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Archives de la bataille d'Elament : rapports de combat |
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Ruby
Protectrice de la Cité


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Sujet: Archives de la bataille d'Elament : rapports de combat Mer 15 Aoû 2007 - 18:42 |
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Rapport, front du lac Partie 1 : Fermeture du passage au dortoir des Aquas ¤¤¤
Elle chuta un moment, il était vrai, avant que ses pieds délicats ne touchent le sol. Quelques mètres, presque rien pour un corps à la fois vapeur et eau, à la fois chair et os. Puis elle atterrit avec prestance, absorba quand même le choc, et se releva avec lenteur, comme pour montrer au monde que rien ne pouvait la toucher, pas même la gravité du sol. A pas lents, aussi, elle se mit en marche, directement vers l'entrée du doirtoir des Aquas, descendant les marches, y entrant une nouvelle fois. Dans l'atmosphère confinée de ce lieu, elle trouva à l'air un goût d'eau croupie, de saleté, d'humanité. Mes ses pieds nus touchèrent le sable d'une berge qui lui paraissait vaseuse et elle oublia ce manque d'oxygène pour savourer l'eau sous sa plante, pour savourer un charme millénaire que même sa puissance ne pouvait défaire.
Mais, si elle ne pouvait briser un sort, il était simple et plus logique de le contourner. Alors, avec la grâce d'une nymphe et la beauté de l'aube qui s'élève, elle s'enfonca dans les eaux qui, coulantes comme un étau, entravèrent ses membres. Le tissu de son vêtement déjà opaque devint transparant sur sa peau et l'on ne devinait plus les courbes et les creux car on les voyait totalement. Et c'était là nudité jetée aux regard comme une provoquation supplémentaire. Les requins dansèrent autour d'elle, retrouvant une ancienne amie de jeu. Et si certains s'approchèrent trop, un mot dans une langue trop brutale pour être répétée, un seul mot leur ordonna de partir, de fuir une céature qui pouvait les détruire sans vouloir le faire. Car il n'y a rien de pire qu'avoir la possibilité de tuer et le faire sans le désirer réellement. Enfin...
Enfin, donc, un courant l'amena vers une sortie dérobée, dans les ténèbres absolues d'une nuit extérieure et celles plus oppressantes encore de la petitesse du passage intérieur. Parmis les algues vertes de gris, elle força son avancée et les requins la suivirent, sortant de la caverne des Aquas pour atterrit dans l'immence Lac Yuta. Ruby leva le visage vers le haut, ne discernant pas au travers des nuages et du cristal sombre la lune, tandis que ses cheveux étaient autour de son corps un halo de fils lunaire. Les algues se nouèrent autour de ses chevilles mais un mouvement de ses yeux donna l'injonction et tout se relâcha. Alors, le chant d'une fille des loups se fit entendre, à la fois plaintif et empli de mélancolie. Doux, et fort, comme les bras d'un amant que cette louve n'avait jamais connu. Elle s'enlaca elle-même, sa voix se faisant glissante comme l'eau du plus pur torrent, comme ses mais sur ses bras puis sur ses hanches, aiguë comme les arrêtes de la roche brute, comme les os qu'elle toucha de ses ongles de verre. Puis, sur la dernière note, l'éclaireur démoniaque apparut.
Tout du long, son odeur avait été comme une pression sur les poumons de la Maîtresse de l'Eau et, même si celle-ci ne possédait pas le timbre des sirènes, elle avait une jolie voix et connaissant des langues inconnues à certaines personnes. Peu savent, aus passage, que la puissance magique des chants des nymphes tient à la langue utilisée. Bref. La même pression sur les poumons de la Cristalléenne se déversa sur le démon dont le corps imposa, écraser par l'eau au dessus de lui. Les requins firent leur festin et c'est avec une délectation perverse que la jeune fille les regarda faire, sentant dans les courants venir peu à peu des visiteurs. Et c'était à vrai dire pour eux qu'elle faisait tout cela.
Ruby se poussa de l'ouverture et laissa les habitants du Lac qui avaient répondu son appel entrer dans le dortoir des Aquas. Lorsque le dernier se libéra des algues traîtresses, que même les requins, lassés de leurs chasses infructueuses pour protéger l'antre des possésseurs de l'eau, avaient décidé de rentrer se reposer, la Cristalléenne souffla. Et de son haleine froide naquit un bouchon de glace qui obstrua l'unique issue de la ville. Car même les requins ne peuvent rien contre une armée de démon.
La Femme-enfant remonta à la surface, nageant comme n'importe quel humain. Il n'y avait que la durée d'apnée qui la différenciait d'eux, mais également son insensibilité au froid des eaux. Lorsque l'air se fit de nouveau autour d'elle et ne restait comme barrage au ciel que l'épaisseur des nuages, Ruby avala une grande goulée d'oxygène - même si elle n'en avait pas besoin - et nagea comme un loup jusquau rivage. Malgré que le soleil ne lui permettait pas de le dire, la Cristalléenne savait qu'il était aux environs de midi et que les troupes démoniaques avaient probablement encore avancé de plusieurs kilomètres. Elle fulmina et s'ébroua sur la berge avant de remontrer tranquillement vers la cité. Elle se fit vapeur pour passer par dessus la muraille puis s'incarna ensuite sur les créneaux, accroupit, sa robe au vent, encore humide et collant à sa peau. Ses longues mèches gluantes caressaient le sol poussièreux et laissait une trace anthracite sur la pierre. Autour d'elle il n'y avait personne et ainsi resta-t-elle des heures durant, fixant les rivages du Lac, et, plus loin, l'embouchure du fleuve en aval.
¤¤¤ Partie 2 : Petit cours ¤¤¤
Ainsi, en digne chasseuse, prit-elle la patience d'observer. Ses yeux admirèrent en coin les changements de luminosité de la journée car c'était seulement à la force de la lumière que l'on pouvait remarquer l'avancée du jour. De loin, aussi, observa-t-elle les mouvements des éclaireurs démoniaques près du lac. Même sans posséder une vue exceptionnelle, on pouvait en voir ci et là un ou deux, disparaître, puis revenir plus loin. Mais Ruby ne s'inquiètait pas de ce qu'elle pouvait voir : c'était les choses tapis dans l'ombre qui l'effrayaient et éveillaient dans son échine de désagréables frissons. Car, dans les replis de la terre, dans le domaine d'Iblîs le Sombre, c'était bien ce qu'elle avait appris. N'ai pas peur de ce qui est visible, inquiète toi des choses cachées. C'était peut-être une des rare leçon qu'elle avait retenu.
Ensuite, plus que cela, c'était les mouvements dans son dos qui l'énervait. Comment vouloir observer tranquillement quand s'agitaient bruyamment des personnes parasites ? Elle entendit de tout. Des piles d'épées tomber dans les escaliers, des hommes trébucher sous le poids des armures... Puis cela l'avait énervée et au milieu de l'aprés-midi, elle s'était levé d'un bloc après qu'une femme ai crié qu'elle voulait un casque qui n'âbime pas sa coiffure... Celle-ci se tût dans la seconde et observa l'élémentaliste s'approcher d'elle à grands pas car, même du haut de son mètre cinquante bien tiré, Ruby dégageait une aura de puissance et de destruction non négligeable pour un quidam.
Sa main trouva l'acier et le froid qui naquit de sa paume le rendit cassant comme une brindille. Elle récoltat les éclats et les donna à un ignis pour qu'il en fasse quelque chose - il ne fallait pas oublier que non seulement Ruby détestait les armes mais qu'en plus, elle n'en aimait pas voir l'utilisation. Ah ! Sauf que, naturellement, tout le monde ne posséde pas de griffes ou de crocs... Elle avait donc passé outre ce détail. néanmoins... Néanmoins, cet étalage de stupidité l'énervait et pour la première fois depuis la nuit, elle parla.
"Tu as peur pour tes cheveux, c'est que tu oublies que c'est ta tête risque de se décrocher de ton cou sous le tranchant d'une épée." Puis elle se retourna et engloba la scène qui se déroula plus bas. Ils étaient à la queue leu-leu, s'étalant le long de la muraille tout en ayant pris soin de s'éloigner de trois bons mètres de la pierre recouverte de givre sur laquelle se trouvait la Cristalléenne. Elle soupira de mépris et tourna de nouveau le visage vers le bas de la muraille, côté cité.
"Si vous voulez vous battre, n'oubliez pas qu'une armure ne protège pas réellement des coups car les failles sont simples à voir." Ruby sauta de son perchoir et se réceptionna sur le sol à quelques pas d'un gardien de la cité habillé entièrement de platte. Elle le prit par le bras, prenant bien soin de surveiller le dégagement de froid de son corps et désigna son cou à la foule présente. "Faille numéro un" Son ongle toucha sa gorge. "Une flèche, une pierre, une épée, une dague, des ongles, des crocs." Et sur ces derniers mots, sa voix prit un ton sadique, provoquant un changement de texture de l'atmosphère. Puis ses ongles crissèrent sur l'acier de l'armure, descendant, faisant s'élever des frissons aux bras des personnes aux oreilles proches. [/b]"Faille numéro deux"[/b] elle désigna l'aine "Mêmes armes, douleur plus grande car il y a moins de chance de mort au premier coup à cet endroit."
Ruby relâcha le bras du jeune homme deux fois plus grand qu'elle et balaya la foule du regard. Enfin, comme une provoquation supplémentaire, elle jeta : "Je préfère me battre ainsi vêtue que prisonnière dans une carapace comme cela qui rendra ma fin des plus douloureuse."
Et elle sauta sur la muraille et reprit place sur les créneaux, distinguant sur la surface du lac un brouillard non naturel.
¤¤¤ Partie 3 : Une attaque en avance ¤¤¤
Au milieu de la Bataille, dans un mot de la main de Ruby à Layna, on trouva griffonnées ces quelques lignes :
"Rapport de combat : [...] Nous pensions que l'attaque allait survenir bien plus tard. Nous pensions aussi que la Cité était construite de telle sorte qu'Apharez nous ferai subir un siège. Nous pensions que le nord serait le plus attaqué et que tomberai - si elle devait tomber - la partie Est de la ville. Nous pensions tellement de choses que nous en sommes venu à oublier la nature de nos adversaires [...]"
Le brouillard était déjà très épais. Il l'était devenu trop rapidement pour être naturel, et surtout, on en oubliant que l'air était frais et que la saison ne permettait pas ce genre de dérive climatique. Puis, il n'y avait pas la moindre once de vent, pas le moindre souffle au moment où le brouillard était né. Il n'en vint pas plus dans la soirée et lorsque la nuit fut là, personne, pas même les hybride au sang si proche de celui des animaux, pas même eux ne parvenait à voir à plus de quelques mètres de la muraille. Ruby avait bien essayé de faire venir un Aera, mais il n'avait rien pu. Elle avait aussi également essayé de faire gelée cette vapeur d'eau pour la transformer en mini tombée de flocons, mais elle n'y était pas parvenue. Il fallait dire qu'elle s'économisait pour le combat mais c'était vrai que même en forcant un peu, elle ne parvenait pas même à transformer un tout petit peu toute cette eau. S'il y avait des élémentalistes traîtres, ils étaient nombreux et probablement pervertis par la magie démoniaques, voir aidés par les démons eux-même et leurs drôles de sorts.
C'était donc avec frustration que la Cristalléenne avait fixé des heures durant le nuage, essayant de percevoir à travers lui, mais également d'étirer au maximum ses perceptions sonores. Puis, l'idée avait germé que seules ses oreilles n'y parviendraient pas. Elle avait fait venir à sa rescousse de fines oreilles Aquas - car une grande partie des Effectifs aquas de la cité était venu sur ce flan. C'est ainsi qu'on entendit un arc décocher la première flèche du combat du Frond du Lac. Malheureusement, on ne pu pas l'éviter, et se fut la rapidité de mouvement d'une jeune femme libre qui lui permit d'esquiver une pointe qui alla se ficher dans l'oeil d'un soldat tout carapaconné. Il mourrut dans un râle rauque, un gerbe de sang éclaboussant le minoi d'une protituée tenant fébrillement une épée à la main.
Elle hurla et s'évanouit alors que, sur un bout de parchemin, Ruby inscrivit le premier mesage à l'intention de Layna. "Rapport de Combat : La première victime fut un solide soldat elfe. Sa beauté tape à l'oeil s'éteignit d'une flèche dans sa prunelle. Il était l'heure du soupé lorsque la première fèche se ficha. [...] Il nous fallut attendre la fin du soupé pour que les démons se décident enfin à effacer ce nuage qui les entravait à l'attaque autant qu'il nous cachait leur arrivée."
Car, enfin, au bout de quelques minutes, toujours accroupit sur le créneau, Ruby parvint à percevoir l'avant des troupes démoniaques. Sur leur lance tendue comme une menace étaient épalés les cadavres d'enfants sirènes et almohanes, les yeux crevés et les viscères exposés à l'air. Ce fut presque avec une fascination décontenancé que la Cristalléenne observa la lumière des torches de la cité sur l'armure des écailes de ces bambins décédés. La main de son ordre s'abaissa sans qu'elle ne s'en rendre compte, et sa voix cria aux pieux qui vinrent punaiser quelques malchanceux sur le sable de la rive.
Elle même leva la paume vers le ciel et laissa y naitre une lance de glace, née de l'humidité de l'air, qui tel un objet divin, alla se ficher dans un coeur. Les premier crit se firent entendre, les premières cinglures de sang se firent voir... Mais, toujours et seulement, c'était des projectiles que se recevait les camps adversaires. Des promesses de corps à corps futurs, peut-être ?
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Ruby
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Sujet: Re: Archives de la bataille d'Elament : rapports de combat Mer 15 Aoû 2007 - 18:43 |
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¤¤¤ Partie 4 : Début des représailles ¤¤¤
Un hurlement surpuissant se fit entendre tandis que volait en rase motte un démon ailé. Il était majestueux. Les courbes de son corps semblaient luisantes de graisses, de peintures de guerre. Il fallait posséder un odorat animal pour sentir les effluves sanguinaires de ces décoratifs tribals : faites du sang des premières victimes, sang des viols, des infanticides, des masacres perpétrés dans la journée pour s'habituer au rythme de la guerre. Mais ses ailes battaient d'un mouvement régulier et sa gueule ne s'ouvrait que pour porter la mort, ca et là, sur le haut de la muraille de la cité. Même les arbalètes n'atteignaients pas et ne percaient pas la cuirasse, le cuir d'un tel destrier...
Ruby sortit de sa trance admirative, les yeux aveuglés par l'ivresse de l'accomplissement, et laissa à ses paumes le soin de faire naître la magie, d'invoquer la puissance à sa forme la plus pure, d'apporter la mort car c'était en cet instant la nature de son existence. Un geyser dévora la distance, incarnant la force et la destruction. Il le toucha à l'aile, le laissant tomber en spirale sur quelques mètres. Le démon perdit son cavalier, mais, trop bien dressé, se redressa de sa chute et repris sa valse aérienne. Ce fut une flèche de lumière, née des ténèbres, qui le cloua sur place, dans sa gueule hurlant encore une innocente victime. De la tour des vents vinrent les traits des Aeras - Sauveurs des cieux - de leurs arcs de vent. Ils laissèrent ainsi le temps aux forces désorganisées du Front du Lac de reprendre pied, de se redresser, de se préarer à pire qu'un démon ailé et aux flèches empoisonnées des pisteurs démoniaques.
Puis vint la véritable attaque. Organisées comme les miraculeuses horloges des artisants de l'Est, les lignes ailées volèrent vers les pauvres recrues mal préparées d'Elament. Les pattes des démons attrapèrent ça et là les victimes suppliantes, les javelots des cavaliers ampalants un bras, une jambe, un visage, décapitant à chaques passages des membres offerts aux faucheurs sanglants. Puis, du dessous, montèrent les grappins massifs. Erraflant la pierre millénaire, brissant les protections rudimentaires, cassant les os, broyant les membres prit entre eux et la seule véritable barrière à l'invasion de leur possesseurs. Face à ces derniers, Ruby ressentit de la colère. Peut-être, enfin, se réveillait-elle d'un demi sommeil dans lequel elle s'était enfermée. Peut-être qu'il fallait juste qu'elle se rende compte qu'elament appartenait à son territoire pour comprendre qu'elle ne voulait pas que l'on y pénètre... Mais depuis que ses yeux avaient croisé ceux d'Archael dans le bureau de Layna, elle s'était comme figée à l'intérieur d'elle-même. Ou peut-être cela datait-il d'un moment beaucoup plus ancien... Toujours en est-il qu'elle posa ses deux mains à plat et, sous le coup de de la colère, fit naître un froid comparable à celui qu'elle avait - il y a si longtemps déjà - fait naître dans sa salle de classe...
Puis, comme une leçon répétée, elle hurla à tout ceux qui ne savait comment faire la clef : "Il suffit d'absorber la chaleur comme de l'eau, au travers de sa peau !" Le froid faisait le reste. Et, alors qu'augmentait sur la chaîne le poids des forces adversaires, le métal peinait de plus en plus et finissait par se briser avec la facilité du verre ou de la glace sous le talon. Les cris semblèrent être étouffé par la pierre de la muraille et le sable de la berge.
Mais, lancée dans son élan de colère, Ruby sauta par dessus les céneaux. Elle arca le dos, esquiva une flèche qui s'emmêla dans ses cheveux. Elle se contortionna pour que ses pieds touchent en premier le sol et s'il était vrai qu'elle s'y était prise trop tard pour donner à son corps un état proche de la vapeur, ses articulations - pourtant habituées aux rigueurs de la chasse - accusèrent le coup avec difficulté. Mais il y avait en ce monde peu de choses qui pouvait maintenant fait gémir de douleur la Maîtresse de l'Eau.
Avec la rapidité d'un clignement de paupière, elle passa de sa forme humaine à sa forme animale. Et avec la même rapidité, les premiers assaillants furent sur elle. Telle une ombre blanche, vêtue de mousseline et de dentelle, elle passa sur un dos, souple, mince, agile, légère, broyant là une nuque, ouvrant une jugulaire ici. Là encore, elle trouva la résistance d'une armure et le froid fut son aillié, cassant le fer avec facilité, gelant la chair et la rendant tout aussi brisable que ne l'avait été la carapace inutile. Ici, aussi, la Cristalléenne se fit mage de son domaine, éveillant les fureurs abissales de sa rage conservatrice pour faire expier aux violeurs de son territoire leur stupidité. Elle était sourde aux hurlements, sourde aux coups aussi, qui parfois touchaient son corps. Elle reconnaissait un démon à son odeur et, quoi qu'elle ne fut pas certaine de ne pas tuer des ailliés, la Louve était presque sûre qu'ils n'étaient qu'une dizaine a avoir sauté par dessus l'unique protection de la ville pour sauter au coeur du carnage, marcher parmis les tripes, les membres et les cadavres.
¤¤¤ Partie 5 : Rapport de Combat ¤¤¤
"Vers la mi-nuit, les premières troupes ailés ont attaqué les veilleurs du front du Lac. Tandis que certains se reposaient, d'autres essayaient de décoller les restes des cadravres d'enfants du peuple du Lac que les démons se sont amusés à jeter avec violence sur la muraille, pour refaire la décoration de leur future possession. Aucun d'entre eux n'ont entendu battre les ailes des destriers sous-terrains."
[...]
"Les pertes adverses ont été trop importante pour une attaque d'une aussi grande importance. La surprise aurait pu causer notre perte. Je crains une simple attaque d'éclaireur pour mesurer l'état de nos troupes. et s'il ne s'agit que d'éclaireurs, je ne préfère pas imaginer le gros des forces."
[...]
"C'est aux environs de l'aube que le combat a reprit. Moi, ainsi que quelques combattants de courage, sommes passés par dessus la muraille. Sur les quinze sortis ne sont revenu qu'une demie douzaine. Les attaques aériennes des démons ont affaibli et divisé nos forces. C'est une tornade aquatique née d'une attaque suicide d'un habitant de la cité qui nous a sauvé la vie."
[...]
"C'est la première éclaircie depuis longtemps, je pense, et on voit enfin le ciel. Cela reculera les attaques des démons les plus déchâinés. Je sens dans l'air qu'il va faire beau longtemps. Le brouillard s'est d'ailleurs dissipé et le campement des démons est visible. Les tentes sont trop nombreuses, elles sont comme une forêt sans gibier. Et il y en a une immence et bien décorée au milieu de tout cela, mais je ne sais pas encore qui est le commandant adverse. Il plane dans l'air une odeur de musc. Il doit s'agir d'une femme. Mais je suis méconnaissante des généraux de la Reine des Enfers. [...] Il est clairement visible par la fumée qui s'élève que l'Île du Lac a été prise. Si nous voulons déloger les démons, il faudra le faire en une seule fois sinon, nous repartirons du début. [...] Les perchoirs sont démons ailés sont des pillotis. Ainsi, les créatures ailées sont éloignées de nos traits. Peut-être qu'une tornade aquatique pourra détruire tout cela ? Je ne me tenterai pas même seule à traverser tout le campement ennemis. Leur tour de garde sont trop bien réglé. Leur discipline est parfaite."
[...]
"Cela fait 2 jours qu'il fait beau. Est-ce un sort des Aeras pour dégager le ciel ? Il semble s'affaiblir en tout cas. Nous n'avons eu qu'à essuyer que deux rixtes entre les habitants. Je n'ai pas fais preuve de violence pour leur faire comprendre que le relâchement n'était pas autorisé. Il faut surveiller le moral des assiégés."
[...]
"Le ciel est de plus en plus sombre. L'air devient plus pesant. J'ai un mauvais pressentiment pour la suite. Même les deux petits affrontements recu au cours des derniers jours ne sont pas la preuve d'une véritable activité du côté des adversaires. Peut-être ont-il essayé de faire en sorte que nous relachions notre vigilance tout en resserrant le ressort de leur puissance. Ils vont peut-être tout relâcher d'un coup. Bientôt."
[...]
"Il s'est mis à pleuvoir alors que la nuit tombait doucement et que le ciel redevenait de nouveau totalement sombre. J'ai eu des échos de grosses pertes et terrains et d'hommes du côté du Square et de l'Est. Nous sommes comme en autarcie. De notre côté, les morts ne sont pas trop nombreuses. J'ai entre'aperçut le profil du combattant adverse et un doute immense me tiraille. Je ne suis pas sûre. Une succude, femme, en tout cas, mais ... Je ne préfère pas faire peur aux hommes ici présent."
[...]
"Les cors retentissent et j'entend d'ici les harnais que l'ont scellent sur le dos de montures immenses. Ce soir, nous perdrons ou nous gagnerons. J'ai toujours ce mauvais pressentiment."
_________________ <table><td height="200" valign="center"> </td> <td height="200" valign="center"> </font></td></table>
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Sujet: Bon - Front du Nord (Layna Timerta) Ven 17 Aoû 2007 - 17:56 |
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Rapport, front nord¤*¤ Partie 1 : Installation ¤*¤ ¤ Se situe entre le moment où la Directrice a fini de donner les ordres aux commandants et le moment où la première attaque à lieu (quelques heures à peine plus tard) ¤
La soirée fut longue. Plus longue certaine que Layna avait connu, pourtant sa vie avait été longue. Soupir. Allait-elle se voir finir sous peu ? Non, elle le savait. Elle vaincrait. De n’importe quelle façon possible, mais elle le ferai. La directrice avait reprit espoir, lavée de son morne dépit par la confiance des commandants et professeurs qu’elle avait choisi pour protéger la cité. Métatron Aurion pour protéger l’accès du parc, Naciniah Naûr pour défendre la porte de la cité, Lay-Ing Lullaby pour toute la muraille Est, Ruby pour la face du lac. Le repérage et, d’une certaine façon, la gestion du tout, revenait à Archaël qui veillait de la Tour des Vents. Elle s’était réservait toute la partie nord de la cité. D’une certaine façon, cela lui convenait. Être a l’endroit qui allait probablement s’avérer être le plus meurtrier… C’était à elle seule que revenait de courir ce risque.
Toute la soirée durant, donc, après qu’elle ait congédié les membres de son ‘conseil’ et leur ait fait porter des oiseaux messagers afin de lui porter des nouvelles le plus souvent possible, elle avait prit en main la fortification de la muraille qui, pendant son absence, avait quand même avancé. La protection de la cité avait été rehaussée, dardant ça et là des lances et autres armes tranchantes. Mais il ne fallait pas que cela pour défendre pareil endroit. Aussi fit-elle préparer des chaudrons d’eau bouillante, à défaut de la pois qui était assez onéreuse. Cela n’empêcha pas pourtant quelques points essentiels d’être renforcés par la menace de pareils sévices. Layna savait qu’il en fallait beaucoup plus pour effrayer des êtres vomis par la terre…
Premier oiseau. Le passage menant du domaine des Aquas au Lac avait été bouché quelques instants plus tôt. La plupart des habitants du Lac avaient trouvé refuge, ceux qui n’avaient pas prit la peine de faire le déplacement seraient probablement massacrés par les troupes sous-marines des démons. Que de douceur dans les paroles de la professeur des Aqua, mais elle rappelait la dure réalité, faisant naître d’une certaine façon de la satisfaction dans l’esprit de la Directrice. Second oiseau. La porte de Cité avait était elle aussi renforcée. Layna avait confiance en la puissance des sorts qui mêlaient le bois et le fer forgé millénaire. Une correspondance soutenue avait été mise en place avec la Tour des Vents, de sorte de prévenir les moindres déplacements des troupes démoniaques. Front de l’Est. Les guetteurs avaient cru apercevoir des mouvements dans la forêt. Des mouvements de créatures imposantes, très imposantes. La Reine des enfers possédait-elle le renfort des habitants des monts ? Les Trolls étaient ses alliés ? Cela risquait de peser lourd dans la balance… Le Parc. De son côté, Métatron redressait encore les murailles avec son don. Il avait posté des guetteurs un peu partout, des gardes dans les bois du square, histoire de prévenir d’une arrivée surprise dans un lieu aussi dur à défendre. Il organisait de mains de maître une position accès sur l’attaque et la défense, s’adaptant au lieu et aux contraintes du terrain. Dernière note, griffonnée de la carte grossière d’Elament, relevant la position des ennemis, sans préciser les petits groupes indépendants et très complexes à repérer… Archaël y ajoutait en plus une estimation du nombre de combattants.
Layna s’installa sur les créneaux de la cité, tendant son bras sur lequel reposait un oiseau noir, lui permettant ainsi de partie vers son maître provisoire. La jeune femme soupira, de contentement et de sérénité, étrangement calme. Elle se sentait débordante d’énergie même si son esprit peinait sous le poids des informations qu’elle seule savait. Sa main quitta l’appuie de la pierre, venant serrer la clef qui pendait à sa gorge. Elle leur avait menti. Elle leur avait menti lorsque, dans son bureau, au cœur même de l’école, elle avait affirmé ne par connaître l’emplacement des morceaux de la clef de la porte de la Cité. Car même si elle les connaissait et qu’elle faisait confiance à ses commandants, elle savait qu’un secret n’était réellement un secret que si une seule personne ne connaissait… Les alcôves, les creux, les caches, les passages… Elle savait les endroits inconnus de la cité dans lesquels se terraient les fragments mystiques d’une clef ancestrale.
"Ô toi, enfant du pouvoir des Dieux lorsque viendra l'infortune, Ô calice brisé et que les dons antiques ne seront plus qu'artifices illusoires postiches, vois dans la pierre, admirable sacrifice, le secret d'une clef l'ordalie de tes alliés."
La suite était longue. Trop longue. Elle tournait et revenait, enchaînant les vers, les phrases sans queue ni tête, les contresens. Mais le bourrage de crâne et le temps avaient permis de démêler les lignes et d’en extraire le principales : La clef qui permettait d’ouvrir la porte de cité était composée de 11 fragments disparates qui, une fois réuni, s’unissaient pour former une orbe qui permettait d’ouvrir la porte de la cité, et dressait en son cœur le plan parfait de la région. Les fragments se trouvaient dans et hors de la cité. Il y en avait 4 à l’extérieur. Un au fond du lac, un dans les grottes de Finduilas Súrion, un dans la profonde et noire Forêt Dark et un dans la partie souterraine des Ruines de Tiyõs. Un pour chaque point cardinaux, fondu dans la muraille, un dans le sol millénaire de la Tour de Vents, un ornant la porte de l’Ecole dans le secret absolu et un dernier, connu de certains, rangé dans le tiroir de la Directrice… Pierres tellement belles… Pierres tellement puissantes. Une seule dans les mains des ennemis pour affaiblir la cité… Et Layna savait que toutes les pierres externes à la cité avaient été trouvée il y a des générations, puis gardées par les membres des familles puissantes de l’époque, mais dont l’influence avait été en diminuant. Seul se transmettait le secret de la pierre gardée…
Tant de secrets, dans le seul but de la préservation… L’attaque de l’ennemi devait venir, mais personne ne savait quand. Le premier combattant tomba le soir même, tué par un détachement parti en avance sur le gros de la troupe… A l’heure la plus noir de la nuit vint alors ce gros si redouté.
¤*¤ Partie 2 : Etourdissements ¤*¤ ¤ Se déroule entre le milieu des premier combat et la pause de 2 jours dans les conflits ¤
Le courrier vint de plus belle avec les affrontements essuyés dans la première nuit. Du Sud revinrent les échos de l’utilisation de la magie d’élémentalistes traîtres qui permettait de dissimuler les troupes. De l’Ouest, de combats à coup de pantins en bois, de failles et de nuages de sable. Le sang de partout coulait à flot tandis que l’orage grondait dans un ciel couleur d’ecchymose, plus sombre que jamais. Et aux râles d’agonis se mêlaient les cris de rage. Du côté de Layna, les créatures fantasmagoriques étaient apparues, femmes à la beauté tellement sauvage et pure qu’elles parvenaient à charmer les hommes des murailles en faisant mouvoir leurs corps peu vêtu. De la vient alors la force d’une armée, dans sa mixité… Et les seins ronds de ses magnifiques femmes (des succubes) accueillaient les lances en bois des combattantes. Revint alors la haine avec les flèches. Et tout ne fut plus que chamarré par les combats. L’Est percevait enfin les mouvements des Trolls et autres Gobelins. On avait même eu écho d’un ou deux golems, mais cette information n’était pas vérifiée. L’Entrée de la Cité sentait déjà battre le bélier contre son fer et son bois, mais les flammes voraces de Naciniah brûlaient tout : chair démoniaque comme bélier, et le silence revenait, juste le temps que reviennent un autre détachement, et tout recommençait. De son côté, la Tour des Vents envoyait des rapports réguliers de mouvement. Et le rythme des messages devint plus erratique lorsque les premiers raids aériens se firent sentir le long des créneaux. C’était si émouvant de voir le peu qu’il fallait pour détruire une vie. Pourtant, de long en large de la cité persistait l’espoir et c’était toujours avec le sourire aux lèvres que Layna lançait les sorts, usait de la finesse de son regard pour toucher le point qu’il fallait du bout de flèche…
Le lendemain midi, les démons gagnaient du terrain à l’Ouest, menait la vie dure au Sud. Lay-Ing n’envoyait que peu de message, et tous manquaient de précision. N’avait-elle pas le temps de les rédiger ? Pourtant, presque aucune rumeur ne venait de ce côté de la cité, on avait même au contraire l’impression qu’il s’agissait du lieu le plus calme de la cité…
Et les messages vinrent encore. « Je crains une simple attaque d'éclaireur pour mesurer l'état de nos troupes. » disait Ruby, son message portant la froideur de la neutralité, prenant placidement cette information. Tous souffraient de cette bataille qui pourtant n’avait pas duré longtemps, encore. Nous n’étions que le premier jour, même s’il n’était pas encore fini.
A l’heure où le soleil devait se lever ne demeura que les ténèbres, minant le moral de ceux qui avaient été aux murailles toute la nuit à s’écorcher les yeux pour tenter de percer les ombres, avant qu’une flèche ne les perce eux, tout simplement. La vie s’arrêtait là où touchait l’acier. L’aube fut de sang. Puis le calme imposa son domaine jusqu’à midi. Layna en profita pour se retirer dans une tente, à dormir une heure, juste le temps de laisser son esprit s’éloigner de tout cela. Méditer comme le font les elfes. Réunir dans son esprit la trame des éléments qu’elle possédait…
Un chuchotement, au loin, tellement distant de sa conscience qu’il paraît à une éternité de sa personne. Puis ses propres paupières qui s’ouvrent… La Directrice s’éveilla à ce monde, se redressant, attrapant son épée pour se parer au combat, insufflant déjà à ses jambes l’énergie nécessaire pour escalader les marches de la muraille.
« Le soleil pointe, dame. » la parole d’un gardien de la cité. Le même qui avait fait le chemin dans les profondeurs de l’école pour la retrouver. Celui qui a toute sa confiance… Sa voix sonne comme un soleil, le même qui, lorsqu’elle ouvrit la tente, dispensait sur le monde la chaleur de ses rayons.
Presque rien, juste l’éclaircie de l’orage, juste la lueur de la bougie sous la porte. Tellement peu et tellement tant. Assez pour se reposer… Durant 2 jours. Car c’est 2 jours que durera la pause.
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Dernière édition par le Lun 20 Aoû 2007 - 3:24, édité 1 fois
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Sujet: Re: Archives de la bataille d'Elament : rapports de combat Dim 19 Aoû 2007 - 16:35 |
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¤*¤ Partie Trois : Perte, trahison, défi. ¤*¤ ¤ 5ième jour ¤
Tout redevient sombre. Et la pluie se mêle au sang, lave avec une douceur affligeant la terre impie. Une pluie grasse comme le printemps n’en donne que peu. Une pluie abondante, qui noie et nettoie. Et les combats qui reprennent. Postée debout sur la muraille, seule en vue, droite comme une vigie, Layna admirait la plaine devant elle, ignorant le vent qui faisait claquer la cape dans laquelle elle s’était enroulée pour se protéger de la pluie. Une flèche fusa, le dôme de la magie protectrice qu’elle avait dressée autour d’elle la fit changer de direction. Une autre vint, ricochant de la même façon stupide. Et la bourrasque changea de direction, alors que résonnait dans la ville le hurlement de mort d’une créature volante, tuée par un carreau des Aeras. La jeune femme tourna le visage, admirant le majestueux animal choir comme un espoir défunt, et s’écraser sur le toit de chaume d’une habitation lointaine. Là, juste sous les yeux de l’elfe s’étendait l’horizon d’une plaine dévastée, et le paysage d’une ville qu’elle devait protéger. Le soubressaut du monstre ailé dans le tas de paille et de pierre. Les hurlements d’une femme. L’animal acculé ne recule jamais, telle était la leçon des dieux ?
Une dernière flèche vola à elle. Usant du vent, elle la ralentit, puis l’arrêta totalement, la prenant du bout des doigts pour l’observer, avant de lui insuffler la puissance d’une tornade et de la renvoyer dans la gorge du pauvre fou qui avait osé l’attaquer. Combien de temps avait-il fallu ? Trois jours ? Trois jours, donc, pour que se réveille en Layna Timerta suffisamment de colère pour que naisse en elle la force nécessaire au massacre gratuit. Avant, elle n’était pas lâche. Il lui manquait juste la motivation, la raison qui la pousserait à tuer sans regrets. Elle avait vécu trop de choses dans sa longue vie pour se jeter tête la première dans un conflit sanglant. Elle tourna son visage vers le Sud, admirant là la première source de son réveil, puis ses yeux glissèrent sur l’Est pour percevoir aux loin le lieu sur lequel s’abattraient les foudres de son mécontentement. Perte et trahison. Deux absolu d’un même parfum ? D’un côté était morte l’une des personnes qu’elle avait choisi pour protéger la cité. Le message n’était pas très clair, mais respirait la honte d’avoir vu tomber une personne de cette façon. Tuant élèves après démons, ne distinguant plus rien ou ne voulant pas le faire, la professeur de l’eau avait dans sa fin entraîné avec elle la moitié des personnes présentes, à majorité démoniaque. Des échos venaient aussi, disant qu’en se faisant elle avait blessé la Reine des Enfers qui se trouvait sur place, ou l’avait rencontrée. On disait aussi que c’était la Reine elle-même qui lui avait porté le coup fatal… et que maintenant son esprit animal errait sur le champ de bataille.
Lay-Ing Lullaby. Quelle importance avait-elle, cette femme ? Son bras portait la marque d’une race étrange. On lui avait accordé des milliers de vie, des centaines d’âme à protéger pour la gloire et la reconnaissance… Certains êtres demandaient plus que cela, réclamaient des espèces sonnantes et trébuchantes pour le moindre acte accompli. Et aujourd’hui… Aujourd’hui l’Est de la Cité hurlait sous le poids des pas des Gobelins et des Trolls, les Golems n’ayant été au final que les histoires abracadabrantes d’esprit imaginatif… L’ancienne professeur de la Faune et de la Flore s’était retournée contre ceux qui lui avaient donné leur espoir, les foulant du pied… Pensait-elle que les démons seraient le camp des vainqueurs ? … Un sourire étira les lèvres de la Directrice. Elle tendit sa main sur le côté, faisant y naître une perle de lumière de la taille d’une bille. Depuis peu, la ville avait perdu l’avantage de ce côté de la cité. Layna faiblissait et avec elle faiblissait la force du front qu’elle dirigeait. Pourtant, un nouveau vin abreuvait ses lèvres, étanchant une soif étrange.
D’un coup, la perle s’amplifia, passant de la taille d’un œil à celle d’une tête, puis à la taille d’une charrette de petite taille pour se stabiliser à celle d’une modeste chaumine. La tenant dans ses deux mains au dessus de sa tête, Layna l’envoya de toute la puissance dont elle était capable, créant un cratère au milieu d’un détachement de Succubes. Une centaine de démons perdirent là la vie, dévorés par des flammes nourrie au mépris. Layna se rattrapa de peu, manquant de tomber dans le vide, puis revint les pieds sur terre. Le visage fermé, elle appela le gardien de la cité.
« Je te passe le commandement. Ils s’abstiendront quelques temps de venir en masse, de peur de re subir une baffe de cette puissance. Moi, je vais punir ceux qui désobéissent. »
Une brise, elle s'échappa en vapeur pour descendre la muraille et retourner vers sa tente. La situation était critique, elle le savait. La Cité perdait l'avantage mais, pourtant... Pourtant, elle ressentait comme une satisfaction en elle. Comme l'émergeance d'une nouvelle chose. Peut-être tout simplement la connaissance de la possibilité pour elle d'être entourée de traîtres. On l'avait sous-estimée. Car Layna Timerta gagnerai. Et cela commercerai maintenant, lorsqu'elle irai vers l'Est pour endiguer le flot des démons. Le Lac devrait se débrouiller seul. D'ailleurs Métatron y était depuis longtemps, d'après les lettres qu'il envoyait. Le Square tenait bon sans lui. Cet ange seul parviendrait-il à imposer son autorité dans deux endroits à la fois ? Il possédait le pouvoir de la terre, pas celui de l'air. Des centaines de choses lui étaient de par ce fait impossible.
En silence, Layna se mit en marche d'un pas pressé, longeant la muraille. Ce fut à ce moment que l'ampleur de la destruction de la ville lui sauta aux yeux. Des centaines de corps jonchaient le sol, jetés par les combattants des créneaux pour ne pas gêner leur pas. C'était à cela qu'était rendu un soldat ? Pire qu'un animal, tel un humain ? Ils appartenaient tous à des races magiques et de ce fait, d'une évolution certaine sur les humains. Pourtant, ils se conduisaient comme eux, prit dans l'ivresse du sang et des batailles. La fatigue et le désespoir pesaient-ils sur leur sens de la bonté ? Mais à voir parmis eux la directrice, rousse du feu de ses paumes, belle de la blancheur de la glace qu'elle pouvait faire naître, ils leur revint probablement l'espoir, dans l'assurance - enfin - de sa prise en main de la situation.
Deux kilomètres, peut-être moins. Tellement peu. Se rendait-elle compte, cette directrice, qu'elle marchait de moins en moins vite, jusqu'à au final, prendre un pas serein et tranquille. Présentait-elle ce qu'il allait advenir lorsqu'elle parviendrait à la porte de la cité ? Toujours en est-il que lorsque l'immence porte scellée par ses soins parvint à sa vue, elle accéléra un peu l'allure. De peu, elle manqua un projectile (Lance ? Flèche ? Elle n'y prit pas garde). La porte millénaire était ouverte, les battants presque décrochés de leurs gonds par la puissance du forcage des sortilèges. Et par dessus cela, les hurlements, les râles, les sifflements des sortilèges. Layna se mit à courir, usant de son pouvoir sur l'air pour se mouvoir dans le vide, créant pour son usage personnel une passerelle accédant au dessus de la muraille. De là, l'elfe avait une vue parfaite sur la scène qui se déroulait sous ses yeux, et sa hargne fut telle que naquit dans sa main un disque d'air qu'elle jeta sur l'assemblée des démons. Il passa, coupant les créatures viles en deux (certains esquivèrent quand même, et parmis eux les plus puissants), puis revint, terminant son fauchage avant de disapraître sur lui-même, son utilisation terminée.
C'est un outil similaire que la jeune femme attrapa sur la muraille, avant de sauter dans le tas, jouant de la grandeur de sa garde pour rester loin des épées et diverses autres armes longues. Sa magie faisait le reste, le feu consumant, le froid rendant la chair aussi cassante que le verre. Les plantes empoisoinaient par leurs spores et l'air les tenait à distance respectable, se faisant à la fois baffes et éclairs aveuglants. Puis tout devient silencieux. Etait-ce tout ? Tout ce que la Reine des Enfers possédait ? Des bestioles juste assez forte pour briser une branche et se battre avec ? Pfeu ! Elle les sous-estimait trop, et pour cela... Oui, pour cela, elle le paierai.
D'ailleurs, c'était elle qui avait fait cesser le combat. Elle s'avançait vers Layna, passait au travers de ses forces, éloignant de sa route les cadavres de ceux qu'elle gouvernait par l'usage de sa magie démoniaque. Elle était belle, cette femme. sa beauté était l'écho de la nature de sa race, celle des succubes. Elle était belle, et la pureté de ses traits avait un accent de sauvagerie qui la rendait terrifiante. Et face à la Directrice, elle semblait royale, propre et vierge de sang et de poussière, droite de sa fierté et arborant un sourire de satisfaction des plus énervant.
Layna se redressa, plantant en terre le bas de sa fauche, s'appuyant sur celle-ci presque avec détachement. Mais dans les deux regards qui s'affrontaient se cachaient la puissance à l'état brut.
« Ainsi, c'est toi Layna Timerta. »
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Sujet: Re: Archives de la bataille d'Elament : rapports de combat Lun 20 Aoû 2007 - 3:23 |
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¤*¤ Partie 4 : Fin ¤*¤
Faut-il raconter la logique des choses ? Du haut de son mépris, la reine des Enfers souriait. Elle souriait d'autant plus que se trouvait devant elle une femme couverte de la saleté de la guerre, mais qui gardait derrière cela une beauté certaine. Il y avait dans les yeux de Layna Timerta ce que personne n'avait jamais pu y voir. La haine, déjà, la hargne, ensuite, et le défi. Un défi criait au sang, aux coups rendu. A la vengeance. Quant à ce qui se dit entre les deux femmes ? Personne ne le sut. D'un signe de la main, Apharez Sycan, Reine des Enfers et gardienne du Trône souterrain fit reculer les troupes blessées qui les entouraient. D'un mouvement du menton, Layna fit de même, espérant que personne ne remettrait en cause son autorité pour une haine commune. Elle-même se retenait bien de lui bondir dessus.
Toujours en est-il que moins d'une heure plus tard, Layna retournait à la cité, tournant le dos à la Reine des Enfers sans peur aucune. Lorsque l'on proposait à son adversaire un duel à mort pour départager les camps, il y avait peu de chance que l'on attaque dans le dos, le but étant de savoir qui était le plus fort. Et l'on parlait là de force pure, pas de capacité de manipulation ou autres stratagèmes du genre. La porte ne se referma pas sur les pas de la jeune Directrice comme elle le faisait autrefois. Et les habitants, qui s'attendaient à une arrivée maintenant massive des démons s'étonnèrent de les voir reculer à une distance plus que respective, ne laissant que les cadavres de leur camp, n'en emportant quelques uns seulement pour les dévorer à leur aise.
***
« Il fait nuit maintenant. Je ne sais même pas ce qui m'a pousser à écrire sur ce papier. Peut-être est-ce seulement pour y apposer mes dernières volontés. Pourtant, demain, j'irai confiante me battre. Je sais que les vents apportent les murmures de bons augures. Je sais que je gagnerai. Tout cela, je le sais car je le sens en moi. Tout comme je sais que ce combat n'est qu'une diversion. Mais alors... Pourquoi n'ai-je rien dit à personne ? »
Une phrase jetée aux vents, des heures plus tôt. Une phrase unique avant la séparation.
« Quand nous nous battrons, le sang de ceux que tu protèges coulera par le Sud et par l'Ouest. »
Mais malgré cette révélation, pas d'annonce. Et pas de regrets pour la jeune elfe.
« ... je le sais en fait. Je le sais comme aujourd'hui, je comprends toutes les choses qui m'ont paru obscures toute ma vie. Et j'irai le coeur léger, malgré la perte de centaines de mes compagnons, malgré la haine que je ressens en lisant la lettre de cette traîtresse... Et finalement, je ne lui en veux pas. Elle aussi, je la comprend. »
Qu'est-ce au loin ? Un hurlement de loup ? Un hululement de chouette ? Quelque chose de profond, de grave, de long. Un cor de chasse ? Le cri d'un quelconque hybride encore à l'agonie ? Cela la prit à la gorge, fit monter les larmes, doucement. Mais ses yeux restèrent aussi sec que la pierre de la muraille. Il n'en avait pas vu autant mais avait été au final tout aussi malmenés...
« Je sens venir comme un présage funeste, complémentaire des bonnes augures. Tout semble contradictoire, mais tout se rejoint... Je disparaîtrais demain. Si je ne meurs pas, je partirai, pour le bien de tous, pour leur sauvegarde, car je sais que si je reste, j'attirerai encore le mal sur cette ville que je chéris. Et après mon départ ou ma vie, j'aimerai que tout soit rebâtit, et que l'école demeure, car elle se doit d'être un phare... »
***
L'aube du sixième jour fut rouge. Les nuages avaient l'exacte couleur du sang séché, comme cette terre qui voyait se dérouler sur elle les combats et qui hurlait sous le poids de l'acier. Les larmes bientôt viendraient la laver, lorsque les femmes et les hommes auraient l'occasion de pleurer leurs défunts. Un de plus sur une longue liste... Une cicatrice de plus sur le visage de la Reine des Enfers.
Au matin du sixième jour, la Directrice s'éveilla d'un profond sommeil. Les elfes ne dorment pas, ils méditent, pourtant, elle sortait d'une nuit de sommeil comme elle n'en avait jamais eu de toute sa vie. Et elle se leva, parfaitement consciente des choses qui l'entouraient, ayant oubliée sa nuit. Elle songea quelques minutes Que si la mort ressemblait à cela, elle serait heureuse de mourir. Puis elle vit devant sa tente, en en sortant, deux enfants qui jouaient avec un cerceau, ayant profités de l'accalmie des évènements pour sortir de l'obscurité oppressante dans leur masure. Probablement. Mourir ? Pour quoi donc ? Les laisser tous mourir ? Elle ne les avait déjà pas prévenu pour l'arrivée à revers des démons, allait-elle les abandonner plus que cela ? Après tout, ne possédait-elle pas dans sa paume le pouvoir de détruire une montagne ?
Les restes des évènements ne s'accrocha pas à sa mémoire, il n'y ne restait plus que la plaine sous ses pieds et loin devant elle Apharez Sycan. Layna était propre, elle sentait bon. Elle était reposée, nourrie. Sereine. Emplie d'un calme qui ne l'étonna pas. Et le combat commença. Comment cela ? Ah ? ... Elle ne savait plus... Elle ne voulait pas savoir. La Reine l'avait provoquée, l'insultant, la considérant comme plus bas que terre. Elle tenait même entre ses doigts une mèche de cheveux. Elle appartenait à quelqu'un de proche de la jeune femme, elle le savait... La Directrice était comme ivre. Euphorique de la plénitude qui l'inondait. Elle esquiva le premier coup avec une facilité déconcertante.
La seconde orbe de magie démoniaque vint rapidement, suivit de la griffure des mains mêmes de la Reine des Enfers. Et sur la joue de l'elfe rousse apparut les quatre traces vermeilles de son sang qui se refermaient, expulsant en quelques gouttes de sang noir le poison qui maculait les ongles acérés de la gardienne du Trône Souterrain. C'était d'un combat à mains nues dont il s'agissait ? Un éclair d'une intense lumière noir parti, foudroyant le sol à quelques mètres d'une Directrice que ses réflexes avaient sauvés. La riposte fut preste à venir, défiant les limites de la perception humaine. L'air confère de bien agréable avantage pour les personnes qui le maîtrisaient avec perfection (et même au delà, en définitive).
Unissant ses différents pouvoirs, Layna fit naître la foudre, englobée dans une tornade qui descendait avec une vitesse alarmante sur la Reine des Enfers. Le choc fut terrible. A un point tel que la terre en trembla. Mais fallait-il sous estimer la Commandante des forces démoniaques ? Les démons ont de tous temps possédé un avantage sur les élémentalistes : la capacité de se téléporter. usant parfois jusqu'à la mort de leur pouvoir pour parvenir à égaler ce pouvoir, les élémentalistes n'y sont pourtant jamais parvenu... Le coup survint dans le dos. Un morceau de tissu et une partie de la longueur de cheveux de Layna furent le prix à payer pour une esquive qui lui fit perdre l'équilibre.
La terre accueillit son corps, qui se transforma immédiatement en sable. Le silence revint alors, une brise fraiche dissipant la poussière. Et à quelques mètres de la Démone reprit forme l'elfe. Elle souriait avec autant de force que si elle admirait le plus magnifique et le plus émouvant des spectacles.
Au loin volait un Phénix.
Sa robe de feu était une traîne derrière ses ailes. Le mouvement de son corps était tellement sensuel qu'il en devenait presque douloureux. Le cri de sa gorge rompit l'air, perçant les tympans des démons les plus proches. Seule l'absolue pureté peut salir l'absolue laideur. Et la magnificence du chant d'un phénix est une torture. Pour tous. Puis au chant succéda un trait de flamme dont la chaleur parvint jusqu'aux joues de la Protectrice des 4 Eléments. Et le temps reprit son chemin.
Elle joignit ses mains, paume contre dos, et fit naître un geyser formé de glace et de lave.
De l'attaque du Phénix naquit le verre sur la terre. De celle de la directrice la colère de la Reine des Enfers.
Un combat de deux puissances n'est jamais long. Les forces se tâtent, se mesurent. Puis se touchent. Se caressent. Tels des amants. D'une façon mystique qu'il est presque impossible de comprendre. C'est un rite par lequel passent tous les duellistes. Certains même, ne se battent que dans l'espoir d'entendre ce susurrement. On dit qu'ils ne l'entendent malheureusement jamais. Et que si cela était le cas, ils en mourraient. Car ceux qui le perçoivent ne font qu'entendre leur fin. La comptine chantée de la bouche même de la mort ? Qui sait. Je ne suis pas un dieu, je ne suis pas un esprit ancien. Je ne sais pas tout. Je ne peux que laisser aller ma bouche de conteuse et vous faire rêver. Autant que possible.
Toujours en est-il que Layna eu l'impression de sentir une main transpercer son coeur de part en part. On compare cette douleur, parfois, au coup de foudre... Puis son esprit se dissipa, tirailler par sa conscience même de l'univers. Et s'en fut finit d'elle, aussi facilement que l'on époussette l'épaulière de sa chemise. La vie ne tient qu'à un fil, dit le dicton, populaire. Pourtant, il est parfois si dur de détacher la moindre parcelle de vie dans un corps... Cela est différent lorsqu'il s'agit de magie pure.
Fut-ce ainsi que gagna la Reine des Enfers ? Non. Car à vrai dire, elle-même mourut. Ou plutôt disparut. On n'eut pas de corps à mettre en terre, pas de dépouilles à brûler. Rien à détester ou chérir. Juste quelques mèches de cheveux roux et l'impact sur le sol d'un éclair de magie démoniaque pure, d'une puissance telle que la terre en pourrie et en brûla à la fois. Tellement peu pour ne pas oublier...
Ce qu'il advint ensuite ?
¤*¤ Partie Cinq : Recommencement ¤*¤
L'annonce de la fin du duel s'était répandue comme une traînée de poudre. Et encore. Même la poudre ne pouvait pas aller aussi lentement. c'était plutôt un choc électrice, une décharge. Un frisson sur la peau. L'univers sembla basculer. Tous perdirent l'espoir, oublièrent cette flamme essentielle à tout accomplissement. Et en la perdant, ils perdirent tout court. Les démons assaillirent la ville, les massacres reprirent, arrêtés par une maigre défense.
Seulement...Seulement, il ne faut parfois qu'un grain de sable pour faire pencher la balance. Et une action, aussi infime soit-elle, peut tout changer. Mais que se passa-t-il dans l'esprit des commandants ? Reprirent-ils confiance en eux ? Choisirent-ils le sacrifice plutôt que la défaite ? Le vent changea de direction, souffla plus fort. Les tornades naquirent à la surface du Lac. Le Phénix exécuta un véritable ballet aérien, brûlant les hautes herbes couchées sous le poids du pas des démons qui s’étendaient autour d'Elament. Le printemps n'était pas encore tout à fait là, pourtant, la chaleur était là. Et, lorsque virent les loups et la professeur de l'eau ressuscitée, oeuvrant aux côtés du Golem de pierres et de terre du Professeur des Terras, les armes donnèrent de nouveaux échos. Ce fut l'embrasement du phénix qui mit fin à tout cela.
Spectacle de flammes, de lumières, de chaleur. Allant du jaune le plus clair, presque blanc, au bleu le plus intense se perdant dans le pourpre, le feu s'abandonna à sa propre destruction. L'air devint douloureux dans les poumons. Et le chant du phénix résonna de nouveau, se perdant à lui-même pour lui-même rendu. La valse prit fin dans l'explosion de cette comète, dans les crocs ensanglantés des loups, dans la destruction donnée par le Golem.
Et le silence revint, les démons s'enfuirent. La Cité se remit sur pied avec la lenteur qui caractérisait la chute d'un piédestal des plus élevés. La magie opéra les blessure profondes de la muraille, et enfin on se permit de compter les morts et par là même, les larmes...
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Métatron Aurion

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Sujet: Bataille du Square (Rapport de Métatron) Lun 20 Aoû 2007 - 8:04 |
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Rapport de Métatron, front du square Xéna Premier jour
Partie 1 : préparation.
Il venait de quitter le conseil des commandants, pas d’adieux, pas de vœux de bonne chance, ce sont des choses qui se font dans les récits héroïques et les contes, dans la réalité, les hommes sont seuls face au danger. Métatron Aurion, le front qui lui avait été attribué est le square Xéna, il décolla et y attérit quelques instants plus tard, arborant son armure de pierres et son trident étincelant. Autour de lui, la foule des combattants convergea, avec à leur tête, une bête grisatre, aux formes de loups, un lycantrope s’approcha de lui, cette personne était donc le maître de guerre chargé de l’aidé… La puissance brutale des loups garous alliés à la sagesse des anges suffiraient-elles à vaincre les ténèbres ?
Métatron regarda autour de lui, une foule immense et compacte, et pourtant… Ils ne semblaient pas assez nombreux, étaient-ils les seuls terras de la ville, ou beaucoup avaient-ils fuit ? Enfin ce qui étaient là, leurs armes en main, ne semblaient pas tous prêts à l’épreuve qui les attendait… Tous le fixaient attendaient-ils qu’il prenne la parole ? Avec un soupir il se dit que c’était aussi son rôle d’apporter tout le courage nécessaire à ses troupes. Comme mue par sa propre volonté la terre se leva sous ses pieds pour le surélever au-dessus de la foule. Déployant ses ailes pour forcer un peu son charisme il lança d’une voix forte.
« Amis terras, enfants de dame nature, mes frères, nul besoin de vous dire ce que nous défendons, outre notre foyer, nos vies, celles de nos proches, nous défendons le symbole des pouvoirs élémentaires. Ce n’est pas à moi de vous dire pourquoi vous battre aujourd’hui, la réponse est en vous. Mais je peux,en revanche, vous dire comment nous nous défendrons. Ici… » Fermant les yeux et prenant une grande inspiration « Ici, le sentez vous mes frères ? Nos pouvoirs sont plus puissants au cœur de cette nature, déchaînons la force de la nature sur nos adversaires. Ensemble, nous pouvons tout accomplir ici, modelons le terrain à notre avantage, cachons nous derrière de hautes murailles vertes, que les lianes entravent les jambes de nos ennemis, que des crevasses s’ouvrent sous leurs pieds, que des roches pleuvent sur cette engeance. Ici, jusqu’à la fin de cette bataille que le square Xéna soit leur nouvel enfer ! »
À peine eut-il fini sa phrase que la rumeur emplit les rangs des terras, hurlants, brandissants leurs armes, frappants sur leurs boucliers. Une fois le calme revenu Métatron répartit les taches, un groupe préparerait le campement, pendant qu’un autre se chargerait de semer d’embûches et de pièges le chemin des démons Avant la tombée de la nuit, un repas frugal fût servit aux troupes et Métatron envoya un oiseau porter son rapport à Layna
Partie 2 : Combats dans la nuit.
Au crépuscule, ses guetteurs avertirent qu’une puissante armée approchait du square, c’est alors que le plan d’accueil des troupes ennemies se mit en place. Un bataillon, principalement constitué d’archers anges, et de toute autre race aillée tendirent une embuscade aux démons n’aillant pour but que d’énerver les démons pour les pousser à s’approcher à portée d’arc.
En effet, de derrière une ceinture d’arbres, une pluie de flèche fût envoyée ainsi que des rochers envoyés par les élémentalistes les plus doués. Cet affrontement se déroula sans corps à corps et les démons furent forcés d’établir leur campement à la bordure du square.
[…]
Quatre heures plus tard, ils revinrent. Bien plus décidés qu’au début de la nuit, La lune semblait décupler leur rage. Sans compter l‘intervention de créatures géantes et diformes dont les griffes et les crocs eurent raison de nombreux vaillants combattants de la citée… Malgré la résistance vaillante des soldats d’Elament, les démons gagnèrent du terrain et firent avance leur campement. S’il n’avait s’agit que de cette avancée, Métatron ne s’en serai pas inquiété, les pertes étaient encore légères et le moral des troupes assez haut. Non s’il y avait quelque chose que Métatron redoutait, c’était ce qu’il avait ressenti en combattant. Cette atmosphère glaciale celle provoqué par un pouvoir d’une rare intensité… Celle que ne peut générer qu’un démon d’une puissance rare, qui pouvait dire qui de lui ou de son noir adversaire devait l’emporter ?
Dans la nuit il reçut les nouvelles de Ruby. Mauvaises, les démons avaient lu dans leur jeu, Apharez n’était pas là où on l’attendait, elle se battait actuellement sur les rives du Lac. Si Apharez était là-bas, alors celui qui combattait sur le sol du Square ne pouvait être que son second, celui que l’on nomme le faucheur rouge, le marcheur des ombres, et tant d’autres nom inspirant la terreur, Iblis Nemrodus ! Jadis son maître lui avait mainte fois parlé de ce démon qui eu pu deviner que ce légendaire démon serai son adversaire ? Une chose était sûre, aucun de ses combattants n’était de taille contre cette personne… Les journées suivantes seraient dures. Les autres fronts semblaient mieux tenir que le sien et celui de sa consoeur aqua.
Rapport des combats.
" Les démons se sont implantés dans le Square"
Jours suivants
Partie 1 : une découverte majeure.
(Du deuxième jour au matin jusqu’au quatrième jour au matin)
Rapport des combats.
« Ici les combats stagnent nous reprenons le jour l’avantage perdu la nuit d’avant, ce jeu fatigue les hommes, les temps de pause sont rares, l’ennemi semble se moquer de prendre des vies, il tente de puissantes percées à travers nos rangs et vise la muraille au moyen d’odieuses machines de guerres. Ont-ils compris ce que la muraille cache ? En attendant nous espérons les retenir encore. Autre chose, nos guetteurs voient de nombreux émissaires quitter le campement pour se diriger vers la porte. Il semble évident qu’ils cherchent à l’ouvrir.
À la fin de la nuit du troisième jour, un nouvel assaut fût lancé sur les forces de la citée. Métatron se tenait à la tête de l’infanterie, derrière eux, deux rangées d’archers, devant eux, une épaisse barrière de verdure, dans laquelle des elfes se tenaient embusqués, encore en avant, une horde principalement constituée de gogs, worshs, orcs et quelques trolls bref une force d’impact massive dont la charge faisait tremblé le sol du square si fort qu’ils n’eurent aucun mal à se baser sur ses tremblements pour évaluer leur distance et lancer une premiere volée de flèches dés qu’ils furent à porté de tir. Ils attendirent la deuxième volée, puis attendirent encore que les démons pénètrent dans les bois, où les branches des arbres se tendaient sous leurs gorges, les racines attrapaient leurs chevilles, des flèches volaient depuis les feuillages…
C’est à ce moment précis qu’il décida de lancer l’assaut même diminué par la série de pièges qui leur avaient été tendus, les démons résistaient avec une vigueur démentielle. Au milieu de cette mêlée, Métatron semait la panique dans les rangs adverses, ces imbéciles étaient incapables de se remettre en formation pour avoir une chance, cette bataille, ils allaient la gagner, enfin, du moins c’est ce qu’ils pensaient. La charge ne s’avéra qu’une diversion, pour laisser libre champ aux catapultes, ce fût le lourd choc de la pierre contre la pierre qui alerta Métatron, la muraille déjà bien lézardée ne tiendrait plus très longtemps. Forçant sa voix pour être bien entendu de tos, il hurla :
« VINGT GARDIENS POUR RENFORCER LA MURAILLE DE LEURS POUVOIRS ET VITE ! »
Il savait qu’il faudrait redoubler d’efforts maintenant que son effectif était réduit, pourtant, c’est ce moment précis que le destin choisi pour mettre sur sa route la deuxième partie de sa mission, là, à quelques pas d’un gigantesque troll, une pousse d’arbre, un peu plus de 20 centimètres. À priori, rien ne le différenciait d’un arbre normal, enfin pour un novice, Mais pour Métatron s’en était bien un. Qui eut cru qu’il en trouverait un dans un endroit pareil enfin il y avait là assez pour reconstruire les dommages de la citée.
D’un bond Métatron s’élança à la gorge du prof que son trident mordit profondément, la bête s’écroula dans un râle enfin, l’ange enfonça ses deux mains dans la terre et retira la terre autour des racines de la plante, de ses pouvoirs, il façonna un pot pour cette plante et ordonna à un soldat de la ramener au camp et de la faire garder avec attention. Le jeune homme, qui venait sans doute quitter l’école, protesta un peu, mais le regard déterminé du professeur, droit dans ses yeux, suffit à lui faire exécuter sa volonté sans discuter d’avantage. La bataille se termina par la mise en fuite des ennemis. Malgrès la défense exercée par les gardiens, la muraille était dans un très mauvais état, une nuit de plus et elle s’effondrerait.
En attendant, les plus grands élémentalistes s’affairèrent autour des brèches pour renforcer la muraille. Par ailleurs, Métatron passa la soirée à étudier la plante, et ses découvertes n’étaient pas satisfaisantes. Ils devrait la mettre à l’abris, et donc il partirait dans la journée laissant le commandement à Karine, il serai de retour dans la soirée probablement.
Rapport des combats: « Demain je quitterai mon front pour m’occuper d’un mission particulière, l’arbre du millénaire ne peut pas rester sur le front. Autre chose, je sens que la fin de cette guerre arrivera bientôt… Je ne peut dire qui vaincra, courage vous tous, nous n’avons pas le droit de perdre. »
Partie 2 : Une journée hors du front
(Du quatrième jour au matin jusqu’au cinquième jour au matin)
Métatron s’envola autour de 9 heures du matin, direction la fontaine avec la pousse de l’arbre sous le bras. Il se posa prêt de la fontaine, elle était en sale état, le rebords ébréché et laissant couler l’eau, il s’aida de ses pouvoirs pour y cacher la pousse de l’arbre, en se débrouillant pour que l’eau tienne la terre humide. Ses mains laissèrent leur ouvrage en entendant une voix qui empruntait le même ton que celui qu’il avait entendu maintes fois.
« Ooooh alors on cache ses petites affaires avant qu’elles ne disparaissent?»
 Ambre Goröm Succube Pouvoirs démoniaques vulcains.
Métatron se retourna pour voir une grande femme vêtue de vêtements ne cachant que le nécessaire, à la peau rougeâtre et avec deux petites cornes sur le front. Métatron se releva lentement et se tourna face à ce nouvel adversaire. Ses mains étaient occupées par une dague dans une main et une plume noire dans l’autre. S’approchant de manière provocatrice, et lui dit d’une voix douce.
« Tu vas me montrer ce que tu caches gentil ange ? »
Pour seule réponse, elle reçut un coup de trident qu’elle esquiva d’un bond, puis, après un silence, le seraphin ajouta.
« - Avant que tu n’ailes plus loin, je te préviens que tu ne sais pas à qui tu t’attaques, tu ne peux pas me battre, et tes ruses de succubes seront sans effets sur moi, alors passe ton chemin.
- Hm tu caches donc quelque chose d’important ? Si je m’en empare, ma maîtresse me félicitera, je serais promue sans doute. »
La tension entre les deux personnage atteignit son maximum. De l’ébréchure dans le rebord de la fontaine, se forma lentement une goutte, elle grossit, grossit, et finit par se détacher, et tomba, comme au ralenti… Ploc. Le bruit servi de déclencheur, la succube déploya ses ailes et lui et elle décollèrent. Le bruit du choc de l’acier venait encore d’envahir la fontaine, faisant tomber une pluie d’étincelles sur les pavés de la citée… Cette démone était puissante certes, mais n’avait aucune chance conte un professeur de la citée sous ses pieds, l’attraction terrestre fût si grande que ses ailes de chauve-souris devinrent inutiles. Elle s’écrasa au sol avec fracas en râlant. Métatron se saisit de la plume noire avant de se poser sur le bord de la fontaine.
« Alors, je t’avais prévenu non ? Pour ta gouverne sache que je suis le professeur de la terre Aurion Métatron, alors c’est quoi ce machin ? »
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Métatron Aurion

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Sujet: Re: Archives de la bataille d'Elament : rapports de combat Lun 20 Aoû 2007 - 8:13 |
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La succube se releva difficilement en prononçant des insultes à son égard soudain, une boule de feu violet fut envoyée… Métatron émit un petit son trop facile à bloquer, ce n’est que presque trop tard, que la boule de feu ne le visait pas lui, mais ce qu’il voulait cacher… L’espoir de la citée dépendait peut-être de cet arbuste. Il se déplaça sans penser, et fut touché à la cuisse. Il poussa un grognement de douleur, en un éclair la démone en profita pour subtiliser la plume et s’enfuir ! Une racine jaillit d’entre les pavés pour lui barrer la route, elle écorcha la joue de la succube qui parvînt à s’enfuir. Métatron la regarda s’éloigner, les dents serrées… Il fini par faire un petit sourire.
« Au moins, elle n’ira rien raconter, cette racine était gorgée de venin. »
Il pu ensuite se concentrer sur sa jambe, bien que le feu fut éteint la brûlure continuait. Il se prodigua des soins de fortune quand un oiseau fendit les nuages et se posa à côté de lui. Le message annonçait que Ruby avait été frappée durement, qu’elle était mortellement blessée.
Rapport des combats : « J’ai reçus le message de Ruby, je par la soignée, ne vous inquiétez pas pour elle, elle est entre de bonnes mains. »
Quelques instants plus tard ses ailes l’avaient conduit au lac, les combats venaient de cesser, on le conduisit dés son arrivée à une tente au loin derrière le front. Au cours du chemin un groupe d’élèves et d’habitants s’était formé autour de lui, discutant entre eux, lui parlant sans qu’il n’écoute vraiment ce qu’on lui disait les lèvres pincées, en fait il n’adressa un mot à personne, jusqu’à ce qu’il arrive devant une tente présentée comme celle de Ruby. Il prononça simplement: « C’est bon, je vais tout arranger maintenant. » En entrant, il s’approcha de la professeur de l’eau.
Son corps arborait de nombreuses marques mais légères, tout ce qu’il espérait c’était ne pas craindre de la toucher pour pouvoir officier sans problèmes. Il se souvenait de ce froid qu’elle dégageait un froid surnaturel, venant de la glace et capable de lui geler la main en un instant. La crystalléenne était étendue sur le ventre, son dos affichant une large plaie elle avait donc était frappée dans le dos. Métatron sorti deux petites fioles contenant un liquide vert légèrement pétillant sur la table. Le temps pressait, il le savait, oui, mais ce don ne pouvait pas être utilisé à la légère.
« Enfin bon, quand il le faut… »
Et il exécuta le rite des séraphins… Le don de la deuxième vie. Deux heures, il réapparut aux curieux autour de la tente. La foule se pressa autour de lui demandant des nouvelles. Il s’efforça de sourire et dit avec le plus grand calme.
« Tout va bien, ses blessures sont guéries, elle dort à présent, laissez-la se reposer, à son réveil donnez lui la potion que j’ai laissé à l’intérieur, maintenant, excusez-moi, mais j’ai besoin de repos moi aussi… » La deuxième potion qu’il avait sortie il l’avait avalé lui même… Mais elle était un peu longue à agir.
Il s’assit, regardant la surface du lac, et essuyant la sueur sur son front. Avant même qu’il ne s’en soit rendu compte, la nuit était tombée. Tombée ?! Mais il était en retard, terriblement en retard ! Il devait rentrer sur le front, tout de suite !
Il était tellement préoccupé qu’il n’avait pas entendu le gardien arriver, ni ses mots de félicitations, il décolla sous son nez sans l’avoir même remarqué.
Partie 3 : La défaite du square.
(Du cinquième jour au matin au sixième jour au matin)
Il venait de retourner au square, la nuit était maintenant bien avancée, Ce que vit Métatron le choqua profondément, la bataille faisait rage là-bas, selon son expérience, les soldats de la citée allaient être battus. Il décolla en trombe et fonça au combat.
Rapport des combats « Ils nous ont attaqué violemment durant mon absence, la bataille a duré toute la nuit et il risquent bien de revenir, l’état de la muraille est des plus inquiétant elle sera défoncée très vite, je présente mes excuse, j’ai échoué. […] Je rajoute que le professeur de l’eau se porte bien et qu’elle pourra reprendre le combat. »
Au matin les combats reprirent, encore plus violent, le retour de Métatron relevait le moral des troupes, mais néanmoins, l’assaut des démons était tel qu’ils ne pouvaient pas les repousser cette fois-ci. Au milieux de la fureur du combat, un bruit fracassant se fit entendre la muraille c’est effondrée toute entière. Un cor tonna alors du fond des rangs adverses. Un nuage de démons ailés décolla fonçant en direction de la brèche une grande partie fut abattu par les aeras depuis la tour, quel prodige de protection ils exerçaient sur les airs ! Néanmoins, le flot était trop important pour être stoppé, ils se posèrent sur les restes du mur un instant et repartirent. L’échec que Métatron avait prévu venait de se produire… En plus d’une brèche dans la muraille, un des fragments de clef avait été découvert et récupéré par les démons. Un grand cri s’éleva parmi les démons qui chargèrent avec deux fois plus d’entrain.
Si bien qu’à la fin de la journée, les démons avaient pris l’espace autour de la brèche anciennement défendu par les forces de protection de la citée. Les rôles se trouvaient inversés par rapport au début de la bataille.
Rapport de bataille : « Nous avons été battus comme je le pensais la muraille est pulvérisée, un nouveau fragment de clef est en leur possession. Je ne me désespère pas.»
C’est après cette déconvenue, que se tînt le conseil de guerre des terras.
Métatron appris que Karine était morte, la perte de sa force serait sans doute considérable… Durant une grande partie de la réunion, l’ange ne dit pas le moindre mot. Les gardiens tinrent un discours des plus pessimiste. Quand on lui demanda son avis, il sourit puis pris la parole.
« Vous pensez que nous sommes perdus ? Pas question, moi je vois plutôt l’opportunité, on va les repousser par la brèche qu’ils ont faite eux-même. Ne nous embarrassons pas de stratégies compliquées chargeons. C’est tout.» Devant, la mine incrédule des gardiens il ajouta. « Ne vous inquiétez pas, cette fois, et sans doute pour la première fois de ma vie… Je me battrais sérieusement ! »
Dans la nuit, il y eut une accalmie, des rapports inquiétants arrivèrent Métatron se senti plus que jamais coupable d’avoir laissé la muraille être détruite. Il apprit que la porte avait été ouverte, que la ville était envahie,et pire encore, que Layna et Apharez devaient s’affronter le lendemain. Il apprit aussi la trahison de Lay-Ing, comment un commandant de la citée pouvait les trahir ? Quelle honte pour elle, il la plaignait.
Partie 4 : Le dernier jour, l’assaut des terras repoussons-les !
(Du matin du sixième jour jusqu’au soir.
Au petit matin, l’armée des terras, en rang et prête à un dernier assaut désespéré Métatron aussi, enfin, cette bataille prendrait fin, aujourd’hui il se centrerait sur son propre front, refusant de se laisser influencer par les autres rapports. Il prit une grande inspiration, on verrait jusqu’où il pourrait aller…
« EN AVAAAAANT !! »
Le cri assourdissant s’en suivit accompagné du tremblement de la terre sous la charge des terras. Mais Métatron ne chargea pas, il se contenta de rester en arrière prononçant des paroles inaudibles. « Je suis Métatron Aurion, serviteur de mère nature C’est en tant que serviteur que je demande son assistance, Prête-moi la solidité du roc Prête-moi la force des arbres. Qu’il se lève sur ce sol souillé par le sang J’en appelle au grand golem »
Les poings serrés, Métatron concentrait son pouvoir, pour construire un golem du même type que celui du cours qu’il avait donné, mais, bien plus grand, et surtout fabriqué bien plus vite. Le squelette de pierre et la chair de bois. Le golem était prêt, L’ange monta sur le sommet de son crâne, plus facile pour le contrôler. Puis le grand corps s’élança vers le cœur de la bataille, cette vision réchauffa le cœur des combattants, qui s’écartèrent sur sa route, le golem, armé d’un tronc d’arbre, frappait dans tout sens les démons, même les créatures massives n’y résistaient pas. L’attaque d’une telle créature était terrifiante, d’autant plus que la détermination des terras n’avait jamais été aussi haute. La bataille dura jusqu'à la nuit tombée où les démons retrouvèrent un peu de leur pussance. Métatron était descendu du golem pour mieux combattre lui-même, quand au coeur de la bataille, une voix glaciale, on ne sais comment couvrit le bruits chaotique du champ de bataille "[b]Métatron Aurion, professeur de la terre?" [/b]
S'entendant nommé, l'ange se retourna et c'est alors qu'il le vit, Iblis Nemrodus, son cruel adversaire le surplombait, nulle arme, nulle armure, une simple cape semblait lui suffire. Nombreuses autour de lui étaient les abominations, crocs, griffes, cornes, ailes diformes, yeux rouges, pustules, furoncles, écailles... Mais aucune vision ne pouvait plus représenter la terreur que cette ombre face à la lune, le fixant avec des yeux blancs. Les deux adversaires restèrent figés, se regardants mutuellement, et autour d'eux, démons et habitants oublièrent leur animosité pour voir ce qui allait se passer. Derrière le noir démon, la silouhette du golem se profila, tentant de l'écraser de son poing massif.
Le choc fit trembler le sol du parc en soulevant un nuage de poussières... Quand celle-ci se dissipa, Nemrodus avait disparu. Le duel ne faisait que commencer...
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Métatron Aurion

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Sujet: Re: Archives de la bataille d'Elament : rapports de combat Lun 20 Aoû 2007 - 13:53 |
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"Alors voila ce que vous pouvez accomplir cher professeur je m'avoue impressioné..."
La voix venait de derrière le golem qui frappa une deuxième fois sans succés Métatron rejoignit donc sa créature pour mieux la controler.
"...Mais..."
Le golem frappa encore et cette fois-ci, il ne fut pas esquivé Métatron sentit très clairement que les pouvoirs du démons s'opposaient au mouvements du poing. Le géant de pierre et de bois restait immobile, le poing en avant tel une statue face au sorcier de l'enfer. Et malgrés tous ses efforts, le séraphin ne parvint pas à prendre le dessus lentement, Iblis leva le bras et posa sa main sur le poing massif.
"C'est inutile..."
Là où la main du démon avait touché la pierre, un impact infime apparut, puis l'impacte devint une lezarde qui remontait le long du bras dans un craquement continu, très vite, l'ensemble du corps gigantesque fut fracturé et tomba en morceau entrainant dans sa chute le professeur des terras. Un silence s'en suivit, long et terrible, l'angoisse montait chez les combatants de la citée de voir leur champion tombé ainsi. Alors que les démons commencèrent à pousser des cris victorieux. Soudain, les débris restés après la chute du golem se mîrent à trembler, il y eut comme une explosion les suspendant en l'air autour d'une silouhette ailée. La poussière, en retombant laissa apparaitre le professeur Aurion Métatron, toujours prêt au combat. Les habitants poussèrent tous un soupir de soulagement puis des cris d'encouragements... De leur place, aucun ne pouvait voir le sang couler de la tempe du seraphin qui se tenait debout entouré de roches et de bois. Soudain, les deux paumes tendues vers l'avant il envoya un orage de bois et de roches sur son puissant adversaire. Il se rappela alors du corps atrocement mutilé du professeur Zaël après s'être battu contre ce même démon, puisse dame nature lui venir en aide.
Bien entendu, bien que spectaculaire, ce genre d'attaque n'avait que peu de chance de toucher Nemrodus, dont la capacité de téléportation était plus qu'utile dans un moment pareil. Mais les roches ne firent pas que s'ecraser dns sa direction, elles étaient maintenant en train de tourbillonner autour de lui et de focer dans sa direction à tour de rôle. Enfin, sans prévenir, Métatron relacha toute les roches au-dessus de l'adversaire.
À peine eut-il eu le temps de réapparaitre que le professeur s'était rué sur lui, trident en main pour lui porter l'estocade finale. Enfin du moins le pensait-il, les trois lames déchirèrent la cape noire sans sentir d'autres résistance que celle du tissus.
*Impossible, il devrait avoir une large plaie dans le torse!*
Sue le sombre visage du faucheur se essina un sourire dans un mouvement qui ne dura qu'un quart de seconde mais parut une éternité, son poignet décrivit un cercle puis sa main se posa sur le trose de Métatron qui fut projeté à terre à une vitesse folle. Dans un effort l'ange parvint à retober sur ses pieds... Essouflé, il senti une terrible douleur.
*Aie, je crois qu'il m'a brisé une côte.*
La cape déchiré laissa un sectacle horrible, l'absence de corps, le néant, le vide. C'était donc ça son secret, le secret d'Iblis Nemrodus! Le même sourire sadique sur les lèvres, le faucheur rouge envoya à son tour ses projectiles magiques sur Métatron, Dont la douleur aux côtes et le sang qu'il avait perdu ajoutés à sa profonde brûlure à cuisse rendait les esquives pénibles, et très justes.
* Je ne comprends pas, pourquoi cherchait-il à éviter es rochers et le golem si son corps est intouchable ça n'a pas de sens... À moins que...*
Cette pensée lui couta d'être, une nouvelle fois touché par la magie des ténèbres. Étendu, sur le sol, les doigts encore serrés sur son trident il ne se releva pas. Nemrodus s'approcha alors pour porter le coup de grâce à son ennemi. Dés qu'il fut assez prêt, d'un coup du dos du poing au sol Métatron se releva et enfonca son trident là où devait se trouver le coeur du démon. Sans broncher Nemrodus se contenta de regarder l'arme.
"Alors vous n'avez pas compris, vous me decevez profes..."
Une feinte, Iblis avait baissé sa garde et le coup était parti au visage, le poing gauche de Métatron, recouvert d'une lame de marbre à présent venait de tranche une large plaie en travers du visage du marcheur des ombres.
Sous la douleur il se cabra en arriere tout en reculant... Son regard fixa le bras gauche de Métatron et la pierre qui le couvrait éclata! Une douleur envahit l'avant-bras de l'ange, Cassé à coup sûr.
"Misérable! Tu vas payer"
Blessé au visage, il fonça sur Métatron pour venger sa blessure, mais celui-ci avait desormais compris son point faible. Son pied droit, enfoncé dans la terre en sorti lancé comme un coup de pied, en soulevant la terre qui se transforma en un pic de pierre dressé qui provoca une deuxième blessure.
Dans un cri de douleur il disparut, téléporté on sait où. Le parc tournait dans la tête de Métatron, il entendit le cri de la foule qui reprit le combat plus décidés que jamais. Il se sentit tomber en arrière et rattrapé par de puissants bras. Une voix s'éleva dans son dos.
"Kru kru kru, on a sommeil? La troupe de choc prends la relève."
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Archael
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Sujet: Tour des Vents (Archael) Mar 21 Aoû 2007 - 10:39 |
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Rapport d'Archael, tour des Vents
Partie I - Prélude
Notes d'Archael - 1er jour de la Bataille
Après le Conseil des Commandants, je me suis occupé de faire évacuer l'Ecole. Tout est encore calme. D'après nos prévisions, les démons attaqueront demain matin. Je monterai sur la Tour à l'aube. Il me reste quelques heures ; je vais passer à la Bibliothèque. Cette histoire de parchemins secrets m'inquiète beaucoup. Layna aussi, je le devine. Nous a-t-elle tout dit?
Au milieu de mes recherches, mon regard tombe sur un livre de poésie. La "Ballade du Monde"? Je ne peux pas retenir en sourire. Six cent ans avant notre ère, un Barde elfe avait écrit une longue ballade qui contait les merveilles et les terreurs de notre monde. Il était composé de cent Chants, chacun dédié à un aspect de la nature. Les plus célèbres sont celui de la Source et celui de l'Etoile. Mais bien d'autres ont été oubliés des ménestrels d'aujourd'hui. Ils dorment dans les archives des vieilles Cités, et même à Elament, on ne retrouve ces poèmes anciens que dans la Bibliothèque.
Ouvrez donc un jour le neuvième manuscrit de la Ballade du Monde. Quelque part entre les pages déssechées, se trouve le Chant de l'Orage. Il raconte une nuit passée à gravir une montagne alors que la tempête hurle dans la nuit. Si je me souviens bien, le poème s'achève sur ces mots :
"... arrivés au sommet de l'enfer embrumé Vous y verrez rafales, tourbillons déchaînés, Eblouissants éclairs et linceuls de nuées!"
Je jette un coup d'oeil par la fenêtre. Parfois, il arrive que la réalité rejoigne l'imaginaire. Telle est la Tour des Vents en cette heure de guerre. Toute environnée de nuages qui défilent dans le ciel sombre. Le pilier blanc qui culmine sur la Cité n'étincelle plus aux rayons du soleil. Mais il semble luire d'une pâle lueur, tout droit au milieu de cette sombre journée. Elle est encore silencieuse. Pourtant, je le sais, tôt ou tard, la guerre se rapellera de ce petit coin de calme, et viendra y faire hurler sa rage.
Reprenons. Ce parchemin parle de la Porte d'Elament, mais bien entendu il ne révèle rien de plus. Peut-être par recoupements, mais cela prendra du temps et je n'ai pas grand espoir. La bataille est sur le point de commencer.
(...)
Le moment est arrivé. Il est 9 heures du soir. Layna vient de m'avertir : on a vu un éclair au sommet de la Tour. Cela commence plus tôt que prévu. Tant pis pour le parchemin. Je dois remonter là-haut, et vite.
***
Partie II - Guerre
Première nuit de la bataille. Il fait nuit sur la Tour.
Une poignée d'habitants de la Cité s'y est rassemblée. Ce sont essentiellement des Aeras, chargés de veiller sur ce bastion qui est à la fois un poste de guet, et une entrée vers le bas de la Cité. Certains sont des archers, munis d'arcs de bois ou de métal. Ils savent ensorceler leurs flèches, les rendre lumineuses ou chargées d'électricité. Ou encore de les faire porter par le vent, loin, très loin. D'autres manient les rafales et dansent au milieu de la tempête, déchaînant le vent et la foudre. Au bout de leurs doigts, l'air étouffe ou déchire, les sons lacèrent l'esprit et la chair à des mètres de distance.
Cela fait maintenant deux heures que les Démons ont lancé leur offensive. Alors que les combats commençait sur les autres fronts, ils se contentés de veiller à distance. Telle est la mission que leur a assignée Layna. Rester en soutien à distance des différents fronts de défense, et maintenir l'orage au-dessus de la Cité pour empêcher les démons ailés de franchir les remparts. Douze élèves de 3e année sont rassemblés en cercle sur les dalles de marbre. Les yeux fermés, ils canalisent leur énergie et la font monter vers le ciel. Un orage? Certes, ils ne peuvent pas maîtriser un telle force ni s'en servir comme d'une arme. Mais ils peuvent le garder au-dessus d'Elament, l'empêcher de dériver, et le laisser vider sa rage protectrice sur de la ville.
Plus bas sur la Cité, le brouillard invoqué par les traîtres est opaque. Ils ne peuvent rien faire à cela, pas pour l'instant, ils ont assez à faire en haut. De temps à autre, une flèche de lumière ou une sphère tourbillonnante s'élance du sommet et siffle longtemps à travers l'air. Avec une précision diabolique, due à la magie, les sortilèges viennent tuer net une abomination volante qui tente de s'approcher. Mais curieusement, les démons ailés sont moins nombreux que prévu devant les remparts. Sans doutes planent-ils au-dessus de l'orage, attendant le moment propice pour attaquer. Le Gardien de la Cité qui dirige ce front guette le ciel avec inquiétude. Il a déjà envoyé un messager à Layna pour la prévenir qu'il redoute une attaque sur la tour.
"Faites monter plus d'habitants en renfort" ordonne-t-il à un de ses compagnons. "Nous sommes peu nombreux et il n'y a même pas ici de Maître Elémentaliste en cas de ..."
Chtak!
La phrase ne se termina jamais. Un bruit sourd et écoeurant vient de se faire entendre : celui de la chair transpercée. Les yeux de l'homme s'écarquillent. Lentement, il tombe à genoux, puis s'effondre face contre terre. Le dard barbelé qui dépasse de son dos lui sinistrement à la lumière d'un éclair. Un cri d'alarme retentit parmi les défenseurs. Les démons sont là-haut, quelque part dans les nuages, et ils ne vont pas tarder à attaquer. Déjà une pluie de flèches s'abat, et la mort commence à frapper.
L'effet de surprise a été parfaitement réussi. Un instant, un doute fait flotter les troupes des défenseurs. Comment se défendre contre des flèches qui arrivent du ciel? Comment atteindre ces démons qui se cachent dans les brumes verdâtres? Peut-être la panique aurait-elle gagné les troupes si tout avait continué comme cela. Mais ... un murmure parcourt les Habitants.
"Layna! Layna ne nous a pas oubliés ..."
La rumeur est exacte. La Directrice a détaché d'urgence un elémentaliste pour prendre le commandement de la Tour des Vents. Et pas n'importe lequel. Un magicien expérimenté, un professeur ... Déjà, un bruit de pas rapides dans l'escalier se fait entendre, et un petit groupe de personnes surgit au faîte de l'immense tour.
Quelques minutes plus tôt, Archael avait reçu un mesage de Layna qui lui enjoignait de monter à son poste plus tôt que prévu. Malgré sa nonchalance habituelle, l'ange avait compris que la situation pressait : les démons attaquaient plus tôt qu'on ne les attendait. Il n'avait pas perdu son temps pour rassembler quelques compagnons qui avaient été ses élèves ou même ses camarades de classe quelques années plus tôt, et se précipiter au sommet de la Tour.
Habillé de gris, le professeur de l'Air avait toujours cet éclat amer et las au fond des yeux. Cependant, il y avait dans ses gestes une énergie nouvelle, depuis son entrevue avec Layna. Il avait peut-être envie de tout envoyer balader, mais il n'en restait pas moins que sa présence ici était nécessaire, et de façon urgente. Son aura s'alluma et brilla d'une lueur froide. Si elle n'était plus aussi chaleureuse qu'autrefois, elle semblait plus forte et plus ferme. Elle avait la lumière pâle mais impitoyable des éclairs. Se dirigeant vers le centre du cercle de marbre, il ne mit que quelques secondes à déployer sur la Tour un bouclier d'air tourbillonnant. Celui-ci ne durerait pas éternellement, mais il arrêterait les flèches quelques minutes.
Ses ailes de cristal sortirent de sous sa tunique et l'emportèrent sur un bloc qui dominait les défenseurs. Sa voix sonna, calme mais claire.
"Silence! Oui, Habitants d'Elament, nous subissons une attaque. Mais croyez-vous être les seuls?"
Peu à peu, les cris se sont tus. Tous regardent l'ange environné de son halo blanc, qui les harangue de si curieuse manière. De lui, il n'émane pas le charisme puissant des autres professeurs, mais quelque chose en lui capte l'attention. Quelque chose qui apaise la peur, faisant presque oublier les bruits de la bataille.
"Sur les murailles, vos amis et vos frères se battent depuis deux heures! Et ce combat ne fait que commencer! Ecoutez-moi bien. Nous sommes peu nombreux, mais nous défendrons nous-mêmes et nous continuerons de soutenir ceux qui combattent là en-bas. Si nous laissons un seul démon descendre au pied de cet escalier, tous leurs efforts auront été vains! Qui ici l'acceptera?"
Un formidable coup de tonerre accompagne les derniers mots d'Archael. Forçant la voix pour couvrir l'orage, celui-ci lève la main et frappe du pied le sol dallé. L'aura qui l'entoure s'électrise et jette un feu blanc, comme pour répondre à l'orage.
Le Trône porte la main à son capuchon et le rejette en arrière. Sous les mèches blanches, le visage trahit sa fatigue et ses profondes cicatrices, autant physiques que morales. Mais les yeux bleu-violets étincellent comme deux améthystes. Ils sont durs et désabusés, mais ils expriment une volonté puissante. Ils paraissent dévisager chacun. Pourquoi tremblez-vous?! semblent-ils demander. Vous pouvez avoir perdu toute raison de vous battre, au milieu de l'amertume ou dans l'océan de la peur. Moi aussi! Et alors? On peut aussi se battre sans raison spéciale. Battez-vous parce qu'il faut se battre! Battez-vous parce que vous êtes là!
"Aeras! Nous aussi, nous ferons notre part pour défendre Elament, ici même! Cette Tour est le meilleur endroit pour nous battre, elle amplifie nos pouvoirs. Ici, le ciel, le vent et l'orage sont nous alliés. A partir de maintenant, cette Tour est notre forteresse! Notre Donjon!"
Un éclair traverse le ciel, et jette un éclat spectral sur les défenseurs. Et alors que la tourmente continue à enfler, et que le vent permet à peine de s'entendre, une clameur naît parmi les défenseurs. L'Ange leur a fait sentir que même les forts peuvent traverser la peur et le doute, mais que cela n'empêchait pas de se battre de toute son âme. Ils sont les fils des vents, et le vent va toujours là où il le doit, qu'il soit doux et chand, ou glacial et dur. Alors, tous se lèvent et hurlent plus fort que la tempête elle-même. Les arcs ou les sortilèges s'orientent vers le ciel.
Au moment où Archael lève brutalement le Bouclier, le choc disperse quelques secondes les nuages qui dissimule les démons ailés. Alors, tout le sommet de la tour se hérisse soudain de projectiles. La rafale de fer et de magie s'abat sur les archers volants de l'armée ennemie, tandis que l'orage gronde de plus belle. Au sommet de la Tour, la Bataille a commencé ...
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Dernière édition par le Dim 21 Oct 2007 - 20:10, édité 3 fois
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Archael
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Sujet: Re: Archives de la bataille d'Elament : rapports de combat Mar 21 Aoû 2007 - 10:44 |
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Partie III - Trêve
- Second jour -
Nous avons repoussé avec succès cette première attaque, après un instant d'angoisse vers deux heures du matin. Il y a eu quelques pertes dans nos rangs, mais moins qu'on pourrait s'y attendre. C'est heureux, car nous sommes peu nombreux comparés aux autres fronts. Cependant, je suis inquiet. Hier a été une mauvaise surprise, mais ce n'était rien qu'une escarmouche pour vérifier si la Tour des Vents était gardée. Ni les Dragons ni les créatures puissantes n'ont attaqué. Nous sommes temporaierment tranquille, mais ce n'est qu'une trêve.
Enfin, nous verrons. Pour l'instant, les prédictions de Layna semblent se réaliser. Le calme est revenu pour le moment. Plutôt que s'épuiser à maintenir un orage au-dessus d'Elament, nous avons passé plusieurs heures à unir nos forces afin de dissipper de ce maudit brouillard que les traitres ont invoqué. J'ai bien cru que nous n'allions pas y arriver, et nous sommes tous épuisés, mais c'est fait. Le soleil brille à nouveau sur Elament et la visibilité est optimale.
Depuis notre nid d'aigle, nous commençons notre tâche de vigie. Pas de démons en vue - enfin, tant qu'on regarde en l'air ... Je peux envoyer à Layna des rapports réguliers.
Tous les fronts sont stationnaires. Ceux qui présentent le plus de risques pour l'instant, c'est le Lac et le Square. Au Lac, l'ennemi est nombreux - et dès le premier jour, ils ont pris l'avantage. Qui donc peut les commander, pour que même Ruby ne puisse pas les arrêter? Le Square est encore plus inquiétant. Le premier est difficile à défendre et Métatron a beau faire des merveilles, il perd du terrain. L'aura noire qui émane du camp ennemi est terriblement puissante, et si je ne me trompe pas, il a affaire à l'un des pires adversaire possibles.
A ce propos, quelque chose cloche. Apharez Sycan devrait se trouver sur le Front Nord. Mais elle est invisible.
***
- Troisième jour -
Ici, calme relatif. Quelques raids qui nous gênent pour envoyer nos communications, mais pas d'attaque majeure. Mais en-bas, ils se battent ...
J'enrage de ne pas pouvoir intervenir directement, mais si je m'absente et que les Démons arrivent pendant ce temps ... c'est la catastrophe. Nous faisons tout notre possible. J'ai ensorcelé les projectiles ; nous sommes en mesure de tirer sur toute la surface de la Cité et nous ne nous en privons pas. Nous tenons à jour les cartes de la Bataille, et les envoyons aux différents commandants - quand c'est possible. Nous sommes les seuls à avoir une vue d'ensemble.
Où en sont les Fronts? La Porte ... Tout brûle là-bas. Je ne sens pas de Commandant vraiment puissant contre cette partie - j'ai entendu dire que Raziel mène les démons. Sans un chef plus redoutable, ils ne franchiront pas le barrage de Naciniah Naûr. J'admire profondément cette femme. Jour et nuit, on dirait qu'un volcan protège l'entrée de la Cité. Mais les démons continuent d'arriver, les uns après les autres, et je crains que cette obstination cache quelque chose. Heureusement, Naci ne recule pas d'un pouce.
Le front de l'Est recule, mais lentement et sans panique. Le commandant des Démons est un inconnu, un certain Garland, mais Lay-Ing est une combattante efficace. Quand au Lac, c'est une contre-attaque spectaculaire. Depuis mon perchoir, je peux distinguer l'eau qui semble prise de furie et les geysers qui partent dans toutes les directions. Le vent porte une odeur de sang et de froid. Ruby sème la mort autour d'elle ... Cela ne durera sans doute pas longtemps, mais l'ennemi semble hésiter. S'ils ont prévu un piège là-bas, il a se déclencher bientôt.
- Crépuscule du 3e jour - Nous continuons à jouer les sentinelles. Les rumeurs sont mauvaises. Les démons n'attaquent pas seulement, ils font aussi de nombreuses manoeuvres dont le but m'échappe. Je le sais : Layna ne nous a pas tout dit. Et pour tout arranger, on murmure que le pire est encore à venir, que le plus gros des troupes n'a pas encore attaqué. Je prie le ciel que ce soit faux.
Justement, je suis sur le point d'envoyer les seuls renforts dont je dispose au Front Nord. Ils semblent en avoir besoin. Pourtant, c'est Layna qui défend cette muraille!? Aucun général ne peut faire face à la Directrice, mais le nombre des assiégants est si énorme qu'elle ne peut pas encore quitter son poste. Elle attend peut-être Apharez. Et plus le temps passe, plus je suis sûr qu'Apharez ne soit PAS sur ce front, justement. Cette maudite succube attend son heure pour se lancer dans la bagarre.
Consolation : nos efforts ici ont été récompensés. Depuis que nous avons levé le brouillard, cela ne saute pas aux yeux, mais j'en suis sûr : le Soleil et la Lune ont handicapé les troupes ennemies. C'est particulièrement net au Square. Cet endroit a été dur à défendre hier, mais on dirait que les assaillants et leur général craignent la lumière. De plus, Métatron a commencé à utiliser le terrain à son avantage. Pour l'instant, les démons ne progressent plus vraiment, et cela devient une vraie guerre de tranchées.
Dans l'ensemble, durant ces 2 jours, nous avons eu droit à un répit. Ce soir hélas, il est de plus en plus dur de maintenir le ciel dégagé. Nemrodus et ses Sorciers ont l'aide des Aeras qui ont trahi, et ils finiront par faire revenir l'obscurité. J'envoie un rapport et cet avertissement à tous les commandants : "Cette nuit sera encore claire, mais d'ici 24 heures, nous serons à nouveau dans le noir. Prenez garde." ... Combien recevront le message à temps?
- Pendant la nuit - Il se passe plusieurs quelque chose à la Porte d'Entrée. Les démons multiplient les allées et venues depuis quelques minutes. J'espère que tout va bien pour Naci : je ne vois plus ses flammes. Mais le plus inquiétant, c'est Lay-Ing qui ne répond plus du tout à mes messages ...
- Peu avant l'Aube - Tonnerre! Ruby vient à son tour de couper toutes communications. Je crains le pire. On y voit de moins en moins bien, mais nous ferons un dernier effort pour percer les nuages demain. Vivement l'aube ...
***
Partie IV - Crépuscule
- Quatrième jour -
L'accalmie a vécu. A Layna Timerta : "La situation s'aggrave. Front Est tombé suite à trahison de Lay-Ing Lullaby. La Porte et le Square tiennent avec difficulté. Contact rompu avec le Lac. Présence d'Apharez Sycan confirmée, rumeurs de perte de contrôle du Professeur de l'Eau. Renforts ennemis en route. Les brumes reviennent, attaque de la Tour imminente."
Les mauvaises nouvelles pleuvent. Lay-Ing a trahi. Elle s'est vendue et a froidement livré son front. Les morts se comptent par centaines, car ce Vishnu Garland ne fait pas de quartier. Le Général Démoniaque du Nord a désormais un nom : Alouqua la Succube. Cette fois, c'est certain : nous avons été joués. Apharez Sycan était au Lac. Et à en coire les rumeurs, ce que je craignais chez Ruby est arrivée. Prise de folie, elle a massacré tout ce qui passait à sa portée, allliés et ennemis confondus, avant de trouver la mort dans des circonstances mal définies. J'écris ces terribles catastrophes sans arriver à y croire. J'ai du mal à penser, à imaginer ce qui se passe en bas. Heureusement, le Square et la Porte tiennent toujours, mais pour combien de temps ... Métatron m'a envoyé un billet, mais le message et le messager sont arrivés en bien mauvais état. Il aurait laissé temporairement son poste pour ... ? La fin est illisible. Par acquit de conscience, je relaie l'information à Layna : on m'apprend qu'elle vient de partir châtier les transfuges.
- Soirée - Ici, tout le monde est comme dans un rêve. Quelques flèches pleuvent, mais nous sommes toujours épargnés. J'ai de plus en plus de mal à tenir mes hommes en main : l'attente les exaspère et ils veulent se battre. Mais je crains qu'ils soient satisfaits bientôt. Le ciel est totalement couvert et nous serons certainement attaqués cette nuit.
- Nuit - Rien. C'est à en devenir fou.
***
- Matin du 5e jour -
Maudite soit Lay-Ing. J'ai compris pourquoi on nous a laissés tranquilles si longtemps. Un artefact vital a été discrètement volé dans l'Ecole cette nuit, et un des gardes l'a reconnue. Il l'a d'ailleurs payé de sa vie : il est mort dans mes bras, et a eu à peine la force de m'avertir. J'essaie de mettre les rumeurs bout à bout pour comprendre. Je n'y arrive pas, mais je sais une chose : Layna ne nous a pas tout dit. Cela a un rapport avec Raziel et la Porte de la Cité. Me coeur sait que cela ne présage rien de bon.
Je n'ai plus le temps d'attendre désormais. C'est la rage au coeur que j'envoie mon dernier message, sans grand espoir qu'il soit reçu. "A tous : artefact inconnu volé dans l'Ecole. Visibilité nulle et attaque imminente. Fin des communications de la Tour. Bonne chance à tous." A partir de maintenant, nous sommes isolés.
-Plus tard - J'ai entendu dire que Naciniah est de retour et que Layna se trouve à la Porte. On parle de duel contre Apharez!? On dit aussi que le Square est sur le point de céder. Les Démons commencent à attaquer par les airs, mais nous ne pouvons plus les en empêcher. De toute façon, nous n'y voyons plus rien. Il est deux heures de l'après-midi, mais il fait noir comme dans un four. Les flèches ennemies pleuvent et l'attaque est imminente. Ces pages seront sans doute les dernières.
On crie dehors! ... C'est notre tour.
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Dernière édition par le Mar 21 Aoû 2007 - 10:52, édité 1 fois
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Archael
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Sujet: Re: Archives de la bataille d'Elament : rapports de combat Mar 21 Aoû 2007 - 10:47 |
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Partie V - Ténèbres
Depuis huit heures, il se battent sans interruption. Au sommet de la Tour, c'est la tourmente, c'est l'orage. Les sorciers et les elémentalistes ont tous deux intérêt à ce qu'ils soit le plus violent possible. Et jamais on n'avait vu une tourmente pareille au sommet d'Elament.
On pourrait penser que tout s'est joué en champ clos, sur le faîte de ce pilier de pierre qui fait à peine 15 mètres de diamètres. Faux. Ceux qui combattent ici sont les Maîtres du Ciel. Qu'ils soient magiciens ou démons, ils n'ont pas besoin du sol pour se battre. Leur champ de bataille? C'est tout l'espace qui englobe la tour, de tous les côtés et de haut en bas. Là, les deux camps s'affrontent furieusement, dans un corps à corps furieux.
Au commencement, oui. Avant que tout ne s'affole, les deux lignes étaient bien visibles.
Il y avait les Démons qui pleuvaient littéralement, comme une grêle sinistre. Chiropterans, Chauves-souris géantes, Wywerns, Ardents, Insectoïdes, Sorciers, Kîsh ... tout ce que l'Enfer pouvait envoyer dans les nuages s'est abattu sur cet endroit. Pas de commandant pour les guider vers un objectif précis. Leur seule instruction est : Détruire. Il doivent tout réduire à néant et de progresser vers le sol. Tel a été l'ordre d'Apharez. Sur la tour, c'est une phalange humaine, massée sur le sommet de la tour. Les adeptes du Vent et de l'Air se sont placés en rang de bataille. Leur détermination est exactement l'inverse. Résister. Ne pas céder une marche. Tel est le mot d'ordre de leur commandant, l'ange aux ailes opalescentes qui est debout sur la muraille.
Ca, c'était au début. Les Démons s'étaient rués comme des météores, crachant le feu, l'acide, la sorcellerie et la mort. En réponse, tout le haut de la Tour s'était embrasé lorsque les Aeras avaient ouvert le feu. Des centaines de flèches de métal, de vent de de lumière avaient déchiré la nuit sur trois cent soixante degrés. Pendant une interminable fraction de seconde, ce fut un monstrueux feu d'artifice en forme de demi-globe. Les traits de feu s'étaient croisés, portant la mort des deux côtés.
Mais quelques minutes plus tard, c'est le chaos.
Individuellement, par deux ou trois, parfois en groupes plus nombreux, les adversaire se sont empoignés. C'est à présent une bataille de guêpes, comme si deux essaims de frelons avaient entamé un règlement de comptes. Gache! Droite! En haut! En bas! Devant Derrière! Sur ce champ de bataille à trois dimensions, les règles normales n'ont plus cours. Et le combat dura.
***
Pendant quelques heures, ils ont résisté. Ils ont tenu face à cette armada qui les écrasee sous le nombre. Ils ont invoqué le Vent et la Foudre pour alliés, et longtemps, la bataille fut indécise. La rage était égale des deux côtés. Certes, le combat avait éclaté plus tard que sur les autres fronts, mais il n'en avait que plus de fureur. Il y eu tant d'épisodes que les raconter prendrait bien des pages.
Il y eut les démons insectoïdes qui se placèrent en hauteur, et décochaient froidement les dards qui ne pardonnaient pas, faisant mouche à chaque coup.
Il y eut les Aeras qui répliquaient par le Son, plusieurs habtants s'unissant, pour former une formidable vague sonore. Elle gifla l'air comme une main géante et écrasa un bataillon entier des rangs de l'ennemi..
Il y eut les Wiwerns dont le souffle empoisonné rendait inutile les sortilèges d'asphyxie. Ils passèrent en formation sur le sommet de la Tour, comme passerait la Faux de la Mort, faisant fondre la chair et les os.
Il y eut Archael, la Foudre dans les mains, qui fendait l'air rageusement, à la vitesse d'une étoile filante. Complètement déchaîné, l'Ange ne laissait qu'une traînée lumineuse derrière lui, multipliants virages à angles droits et brusques cabrioles. A chaque passage de ce météore tourbillonnant au milieu des combattants, une poignée de démons chutaient comme des pierres, un trou grésillant dans la poitrine.
Il y eut Lay-Ing qui surgit de nulle part, au pied de la Tour des Vents, à la tête d'une petite troupe d'assaut. Le claquement sinistre de son Crève-Bessy annonca la mort pour plusieurs Aeras fauchés en plein vol. On vit ensuite l'ex-Professeur de la Faune et de la Flore traverser l'édifice de bas en haut, comme une lame de fond, froide et calme. Et on dit que ce jour-là, nul guerrier n'aurait pu l'arrêter avant qu'elle parvienne au sommet - pour livrer ce combat acharné qui l'opposa à Archael. Duel de magiciens qui se disputa trois heures durant, au faîte du pilier de pierre, sans qu'aucun réussisse à prendre l'avantage avant que la bataille ne les sépare.
Il y eut le grand chiropteran qui parvint à la porte de l'escalier de la Tour. Peut-être aurait-il réussi à entrer, si un élève de dernière année n'avait pas eu l'héroïsme - ou la folie - de se jeter sur lui en maintenant une Sphère de Vide entre ses paumes. L'adolescent eut le coeur transpercé, mais l'enchantement implosa avec la force d'une petite bombe, réduisant le démon en charpie au sens propre du terme.
...
***
Tout se gâta quand deux immenses créatures fondirent du haut les cieux. De la Caverne Démoniaque, Erkios le Commandeur envoyait les renforts. Les deux Dragons Rouges, soumis par Apharez elle-même, passèrent comme des bombes et percèrent les rangs des Aeras. Les défenseurs durent reculer. Nul ne pouvait résister à ces deux forteresses volantes. Archael lui-même avait toutes les peines du monde à distraire l'attention de l'un des deux montres pour permettre à ses troupes de se replier sans panique. L'Ange s'essouflait, mal remis de son combat contre Chilk.
** Je ne tiendrai pas longtemps à ce rythme ** songea-t-il en tentant pour la n-ième fois d'envoyer de crever l'oeil du dragon à coup de lames de vide. ** Une chance que ces monstres soient forcés de remonter à chaque fois prendre leur élan ... **
Les lésions internes n'avaient pas toutes guéri, et la sueur lui perlait au front. Aurait-il continué malgré tout? Qui sait. Mais un coup d'oeil vers l'arrière lui apprit que le second léviathan était en train de hacher menu les troupes des défenseurs.
"Retraite!" tonna l'Ange. "Près du sol, nous pourrons..."
Nous pourrons ... quoi? Les derniers mots se perdirent. Un coup de l'énorme queue écailleuse venait de le happer en plein vol. Sous l'impact, une sorte de projectile blanc fendit l'air et vint fracasser le mur extérieur de la Tour. A l'intérieur, la boucherie continuait entre les rares Aeras qui ne volaient pas, et les Démons qui descendaient l'escalier, étage après étage. Il y eut quelques interminables secondes ... puis le professeur jaillit à nouveau de l'ouverture béante.
Mais il vacillait, couvert de sang, le bras gauche complètement fracassé qui pendait lamentablement le long de son corps. Tant bien que mal, toute l'armée des défenseurs rengagea le combat ... mais perdant sans cesse du terrain.
******
Deux heures plus tard, ils étaient repoussés presque au niveau du sol. Les Dragons allaient entamer un nouveau piqué meurtrier, quand ils se figèrent soudain. Et comme si l'ordre absolu d'un Dieu avait roulé jusqu'aux confins de l'horizon, tous frémirent et les imitèrent. Démons ou Habitants, tous baissèrent leurs armes, irrésistiblement. Il fallut que dans leur bouche, les cris de guerre se taisent. Que la terreur, un instant, gagne tous les coeurs. Que l'orage lui-même cesse de gronder et qu'un silence étrange gagne le champ de Bataille.
Tous regardaient vers l'Ouest. Car certaines morts sont des rites, mais cela, vous ne pouvez pas le comprendre.
Il Fallait que là-bas, une grande et terrible lumière s'allume subitement. Il Fallait que les brumes elles-mêmes ne puissent pas voiler le drame qui s'achevait. Il Fallait qu'on voie la Porte d'Elament se détacher à contre-jour sur ce second soleil qui venait d'exploser. Il Fallait que tous voient, et sachent, et connaissent que là-bas, le plus grand duel de ce siècle avait été consommé. Car il Fallait que depuis le premier des héros, jusqu'au dernier des lâches, tous saluent ces deux vies qui s'envolaient en pouissère d'étoiles.
La Terre fut parcourue d'un véritable soubresaut. La Mer au loin se rua avec fureur contre les Falaises de Fëllt. Le Feu qui dévorait l'Île du Lac bondit en une flamme de vingt mètres de haut. Le Ciel s'illumina d'un reflet livide tandis qu'un terrible éclair frappait le sommet de la Tour des Vents.. Le Volcan de la Caverne, quelque part dans les brumes qui couvraient la région, lança un gigantesque geyser de lave.
Tous ses fracas se fondirent en un seul son, et on aurait dit que la Voix du Monde tonnait, pour un ultime hommage ; pour un Amen solonnel.
Devant les murs d'Elament, Layna Timerta et Apharez Sycan avaient rencontré leur destin.
Dernière édition par le Mar 21 Aoû 2007 - 11:45, édité 1 fois
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Archael
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Sujet: Re: Archives de la bataille d'Elament : rapports de combat Mar 21 Aoû 2007 - 10:50 |
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Partie VI - Lumière (Journal d'Archael)
- Sixième jour -
Ensuite ...
Tout ce dont je me rapelle, c'est de la rage qui nous aveugla. Je ne sais pas si les autres ont ressenti la même chose, ni comment cela arriva. Peut-être parce que nous avions vu la mort de notre Directrice de nos propres yeux, quand les brumes se sont déchirées. Mais cela a été comme si la magie elle-même était entrée en fureur. Jamais je n'avais ressenti cela.
Il n'était plus question de savoir s'il fallait reculer. Nous ne nous sommes pas posé de questions. Nous n'avons pas crié non plus. Ce fut la bouche close que nous nous sommes jetés contre les Démons. Je crois que c'était cela le pire, ce silence insoutenable. On n'entendait que les grondements de l''orage et le cliquetis des armes, avec parfois le grésillement de la magie. Nous nous sommes jetés en avant. La rage au ventre, avec notre courage et notre folie.
Nous étions des imbéciles, et aujourd'hui encore je me reproche de ne pas avoir freiné cette folie. Peut-être cela aurait-il sauvé de nombreuses vies. Car nous n'étions pas tous des titans comme Chilk, capables de plonger au coeur de la fournaise et d'en ressortir vivants. Les Dragons étaient toujours là, et d'ailleurs, plus nous nous battions, plus il venait d'adversaires. J'ai appris plus tard que Nemrodus avait lancé sur la Cité toutes les forces qui restaient. Cela nous l'ignorions. Nous nous battions n'importe comment et sans stratégie, sans rien voir d'autre que le combat. Comme des déments, ou comme des sots, ou comme des diables peut-être.
Aucun de nous ne se souvient combien de temps cela a duré. Et je n'aime pas en parler. Nous autres Aeras avions été épargnés durant tout le début de la Bataille, mais nous l'avons payé très cher ensuite. A mesure que nous reprenions notre calme, nous nous rendions compte des énormes brèches dans nos rangs.
Je crois qu'à ce moment, plus personne ne croyait en la victoire. Mais je suis fier de dire que pas un d'eux ne s'arrêta de se battre. Nous avions eu des lâches, nous aussi, jusqu'à présent. Mais de ceux qui restaient après la mort de Layna, pas un n'hésita à faire le choix.
Puisqu'il fallait mourir, nous allions mourir. Ici.
***
Ce fut à ce moment que vint le Phénix. Le dernier don de Naci ...
Il ne brûlait pas encore, et je ne l'avais pas vu arriver. Je vois seulement l'un des Dragons rugir de douleur, un oeil crevé, et quelque chose de rouge qui passait à travers nous, tellement rapide qu'il en était flou. Quelques secondes à peine, et il était parti vers les autres fronts. Mais cela nous avait redonné à la fois le calme et la détermination. Quoique moins nombreux, je peux dire que nous avons été plus efficaces - parce que nous avions retrouvé l'Espoir !
Comment nous avons réussi ensuite - je l'ignore. Par chance peut-être. Disons simplement que nous avons réussi à crever l'autre oeil du Dragon et à nous replier dans la tour. Marche par marche, nous avons repris le sommet. Nous avons perdu encore une demi-heure face au dernier obstacle : Lay-Ing et sa troupe de choc. Quand enfin tout fut terminé, ma dernière vision fut cette femme que j'admirais et haïssais à la fois, qui basculait lentement par-dessus le rebord de marbre. Je sais pourtant, qu'elle n'a pas pu mourir là ... j'ai le pressentiment que nos routes finiront par se croiser à nouveau, pour le meilleur ou pour le pire.
Mais même si le chef ennemi était repoussé, sous ne pouvions pas nous battre contre tout ce qui arrivait face à nous - le second monstre volant, et tout le reste. Nous étions tous à bout, et il ne nous restait qu'une seule carte. Il fallait la jouer. Ruby et Métatron avaient eu la même idée. Le Lac tout entier était en train de geler, comme si le Dieu de l'Hiver y avait posé sa main, un Golem gigantesque se montrait au-dessus du Square. A ce moment-là, sincèrement, je les ai admirés. Quoique plus nombreux que nous, ils avaient affronté la Reine des Créatures du Lac, Iblîs le Ténébreux et Apharez Sycan en personne. Aucun n'avait pu les faire plier. Reculer, oui. Mais pas plier.
Naci nous avait montré la voie. Nous étions des Elémentalistes et notre seule chance était d'utiliser nos Eléments à fond. Quoiqu'il puisse nous en coûter. J'ai levé les bras au ciel et j'ai laissé la magie m'inonder complètement, au mépris de toute prudence. Seul, je n'aurais pu rien faire, même en consumant ce qui me restait de vie. Mais je n'étais pas seul. Ils se sont tous levés, tous ceux qui tenaient debout, tous les combattants de l'Air qui vivaient encore, tous mes petits frères du Vent - mes Aeras ...
Le vent a commencé à s'enfler, à hurler. Les Démons se sont arrêtés de nos attaquer, aveuglés par la rafale. Une seconde de répit ... c'était ce qu'il nous fallait. Nous n'étions plus qu'une poignée, mais nous avons joint nos forces, nos volontés, nos pouvoirs, nos vies - tout ce qu'il nous restait. Tout ce que nous pouvions donner. Tout, notre peine, notre amertume, notre tristesse, et surtout, notre espoir.
Et parce que nous avions rien cherché à garder, ou peut-être à cause du dernier voeu d'une Elfe, Elament nous a aidés. Toute la Tour s'est irisée de magie, comme un paratonnerre qui amplifiait notre force. L'air s'est mis à tourbillonner autour du pilier de pierre. L'Ouragan était entre nos mains. Oui, pendant quelques secondes, je crois que nous sommes devenus le Vent. De notre Volonté, la Tornade est née et s'est ruée sur l'ennemi. De notre Colère, elle s'est ruée sur le second Dragon, lui a brisé les ailes et l'a jeté au sol. De notre Espoir, elle a balayé l'horizon comme si rien ne pouvait l'arrêter, emportant les brumes et rendant à l'Air la pureté.
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Après cela, nous nous sommes effrondrés. Un seul démon aurait pu tous nous tuer, et nous n'avions pu repousser que ceux qui se trouvaient à l'extérieur. Ce furent les Grands Loups qui ont sauvés. Ce sont eux qui ont envahi la Tour et qui ont égorgé silencieusement tous les démons qui y restaient. Eux aussi qui ont tué les Dragons au sol. Nous ne les avons pas entendus venir, mais ils étaient là.
Au sommet de la Tour, le lumière du Soleil nous inondait. Etendus sur les pierres sanglantes, la poignée d'Aeras restants - 27 exactement. Se relever, soigner nos blessures, compter nos morts, s'informer du reste de la Cité ... tout cela viendrait plus tard. Nous étions trop épuisés pour bouger ou parler. Longtemps, nous sommes restés comme cela, à regarder dans le bleu du ciel. Même penser était devenu trop dur, mais nous savions que ce n'était plus nécessaire.
Là-haut, comme un grand oiseau de feu, l'Espoir s'était embrasé.
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Sujet: Rapport de combat ~ Naciniah Sam 20 Oct 2007 - 13:53 |
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Rapport de Naciniah, portes de la cité
Crépuscule du premier jour – L’orage est latent.
Le soleil tel qu’Elament l’avait toujours connu ne se leva plus. Au lieu de cela, un plafond de nuages épais et sombre semblait vouloir engloutir toute vie... Si bien que rares étaient les regards osant encore se lever vers le ciel. Qu’allait-il advenir de la Cité ? Telle était la question qui se lisait, avec plus ou moins d’incertitude, dans les yeux des hommes et des femmes regroupés ici.
D’habitude, en temps de paix, les places d’armes étaient plutôt des lieux de rendez-vous où les jeunes amoureux pouvaient contempler les étoiles. Mais à présent, tout était si différent... L’avenir devenait incertain, les projets futiles. Seule comptait la volonté : volonté de vivre, volonté de défendre ce que l’on chérissait. La paix, la chaleur, les rires et les couleurs de la vie... voilà ce qu’il fallait protéger.
Et puis les troupes s’étaient massées, attirées par le murmure colportant la nouvelle de l’arrivée de celle qui allait, sinon les commander, les guider. Tout le monde connaissait Mademoiselle Naûr, mais il y en avait encore qui ne l’avait jamais vue, ou pas d’aussi près. Alors les curieux s’étaient avancés, bousculant leur voisin, avant de s’effacer, intimidés. Nul besoin de la voir... on la sentait. Son aura, puissante, incandescente, fit taire la rumeur inquisitrice et on n’entendit plus que le cliquetis de son « armure ».
Naciniah n’avait jamais réellement porté de vêtements Elfiques, leur préférant un style plus sobre et plus sombre aussi. Mais en ce jour particulier et pour tous ceux qui allaient suivre, elle avait fait exception... Elle s’était habillée très près du corps, afin de ne pas être gênée dans ses mouvements et chaque pièce de son armure, des gantelets aux cuissards, était recouverte d’épaisses écailles de Dragon, noires aux reflets pourpres. Une solide et large ceinture retenait, à sa taille, les pans d’une longue et légère cotte de maille. Elle semblait vêtue pour un bal... un bal macabre.
Fendant la foule, fière et droite, elle revenait de son « conseil de guerre », le coeur vide de toute émotion. Dans son esprit, se bousculaient plus de questions qu’une femme normale ne se posera durant toute sa vie. Elle avait revu Layna, sans se sentir heureuse de la retrouver, les circonstances étant ce qu’elles étaient. Les retrouvailles, les vraies, étaient remises à plus tard... à condition qu’il y ait un « plus tard ».
Tous les regards étaient tournés vers elle, interrogateurs. Dans ses yeux, une détermination terrible ! Naciniah connaissait la guerre et des doutes, elle n’en avait pas. Seule l’expectative d’un combat de plus en plus proche animait ses prunelles brunes d’une flamme dévorante. Elle protégerait les siens et peu lui importait le prix à payer. Les portes de la Cité, qu’elle était chargée de défendre, étaient closes. On n’entrerait plus et on ne sortirait plus tant que le mal ne sera pas repoussé.
À mi parcours du chemin couvert, la jeune Elfe interrompit sa marche pour regarder derrière elle et ordonna, d’un ton calme et indiscutable, que d’autres archers aillent se positionner plus loin. Elle fut immédiatement obéi, mais son regard fut soudain attiré vers l’extérieur de la Cité. Au dessus de l’horizon, fendant les cieux, une colonne sombre et grouillante venait de se former pour aller disparaître au dessus du plafond orageux du ciel. Aussitôt – et sans qu’elle ait besoin de parler – la lueur furieuse qui alluma son regard donna l’alerte.
« _ L’ennemi approche ! » hurla un soldat d’une voix qui portait incroyablement loin.
Les troupes furent prises d’un sursaut et le doigt levé de Naciniah, en signe d’appel au calme, les renseigna sur la provenance de l’attaque. Les nuages que l’on s’obstinait à ne plus regarder devinrent alors le centre de toutes les attentions...
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Rapport de combat : « Un éclair noir a déchiré le ciel, à l’horizon, s’élevant comme une colonne de fumée. L’attaque est imminente... et tous ne sont pas prêts... »
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Aube du second jour – Ôter tout espoir.
Perforant les nuages, les assaillants s’abattirent en une pluie destructrice, frappant comme la foudre ceux dont les réflexes n’auraient pas été assez vifs. Le silence précédant l’assaut se fit tonnerre de hurlements inhumains, de cris d’agonie et autres souffles pesants, rabattus par les ailes monstrueuses des créatures aériennes. Ils n’étaient pas nombreux, mais ils étaient redoutables, fauchant chaque parcelle de vie sur leur passage, ôtant le courage, instillant la peur. Leur technique était bien rodée... ils ne vaincraient pas par le nombre, mais par la terreur ! Car leurs assauts étaient foudroyants et surtout, on ne les voyait qu’au dernier moment, lorsqu’ils fondaient sur vous, gueule ouverte. C’est à peine si les archers avaient le temps d’engager leurs flèches.
La réplique s’était fait attendre, mais lorsqu’elle survint, une grosse partie des forces démoniaques envoyés en éclaireurs fut décimée. Les troupes d’Archael – véritables gardiens des cieux depuis la Tour des Vents – ne les avaient pas oubliés ! Leurs projectiles, portées par le vent et telles des milliers de dards électrisés, lacérèrent impitoyablement les troupes adverses. Et puis il y eut une terrible détonation, grondement sourd d’un volcan en éruption, crachant des gerbes de flammes dévorantes...
Au beau milieu du chemin couvert, la masse compacte de guerriers s’était écartée, laissant un curieux cercle vide au centre duquel brûlait celle qui les commandait. Une mèche de cheveux rouges gisait à ses pieds. Naciniah, le regard fulminant de haine, avait le visage tourné vers ce sale petit prétentieux, à quelques mètres au dessus d’elle. Monté sur un étalon aux couleurs déjà brunies, il s’était amusé à la provoquer... et l’avait trouvée ! Qu’avait-il bien pu lui dire pour la mettre dans un tel état de rage ? Aucun des hommes présents ici n’aurait pu vous répondre, tant occupés à sauver leur propre vie qu’ils n’avaient entendu que le bruit cinglant des épées s’entrechoquant.
« _ Tu vas payer ! » avait-elle rugit.
Mais l’homme et son cheval ailé, miraculeusement sortis indemnes de la déflagration, avaient fait demi tour, suivis des quelques créatures démoniaques survivantes. Enfin, ils se repliaient...
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Rapport de combat : « L’ennemi s’est retiré...
Le premier assaut fut terrible. S’il s’agissait d’un avant-goût afin de tester nos forces, nous avons de quoi nous inquiéter... Profitant du brouillard pour envoyer ses forces ailées, le front ennemi a fait preuve d’une violence inouïe. Nous n’avions aucune visibilité et nous aurions souffert de pertes considérables si la Tour des Vents ne nous était pas venue en aide (...)
L’ennemi est rusé : les hommes et les femmes ont passé une bonne partie de la nuit à scruter le ciel et le moindre bruit les mettait en alerte. La tension a longtemps été palpable. Le but de nos adversaire est clairement, sinon de nous épuiser, de nous effrayer ! Heureusement, l’orage qui planait au dessus de nos têtes a été dissipé, de même que ce brouillard incessant qui nous barrait la vue. Je suppose que nous devons ce nouvel espoir à Archael.
Le moral est revenu en même temps que le soleil a touché nos coeurs fatigués.
Quant à l’identité du commandant des forces adverses, elle m’est encore inconnue. Toutefois, ma brève entrevue avec lui me laisse perplexe. Je me serais attendue à un général plus puissant et cet homme ne l’est pas autant que je l’imaginais. Cependant, sa fourberie est sans égal... Il détient Naja prisonnier et bien entendu, s’est empressé de me le faire savoir.
J’ai aussi aperçu Mîdo Ban – il enseignait à Elament. Je savais que certains nous trahifaient, mais pas un professeur (...) J’ai peur que nous ne devions nous attendre bien à pire. »
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Et puis à peine quelques minutes plus tard, un bien étrange cortège avait franchit les portes de la Cité... pour en sortir ! Menée par un type à la chevelure aussi folle que son esprit, la petite troupe avançait par petites étapes, sur fond de « Hou ! » guerrier, déstabilisant l’adversaire chaque fois qu’elle se trouvait face à lui. Chaque fois, la bannière d’Elament était plantée au sol. Chaque fois, un carnage avait lieu, comme si le groupuscule était invincible, partageant sa détermination avec les guerriers que la lassitude gagnait. Et si la situation n’avait pas été aussi funeste, un observateur aurait pu s’amuser de voir ce drapeau voyager d’une parcelle à une autre, se plantant tantôt dans le sol, tantôt dans un corps...
Dans la journée de ce second jour, les assauts se multiplièrent. Les attaques étaient brèves, mais d’une rare violence. Les créatures démoniaques semblaient possédées et n’avaient d’autre dessein que de prendre toute vie croisant leur chemin. Les soldats de la Cité, eux, tentaient simplement de sauver leur vie ou de protéger celle de leurs proches, restés à l’abri des remparts... On ne combat pas de la même façon selon que l’on cherche à tuer ou à ne pas mourir. L’adversaire, faisait preuve d’une audace impitoyable... les alliées de courage...
Dernière édition par Naja Notos le Mar 23 Sep 2008 - 13:39, édité 4 fois
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Sujet: Re: Archives de la bataille d'Elament : rapports de combat Sam 20 Oct 2007 - 14:16 |
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Troisième jour : Ne rien regretter.
Après avoir essuyé une cuisante défaite face aux Aeras, l’ennemi avait renoncé à envoyer ses troupes aériennes. Cependant, les forces terrestres ne manquaient pas d’effectif et leur acharnement n’avait d’égal que leur véhémence. Nul doute que le mot « pitié » leur soit tout à fait inconnu ! Ils remplissaient parfaitement leur mission d'annihilation, tranchant de leurs francisques ébréchées, écrasant de leur gourdin épineux. Les bêtes imposantes, bien que lentes, décimaient le plus gros des troupes, fauchant des lignes entières, sans forcément tuer. Mais comment continuer à combattre lorsque nos jambes gisent à quelques mètres de notre corps ?
En seconde ligne, venaient d’autres créatures, d’apparence plus « humaine » et d’un rapidité redoutable. Celles-ci griffaient, lacéraient et faisaient preuve d’une agilité déconcertante, se déplaçant avec légèreté, tuant avec impartialité. D’autres encore, par vagues successives, chargeaient, chevauchant d’horribles animaux chargés de piétiner ceux qu’ils percutaient de plein fouet. Car toute leur stratégie reposait sur la violence de leurs assauts, aussi brefs soient-ils.
Si bien que lorsque l’ennemi semblait repoussé, une autre salve se répandait, comme un inextinguible incendie dévorant les plaines...
Et en parlant d’incendie... que fait Naciniah ? Du haut des remparts, tiraillée entre deux décisions, elle étanche sa colère en faisant des braises de tout ce qui s’approche des portes. Doit-elle rester ici, défendre sa position et laisser celui qu’elle aime périr de la main de son ennemi ? Doit-elle répondre à l’exhortation de ce commandant arrogant et abandonner son front ? Comment pourrait-elle faire un tel choix ? L’un comme l’autre lui ferait prendre un risque insensé, à elle et à ceux qu’elle n’a de cesse de protéger. Pourrait-elle se regarder en face si la Cité venait à tomber par sa faute ? Viendrait-elle à bout de sa douleur et de sa honte si elle laissait Naja mourir ?
Une gerbe de flammes s’enroula autour du cou d’un Incube, tel un fouet incandescent mu par une volonté propre. Le corps s’effondra, tandis que la tête alla rouler plus loin, près des restes d’un cadavre calciné. Cela leur apprendra à ne pas la laisser réfléchir ! Le même sort fut réservé aux pauvres êtres qui osaient s’approcher d’elle, avec plus ou moins de nuances dans la façon de les occire... Ses flammes embrasèrent longtemps le ciel dont la luminosité déclinait.
Alors qu’une nouvelle journée de combat s’achevait, les soldats reculèrent, épuisés. On sut qu’une trêve avait enfin lieu lorsqu’on ne vit pas d’autre vague déferler...
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Rapport de combat : « J’ai assisté à une scène étonnante. Leur chef a été la cible d’une Halfling folle furieuse. Cela n’a rien de bien extraordinaire en soit, si ce n’est que l’acharnement dont à fait preuve cette jeune Igni a attiré mon attention. Manifestement, elle connaissait son opposant (...)
Nos ennemis sont menés par Raziel, il s’agit de l’un de mes anciens élèves... Quelle pitié ! Alors que nous manquons de combattants, nombres de nos supposés alliés se retournent contre nous. J’ai vu une jeune Hybride reconnaître ce traître lorsque son casque fut tombé et périr de sa main, parce qu’elle était trop surprise pour répliquer.
J’ai reçu un message en provenance d’Archael. Ainsi les ténèbres ne vont pas tarder à tomber de nouveau au dessus de nos têtes. Je me dois de faire vite. Puisse ma décision ne porter préjudice à personne... »
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Naciniah plia son message et observa longtemps le vol silencieux de son porteur innocent. Allait-il arriver à bon port ou se faire haper par la gueule affamée de l'une de ces créatures immondes ? Qui sait ? Elle se tourna vers Vilkya, le visage résolu. Nul besoin de parler, sa décision était prise et se passait de commentaire.
« _ Vilkya, mon amie, je compte sur toi. Je vais tâcher de faire vite et tu n’auras pas à subir le commandement bien longtemps. N’ai crainte, j’ai confiance en toi. »
Et, sans bruit, l’Elfe Sylvain glissa au bas des remparts avant de disparaître dans l’obscurité de la nuit...
Dernière édition par le Dim 16 Déc 2007 - 13:38, édité 2 fois
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Sujet: Re: Archives de la bataille d'Elament : rapports de combat Mar 23 Oct 2007 - 13:21 |
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Quatrième jour : Le prix à payer.
Le message venait d’arriver et avait fini broyé dans la main de Vilkya. Les yeux au loin, elle sentait une foule de sentiments étranges se bousculer en elle : peur, désespoir, colère et douleur aussi. Les précédents assauts avaient été éprouvants et pourtant, le rapport qu’elle tenait serré dans son poing prétendait qu’il s’agissait d’un avant-goût, que le gros des forces d’Apharez attendait encore en retrait... Elle ferma les yeux, se mordant la lèvre pour retenir ses larmes. Elle ne devait pas afficher sa peur. Son rôle était d’encourager ces hommes, ces femmes, ces enfants même, tous prêts à payer de leur vie pour protéger Elament.
Elle parcouru les rangs du regard, cherchant à se donner courage. L’heure était à l’accalmie et beaucoup dormaient. Une jeune Felisita s’était lové au creux des ailes d’un Ange au visage résigné... Quel âge avait-elle ? À vue de nez, 16 ans à peine – autant dire une enfant. Pourrait-elle tous les protéger ? Serait-elle à la hauteur ? Maintenant que cette responsabilité pesait sur ses épaules, ses forces la fuyait... C’était bien différent de se battre individuellement et d’avoir des centaines de vies à veiller.
L’Ange avait ouvert les yeux et croisé le regard indécis de Vilkya. Il comprit, comme beaucoup depuis quelques heures, que l’espoir n’y était plus. Naciniah Naûr irradiait par son absence...
La trêve était étrangement longue et il flottait une lassitude ensommeillée. Plus de peur, non. Juste de la fatigue. Les membres étaient engourdis, les muscles douloureux, les blessures lancinantes. Pourquoi diable était-ce si calme ? Vilkya tourna la tête, assommée par les questions que ses propres doutes – et tous ces regards braqués sur elle – lui posaient...
Silence.
Et puis tout à coup se fut là, aussi flagrant que du sang sur un linge blanc : la nuit ne se levait plus ! Elle leva les yeux au ciel et se heurta de nouveau à cet horrible plafond ténébreux... Suivant son regard, plusieurs soldats se levèrent, brusquement alertés dans leur torpeur. Le mouvement des uns alarmèrent les autres et le silence se brisa, au profit d’un long murmure de vêtements froissés, d’armures secouées, d’armes sorties de leurs fourreaux... Ils le savaient, une attaque aérienne serait le coup de grâce... Pourtant, ils étaient prêts à accueillir leurs adversaires !
« _ Là-bas ! » tonna une voix.
Là-bas, en effet... à l’horizon, des feux s’allumaient, comme autant de feu follets dansant et provocateurs. Les paupières battirent, chassant les quelques rêves à peine terminés des esprits. Droit devant eux, s’étalant de l’est, à l’ouest, les plaines arboraient ces petites flammes, crevant les ténèbres. L’attaque ne viendrait pas des airs, mais du sol. C’en était presque rassurant, si la surface que couvraient ces feus n’était pas si large. Était-il possible qu’ils soient si nombreux ? Certains se frottèrent le visage, puis les yeux, afin de vérifier que leur vue ne leur jouait pas des tours. Ils s’avançaient au bord des remparts, fixant avec écœurement les lueurs, présage d’un sureffectif inconcevable...
Et puis le sol se mit à vibrer et les flammes vacillèrent en même temps qu’elles grandirent, en signe de défi. Trop tard pour élaborer une stratégie, trop tard pour une incantation... ils seraient sur les portes dans quelques minutes, leurs gueules édentées largement ouvertes, leurs pieux en avant. Alors, d’un même mouvement, les élémentalistes bondirent au bas des remparts, se jetant désespérément à l’assaut du flot d’ennemis, véritable Tsunami d’abominations. Vilkya resta quelques secondes interdite avant de se reprendre. Elle avait laissé les troupes se jeter dans la bataille sans la moindre réaction... aussi rectifia t-elle son erreur en rejoignant ses alliés. Naciniah lui faisait confiance et en l’honneur de cela, elle ferait montre d’une fougue sans égal ! Relâchant son poing, elle se jeta à son tour au cœur de la mêlée.
Le rapport froissé alla se perdre dans une marre de sang... mes ses lignes – écrites par Archael - dansèrent encore dans l’esprit de Vilkya...
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Extrait du message d'Archael : « Lay-Ing a trahi. Elle s'est vendue et a froidement livré son front. Les morts se comptent par centaines, car ce Vishnu Garland ne fait pas de quartier (...) Et à en croire les rumeurs, ce que je craignais chez Ruby est arrivée. Prise de folie, elle a massacré tout ce qui passait à sa portée, alliés et ennemis confondus, avant de trouver la mort dans des circonstances mal définies. »
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Comment avait-elle pu garder pareille information pour elle seule ? La réponse s’imposait d’elle même : comment aurait-elle pu démolir le moral de ses troupes avec de telles nouvelles ? Si tout était perdu, et bien soit ! Mais elle ne mourrait pas sans donner son être à la protection des portes de la Cité. Tel en était de Naciniah lorsqu’elle avait pris le commandement, tel en était de Vilkya qui prenait la relève... ne serait-ce que temporairement. Le combat s’annonçait d’une violence sans commune mesure.
Et il le fut ! La vague galopante de démons déchaînés faucha les premières lignes de combattants dans un choc terrible. Les corps bousculés tombèrent et furent piétinés. Les lames se brisèrent, le sang jaillit, les morts s’effondrèrent à une cadence infernale. Comment la nature, si douce, pouvait-elle engendrer pareille haine ?
Les boucliers volèrent en éclat et les cris résonnèrent longtemps, dans les plaines, devenues un gigantesque bourbier puant la mort. Personne ne reculait, personne n’avançait. Le champ de bataille resta statique, grosse tâche brune aux reflets pourpres au milieu d’une prairie meurtrie. Ça et là, de grosses gerbes de flammes jaillissaient et brûlaient les démons par groupe de trois à quatre individus, ici, des discoboles de vent tranchaient des têtes, de ce côté encore, les membres étaient lacérés par des lianes sorties de terre, tandis que des javelots de glace transperçaient les corps, envoyant des échardes coupantes à la face des voisins étonnés...
Le combat dura de longues heures... des heures interminables durant lesquelles beaucoup perdirent la vie et ce, dans les deux camps. Où en était-on du jour ou de la nuit ? Personne ne pouvait y répondre, le ciel n’étant plus qu’un plafond de nuages opaques. De ce fait et c’était à prévoir, les créatures les plus viles, de celles qui ne vivent que la nuit, avaient quitté leur cachette pour se mêler aux hostilités, se délectant du sang giclant sur leur visage. Ils semblaient déchaînés, plus arrogants et plus dangereux que jamais, usant de toute leur cruauté pour ôter chaque vie de son corps... Tout espoir enlevé aux prétentieux habitants d’Elament, l’ennemi fit demi-tour, à contre cœur.
Un peu plus tard, en haut des remparts, les larmes coulèrent...
À la nuit avancée...
Un homme dégaina son arme, faisant sursauter les soldats autour de lui. Mais la haine retomba aussitôt lorsque tous reconnurent leur commandante à son aura déterminée. Elle grimpa souplement en haut des remparts et y déposa son précieux fardeau inconscient. Il s’agissait d’un homme à la chevelure franchement écarlate, pieds nus, couvert de brûlures et de profondes cicatrices, anciennes comme récentes : Naja. Certains le reconnurent pour l’avoir déjà aperçu au Bestiaire, mais tous lui jetèrent des regards curieux. Qui était-il pour avoir le culot de leur subtiliser leur maître élémentalise à un moment pareil ?
Le massacre dont ils venaient d’être les victimes leur avait laissé un goût amer... et peu s’en fallu qu’ils ne se vengent sur l’énergumène lamentablement évanoui à leurs pieds.
« _ Emmenez-le loin du front ! » ordonna Naciniah avec calme.
Et personne ne discuta son injonction. Qu’avait-elle vécu, là-bas, pendant qu’eux-même subissaient les foudres de la colère ennemie ? L’essentiel était qu’elle était revenue saine et sauve, avec cette détermination inébranlable et cette autorité écrasante. C’était elle, la meneuse. C’était sur elle que reposaient tous leurs espoirs. Naciniah revenue, ils vaincraient et le murmure annonçant son retour galvanisa les troupes.
« _ Où est Vilkya ? » demanda l'Elfe Sylvain, étonnée de ne pas la voir venir à sa rencontre.
Elle souhaitait avoir un rapport de ce qui s’était déroulé ici, inquiétée par l’état des troupes. Et la jeune Félistia, celle-là même qui, quelques heures plus tôt, dormait au creux de l'épaule d'un Ange, désigna, de son joli doigt griffu, une petite tâche brune, aux bas des remparts. Vilkya, face contre terre, gisait sans vie...
Dernière édition par le Dim 16 Déc 2007 - 13:40, édité 3 fois
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Archives de la bataille d'Elament : rapports de combat |
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