquetage plus la jeune fille, elle ne ferait que ralentir la petite troupe.

Gênée, la blessée voulut protester, Melian la fit taire d'un geste "Accroche toi bien à mon cou par contre" Une fois fait, l'elfe entreprit de se relever... lentement mais surement. On ne pouvait pas dire que Melian avait une carrure d'athlète. Elle regarda le sac plein d'outil avec un doute dans les yeux. Heureusement, un homme serviable se détacha du reste du groupe et prit son paquet. Après l'avoir amplement remercié, elle commença à avancer, prestement mais en faisant attention à ou elle marchait. C'est qu'il valait mieux éviter de tomber vu l'état du sol. Si l'elfe avait pu se voir dans une glace, elle n'aurait pas trouvé le parterre si sale. Ses cheveux étaient attachés en une courte couette qui frappait régulièrement sa nuque mais une bonne quantité de boue était déjà mélangée à sa chevelure, ses vêtements à la base gris et bleu était couvert de taches, des taches dont l'elfe n'aurait sans doute pas voulut savoir l'origine.

Pourtant, à l'heure actuelle, elle s'en moquait. Le terrain était glissant, peu propice à la marche et encore moins au combat. A chaque pas, Melian sentait ses pieds déraper et s'enfoncer et le poids de l'élève qu'elle portait augmentait cela. Il lui aurait suffit d'user une nouvelle fois de son don pour faciliter leur déplacement mais la Teleri n'était pas tranquille. Il lui fallait veiller sur les élèves et pour cela, il ne fallait pas qu'elle épuise toute son énergie avant le moindre combat. Ses yeux d'elfe allaient de droite à gauche, se posant sur les enfants dont elle avait la charge. Si il y avait des pertes, comment pourrait elle expliquer cela? Non, Melian n'était pas tranquille. Trop calme, on n'avait vu aucun démon, pas même un larbin, rien. Étrangement la forêt habituellement si dangereuse c'était révélée seulement infesté d'animaux.

Plongée dans ses pensées peu agréables et en milieu de colonnes, un soupire s'échappa de sa gorge en voyant le groupe s'arrêter et une voix retentir. Ce qu'il y avait? Ça Melian n'en savait rien et avec Kallia sur le dos, il ne lui était pas aisé d'aller voir. Impatiente et inquiète, elle se trémoussa légérement, regarda à gauche et à droite, dissimulant assez ses émois pour ne pas inquiéter davantage les élèves présents. Une fois masculine mais jeune s'éleva

"Euuuuh... on sait pas trop... c'est bizarre ici"

Le sourcil droit de l'elfe se leva... En son for intérieur, Melian pensa pour la première fois d'un élève qu'il était bien empoté. Elle chercha des yeux le premier adulte qu'elle voyait. Une fois celui trouvé, elle le regarda et d'un signe de tête lui montra l'ange sur son dos

"Désolé je ne peux pas trop me déplacer, vous pourriez aller voir? Je ne sais pas si il y a d'autres adultes devant et si oui, je ne comprend pas qu'ils n'ai pas déjà réagit..." Elle sourit avec douceur et remercia gentiment la personne à qui elle avait parlé. Il ne restait plus qu'à attendre de voir ce dont il s'agissait...

[Libre à vous de décider si Melian s'adresse à vous ou non ^^]

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MessageMer 13 Mai 2009 - 8:21

[Dah Toutou à la rescousse !]


Mmh ? Aller voir ?

Elle la prenait pour un chien de course ? un chasseur ?
L'adulte qui se trouvait à proximité de l'elfe était un hybride, grand, mince voir maigre, sa chevelure paille tirant sur le blanc rivalisait de volume avec Roman, on pouvait apercevoir deux oreilles qui dépassaient de cette touffe. Le visage, dur et froid, avait une peau halé et des yeux au allure de vieux vins. Un os jaune dépassait se sa bouche, ou elle rongeait un os ouvertement. Oui elle, Inou était une femme, malgré les apparence, malgré sa maigreur et surtout son manque de formes féminine.
Elle portait un bustier rouge, son pantalon large et court de la même couleur et un vieux gilet mité, certainement trouvé dans la rue par terre. Inou n'était pas fine mouche, si elle trouvait quelque chose elle en était bien contente. Elle était pieds nus, on pouvait aisemment voir que ses ongles étaient en vérité des griffes et que les même se trouvaient à ses mains. Elle portait un large collier au pierres blanches et rouges et un petit anneaux doré se balançait sur le bout de son oreilles droite.

Inou aurait bien jurés et aboyer à la gueule de cette femme s'il n'y avait pas eut des enfants aux alentours. En un grognement perceptible et des sourcils encore un peu plus froncés qu'avant Inou fit un pas en avant et fut bloquer par l'attroupement des élèves qui les entouraient. L'hybride s'éclaircit la voix, aucune réaction, elle demanda alors pardon, histoire qu'ils l'entendent mieux et qu'ils se bougent le fion mais non rien. Inou serra les dents et l'on put entendre l'os qui se trouvait dans sa bouche se fendre sous la pression.
C'est alors que sans prévenir le véritable caractère de Inou explosa. Oui car jusqu'à présent on pouvait penser que c'était un jeune homme grognon et emmenner ici contre son gré mais c'était une erreur de penser ça :


"DEGAGEZ BANDE DE MERDEUX !!! 'VOYEZ PAS QUE J'ESSAIS DE PASSER ?!?"

Et oui, Inou était une femme au tempérament à l'image de son élément : sulfureux, explosif, dangereux. Sa voix était grave et enrouée, si peu vétue qu'elle était on pouvait penser que comme le nain derrière, elle était malade et sa gorge nouée, mais non, c'était sa voix normale. Inou ne tombait que très rarement malade.
Les élèves, d'un commun accord s'écartèrent tous et laissèrent ainsi passer l'hybride qui continua à ruminer. L'os dans sa bouche souffra t-il en silence. Une fois tout devant Inou observa. Elle était déjà venue ici plusieurs fois, la dernière fois elle était accompagnée de cet hybride géant, Marth. En tant que sentinnelles ils avaient du résoudre un stupide problème de rocher. Le spectacle qui s'offrait à elle était différents de la dernière fois : il y avait plus d'eau, le marais serait une vraie tourbière. Les maisons sur pilotis semblaient prêtes à s'affaissées sous leur propre poids à tous moments. Inou aurait pu gueuler contre la tête de file si son instintc ne lui avait pas envoyer un signal d'alarme : pas de bruits, aucun, aucun oiseaux, aucun souffle de vent, rien.
Elle se tourna vers la marée humaine qui était avec elle :


"La bonne nouvelle c'est qu'on a trouvé le village de marécages. La mauvaise c'est qu'il y a un truc qui cloche. On avance groupé et en silence je vous pris !"

Inou trotinna alors jusqu'au village sans attendre les autres. Elle n'avait rien sur le dos, injustice ? non, simplement qu'elle avait rien elle-même à part deux gosses à charge, bon s'ils les voulaient Inou les aurait donné sans problème...
L'hybride renifla l'air : pestinence, mort et maladie.
La chienne expira bruyamment par le nez et grogna.
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MessageSam 16 Mai 2009 - 16:56

Spoiler:
 
*°*°*°*°*°*°*°*°*

L'air était frais, léger et le souffle tranquille d'un soupir du vent venait parfois caresser les joues pâles de Coralline. Aussi curieux que cela puisse paraître, elle était sereine et marchait presque distraitement, suivant le groupe à bonne distance. Les discussions des uns et des autres ne l'intéressait fichtrement pas, pas plus que le sort de ces « maraisois » vers lesquels la petite troupe faisait route. Pourquoi, alors, se dirigeait-elle vers eux, l'altruisme n'étant décidément pas sa motivation première...?

Ses regards anthracites se perdaient ça et là, effleurant la ligne d'horizon ou se laissant bercer par les mouvements lénifiants des herbes jaunies par le froid. Elle s'amusait, de temps à autre, à geler les minuscules perles d'humidité accrochées aux feuillages et tendait mollement la main, recueillant la petite bille de verre dans sa paume. Pour un peu, à l'observer, on l'aurait comparée à Daïllïatel tant elle semblait distraite et pourtant. D'une oreille attentive, bien que totalement désintéressée, elle entendait les autres, devant. Qu'ils étaient bruyants, qu'ils étaient ennuyeux et malgré tout, qu'ils étaient susceptibles d'être utiles. Alors elle suivait, plus résignée de docile. Encore une fois, la question se posait. Les habitants des Marais ? Qu'est-ce que leur sort pouvait bien lui faire ?

Quelques semaines plus tôt à peine, elle était revenue à Elament après une longue absence. Près de six mois semblait-il. Partie en plein été, revenue en hiver... Elle avait du se réinscrire aux cours, la seule chose susceptible de l'intéresser encore, d'autant plus s'ils étaient dispensés par Ruby. Sait-on jamais. Et puis elle avait errer dans les ruelles, incapable de se décider sur quoi faire ensuite, jusqu'à se retrouver devant les portes de l'Atia. Oui, c'était vrai, elle avait tenu ce journal en son temps. Alors elle avait voulu savoir comment se débrouillait celui, ou celle, qui avait pris sa relève. Plutôt bien à vrai dire, même si cela la blessait d'admettre que l'on pouvait faire bien mieux qu'elle. Sa jalousie passagère s'était pourtant tue lorsqu'elle avait posé les yeux sur cet article...

Des démons ?

Et cette seule raison l'avait décidée. Une décision qu'elle s'apprêtait à regretter, lasse des palabres des autres, lorsqu'elle entendit une phrase, une seule. Enfin, ils étaient parvenus à mériter son attention. Un « truc qui cloche » ? Voilà qui devenait intéressant... Elle s'arrêta, jetant un coup d'œil circulaire sur le petit groupe très disparate. Ils étaient inquiets et elle ne pu retenir un sourire satisfait lorsque celle aux allures de chien galeux demanda de continuer leur chemin... en silence !
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Sappho
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MessageDim 17 Mai 2009 - 21:10

[ Deux jours après : La Chambre de la Folle, sa faux]

Le pire temps imaginable : humide, froid, boueux.
Le pire lieu imaginable : humide, froid, boueux.
La pire occasion imaginable : humide, froid, boueux.

Non décidèment, ça faisait trois mots en trop associés au même moment, au même endroit. Les Marais, en hiver, après des inondations. Le rêve pour une grenouille sans doute, mais pas pour une succube, ça c'était certain ! Il n'y avait vraiment rien de pire, pensez-vous ? Eh bien si. D'abord, imaginez une succube, endormie, bien, au calme. Bon. Maintenant, imaginez que son... disons supérieur, vienne la réveiller en sursaut, l'empêche de s'amuser, et l'envoie dans le pire endroit au monde : ici. C'est assez clair ? Et, comme ceci explique cela, ceci explique son état d'esprit : maussade. Vraiment, pourquoi elle ?

Et puis d'abord, pour quoi faire ? Comme si Raziel s'intéressait au sort des Marais... il parait qu'il y avait des habitants ici, enfin, peut-être en avait-elle déjà tué un, elle ne savait plus tellement... Non, c'était en rapport avec leur nouvelle "politique" d'harcèlement envers les habitants d'Elament. Nul doute que ces pauvres âmes sensibles accoureraient pour aider les quelques créatures de la surface vivant dans ce coin pomé... Franchement, qui voudrait vivre ici ? Qui sont les crétins qui ont décidé de s'installer ici ? Avec toutes ces inondations, il ne devait pas y avoir beaucoup de survivants...

En tout cas, Sappho se retrouvait là. Dans ce village fantôme. Littéralement. A part quelques miraculés, il n'y avait plus que malades ou morts dans ces Marais. Un véritable paradis. En parlant de paradis la gamine succube portait une jupe assez particulière : de sa taille, des os de vertèbre aiguisés et arrondis à souhait dessinaient le squelette de la jupe qui se terminait au dessus des genoux; ces os étaient reliés entre eux par un tissu souple couleur de sang. Elle portait un simple bustier en cuir rouge sombre (n'imaginez pas cependant la présence de poitrine, ce n'est qu'une enfant !). Avec ses chaussons-souliers noirs et ses cheveux en bataille, c'était une véritable représentation du chaos qui s'avançait dans le bourbier de ce foutu village. La sucette rose dans sa bouche ne faisait que contraster cette impression.

Pour le moment, les élamentiens n'étaient pas encore arrivés. Quant aux villageois, mieux valait les oublier : trop faible pour se défendre, pas assez important pour être pris en otage. Et puis, prendre des otages à l'agonie n'était pas vraiment rentable sur le long terme... Pouah, sa peau immaculée était toute tachée, des pieds aux mollets... Mais bon, l'atmosphère de mort et de perfidie qui régnait la soulageait presque. Presque. Embêtée pour ses souliers, la petite Sappho rentra dans les ténèbres accueillant et en sortit perchée sur une plate-forme branlante sur pilotis (quelle idée franchement de s'installer ici, z'avait pas plus dangereux encore comme installation ?).

Et c'était à ce moment qu'apparurent enfin les élamentiens. Du moins, les premiers. Comme ils étaient nombreux ! Pourrait-elle tous les anéantirent ? *Si c'est ce que Maître Raziel veut, alors je dois le faire ! Hihihi ça va être marrant !* Elle sortit sa sucette de sa bouche de sa main droite, et de l'autre fit un grand signe destiné à attirer l'attention des arrivant. Le sourire aux lèvres, ses dents pointues et blanches dévoilés, elle cria :


" Bonjour ! Bienvenue dans les Marais, destination de la mort et de la putréfaction ! Je suis Sappho, et serai votre guide durant votre visite. Au programme : bataille, défaite, mort et pourriture pour vous. J'espère que vous apprécierez... " Elle jeta un coup d'oeil à la première créature à être arrivée, celle qui avait grognée comme un animal, une hybride chienne, à en juger par son physique. " Et dites à votre toutou de se calmer, c'est pas sain de laisser son animal sans laisse ! "

Tout ça dis avec entrain et bonne humeur. Maintenant, elle se préparait à recevoir les premières attaques : verbales ou physiques, ou les deux. Elle paraissait inoffensive : elle n'avait pas d'arme sur elle ! Seulement ses dents et ses ongles ! Qui aurait pu deviner que une, elle contrôlait de mieux en mieux les ténèbres, et que deux, elle se battait de mieux en mieux avec sa faux, en réalité sa sucette ? Pas moi en tout cas.


EDIT Ruby : Les insultes sont autorisées.
EDIT moi : Mais euh... qui voudrait insulter une fillette sans défense ? -_- Bon ok ok, lâchez-vous bande de sauvage...

_________________________________________________________



Dernière édition par Sappho le Lun 4 Jan 2010 - 20:18, édité 1 fois
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MessageJeu 21 Mai 2009 - 16:48

Ca sent l’air humide, par ici. La lagune ne devrait plus être très loin.

Même si le plus humble des paysans se doutait que jamais de l’eau courante ait pu être aussi malodorante, Ahomirë – qui n’était, n’est et ne sera probablement jamais un humble paysan – ne se doutait de rien.

* Il ne fait aucun doute que c’est l’odeur de Gueule-De-Sang, se disait le Soquior, même si ses souvenirs flumait un tantinet meilleur, et surtout, pas pareil. Les charmes de l’artifice, à tous les coups ! *

Toujours est il que le jeune démon survolait depuis une petite minute le début des marais, et que ca sniffait vraiment pas bon. Et puis, au loin, sur sa droite, il aperçut une colonne de lumières, qui semblaient bouger. Intrigué, il vira sur l’aile dans un sifflement quasi inaudible, et, usant de Chaos, accéléra légèrement la gravité qui l’affectait et déploya ses ailes, augmentant ainsi un peu sa vitesse. Il relâcha sa magie, qui lui avait simplement permis d’aller plus vite, et, après quelques vingt secondes de vol, rangea ses ailes dans son dos, inversa pendant une seconde la gravité, toujours pour sa simple personne, se faisant donc tomber vers le haut, et la rétablissant, afin d’atterrir, tranquillement et silencieusement, sur ses pieds, à une dizaine de mètres de la colonne de torches. Il se baissa. Un observateur lambda n’aurait rien remarqué a la scène, Ahomirë étant presque entièrement de noir vêtu, de même que sa peau et le ciel étaient noirs. Seuls, peut être, les cheveux ou les yeux luisants du démon auraient pu le trahir.

Trois secondes, il attendit que ses yeux s’acclimatent à la lumière des torches.

Alors, ceux qu’il prenait pour des habitants tout a fait normaux des marais révélèrent leur vraie nature aux yeux do Soquior. Jamais pareille procession n’aurait été possible si tous ces êtres n’avaient eu de point commun. En effet, dans le rang de ceux qui marchaient se côtoyaient moult créatures magiques, du nain à l’elfe, de l’hybride à l’ange. L’adrénaline, mêlée de haine, envahit les veines du jeune démon. Il aurait voulu tous les tuer. Il s’apprêtait d’ailleurs à invoquer ses meilleurs insectes, quand, au dessus du bruit ambiant généré par les pas et les paroles de la procession, s’éleva une voix, enfantine, mais intrinsèquement maléfique.


« Bonjour ! Bienvenue dans les Marais, destination de la mort et de la putréfaction ! Je suis Sappho, et serai votre guide durant votre visite. Au programme : bataille, défaite, mort et pourriture pour vous. J'espère que vous apprécierez... Et dites à votre toutou de se calmer, c'est pas sain de laisser son animal sans laisse ! »

En fait, la voix, plus que juvénile, était surtout royalement hautaine. Un coup d’œil, et le fautif était identifié. La fautive, en fait. C’était une jeune fille, qui avait tout d’une démone. Ahomirë laissa donc son sort d’invocation en suspens, et attendit de voir ce qui allait se passer.

Il comprenait pourquoi Gueule-De-Sang lui avait dit de venir.
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Rork Baruk
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MessageMar 26 Mai 2009 - 10:40



Ce qui devait arriver, arriva. La procession stoppa net à la rencontre d'un personnage étrange. Si Rork ne le décrit pas et ne vous donne pas son avis dessus, c'est parce que ni Sappho ni lui ne brillent par leur nombre de centimètres, et qu'il y a une trentaine de personnes entre eux deux. Autant dire qu'il ne vit rien, mais le flottement dans la colonne se chargea de le renseigner.

"Des cornus" grommela Rork à voix basse. "Y'en a sûrement d'autres."

A côté de lui, l'Elnihïm hocha la tête, le regard fixé sur l'avant de la colonne. Rork se baissa et posa sa patte de Nain sur le sol. Fermant les yeux, il prit une profonde inspiration. Il banda sa volonté, patienta une seconde et la libéra. Avec un son de cloche, très grave, une sorte d'onde invisible se propagea dans le sol, en cercles concentriques. Les yeux toujours fermés, Rork laissa son esprit se répandre dans la terre, longer les lignes invisibles qui le parcouraient. On croyait souvent que les Aeras étaient les plus doués pour ressentir les présences. Erreur : chaque Elément avait des côtés plus accessibles que d'autres, mais en les maîtrisant, on découvrait qu'ils étaient moins différents qu'il n'y paraissait. Les magiciens Terras pouvaient également être des êtres extrêmement sensibles à ce qui se passait à la surface du monde. Les gens pensaient souvent à dissimuler leurs gestes et à ne rien heurter, mais peu savaient, par exemple, que chaque pas résonnait très loin dans la terre. Avec rapidité, Rork identifia la troupe d'Elament, la présence de l'étrange gamine, le "bruit" léger de quelques survivants, dans les cahuttes. Il laissa l'onde s'élargir. Un crapeau-buffle au loin ... était-ce tout? La zone à couvrir étant plus grande, il perdait en acuité. Il finit néanmoins par trouver ce qu'il cherchait. Ou du moins, une direction générale. Il y avait quelque chose sur sa gauche. Quelque chose de dissonant qui ressemblait de près à une présence démoniaque.

Relevant la tête, Rork examina attentivement la pénombre environnante. Là-bas. Il ne l'aurait sans doute pas remarqué en temps normal, mais il apercevait soudain que cette tache claire devait être une chevelure, et ces deux points brillants, des yeux qui guettaient la colonne.

Le Nain n'hésita pas plus longtemps. Au vu des paroles provocantes de la gamine démone, elle ne tarderait pas à s'attirer la colère de plusieurs magiciens (surtout la femme aux oreilles canines, ou il se faisait des tresses à la barbe). De ce côté là, elle était surveillée. En revanche, le guetteur silencieux - lui était dangereux. Dissimulé par la haute silhouette de Roman, Rork porta la main à son dos et en retira Krôn, son marteau de combat, attaché à sa chaîne. En bon creuseurs d'abîmes, les siens redoutaient les choses tapies dans l'ombre, toujours plus à redouter que celles qui se montrent au grand jour. Il ne restait qu'une chose à faire. Les pourparlers n'était pas à l'ordre du jour.

Quelques secondes plus tard, quelque chose fendit l'air, dans un sifflement sinistre. Dans une gerbe d'éclaboussures, un lourd projectile vint frapper le sol spongieux, soulevant un geyser de vase et manquant Ahomirë d'un cheveu.

De son pas chaloupé, Rork se détacha de la colonne, suivi de près par son compagnon Elnihïm. Tirant sur la chaîne de métal, Rork récupéra son arme, qu'il venait d'expédier à travers les airs, et le fit tournoyer au bout de sa chaîne. Se présenter? Mais bien sûr! Ça s'appelle de la politesse, et les Nains ne s'en servent que quand ils ont des bonnes raisons de le faire.

En guise de bonjour, c'est un marteau de plusieurs dizaines de kilos qui vient d'être relancé contre le Démon. Salutations musclées, messieurs les gêneurs.

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Dernière édition par Rork Baruk le Mar 26 Mai 2009 - 14:25, édité 1 fois
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Melian
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MessageMar 26 Mai 2009 - 12:19

[Autorisation bien sur de tuer l'ange que Melian porte sur son dos!]

L'elfe secoua la tête amusée... L'hybride aboyé beaucoup mais il n'avait pas l'air de mordre. Un sourire soulagée s'affiche sur le visage de la Teleri, elle n'avait pas à abandonner la petite Ange qu'elle portait, l'hybride allait voir. Elle ne remercia du regard et jeta un œil à sa protégée.

"Tu vas bien?"


Elle hocha la tête "Oui... Mais j'ai peur"

Melian resserra sa prise sur elle afin de la rassurer, elle n'allait pas l'abandonner, la Teleri ferait ce qu'elle pourrait pour la protéger, pour protéger les Elamentiens présents. Était ce bien raisonnable de partir comme cela, d'emmener en pleins dans la gueule du loup des jeunes personne? Hum, il était un peu tard pour se poser toutes ses questions, de plus c'était son rôle que d'accepter les ordres que l'école lui transmettaient. Sur ses garde, gênée d'être à l'arrière, elle écouta avec attention les bruits aux alentours. Elle entendit l'hybride prévenir de quelque chose, quoi? Elle ne savait pas mais quelque chose clochait. Bien, il faudrait avancer sans bruit mais serait ce suffisant?

Avec peine, la Teleri leva un pied puis l'autre et avança, sans bruit, serrant contre son dos la jeune élève. Pourtant, ses craintes furent vite confirmées. La compagnie stoppa et le cœur de l'Elfe bondit dans sa poitrine, Dieux, que se passait il? Oh la question ne resta pas en suspend bien longtemps, une voix... Oh une voix agaçante qui en disait long sur la chose qui parlait... Melian serra l'ange sur elle, et avança d'un pas décidé en demandant avec gentillesse aux élèves qui commençaient à paniquer de se pousser et de se calmer. Elle ne vit pas à l'arrière le nain et son compagnon entamer un jeu dangereux avec un autre démon... Petit à petit elle arriva en tête de colonne, avant de dépasser les derniers élèves elle déposa avec douceur sa protégée sur le sol

"Prenez soin d'elle et de vous"

Elle avança d'un pas et regarda sans peur aucune la petite fille devant elle

"Bienvenue? C'est à nous de vous dire ça jeune fille, car c'est vous qui n'êtes pas chez vous. Vous devriez repartir, rentrer chez vous"
Son ton n'était pas menaçant, son expression n'était pas agressive, elle ne faisait que conseiller à l'enfant démon de repartir. La Teleri, si menue et frêle, trempée de boue, sale et mouillée, ne voulait pour le moment aucun mal au démon, pourtant, bien que cela soit imperceptible, en elle bouillait la puissance de l'eau, des vagues de puissance parcouraient ses veines, elle était prête, elle ne mettrait que quelques secondes à réagir. Oui elle était prête, elle avait confiance en les Dieux, elle avait confiance en son pouvoir et elle n'était pas seule. Les élèves comptaient sur elle, la petite Ange comptait sur elle... Elle ne pouvait faiblir, elle ne faiblirai pas. Plus assurée que jamais, elle enfonça ses pieds dans la boue. L'eau était partout, Melian n'aurait aucun mal à se battre sur le terrain mais les élèves si, elle avait bien fait d'économiser son énergie.

"Vous devriez repartir..."
répéta t-elle... "maintenant..."

Spoiler:
 

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MessageLun 1 Juin 2009 - 12:32

Elle était toujours à l'écart du groupe, refusant obstinément de s'y mêler, lorsqu'elle entendit à son tour la voix égrillarde de la gamine, devant. Comme une main froide et sournoise, un début de crainte s'était resserrée autour de Coralline. Des paroles prononcées, elle n'avait retenu que l'intention : celle de provoquer. Voilà ce qu'elle était venue chercher et qu'elle craignait à la fois. Aussitôt, toute distraction s'envola pour laisser place à la concentration. Elle devait se montrer méfiante, ses dernières expériences avec ces sales bestioles que l'on nomme Démons n'ayant pas réellement été une partie de plaisir. Elle inspira doucement, tenta de chasser la tension qu'elle sentait s'immiscer en elle. Pas tout de suite. Elle voulait observer, écouter, voir.

Un silence étonné s'était installé après que la chose ai parlé, mais il fut rapidement interrompu par un sifflement, là, juste devant. Une arme peu commune avait été lancée et s'était abattue au sol avec une telle force que le sol avait vibré comme la peau d'un tambour, chatouillant la plante des pieds nus de la jeune Nymphe. Suivant la trajectoire improbable du projectile, Coralline remarqua enfin Ahomirë, ou du mons sa silhouette, ombre froide dans la nuit. Certes, elle ne distinguait pas grand chose, mais un fait était certain : il n'était pas l'auteur de la petite voix de sale gosse entendu plus tôt. Deux ? Et combien encore ?

Un bref coup d'œil circulaire lui permit d'évaluer de la meilleure attitude à adopter. Le Nain, au bout de la chaîne, lui plaisait bien. Il ne parlait pas trop, c'était reposant. En revanche, il n'hésitait pas à agir, certes de manière inconsidérée, mais peu importait. Et puis, plus que tout encore, Coralline était attiré par cette même petite lueur qu'elle distinguait, dansant devant ses yeux sombre : la puissance. Pour sûr, il était petit, risquait à tout moment de marcher sur sa barbe, mais il dégageait ce que la petite Nymphe avait toujours aimé. Alors elle se détacha et alla rejoindre Rork silencieusement.
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MessageMer 3 Juin 2009 - 7:11

Doucement, très doucement. Il ne s'agirait pas de tomber dans une tourbière ou dans l'eau. Heureusement que la chair manquante sur le corps de Labiatta ne pesait rien. La drewoor ne voulaient pas imaginer ce que leur escapade aurait donner si elles avaient eut de la viande sur le corps.

L'aube n'allait plus tarder. La drewoor devaient se dépêcher si elles ne voulaient pas être surprise par l'astre solaire. L'eau avait tendance à renvoyer les rayons de tous coté, et les demoiselles se retrouveraient rapidement brûlées vive. Bon certes la lézarde ne craignait plus rien mais l'humaine était encore un peu fragile de ce coté là. Essorant ses cheveux, Labiatta s'arrêtèrent soudain : une voix ou même plusieurs. La drewoor pensaient alors à une quelconque civilisation avec des maisons, des toits qui abritaient de la lumière. Les deux corps se mirent alors en route paisiblement, elles avaient déjà chasser et leur ventre était pleins... Jusqu'à demain.
Quelques minutes plus tard Labiatta arrivèrent près d'un petit village sur pilotis, le confort avait l'air d'y être sommaire. Mais la drewoor, loin de faire la fine bouche, s'approcha d'une maison assez grande pour contenir ses deux corps et frappa le bois humide, s'écartant de la porte, la drewoor lézarde attendit. Lorsque l'individu ouvrit Labiatta humaine l'empoigna par le col et le jeta au loin. La silouhette féminine entra ensuite par la porte et regarda à l'intérieur et chassa le reste des habitants qui s'y trouvaient.
Cette pauvre famille, effrayé se dépêcha de prévenir le reste des villageois, rapidement le village fut abandonné. Quels idiots, Labiatta n'avaient besoin que d'une petite maison.

Quelques craquement et torsions plus tard Labiatta somnolaient paisiblement. Lorsque l'aube pointa le bout de ses rayons, les deux corps était aussi froid que des cadavres. Ils auraient pu le rester s'il n'y avait pas eut d'autre voix pour les réveiller. L'humaine s'étira, la lézarde ne pouvant guère bouger dans cet endroit exiguë. Labiatta se regarda aller vers la porte d'un pas houleux, pas encore très bien réveiller la demoiselle. La blonde passe un bout de visage hors de la maisonnette pour voir se qui s'y passait. À cause de la lumière déjà présente elle ne pouvait pas aller bien loin. Aussi se contenta t-elle d'apercevoir une petite démone faire face à un tas d'habitants. Bah qu'importe, elles avaient déjà bien mangé cette nuit.
Labiatta retourna avec sa compagne et se lova entre ses mâchoires, l'endroit qu'elle préférait pour dormir. Espérons juste qu'ils ne feront pas trop de bruit dehors.
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Sappho
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MessageMer 3 Juin 2009 - 19:18

Waouh, c'est que les Marais attiraient du monde ! D'abord, elle sentit - et vit - un nouveau démon. Quelque Soquior ou incube se baladait à l'arrière de la file d'habitants. Elle ne le connaissait, et en même temps, elle ne connaissait pas tout les démons des Enfers et se fichait royalement de savoir qu'un tel était envoyé ici ou là ou que celui là s'appelait Terdin ou Oros... Franchement, quelle importance ? Elle n'avait besoin que de son nom, de celui de ses supérieurs et de quelques démons intéressants. Alors n'allez pas l'enquiquiner avec des noms saugrenus ! Voilà, ça c'était dit. En parlant de choses faites, il y avait un sacré excité derrière : envoyé un marteau à la face d'un démon, c'était classe ! Ce démon stupide avait dû avoir très chaud... Pauvre petit. Qui que ce soit, il pourrait peut-être l'aider... Mais... un seconde... S'il l'aide, alors, Sappho aura moins de personnes à tuer ??

Mais passons les détails (ça, un détail ? Le fait de ne pas pouvoir tuer à souhait, un détail ? Espèce de narrateur à la *** !!) ... Passons les importants détails donc, car quelqu'un venait de lui parlait. Elle s'était avancée, sorte d'elfe quelconque... Et puis, elle lui avait adressé la parole, à elle, petite Sappho. Se sentant concernée par les propos de ce nuisible, la petite succube pencha la tête de côté, comme si elle pesait le pour et le contre. Après que l'élamentienne eut réitéré son conseil, la naine répondit enfin : elle tira la langue et fit une grimace. Bah quoi ? Vous vous attendiez à quoi ? Enfin, elle répondit oralement tout de même, parce qu'elle était un minimum civilisée (pour un démon) :


" T'es drôle toi ! J'ai plus rien pour m'amuser chez moi, comme tu dis ! Tout mes prisonniers, je les ai tués... Et pis j'ai pas envie de repartir, et d'abord t'es pas ma mère, tu me dis pas ce que je dois faire, nananère !"

Silence. Preuve incontestable de sa puérilité. Le temps que ce qu'elle venait dire parvienne aux oreilles puis aux cerveaux, et enfin que le sens de ses paroles devienne clair, il fallut bien une bonne minute ! (noté tout de même la rime en -ère, comme quoi, même les pires démons sont poètes !) Sappho regarda attentivement la masse agressive d'élamentiens : certains, au mot "prisonnier" s'étaient soudain tendus, d'autres avaient avancés de quelques pas, sans doute bientôt, ils allaient l'attaquer : trop de provocations suffit à les mettre à bout. Encore un mot malencontreux, et les premiers se jetteraient sur elle ! Tant mieux, tout ce blablatage avait le don de l'ennuyer. De plus, elle avait cru percevoir une autre présence démoniaque. Mais à vrai dire, elle n'en savait rien, et si c'était fondé, cette présence était particulièrement tenue.

Allez, il était temps de lâcher les bêtes. Ne laissant pas le temps à d'éventuels répliques (mais que voulez vous répliquer à ses enfantillages ?), elle ria, et lança :


"C'est pas tout ça, mais j'en ai assez d'attendre... Moi je veux un peu de massacre ! Et moi, petite Sappho, ai déjà décidé de ma première victime !"

Clin d'œil à la l'elfe. Mais non, ce n'était pas elle. Peut-être que des élamentiens se sont jetés sur elle, elle n'avait pas vu : à la fin de sa phrase, elle s'était engouffrée dans une porte de ténèbres. A peine entrée, elle en sortit mais pas n'importe où. Elle avait remarqué une ange blessée dans les rangs des habitants, or, elle raffolait des anges ! Elle apparut juste dans son dos, l'attrapa et se laissa glisser dans les ténèbres pour en ressortir un peu plus loin, sur une plate forme en bois au niveau du sol, l'ange avec elle. Elle était trop grande pour la maintenir debout, alors la petite l'obligea à s'asseoir en appuyant de ses ongles allongés sur sa jugulaire. Maintenant à genoux, Sappho ne la dépassait toujours pas de beaucoup, mais c'était suffisant comme marge de manœuvre. Bizarrement, elle tenait sa sucette plaquée contre la poitrine de l'ange, son autre main toujours appuyée contre sa gorge, les ongles sortis. Elle se baissa pour murmurer à l'oreille de la pauvre créature :

" Alors, ça fait quoi d'être à ma merci ? Je manque toujours de témoignages moi ! Je dois être un peu trop rapide pour tuer, hihihi... "

La jeune fille ne répondit même pas, tétanisée qu'elle était. Bref, d'aucune utilité. Surtout que, si elle la gardait trop longtemps entre ses griffes, les élamentiens trouveraient le moyen de la libérer... Bref, autant la tuer immédiatement. Et par la même occasion, exposer à la face de ces maudites créatures de la surface sa supériorité et son arme. Un sourire carnassier annonciateur étira ses traits, mais personne ne put la retenir alors qu'elle murmurait un joyeux "adieu" : pas un geste n'annonça ce meurtre. Sa sucette devint faux, comme si elle l'avait toujours été.[Âmes sensibles, veuillez passer au paragraphe suivant !] Et la faux transperça l'ange aussi facilement qu'on enfoncerait un couteau dans du beurre. L'horrible bruit de craquement laissa la place à un ultime soupir, puis plus rien. Morte. Morte. Morte.

L'ange s'écroula, laissant place à la meurtrière, exaltée. La faux dans sa main ne faisait qu'accentuer sa folie et sa noirceur. Qu'allaient-ils faire maintenant qu'un tapis de plumes angéliques recouvrait leur camarade ? En parlant de plumes...


" J'adore les plumes d'anges, ça fera un oreiller parfaitement moelleux !"

Et paf, un dernier pique démoniaque. Cette fois, même le plus désintéressé et blasé de cette bande de justiciers ne pouvait pas ne pas l'attaquer.

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Melian
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MessageMar 7 Juil 2009 - 11:55

[pas de réponses, je réponds donc ça fera avancer les choses :/ si il fallait pas dites le je supprimerai et si besoin faite le savoir au staff, on enverra le compte pnj démon]

Melian était confiante. Ce n'était qu'une petite fille, un démon, certes, mais incroyablement ridicule, une gamine... C'est cette confiance en ces capacités que Melian regrettera par la suite. Elle regarda l'enfant lui répondre, essayant d'énerver les habitants autours d'elle. Cela semblait marcher mais l'ironie et les piques d'agressivité, l'Elfe n'en avait cure. Elle était assez paisible pour ne pas s'énerver pour si peu. Il lui en fallait plus, beaucoup plus. Par contre ses camarades autours d'elle semblait près à en démordre. Ne jamais donner le premier coup, toujours attendre que l'adversaire face preuve de violence, Melian s'en était toujours sortit ainsi. Dans une seule riposte, concentrer toute la violence du coup de l'autre pour lui renvoyer de pleins fouet... L'Elfe œuvrait comme cela. Pensive, le visage doux, elle écouta ce que l'enfant avait a lui dire. Pas sa mère? Non, certes non, les Dieux l'en gardent, mais si elle n'était pas celle qui lui avait donné la vie, elle serait peut être celle qui lui ôterait si elle n'avait pas le choix.

Melian tendit une main en arrière, faisant signe à ses compagnons de ne pas s'agacer inutilement. Elle allait leur dire que ce n'était que des mots qu'il ne fallait y prendre garde lorsque la démone repris. A ses mots, Melian se tendit légérement, concentrant dans cette mains la puissance de l'eau. Avec l'humidité environnante, elle n'aurait aucun mal à créer un bouclier si l'enfant fondait sur eux. Le clin d'œil finit de la convaincre, elle allait lancer son sort lorsqu'elle vit la porte noire s'ouvrirent. Oh... Elle n'avait pas pensé à ça. Elle se retourna violemment, cherchant du regard l'autre porte, n'ayant que le temps d'apercevoir l'ange blessée disparaitre avec elle dans la noirceur des ténèbres...

*Non...*

Dans un réflexe stupide, elle courut à l'endroit ou sa protégée se trouvait quelques secondes auparavant. Melian serra les dents et chercha les deux jeunes filles du regards. Elle entendit un cri, elle se retourna. Sur une plateforme, plus loin, l'Ange était assise devant la démone, les yeux larmoyants, elle suppliait du regard les Elamentiens. Melian fit quelques pas en avant, se mordit l'intérieur de la lèvre... Sappho ayant l'air occupé, l'Elfe approcha. Puis, tout alla très vite, trop vite. Melian n'entendit que le bruit de craquement sinistre des os contre la faux qui venait d'apparaitre. Elle écarquilla les yeux de stupeur...

Deux grosses larmes coulèrent le long de ses joues, deux larmes salées, qui peut à peut grossir et vinrent englober le corps de l'Elfe. Recouverte d'une très fine pellicule d'eau qui lui obéissait au doigt et à l'œil, elle possédait ainsi une armure merveilleusement efficace bien que paraissant fragile. Melian se campa sur ses positions, plantant ses pieds dans la boue, elle sentait l'humidité ambiante vibrer en même temps qu'elle. Elle ferma les yeux un instant, l'eau était partout et l'Elfe était à présent en parfaite harmonie avec cette dernière. En rouvrant les yeux elle sourit doucement, regarda les habitants à ces côtés. Elle connaissait son pouvoir, les ténèbres et son arme. Bien, à présent qu'elle s'était découverte aux yeux de tous, finit les surprise. Sournoisement, Melian infiltra sa conscience dans la boue, l'eau qui la composait. Calmement, elle se concentra sur l'endroit ou la petite peste se trouvait... Bien, tout était en place. Qu'elle bouge à présent, le moindre petit doigt et Melian le saurait...

Un nouveau sourire éclaira le visage de l'Elfe, moins franc, plus... inquiétant qu'à l'accoutumée. La dose d'eau présente lui donnait un avantage certains, elle n'aurait pas à dépenser bêtement de l'énergie pour en créer.

"Nous allons jouer petite fille... Nous allons jouer à "évite moi si tu le peux"

Avant même qu'elle ai finit sa phrase 5 tentacules d'eaux entourèrent la démone et fauchèrent l'endroit ou elle se trouvait, écrasant boue, plante si il y en avait, réduisant à l'état d'épine la plateforme de bois et peut être même la petite Sappho qui sait. Pendant cela, le corps de l'Ange, sans vie, fut ramené à elle par une légère brise. Un aera sans doute... Elle fut déposé plus loin, légérement en retrait des combats alors que Melian regardait si le bruit de succion venait de la boue ou du corps de la démone, écrasé et démembré par son attaque bien qu'elle en doutait.

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Rork Baruk
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MessageMer 8 Juil 2009 - 9:14

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A l'arrière de la colonne, un fracas retentissant et un nouveau geyser de terre annonça que le marteau de Rork avait atteint son objectif. Ou plus exactement, l'avait manqué de peu. Le démon qu'il visait avait bougé de quelques centimètres seulement, juste assez pour éviter la masse d'acier, dont le courant d'air souleva ses mèches en rasant son crâne. Rork eut un tic d'agacement au coin des lèvres. Ce cornu était rapide, plus que rapide. Il égalait probablement un Aera en vitesse de déplacement. Un Soquior, sans doute.

Un coup dans l'eau? Peut-être pas. Le marteau du Nain n'était pas seulement une arme au sens strict du terme, c'était aussi un objet chargé de magie. Il avait passé de nombreuses semaines à le façonner, patiemment, minutieusement, inscrivant dans le métal les runes minuscules qui fixaient la magie, les gravant sur la surface et dans la masse de la chaîne, y traçant les centaines de lignes nécessaires, une par une. Ce travail de longue haleine était cependant récompensé. Dans la fraction de seconde qui suivit, juste avnt que l'arme ne touche le sol, le Nain relâcha dans la chaîne la plus forte décharge de magie qu'il pouvait produire.

La chaîne s'irisa d'une sorte de halo indistinct, qui remonta les maillons à la vitesse de l'éclair et rejoignit la masse à la seconde précise où celle-ci frappait le sol derrière Ahomirë. Une onde de choc brutale s'épanouit depuis le point d'impact, dans toutes les directions, produisant un puissant son de gong. L'arbre le plus proche fut littéralement soufflé, voyant toutes ses feuilles arrachées, les buissons les plus proches déracinés, et Ahomirë renversé net par l'onde de choc. Rork ramena son arme d'un mouvement du bras, faisant tournoyer la masse au-dessus de sa tête.

"On lui règle son compte!"

Il tourna un instant la tête vers la droite, alerté par les vibrations d'un pas venan dans sa direction. Léger, rapide. La vision de l'arrivante fit plisser les paupières à Rork. Cette fille... il l'avait déjà vue une fois. Une nuit à la Cité, une de ces innombrables fins de soirées où il avait déjà bien bu. Rentrant chez lui aux petes heures du matin, enroulé dans son manteau à capuchon et titubant un peu, il s'était heurté à une silhouette à peine plus grande que lui, au détour d'une rue non loin de la Fontaine Cryselle. Le souvenir était embrumé par l'alcool, mais il se souvenait des longs cheveux, du jeune visage, mais surtout les yeux. Leur échange de regard n'avait duré qu'une fraction de seconde, le temps qu'elle lance une insulte particulièrement grossière et continue sa route. Mais ce regard l'avait frappé comme une mèche de fouet. La plupart des gens sont irrités ou amusés de croiser un ivrogne, mais dans les prunelles de cette adolescente, cela avait été de la haine. Pure, violente, presque démente.

Rork avait croisé de nombreux coupe-jarrets dans sa carrière de coureur de tavernes, mais peu l'avaient vraiment impressionné. Pourtant, ce soir-là, il n'avait pas pu s'empêcher de regarder quelques fois derrière lui, et de vérifier si sa porte était correctement fermée. L'alcool qui lui embrumait les sens avait probablement renforcé cette situation, mais il en gardait un mauvais souvenir...

Ce ne fut qu'un instant de flottement chez le nain, mais un instant de trop. Un cri d'avertissement de son comapgnon Elnihïm le fit revenir sur terre - trop tard. Au moment où il reportait son attention sur le démon, celui-ci avait bondi sur ses pieds, et avec agilité, avait bondi derrière les troncs, se perdant dans la nuit. Voyant son coup manqué, il avait probablement préféré prendre la fuite, quitte à ressurgir bientôt. Ils venaient de manquer une belle occasion de se débarasser d'un adversaire. De rage, Rork lança son marteau à terre et exhala un chapelet de jurons particulièrement colorés, même du point de vue d'un Nain. Il ne se rendit absolument pas compte que son énervement avait quelque chose de grotesque. Lui-même ne se trouvait pas extrêmement convaincant, mais jurer et tempêter était une excellente façon de calmer ses nerfs, généralement sur le ou la première venue. Roman, habitué à essuyer des bordées de jurons de la part de son conpagnon, se contenta de laisser passer l'orage en dissimulant à grand-peine son sourire.

"Celui-là comptait sur l'effet d'surprise" finit par grogner Rork à l'adresse de ceux qui l'entouraient. "On devrait rejoindre les autres, mais on fait gaffe, y'pourrait rev'nir."

Rechargeant son marteau sur son épaule, le Nain s'apprêta à se mettre en route, mais ne put s'empêcher de décharger ce qui lui restait de mauvaise humeur sur celle qu'il estimait - bien à tort - responsable de sa gaffe.

"Et toi, t'es là pour faire la sieste? Tu attends quoi? Que je vienne te fabriquer un landeau?"

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MessageJeu 9 Juil 2009 - 6:52

Ca avait été rapide...

L'ange était morte. Inou avait regardé la gamine la tuer. Elle n'avait rien fait. Pourquoi ? Parce qu'elle ne voulait pas donner raisons à cette sale petite garce. Inou était capable de rester parfaitement calme parfois...
Parfois...

Courbant ses jambes et se rua vers la maisons où était perchée la démone. Les tentacules d'eau ne la gènait pas, elle n'était pas un chat et quitte à être mouillée autant que ce soit pour de bon.
Soudain, une odeur. Les habitant purent voir la folle hybride s'arrêter quasi instantanement : une odeur de mort, de cadavres. Y'avait-il d'autres morts ? La gamine avait-elle déjà fait le ménage ? Inou se rappella alors que leur mission première était d'aider les villageois. Elle repartit donc mais en direction de cette odeur, appellant quelques habitants à venir avec elle.
Guidée par son odorat elle trouva rapidement la maison d'où venait la puanteur. Elle monta sur la maison, celle-ci grinça sous le poids des explorateurs, ya pas à dire : les maisons sur pilotis c'est casse-gueule.
Tandis qu'un elfe bandait son arc et que les autres préparaient leurs pouvoirs. Inou poussa la porte.

Le spectacle était assez spécial : Une femme, blonde, se trouvait logée entre les machoires d'une squelette immense de lézard. Le petit monde présent ne savait pas quoi faire. Inou, elle, analysait. L'odeur de mort venait clairement de cette créature. Sans doute le squelette. L'hybride s'avança, tendis la main pour toucher la blonde, vérifier qu'elle ne soit pas morte.
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Sappho
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MessageSam 11 Juil 2009 - 20:53

Spoiler:
 

Super, un nouveau jeu ! Sappho adorait les nouveaux jeux, surtout quand elle ne les connaissait pas. "Évite moi, si tu le peux"... Un peu, mon neveu, qu'elle allait t'éviter ! Enfin, sur le coup, lorsque les tentacules d'eau boueuses approchèrent à une vitesse inquiétante, la succube ne comprit pas très bien ce phénomène... Alors c'était ça, les pouvoirs élémentaires ? Elle ne s'y attendait pas. Et ce fut par pur réflexe qu'elle tendit sa main gauche devant elle et créa une sorte de bouclier de ténèbres, qui en vérité, n'était qu'une réutilisation de ses portes noirs. L'eau ne l'atteignit pas, elle fut dévier ou bien aspirer par les portes, Sappho ne put le vérifier avec certitude. Mais une chose était certaine : ce marais n'était décidément pas le meilleur endroit pour combattre des élamentiens ! L'eau, la terre, le vent ou le feu... Tous ou presque y trouveraient un avantage ! Avec l'aube se profilait un nouvel handicape pour la petite démone.

Remarquez, la bataille n'en sera que plus intéressante, follement excitante ! Elle commençait à s'ennuyer au fond des Enfers, de toute manière... Et puis, comment des créatures qui fuyaient la morts comme la peste pouvaient la vaincre, elle qui aimait la mort ? Son coeur battait à tout rompre, sa faux semblait elle aussi rayonner en sentant le sang suintant sur sa lame... Qui des deux désirait le plus le fluide vital ? Sappho ou sa faux ? Sa faux ou Sappho ?

Décidée à sortir de ce bourbier, l'enfant prit appui sur les ténèbres pour bondir hors de ce déluge de bois moisi et d'eau puante. Indemne et sèche, elle comptait bien le rester ! Pas franchement tentée par une bataille d'eau, il faudrait éliminer cette créature gênante rapidement. Toujours en suspension, mais bientôt rattrapée par la gravité, Sappho envoya sa faux sur ces maudits élamentiens. On aurait pu croire que cette gamine sans force ne pourrait pas jeter son arme assez loin, mais un procédé magique légué de sa défunte mère, la succube contrôlait son arme à distance, bien que cette faculté lui reste encore bien mystérieuse. La dangereuse faucheuse décrivit plusieurs tours sur elle-même à l'horizontale avant d'atteindre son but. Beaucoup l'esquivèrent, mais certains, moins rapides, furent blessés aux épaules et aux bras. Le sang gicla, et Sappho sourit. Elle atterrit sur un monticule boueux, mais assez sec. Pas question de retourner sur les surfaces en bois, c'était trop instable.


" J'aime pas ton jeu, Il est un peu trop mouillé à mon goût... Tu préfères pas le mien ? "Attrape moi si tu le peux, et si tu peux pas, crève" ? Enfin moi, je dis ça comme ça... Oh"

Elle venait d'apercevoir l'hybride chienne qui avait essayé de l'atteindre, elle avait disparu, et Sappho n'avait pas vraiment eu le temps d'élucider ce "mystère". Elle se trouvait avec un petit groupe de "sauveteurs" à l'entrée d'une cabane : celle dont émanait l'odeur funeste. Qui trouvât au passage son explication : cette fragrance morbide, putréfiée, elle l'aurait reconnue entre toutes, pour avoir dû la supporter durant la réunion de Khisath : un drewoor. Au milieu de ce marécage infecte, elle n'avait pas distingué très clairement la présence démoniaque mais maintenant, c'était évident. Et cette hybride allait la "sauver" ! Pfff, bientôt ce sera elle qu'il faudrait sauver !

Sappho leva sa main droite. Et, comme attirée par une force invisible, sa faux revint à elle et se logea dans le creux de sa main. Quelques gouttes de sang en perlaient. Ces perles rouges miroitaient dans l'aube naissante, frêles témoignages de tous ceux dont elles venaient. Vite, elle devait faire vite.


" J'avais envie d'essayer un nouveau sort, tout beau tout neuf ! C'est l'occasion rêvé, n'est-ce-pas ? Quant à ceux-là, ils risquent de payer pour avoir été trop curieux... "

Folle à lier, sans aucun doute. Elle parlait... à sa faux ?! Oui, elle la caressait du bout des doigts comme un chaton, lui murmurait au creux de la lame implacable ses envies de meurtres. Charmant tableau. Elle était décidément bonne pour l'asile. Quant à ce sort, elle l'avait appris quelques jours plus tôt, en feuilletant un ouvrage décrépi intitulé : "Chronique des sorts du premier âge"... A vrai dire, elle n'en avait pas compris la moitié, mais un en particulier, les "flèches d'Ombres", avait attiré son attention par une certaine simplicité. Du moins, à son niveau. Vite, elle leva sa main gauche, libre, et récita une incantation.

" Par les Ténèbres, les Ombres et les Morts, que ces Flèches atteignent leurs cibles, que le glas du trépas sonne et retentisse !"

Si elle était plus sérieuse en s'entrainant, elle pourrait sans doute se passer de formule... Mais c'était une véritable fainéante, aussi prit-elle le risque d'être interrompue. Mais elle ne vit plus rien; ses yeux se voilèrent de noirs, et des flèches sombres, semblant à peine réelles, apparurent au bout de ses doigts, et s'élancèrent sur ceux qui s'étaient approchés d'elle en la voyant immobile. Elle recouvrit la vue, et découvrit que toutes ses flèches n'avaient pas atteint leur cible : certains élamentiens avaient plongé dans l'eau, d'autres détourné les projectiles. Cependant, elle put voir avec satisfaction que deux personnes gisaient dans la boue, presque à ses pieds, blessés à l'abdomen pour l'un, à la cuisse pour l'autre. Elle allait bientôt abréger leur souffrance. Elle leva sa faux, entama son mouvement fatal avec un rire strident. Mais quelqu'un allait-il l'en empêcher ?

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Melian
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MessageSam 25 Juil 2009 - 18:44

[je répond, je fais un tout petit truc rapide mais le cœur n'y est pas, fatiguée en ce moment]

Melian sourit avec douceur. Ahaha elle utilisait son pouvoir pour se protéger et ses déplacer, bien, l'elfe en ferait autant. Elle expira lentement et regarda la démone s'expulser du bourbier qu'elle venait de créer. Melian écarquilla les yeux et n'eut que le temps de transformer son corps en eau pour éviter la faux qui passa à travers elle et sembla atteindre des gens derrière elle. Elle avait eu très très chaud. Elle sentit quelques gerbes de sang se mêler à elle, sous forme liquide. Serrant les dents, elle relâcha toute la pression et laissa son corps de fondre avec l'eau des marais, ainsi elle était partout dans le sol, elle était le sol. Elle sentait chaque vibration...

Hum, mais Melian se sentit vite perdue mêlée à toute cette eau, elle chercha un contact, une présence. Non ce n'étais pas elle la, la non plus, la non... aaaah la voila. L'elfe avait mis un moment à la trouver. Pendant ce temps, la démone avait eu le temps de préparer à sa guise son sort. Melian ne savait pas ce qui se passait autours, ne pouvant concentre sa conscience sur son sort ET sur son environnement. Elle concentra la totalité de son corps liquide au même endroit et jaillit de l'eau, non loin d'elle, reprenant sa forme de chair et de sang, toujours recouverte de sa fine mais résistante armure. Elle profita de l'élan pour atterrir non loin d'elle et éjecta sous forme de petite boule toute l'eau qu'elle avait emmagasiné.

Pleins de petites boules d'eau durcirent par la pression sortirent de son corps en direction de la démone, aussi dur que du plomb, s'approchant d'elle à une vitesse inquiétante. Melian espérait que grâce à l'effet de surprise, à la rapidité de son attaque et au nombre de projectiles qu'elle lançait, elle réussirait au moins à atteindre sa cible...

[voila désolé je ne peux faire mieux pour le moment pardon]

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MessageVen 31 Juil 2009 - 9:31

Muette, et cette seule remarque suffisait à décrire la jeune enfant. Muette devant la puissance de la si petite chose devant elle, ce nain aussi haut que large, comme le sont la majorité des nains. Elle avait encore en mémoire le fameux Gloyn Brise-Crâne qui avait fait un passage rapide au sein de la cité et s'étonnait que celui qu'elle observait à l'instant ne se montre pas au moins aussi... écœurant ? Elle avait écarquillé les yeux, stupéfaite. Non, celui-ci n'était pas du même acabit. Il dégageait une force impressionnante et, somme toute, mesurée. Ce n'était pas le genre d'un certain Elfe Noir, à se pavaner en actions inutiles juste pour prouver à qui voulait bien l'observer – la bave aux lèvres – qu'il était rapide et habile de son pouvoir. Le petit être, lui, visait l'efficacité, sans perdre de temps. Et voilà que ce que le nain n'aurait peut-être jamais soupçonné arriva : Coralline l'admirait !

Lui régler son compte ? Évidemment ! Tout à coup heureuse que le nouvel objet de ses attentions lui porte de l'intérêt, elle lui sourit faiblement et s'approcha encore, incertaine de l'attitude à adopter. Oui, c'est vrai, elle était venue pour déverser sa rage sur un ou deux démons, mais il fallait bien avouer qu'elle n'avait aucune idée de la manière de s'y prendre. Cependant, elle se voyait assez mal demander au nain de devenir son professeur. Elle s'arrêta, lorsqu'elle croisa son regard. Manifestement, il n'avait pas l'air très heureux de la voir et tout à coup, toute gaieté passagère la quitta. Elle s'était habituée à ce genre de regard, mais elle en éprouvait toujours une vive douleur lorsque cela arrivait. Alors elle se renfrogna et serra les poings, basculant machinalement vers l'énervement.

Lorsqu'elle ouvrit la bouche, prête à lancer on ne savait quelle provocation cinglante, elle fut interrompue de justesse par un homme à la chevelure rebelle, brune, le visage rude et la carrure d'un homme qu'il vaut mieux éviter de titiller. Aussi ne put-elle qu'être témoin des grognements furieux du nain. Stupéfaite, elle resta une seconde les bras ballants, souriant intérieurement face à ce spectacle franchement absurde. Lorsque l'on était si puissant, pensait Coralline, on se devait d'être sérieux, voir austère. Il n'était pas imaginable de se montrer si... normal. Et de nouveau, la vision de Kuru s'imposa à elle. Non. Même lorsqu'il jurait, celui-ci avait plus de classe. Aucune comparaison possible, même si elle ne pouvait s'empêcher d'en faire chaque fois. Un jeu, ou une fâcheuse habitude qui lui vaudrait sans aucun doute bien des déboires, un jour ou l'autre. Et toute à ses réflexions, elle sursauta lorsqu'il lui adressa la parole.

« Parlez pour vous ! Un landau, c'est plus à votre taille que je sache ! » lâcha-t-elle malgré elle avec une vive colère.

Loin derrière elle, les précieux conseils de KöH, et elle s'en voulu aussitôt. Mais avant qu'elle ai pu envisager le moindre mot d'excuse à l'attention de monsieur-jongleur-de-marteau, elle entendit le cri déchirant d'une femme, plus loin. Ses yeux sombres s'étaient levés et elle vit, grande tâche blanche dans la nuit, les ailes blanches de l'ange qui s'écroulait.

Quelques secondes plus tard, une jeune fille sale aux allures de chien errant alla s'engouffrer dans l'une des maisons sur pilotis. Une lâche, sans doute, qui préférait se cacher bien à l'abri plutôt que de combattre. Elle se remémorait les rapports de combat de la grande Bataille d'Elament. Combien avaient trahit, jusqu'à son professeur d'Étude de la Faune et la Flore, Lay-Ing Lullaby. Oui, elle avait lu les rapports. Elle lisait beaucoup, la gamine. Trop, vous répondrait d'autres. Mais là n'était pas le sujet. Sur l'un des perrons, là où l'ange était tombée, une multitude de tentacules d'eau convergeait, furieuses et frémissante. Là-bas, l'action ! Délaissant le nain à ses histoires de pouponnières, Coralline s'avança, comme un somnambule se dirige sans y penser vers un ravin mortel. Elle dépassa Rork, les yeux fixes, les pas lents, les doigts frémissant, attentive à la suite qu'elle espérait impatiemment. Comme ce fichu tournoi, mais cette fois, elle n'était pas seule. Et pas une seconde, elle n'imagina aider les autres, se contentant d'espérer que les autres se chargeraient de la protéger elle.

« Ténèbres... Morts... Flèches... Glas.. » furent quelques uns des mots qui parvinrent à son oreille, juste avant qu'une nuée de flèche sombres n'émane de la gamine à la faux, là-bas. En un réflexe, la petite Nymphe invoqua son bouclier, frémissant lorsqu'elle sentit l'impact du projectile qui fut dévié de justesse. Cette sale gosse était puissante et Coralline failli se mordre les doigts de l'avoir sous-estimée. Lorsqu'elle abaissa ses bras afin de voir ce qui se déroulait devant elle, elle vit une jeune Elfe apparaître juste derrière l'insupportable Démone, dématérialisée en eau, puis redevenue Elfe de chair et de sang. Astucieux. Dommage que la petite Nymphe ne maîtrise pas cette technique. Elle l'avait apprise, en cours de spécialisation avec Ruby, mais elle le savait, cela lui demanderait trop d'effort, trop de concentration, trop de temps et elle serait morte avant d'avoir pu changer l'un de ses orteils en eau. Elle sourit simplement en voyant l'attaque que lançait l'Elfe et tendit subitement les bras.

Si les projectiles de Melian n'atteignaient pas leur but, la petite se tenait prête à les réceptionner et à les renvoyer illico, comptant sur l'effet de surprise que cela pourrait éventuellement créer.
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MessageSam 1 Aoû 2009 - 6:17

Alors qu'elles étaient sur le point de s'endormir pour la journée. Un grincement. Labiatta humaine ne bougea pas, lançant l'autre être ses yeux. Les orbites vides de la lézarde ne voyaient plus rien mais pour percevoir, l’avantage d’avoir une âme pour deux.

Lorsque la main de l'hybride s'approcha un peu trop près Labiatta s'inquiétèrent : ils étaient certainement là pour les attaquer, elles semblaient les gêner pour on ne sait quelle raison. Ils allaient les tuer. Il fallait donc tuer avant.

L'humaine ouvrit soudain les yeux, des yeux aussi jaune que ses cheveux. La drewoor attrapa la main et attira le corps à elle, espérant le lui arracher. Sinon elle avait serrée son poing pour l'enfoncer dans le ventre de cette créature mi animal.
Le squelette s'ébranla alors et chargea le reste du groupe, refermant sa mâchoire sur un hobbit qui n'était pas assez petit et le démembra.
De l'extérieur ils purent voir un elfe et un ange sortir précipitamment de la maison tandis que cette dernière était détruite de l'intérieur par la taille et les mouvements du squelette.
Labiatta humaine sentit alors les fins rayons du soleil sur sa peau fragile. Elle émis un rugissement animal désagréable et abandonna l'hybride avant de courir vers l'ombre la plus proche. Labiatta squelette referma ses mâchoires sur une autre victime avant de suivre sa moitié. Bousculant et blessant la populace présent à ce moment.
Les arrières gardes purent apercevoir un cadavre de lézard géant foncer sur eux, poursuivant une pauvre femme blonde qui semblait fuir on ne sait quelle menace.

La pauvrette s'arrêta une fois à l'abris de toute lumière, sous le couvert des arbres, et repris son souffle. Sa peau était rouge et, par endroit, elle semblait brûler. Une alerte dans la foule prévint les autres qu'il s'agissait d'un démon. Labiatta se retournèrent et observèrent, les habitants, du moins quelques uns, la chargeait. Labiatta s'unirent alors, l'humaine monta avec une facilité déconcertante sur la nuque du lézard et alors les habitants surent qu'il avait à faire à une drewoor, et non à un quelconque démon. Labiatta imposaient le respect par sa taille et sa présence. Chacunes de leur coté elles n’étaient rien d’autre qu’une pseudo humaine et un squelette ambulant. Ensemble elles étaient une puissance conséquente et une peur dans chaque cœur ici présent.
Ce ne fut qu’une fois correctement positionner sur l’encolure de sa monture que Labiatta aperçurent la gamine : un de ses semblable démonique que le cavalier au cheval lui avait présenter lors du voyage. Devaient-elles l’aider ? Si Labiatta se souvenaient de ce que l’homme à la cape avait dit : les démons devaient s’entraider contre les habitants de la cité, cette foule qui la toisait était-elle les habitants ? La manière dont ils utilisaient l’eau, la terre, le feu et l’air lui signalait que oui.
Arrangeant son gantelet droit Labiatta gazouilla un instant et fit grincer ses doigts gantés semblables à des griffes dans son armure.
Elles rugirent et commença alors un jeu pas très amusant : se battre tout en restant à l'abris de la lumière. L'avantage de la taille et de la puissance brute était pour elles. Mais le nombre et les pouvoirs des opposants étaient tout aussi dangereux.
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Rork Baruk
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MessageJeu 27 Aoû 2009 - 21:05

« ... un landau, c'est plus à votre taille! »

Cette fois, il semblerait que mon ami courtaud soit tombé sur la mauvaise personne. A chercher des noix à tout le monde, il fallait bien tomber sur ceux capables de lui river le clou! Pour l'instant, seule Mélody y était parvenue – à présent le total s'élevait à deux. Rork en resta bouche bée, aussi furieux que déconcerté de se voir remettre en place par une adolescente. A côté de lui, Ronan se gratta le sourcil, un large sourire aux lèvres.

« Bien dit! Elle a du bec, Rork, tu ne trouves pas? »

« Hmmpf »
renifla l'interpellé avec l'amabilité d'un grizzli tiré d'hibernation. « Hggrrmmpf, phhrr, grmph! »

Bornant là cette analyse de la situation aussi limpide que pertinente, le Nain retourna à leurs préoccupations immédiates. Le Soquior envolé, il restait deux adversaires au moins sur le terrain. La demi-portion devant eux, en train de s'expliquer avec une habitante, et un espèce de monstre squelettique dans une des huttes proches. La gamine se dirigeait droit vers la première, tandis que le deuxième adversaire se battait avec une Igni qu'il connaissait seulement de réputation – Inou. Quel côté était le plus urgent? Le squelette dans la hutte avait l'air nettement plus dangereux, même si Rork, doué d'une mauvaise vue, n'avait pas remarqué la présence de la moitié humaine de Labiatta. Mais à peine avait-il fait un pas dans sa direction qu'un déluge de flèches noires fendit l'air, sifflant rageusement. Par réflexe, le Nain brandit son arme et y insuffla une nouvelle bouffée de magie. Le marteau pulsa comme un gong silencieux, et l'onde de choc dévia juste à temps les projectiles qui les menaçaient. Ronan s'en tirait avec estafilade à la joue, mais rassurait déjà son compagnon d'un geste. Celui-ci, sous l'urgence de la situation, refoula son sale caractère et retrouva son efficacité.

« Toi, le mec à la hache! Et vous, les blonds là-bas! » ordonna-t-il à l'intention de deux Terras et d'un Aera indemnes. « Toi aussi, Ronan! Vous r'morquez les blessés, et mettez-vous par deux! Un qui les récupère, un qui couvre! »

Les interpellés s'étonnèrent sans doute un peu de voir un personnage leur arrivant à la taille leur aboyer des ordres. Mais dans les moments de tension, les différences entre les individus s'estompent – et en l'absence de leader, on se regroupe souvent autour de ceux qui ont, tout simplement, l'esprit d'agir selon le bon sens. Sans discuter, les quatre magiciens entamèrent immédiatement leur tâche, sous la direction de Ronan. Cela réglé, Rork revint à son choix. Et finit par se décider. Le squelette géant dans la hutte n'avait pas encore fait trop de dégâts. En revanche, la gamine sorcière avait l'air de poser problème.

Au-delà d'elle, une Aqua venait de déclencher une grêle de projectiles d'un autre genre. Trop loin pour intervenir, Rork plissa les yeux, tentant de deviner ce qui allait se passer. Des billes d'eau sous pression étaient quelque chose d'assez dangereux. La démone n'était pas assez stupide pour tenter de les encaisser. La logique voulait qu'elle les évite. Mais pouvait-on se fier aux démons pour suivre la logique? Quelque chose tintait dans sa tête, une sonnette d'alarme. Quelque chose ne tournait pas rond. Il lui fallut une seconde pour retrouver ce que c'était. Les flèches de la gamine n'étaient pas en métal. Elles étaient faites d'un matériau inconnu – comme en utilisaient les adeptes de la magie des Ténèbres. Or les sorciers de cet art étaient des maîtres quand on en venait à jouer avec la réalité. Autrement dit, une attaque en lui lançant une nuée de projectiles risquait de très mal se terminer. Si cette gamine ouvrait des portails dans tous les sens... Sans perdre une seconde, le Nain se rua en avant, arrivant au niveau de Coralline.

« Lance une vague! » intima-t-il. «  Vite! La plus grosse possible. Éclabousse-la! »

Dans la voix de Rork, il y avait de la tension. Ce n'était plus l'agacement de tout-à-l'heure, ni un ordre. Juste une injonction, pressante, urgente. Il n'avait pas le temps de demander gentiment, ni d'expliquer ce qu'il comptait faire. La fille avait l'air plus qu'éveillée, pour se promener comme cela au milieu de la bagarre. Comprendrait-elle ce que pouvait faire la démone avec une nuée de projectiles lui arrivant dessus? Saurait-elle ce que Rork voulait faire pour distraire son attention ? Pas le temps! Les projectiles ont parcouru les quelques mètres entre l'elfe et Sappho – ils vont percuter dans quelques instants. Vite, vite !

Alors que le temps semble ralentir, la grosse patte tendue du Nain, placé juste à côté de du visage de l'adolescente, faisait office de viseur, comme un tronc d'arbre posé sur votre épaule.

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°~ L'Ultime Pouvoir est de Créer
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MessageJeu 3 Sep 2009 - 14:37

Spoiler:
 
*°*°*°*°*°*°*°*°*

Derrière elle, la voix du petit barbu se fit entendre. Une voix placide mais ferme, de celles que l'on entend lors des combats et qui sont capables de vous porter là où vous n'auriez jamais osé aller par vos propres moyens. Coralline souriait, appréciant l'autorité naturelle de celui dont elle jalousait la puissance. Elle n'avait pas bougé, attendant les perles de glace et prête à les renvoyer illico si besoin était. Et elle avait sa petite idée sur la manière dont elle s'y prendrait pour, au passage, impressionner le Nain. Et même si cela ne l'impressionnait pas, elle aurait donné tant d'énergie que la sale gosse – plus insupportable que la Nymphe elle-même – en aurait pour son compte. Seulement voilà, sa concentration fut quelque peu ébranlée lorsque monsieur barbu arriva à sa hauteur (et lorsque nous parlons de hauteur, nous nous comprenons).

Une vague ? Comment se permettait-il de lui ordonner quoi que ce soit ? Pourquoi une vague ? N'était-elle pas libre de faire ce qu'elle souhaitait ? Pour qui se prenait-il celui-là ? Qu'est-ce qui pouvait bien lui faire croire qu'elle l'écouterait ? Il était sacrément culotté, le bougre !

Une grosse vague ?


« Une grosse vague... » sourit-elle de nouveau, de ce sourire que vous auriez pu lui voir si vous aviez assisté au tournoi de l'été.

Sa voix lui avait échappée. Elle aurait juré ne s'adresser qu'à elle seule. Lorsque l'on sortait de l'Artifice, il ne fallait pas s'attendre à avoir toute sa raison... Pour l'heure, elle commençait enfin à entrevoir un semblant d'amusement. Il voulait quelque chose de grand, d'accord. Ça tombait plutôt bien, elle avait envie de lui montrer ce qu'elle savait faire, et n'allez pas lui demander pourquoi. Et comme ces petites serveuses qui reviennent un sourire au lèvres avec votre commande, fière de ne s'être pas trompée et de vous satisfaire, Coralline invoqua ce qu'elle pouvait. TOUT ce qu'elle pouvait, la mesure ne faisant plus partie de son vocabulaire en cet instant. Elle n'avait rien perdu de sa concentration à réceptionner les billes de Melian, tout juste l'avait-elle déviée sur autre chose de plus excitant. Une grosse vague, elle en avait déjà produite une il y avait longtemps. Une vague qui avait saccagé la maison qui l'avait accueillie. Une vague qui avait finalement tué un homme. Un humain. Son père. Enfin... l'un de ses pères adoptifs...

Cette pensée seule avait suffit à rallumer la colère, comme un volcan bouillonnant dans ses veines. La haine d'elle-même, de ceux qui l'avaient abandonnée, trahie, tant de fois, se répandait, brûlante, dans chacun de ses muscles et faisait immanquablement remonter son flot de tremblements et de larmes amères. Elle en était capable, elle l'avait déjà fait, poussée par la terreur. Aujourd'hui, sa fureur seule la motivait. Sans égard pour celui qui se trouvait à ses côtés ni – et encore moins – pour ceux qui se trouvaient au devant d 'elle, elle envoya tout ce qu'elle avait au mépris de sa propre sécurité. Familiers, les picotements au bout de ses doigts, les frémissements de ses muscles qui s'asphyxiaient à trop solliciter un pouvoir qu'elle ne maîtrisait que difficilement. « Tiens, la voilà ta fichue vague ! Noie-toi dedans ! »

La ridule, unique sur les flots d'huile, venait de s'avancer, vibrante. À quelques pas de distance, elle devînt mascaret, puis vague. Le Marais sembla se retirer soudain et le sol spongieux s'affaissa légèrement, privé de l'élément qui l'avait rendu mou et souple. La vague s'était élevé comme un mur, provoquant un gargouillis peu rassurant et du fond du lit, oubliée, la vase putride exhala son odeur infecte, brusquement mise à nue. Ah ! Il faudra qu'elle essaie de soulever le lac Yuta en entier un jour, pensait-elle folle de rage. Une rage démente, qui la faisait sourire et qui l'amusait. Et elle envoyait, de toutes les forces à sa disposition, le maximum qu'elle ai jamais insufflé à son pouvoir, faisant déferler la vague commandée par Rork droit sur la cabane où se trouvaient Sappho et Melian, et tant pis pour ceux qui se trouveraient sur son passage. Elle avait choisit la puissance, au mépris de la précision, mais pour dire la vérité, lorsque l'on invoquait un ras-de-marée de cette taille, peu importait la précision...
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Sappho
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MessageJeu 3 Sep 2009 - 18:50

Spoiler:
 

D'abord, elle avait souri. Bah oui, l'elfe bizarre s'était... liquéfiée, ce qui n'était pas commun, et avait disparu dans la boue. C'était vraiment répugnant. Tout en jetant des regards suspects à l'eau autour d'elle, elle avait reculé de quelques pas. Les autres élamentiens se partageaient maintenant entre ceux qui iraient se confronter à la créature fantomatique, et ceux qui resteraient se battre contre elle. Elle vit certains nuisibles se rapprochaient d'elle, quand soudain, l'Aqua apparut devant elle ! En une fraction de secondes, des projectiles aqueux se formèrent sous l'injonction silencieuse de son adversaire. Ces petites balles d'eau semblaient assez dangereuses, car solides... Dans tout les cas, de l'eau projetée à grande vitesse est presque aussi puissante qu'un caillou ! Un seul ne ferait sans doute pas trop de dégâts, mais étant donné le nombre de missiles... Hum, c'était périlleux.

La question était bien sûr, de savoir comment les parer. Eh bien, Rork n'avait pas tord, le premier réflexe de Sappho fut de tendre le bras et de créer un portail de Ténèbres, prêt à accueillir les boules d'eau.... Pour les projeter dans le sens inverse ! Voilà sans doute pourquoi la gamine souriait. Mais voilà, justement, le problème, c'était que Rork avait vu juste, et que son idée était vraiment... intelligente. Zut de zut, cette vague maudite allait tout dévaster, autant l'elfe qu'elle-même. Le plus important étant elle-même. La puissance de l'Aqua à l'origine de ce raz-de-marée - puant et boueux - devait être grande ! Le problème, avec ce genre d'attaque, c'était la précision : on visait autant ses alliés que ses ennemis avec ce truc ! En l'occurrence, Melian et Sappho. De nouveau la même question : que faire ?

Un bouclier ? Elle ne savait pas en faire ! Pourquoi n'écoutait-elle jamais ses cours de magie ?! Par toutes les peluches des Enfers, c'était rageant... Elle savait créer des portails, des flèches, du caramel noir -merci à Pépé- et... c'était à peu près tout. Oh, elle pouvait matérialiser quelques petites choses, mais c'était peu. Elle pouvait fuir... Mais bizarrement, elle ne voulait pas fuir.... Encore. Après tout, elle était un Chevalier Démoniaque maintenant ! Sappho qui ignore la peur de la mort, Sappho la faucheuse ! Comment pouvait-elle ne serait-ce que penser à s'éclipser ? Non, elle devait trouver un autre moyen. Mais il fallait faire vite, car la vague était si proche !

Une seconde... Elle ne savait pas faire de bouclier... Mais elle avait déjà vu quelqu'un en créer un... Elle pouvait au moins essayer. Invoquer les Ténèbres d'abord : ok. Ensuite, leur donner une forme lisse et résistante.... Hum... ok ! Sappho tendit son bras gauche et murmura :


" Protégez-moi, mes Ténèbres, protégez-moi ! "

Elle crut avoir échoué, et se prépara à sauter dans un portail aussi sec, mais à son grand soulagement, et étonnement, un voile noir et fin, presque translucide apparut devant et au-dessus d'elle... et de l'elfe ?! Raaah, cette nuisible était tellement proche qu'elle s'était retrouvée de SON côté. Maudit soit les Dieux ! Quelle ... ! La vague venait de heurter le bouclier, qui avait résisté, tant bien que mal... Plus mal que bien en fait : à peine la boue retombée avec grand fracas, son voile s'était brisé comme du verre avec un bruit identique. Puis les morceaux de Ténèbres fumèrent et retournèrent au Néant d'où elles venaient en disparaissant. Sappho reprit son souffle avec joie. Enfin, une accalmie ! Pas pour longtemps ceci dit : des Igni réactifs envoyèrent quelques boules de feu dans sa direction ! S'appuyant contre les Ténèbres, elle s'éloigna sur le côté après avoir jeté à la face de la nuisible aux oreilles pointues :

" Bah, crois pas à de la compassion, l'elfe, t'étais juste un peu trop proche ! Allez viens un peu par ici ! Moi aussi j'ai des petites baballes ! "

Elle se mit alors à préparer des Ténèbres semblables à ceux que Pépé -Iblîs, hein ?- avaient enfourné dans sa bouche à elle, histoire de la faire taire. Une balle de la taille de son poing apparue dans sa main : elle était noire, apparemment dur, mais en réalité extrêmement collante et gluante. Sappho la sépara en plusieurs petits projectiles noirs qu'elle lança, toujours le sourire aux lèvres, un peu dans tous les sens, autant vers Melian que vers le groupe un peu plus loin. Comment allaient-ils faire s'ils étaient touchés ? Hihihi, ça risquait d'être drôle ! En tout cas, elle n'avait pas le temps de s'occuper de l'autre drewar là-haut, qui devait être assez grande pour se débrouiller toute seule...

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Joker
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MessageSam 5 Sep 2009 - 12:31

Spoiler:
 

Il ne devrait pas vivre si près du marais, ce n'est pas normal. Il n'est pas normal. Mais c'est un excellent endroit pour se trouver à manger, protestait-il ! Ils n'ont rien voulu savoir. C'est pourquoi il vivait seul. Pas tellement proche du marais en fait, il devait être à un ou deux kilomètres, pas plus. A cette distance, il évitait de trop sentir l'eau mais il était assez proche que pour les sentir, eux, les habitants du marais. La faim l'emportait toujours sur sa crainte de l'eau. Que dire ? Ses deux parents n'étaient probablement pas des Lamias, ça expliquerait que les autres le trouvent « bizarre ». Un peu curieux de traiter un démon de bizarre, non ?

Bref. A force de vivre loin et seul, il avait finit par s'unir avec l'ombre, c'est-à-dire qu'il en connaissait les moindres recoins, qu'il savait se fondre dans l'obscurité pour avancer sans se faire remarquer. Ses six pattes arrières lui permettaient en plus de se déplacer à une vitesse impressionnante. Juste avant qu'ils les « sentent », il était roulé en boule dans les racines d'un vieil arbre, dans les ombres protectrices qu'il offrait. Il se reposait. Ou attendait, allez savoir. Voilà plusieurs jours qu'il ne s'était plus nourri. La plupart des habitants du marais puaient la mort avant même qu'il ne les touche. Quel intérêt de manger de la viande déjà pourrie ? Il la préférait nettement fraiche et saignante. Son ventre gargouilla à cette pensée.

Soudain, il les sentit. Pas les habitants, non les « frais ». Ils étaient plusieurs, plus d'une dizaine ! Il releva vivement la tête, renifla. Oui, oui, la viande fraiche ! Enfin ! En une seconde il était debout – il était vif – la seconde suivant il courait dans les bois, parallèle à la route que les « frais » avaient suivi. Comment n'avait-il pas pu sentir plus tôt leur odeur ? Le lamia n'en avait cure. Dans l'immédiat tout ce qui l'intéressait était cette odeur, ces odeurs délicieuses qui se mélangeaient, lui faisant presque oublier l'odeur putride du marais. Ses pattes d'insectes étaient rapides, galopant sur le sol escarpé, évitant les troncs pourrissant échoués. L'odeur se faisait plus forte mais … Il s'arrêta net. Il les avait clairement sentis, les « autres ». Les autres démons. Ils n'étaient pas puissants mais l'étaient plus que lui en tout cas. Humf, que faire ? Son ventre répondit à sa place : il gargouilla ferme. Et tellement fort que le lamia eut peur qu'on l'entende. Il avança donc plus lentement et repéra les lieux. Un attroupement de « frais » au début du village et ils semblaient en plein combat avec les autres démons. Parfait pour lui, il pourrait donc attaquer l'arrière tranquillement.

Il se mouvait dans l'ombre silencieusement, ne faisant même pas remuer une feuille ni craquer une brindille. Il s'approcha suffisamment près de sa victime : un manipulateur de feu. Parfait, leur viande avait généralement un goût bien saignant. Le coup fut rapide, ne dura qu'un battement de cils. De ses griffes, il trancha la gorge du pauvre élève et tira aussitôt le corps en arrière. Le tout fut silencieux. Le démon retourna à l'attaque. Cette fois, c'était un manipulateur de vent. Eux, la viande était légère et douce. Peut-être sa préférée ? Pas sûr, celle des Aquas était tendre, celle des Terras bien gouteuse. Il pourrait peut-être en prendre un de chaque, comme ça il pourrait décider plus tard. Oui, oui … Quelle bonne idée ! Son ventre gargouilla une fois de plus mais le Lamia ne s'en rendit pas compte, tellement concentré sur le choix de sa prochaine proie. Alors, le manipulateur d'eau ou de terre ? Il y avait bien cette jeune fille qui avait contrôlée la vague … Mmh …
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Rork Baruk
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MessageLun 7 Sep 2009 - 11:30

Spoiler:
 



Les vieux proverbes ont du bon, et les Nains en sont particulièrement amateurs. Par exemple, Rork avait toujours apprécié la justesse de celui qui disait "qui sème le vent, récolte la tempête", particulièrement quand un Aera caractériel se trouvait dans le coin. A dater de ce jour, il en ajouterait une variante, quelque chose comme "qui demande une vague reçoit un tsunami". Décidément, Elament était une cité intéressante.

Concentré sur la démone, il n'avait pas prêté attention à la façon dont la jeune Aqua lancerait son sort. Il avait vu Sappho lever le bras, déchirant l'air pour invoquer l'un de ces portails qui rendaient les sorciers noirs si dangereux à combattre. Fort heureusement, elle ne semblait pas encore etre passée maître dans cet art, car celui-ci prit quelques instants à se matérialiser : courts, mais suffisants pour éviter la catastrophe. La suite, en revanche, lui échappa totalement. Sans comprendre ni le pourquoi ni le comment de la situation (foutrebarbe de calamandine), il fut culbuté par une sorte de mascaret nauséabond, éclaboussant dans toutes les directions. Roulé plusieurs fois par le flot, il finit par se retrouver assis dans la vase, dégoulinant de matière végétale en décomposition, mais son arme toujours dans sa paume. Que voulez-vous, ce qu'un Nain tient, il ne le lâche pas facilement. Rork ouvrit la bouche et recracha un jet d'eau sale, les yeux lançant des éclairs.

"Rahk alzâalam" jura-t-il en plus pur langage des gens de la pierre, "je vais..."

Foutre une fessée à l'imprudente? Passer sa mauvaise humeur sur leur adversaire? Commencer par se nettoyer? Ce qu'il allait faire fut de toute façon perdu pour la postérité, car il dut s'interrompre pour bloquer une nouvelle pluie de projectiles noirs. Si c'était encore le coup des flèches, la gamine sorcière était moins maligne qu'il ne pensait. Maniant son marteau comme une toupie, il stoppa rapidement ceux qui menaçaient de le heurter, et ne comprit son erreur que trop tard. La matière sombre n'était pas dure et tranchante, mais pâteuse, plus collante que les meilleures glu de charpentier qu'il aie eu l'occasion de manipuler. L'infecte substance avait percuté l'arme en plusiers endroits, encrassant les gemmes et soudant sa main au manche. Tout en se secouant, le Nain jura in petto de faire passer un mauvis quart d'heure à cette démone s'il parvenait à mettre la main dessus. Mais tout d'abord, point de la situation : la gamine cinglée à quelques pas, les autres tout autour, en train de se remettre de l'excès de zèle de Coralline, l'ennemi devant et Ronan à sa droite. Son compagnon était d'ailleurs en train de lui faire signe d'approcher.

"On est attaqués, Rork!"

"Tiens donc!"
grinça le concerné. "J'étais vaguement au courant!"

"Ecoute au lieu de râler. Il y en d'autres qui frappent par derrière. Je ne sais pas combien ils sont, les plantes empêchent de les voir. Mais le gosse qui était derrière moi a disparu dans ces herbes, et ça pue le sang frais."


La grognerie de Rork disparut comme par enchantement, signe qu'il prenait l'avertissement très au sérieux. L'Elnihïm avait l'ouïe fine. Il était originaire de la tribu des plaines, capables de repérer les galops d'animaux à des lieues, rien qu'en collant leur oreille sur le sol, et Rork lui faisait confiance pour repérer les bruits et les odeurs bien mieux que lui. Il n'avait rien vu, rien remarqué, mais il était rare que le charpentier l'alerte pour rien. Il s'extirpa de la boue, tout crotté, mais sans dommages. Inutile d'hésiter sur la décision à prendre. Ca avait été une chance qu'ils aient été repoussés en arrière par la vague de l'Aqua, sans cela, leurs pertes auraient été plus importantes avant qu'ils ne remarquent ce nouvel agresseur. Tous deux étaient les seuls combattants expérimentés à l'arrière de la colonne, les autres n'étaient que des élèves. La situation risquait de tourner au massacre s'ils ne se chargeaient pas de protéger leur dos. En priant pour que de nouveaux ennemis ne surgissent pas, et que personne ne déclenche une autre catastrophe en combattant les deux démones. Ronan le précéda, sondant les hautes herbes avec précaution, ses deux dagues luisantes prêtes à frapper.

"Je passe en premier. Tu ne sers à rien si tu ne vois pas l'ennemi."

Sans relever la phrase, le Nain lui emboîta le pas. Effectivement, à l'exception du toucher, ses sens étaient moins acérés que les autres races. Avec des démons se dissimulant ainsi, seule une extrême acuité de l'ouïe et de l'odorat pouvait éviter qu'une attaque surprise soit mortelle. Pas à pas, les deux comparses pénétrèrent à quelques mètres dans la zone de plantes folles. En plus de se tenir prêts à être agressés, le sol était traître, empli de sables mouvants et de fondrières ... Tout ceci fut rapidement oublié : alerté par un son ou une odeur, silencieusement, son compagnon lui indiquait une place légèrement bombée. La poigne puissante du Nain se reserra autour du marteau de guerre. Il ne pouvait pas prendre de le temps de décoller de sa main la pâte qui l'empêchait de le lancer, mais l'important était qu'il pouvait toujours l'utiliser. Braquant l'arme dans la direction indiquée, Rork relâcha une violente onde de choc. Comme un gong, la terre résonna, pulvérisant les plantes sur un bon mètre de large.

Raté.


Ils ne devaient pas être loin - un bruit de feuilles trahissait la fuite d'une créature. Le doigt de Ronan la suivait. Quelques secondes étaient nécessaires au marteau pour être à nouveau capable de frapper, et Rork ne tarda pas à relâcher une nouvelle décharge d'énergie magique.

Raté !


La créature qu'ils chassaient s'était à nouveau dérobée. Avançant de quelques pas encore, les deux élémentalistes conjugèrent leurs frappes, l'un avec ses armes, le second à coup de chocs magiques.

Raté!
Raté!
Raté!
Raté!


Ils avaient perdu de vue l'affrontement entre Labiatta, Sappho et les autres élémentalistes. Leur partie du Marais retentissait de détonations et d'éclaboussures de vase, mais il leur semblait s'agiter pour rien. Ce démon était d'une agilité diabolique, jouant à volonté de son avantage sur l'environnement. Dans les hautes herbes, il dominait le combat, aucun de ses deux adversaires ne sachant agir sur les plantes, malgré leurs pouvoirs Terras.... mais tout revers avait sa médaille : les autres élèves s'étant éloignés de la lisière au fracas de la bataille, il serait obligé de se sortir nettement des herbes s'il désirait s'en prendre à eux. Les seuls à se trouver encore dans la zone dangereuse, évidement, étaient Ronan et lui-même.

Tous deux venaient de perdre de vue leur adversaire, après une ultime attaque. Dos à dos, méfiants, ils scrutaient les hautes herbes redevenues parfaitement tranquilles. Mais un coup de coude d'avertissement de l'Elnihïm avertit Rork que l'odeur était toujours proche. Le monstre était tout près, les guettant certainement. Par tous les grands colosses de la rivière Rurh, il aurait préféré affronter une troupe entière d'adversaire, à condition de pouvoir les regarder dans le blanc des yeux !

Mais on ne fait pas toujours ce que l'on veut...

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°~ L'Ultime Pouvoir est de Créer
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MessageJeu 29 Oct 2009 - 8:46

Comment éviter une telle attaque ?
Labiatta regardèrent impuissante cette vague immense déferlée sur elles. Comment faire ?
Courir ? Cela reviendrait à brûler au soleil, et serpenter entre les ombres des arbres serait bien trop long et lent, la vague les aurait atteints.
Aucune des techniques qu'elle connaissait ne lui permettrait de contrer de l'eau.

Labiatta agit ainsi par pur instinct, le corps humain, le plus fragile, se faufila dans la mâchoire du lézard et ce dernier posa le bout de son museau par terre. Ainsi l’os du crâne protègerait le corps fragile de l’humaine. Puisse t-il être suffisamment solide. La vague s’écrasa, le point positif de cette attaque pour Labiatta était que les ennemis étaient plus occupé par ce tsunami que par elle. Les griffes prodondement enfoncé dans la boue des marais, le squelette se retrouva malgré tout emporté et secoué dans tous les sens.
Lorsque enfin, un arbre l’arrêta.

L’eau s’en alla. Labiatta avaient été poussées bien loin du village. Miraculeuses d’ailleurs, les huttes tenaient encore debout… Certaines. Le squelette gigota inutilement, tentant de s’extirper des branches, celles-ci se brisèrent, rappelant aux habitants secoués qu’elles étaient encore là et bien vivantes. Le squelette ouvrit ses mâchoires pour laisser sortir une gerbe d’eau et une blonde trempées jusqu’au os. Labiatta n’avaient pas pensé que l’eau s’infiltrerait à travers les orbites vides.
Le temps de reprendre son souffle et le combat reprit. L’humaine fut poussée plus loin encore par un hybride animal, blond elle aussi…
Le squelette réagit instantanément en chargeant cet hybride.
L’humaine se redressa et dut faire face à un elfe et son arc ainsi qu’à un ange, incapable de voler car ses ailes toutes alourdis d’eau.


Quelques minutes passèrent. Le squelette n’arrivait guère à se débarrasser de cet hybride aussi agile qu’agaçant. Heureusement le feu qu’il contrôlait n’avait guère d’effet sur les os calcifier de Labiatta. L’humaine quant à elle finissait de déplumer les ailes de l’ange, savourant les cris de ce dernier. L’elfe avait vu l’une de ses flèches être retourné contre elle et la gardait encore maintenant en travers de son crâne.
Une fois son ouvrage finit Labiatta rejoint sa moitié pour s’occuper de cette créature animale. Celle-ci appelait à l’aide d’ailleurs…






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