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[Gardienne du cimetière] Quenthel - Non élémentaire

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Quenthel



Féminin Nombre de messages: 605
Age: 20
Race: Vampire.
Poste dans la cité: Gardienne du cimetière.
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Date d'inscription: 09/01/2007

MessageSujet: [Gardienne du cimetière] Quenthel - Non élémentaire   Jeu 8 Fév 2007 - 0:32

Prénom : Quenthel.

Âge : Environs 20 lors de son étreinte. Depuis, entre 200 et 300 ans ont passé.

Race : Vampire.

Élément contrôlé ainsi que raison de ce choix : Aucun. La raison ? C'est une humaine à la base [Vu avec Archael et Ruby].

Poste dans la cité : Gardienne du cimetière.

Physique :
Elle était mignonne, sans plus avant son étreinte. Mais comme tous membre de sa race, cette épreuve l'a doté d'un charisme surnaturelle.
Cheveux couleur aile de corbeau, légèrement ondulés encadrant un visage au teint de porcelaine au grain de peau si parfait qu'il semble irréel, polie par les ans, et aux traits sculptés avec délicatesse par la perfection sordide des ténèbres. Yeux félins, dorés pailletés de pourpre brillant d'un éclat ardent et sauvage, prenant une teinte sanguine lorsqu'elle est prise de frénésie ou au plus fort de la chasse. Ses lèvres sont deux perles écarlates, dévoilant à volonté une dentition d'ivoire dont les canines allongées sont rétractiles.
Carrure sculpturale au magnétisme animal, dont les muscles jouant à la perfection ne gâchent en rien l'équilibre, à la manière d'un félin dont on ne saurait décrire la masse musculaire comme disgracieuse : elle fait parti d'elle s'y intégrant parfaitement.
On peut être subjugué par sa beauté, tout comme on peut en être effrayé. Car la plastique est trop parfaite, les émotions trop gommées, et on sent que cela n'est pas naturel, originel. On ne s'y trompe pas, d'ailleurs, car aussi fins soient ses traits, ils se sont formés suites à une damnation, à l'offre d'une innocente âmes aux noirceurs des enfers.
Seul la rage, la jalousie ou la colère déchirent ce masque, révélant la nature profonde de la prédatrice.
Sa voix peut prendre de multiples tonalités : elle est le doux murmure susurrant à l'oreille d'un imprudent, elle est la voie profonde venue de l'abysse, elle est l'intonation moqueuse et sarcastique, la démence, ou le grondement de rage.

Elle porte généralement des habits dans les tons sanguins et sombres. Après tout, elle vit la nuit, et ne va donc pas s'habiller en orange fluo à bandelettes vertes, question de discrétion (et de classe aussi XD). Habits le plus souvent en cuir, épousant les formes de son corps de la meilleurs façon possible grâce à diverses boucles et lanières afin de ne pas gêner ses mouvements. Bottes, toujours en cuir aux semelles épaisses (manquerait plus de se prendre un clou rouillé dans la plante des pieds... [oui, je perds petit à petit mon sérieux, et alors XD ?]), long pardessus noir aussi, parfois.
Dans ses bottes se dissimule un jeu de dagues de lancé (une à chacune), à sa cuisse gauche se trouve dans son fourreau une dague de cérémonie, à sa taille une rapière et sa main gauche [les armes seront décrites plus en détail plus tard]. Des gants en cuirs aux mains, lestés de métal à la jonction main/doigts.
Elle ne porte bien sûr pas toujours l'attirail (genre pour faire les courses...), mais évite de se déplacer sans au moins quelques dagues.

De manière transitoire : elle a une blessure à l'oeil gauche. Le globe oculaire n'est pas touché, mais l'entaille est plutôt profonde. Afin d'éviter de se vider de son sang (et donc de devoir manger plus), elle a mis un morceau de gaz dessus, maintenu par deux courroies en cuire. Ça se refermera bien assez vite, m'enfin en attendant...
Ses doigts n'ont plus n'ont pas tout à fait récupéré, et trois à la main gauche sont serrés dans un bandage commun; les ongles n'ont pas encore repoussés.


Caractère :
"Tu te demandes sans doute ce que tu fais ici, et tu maudis la personne qui a écrit ton destin. Et bien sache qu'il n'existe pas. Tout cela est tombé sur toi, comme cela aurait pu tomber sur un autre. Ce n'est pas de chance, rien de plus. Alors cesse de te torturer l'esprit avec ça, je te donnerais assez matière à faire dans le domaine. Tu te demandes aussi sûrement qui je suis, et qu'est- ce que je compte bien te faire.
Je suis une caïnite, sache le à présent et ne l'oublie plus. Je suis ce que vous petits mortels appelez communément vampire dans les comtes. Mais tu ne sais toujours pas ce que je veux faire de toi, n'est-ce pas ? Pauvre elfe déraciné, il ne fallait pas suivre le chaperon rouge, celui-ci n'était pas gentil. Je vais t'expliquer, un peu. Après tout, tu y as un peu droit. Ou pas. Mais j'ai du temps devant moi ; Ttoi aussi j'en suis sûre. Ça ne sert à rien de vouloir parler à travers le bâillon, tu sais, tu ne vas réussir qu'à esquinter tes jolies lèvres, et je vais bientôt te l'enlever, ne t'inquiète pas. Alors tu crieras, de tous tes poumons, quand mes lames rencontreront tes chairs. Et je m'en régalerai, non pas de ton sang, mais de toute ta peur, de tes émotions. Tu vas m'aider, jeune elfe, à combler ce vide qui grandit chaque nuit un peu plus en mon sein.

Tu vas rugir, tu vas pleurer; Et pendant quelques brèves secondes, ma belle proie, tes hurlements me feront vivre.''



Il n'y a plus d'émotion dans ce corps mort; Seuls les instincts filtrant de la Bête l'habitent encore : haine, rage, frénésie, et ne sont pas assez nombreux pour qu'elle se sente vivre [ouai bon, ok, en même temps elle est morte XD].
Un peu masochiste, complètement sadique, étrange alchimie me direz-vous; et pourtant elle essaie de subvenir à ses passions comme cela, après tout, quand on ne peut plus sentir le choses, que nous reste-il sinon la douleur ? Ce n'est cependant qu'une pulsion rarement exprimée.

Il ne faut pas non plus la prendre comme "figée" : c'est un lac dont la surface frémis, même si l'intérieur est d'un calme mortuaire. On ne devine pas immédiatement son intérieur pourri. Elle est aussi très lunatique.
De manière plus général, Quenthel est le mal utilisé à escient. Pas de manière inconsciente et naturelle, pas avec une folie de grandeur. Non, le mal utilisé de manière sournoise, calculée ; Mais aussi modéré quand il le faut.
Au quotidien, si on ne la connaît pas, elle imite à la perfection bon nombre de sentiments, pour leurrer.

PS : en fait, si je continue je fais faire un rédit vis à vis du bg. Je vous invite donc à vous référer par la suite au dernier paragraphe (pas trop dur à trouver, c'est celui tout en bas o/) nommé : Requiem, qui décrit la condition vampirique, et donc celle de Quenthel. Si vous vous sentez l'envie (et le courage ?), le bg est aussi là pour montrer son caractère.


Particularité(s) :
Réputation :
Elle n'a pas la réputation d'un vampire sanguinaire ultraconnuultrabourrin etc, non. Mais dans les sphères vampiriques, on la reconnaît comme elle doit l'être : une caïnite qui a plusieurs centenaires derrière elle. En y survivant, et mérite donc le respect qui est dû à cet âge, ni plus ni moins : elle n'est plus à chaperonner. On la dit aussi très attachés aux règles de la Mascarade, et qui n'hésite pas à faire rentrer ces mêmes règles dans la tête des jeunots de la manière forte.
(On notera que la plupart des vampires ont moins de 100-150 ans, tués lors de la Jyhad=guerre interne durant depuis heu... très longtemps XD au cours de laquelle les vampires les plus âgés se servent des plus jeunes. Quenthel est sorti du rang de simple pion, par son âge, mais bon nombre n'y survivent pas.)

Frénésie :
Lorsqu'un vampire laisse sa bête prendre le contrôle, il entre en frénésie. Il ressemble alors en tout point au monstre assoiffé de sang tel que le décrive les légendes. Quenthel n'y échappe pas.
Canines qui sortent à leur maximum, ongle devenant griffes et fureur dans le regard, complètement dominée par la sauvagerie de sa race. Il ne reste plus de la gracieuse caïnite que l'élégance brute d'un félin enragé, qui déchiquette sans distinction, l'oeil fou.

Armes :
Le temps jouant en sa faveur, elle a touché a un certain nombre d'armes, sans prétendre à une maîtrise dans toute. Seule quelques armes ont retenu sont attention, ou plutôt elle s'y est montrée plus prédisposée. Pour les autres on dira qu'elle a essayé une heure ou deux : elle sait par quel bout il faut prendre l'arme, mais sans plus.

- Rage et Insouciance :
La rapière et sa main gauche, armes de prédilection de Quenthel, qui ont un nom, et pour la vampiresse une âme.
Rage :
Rapière à la garde type renaissance (oui, je sais que le mouvement renaissance n'existe pas, c'est pour donner une idée de la tronche). La garde est gracieuse, toute faîte de volutes et de courbes protégeant une bonne partie de la main de sa détentrice. La lame est solide mais flexible, caractéristique propre à toute bonne rapière se respectant, afin de permettre un style de combat fluide et en finesse avec une lame capable de contrer quelque chose de... bien plus épais qu'elle.
Le métal la composant est un mélange dont Quenthel ne connaît pas la composition. Tout ce qu'elle sait, c'est qu'il est extrêmement résistant, puisqu'à réussit à passer sans vraiment de dommages (mis à part les quelques éraflures superficielles inévitables, que l'on distingue qu'en approchant son nez très près) des assauts sauvages. Parfaitement équilibrée, elle a dû être forgé par un maître en la matière. On note que la lame est peut-être un peu plus large qu'une rapière conventionnelle, c'est juste que c'est un modèle un peu plus ancien que la rapière classique, avant que cette dernière ne serve plus à la parade que dans un réel combat.

Insouciance : La main gauche : Sorte de très longue dague faîte pour le combat à deux mains en duo avec une rapière, elle semble être du même alliage que Rage. Elle ne possède cependant pas la splendeur de la poignée, et est plus quelconque dans ses fioritures. Lorsqu'on la regarde, ce n'est pas la finesse de l'ouvrage que l'on constate, mais que cette arme a été pensée (et bien pensée) dans un seul but : combattre.

- Dague de cérémonie : elle a sans doute un nom, mais Quenthel l'ignore. Très ouvragée, ses courbes et entrelacs fascinent, mais elle est complètement inadaptée pour le combat; C'est presque un bijou tranchant.
- Dagues de lancé : Des dagues légères, équilibrées pour le lancé et sans garde. Classiques.
- Gants : Ses gants en cuir sont renforcés de métal à la jonction doigts/main .
- Épée bâtarde : elle n'en a pas en particulier, mais si s'avère qu'il faut quelque chose de plus lourd que Rage, elle sait s'en servir très correctement, sans rentrer dans la maîtrise de la rapière et de sa main gauche.
- Fouet : pareil que l'épée bâtarde, elle n'en possède pas mais nul doute qu'elle sait s'en servir.


Dernière édition par Quenthel le Mer 30 Avr 2008 - 16:51, édité 22 fois
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Quenthel



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MessageSujet: Re: [Gardienne du cimetière] Quenthel - Non élémentaire   Dim 4 Mar 2007 - 17:40

Histoire :
[Je m'excuse si certains passages sont lourds, c'est juste que j'ai essayé de décrire au mieux ma vision du vampire/mondevampirique/essaiederetranscrirelebouquindeVampireleRequiem ^-^"]


Prologue.


Elle se promène, seule sous la lune. Ce n'est plus grave, le médecin a rendu le verdict : on ne peut plus rien faire. Elle l'a su, même si personne ne voulait qu'elle l'entende et avait essayé en l'isolant dans une autre pièce de l'en empêcher. Mais chacun voulant entendre la réponse en temps et en heure, personne n'était resté avec elle ; Personne n'avait eu l'idée qu'elle aussi aurait aimé la savoir, la réponse, alors elle avait été écouter à la porte. Maintenant, on ne lui dit plus rien, comme si elle était déjà morte, la fatalité pesant dans les coeurs. Surtout dans le sien.
Et elle est sortit, dehors. Même pas par volonté mais pour fuir ce silence oppressant et se jeter dans les bras d'un autre. Car la nuit semble morte elle aussi, comme si en ce mois d'hiver le monde faisait son deuil.
Pourtant, elle était toujours vivante. Pas en très bon état, mais vivante.
Le sol crisse sous ses pas, bruit monocorde et régulier ponctué par ses éternuements qui le sont moins. À chaque fois c'est son corps qui laisse s'échapper un peu plus de sa vie. Elle le sait et l'accepte, elle mourra de ses quintes de toux.
Sombre, il fait sombre autour d'elle. Elle aime bien cette obscurité, qui la rassure et la berce. Quand le soleil tombe, les gens dorment et la laisse en paix, presque en harmonie avec elle même. Elle ne sait pas trop où elle va, elle n'a pas l'habitude de sortir seule ; petite chose habituée à ce que l'on s'occupe d'elle, elle ne s'en rend que trop compte à présent. Vingt ans, vingt ans à regarder ces regards emplis de pitié, comme si cela allait changer quelque chose. Mais elle ne leur en veut pas, elle est au delà de ça. Bien sûr, elle avait toujours su qu'elle avait peu de chances de s'en sortir, mais même si elle avait pensé s'être endurcie, la jeune fille comprend qu'au fond d'elle elle avait toujours espéré guérir. Alors maintenant qu'elle se sait condamnée, que sa mort est inéluctable, ce paysage baigné par le clair de lune prend un aspect irréel. Reflets nacrés, reflets glacés, s'embrassant dans la douce nuit hivernale.
Elle chemine un peu au hasard, dans cette ville où elle a toujours habité mais jamais connu. Et bizarrement, elle n'a aucun regret. Elle aussi se considère peut-être déjà comme morte, comme dans le regard de ses proches, la page tournée, errante comme un esprit.
Une quinte de toux, plutôt violente, la saisie et la ramène à la misérable réalité de son existence. Elle s'appuie contre un mur; ses pas l'ont menée dans une ruelle secondaire du quartier commerçant. Un peu sordide, peut-être, elle ne sait plus trop. Son coeur s'affole, cognant de manière chaotique dans sa cage thoracique. Va-t-elle mourir ici ? Peut-être, peut-être pas.
Nouvelle toux. Elle attend que cela passe, presque affalée contre le mur.
Survivra, survivra-pas ? Elle en a déjà vécut d'autre, des comme ça ; à chaque fois la peur la tenaillait. Mais plus maintenant. Qu'elle meure maintenant, ici, dans une ou deux semaines, quelle importance ? Elle quittera ce monde en le trouvant amer, de toute façon.


Réminiscences.


Comment elle en est arrivée là ? Elle que tout destinait à mener une vie facile : parents riches, elle n'aurait pas eu besoin de travailler, mignonne, sans rentrer dans une sulfureuse beauté, mais au physique acceptable, elle aurait pu vivre au bras d'un mari aimant. On avait appelé médecin, sage femme et même religieuse pour sa naissance, afin qu'elle vienne au monde dans les meilleurs conditions possible. L'accouchement fut d'ailleurs facile, autant que peut l'être un tel travail. Elle était plutôt chétive, mais baste, qu'est-ce qu'elle était mignonne comme ça dans le linge blanc, elle aura tout le temps de grandir et de grossir par la suite. Soignée, chérit, elle se développa, mais pas tellement que ça.
C'est quand elle passa sont premier anniversaire (dans les environs) qu'on remarqua ses problèmes de santé. Cela passa d'abord pour une bronchite. Puis une bronchite aiguë. Puis une bronchite chronique. Ainsi, tous les ans, elle passait au moins trois mois à tousser, suffoquer par moment la nuit, bref, à avoir des problèmes respiratoires. On appela les médecins, on mobilisa du personnel et surtout on diagnostiqua : insuffisance pulmonaire. Le mieux qu'on pouvait faire, étant donné les moyens, c'était d'essayer que ça ne se complique pas, et prier.

Mais bien sûr, rien ne se passe jamais comme on veut. Les années défilaient, et les bronchites devenaient de plus en plus longues, lui rongeant le quotidien, l'empêchant de vivre. On était aux petits soins avec elle : elle avait en permanence une personne avec elle se chargeant de veiller à son bien être, à ses besoins, et de la surveiller. Ses parents avaient les moyens, et ils surprotégeaient leur fille unique, l'enfermant dans une bulle imaginaire dans un souci de préservation. Elle n'a jamais été jouer dehors avec les autres enfants, elle n'a jamais passé une journée dehors avec un pique-nique à midi. Elle n'a même jamais eu à rendre compte à un précepteur, ceux-ci devant la vouvoyer et elle les tutoyant.
Ce mode de vie aurait pu donner une enfant gâtée et capricieuse, mais il n'en fut rien. L'enfant à l'ossature d'oisillon grandi plongée dans une mélancolie profonde. Le monde n'était que miroir pour elle : elle voyait dans le regard des autres sa propre maladie, sans pouvoir s'en échapper un instant. Tout le monde en se montrant trop prévenant la lui faisait remarquer. Ses grands-parents, ses oncles, ses tantes, cousins et cousines, tous avaient des égares envers elles. Un peu trop, sûrement, pour qu'elle puisse se sentir autre chose qu'une estropiée. Petite chose fragile, voilà ce que l'attitude condescendante des autres lui jetaient à la figure. On la ménageait toujours, on lui mentait sur sa santé. Cela pouvait bien marcher quand elle était petite, mais en grandissant elle ne pouvait plus qu'être las.
Alors que tellement d'enfants souffrent d'un manque d'affection, celle-ci en étouffe. Mais, en était-ce vraiment ? Ou bien est-ce que sa famille cherchait-elle juste à avoir la conscience tranquille ? Ces questions, elle se les est souvent posées, retournées dans la tête, mais trop bien élevée pour les poser.

Elle grandit donc, l'adolescence passant, sans jamais trouver quelqu'un à qui répondre réellement, à qui parler, avec qui avoir une conversation, une petite heure normale même. De plus, sa santé empire, lentement, progressivement, perfidement, elle glisse vers l'insuffisance respiratoire. Elle a alors souvent mal au coeur, à la tête : manque d'oxygène dans ses tissus, troubles cardiaques... Elle reste stoïque, trouvant que les autres ''vivent'' assez sa maladie pour elle, se plaignent déjà assez pour elle... Que peut-elle dire de toute façon ? J'ai mal ? C'est si dérisoire quand on sent que sa vie s'échappe.
Et puis, il y a ce jour, une semaine après son vingtième anniversaire, où elle était au plus mal, et que le médecin fût appelé.


Mort, mais aussi...


Des pas. On s'approche d'elle. Peut-être sa mère, son père, sa cousine ou un de ses cousins qui la suivait de loin, pour ensuite la ramener à la maison. Mais non, c'est un inconnu. Il doit être un peu plus âgé qu'elle. Cheveux sombres. Habits sombres. Elle ne distingue pas plus de détails, les yeux légèrement brouillés.
''Tu vas mourir, bientôt'', lui dit-il calmement.
Elle le regarde, confiante.
''Je sais''. Cette nuit lui est de toute façon, trop irréelle.
Les deux ont parlé de la même chose, mais pour la même raison. Seulement ni l'un ni l'autre ne le sait. Il est étonné par sa réponse, elle ne l'est pas pour sa phrase. Elle en est même contente, tout le monde lui a toujours dit qu'elle aurait une belle vie, comme si sa maladie n'était qu'une étape nécessaire, personne n'avait jamais cru bon de la mettre face à la vérité, préférant lui faire refléter l'espoir. Quant à lui, et bien, il avait déjà vu des personnes fiers et dignes, mais aucune résiliée à ce point, comme si la mort était l'évidence même, et qu'elle n'attendait que fatalement cela. Elle l'intrigue.
Autre quinte de toux; Elle s'affaisse un peu plus.
Il s'accroupit à côté d'elle, elle n'est pas spécialement grande, mais lui si.
''Tu as mal ?''
''Oui.''
''Depuis longtemps ?''
''Oui.''
Mais cela sera bientôt finit. Elle sait que finalement elle va mourir ici, sous la lune ; Et lui sait que même si elle l'intrigue, elle reste sa proie. Car c'est un vampire, cette race maudite condamnée à se cacher du soleil et de se nourrir de la mort des autres. Car il est un descendant de Caïn, et qu'il porte donc dans son sang un pêché ancestral, communiqué lors de l'étreinte. Car les vampires ne se reproduisent pas. Car les vampires naissent de cette malédiction transmise par leur sang. Car c'est un prédateur, qu'il a faim, et qu'il achève toujours ses proies, les figeant de la morbide rigidité cadavérique. Pas de traces, aucun témoin, ainsi vivent les créatures appartenant à la nuit.

Il la prend délicatement dans ses bras, pour ne pas qu'elle tombe dans la neige, il ne faudrait pas qu'elle meure avant qu'il la morde. Il le sent, ce sang pulsé de manière désordonné dans les vaisseaux du frêle corps.
''Tout sera bientôt finit, tu sais.''
''Peut-être...''
Il la regarde, lui sourit, et hôte délicatement les cheveux enserrant son cou. Il se fait délicat, cette fois. Non pas que cela soit une habitude, mais plutôt qu'il s'adapte. Cela n'avait aucun sens ici de se battre, tout comme des fois cela n'avait aucun sens d'être délicat. Tout ce qui comptait était l'amusement, et le ventre remplit à la fin après tout. La jeune fille se laisse faire, elle n'a pas les forces pour résister, et à l'impression d'être dans un rêve qu'elle observe, détachée.

Il la mord.
Elle le sent d'abord à peine, puis intensément, son fluide vital qui s'en va; extase de l'équilibre entre la vie et la mort, qui s'entremêlent; agonie délirante, puis,
Plus rien.

Ploc, Ploc
Je suis morte, qu'est ce que ce bruit ?
Ploc, Ploc
Il y a quelque chose qui m'appelle, mais je...



... Éveil.


... Je ne comprends pas; j'ai comme un goût ferreux dans la bouche.
Que m'est-il arrivé ?Ppourquoi est-ce que j'ai du
Sang dans la bouche ?


Rouge dans Blanc,
Sang souillant l'âme,
Infant.


Extase. Après celle de la mort, celle de la naissance. Mes sens sont en ébullition, mon corps se réveille et j'étreins la vie de tout mon être, dans une symbiose parfaite.
Puis quelque chose me ramène;
Rouge : c'est la couleur du sang;
J'ai soif de Sang.



Ainsi commence une nouvelle ère pour cette jeune fille. Transformée de part en part, la transition n'a pas été facile. Elle a goutté le sang de la Famille*, et grâce à lui a pu revenir d'entre les morts, métamorphosée. Son coeur ne bat plus, sa peau est froide, pâle. Ses yeux ont pris une teinte fauve, eux qui jadis étaient d'un brun pailleté de doré, et ses cheveux autrefois d'un noir aux reflets bruns ont pris une teinte aile de corbeau, aussi noir que la nuit des pires cauchemars. Ses lèvres sont taches d'encre sanguine, tranchant et rehaussant son teint et ses cheveux. Teint d'ailleurs aux traits délicatement ciselés, lignes pures au milieu de cet épiderme de porcelaine. Sa corpulence même a changé : stature sculpturale aux muscles jouant à merveille, roulant sous sa peau comme chez un félin; Grâce propre aux prédateurs.
Elle a connut l'extase du baiser, la peur de la mort qu'elle a d'ailleurs embrassée, maltraitant son corps, sa chair. Puis elle est revenue, nouvelle exaltation, encore plus forte. Sa dernière sûrement, mais elle ne le sait pas encore. À présent, elle appartient à la race damnée, immortelle, aux capacités surhumaines. Mais elle en subit aussi le poids de la malédiction; jamais plus les rayons de soleil ne lui effleureront la peau, jamais plus elle ne sentira une quelconque chaleur sous ses doigts, dans son corps, pulsée par son coeur.
Jamais plus elle ne redeviendra humaine. À présent et jusqu'à sa fin, elle appartient à sa Bête.

La Bête. Cette part de ténèbres qui grandit au fil du temps, dominant de plus en plus le caïnite, qui a peur qu'elle l'entraîne dans sa frénésie. Aucun d'entre eux ne peut se targuer de maîtriser cette part bestiale, même les plus anciens. Elle grandit au fur et à mesure que la lune enchaîne ses cycles, affûtant la Soif du vampire, réduisant peu à peu en infime particules de poussière son Humanitas**.

Mais revenant à notre infant, c'est ainsi qu'on désigne les vampire venant de recevoir l'étreinte, alors qu'ils sont encore sous la responsabilité de leur sire***. Elle un vide à combler. Par quoi ? Elle ne le sait pas encore vraiment. Ou plutôt, elle n'arrive pas à la déterminer. Elle sait juste qu'elle a besoin de quelque chose de vitale, sans parvenir à mettre le doigt dessus.
Grattement d'une plume sur du papier.
''Elle va finir par mourir, si tu ne te dépêches pas.''
Elle ? Qui ça elle ?
Et la réalité la frappe pleinement : le elle, sans qu'on le lui dise, sans qu'elle regarde même, elle sait qu'il s'agit du corps suintant de fluide vital étalé non loin d'elle. Comment ? Pourquoi ? L'instinct primaire sans doute, le tout premier appelle du sang (ou le deuxième, si l'on compte l'étreinte en elle même), le réveil de la Bête la poussant à se nourrir. Elle le devine aussi sûrement que vous reconnaîtriez une viennoiserie encore tiède à l'odeur, alors que vous vous réveillez à peine [urg, j'ai faim moi X_x].
Moins de dix secondes plus tard, elle est agenouillée auprès du corps du mourant, à la plaie abdominale si sanglante, mais toujours en vie. Aveuglée par la Soif, ne se rendant même pas compte de ses actes, elle lèche les bords béants de la blessure, se regorgeant du précieux liquide sous l'oeil amusé de son sire qui la regarde la plume en l'air. Bien évidement, c'est lui qui a ramené cette proie afin de repaître son infant ; il n'aurait manqué plus qu'elle meure réellement de faim ! Puis le corps se refroidit, tandis que celui de la nouveau-né gorge ses tissus de vie. Elle se redresse lentement, la lumière des bougies éclairant la scène de façon surréelle. Tout ce rouge, sur sa peau si pâle...
Que venait-elle de faire ? Avait-elle pu se jeter avec tant d'avidité sur une personne ? Lui aspirer la vie comme on siphonne de la limonade à l'aide d'une paille ?[Caashen ou, les métaphores àlacon XD] Haut le coeur, dégoût, mais étonnement, aussi. Et puis, à bien y réfléchir, cela lui avait été si... naturel. Un peu trop peut-être même.
Toutes ces pensées voltigent dans sa tête à une vitesse effarante, le tiraillant de part en part. Une simple phrase la ramène.
''Et bien, je pense que c'est un bon moment pour s'entretenir, Quenthel.''
_________________


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MessageSujet: Re: [Gardienne du cimetière] Quenthel - Non élémentaire   Lun 12 Mar 2007 - 0:29

Apprentissage et Non-vie.


Rien.
Je ne ressens plus rien. Ma peau est froide, toute chaleur l'a quittée. Mon coeur aussi, semble t-il...
C'est si étrange d'avoir les sens exacerbés et de ne pourtant rien discerner, du moins tout ce qui touche aux émotions. Ainsi, lorsque je touche un objet, mes nerfs m'informent de sa nature, de sa surface, mais je ne saurais le décrire comme doux et agréable, ou alors déplaisant. Si j'entends un bruit, je l'identifie, mais il ne saurait soulever un quelconque élan émotionnel. Et il en va de même pour les autres sens. Seules les choses relatives à ma Bête me permettent d'avoir des émotions : le sang La réveille et Elle me communique Sa Soif.
Mais du simple plaisir des mortels, plus rien, seulement quelques relents passés.
Ma Bête domine mes émotions, et moi par la même occasion, de plus en plus. Seuls restent quelques brides éparses d'ivresses passées. Par moment, j'ai peur qu'Elle me prenne complètement, pourrais-je indéfiniment la brider ? Serais-je à chaque instant assez sur mes gardes pour museler Sa frénésie ? Je l'espère.
Je ne suis déjà, et ne serais jamais plus, complètement moi même, je veux dire la moi d'avant. Mon humanité s'efface de plus en plus, au fil des nuits. Dans combien de temps disparaîtra t-elle complètement ?
Mon coeur, lui, est déjà mort. Il ne bat plus, me plongeant dans un silence le plus total.
Aurais-je peur ?


Le plus dur a sans doute été de couper définitivement le lien avec son ancienne famille, de l'oublier définitivement, de se faire à l'idée qu'elle ne verra plus jamais ces visages aimés qui pleurent déjà sa mort. Pour eux, elle était partie et était morte, en un endroit inconnu au cours de cette nuit d'hiver, et aucune recherche aussi financée soit-elle n'avait pu leur rendre le corps. Personne n'aurait pu imaginer ce qui s'était passé, d'ailleurs. Le temps passe, délavant lentement les couleurs trop éclatantes des jours de jadis, et peu à peu elle oublie presque tout la rattachant à son ancienne vie, souvenirs dévorés pas sa Bête insatiable.
Et son sire s'y prend bien, pour l'immerger complètement dans sa nouvelle vie, ou plutôt non-vie. Tout d'abord, comme ça, il la nomme Quenthel, sans se préoccuper de son ancien nom et de son avis, lui montrant de manière abrupt que c'est un nouveau départ.
Il lui apprend la Mascarade****, le respect pour les anciens et surtout, le respect envers lui, son sire. On peut penser que ce rôle est grêle, et qu'ainsi les vampires étreignent puis repartent comme ils sont venus, mais normalement il n'en est rien; Infanter n'est pas anodin, et demande pour le caïnite en créant un autre un réel engagement. En effet, jusqu'à ce que le prince [y'a un peu trop d'astéries alors je vais mettre la définition ici XD : prince = personne régnant sur un domaine (lieu où se trouvent de nombreux vampires), et il possède un vrai pouvoir sur eux. Seul lui est habilité à décider si l'un de ses sujets doit mourir...] ne le décide, il a l'entière responsabilité de son Infant, et payera donc pour les bêtises de ce dernier. Du moins, chez tout vampire se respectant. C'est donc ainsi que Nathaniel, car c'est le nom dudit tuteur, prit en charge l'éducation de la deuxième partie de l'existence de celle que nous appelleront à partir de maintenant Quenthel.

Elle a beaucoup de mal à s'y faire, au début. Boire du sang, ce n'est pas ainsi qu'une fille de bonne famille à l'habitude de se nourrir. Se battre et tuer encore moins. Mais elle y est forcée.
Au début, elle a voulu se laisser dépérir. Puis finalement, songeant que ce n'était pas la bonne solution, s'est résolue au moins à ne pas tuer ses proies. C'était bien sûr sans compter Nathaniel. Il fut pris d'une rage froide lorsqu'elle lui annonça ses intentions : un vampire ne peut pas espérer rester gentil. Il la pousse donc au meurtre : enfermée dans une chambre, les seules victimes qu'il lui amène sont mourantes. Qu'elle les touche ou pas n'y changera rien : elles mourraient. Leur sucer le sang était même plus charitable, l'extase de la morsure les prendrait alors pendant que leur esprit s'en irait, leur épargnant une lente agonie. C'est dans cette idée qu'au départ elle se nourrit. Mais le plan de son sire est pernicieux, et le temps que tous deux ont devant est infini. Nul ne peut ainsi se nourrir de vie sans en payer le prix, et lentement la douce fille charge son coeur de pierre. Ça ne s'est pas fait en une nuit, en une semaine ou même en un mois, mais inexorablement au fil dans ans, la compassion envers le 'bétail' s'envole.

La réelle formation commence alors : chasse, arme; Humanité volant d'autant plus facilement en éclat que prendre ce que la nature avait de plus fondamentale lui était aisé. À vrai dire, elle ne s'en souciait plus du tout. Encore une fois, l'un et l'autre ont tout leurs temps : l'un pour former ce qu'il désirait, l'autre pour être formée. Elle acquiert le caractère lunatique, pouvant se mettre en colère si facilement et de manière capricieuse pour ensuite revenir au calme de son sire. Elle apprend à manier les armes, plus particulièrement à la rapière et sa main gauche. Que ça soit une attaque en duel ou lâchement de dos, la technique est maîtrisée. Lui reste étrangères les grandes batailles ou l'épée à deux mains est plus courante, car elle s'est toujours battu avec plus d'élégance que de puissance sauvage. Son style de combat est maîtrisé, virevoltant, tout en esquive : passer brutalement la défense de l'adversaire, voilà ce qu'elle fait rarement. Elle est plutôt l'ombre, qui se meut partout où la lame de son adversaire n'est pas. Ce style a surtout été permis par un long apprentissage.
En clair, Nathaniel la forme pour être sa main droite, se permettant le luxe de ne plus porter d'arme sinon qu'une ou deux dagues. Sur un simple discret signe de sa part, Quenthel tenait agressivement Rage et Insouciance en main, poupée de bataille façonnée par son maître, lui vouant une confiance aveugle.



Ascension.


Ainsi s'écoule de longues années, assez pour permettre à un humain de naître et de mourir. Tout ceci a un but : gagner en puissance. Pour cela, il faut déjà à Nathaniel monter dans la hiérarchie du domaine où il se trouve en devenant Prince. C'est d'ailleurs entre autre pour cette raison qu'il avait étreint Quenthel : à la base pour servir d'amante, et puis ensuite, pourquoi ne pas faire d'une pierre deux coups en s'en faisant un pion des plus loyal ?
Toujours est-il que petit à petit, il acquit de l'autorité. Lui au grand jour, elle avec sous ses ordres plusieurs infant agissant dans l'ombre pour lui. Petit à petit, les barrières s'abaissent, jusqu'au jour où il n'y en a plus aucune.

Le pouvoir, nous courrons tous après. Pourquoi ? Peut-être parce qu'il nous assure notre survie. Ou bien alors cela vient-il de notre envie de nous débarrasser de nos chaînes, de n'être le pion de personne. Mais on a beau gravir les échelons, d'autres encore sont au dessus de nous; certains des nôtres foulent la terre depuis si longtemps que l'histoire a presque oublié leurs noms, qui font trembler chacun d'entre nous.
Toujours est-il que pour défendre notre vie, nos idées, ou simplement être tranquille, nous sommes éternellement en quête de puissance.

_Quenthel, du pouvoir.


Nathaniel devient alors prince d'un domaine, certes pas immense, mais un domaine tout de même, dans lequel il règne en monarque absolu, son infant le secondant au mieux.

Je ne savais pas si les ambitions de Nathaniel allait s'arrêter là, s'il désirait simplement ce fief ou poursuivait un autre but. Nous n'en avons jamais parlé, et à bien y réfléchir nous parlions de moins en moins, si ce n'est lui pour me confier des missions et moi pour lui faire mon rapport. En fait, à y réfléchit encore plus, nous n'avions jamais vraiment communiqué plus que le strict nécessaire. C'est le genre de personne qui attend à ce qu'en quelques mots vous compreniez ce qu'il désirait, sans qu'il n'ai besoin de s'étendre d'avantage sur le sujet. L'attitude maniérée et diplomate qu'il abordait n'était qu'un couverture, il en était tout autrement dans l'intimité. Les beaux discours n'étaient d'après lui là que pour tenir les gens sous emprise. Quand cela était déjà le cas, et qu'il était inutile de continuer pour maintenir son ascendance, il n'y avait pas lieu de les maintenir.
Il me disait ça tranquillement, sachant que je ne me rebifferai pas à ses paroles. Il avait entièrement raison, ces propos n'ont jamais soulevé le moindre courroux chez moi. Un instrument ne se rebelle pas. Même si on lui révèle clairement sa position, il obéit.
Alors j'obéissais.




Anarch.


Jadis, les anarchistes ou Anarchs, désignaient les rebelles s'étant levés contre la domination des anciens profitant des années de guerre. De nos jours, le terme désigne tout simplement un vampire défiant l'autorité à laquelle il doit se soumettre.

Je n'aurais jamais cru cela. Après tant d'année de loyauté, je pensais le connaître, au moins un peu. J'avais toujours pensé qu'il avait besoin de moi, tant pour se maintenir politiquement que pour se maintenir... tout court.
Je n'aurais jamais cru que mon sire veuille me détruire.


Et pourtant. Lassé, peut-être, à la manière d'un enfant capricieux brisant sa marionnette. Après tout, ce n'était qu'un pion, un pion dont il était ennuyé. Besoin de nouveauté, c'était pour cela qu'il l'avait étreint, et c'est pour cela qu'à présent il était à deux doigts de commettre une diablerie*****. Mais elle ne le laisserait pas faire ! Bien sûr que non. Elle n'était plus la nouveau née déboussolée du tout début, et sans pouvoir se targuer d'être parmi les anciens, elle avait quelques centenaires derrière elle. Elle comprend donc, lorsqu'au cours d'un échange de mouvements à la rapière il la plaque brusquement contre le mur en la faisant lâcher sa lame, que cette fois la situation dépasse le cadre strict d'un entraînement. Peut-être à cause d'une lueur dans le regard, peut-être à cause de son instinct. Toujours est-il que lorsque qu'il dévoile ses canines, elle est déjà en train d'enfoncer ses griffes dans la nuque de son partenaire. Légèrement surpris, il relâche légèrement son étreinte lui permettant de se laisser glisser à terre et de bondir sur le côté en roulé boulé.
Elle reprend Colère en main, le fixant rageusement pendant qu'il se tourne vers elle, sans déjà n'avoir plus aucune trace de la griffure. Il l'a regarde, un rictus aux lèvres :
''Tu crois vraiment pouvoir me battre ?''
Non. Bien sûr que non. Qu'il aille aux enfers ! Mais elle ne va quand même pas se laisser tuer si simplement, peut-être même réussira t-elle à fuir. Il s'approche doucement, semblant glisser sur les dalles glacées, dardant ses yeux dans les siens. Elle l'attend. Pas sereinement, mais elle l'attend, et se concentre.
Et soudain l'assaut. Fulgurant, puissant. Elle le pare à moitié et l'esquive de l'autre, se décalant sur le côté en s'enroulant. D'autres suivent, avec des dégâts plus ou moins bien amortis. Le maître et l'apprentie. Sauf que contrairement à dans les films, il ne fait aucun plis que la plus inexpérimentée ne peu pas gagner. Elle a beau y mettre toute sa science, toute son énergie et son envie de vivre, inexorablement son corps se couvre de sanglantes traînées.
Puis elle encaisse violemment un coup de pied traîtreusement envoyé sous la défense de ses lames, en plein dans le thorax. Le souffle coupé, elle est brutalement projetée contre le mur derrière elle, celui où son suspendues les armes. Elle tombe à terre dans un grognement, couvert par le bruit assourdissant à ses oreilles du fer tombant à terre. Elle ne sent que trop son dos en lambeaux, par le choc, le tranchant de l'acier et les crochets de suspension des armes. Un humain serait mort, du moins plus en état de bouger. Malgré le vacarme, nul ne viendra, elle le sait, son sire a donné ses ordres avant, elle aurait dû plus se méfier. Maintenant, il est trop tard. Elle essaie de rassembler ses esprits, malgré la douleur. Il le faut, même si ça lui fait plus mal encore. Lutter, jusqu'au bout, l'histoire de sa race n'a jamais connu le compromis.
Il s'approche de nouveau. L'a-t-elle aimé ? Sûrement, avant. Et maintenant ? Non. Elle n'aime plus rien d'autre qu'elle même depuis trop longtemps. Il lui donne un coup de pied dans les côtes, Sûrement quelques unes se brisent à ce moment là, au vu de la douleur. Mais il y en déjà tellement dans tout son corps, de la douleur, un peu plus, un peu moins...
"J'aurais quand même pensé que tu te débrouillerais mieux." Le ton est cinglant, abaisseur. Gisant sur le parterre de pierre, ses mains écorchées tiennent Insouciance d'une part, inutile : épaule luxée; et cherche quelque chose, n'importe quoi de l'autre. Du métal coupant, elle s'en empare, assez tôt pour dévier au dernier moment un coup qui l'aurait irrémédiablement rendu borgne. Pas assez de force pour le dévier totalement, mais seul la chair au dessus et en dessous sont touchées, le globe oculaire non.
Nathaniel n'avait pas prévu cela, et c'est ce qui la sauve. Trouvant un regain d'énergie, elle roule sur le côté, et se relève alors qu'il arrache sa rapière du sol où d'une force inouïe il l'a enfoncé, sans que la lame ne se froisse.
Elle n'aurait pas perdu un oeil, mais la vie.
Courant à moitié courbée, elle lui file entre les doigts, ramasse Colère, et d'un coup d'épaule envoie le verre de la fenêtre la plus proche se briser. De son épaule luxée, certes, mais elle n'est plus à ça près, et la peur fait monter un tel taux d'adrénaline qu'elle pourrait avoir une fracture ouverte, ça n'y changerait rien. La salle se trouve au premier étage, elle amortit juste vaguement sa chute en laissant trois ongles sur le mur, puis atterrit lourdement dans l'herbe. En sale état, mais vivante, autant qu'elle peut l'être. Elle s'éloigne sans plus tarder pour rejoindre l'orée du bois adjacent.

Un dernier regard en arrière, il est à la fenêtre et le regarde d'un air narquois, puis jette en rose noire qui descend jusqu'à elle, et se détourne.
Elle sait ce que ça veut dire, et elle fulmine : il ne la juge pas assez importante pour se donner la peine de la poursuivre. Du moins pas maintenant, pas tout de suite.

Son oeil droit aveuglé de sang, une épaule démise et trois ongles en moins, un coup d'oeil rageur à la fenêtre désormais vide, et la damnée se fond dans son élément : les ténèbres.

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Quenthel



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MessageSujet: Re: [Gardienne du cimetière] Quenthel - Non élémentaire   Lun 12 Mar 2007 - 0:31

Le Requiem.


Il ne faut pas se leurrer. Nous sommes dotés d'un physique, d'un mental et de capacité surnaturel, mais nous sommes des damnés; maudis par les Dieux depuis le pêché de notre père à tous, Caïne. Condamnés à errer sans mourir, aux griffes de notre
propre bestialité, en tête à tête éternelle avec elle. Et notre Soif de sang, qui grandit toujours, réclament à chaque fois une vitae de meilleur qualité. Mon organisme à moi, par exemple, ne se contente plus du sang d'animaux. Nous craignons la lumière, le feu, croupissant à jamais dans les ténèbres qui nous compose. Il n'y a plus de chaleur, pour nous autres, seul la froideur cadavérique.
L'Humanité nous quitte, les émotions et sentiments avec. Notre coeur a cessé de battre depuis longtemps, nous ne ressentons que l'absence de ses battements, et le vide l'accompagnant, parfois. Certains deviennent fous, d'autres se plongent en torpeur, certains encore laissent leurs bêtes les dominer. Mais que personne ne s'y trompe : c'est alors un abandon final, car Elle est la part même notre malédiction, éveillant nos plus bas instincts et nous éloignant inexorablement de l'Humanitas. La non-vie est un vaste jeu, mes amis, ou nous essayons de vivre une deuxième fois, sans succès, bien évidement.
Nous sommes seuls, à jamais, même notre Bête n'est que le reflet de nos propres tortures, et seul nous même pouvons y faire face. Certains de mes compatriotes étreignent, afin de soulager cette solitude (d'autres pour le simple plaisir de briser quelqu'un, mais passons), comme l'a fait mon Sire. Mais ce n'est jamais qu'une solution temporaire, car, je l'ai déjà dit, nous ne sommes plus capable d'aimer.
Nous ne voulons quand même pas mourir, la mort ultime nous fait trop peur. En effet, quand je disais que nous ne ressentions plus rien, ce n'était pas tout à fait vrai. Nous avons peur de mourir, nous éprouvons souvent de la haine, de la colère, surtout au plus profond de la bataille. Et la jalousie, aussi souvent. Je ne pense pas qu'il existe de vampire en accord avec lui-même, ça serait une abbération car, encore une fois je vais me répéter mais tout s'intrique, notre Père nous a transmis sa malédiction, celle de souffrir éternellement loin du regard des anges et méprisés par eux. Nous sommes donc irrémédiablement marqués, immortel, mais à quel prix ? Même si nous pouvions nous attacher -certain nouveaux nés durant leurs premiers siècles y croient encore-, le ferions-nous ? Pour quoi faire ? Si c'est pour les voir vieillir, mourir. Les maudire alors ? Pour voir leur esprit sombrer dans la même indifférence ?

Lorsque nous étreignons, nous corrompons une nouvelle âme, nous transmettons la Malédiction de Caïn. Pourquoi ? Par envie, par désir, pour avoir le plus de pion à sa disposition ou même pour passer le temps. Certain étreignent pour dominer, pour briser, d'autre par pur vengeance -ceux là sont des acariâtres insatisfait de leur condition.
Mais, nous même si nous en avions la possibilité, échangerions-nous contre notre vie d'antan ? Pas si sûr que cela. Nous ne nous rappelons déjà plus vraiment notre vie passé. Et puis, il y a la Jiyad, cette guerre intrinsèque à laquelle nous nous livrons pour acquérir encore plus de pouvoir, tellement plus amusante qu'un simple jeu d'échec. Nous sommes dirigés et dirigeons, le tout étant d'être le plus libre possible, et de dominer le plus grand nombre afin d'asseoir notre suprématie et nos idées.
Nous sommes les prédateurs de la nuit, bien loin de nous l'idée de vouloir regagner le troupeau de gibiers.

Vous tous, qui nous méprisez ou nous adorez, écoutez notre Requiem.





* La Famille, avec une majuscule, désigne l'ensemble des vampires (du moins les reconnus).
** Humanitas : partie encore ''humaine'' du vampire
*** Sire : nom donné au vampire en ayant étreint un autre (un sire a un infant, un infant a un sire =x)
**** Mascarade (la) : Lois régissant la société vampirique, et empêchant que les humains découvrent leur existence.
***** Diablerie : fait pour un vampire d'en tuer un autre en buvant son sang.
Le Requiem : La condition vampirique, en général.

PS : il est évident que pour décrire les traits vampirique, je me suis largement inspiré du jdr Vampire la Requiem, la vision du vampire dans ce jeu étant en parfaite adéquation avec la mienne, je vais pas me fouler à inventer des règles déjà écrites (après tout, qu'on se serve du comte de Dracula, d'un livre comme Entretient avec un Vampire ou d'un bouquin de jdr pour construire une race... on innove jamais vraiment, sinon autant créer une nouvelle race).
* Tenait quand même à le préciser. *
PS2 : heu, si certains passages sont répétitifs et s'écartent du cadre strict du bg du perso, c'est que comme la race vampire est peu détaillée dans les règles, et que j'ai cru comprendre que je pouvais l'interpréter plus ou moins comme je voulais, sous approbation des modos, j'ai essayé de rendre compte un maximum de ce que pour moi est un vampire, afin de justifier par après le rp =x.



Thème musicaux :
- Symphony of the Night, Castlevania.
- A knife in the Dark, OST The Fellowship of the Ring.
- Evil, Naruto OST 2.
- Orochimaru Fight, Naruto OST 2.
- Senrei, OST Fate Stay Night.
Liste non exhaustive susceptible de s'allonger :p.



Exemple de message :
Copier/coller d'un autre forum.
Sinon, cf rp d'Harmony.

    Hoshi étaient plongée dans son monde, centrée sur ses propres problèmes à elle (à savoir, réussir à un henge), et ne fut donc prise par l'agitation en cours.
    Une fois les yeux ouverts, elle constata avec un soulagement et une joie indescriptible qu'elle avait bien réussi à produire un clone ! Une clone d'elle même ! Son reflet dans un miroir. Bien qu'il ne tînt pas longtemps, elle était fière d'avoir réussi à produire quelque chose.

    Elle tournait la tête vers Ashura, pour voir ce qu'il en pensait, lorsqu'elle s'aperçut du chaotique de la situation. Shox, qui semblait à deux doigts de faire une reprise de splash le chien en splash le Shox, Shiryu qui courrait vers lui de façon complètement désordonnée... avait-il un problème articulaire qui expliquait ses... enfin... cette chose qu'on devait bien nommer 'course' ? Syde qui avait choisit d'attaquer...
    Et elle s'aperçut qu'elle était plus ou moins (étant donné que le prof était à cette instant donné encore devant elle) dans sa ligne de mir.
    Instinct de survit oblige, elle s'assit à la vitesse grand V, genoux remontés sur sa poitrine, main sur la tête... comme si une quelconque alerte au séisme avait été donné et qu'elle s'abritait sous son pupitre.

    Lorsqu'enfin elle rouvrit son regard au monde externe, c'était pour constater le soudain immobilisme de la scène. La plupart des protagoniste (c'est à dire tous les garçons) semblaient saucissonnés dans des cordes à l'aspect (maintenant qu'elles étaient figées) vitreux.
    Hoshi ne put qu'être admirative devant l'efficacité de leur sensei, qui avait renversé une situation qu'elle jugeait désastreuse en havre de paix, presque esthétique.
    Éphémère, cet instinct où le temps ne semblait pas avoir de prise fut brisé lorsqu'Ashura les ligota les uns avec les autres.

    Puis il se dirigea vers Hoshi, qui bien que n'ayant plus les mains sur la tête et une attitude crispée, était toujours assise, certes de manière plus relâchée, genoux sur le sol, mollets de part et d'autres des cuisses, mais assise.
    Elle le regarda approcher, presque tranquillement. Pour elle, la scène virait à l'irréel. Le soleil éblouissant tapait sur la plate-forme, rendant les couleurs plus fade, comme être vu au travers d'un papier calque. L'ensemble était calme, serein.

    Le prof, arrivé non loin d'elle, s'arrêta, laissant entre lui et la jeune fille une distance qu'elle jugea de bonne.
    Il prononça deux phrases.
    La première l'étonna vaguement. Comment avait-il deviné qu'elle n'était pas très motivée ? Mais après tout... après ce qu'elle l'avait vu faire... elle se rendit compte qu'elle se demandait plutôt : comment avait-elle pu penser qu'il ne le devinerait pas.
    Elle baissa la tête, honteuse. Ce professeur qui n'avait déjà pas envie de donner des cours devait en plus être irrité par le manque de volonté qu'elle avait mis... Comment pouvait-elle lui faire perdre son temps, déjà qu'il n'appréciait enseigner ? Elle aurait du réussir coûte que coûte, afin de ne pas ennuyer plus son professeur. Mais elle avait lamentablement échoué sur ce point. Était-elle capable de faire mieux ?
    Ces questions, ce raisonnement tournait dans sa tête pendant qu'Ashura prononçait la première. Plus que des pensées, c'était un ensemble d'impressions, de sentiments fugaces qui s'entremêlaient (hrp : bouh le méchant mal de crâne :p. Antarène contre attaque... et et... Gaaaaaagggne \o/ la foule est en délire, et, et... bon j'arrête :p)

    La deuxième phrase la ramena brutalement sur terre. Pire, elle l'envoya sous terre.
    Sans valeur. Les mots la transpercèrent.
    Le fait qu'il les ai dit de manière inéligible n'y changeait rien, le fait même qu'il les eu pensé aurait suffit à la chambouler.
    Sans valeur...
    Elle déglutit lentement. Déjà, il lui tournait le dos. Elle le regarda fixement s'éloigner. Vide, elle aurait aimé aimé être au milieu de sables mouvent.
    Disparaître, lentement, inéluctablement, pour toujours.
    '-Mourir, -dormir.' (HRP : Hamlet, Shakespear)
    Il s'adressa à l'autre fille, elle n'écouta même pas.
    Elle avait si honte, si mal d'avoir déçu son professeur. Qu'il ai l'impression de perdre son temps, avec elle. Elle sentait cela comme irrattrapable.
    Une perte de temps pour Ashura, pour ses camarades, pour le village...
    Non, elle n'avait jamais espéré de la considération de la part de son sensei, l'indifférence lui suffisait. Mais ce dédain lui faisait mal. Plus que tout, il l'avait prononcé de manière si naturel. Non pas sur l'effet d'une quelconque colère, d'une quelconque rancune. Non, il le lui avait dit du ton de la constatation, car c'était bien de cela qu'il s'agissait. Elle ne pouvait l'imputer à rien, elle prenait cela comme une déclaration simple, l'énoncé d'une réalité neutre, disant les choses telles qu'elles sont.

    Allait-elle pleurer pour cela ? Parce qu'elle était sans valeur ?
    À son grand étonnement, elle se répondit par la négation.
    Non pas parce qu'elle s'en fichait, mais comment pouvait-elle lui en vouloir de la juger ainsi, alors qu'elle même pensait la même chose ? Pouvait-elle seulement donner l'illusion de savoir faire quelque chose ? Non, elle ne le pouvait pas; elle ne pouvait pas demander aux autres de croire à ce qu'elle n'était pas, de faire semblant de ne pas voir sa faiblesse, alors qu'elle en était elle même convaincu. Cela aurait été leur demander un mensonge qu'elle n'arrivait même pas à fournir.
    Il faudrait demander, faire perdre du temps à toute la classe.
    Non, on ne pouvait pas rehausser la valeur de quelque chose comme cela. Un morceau de fer restait un morceau de fer, aussi travaillé fut-il, on ne pouvait le comparer à un joyaux, même brute. Tout ce qu'elle avait à espérer, c'était de ne pas être un trop grand poids, pour la classe, parce qu'elle s'était maintenant engagée. De toute façon, on avait toujours besoin de gens moins doués pour les taches minimes. Avec le temps, peut-être parviendrait-elle a trouver une place dans l'administration...

    En attendant, disparaître lui aurait suffit. Sans que cela soit sa faute, bien sûr, mais qu'elle disparaisse, comme une bulle de savon éclatant dans l'air pétillant. Parce qu'elle est trop fragile, et que les pressions autour d'elle sont trop nombreuses. Disparaître dans un plop, en faisait rire des enfants...

    Le discours d'Ashura, adressé à tout le monde la fit revenir dans le monde tangible.
    Faire des pompes, des groupes de deux. Une personne devrait aller avec le prof, seule. Elle voulu dire que ce n'était pas grave si elle était seule, si elle ne faisait pas l'exercice, qu'elle pourrait apprendre en regardant, mais rien ne sorti de sa bouche, ses idées étouffées avant même d'y parvenir.
    Elle se rendit aussi compte qu'elle était toujours assise, et se leva, maladroitement.
    Et puis, pour le henge il fallait juste prendre une apparence, elle n'aurait qu'à se contenter de dire à l'autre d'essayer, et qu'elle lui dirait si ça a réussi, ou pas. Surtout que le sempaï du groupe avait déjà dit qu'il allait avec le sensei...
    Elle se savait incapable de faire cinquante pompes. Pouvait-elle seulement en aligner trois ? Elle ne le pensait pas. En désespoir de cause, elle fit les quelques gestes et la démarche intellectuelle
    , psychologique, physiologique, philosophique, mathématiques pour faire un bunshin.
    Ashura ne s'y tromperait pas... mais c'était le mieux qu'elle avait à offrir.
    Elle ne voulait farouchement pas rester sur le carreaux, pas rattirer l'attention sur elle. N'importe quoi pour qu'elle réussisse...


    hrp : quelque soit le degrés de réussite (ou de non réussite), elle veut faire faire les pompes à son clone.


    Hoshi, constatant une ombre, releva la tête. Sa camarade se tenait devant elle. Elle la regarda l'air vide, comme si elle ne la voyait pas, comme si elle regardait au travers d'elle un point situé au loin, en dehors de ce monde.
    Elle écouta distraitement ce qu'Ewi lui disait. Ces paroles auraient pu en blesser d'autres, mais ce n'était rien à côté de la plaie qu'elle essayait de refermer. Elle ne réagit donc pas.
    Elle ? Faible ?
    Oui, et alors ?
    Que venait lui dire cette fille ? Qu'est ce que ça lui faisait à elle, qu'elle n'aime pas trop ça, ou pas. La jeune fille était au delà de ce genre de sentiment. Elle laissait son esprit dériver, vide. Elle laissa les mots se perdre dans ce néant.
    Elle restait passive ? Et alors ? Encore une fois, qu'est ce que les autres pouvait en avoir à faire ? Qu'est ce qu'elle même pouvait en avoir à faire ?
    Rien.
    Seul comptait pour elle de ne pas décevoir le professeur. Un soucis après l'autre, elle avait écarté de son esprit le reste. Le regard des autres sur elle... il n'importait pas. Elle cherchait déjà à avoir un regard sur elle même, qu'elle qui fut.
    La solidarité ? Non.
    Elles n'étaient pas égales. Ewilteraa avait de la valeur, Suna pouvait s'en enorgueillir.
    Elle écouta quand même un peu, consciente qu'il lui faudrait répondre.
    Si elle voulait faire équipe avec elle ? Elle ne se sentait même pas de taille à faire ce choix. Si sa camarade le voulait et bien... elle même n'avait plus qu'à s'incliner.
    Elle hocha la tête, lentement, et dit doucement :
    ''Tu commences ?''

    Il faisait chaud, sur ce toit abris. Cela donnait un sentiment étrange, on avait l'impression d'être seul au monde. L'esprit ne pouvait que chercher une ombre, afin de s'y abriter.

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Dernière édition par le Mer 14 Mar 2007 - 22:24, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: [Gardienne du cimetière] Quenthel - Non élémentaire   Sam 17 Mar 2007 - 21:49

Allez zou, validé.

On en a accepté pour bien moins que ça. Si quelqu'un trouve à y redire, ma boite à mp est ouverte.
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[Gardienne du cimetière] Quenthel - Non élémentaire

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