Iblîs Nemrodus
Démon


Nombre de messages: 543
Age: 25
Race: Seigneur de l'Ombre (Démon Majeur)
Poste dans la cité: Démon Libre
Elément contrôlé: Magie démoniaque (Tenebrae)
Date d'inscription: 27/03/2006
Feuille de personnage Puissance:
   (980/1000)
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Sujet: Description - La Cathédrale d'Ebène Lun 25 Mai - 15:31 |
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Les Grottes de Finduilas sont immenses. Une bonne moitié est engloutie sous les eaux., mais vers l'ouest, elles sont sèches, et s'enfoncent sans fin vers les profondeurs. On dit que personne n'a atteint le fond de cet immense réseau souterrain, descendant plus bas encore que les Enfers. On dit. Peut-être un jour, vous viendra-t-il l'idée de vérifier.
A quelle profondeur êtes-vous? Voilà des heures que vous descendez, toujours plus profond. Disparus, les étages supérieurs habités de mille vies fourmillantes. Disparus, les tombeaux de grands magiciens dormant sous la pierre. Laissés en arrière, les cavernes de cristaux scintillants de feux complexes et merveilleux. Par les failles et les gouffres, il faut descendre encore, durant des heures, dans le froid et le silence. Éviter avec prudence certaines salles où l'on devine des créatures sans nom. Et puis un jour - ou plutôt, une nuit - en arrivant à des heures de route de la surface, vous tomberez soudain sur des pierres taillées, ruines éparpillées ici et là. Elles sont loin d'être une cité : plus petites, éparpillées dans différentes salles, elles rappellent plutôt des tombeaux ou des petits temples.
Qui les a levées, sculptées, tiré de la pierre ces colonnes et ces escaliers? Quelle civilisation est venue ici, loin de toute lumière, au plus profond de la pierre? Peut-être le peuple mystérieux des Drows, dont parlent les légendes. Peut-être un peuple plus sombre encore. Car on retrouve ici tout l'art de la construction elfique, mais perverti, habité par une sorte de frénésie malsaine qui y dessine des lignes tourmentées et irrégulières. Architecture non euclidienne, tordant dans l'ombre ses formes savantes et démentes, restes où la logique a succombé à la folie. En vérité, c'est un soulagement de savoir que leurs bâtisseurs sont passés à jamais, perdus dans les ombres du temps. Dans les runes et les languages perdus qu'on devine sur les pierres, à demi-effacés, émane encore quelque chose de sombre et de mortel.
Suivant la direction que semble indiquer les ruines, on parvient à une porte voûtée menant à une salle plus grande. Avec stupeur, on noterait qu'une faible lueur violette émane de derrière le passage. Point de porte pour garder celui-ci, mais un sentiment d'oppression écrase la poitrine. A mesure qu'on approche, il semble que le silence se fait plus absolu, empli d'une vigilance muette. L'Ombre paraît vous guetter, comme une créature informe et malveillante. Des glyphes gravés sur sa surface, semblent émaner une puissance et une terreur mystérieuse.
Derrière, pour celui qui rassemblerait ses forces, ce lieu révèle son secret. Au-delà des portes, s'étend un dôme de pierre naturelle. Une sorte de sanctuaire semble y avoir été bâti, formé de puissantes colonnes et d'escaliers montants. Plusieurs portes y mènent, venues d'autres endroits des Grottes. La salle est éclairée par plusieurs flambeaux. Leurs flammes brûlent dans le vide, émettent une lueur bleu-violet, mais leur substance est d'un noir parfait. Flammes noires, flammes de sorciers. Avec horreur, vous comprenez. Ce lieu n'est pas une ruine morte. C'est un repaire de démons. Revenir en arrière? Oui, mais ici, démon ou non, on ne peut pas utiliser la magie pour se déplacer - est-ce l'ombre ou les inscriptions qui empêchent d'ouvrir des passages magiques? Peu importe. La porte est la seule issue, et... il est déjà trop tard.
Les flambeaux baissent. Le plafond semble ondoyer, et ce n'est pas la pierre qui bouge, mais des essaims d'Ombrals qui y flottent, leurs yeux aveugles fixés sur l'intrus. Leurs murmures se font plus forts, alors qu'ils sentent à leur portée le sang et la vie. Au sommet des escaliers, se dresse un grand orgue noir. Nul n'est assis à son clavier, mais en tendant l'oreille, on jurerait l'entendre plaquer les premiers accords d'un requiem.
C'est ici qu'est la demeure d'Iblîs, dont la présence sourde change ces ruines perdues en une Cathédrale d'Ebène ...
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